Conscience Politique   "le journal à contre pied de la pensée unique"   www.conscience-politique.org

BREVES DE DECEMBRE 2005

Le tourisme craint une mauvaise année en 2006
Les tour-opérateurs sont inquiets. Et pour cause : les réservations pour la saison 2005-2006 sont en forte baisse. En octobre, l'activité s'affichait déjà en chute de 26% par rapport à l'année dernière. Et la tendance devrait se poursuivre. Car pour les professionnels, les Français devraient continuer à sacrifier leurs budgets voyages, notamment ceux à forfait long-courrier (la chute pour ce type de vacances atteint 40%). Le tourisme souffre de la conjugaison d'évènements malheureux: cyclones,  attentats, accidents aériens... Mais pas seulement. Pour les professionnels, cette contre-performance résulte directement de la stagnation du pouvoir d'achat des ménages. Le grand gagnant ? l'hébergement familial ou chez des amis.

Désendetter la France, c'est possible... après 2007
Une dette de 1117 milliards d'euros, soit 66% du PIB. Des engagements financiers en tête desquels les retraites des fonctionnaires, d'un montant compris entre 400 et 900 milliards d'euros. Des intérêts de la dette qui absorbent à eux seuls 45 milliards d'euros, soit quasiment ce que rapport l'impôt sur le revenu. Les chiffres dévoilés lors de la présentation du rapport « Pébereau » sur l'envolée de la dette publique depuis 25 ans, ont fait l'effet d'une bombe à Matignon comme à Bercy.
Sans surprise, la France dépense trop. Le ratio d'endettement est passé de près de 21% du PIB en 1980 à 66% en 2006. Une dérive qui résulte de dépenses tous azimuts, mais qui a été également facilitée par le passage à l'euro. Car à l'époque du franc, la sanction tombait immédiatement: chaque crise monétaire était synonyme de taux d'intérêt plus hauts et donc de dette plus lourde.
Mieux encore, ce collège critique la hausse du nombre de fonctionnaires depuis vingt ans (+ 955.000 y compris les collectivités locales et les hôpitaux) et préconise des solutions radicales. Il y a quelques années, la stabilisation des dépenses de l'Etat en volume, c'est-à-dire leur évolution au même rythme que les prix, avait été jugée très rigoureuse. Aujourd'hui, la commission Pébereau va plus loin en préconisant leur gel en valeur. Ce qui signifie, en fait, un recul. Autre fait à souligner, le constat de gravité recueille une quasi-unanimité dans les médias. La question des finances publiques, absente de la campagne de 2002, ne le sera pas de celle de 2007.

France : les défaillances d'entreprises ont augmenté de 3,8% sur un an
A fin novembre, quelque 42.000 entreprises avaient fait l'objet d'une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire

Bosch remet en cause les 35 heures
40 heures payées 35. C'est ce que propose la direction de Bosch France pour l'ensemble de ses 10.400 salariés. Et ce, moins d'un an et demi après avoir convaincu le personnel de son usine de Vénissieux de passer à 36 heures pour éviter des délocalisations.
Après avoir obtenu en juillet 2004 le passage aux 36 heures payées 35 dans son usine de Vénissieux pour éviter une délocalisation, l'équipementier allemand remet ça à l'échelle de l'ensemble de sa filiale française. Ce qui concerne 21 usines et 10.400 salariés (y compris les 800 de Vénissieux). Il en profite pour faire monter les enchères de quatre crans. Guy Maugis, le patron de Bosch France, a en effet annoncé mercredi soir qu'il envisageait purement et simplement « un retour aux 40 heures » par semaine. « L'innovation, la réduction des coûts de production par l'amélioration des procédés de fabrication ne suffisent pas, a-t-il expliqué. Or, comme nous n'envisageons pas de réduire les salaires, la seule solution, c'est d'augmenter la durée du travail à salaire maintenu. » Et le président de prendre le monde à témoin : «  Comment faire autrement alors que nos clients nous demandent des réductions de prix de 3% par an. On ne veut pas faire, comme beaucoup de nos concurrents, des plans sociaux à répétition ».

L'Insee se penche sur le mystère de la baisse du chômage
Comment expliquer la baisse du chômage au troisième trimestre alors que l'emploi salarié stagne? L'Insee a fait le tri entre les vraies et les fausses hypothèses. Première surprise:les contrats aidés ne semblent pas pouvoir expliquer le phénomène.
Comment expliquer la baisse du chômage de 69.000 personnes entre fin juin et fin septembre alors que dans le même temps le secteur privé n'a créé que 9000 emplois? Alors que chaque mois, les chiffres du chômage font l'objet de polémiques entre les partis politiques, l'Insee a voulu faire le tri entre les vraies et les fausses explications possibles pour tenter d'interpréter ce phénomène.

Les blogs s'affirment comme un média de masse en France
Près d'un tiers des internautes français consulte un blog chaque mois et plus de 2 millions de Français ont déjà créé un blog. Des plates-formes d'hébergement, type Skyblog, profitent de cet engouement. Tandis que les blogueurs français commencent à se professionnaliser.
La blogosphère n'a plus de complexe à nourrir. Reconnue, consultée, active, elle s'affirme en 2005 comme une occupation incontournable des internautes français, selon les données publiées jeudi par l'institut Médiamétrie. Désormais, près des trois quarts des internautes savent ce qu'est un blog. C'est plus de neuf internautes sur dix chez les 15-24 ans et plus de la moitié des plus de 50 ans. Chaque mois 6,7 millions de Français surfent au moins sur un blog, soit 28% des internautes du pays. Et près d'un internaute sur dix, soit 2,2 millions de Français, ont déclaré au troisième trimestre 2005 avoir déjà créé un blog. Tous, pourtant, ne sont pas égaux devant le blog, qui comme de précédentes études l'ont déjà révélé se tient davantage par des femmes (54%) et dans une large majorité par un jeune de moins de 24 ans (82%), étudiant si possible (52%).

L’argent facile de la Banque de France...
Abrités derrière leur monopole, les employés de la Banque de France se servent les meilleures retraites de notre pays.
Pour eux, l’argent est si facile qu’ils s’octroient des avantages substantiels, comme un complément de retraite qui équivaut à 40 % de la retraite de base, sans avoir à cotiser le moindre centime.
Résultat : chacun des 15 000 retraités de la Banque de France reçoit en moyenne 25 063 € de pension annuelle contre 13 510 €, complémentaire incluse, pour les salariés du privé. Presque deux fois plus.
Ce n’est pas tout...
Pleins aux as, les agents de la Banque de France sont ainsi les seuls en France à jouir d’un régime de retraite qui fonctionne à 100 % par capitalisation. En clair, les cotisations des actifs sont placées et les intérêts servent à payer les pensions des retraités. A la différence du régime par répartition dans lequel les cotisations des actifs sont utilisées immédiatement pour financer les pensions des retraités.
Et bien qu’ils bénéficient de la capitalisation (que les syndicats maison défendent becs et ongles mais qu’ils estiment « désastreux » pour les autres caisses de retraite), ils se permettent en plus de piocher dans les autres caisses qui fonctionnent, elles, par répartition.
Quoi de plus scandaleux que la Banque de France, alors qu’elle possède d’énormes réserves, pille les autres caisses, le plus souvent déficitaires voire au bord de la faillite à cause du choc démographique !
Marie-Laure Dufrêche
Déléguée Générale Sauvegarde Retraite

Le « trou » de la mutuelle
Après la MNEF, une nouvelle mutuelle sinistrée ? Il y a quelques jours, alors que l'on venait de leur annoncer un plan social, les employés de la Mutuelle de la fonction publique (MFP), qui assure le régime général de la Sécu et le régime complémentaire de 9 millions de Français, se sont mis en grève et ont stoppé le remboursement des feuilles de maladie. Avec d'énormes pertes - 15 millions d'euros cette année -, la mutuelle vit des heures difficiles. Nommé cet été, le directeur général François Toujas a annoncé 57 licenciements. Ce qui lui a valu le surnom de « fossoyeur » ou de « Léon », en référence au tueur du film de Luc Besson ! Et en mémoire de ses précédentes fonctions : Toujas (qui n'a pas souhaité faire de commentaires au Point) a « nettoyé » la Mnef. « Depuis 1999, nos pertes étaient masquées par des revenus exceptionnels », soupire un syndicaliste. Développement tous azimuts, multiplication des embauches malgré le sureffectif, achat de l'immeuble du siège « pour réduire les coûts de location »... La gestion de ces dernières années surprend et un audit de l'Inspection des affaires sociales et de celle des finances doit expliquer ce trou abyssal...

Le passé recomposé
Parce qu'ils sont persuadés que le maillon faible du système éducatif est le primaire, des enseignants proches de Sauvez les lettres remettent au goût du jour les recettes pédagogiques qui ont fait leurs preuves... en 1880 ! Soucieux de vaincre le scepticisme des modernes, ils se lancent aujourd'hui dans une expérimentation qui puise ses principes dans le monumental dictionnaire de pédagogie dirigé en 1887 par Ferdinand Buisson, ancien directeur de l'enseignement primaire du ministère, et prix Nobel de la paix en 1927. L'expérience baptisée SLECC, pour Savoir lire, écrire, compter, calculer, se propose d'inculquer aux enfants les savoirs fondamentaux dans un ordre raisonné. Ainsi, les petits cobayes devront apprendre dès le CP les quatre opérations, afin de pouvoir résoudre rapidement de vrais problèmes, alors qu'aujourd'hui la division n'est pas abordée avant le CM1. Seules deux écoles sont pour l'instant intéressées par ce « pensionnat de Chavagne pour de vrai » où les résultats des enfants seront régulièrement rendus publics. On retrouve l'école de Médréac, où enseigne Marc Le Bris, l'auteur du fameux pamphlet « Et vos enfants ne sauront pas lire, ni compter ! ». Une institutrice, candidate du nord de la France, ne doute pas du succès : « Déjà l'an dernier, nous avons abandonné les méthodes de lecture à départ global pour une méthode syllabique rénovée : "Lire avec Léo et Léa". Nous avons eu 100 % de réussite et les parents sont ravis. » Selon ces initiateurs, cette expérience permettra de sortir des querelles idéologiques et de juger sur pièces.
En réalité, ce grand bond en arrière a déjà lieu quotidiennement au Cours Hattemer, à Paris. Des enfants de la grande bourgeoisie y apprennent dès 5 ans à scander les syllabes à l'aide d'un manuel hors d'âge, à compter sans calculette mais avec un boulier, à réciter leurs conjugaisons sans omettre l'imparfait du subjonctif.

HUMEUR :Dans le conflit de la ligne D du RER, la SNCF n’hésite pas à mettre carte sur table. Ainsi, les conducteurs de RER travaillent 1800 heures par an à raison de 5h50 heures par jour dont 3h20 de conduite - pour un salaire mensuel de 1600 à 2800 euros sur 13 mois et un départ à la retraite possible dés 50 ans. Pas de quoi emporter la sympathie des banlieusards qui travaillent

Les tarifs des spécialistes pris en excès de vitesse
De plus en plus de spécialistes choisissent de fixer librement leurs honoraires. Et leurs dépassements augmentent en valeur de 8,3% par an. Avec de fortes disparités selon les spécialités et les régions.
De plus en plus de spécialistes pratiquent le dépassement d'honoraires, et les dépassements augmentent de plus en plus. C'est en substance la conclusion d'un document présenté début décembre aux conseillers de la Caisse nationale d'assurance maladie. Dans le système de santé français, les médecins conventionnés sont classés en deux secteurs, en fonction des honoraires qu'ils sont autorisés à demander : le secteur 1, qui oblige à appliquer le tarif conventionnel, et le secteur 2, qui permet aux médecins de fixer librement leurs honoraires. Mais ils s'engagent à le faire avec "avec tact et mesure". Leurs honoraires peuvent donc dépasser le tarif de convention qui s'applique aux médecins du secteur 1 : c'est le dépassement d'honoraires.
D'après le document, repris mercredi dans le journal de la Mutualité française, 40% des médecins spécialistes exercent aujourd'hui en secteur 2 quand ils n'étaient que 30% dix ans plus tôt. Et la tendance risque de s'accélérer : plus de la moitié des jeunes spécialistes nouvellement installés l'an dernier ont choisi le secteur 2. Surtout, les dépassements d'honoraires connaissent une forte inflation, avec une hausse de 8,3% par an depuis 1995. En moyenne, le prix de la consultation dépasse de 51% le tarif conventionnel sur les neufs premier mois de 2005. Il était de 23% en 1985, 29% en 1995 et 37% en 2000. Une consultation chez un spécialiste de secteur 2 coûte en moyenne 34,70 euros contre 23 euros en secteur 1.
Il y a de fortes différences selon les disciplines et les régions. Trouver un chirurgien au tarif conventionné relève de la gageure : ils sont à plus de 80% installés en secteur 2. Viennent ensuite les ORL (55%) et les gynécologues (53%). Les effectifs sont plus faibles pour les anésthésistes et les pédiatres. L'Ile-de-France, l'Alsace et Rhône-Alpes sont plus touchés. Côté tarif, loi de l'offre et la demande oblige, les honoraires demandés par les gynécologues sont en moyenne supérieurs de 67% au tarif conventionnel. Pour les dermatologues, le dépassement atteint en moyenne 60% et presque autant pour les ophtalmologues. La palme revient aux praticiens hospitaliers qui bénéficient du secteur privé à l'hôpital, et dont les dépassements atteignent 100%.

Chine et Cuba en tête pour les journalistes emprisonnés
La Chine, Cuba, l'Erythrée et l'Ethiopie détenaient les deux tiers des 125 journalistes emprisonnés à travers le monde au 1er décembre, affirme le Comité de protection des journalistes, dont le classement fait apparaître les Etats-Unis à la sixième place.
Le CPJ avait recensé 122 journalistes emprisonnés en 2004.
La Chine reste en tête de ce classement pour la septième année consécutive, avec 32 journalistes emprisonnés, dont 15 travaillaient sur internet. Cuba détient 24 journalistes.
"Les journalistes couvrant les conflits, les troubles, les affaires de corruption et les atteintes aux droits de l'homme sont confrontés à un risque croissant d'incarcération dans de nombreux pays, où les gouvernements tentent de maquiller leurs actes répressifs en procédures judiciaires légales et légitimes", relève l'organisation basée à New York.

La fréquentation touristique en léger recul pour les fêtes en France
La fréquentation touristique pour la période des fêtes en France est en léger recul par rapport à l'année dernière, selon les professionnels, l'impact de la crise des banlieues affectant avec un effet décalé les réservations.
Ce sont, semble-t-il, les clientèles touristiques "lointaines" (Américains, Japonais, Chinois, Russes) qui font un peu défaut, mais elles ne sont à cette période guère importantes en volume, et sont compensées par des clientèles plus proches.
Les professionnels dont la clientèle est en majorité étrangère sont les plus pessimistes. Michel Barraud, pdg de Paris-Vision, déclare ainsi que la période s'annonce "clairement mauvaise", en raison de "l'image négative donnée de la France avec les événements dans les banlieues".
"L'effet n'a pas été immédiat car ceux qui avaient réservé sont venus mais ensuite les gens n'ont plus réservé, notamment les Américains", explique-t-il. Il chiffre la baisse par rapport à 2004 à 20% sur la première quinzaine de décembre, et de "10 à 15%" sur la deuxième quinzaine.

Les 10 premières économies du monde
Voici le classement des dix premières puissances économiques mondiale et leurs produits intérieurs bruts en millions de dollars après la publication par Pékin des nouvelles statistiques sur l'économie chinoise:
1. USA (11.667.515)
2. Japon (4.623.398)
3. Allemagne (2.714.418)
4. Royaume-Uni (2.140.898)
5. France (2.002.582)
6. Chine (1.981.000) (chiffre précédent 1.649.329)
7. Italie (1.672.302)
8. Espagne (991.442)
9. Canada (929.764)
10. Inde (691.876)

Le classement en ajoutant à l'économie chinoise les données sur l'économie de Hong Kong, publiées séparément (la Banque mondiale a évalué l'économie de Hong Kong en 2004 à 163 milliards de dollars)
1. USA (11.667.515)
2. Japon (4.623.398)
3. Allemagne (2.714.418)
4. Chine (2.144.000)
5. Royaume-Uni (2.140.898)
6. France (2.002.582)
7. Italie (1.672.302)
8. Espagne (991.442)
9. Canada (929.764)
10. Inde (691.876)
Sources: Banque mondiale, excepté les statistiques chinoises fournies par Pékin. AP

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5,2% L'augmentation du nombre d'allocataires du RMI en 2005
Le chômage baisse depuis sept mois dans les statistiques, mais le nombre de Rmistes a lui poursuivi sa course en 2005 : à la fin septembre, 1,25 million de personnes vivaient avec les 425,50 euros du revenu minimum d'insertion, soit une augmentation de 5,2% sur un an, selon les chiffres publiés vendredi par la Caisse nationale des Allocations familiales (Cnaf). Pour la seule métropole, leur nombre a augmenté de 6,2%, avec désormais 1,043 million d'allocataires.


L'ardoise de la France dépasse les 2000 milliards d'euros
Comptabilisée selon les normes internationales, la dette de la France dépasse les 2.000 milliards d'euros : c'est, selon le Figaro, la première conclusion de la mission Pébereau, chargée d'examiner la situation financière de la France.
Le rapport doit être publié dans les prochaines semaines. Selon les normes européennes, adoptées par tous les Etats-membres, la dette française atteint 1.100 milliards d'euros, soit 66% du Produit intérieur brut. Mais il faut y ajouter, si on applique les normes internationales, 900 milliards d'euros d'engagements pour les retraites des fonctionnaires. En additionnant ces deux chiffres, la dette atteint plus de 120% du PIB. Selon le pacte de stabilité, la dette publique ne doit pas dépasser la barre des 60% du PIB.


La mission Pébereau, composée d'une vingtaine de personnalités politiques, économiques ou issues de la société civile
, devait d'une part analyser les raisons qui ont fait passer l'endettement de l'Etat d'un peu plus de 20% du PIB en 1980 à 66% dans le budget 2006. Cette évolution résulte d'"erreurs économiques commises par la droite comme par la gauche" et il faut "éviter de refaire ces erreurs économiques qui ont un coût astronomique pour la France", selon Bercy.
Sur le fond, "il y a trois moyens de réduire cette dette", rappelle-t-on à Bercy: "d'abord en faisant plus de croissance et en travaillant davantage ou plus longtemps, ensuite en cédant des actifs non stratégiques et enfin en réduisant les dépenses de l'Etat". Sur le premier point, la question du recul de l'âge de départ à la retraite des fonctionnaires pourrait venir assez vite sur le tapis. M. Breton insiste d'ailleurs sur le fait qu'il convient d'ajouter à la dette proprement dite quelque 900 milliards d'euros d'engagements de l'Etat pour payer leurs pensions dans les années à venir.


Le ministre de l'éducation nationale, Gilles de Robien, a prévu de recevoir les éditeurs de
manuels scolaires, mercredi 14 décembre. Objectif : leur annoncer officiellement l'abandon de la méthode globale au profit de la méthode syllabique et leur demander de se conformer aux nouvelles directives en matière d'apprentissage de la lecture. Une circulaire devrait être publiée très prochainement pour les définir.

LA MÉTHODE SYLLABIQUE. Le b.a.-ba est la méthode la plus ancienne. Elle repose sur les propriétés phonétiques de notre alphabet. Le lecteur procède au décodage de la langue écrite en associant les lettres ou groupes de lettres (graphèmes) à des unités distinctives de la langue orale (les phonèmes) assemblées en syllabes. La méthode Boscher introduite au débutdu siècle est encore appréciée des parents. Elle s'est vendue à 100 000 exemplaires en 2004.

LA MÉTHODE GLOBALE. Celle sur laquelle porte les plus vives critiques est la méthode dite idéovisuelle. Introduite au milieu des années 1970, elle a atteint son apogée au milieu des années 1980 pour finalement êtreréfutée par les textes officiels en 1992. Elle refuse le travail sur le décodage et procède par reconnaissance globale des mots.

Les Français jugent leur classe politique très corrompue
A l'occasion de la Journée internationale de lutte contre la Corruption, l'organisation Transparency International dresse un constat inquiétant. Dans la majorité des pays, les habitants associent fortement partis politiques et corruption. Le sentiment est aigü en France.
Comment la corruption évolue-t-elle ? Quels sont les secteurs les plus touchés ? Dans quelle mesure affecte-t-elle la vie quotidienne ? Autant de questions posées aux citoyens de 69 pays, dans une étude de l'organisation Transparency Internationale, et dont les résultats étaient présentés vendredi, à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption. Premier constat, plutôt inquiétant : pour les populations de 48 pays, la corruption a tendance a augmenter, opinion partagée par 57% des gens interrogés. Et ce n'est pas l'apanage des pays africains ou sud-américains. Aux Etats-Unis ou en Allemagne, deux tiers des habitants estiment que la corruption - tous secteurs confondus - s'est aggravée au cours des trois dernières années. En France, une personne sur trois pense que le niveau de corruption est resté le même ou a un peu augmenté.
Les Français, à l'instar de la population de 45 autres pays, jugent avec beaucoup de défiance les élus et les partis politiques. Sur une échelle de 1 à 5, où 5 correspond à "extrêmement corrompue", la classe politique française est notée 4,1. Parmi les pays riches, les citoyens français sont avec les Italiens, les Grecs, les Japonais, les Israéliens et les Taïwanais ceux qui doutent le plus de l'intégrité de leurs partis politiques. Parmi les explications avancées par Transparency France, la durée et le cumul des mandats, l'immunité extensible dont bénéficient certains hommes politiques et la pratique abusive du secret administratif. Le procès de l'affaire de corruption des marchés publics d'Ile-de-France, trois après celui du scandale Elf, participe aussi à ce sentiment. Tous les pays ne placent pas le système politique en tête des poches de corruption. Ainsi, en Europe, le Danemark, la Norvège et les Pays-Bas jugent que ce sont le secteur privé et les médias qui sont les plus corrompus.

5,2% L'augmentation du nombre d'allocataires du RMI en 2005
Le chômage baisse depuis sept mois dans les statistiques, mais le nombre de Rmistes a lui poursuivi sa course en 2005 : à la fin septembre, 1,25 million de personnes vivaient avec les 425,50 euros du revenu minimum d'insertion, soit une augmentation de 5,2% sur un an, selon les chiffres publiés vendredi par la Caisse nationale des Allocations familiales (Cnaf). Pour la seule métropole, leur nombre a augmenté de 6,2%, avec désormais 1,043 million d'allocataires.

La production industrielle s'effondre en octobre
Du jamais vu depuis août 1999 : la production industrielle a plongé de 2,5% en octobre, selon les données publiées par l'Insee vendredi. La production automobile a dégringolé de 9,2%, mais presque tous les secteurs sont en recul.

Journée anti-corruption de l'ONU De l'usage des pots-de-vin
Les partis politiques, mais aussi les parlements, la police et les systèmes judiciaires, sont les institutions les plus corrompues dans le monde, selon le baromètre mondial de l'ONG Transparency international paru aujourd'hui

Le secteur de l'emploi pas sûr de bénéficier de la retraite des baby-boomers, selon une étude
Le départ en retraite des baby-boomers va augmenter le nombre de postes à pourvoir d'ici 2015, mais sans nécessairement faire reculer celui des demandeurs d'emploi, selon une étude gouvernementale publiée mercredi. Une inadéquation entre besoins des entreprises et formation des personnes pourrait en effet déboucher sur un "scénario noir" où cohabiteraient des difficultés de recrutement et un chômage élevé.
Selon les derniers chiffres, la France comptait 2.358.100 demandeurs d'emploi fin octobre, le chômage touchant ainsi 9,7% de sa population active.

Le gouvernement créée un régime social unique des professions indépendantes
Le conseil des ministres a adopté mercredi une ordonnance créant un régime social unique pour trois millions d'artisans, commerçants et professions libérales.
Le régime social des indépendants (RSI) regroupera les trois caisses qui assuraient jusque-là leur couverture sociale (CANAM, AVA et ORGANIC). Les caisses d'assurance-vieillesse des professions libérales ne sont pas intégrées dans le RSI.
Une autre ordonnance adoptée en conseil des ministres institue un interlocuteur unique pour le recouvrement des cotisations, qui sera mis en place au plus tard au 1er janvier 2008.
Ces deux mesures "simplifient grandement le service public de la Sécurité sociale pour ces usagers et constituent l'une des réformes les plus importantes de cette dernière depuis 1945", selon le gouvernement. AP

Rail: accord européen sur la libéralisation du transport de passagers
Les 25 ministres européens des Transports de l'UE ont trouvé un accord, lundi à Bruxelles, pour une libéralisation du transport ferroviaire international de passagers à l'horizon 2010, selon une ligne plus prudente que celle choisie par le Parlement européen.
Les ministres européens ont opté pour une ouverture à la concurrence moins rapide et moins large que les députés européens. En septembre, ces derniers avaient voté en première lecture non seulement pour la libéralisation du transport international de passagers dès 2008, mais aussi pour celle du transport national en 2012.

L'Etat ne veut pas payer pour les violences urbaines
Le gouvernement a clairement signifié aux assureurs que l'Etat ne prendrait pas en charge la facture des dégâts causés par les violences urbaines. Cette indemnisation, évaluée à 200 millions d'euros, "relève des compagnies d'assurances", a déclaré dimanche le ministre délégué au Budget Jean-François Copé. La Fédération Française des Sociétés d'Assurance (FFSA) et le Groupement des entreprises mutuelles d'assurances (GEMA) avaient pourtant demandé aux pouvoirs publics la mise en place d'un dispositif exceptionnel de prise en charge des dégâts, comptant sur une loi de 1983 selon laquelle l'Etat est reponsable des dommages résultant d'émeutes. Problème : tout dépend de la qualification donnée aux évenements en banlieue."Si le gouvernement refuse de reconnaître sa responsabilité, les assureurs qui auront indemnisé les victimes ne pourront pas se retourner directement contre l'Etat. Ils devront saisir le juge administratif pour qu'il dise quelle qualification il donne aux événements qui se sont produits, nuit après nuit, durant ces trois semaines", a expliqué Jean-Luc de Boissieu, secrétaire général du GEMA."Compte tenu du nombre de dossiers d'indemnisation reçus (peut-être autour de 10.000 pour l'ensemble du marché), les assureurs sont en droit d'exercer un nombre impressionnant de recours dans les semaines à venir", selon lui.

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Rail: accord européen sur la libéralisation du transport de passagers
Les 25 ministres européens des Transports de l'UE ont trouvé un accord, lundi à Bruxelles, pour une libéralisation du transport ferroviaire international de passagers à l'horizon 2010, selon une ligne plus prudente que celle choisie par le Parlement européen.
"Nous avons un accord", s'est félicité à l'issue des débats le ministre britannique des Transports Alistair Darling, dont le pays assure la présidence de l'Union européenne jusqu'à la fin de l'année.
Les ministres européens ont opté pour une ouverture à la concurrence moins rapide et moins large que les députés européens. En septembre, ces derniers avaient voté en première lecture non seulement pour la libéralisation du transport international de passagers dès 2008, mais aussi pour celle du transport national en 2012.
Le dossier, qui doit maintenant repartir en deuxième lecture au Parlement européen, promet donc encore des négociations serrées entre les institutions européennes.

L'Etat ne veut pas payer pour les violences urbaines
Le gouvernement a clairement signifié aux assureurs que l'Etat ne prendrait pas en charge la facture des dégâts causés par les violences urbaines. Cette indemnisation, évaluée à 200 millions d'euros, "relève des compagnies d'assurances", a déclaré dimanche le ministre délégué au Budget Jean-François Copé. La Fédération Française des Sociétés d'Assurance (FFSA) et le Groupement des entreprises mutuelles d'assurances (GEMA) avaient pourtant demandé aux pouvoirs publics la mise en place d'un dispositif exceptionnel de prise en charge des dégâts, comptant sur une loi de 1983 selon laquelle l'Etat est responsable des dommages résultant d'émeutes. Problème : tout dépend de la qualification donnée aux évènements en banlieue."Si le gouvernement refuse de reconnaître sa responsabilité, les assureurs qui auront indemnisé les victimes ne pourront pas se retourner directement contre l'Etat. Ils devront saisir le juge administratif pour qu'il dise quelle qualification il donne aux événements qui se sont produits, nuit après nuit, durant ces trois semaines", a expliqué Jean-Luc de Boissieu, secrétaire général du GEMA."Compte tenu du nombre de dossiers d'indemnisation reçus (peut-être autour de 10.000 pour l'ensemble du marché), les assureurs sont en droit d'exercer un nombre impressionnant de recours dans les semaines à venir", selon lui.

Lourde addition après les trois grèves à Marseille
La chambre de commerce et d'industrie de Marseille-Provence a fait l'addition des trois conflits sociaux que vient de connaître la région marseillaise – SNCM, RTM et Port autonome de Marseille. Résultat : un manque à gagner de 130 millions d'euros de chiffres d'affaires et 320 personnes en chômage technique. Les trois grèves se sont étalées sur plus de deux mois, du 20 septembre au 14 octobre pour les marins, du 27 septembre au 10 octobre pour les agents du port et du 4 octobre au 24 novembre pour les traminots. Les entreprises et les commerçants rencontreront le ministre de l'Economie Thierry Breton mardi prochain. Ils lui demanderont une enveloppe de 60 millions d'euros pour les entreprises et de 10 millions d'euros pour les commerçants.

Les Britanniques invités à travailler jusqu'à 68 ans
Garantir une retraite décente à chaque salarié britannique en obligeant employeurs et Etat à mettre la main à la poche, c'est la petite révolution que propose la Commission des retraites pour sauver le système britannique en faillite.
La jeune génération britannique devra-t-elle travailler jusqu'à 68 ans pour payer les retraites? C'est l'une des deux propositions phares de la Commission des retraites pour réformer le système britannique. Après trois ans de travaux, la Commission Turner a rendu mercredi sa copie, très attendue, à Tony Blair. La révolution est urgente car le système actuel, fondé principalement sur les fonds de retraites des entreprises, est en faillite.
 
La nouvelle T.V.A. ou Taxe sur la Vitalité des Affaires
En augmentant les taxes qui frappent les paquets de cigarettes, l’Etat a déstabilisé un secteur traditionnel de l’économie française qui semblait ancré définitivement dans le paysage national. C’était ne pas compter sur l’ingérence étatique prétendument régulatrice et bienveillante. Cette déstabilisation fut si grande qu’elle a conduit certains buralistes à adopter des solutions dramatiques dont la gravité reflète le désarroi de toute une profession. Mais, rassurons-nous, c’était pour une bonne cause : la santé publique est à ce prix.
Parallèlement, les restaurateurs réclament, depuis de nombreuses années, une diminution de leur taux de T.V.A. qui apporterait un ballon d’oxygène à ce secteur tout aussi emblématique de notre économie. Au passage, les français ne doivent pas oublier qu’en rejetant le projet de constitution européenne, qui prévoyait notamment d’instaurer la règle de la majorité à la place de la règle de l’unanimité, ils se sont enfermés dans une situation qui rend quasiment impossible toute modification de la fiscalité malgré les promesses présidentielles. Pendant ce temps, nombres d’économistes officiels ont pour tâche de montrer que la fiscalité n’agit pas sur les comportements économiques de sorte qu’un allégement de la T.V.A. n’est pas susceptible d’avoir des effets positifs sur l’activité économique alors qu’il risque de compromettre l’équilibre des finances publiques [1]. Car c’est sous cette condition que certains peuvent encore croire que l’Etat est en mesure de rééquilibrer les finances publiques en augmentant la pression fiscale. C’est la voie funeste que semble emprunter l’Allemagne et que suit la France depuis 1980, date à laquelle le pays a connu son dernier excédent budgétaire. Depuis, les finances publiques ont connu un déficit structurel qui a nourrit une explosion de la dette publique que rien ne semble arrêter, et surtout pas la pression fiscale accrue.
Pourtant, le Président de la république a réussi à imposer une taxe sur les billets d’avion. Puisque le secteur du transport aérien semble connaître une activité florissante, il était grand de le déstabiliser à son tour. Rassurez-vous, c’est à nouveau pour une noble cause : la lutte contre la pauvreté. Il est bien connu que nous n’aimons pas, en France, la prospérité et les profits qui vont avec ; et que nous croyons résoudre le problème de pauvreté en augmentant toujours plus la part des revenus prélevés autoritairement par l’Etat. Pour notre plus grand malheur, on ne voit pas que les secteurs en difficulté n’iront pas mieux (n’oublions pas que la C.S.G. était censée permettre le rééquilibrage des comptes de la sécurité sociale) alors que l’on prend ainsi le risque de déstabiliser les secteurs prospères qui sont l’objet de cet appétit fiscal toujours plus vorace.
Jean-Louis Caccomo,
[1] Mais alors pourquoi l’Etat cherche-t-il à lutter contre l’évasion fiscale si les agents économiques sont censés ne pas réagir aux modifications de l’environnement fiscal ?

L'ardoise de la France dépasse les 2000 milliards d'euros
Comptabilisée selon les normes internationales, la dette de la France dépasse les 2.000 milliards d'euros : c'est, selon le Figaro, la première conclusion de la mission Pébereau, chargée d'examiner la situation financière de la France. Le rapport doit être publié dans les prochaines semaines. Selon les normes européennes, adoptées par tous les Etats-membres, la dette française atteint 1.100 milliards d'euros, soit 66% du Produit intérieur brut. Mais il faut y ajouter, si on applique les normes internationales, 900 milliards d'euros d'engagements pour les retraites des fonctionnaires. En additionnant ces deux chiffres, la dette atteint plus de 120% du PIB. Selon le pacte de stabilité, la dette publique ne doit pas dépasser la barre des 60% du PIB.

L'or établit un nouveau record à plus de 500 dollars l'once
L'or a franchi un nouveau record historique sur les marchés asiatiques en cotant 502,30 dollars l'once sur le marché spot au comptant. C'est la première fois depuis 18 ans que le métal jaune casse le plafond des 500 dollars. La demande en provenance des investisseurs et des spéculateurs reste très forte. Ces derniers cherchent de plus en plus à diversifier leur portefeuille et voient dans l'or un bouclier de protection contre les risques d'inflation. Car sur le marché physique, la tendance est plutôt à la surproduction. Selon les estimations de la société spécialisée GFMS, la  production était d'environ 200 tonnes supérieure à la demande physique (joaillerie et industrielle) au premier semestre 2005. « A court terme, l'or est voué à aller plus haut, le prochain objectif étant le sommet de 1983 à 509 dollars », observe Alan Williamson, analyste à la banque HSBC.

Le fonds de réserve des retraites livré à lui-même depuis 2002
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) est en attente de versements plus conséquents. Né en 1999, il doit en principe permettre de compléter le financement, à partir de 2020, des différents régimes de retraite en déficit. Or depuis 2002, le fonds n'a été abondé par aucun versement volontaire, selon La Tribune, et le gouvernement hésite à lui céder une partie du produit de la future privatisation des autoroutes. Le dernier versement du gouvernement remonterait aux 1,6 milliard d'euros récupérés en 2002 lors de la privatisation partielle de Autoroutes du Sud de la France. Le fonds, alimenté principalement par un prélèvement de 2% sur les revenus du capital et par le produit de ses placements financiers, ne se gonfle que de 1,2 milliard d'euros cette année et capitaliserait aujourd'hui autour de 25 milliards d'euros, soulte exceptionnelle d'EDF comprise. L'objectif fixé en 1999 par Lionel Jospin, était d'atteindre près de 150 milliards d'euros en 2020. Selon la direction du FRR, citée par la tribune, la somme ne dépassera pas les 56 milliards d'euros en 2020 si le financement continue au rythme actuel.

Breton: le montant de la dette de la France n'est "une surprise pour personne"
Le ministre de l'Economie et des Finances Thierry Breton a déclaré mardi que le montant de la dette publique, à 1.167 milliards d'euros, n'était "une surprise pour personne", et a rappelé par ailleurs que les engagements de l'Etat pour les retraites des fonctionnaires étaient de 900 milliards d'euros.
Le ministre réagissait au chiffre de 2.000 milliards d'euros pour la dette française, avancé mardi par le quotidien Le Figaro qui cite les conclusions d'un rapport confié à Michel Pébereau qui doit être rendu public prochainement.
"Sur la dette de la France, ce n'est une surprise pour personne : je rappelle les chiffres qui figurent au compte général des administrations publiques", et qui font état de "1.167 milliards d'euros de dette des administrations publiques françaises à la fin de l'année 2005", a rappelé le ministre, à l'Assemblée nationale, en réponse à une question du député Hervé Morin (UDF, Eure).
Sans faire l'addition qui conduirait à un chiffre de 2.000 milliards d'euros, M. Breton a expliqué qu'"il y a par ailleurs des engagements qui ont été pris par l'Etat, qui figurent au compte général des administrations publiques: 450 milliards d'euros d'engagements pour les retraites des fonctionnaires (de l'Etat) et 450 milliards d'euros pour les retraites des fonctionnaires territoriaux et de l'administration hospitalière".

La France s'efforce de rassurer les investisseurs nippons après les émeutes
La crise des banlieues ne remet pas en cause l'attractivité de la France pour les entreprises étrangères, a assuré lundi à Tokyo le ministre délégué à l'Industrie français, François Loos, venu vanter les vertus des pôles de compétitivité hexagonaux aux industriels nippons.
"La crise des banlieues est passée, il s'agissait d'événements très localisés, qui n'ont pas concerné l'ensemble de la France. Cela n'aura pas d'effet au plan des investissements des entreprises", a expliqué le ministre lors d'une conférence de presse, en réponse à une question d'un journaliste nippon.
Les Japonais, qui ont de la France une image très positive comme pays inégalé de l'art, du luxe, de la culture et de la gastronomie, ont été choqués par les images des récentes émeutes urbaines.
"La question (de l'impact des émeutes sur l'environnement économique) nous est systématiquement posée par nos interlocuteurs, mais les entreprises comprennent vite qu'il n'y a pas de raisons de renoncer à venir en France", a précisé à l'AFP Clara Gaymard, présidente de l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII), présente au côté du ministre.

Lien renforcé entre cannabis et schizophrénie
Neurologie La consommation de cannabis pourrait accélérer l'apparition de symptômes psychotiques chez les jeunes avec des prédispositions à ces troubles.
DES CHERCHEURS new-yorkais ont mis en évidence, grâce à une nouvelle technique d'imagerie cérébrale – l'imagerie dite en tenseur de diffusion –, des anomalies microscopiques au sein des fibres nerveuses d'une zone très particulière du cerveau impliquée dans le langage chez des adolescents gros consommateurs de cannabis. Des anomalies proches de celles observées chez des patients schizophrènes. En revanche, les jeunes non fumeurs de hasch étaient indemnes de telles lésions. Ces résultats ont été rendus publics le 30 novembre lors de la réunion annuelle de la Société radiologique nord-américaine à Chicago, à l'issue de recherches en neuroimagerie ayant porté sur le cerveau de 114 individus. Quinze d'entre eux étaient de gros consommateurs de hasch, 26 autres étaient schizophrènes parmi lesquels 15 fumaient eux aussi de l'«herbe».


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