Le tourisme craint
une mauvaise année en 2006
Les tour-opérateurs sont
inquiets. Et pour cause : les réservations pour la saison 2005-2006 sont en
forte baisse. En octobre, l'activité s'affichait déjà en chute de 26% par
rapport à l'année dernière. Et la tendance devrait se poursuivre. Car pour
les professionnels, les Français devraient continuer à sacrifier leurs
budgets voyages, notamment ceux à forfait long-courrier (la chute pour ce
type de vacances atteint 40%). Le tourisme souffre de la conjugaison
d'évènements malheureux: cyclones, attentats, accidents aériens... Mais pas
seulement. Pour les professionnels, cette contre-performance résulte
directement de la stagnation du pouvoir d'achat des ménages. Le grand
gagnant ? l'hébergement familial ou chez des amis.
Désendetter la France, c'est possible... après 2007
Une dette de 1117 milliards d'euros, soit 66% du PIB. Des engagements
financiers en tête desquels les retraites des fonctionnaires, d'un montant
compris entre 400 et 900 milliards d'euros. Des intérêts de la dette qui
absorbent à eux seuls 45 milliards d'euros, soit quasiment ce que rapport
l'impôt sur le revenu. Les chiffres dévoilés lors de la présentation du
rapport « Pébereau » sur l'envolée de la dette publique depuis 25 ans, ont
fait l'effet d'une bombe à Matignon comme à Bercy.
Sans surprise, la France dépense trop. Le ratio d'endettement est passé de
près de 21% du PIB en 1980 à 66% en 2006. Une dérive qui résulte de dépenses
tous azimuts, mais qui a été également facilitée par le passage à l'euro.
Car à l'époque du franc, la sanction tombait immédiatement: chaque crise
monétaire était synonyme de taux d'intérêt plus hauts et donc de dette plus
lourde.
Mieux encore, ce collège critique la hausse du nombre de fonctionnaires
depuis vingt ans (+ 955.000 y compris les collectivités locales et les
hôpitaux) et préconise des solutions radicales. Il y a quelques années, la
stabilisation des dépenses de l'Etat en volume, c'est-à-dire leur évolution
au même rythme que les prix, avait été jugée très rigoureuse. Aujourd'hui,
la commission Pébereau va plus loin en préconisant leur gel en valeur. Ce
qui signifie, en fait, un recul. Autre fait à souligner, le constat de
gravité recueille une quasi-unanimité dans les médias. La question des
finances publiques, absente de la campagne de 2002, ne le sera pas de celle
de 2007.
France : les défaillances d'entreprises ont augmenté de 3,8% sur un an
A fin novembre, quelque 42.000 entreprises avaient fait l'objet d'une
procédure de redressement ou de liquidation judiciaire
Bosch remet en cause les 35 heures
40 heures payées 35. C'est ce que propose la direction de Bosch France
pour l'ensemble de ses 10.400 salariés. Et ce, moins d'un an et demi après
avoir convaincu le personnel de son usine de Vénissieux de passer à 36
heures pour éviter des délocalisations.
Après avoir obtenu en juillet 2004 le passage aux 36 heures payées 35 dans
son usine de Vénissieux pour éviter une délocalisation, l'équipementier
allemand remet ça à l'échelle de l'ensemble de sa filiale française. Ce qui
concerne 21 usines et 10.400 salariés (y compris les 800 de Vénissieux). Il
en profite pour faire monter les enchères de quatre crans. Guy Maugis, le
patron de Bosch France, a en effet annoncé mercredi soir qu'il envisageait
purement et simplement « un retour aux 40 heures » par semaine. «
L'innovation, la réduction des coûts de production par l'amélioration des
procédés de fabrication ne suffisent pas, a-t-il expliqué. Or, comme nous
n'envisageons pas de réduire les salaires, la seule solution, c'est
d'augmenter la durée du travail à salaire maintenu. » Et le président de
prendre le monde à témoin : « Comment faire autrement alors que nos clients
nous demandent des réductions de prix de 3% par an. On ne veut pas faire,
comme beaucoup de nos concurrents, des plans sociaux à répétition ».
L'Insee se penche sur le mystère de la baisse du chômage
Comment expliquer la baisse du chômage au troisième trimestre alors que
l'emploi salarié stagne? L'Insee a fait le tri entre les vraies et les
fausses hypothèses. Première surprise:les contrats aidés ne semblent pas
pouvoir expliquer le phénomène.
Comment expliquer la baisse du chômage de 69.000 personnes entre fin juin et
fin septembre alors que dans le même temps le secteur privé n'a créé que
9000 emplois? Alors que chaque mois, les chiffres du chômage font l'objet de
polémiques entre les partis politiques, l'Insee a voulu faire le tri entre
les vraies et les fausses explications possibles pour tenter d'interpréter
ce phénomène.
Les blogs s'affirment comme un média de masse en France
Près d'un tiers des internautes français consulte un blog chaque mois et
plus de 2 millions de Français ont déjà créé un blog. Des plates-formes
d'hébergement, type Skyblog, profitent de cet engouement. Tandis que les
blogueurs français commencent à se professionnaliser.
La blogosphère n'a plus de complexe à nourrir. Reconnue, consultée, active,
elle s'affirme en 2005 comme une occupation incontournable des internautes
français, selon les données publiées jeudi par l'institut Médiamétrie.
Désormais, près des trois quarts des internautes savent ce qu'est un blog.
C'est plus de neuf internautes sur dix chez les 15-24 ans et plus de la
moitié des plus de 50 ans. Chaque mois 6,7 millions de Français surfent au
moins sur un blog, soit 28% des internautes du pays. Et près d'un internaute
sur dix, soit 2,2 millions de Français, ont déclaré au troisième trimestre
2005 avoir déjà créé un blog. Tous, pourtant, ne sont pas égaux devant le
blog, qui comme de précédentes études l'ont déjà révélé se tient davantage
par des femmes (54%) et dans une large majorité par un jeune de moins de 24
ans (82%), étudiant si possible (52%).
L’argent facile de la Banque de France...
Abrités derrière leur monopole, les employés de la Banque de France se
servent les meilleures retraites de notre pays.
Pour eux, l’argent est si facile qu’ils s’octroient des avantages
substantiels, comme un complément de retraite qui équivaut à 40 % de la
retraite de base, sans avoir à cotiser le moindre centime.
Résultat : chacun des 15 000 retraités de la Banque de France reçoit en
moyenne 25 063 € de pension annuelle contre 13 510 €, complémentaire
incluse, pour les salariés du privé. Presque deux fois plus.
Ce n’est pas tout...
Pleins aux as, les agents de la Banque de France sont ainsi les seuls en
France à jouir d’un régime de retraite qui fonctionne à 100 % par
capitalisation. En clair, les cotisations des actifs sont placées et les
intérêts servent à payer les pensions des retraités. A la différence du
régime par répartition dans lequel les cotisations des actifs sont utilisées
immédiatement pour financer les pensions des retraités.
Et bien qu’ils bénéficient de la capitalisation (que les syndicats maison
défendent becs et ongles mais qu’ils estiment « désastreux » pour les autres
caisses de retraite), ils se permettent en plus de piocher dans les autres
caisses qui fonctionnent, elles, par répartition.
Quoi de plus scandaleux que la Banque de France, alors qu’elle possède
d’énormes réserves, pille les autres caisses, le plus souvent déficitaires
voire au bord de la faillite à cause du choc démographique !
Marie-Laure Dufrêche
Déléguée Générale Sauvegarde Retraite
Le « trou » de la mutuelle
Après la MNEF, une nouvelle mutuelle sinistrée ? Il y a quelques jours,
alors que l'on venait de leur annoncer un plan social, les employés de la
Mutuelle de la fonction publique (MFP), qui assure le régime général de la
Sécu et le régime complémentaire de 9 millions de Français, se sont mis en
grève et ont stoppé le remboursement des feuilles de maladie. Avec d'énormes
pertes - 15 millions d'euros cette année -, la mutuelle vit des heures
difficiles. Nommé cet été, le directeur général François Toujas a annoncé 57
licenciements. Ce qui lui a valu le surnom de « fossoyeur » ou de « Léon »,
en référence au tueur du film de Luc Besson ! Et en mémoire de ses
précédentes fonctions : Toujas (qui n'a pas souhaité faire de commentaires
au Point) a « nettoyé » la Mnef. « Depuis 1999, nos pertes étaient masquées
par des revenus exceptionnels », soupire un syndicaliste. Développement tous
azimuts, multiplication des embauches malgré le sureffectif, achat de
l'immeuble du siège « pour réduire les coûts de location »... La gestion de
ces dernières années surprend et un audit de l'Inspection des affaires
sociales et de celle des finances doit expliquer ce trou abyssal...
Le passé recomposé
Parce qu'ils sont persuadés que le maillon faible du système éducatif
est le primaire, des enseignants proches de Sauvez les lettres remettent au
goût du jour les recettes pédagogiques qui ont fait leurs preuves... en 1880
! Soucieux de vaincre le scepticisme des modernes, ils se lancent
aujourd'hui dans une expérimentation qui puise ses principes dans le
monumental dictionnaire de pédagogie dirigé en 1887 par Ferdinand Buisson,
ancien directeur de l'enseignement primaire du ministère, et prix Nobel de
la paix en 1927. L'expérience baptisée SLECC, pour Savoir lire, écrire,
compter, calculer, se propose d'inculquer aux enfants les savoirs
fondamentaux dans un ordre raisonné. Ainsi, les petits cobayes devront
apprendre dès le CP les quatre opérations, afin de pouvoir résoudre
rapidement de vrais problèmes, alors qu'aujourd'hui la division n'est pas
abordée avant le CM1. Seules deux écoles sont pour l'instant intéressées par
ce « pensionnat de Chavagne pour de vrai » où les résultats des enfants
seront régulièrement rendus publics. On retrouve l'école de Médréac, où
enseigne Marc Le Bris, l'auteur du fameux pamphlet « Et vos enfants ne
sauront pas lire, ni compter ! ». Une institutrice, candidate du nord de la
France, ne doute pas du succès : « Déjà l'an dernier, nous avons abandonné
les méthodes de lecture à départ global pour une méthode syllabique rénovée
: "Lire avec Léo et Léa". Nous avons eu 100 % de réussite et les parents
sont ravis. » Selon ces initiateurs, cette expérience permettra de sortir
des querelles idéologiques et de juger sur pièces.
En réalité, ce grand bond en arrière a déjà lieu quotidiennement au Cours
Hattemer, à Paris. Des enfants de la grande bourgeoisie y apprennent dès 5
ans à scander les syllabes à l'aide d'un manuel hors d'âge, à compter sans
calculette mais avec un boulier, à réciter leurs conjugaisons sans omettre
l'imparfait du subjonctif.
HUMEUR :Dans le conflit de la ligne D du RER, la SNCF n’hésite pas à
mettre carte sur table. Ainsi, les conducteurs de RER travaillent 1800
heures par an à raison de 5h50 heures par jour dont 3h20 de conduite - pour
un salaire mensuel de 1600 à 2800 euros sur 13 mois et un départ à la
retraite possible dés 50 ans. Pas de quoi emporter la sympathie des
banlieusards qui travaillent
Les tarifs des spécialistes pris en excès de vitesse
De plus en plus de spécialistes choisissent de fixer librement leurs
honoraires. Et leurs dépassements augmentent en valeur de 8,3% par an. Avec
de fortes disparités selon les spécialités et les régions.
De plus en plus de spécialistes pratiquent le dépassement d'honoraires, et
les dépassements augmentent de plus en plus. C'est en substance la
conclusion d'un document présenté début décembre aux conseillers de la
Caisse nationale d'assurance maladie. Dans le système de santé français, les
médecins conventionnés sont classés en deux secteurs, en fonction des
honoraires qu'ils sont autorisés à demander : le secteur 1, qui oblige à
appliquer le tarif conventionnel, et le secteur 2, qui permet aux médecins
de fixer librement leurs honoraires. Mais ils s'engagent à le faire avec
"avec tact et mesure". Leurs honoraires peuvent donc dépasser le tarif de
convention qui s'applique aux médecins du secteur 1 : c'est le dépassement
d'honoraires.
D'après le document, repris mercredi dans le journal de la Mutualité
française, 40% des médecins spécialistes exercent aujourd'hui en secteur 2
quand ils n'étaient que 30% dix ans plus tôt. Et la tendance risque de
s'accélérer : plus de la moitié des jeunes spécialistes nouvellement
installés l'an dernier ont choisi le secteur 2. Surtout, les dépassements
d'honoraires connaissent une forte inflation, avec une hausse de 8,3% par an
depuis 1995. En moyenne, le prix de la consultation dépasse de 51% le tarif
conventionnel sur les neufs premier mois de 2005. Il était de 23% en 1985,
29% en 1995 et 37% en 2000. Une consultation chez un spécialiste de secteur
2 coûte en moyenne 34,70 euros contre 23 euros en secteur 1.
Il y a de fortes différences selon les disciplines et les régions. Trouver
un chirurgien au tarif conventionné relève de la gageure : ils sont à plus
de 80% installés en secteur 2. Viennent ensuite les ORL (55%) et les
gynécologues (53%). Les effectifs sont plus faibles pour les anésthésistes
et les pédiatres. L'Ile-de-France, l'Alsace et Rhône-Alpes sont plus
touchés. Côté tarif, loi de l'offre et la demande oblige, les honoraires
demandés par les gynécologues sont en moyenne supérieurs de 67% au tarif
conventionnel. Pour les dermatologues, le dépassement atteint en moyenne 60%
et presque autant pour les ophtalmologues. La palme revient aux praticiens
hospitaliers qui bénéficient du secteur privé à l'hôpital, et dont les
dépassements atteignent 100%.
Chine et Cuba en tête pour les journalistes emprisonnés
La Chine, Cuba, l'Erythrée et l'Ethiopie détenaient les deux tiers des
125 journalistes emprisonnés à travers le monde au 1er décembre, affirme le
Comité de protection des journalistes, dont le classement fait apparaître
les Etats-Unis à la sixième place.
Le CPJ avait recensé 122 journalistes emprisonnés en 2004.
La Chine reste en tête de ce classement pour la septième année consécutive,
avec 32 journalistes emprisonnés, dont 15 travaillaient sur internet. Cuba
détient 24 journalistes.
"Les journalistes couvrant les conflits, les troubles, les affaires de
corruption et les atteintes aux droits de l'homme sont confrontés à un
risque croissant d'incarcération dans de nombreux pays, où les gouvernements
tentent de maquiller leurs actes répressifs en procédures judiciaires
légales et légitimes", relève l'organisation basée à New York.
La fréquentation touristique en léger recul pour les fêtes en France
La fréquentation touristique pour la période des fêtes en France est en
léger recul par rapport à l'année dernière, selon les professionnels,
l'impact de la crise des banlieues affectant avec un effet décalé les
réservations.
Ce sont, semble-t-il, les clientèles touristiques "lointaines" (Américains,
Japonais, Chinois, Russes) qui font un peu défaut, mais elles ne sont à
cette période guère importantes en volume, et sont compensées par des
clientèles plus proches.
Les professionnels dont la clientèle est en majorité étrangère sont les plus
pessimistes. Michel Barraud, pdg de Paris-Vision, déclare ainsi que la
période s'annonce "clairement mauvaise", en raison de "l'image négative
donnée de la France avec les événements dans les banlieues".
"L'effet n'a pas été immédiat car ceux qui avaient réservé sont venus mais
ensuite les gens n'ont plus réservé, notamment les Américains",
explique-t-il. Il chiffre la baisse par rapport à 2004 à 20% sur la première
quinzaine de décembre, et de "10 à 15%" sur la deuxième quinzaine.
Les 10 premières économies du monde
Voici le classement des dix premières puissances économiques mondiale et
leurs produits intérieurs bruts en millions de dollars après la publication
par Pékin des nouvelles statistiques sur l'économie chinoise:
1. USA (11.667.515)
2. Japon (4.623.398)
3. Allemagne (2.714.418)
4. Royaume-Uni (2.140.898)
5. France (2.002.582)
6. Chine (1.981.000) (chiffre précédent 1.649.329)
7. Italie (1.672.302)
8. Espagne (991.442)
9. Canada (929.764)
10. Inde (691.876)
Le classement en ajoutant à l'économie chinoise les données sur l'économie
de Hong Kong, publiées séparément (la Banque mondiale a évalué l'économie de
Hong Kong en 2004 à 163 milliards de dollars)
1. USA (11.667.515)
2. Japon (4.623.398)
3. Allemagne (2.714.418)
4. Chine (2.144.000)
5. Royaume-Uni (2.140.898)
6. France (2.002.582)
7. Italie (1.672.302)
8. Espagne (991.442)
9. Canada (929.764)
10. Inde (691.876)
Sources: Banque mondiale, excepté les statistiques chinoises fournies par
Pékin. AP
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5,2% L'augmentation du nombre d'allocataires du RMI en 2005
Le chômage baisse depuis sept mois dans les statistiques, mais
le nombre de Rmistes a lui poursuivi sa course en 2005 : à la fin
septembre, 1,25 million de personnes vivaient avec les 425,50 euros
du revenu minimum d'insertion, soit une augmentation de 5,2% sur un
an, selon les chiffres publiés vendredi par la Caisse nationale des
Allocations familiales (Cnaf). Pour la seule métropole, leur nombre
a augmenté de 6,2%, avec désormais 1,043 million d'allocataires.
L'ardoise de la France dépasse
les 2000 milliards d'euros
Comptabilisée selon les normes internationales, la dette de la
France dépasse les 2.000 milliards d'euros : c'est, selon le Figaro,
la première conclusion de la mission Pébereau, chargée d'examiner la
situation financière de la France.
Le rapport doit être publié dans les prochaines semaines. Selon les
normes européennes, adoptées par tous les Etats-membres, la dette
française atteint 1.100 milliards d'euros, soit 66% du Produit
intérieur brut. Mais il faut y ajouter, si on applique les normes
internationales, 900 milliards d'euros d'engagements pour les
retraites des fonctionnaires. En additionnant ces deux chiffres, la
dette atteint plus de 120% du PIB. Selon le pacte de stabilité, la
dette publique ne doit pas dépasser la barre des 60% du PIB.
La mission Pébereau, composée d'une vingtaine de personnalités politiques,
économiques ou issues de la société civile, devait d'une part analyser
les raisons qui ont fait passer l'endettement de l'Etat d'un peu plus de 20%
du PIB en 1980 à 66% dans le budget 2006. Cette évolution résulte d'"erreurs
économiques commises par la droite comme par la gauche" et il faut "éviter
de refaire ces erreurs économiques qui ont un coût astronomique pour la
France", selon Bercy.
Sur le fond, "il y a trois moyens de réduire cette dette", rappelle-t-on à
Bercy: "d'abord en faisant plus de croissance et en travaillant davantage ou
plus longtemps, ensuite en cédant des actifs non stratégiques et enfin en
réduisant les dépenses de l'Etat". Sur le premier point, la question du
recul de l'âge de départ à la retraite des fonctionnaires pourrait venir
assez vite sur le tapis. M. Breton insiste d'ailleurs sur le fait qu'il
convient d'ajouter à la dette proprement dite quelque 900 milliards d'euros
d'engagements de l'Etat pour payer leurs pensions dans les années à venir.
Le ministre de l'éducation nationale, Gilles de Robien, a prévu de recevoir
les éditeurs de manuels
scolaires, mercredi 14 décembre. Objectif : leur annoncer officiellement
l'abandon de la méthode globale au profit de la méthode syllabique et leur
demander de se conformer aux nouvelles directives en matière d'apprentissage
de la lecture. Une circulaire devrait être publiée très prochainement pour
les définir.
LA MÉTHODE SYLLABIQUE. Le b.a.-ba est la méthode la plus ancienne.
Elle repose sur les propriétés phonétiques de notre alphabet. Le lecteur
procède au décodage de la langue écrite en associant les lettres ou groupes
de lettres (graphèmes) à des unités distinctives de la langue orale (les
phonèmes) assemblées en syllabes. La méthode Boscher introduite au débutdu
siècle est encore appréciée des parents. Elle s'est vendue à 100 000
exemplaires en 2004.
LA MÉTHODE GLOBALE. Celle sur laquelle porte les plus vives critiques
est la méthode dite idéovisuelle. Introduite au milieu des années 1970, elle
a atteint son apogée au milieu des années 1980 pour finalement êtreréfutée
par les textes officiels en 1992. Elle refuse le travail sur le décodage et
procède par reconnaissance globale des mots.
Les Français jugent leur classe politique très corrompue
A l'occasion de la Journée internationale de lutte contre la Corruption,
l'organisation Transparency International dresse un constat inquiétant. Dans
la majorité des pays, les habitants associent fortement partis politiques et
corruption. Le sentiment est aigü en France.
Comment la corruption évolue-t-elle ? Quels sont les secteurs les plus
touchés ? Dans quelle mesure affecte-t-elle la vie quotidienne ? Autant de
questions posées aux citoyens de 69 pays, dans une étude de l'organisation
Transparency Internationale, et dont les résultats étaient présentés
vendredi, à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre la
corruption. Premier constat, plutôt inquiétant : pour les populations de 48
pays, la corruption a tendance a augmenter, opinion partagée par 57% des
gens interrogés. Et ce n'est pas l'apanage des pays africains ou
sud-américains. Aux Etats-Unis ou en Allemagne, deux tiers des habitants
estiment que la corruption - tous secteurs confondus - s'est aggravée au
cours des trois dernières années. En France, une personne sur trois pense
que le niveau de corruption est resté le même ou a un peu augmenté.
Les Français, à l'instar de la population de 45 autres pays, jugent avec
beaucoup de défiance les élus et les partis politiques. Sur une échelle de 1
à 5, où 5 correspond à "extrêmement corrompue", la classe politique
française est notée 4,1. Parmi les pays riches, les citoyens français sont
avec les Italiens, les Grecs, les Japonais, les Israéliens et les Taïwanais
ceux qui doutent le plus de l'intégrité de leurs partis politiques. Parmi
les explications avancées par Transparency France, la durée et le cumul des
mandats, l'immunité extensible dont bénéficient certains hommes politiques
et la pratique abusive du secret administratif. Le procès de l'affaire de
corruption des marchés publics d'Ile-de-France, trois après celui du
scandale Elf, participe aussi à ce sentiment. Tous les pays ne placent pas
le système politique en tête des poches de corruption. Ainsi, en Europe, le
Danemark, la Norvège et les Pays-Bas jugent que ce sont le secteur privé et
les médias qui sont les plus corrompus.
5,2% L'augmentation du nombre d'allocataires du RMI en 2005
Le chômage baisse depuis sept mois dans les statistiques, mais le nombre
de Rmistes a lui poursuivi sa course en 2005 : à la fin septembre, 1,25
million de personnes vivaient avec les 425,50 euros du revenu minimum
d'insertion, soit une augmentation de 5,2% sur un an, selon les chiffres
publiés vendredi par la Caisse nationale des Allocations familiales (Cnaf).
Pour la seule métropole, leur nombre a augmenté de 6,2%, avec désormais
1,043 million d'allocataires.
La production industrielle s'effondre en octobre
Du jamais vu depuis août 1999 : la production industrielle a plongé de
2,5% en octobre, selon les données publiées par l'Insee vendredi. La
production automobile a dégringolé de 9,2%, mais presque tous les secteurs
sont en recul.
Journée anti-corruption de l'ONU De l'usage des pots-de-vin
Les partis politiques, mais aussi les parlements, la police et les
systèmes judiciaires, sont les institutions les plus corrompues dans le
monde, selon le baromètre mondial de l'ONG Transparency international paru
aujourd'hui
Le secteur de l'emploi pas sûr de bénéficier de la retraite des
baby-boomers, selon une étude
Le départ en retraite des baby-boomers va augmenter le nombre de postes
à pourvoir d'ici 2015, mais sans nécessairement faire reculer celui des
demandeurs d'emploi, selon une étude gouvernementale publiée mercredi. Une
inadéquation entre besoins des entreprises et formation des personnes
pourrait en effet déboucher sur un "scénario noir" où cohabiteraient des
difficultés de recrutement et un chômage élevé.
Selon les derniers chiffres, la France comptait 2.358.100 demandeurs
d'emploi fin octobre, le chômage touchant ainsi 9,7% de sa population
active.
Le gouvernement créée un régime social unique des professions
indépendantes
Le conseil des ministres a adopté mercredi une ordonnance créant un
régime social unique pour trois millions d'artisans, commerçants et
professions libérales.
Le régime social des indépendants (RSI) regroupera les trois caisses qui
assuraient jusque-là leur couverture sociale (CANAM, AVA et ORGANIC). Les
caisses d'assurance-vieillesse des professions libérales ne sont pas
intégrées dans le RSI.
Une autre ordonnance adoptée en conseil des ministres institue un
interlocuteur unique pour le recouvrement des cotisations, qui sera mis en
place au plus tard au 1er janvier 2008.
Ces deux mesures "simplifient grandement le service public de la Sécurité
sociale pour ces usagers et constituent l'une des réformes les plus
importantes de cette dernière depuis 1945", selon le gouvernement. AP
Rail: accord européen sur la libéralisation du transport de passagers
Les 25 ministres européens des Transports de l'UE ont trouvé un accord,
lundi à Bruxelles, pour une libéralisation du transport ferroviaire
international de passagers à l'horizon 2010, selon une ligne plus prudente
que celle choisie par le Parlement européen.
Les ministres européens ont opté pour une ouverture à la concurrence moins
rapide et moins large que les députés européens. En septembre, ces derniers
avaient voté en première lecture non seulement pour la libéralisation du
transport international de passagers dès 2008, mais aussi pour celle du
transport national en 2012.
L'Etat ne veut pas payer pour les violences urbaines
Le gouvernement a clairement signifié aux assureurs que l'Etat ne
prendrait pas en charge la facture des dégâts causés par les violences
urbaines. Cette indemnisation, évaluée à 200 millions d'euros, "relève des
compagnies d'assurances", a déclaré dimanche le ministre délégué au Budget
Jean-François Copé. La Fédération Française des Sociétés d'Assurance (FFSA)
et le Groupement des entreprises mutuelles d'assurances (GEMA) avaient
pourtant demandé aux pouvoirs publics la mise en place d'un dispositif
exceptionnel de prise en charge des dégâts, comptant sur une loi de 1983
selon laquelle l'Etat est reponsable des dommages résultant d'émeutes.
Problème : tout dépend de la qualification donnée aux évenements en
banlieue."Si le gouvernement refuse de reconnaître sa responsabilité, les
assureurs qui auront indemnisé les victimes ne pourront pas se retourner
directement contre l'Etat. Ils devront saisir le juge administratif pour
qu'il dise quelle qualification il donne aux événements qui se sont
produits, nuit après nuit, durant ces trois semaines", a expliqué Jean-Luc
de Boissieu, secrétaire général du GEMA."Compte tenu du nombre de dossiers
d'indemnisation reçus (peut-être autour de 10.000 pour l'ensemble du
marché), les assureurs sont en droit d'exercer un nombre impressionnant de
recours dans les semaines à venir", selon lui.
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Rail: accord européen sur la
libéralisation du transport de passagers
Les 25 ministres européens des
Transports de l'UE ont trouvé un accord, lundi à Bruxelles, pour une
libéralisation du transport ferroviaire international de passagers à
l'horizon 2010, selon une ligne plus prudente que celle choisie par le
Parlement européen.
"Nous avons un accord", s'est félicité à l'issue des débats le ministre
britannique des Transports Alistair Darling, dont le pays assure la
présidence de l'Union européenne jusqu'à la fin de l'année.
Les ministres européens ont opté pour une ouverture à la concurrence moins
rapide et moins large que les députés européens. En septembre, ces derniers
avaient voté en première lecture non seulement pour la libéralisation du
transport international de passagers dès 2008, mais aussi pour celle du
transport national en 2012.
Le dossier, qui doit maintenant repartir en deuxième lecture au Parlement
européen, promet donc encore des négociations serrées entre les institutions
européennes.
L'Etat ne veut pas payer pour les violences urbaines
Le gouvernement a clairement signifié aux assureurs que l'Etat ne
prendrait pas en charge la facture des dégâts causés par les violences
urbaines. Cette indemnisation, évaluée à 200 millions d'euros, "relève des
compagnies d'assurances", a déclaré dimanche le ministre délégué au Budget
Jean-François Copé. La Fédération Française des Sociétés d'Assurance (FFSA)
et le Groupement des entreprises mutuelles d'assurances (GEMA) avaient
pourtant demandé aux pouvoirs publics la mise en place d'un dispositif
exceptionnel de prise en charge des dégâts, comptant sur une loi de 1983
selon laquelle l'Etat est responsable des dommages résultant d'émeutes.
Problème : tout dépend de la qualification donnée aux évènements en
banlieue."Si le gouvernement refuse de reconnaître sa responsabilité, les
assureurs qui auront indemnisé les victimes ne pourront pas se retourner
directement contre l'Etat. Ils devront saisir le juge administratif pour
qu'il dise quelle qualification il donne aux événements qui se sont
produits, nuit après nuit, durant ces trois semaines", a expliqué Jean-Luc
de Boissieu, secrétaire général du GEMA."Compte tenu du nombre de dossiers
d'indemnisation reçus (peut-être autour de 10.000 pour l'ensemble du
marché), les assureurs sont en droit d'exercer un nombre impressionnant de
recours dans les semaines à venir", selon lui.
Lourde addition après les trois grèves à Marseille
La chambre de commerce et d'industrie de Marseille-Provence a fait
l'addition des trois conflits sociaux que vient de connaître la région
marseillaise – SNCM, RTM et Port autonome de Marseille. Résultat : un manque
à gagner de 130 millions d'euros de chiffres d'affaires et 320 personnes en
chômage technique. Les trois grèves se sont étalées sur plus de deux mois,
du 20 septembre au 14 octobre pour les marins, du 27 septembre au 10 octobre
pour les agents du port et du 4 octobre au 24 novembre pour les traminots.
Les entreprises et les commerçants rencontreront le ministre de l'Economie
Thierry Breton mardi prochain. Ils lui demanderont une enveloppe de 60
millions d'euros pour les entreprises et de 10 millions d'euros pour les
commerçants.
Les Britanniques invités à travailler jusqu'à 68 ans
Garantir une retraite décente à chaque salarié britannique en obligeant
employeurs et Etat à mettre la main à la poche, c'est la petite révolution
que propose la Commission des retraites pour sauver le système britannique
en faillite.
La jeune génération britannique devra-t-elle travailler jusqu'à 68 ans pour
payer les retraites? C'est l'une des deux propositions phares de la
Commission des retraites pour réformer le système britannique. Après trois
ans de travaux, la Commission Turner a rendu mercredi sa copie, très
attendue, à Tony Blair. La révolution est urgente car le système actuel,
fondé principalement sur les fonds de retraites des entreprises, est en
faillite.
La nouvelle T.V.A. ou Taxe sur la
Vitalité des Affaires
En augmentant les taxes qui
frappent les paquets de cigarettes, l’Etat a déstabilisé un secteur
traditionnel de l’économie française qui semblait ancré définitivement dans
le paysage national. C’était ne pas compter sur l’ingérence étatique
prétendument régulatrice et bienveillante. Cette déstabilisation fut si
grande qu’elle a conduit certains buralistes à adopter des solutions
dramatiques dont la gravité reflète le désarroi de toute une profession.
Mais, rassurons-nous, c’était pour une bonne cause : la santé publique est à
ce prix.
Parallèlement, les restaurateurs réclament, depuis de nombreuses années, une
diminution de leur taux de T.V.A. qui apporterait un ballon d’oxygène à ce
secteur tout aussi emblématique de notre économie. Au passage, les français
ne doivent pas oublier qu’en rejetant le projet de constitution européenne,
qui prévoyait notamment d’instaurer la règle de la majorité à la place de la
règle de l’unanimité, ils se sont enfermés dans une situation qui rend
quasiment impossible toute modification de la fiscalité malgré les promesses
présidentielles. Pendant ce temps, nombres d’économistes officiels ont pour
tâche de montrer que la fiscalité n’agit pas sur les comportements
économiques de sorte qu’un allégement de la T.V.A. n’est pas susceptible
d’avoir des effets positifs sur l’activité économique alors qu’il risque de
compromettre l’équilibre des finances publiques [1]. Car c’est sous cette
condition que certains peuvent encore croire que l’Etat est en mesure de
rééquilibrer les finances publiques en augmentant la pression fiscale. C’est
la voie funeste que semble emprunter l’Allemagne et que suit la France
depuis 1980, date à laquelle le pays a connu son dernier excédent
budgétaire. Depuis, les finances publiques ont connu un déficit structurel
qui a nourrit une explosion de la dette publique que rien ne semble arrêter,
et surtout pas la pression fiscale accrue.
Pourtant, le Président de la république a réussi à imposer une taxe sur les
billets d’avion. Puisque le secteur du transport aérien semble connaître une
activité florissante, il était grand de le déstabiliser à son tour.
Rassurez-vous, c’est à nouveau pour une noble cause : la lutte contre la
pauvreté. Il est bien connu que nous n’aimons pas, en France, la prospérité
et les profits qui vont avec ; et que nous croyons résoudre le problème de
pauvreté en augmentant toujours plus la part des revenus prélevés
autoritairement par l’Etat. Pour notre plus grand malheur, on ne voit pas
que les secteurs en difficulté n’iront pas mieux (n’oublions pas que la
C.S.G. était censée permettre le rééquilibrage des comptes de la sécurité
sociale) alors que l’on prend ainsi le risque de déstabiliser les secteurs
prospères qui sont l’objet de cet appétit fiscal toujours plus vorace.
Jean-Louis Caccomo,
[1] Mais alors pourquoi l’Etat cherche-t-il à lutter contre l’évasion
fiscale si les agents économiques sont censés ne pas réagir aux
modifications de l’environnement fiscal ?
L'ardoise de la France dépasse les 2000 milliards d'euros
Comptabilisée selon les normes internationales, la dette de la France
dépasse les 2.000 milliards d'euros : c'est, selon le Figaro, la première
conclusion de la mission Pébereau, chargée d'examiner la situation
financière de la France. Le rapport doit être publié dans les prochaines
semaines. Selon les normes européennes, adoptées par tous les Etats-membres,
la dette française atteint 1.100 milliards d'euros, soit 66% du Produit
intérieur brut. Mais il faut y ajouter, si on applique les normes
internationales, 900 milliards d'euros d'engagements pour les retraites des
fonctionnaires. En additionnant ces deux chiffres, la dette atteint plus de
120% du PIB. Selon le pacte de stabilité, la dette publique ne doit pas
dépasser la barre des 60% du PIB.
L'or établit un nouveau record à plus de 500 dollars l'once
L'or a franchi un nouveau record historique sur les marchés asiatiques
en cotant 502,30 dollars l'once sur le marché spot au comptant. C'est la
première fois depuis 18 ans que le métal jaune casse le plafond des 500
dollars. La demande en provenance des investisseurs et des spéculateurs
reste très forte. Ces derniers cherchent de plus en plus à diversifier leur
portefeuille et voient dans l'or un bouclier de protection contre les
risques d'inflation. Car sur le marché physique, la tendance est plutôt à la
surproduction. Selon les estimations de la société spécialisée GFMS, la
production était d'environ 200 tonnes supérieure à la demande physique
(joaillerie et industrielle) au premier semestre 2005. « A court terme, l'or
est voué à aller plus haut, le prochain objectif étant le sommet de 1983 à
509 dollars », observe Alan Williamson, analyste à la banque HSBC.
Le fonds de réserve des retraites livré à lui-même depuis 2002
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) est en attente de
versements plus conséquents. Né en 1999, il doit en principe permettre de
compléter le financement, à partir de 2020, des différents régimes de
retraite en déficit. Or depuis 2002, le fonds n'a été abondé par aucun
versement volontaire, selon La Tribune, et le gouvernement hésite à lui
céder une partie du produit de la future privatisation des autoroutes. Le
dernier versement du gouvernement remonterait aux 1,6 milliard d'euros
récupérés en 2002 lors de la privatisation partielle de Autoroutes du Sud de
la France. Le fonds, alimenté principalement par un prélèvement de 2% sur
les revenus du capital et par le produit de ses placements financiers, ne se
gonfle que de 1,2 milliard d'euros cette année et capitaliserait aujourd'hui
autour de 25 milliards d'euros, soulte exceptionnelle d'EDF comprise.
L'objectif fixé en 1999 par Lionel Jospin, était d'atteindre près de 150
milliards d'euros en 2020. Selon la direction du FRR, citée par la tribune,
la somme ne dépassera pas les 56 milliards d'euros en 2020 si le financement
continue au rythme actuel.
Breton: le montant de la dette de la France n'est "une surprise pour
personne"
Le ministre de l'Economie et des Finances Thierry Breton a déclaré mardi
que le montant de la dette publique, à 1.167 milliards d'euros, n'était "une
surprise pour personne", et a rappelé par ailleurs que les engagements de
l'Etat pour les retraites des fonctionnaires étaient de 900 milliards
d'euros.
Le ministre réagissait au chiffre de 2.000 milliards d'euros pour la dette
française, avancé mardi par le quotidien Le Figaro qui cite les conclusions
d'un rapport confié à Michel Pébereau qui doit être rendu public
prochainement.
"Sur la dette de la France, ce n'est une surprise pour personne : je
rappelle les chiffres qui figurent au compte général des administrations
publiques", et qui font état de "1.167 milliards d'euros de dette des
administrations publiques françaises à la fin de l'année 2005", a rappelé le
ministre, à l'Assemblée nationale, en réponse à une question du député Hervé
Morin (UDF, Eure).
Sans faire l'addition qui conduirait à un chiffre de 2.000 milliards
d'euros, M. Breton a expliqué qu'"il y a par ailleurs des engagements qui
ont été pris par l'Etat, qui figurent au compte général des administrations
publiques: 450 milliards d'euros d'engagements pour les retraites des
fonctionnaires (de l'Etat) et 450 milliards d'euros pour les retraites des
fonctionnaires territoriaux et de l'administration hospitalière".
La France s'efforce de rassurer les investisseurs nippons après les
émeutes
La crise des banlieues ne remet pas en cause l'attractivité de la France
pour les entreprises étrangères, a assuré lundi à Tokyo le ministre délégué
à l'Industrie français, François Loos, venu vanter les vertus des pôles de
compétitivité hexagonaux aux industriels nippons.
"La crise des banlieues est passée, il s'agissait d'événements très
localisés, qui n'ont pas concerné l'ensemble de la France. Cela n'aura pas
d'effet au plan des investissements des entreprises", a expliqué le ministre
lors d'une conférence de presse, en réponse à une question d'un journaliste
nippon.
Les Japonais, qui ont de la France une image très positive comme pays
inégalé de l'art, du luxe, de la culture et de la gastronomie, ont été
choqués par les images des récentes émeutes urbaines.
"La question (de l'impact des émeutes sur l'environnement économique) nous
est systématiquement posée par nos interlocuteurs, mais les entreprises
comprennent vite qu'il n'y a pas de raisons de renoncer à venir en France",
a précisé à l'AFP Clara Gaymard, présidente de l'Agence française pour les
investissements internationaux (AFII), présente au côté du ministre.
Lien renforcé entre cannabis et schizophrénie
Neurologie La consommation de cannabis pourrait accélérer l'apparition
de symptômes psychotiques chez les jeunes avec des prédispositions à ces
troubles.
DES CHERCHEURS new-yorkais ont mis en évidence, grâce à une nouvelle
technique d'imagerie cérébrale – l'imagerie dite en tenseur de diffusion –,
des anomalies microscopiques au sein des fibres nerveuses d'une zone très
particulière du cerveau impliquée dans le langage chez des adolescents gros
consommateurs de cannabis. Des anomalies proches de celles observées chez
des patients schizophrènes. En revanche, les jeunes non fumeurs de hasch
étaient indemnes de telles lésions. Ces résultats ont été rendus publics le
30 novembre lors de la réunion annuelle de la Société radiologique
nord-américaine à Chicago, à l'issue de recherches en neuroimagerie ayant
porté sur le cerveau de 114 individus. Quinze d'entre eux étaient de gros
consommateurs de hasch, 26 autres étaient schizophrènes parmi lesquels 15
fumaient eux aussi de l'«herbe».