1200 euros
L'allocation universelle réclamée par la Fondation Copernic
Un appel pour que tout le monde, salarié ou chômeur, gagne au moins 1200
euros par mois. Telle est l'initiative lancée mardi par la Fondation
Copernic, un groupe de réflexion de gauche qui rassemble notamment des
responsables associatifs et des universitaires. La proposition, nouvel
avatar du revenu universel, coûterait, selon le texte, 20 milliards d'euros,
soit "moins de 1,5% du PIB français". Cette somme pourrait être financée par
une taxation des "dividendes versés aux actionnaires", qui "augmentent
constamment". La Fondation Copernic propose aussi de "calculer les
cotisations chômage des entreprises sur la totalité de la richesse produite
et non seulement sur la masse salariale".
Paris ouvre sa
bourse du CO2
La bourse du dioxyde de carbone a ouvert vendredi matin à Paris. Le marché
sera géré par Powernext, la bourse française de l'électricité. Le marché
européen des droits à polluer est estimé à 20 milliards d'euros.
Fruit d'une directive de Bruxelles d'octobre 2003, la bourse du dioxyde de
carbone a ouvert vendredi matin à Paris. Il s'agit en fait d'une plate-forme
d'échanges de « droits à polluer ». Dans le cadre du protocole de Kyoto en
effet, 6,5 milliards de tonnes de CO2 ont été attribués à 11.500 sites
industriels européens, dans l'énergie, la pétrochimie, la papeterie, ou
encore la sidérurgie. Certaines entreprises voudront outrepasser les quotas
qui leur ont été imposés. D'autres, ayant par exemple investi dans une
technologie propre, n'utiliseront pas tous les droits qui leur ont été
accordés, et pourront vendre aux premières leurs droits d'émission. Le tout
sans conséquence néfaste supplémentaire sur l'atmosphère, le niveau général
de pollution restant inchangé. Le marché sera géré par Powernext, la bourse
française de l'électricité. Il ne s'agit pas d'un hasard. Les électriciens
seront sans doute parmi les plus actifs dans le domaine.
Powernext Carbon n'est pas le premier marché de ce type sur le continent. La
Norvège, qui n'est pas membre de l'UE mais s'est associée au système,
l'Allemagne et la Grande-Bretagne disposent déjà, depuis le début de
l'année, d'un tel dispositif. Cependant, seules Paris et Leipzig, Outre-Rhin,
opèrent au comptant, les autres étant des marchés à terme. Complémentaires,
les places de Paris et Londres ont d'ailleurs annoncé vendredi un accord de
coopération en vue de "permettre la création d'une bourse européenne (des
gaz à effets de serre) de premier plan". Depuis janvier, plus de 70 millions
de tonnes de CO2 ont été échangées sur le Vieux continent, pour 900 millions
d'euros, d'après le cabinet norvégien Point Carbon. Mais la plupart des
transactions ont eu lieu via des courtiers, et non via les places
financières qui émergent à peine. Le marché est évalué à 20 milliards
d'euros par an à l'échelle du continent, ce qui représente une semaine de
CAC 40, selon plusieurs experts.
Les choses se compliquent sur lesechos.fr
http://www.lesechos.fr/journal20050624/lec1_idees/4284142.htm
En paraphrasant (d'assez loin) Mark Twain, on serait tenté de dire : la
France va mal, l'Europe aussi, et le reste du monde, malgré les apparences,
pourrait bien ne pas aller beaucoup mieux. Tel est le cas, notamment, pour
la vaste partie du monde sous influence directe des Etats-Unis. Par
contraste, les pays émergents apparaissent comme des zones de lumière.
Foreign investment in Germany and France plunges
Foreign
investment in France and Germany fell sharply in 2004, reinforcing concerns
that inflexible labour practices and weak domestic demand are driving
investors elsewhere.
Quand M.
Seillière se dépeint en "socialiste anglais"
Ernest-Antoine
Seillière prendra la tête de l'Unice, le patronat européen, le 1er juillet.
Au moment même où le Royaume-Uni, emmené par Tony Blair, s'installera à la
présidence de l'Union européenne.
La coïncidence n'est pas pour déplaire à M. Seillière, qui avait invité la
presse, jeudi 23 juin, à un cocktail de départ. S'apprêtant à quitter
l'avenue Bosquet, à Paris, siège de la présidence du Medef, pour gagner
l'avenue de Cortenbergh, à Bruxelles, M. Seillière s'est refusé à parler de
crise de la construction européenne. Au contraire. "La situation actuelle
est de nature à régénérer cette construction", s'est-il félicité. Saluant la
volonté de M. Blair de "moderniser" le modèle social européen, M. Seillière
s'est exclamé : "Une certaine forme de lucidité est en train de s'imposer."
Alors, Ernest-Antoine Seillière à l'Unice, soutien de choc de Tony Blair à
Bruxelles ? La question a fait rire le président du Medef. "Moi, je suis un
socialiste anglais !", s'est-il amusé.
Les investisseurs étrangers boudent la France
Les investissements directs étrangers (IDE) en France ont été divisés
par deux l'année dernière. Ils se sont montés à 24 milliards de dollars,
contre 43 milliards en 2003, selon les statistiques publiées jeudi par
l'OCDE. Dans l'ensemble des pays de la zone, les IDE ont reflué de 11,3%,
atteignant au total 407 milliards de dollars.
Les eurodéputés se votent un statut à 7000 euros par mois
Les eurodéputés ont adopté jeudi à Bruxelles, à une large majorité, un
projet de statut, en souffrance depuis 25 ans. Il leur octroie un salaire
mensuel de 7.000 euros, financé sur le budget européen. Bien qu'élus au
suffrage universel depuis 1979, les eurodéputés n'avaient en effet pas de
statut et restaient payés par les parlements de leurs pays d'origine,
touchant généralement les salaires de leurs homologues nationaux. Avec
l'élargissement, ces disparités déjà importantes (2.600 euros brut pour un
Espagnol, 5.200 pour un Français et 11.000 pour un Italien) sont devenues
considérables, un Letton ne gagnant par exemple que 980 euros et un Tchèque
2.000. En contrepartie de l'adoption de ce statut, les eurodéputés acceptent
enfin de se faire rembourser leurs frais de voyage entre leur domicile et le
Parlement (à Bruxelles ou Strasbourg) sur la base des coûts réels et non
plus sur celle d'un forfait nettement supérieur.
La Cour des comptes stigmatise l'état des finances publiques
La situation des finances publiques de la France reste préoccupante, en
dépit d'une réduction du déficit budgétaire en 2004 liée à un rebond
inattendu de la croissance. Tel est le constat dressé par la Cour des
comptes, dans un rapport publié mercredi, et adressé aux commissions des
finances de l'Assemblée nationale et du Sénat, en prévision du débat
d'orientation budgétaire, qui aura lieu début juillet. Pour les sages de la
rue Cambon, la baisse du déficit observée en 2004, de 13 milliards d'euros,
est certes "la plus forte constatée, sur un an, au cours des vingt dernières
années". Mais ces résultats "restent limités" et "ne doivent pas dissimuler
la persistance de la gravité d'ensemble de la situation des finances
publiques". La Cour souligne en conséquent "l'urgence d'un assainissement
sérieux" de ces dernières et plaide pour une plus grande prudence, notamment
en matière de prévision de croissance, jugeant que le budget 2005 a été bâti
sur un scénario "optimiste".
1,5% La prévision de croissance de l'Insee pour 2005
Dans sa note de conjoncture trimestrielle publiée mercredi, l'Insee
table sur une croissance de 1,5% en 2005, une prévision néanmoins soumise
aux aléas des cours du pétrole et de l'environnement européen. La faute de
ce ralentissement incombe au premier trimestre, période durant laquelle
l'activité a été beaucoup plus faible que prévu : elle n'a atteint que 0,2%,
contre 0,6% attendu encore en mars. C'est ce chiffre qui a été revu en
baisse. Selon l'Insee, l'activité est attendue à +0,3% au deuxième
trimestre, +0,4% au troisième trimestre et +0,6% au quatrième. Avec 1,5% de
croissance, la prévision sur l'ensemble de l'année est nettement inférieure
à celle du gouvernement, elle-même pourtant révise en baisse mardi, et qui
se situe aujourd'hui aux alentours de 2%.
La Cour des comptes souligne la «gravité» de la situation des finances
publiques
La réduction du déficit budgétaire en 2004 ne s'est pas accompagnée
d'une baisse des dépenses ; la dette de l'Etat s'est alourdie ; les comptes
sociaux se sont encore dégradés
La Cour des comptes a adressé mercredi aux commissions des Finances de
l'Assemblée nationale et du Sénat un rapport préliminaire en prévision du
débat d'orientation budgétaire, programmé début juillet. Elle s'y montre
fort alarmiste, soulignant la «persistance de la gravité d'ensemble de la
situation des finances publiques» - des propos qui entrent en résonance avec
ceux du ministre de l'économie Thierry Breton, qui a affirmé mardi que la
France vivait «au-dessus de ses moyens».
Certes, c'est un record en vingt ans, le déficit budgétaire a diminué de 13
milliards d'euros en 2004. Il s'établit à 43,9 milliards d'euros. Cette
amélioration s'explique par une croissance plus forte que prévu, soit une
hausse du PIB de 2,1% contre 1,7% initialement. D'où une hausse des rentrées
fiscales, notamment grâce à la TVA et à l'impôt sur les sociétés. Mais la
Cour apporte deux bémols : primo, la bonne conjoncture n'a pas été mise à
profit pour freiner les dépenses. Secundo, le coup de fouet de la croissance
ne se reproduira pas forcément, ce qui devrait inciter à la prudence.
Le budget 2005 a d'ailleurs été bâti sur un scénario «optimiste», juge
l'institution présidée par Philippe Seguin. Thierry Breton vient pourtant de
revoir pour la deuxième fois à la baisse la prévision de croissance à 2%.
Cela tombe bien, c'est le taux moyen de croissance observé en France sur une
longue période, et c'est l'indicateur sur lequel la Cour recommande
d'asseoir les prévisions.
La Cour affirme «l'urgence d'un assainissement sérieux des finances
publiques». En effet, la dette de l'Etat (principale composante de la dette
publique) s'est encore creusée à 935,3 milliards d'euros, soit 57,5% du PIB.
De plus, même les plus vertueux plongent à leur tour dans le rouge : «Pour
la première fois depuis plus de 10 ans, les collectivités territoriales ont
dégagé un solde négatif (-1,9 milliard d'euros) au moment où elles reçoivent
de l'Etat des transferts de compétences au financement complexe.»
Enfin, les comptes sociaux (sécurité sociale et assurance-chômage) «sont de
plus en plus déficitaires» : le «trou» s'est creusé de 9,8 milliards en 2003
à 15,9 milliards.
http://www.lesechos.fr/info/medias/200057895.pdf
L'intégralité du rapport de la Cour des comptes
Croissance : le diagnostic sévère de Thierry Breton
• La France vit « au-dessus de ses moyens », selon le ministre des
Finances, qui invite à « travailler davantage » • La croissance 2005 révisée
en baisse • La réforme de la taxe professionnelle se précise
Le ministre des Finances, Thierry Breton, a tiré la sonnette d'alarme,
hier, sur la situation
économique de la France : avec une dette publique qui a atteint 1.067
milliards d'euros fin 2004 et dont les seuls intérêts pèsent autant que
l'impôt sur le revenu, « il faut avoir le courage de dire tout simplement,
mais gravement, que la France vit au-dessus de ses moyens ». Un constat qui
intervient alors que Bercy doit réviser sa prévision de croissance, le
plancher de 2 % devenant « plutôt le plafond ». L'Insee ne table plus
désormais, lui, que sur 1,5 %. Pour relancer durablement l'activité et «
financer notre modèle social », le ministre des Finances demande aux
Français de « travailler plus ». Mais si le constat est radical, les
propositions le sont moins. Thierry Breton propose notamment d'amplifier le
cumul emploi-retraite ou de récompenser financièrement la mobilité
géographique des demandeurs d'emploi. Le ministre délégué au Budget,
Jean-François Copé, a de son côté précisé les contours de la réforme de la
taxe professionnelle.
Le déficit sécu sera très élevé en 2005, malgré la réforme de l'assurance
maladie
Le déficit de la sécurité sociale (11,6 mds EUR) devrait très faiblement
refluer par rapport au niveau historique atteint en 2004, malgré l'impact de
la réforme de l'assurance maladie, les branches vieillesse et famille
plongeant dans le rouge alors que le chômage pèse sur les recettes.
Selon les prévisions de la Commission des comptes de la sécurité sociale (CCSS),
publiées mardi, la sécu devrait enregistrer un déficit de 11,6 mds d'EUR en
2005, soit à peine moins qu'en 2004, où le "trou" de 11,9 mds EUR avait été
qualifié d'historique, et bien plus que ce qui avait été prévu en septembre
(10 mds EUR).
Si l'on additionnait le déficit du régime général et celui du Fonds de
solidarité vieillesse (lequel s'accroît "fortement" en 2005, à 1,9 mds d'EUR),
on obtiendrait un trou de quelque "13,5 milliards d'euros en 2005, contre
12,5 en 2004", note d'ailleurs la CCSS dans son rapport.
Les trois risques de l'économie française, selon la Banque de France
Lors de la présentation annuelle du rapport de la Banque de France, son
gouverneur, Christian Noyer, a identifié trois risques pour l'économie
française. Tout d'abord, la détérioration des échanges extérieurs. Ensuite,
les tensions sur les prix du logement. Enfin, la persistance de déficits
publics excessifs. Christian Noyer a également évoqué la nécessité de
poursuivre les réformes structurelles, de maîtriser les dépenses publiques
et de stabiliser les prix. Des efforts grâce auxquels "l'économie française
pourra améliorer sa situation relative et élever progressivement son
potentiel de croissance économique".
Chute de la consommation des ménages
La consommation des ménages en produits manufacturés a diminué de 0,9%
en mai par rapport à avril, après avoir augmenté de 1,1% en avril. Sur un
an, la consommation reste toutefois orientée à la hausse, à +2,5%. C'est ce
que révèlent les statistiques de l'Insee publiées mardi, corrigées des
variations saisonnières. Les analystes tablaient en général sur une baisse
de 0,3% sur un mois et une hausse de 3,5% sur un an.
Thierry Breton taxe Blair de "mensonge" mais souhaite son succès
Le ministre français de l'Economie Thierry Breton accuse le Premier
ministre britannique Tony Blair de "calcul", de "mensonge" et de
"malhonnêteté" sur la politique agricole commune (PAC).
Thierry Breton: une leçon d'économie aux Français sans les culpabiliser
Le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton s'est expliqué
dimanche devant le Grand Jury RTL Le Monde sur l'idée que la France vivait
"au-dessus de ses moyens" en mettant en avant sa détermination à "faire
re-comprendre l'économie" aux Français.
"Ma méthode, elle est simple: dire la vérité aux Français, faire
re-comprendre l'économie aux Français", a-t-il indiqué sur un ton pédagogue.
Interrogé sur le fait de savoir s'il était "libéral" au sens de la théorie
économique, M. Breton a indiqué qu'il était "un pragmatique" et "qu'il ne
savait pas ce que c'était qu'être libéral".
"C'est vrai que j'ai indiqué que j'estimais que la France d'aujourd'hui
vivait sans doute aujourd'hui, pour son modèle, et, pour nos recettes,
au-dessus de ses moyens", a-t-il répété.
Mais, "je n'ai pas dit que les Français vivaient au-dessus de leurs moyens,
car beaucoup de Français souffrent aujourd'hui", pour bien marquer qu'il
n'avait pas chercher à culpabiliser les Français, capables de comprendre
qu'on ne peut pas dépenser plus qu'on ne gagne.
"Je ne suis pas uniquement le ministre de la dépense, je suis aussi le
ministre des recettes, on essaie de dépenser correctement, parfois un peu
trop me semble-t-il", a-t-il lancé. "Je le dis avec mes mots, avec ma force
et avec ma conviction", a-t-il ajouté.
"Dans toutes les familles on tient des budgets, il y a une colonne à droite
on met les dépenses, et à gauche on met les recettes, pour un Etat c'est
aussi la même chose", a déclaré Thierry Breton, alors qu'on connaîtra lundi
les engagements du gouvernement en termes de maîtrise des dépenses et
déficits.
En effet, les lettres de cadrage budgétaires pour l'année 2006, qui fixent
les engagements du gouvernement arriveront "demain" lundi dans les
ministères.
M. Breton a illustré son propos par des exemples concrets. Ainsi sur le
chapitre de la dette: "lorsque vous payez un appartement et que vos intérêts
sont plus importants que ce que vous gagnez il y a un problème", a dit le
ministre.
Mardi lors de sa conférence de presse, M. Breton avait rappelé que la dette
de la France avoisinait 1.100 milliards d'euros, en indiquant que "chaque
enfant naît aujourd'hui avec une dette de plus de 17.000 euros".
Interrogé sur les efforts à fournir pour l'Etat, M. Breton a indiqué que
"l'Etat revoit en permanence ses modes de fonctionnement" et que dans le
cadre de la réforme de la nouvelle loi de finances (LOLF), chaque "ministère
devient propriétaire de ses économies", "une révolution" selon lui.
Désormais, chaque ministre a une enveloppe dont il est "responsable",
comprenant "un plafond d'emplois, avec à charge pour lui d'en faire moins
s'il le veut", a-t-il expliqué. "Aujourd'hui, il y a 5.000 suppressions de
postes programmés, c'est un plafond et je prends le pari qu'il y en aura
plus", a-t-il indiqué. Mais, ces suppressions doivent permettre des
réinvestissements dans l'Enseignement supérieur, la Recherche, et les
ministères régaliens tels que la Justice et l'Intérieur.
Sur le thème de la croissance, M. Breton a réitéré sa prévision de 2% pour
l'année 2005, malgré une estimation de l'Insee moins optimiste à 1,5%.
"On reverra en septembre la croissance, comme le fait systématiquement le
gouvernement après les vacances", a-t-il précisé, donnant la date du 15
septembre pour sa prochaine conférence de presse.
"Rendez-vous à l'automne, pour précisément avoir un réajustement, si
celui-ci est nécessaire".
Fonctionnaires: 5.000 fonctionnaires en moins en 2006
Le nombre de fonctionnaires de l'Etat devrait être réduit de 5.000 en
2006, selon le projet de budget annoncé par Matignon, un chiffre inférieur à
celui de 2005
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35.000 foyers
marseillais privés d'électricité lundi 20 juin 2005 13h38
Environ 35.000 foyers
marseillais ont été privés d'électricité lundi en raison d'une grève
nationale des salariés d'EDF-GDF opposés au "processus de privatisation" de
Gaz de France.
Menace sur une bulle immobilière intercontinentale
A Los Angeles, Bangkok, Shanghai, Paris ou Madrid, la spéculation
immobilière alimente une bulle dont l'explosion aurait des conséquences
ravageuses pour les économies et pour des ménages qui se sont souvent
surendettés pour devenir propriétaires.
Cette bulle immobilière gonfle avec l'afflux de liquidités monétaires sous
l'effet de deux facteurs majeurs: des taux d'intérêts historiquement bas et
une méfiance des épargnants pour la Bourse.
Les taux d'intérêt sont une véritable aubaine pour les spéculateurs et les
particuliers. Ils peuvent emprunter de l'argent plus facilement grâce à des
remboursements moins lourds. Pour appâter encore un peu plus l'acheteur, les
banques allongent la durée des prêts sur 20, 30 ans, voire au-delà, et
mettent de l'argent frais sur le marché de l'immobilier.
Echaudés par l'explosion de la bulle boursière, les investisseurs mettent
une grande partie de leurs liquidités dans les placements immobiliers,
achètent et revendent parfois des logements qui ne sont pas encore sortis de
terre et entretiennent ainsi la hausse des prix.
Par ailleurs, depuis quelques mois, la montée en flèche des prix du pétrole
apporte une manne financière aux pays producteurs qui recyclent maintenant
une bonne partie de leurs liquidités dans l'immobilier.
Le Japon, dont l'économie porte toujours les stigmates de la dernière bulle
immobilière du début des années 90, la Grande-Bretagne, qui tente un
atterrissage en douceur après des années de frénésie, ou l'Australie
enregistrent un tassement des prix des logements.
En revanche, aux Etats-Unis, l'emballement du marché commence à être
inquiétant et dans la quasi-totalité des pays européens ou asiatiques la
bulle immobilière menace.
Si cette bulle devait finalement éclater, les conséquences pourraient être
dévastatrices.
La croissance économique, alimentée par la consommation des ménages, serait
chahutée aux Etats-Unis comme dans tous les pays où la bulle s'est
développée.
Pour peu que la valeur des maisons et des appartements dégringole avec en
parallèle une remontée des taux d'intérêt, les propriétaires, même en
revendant leur bien, auraient les plus grandes difficultés à rembourser
leurs prêts.
France : le déficit extérieur explose
Le déficit extérieur de la France s'est encore creusé en avril à 3,2
milliards d'euros. Et sur les douze derniers, le trou atteint 17,4 milliards
d'euros. Un record historique! Pourtant la facture énergétique a reculé de
600 millions d'euros. Cette piètre performance s'explique par la faiblesse
des exportations due à une perte de compétitivité de la France. L'euro cher
l'explique mais pas seulement.
France : moins de créations d'entreprises
Face au ralentissement de l'activité, le nombre de créations
d'entreprise recule (-2,4% en mai sur un mois). Quelque 25.058 sociétés ont
été crées contre 25.684 un mois plus tôt. Cette baisse s'observe dans la
majorité des secteurs mais en particulier dans l'industrie (-6,5%), le
commerce (-5,2%) et les services aux particuliers (-3,3%). Seul l'immobilier
tire son épingle du jeu avec une hausse de 6,9% sur la période.
SECU Un “tour de France” pour la “liberté sociale”
Président du MLPS (Mouvement pour la liberté de la protection sociale),
Claude Reichman s’apprête à lancer un “tour de France de la liberté
sociale”. Affirmant, textes à l’appui, que les directives européennes
permettent désormais aux Français de cesser de cotiser à la Sécurité sociale
pour s’assurer (à moindre coût) auprès d’organismes privés, y compris
étrangers, le très libéral Reichman, ancien proche de Raymond Barre puis de
Charles Millon, est soutenu par le CNE (Conseil national des entrepreneurs).
Il assure sur son site (www.claudereichman.com) que « d’ici un an au plus
tard, le verrou de la sécurité sociale obligatoire aura sauté ».
Microsoft briderait son moteur en Chine pour faire plaisir à la censure
"Démocratie", "liberté" et "droits de l'Homme" ne sont pas les bienvenus
sur le moteur de recherche du nouveau portail chinois de Microsoft. Il
semble bien que, comme Google et Yahoo auparavant, le numéro un mondial des
logiciels, qui a récemment lancé un portail en joint venture avec une
société d’Etat, se soit fait le complice de la censure en bloquant les
réponses à ces mots clés. D'autres expressions comme "indépendance de Taïwan"
ou "manifestations" ne pouvaient non plus être utilisées lundi. Les
internautes qui tentaient d'entrer ces mots se voyaient invités à en
utiliser d'autres. Le gouvernement chinois tente de contrôler tant bien que
mal les informations sur la toile, utilisée notamment par certains
dissidents pour faire passer leurs idées. Plusieurs d'entre eux ont été
emprisonnés.
La Chine renforce sa police du Web
La municipalité de Pékin va recruter 4000 cyber-agents chargés de la
surveillance d'Internet. La Chine renforce ainsi sa capacité à censurer le
Web tout en s'assurant au besoin la complicité des entreprises occidentales.
C’est une nouvelle étape dans le contrôle du Web que la Chine s’apprête à
franchir. La municipalité de Pékin se lance à la recherche de 4000 diplômés
de l’université pour en faire des cyber-agents chargés de contrôler les
agissements sur Internet. Le mois dernier, c’était le gouvernement central
qui mettait en place des groupes spéciaux d’espions en charge de propager
sur Internet des messages politiques positifs et d’assurer un meilleur
contrôle de l’expression des opinions publiques.
Avec ses 4000 cyber-policiers policiers, la municipalité de Pékin resserre
la présence politique sur la toile. Selon l’agence Nouvelles de Chine, les
cyber-agents auront pour fonction de lutter contre les fraudes dans le
commerce électronique, mais aussi de chasser les « idées malsaines ». Des
idées dont le contenu n’est pas précisé, mais qui se rapportent
habituellement à des sujets allant de la pornographie à des discussions sur
des sujets politiques sensibles. 800 cybercafés de la capitale et 3000
fournisseurs d’accès sont dans la ligne de mire de cette nouvelle unité qui
aura le pouvoir de censurer immédiatement un contenu ou des images jugés «
inappropriés ». Plusieurs villes du pays ont déjà devancé la capitale avec
leurs unités de propagande en ligne. Les agents de ces unités, qui se
présentent comme des utilisateurs ordinaires des forums de discussion sur
Internet, profitent de leur anonymat pour faire passer des messages
favorables au gouvernement.
Les 4000 « cyber-agents » de Pékin viendront s’ajouter à un réseau de
contrôle déjà bien étoffé. Un rapport rédigé par trois universités
anglo-saxonnes estime que la Chine emploie des milliers de personnes pour
construire un système omniprésent, sophistiqué et efficace » de censure du
Net. « La Chine a aujourd’hui les systèmes technologiques et juridiques de
surveillance et de censure sur Internet les plus développés et les plus
efficaces du monde », déclarait en avril John Palfrey, un des responsables
de l’étude. Des milliers de cyber-cafés ont été fermés par le gouvernement
et la répression frappe les cyber-dissidents. Les journaux occidentaux
semblent eux aussi visés. Ainsi le quotidien libération révélait vendredi
qu'il n'était plus accessible depuis un mois pour les internautes vivant en
Chine.
Mais il indiquait ignorer s'il était directement visé par la censure ou
simplement la victime collatérale de la censure d'une adresse électronique
trop proche de la sienne.
Dans cette censure croissante de l’Internet chinois, il faut aussi compter
avec la complicité de grands entreprises occidentales qui ne veulent pas
rester à l'écart d’un marché de quelque 100 millions d’internautes et qui
devrait atteindre 120 millions cette année. Dernière entreprise accusée de
collusion avec le gouvernement de Pékin : Microsoft. La version chinoise du
portail du numéro un mondial du logiciel refuse d'indiquer des sites en
réponse à des recherches sur certains mots clés tels que « démocratie », «
liberté » ou encore « droits de l’homme ». Les portails de Google et Yahoo
ont connu ce même type d’ « allergie ».
Des agents d'EDF-GDF coupent l'éclairage public dans le Nord
Des agents d'EDF-GDF ont coupé dans la nuit de jeudi à vendredi
l'éclairage public dans le centre d'une demi-douzaine de communes de
l'agglomération lilloise pour protester contre l'ouverture du capital de
GDF, apprend de sources syndicales.
Les agents ont retiré les fusibles de plusieurs postes d'alimentation,
affectant notamment les centres-villes de Roubaix, Tourcoing et Wasquehal.
La ville de Lille n'a en revanche pas été touchée.
L'intersyndicale a justifié son action par la volonté de "lutter contre le
pillage de Gaz de France" et a annoncé d'autres mouvements de protestation
dans les jours à venir.
En France, 13.500 emplois délocalisés chaque année
Entre 1995 et 2001, environ 13.500 emplois industriels auraient été
délocalisés chaque année, soit à peu près 0,35% du total de l'emploi
industriel, selon le "Rapport sur les comptes de la nation de 2004" publié
vendredi par l'INSEE.
Et contrairement à certaines idées reçues, plus de la moitié des
délocalisations (53%) s'effectuent vers des pays développés. Ainsi,
l'Espagne arrive en tête (16%), devant l'Italie (15%), l'Allemagne (14%),
les Etats-Unis (13%) et la Belgique (10%), précise l'Institut national de la
statistique et des études économiques.
"Par exemple, quand deux entreprises produisent la même chose en France et
aux Etats-Unis, il arrive que l'une des deux ferme par souci de
rationalisation", ce qui entraîne une délocalisation, a expliqué lors de la
présentation du rapport Patrick Aubert, chargé d'études à la division
marchés et stratégies d'entreprise de l'INSEE.
Vers les pays développés, les délocalisations concerneraient surtout des
secteurs très concentrés, où agissent de grands groupes internationaux comme
l'automobile, l'aéronautique, la pharmacie et l'électronique.
Les délocalisations vers les pays à bas salaires sont nombreuses dans les
secteurs de l'habillement et du textile, dans les industries des équipements
du foyer. Il s'agit souvent de secteurs qui utilisent intensivement une main
d'oeuvre peu qualifiée.
Sur les 47% des délocalisations qui s'effectuent vers ces pays, la Chine est
particulièrement concernée (30%), devant le Brésil, le Maroc, la Tunisie
(8%) ou encore la République tchèque (6%).
Dans l'Hexagone, les délocalisations représenteraient chaque année 0,7% de
l'emploi total des grands groupes (plus de 5.000 salariés) contre 0,1% de
l'emploi total dans les groupes ou entreprises de moins de 50 salariés.
Rappelons qu'en parlant de délocalisations, on évoque des producteurs
installés en France qui choisissent de transférer une partie de leur
activité de production à l'étranger, que ce soit par filialisation ou appel
à la sous-traitance.
La France doit mieux maîtriser ses dépenses publiques, selon l'OCDE
La France doit mieux maîtriser ses dépenses publiques, améliorer le
fonctionnement de son marché du travail et intensifier la concurrence si
elle veut stimuler la croissance et l'emploi, préconise l'OCDE dans une
étude publiée jeudi.
Dans ce rapport détaillé sur la France, l'Organisation pour la coopération
et le développement économiques (OCDE) met en exergue "le creusement de la
dette publique" estimant qu'il résulte en partie "d'une maîtrise
insuffisante des dépenses".
Le déficit a été réduit de 4,2% du produit intérieur brut (PIB) en 2003 à
3,6% du PIB en 2004, mais l'objectif du gouvernement de le ramener en deçà
de 3% en 2005, limite préconisée par le pacte européen de stabilité,
pourrait ne pas être atteint, selon l'Organisation.
"Il demeure un risque de dépassement des 3% de PIB cette année",
estime-t-elle, conformément à ses précédentes prévisions, diffusées il y a
deux semaines, dans le cadre d'un rapport mondial.
Quant à 2006, selon ses projections actuelles, "le déficit ne sera pas
inférieur à 3% de PIB" alors que dans ses perspectives mondial, l'OCDE
indiquait il y a deux semaines tabler sur un déficit de 2,9% du PIB.
Du coup, le ratio d'endettement, actuellement autour de 65% du PIB, "ne
paraît pas devoir rapidement baisser dans un avenir proche". La France
"risque donc d'être mal préparée" pour faire face aux dépenses de santé et
de retraite accrues en raison du vieillissement de la population, et ce
"malgré les réformes importantes récemment adoptées".
L'organisation plaide par ailleurs pour une "réforme plus fondamentale de
l'ensemble du système fiscal". Elle suggère de "réduire le nombre d'organes
participant au calcul et à la collecte des taxes et des redevances et de
diminuer les coûts administratifs pesant sur les contribuables", en
explorant par exemple la piste d'une retenue à la source pour l'impôt sur le
revenu.
Autre point clé de l'étude, "la faible performance du marché du travail"
avec un chômage "irréductiblement élevé aux alentours de 10%".
Sur ce point, l'OCDE propose de s'attaquer aux coûts du travail, par des
mesures telles que la Prime pour l'emploi (PPE), ou le contrôle du salaire
minimum, le SMIC, dont les augmentations futures "devraient se limiter à
celle nécessaires au maintien de son pouvoir d'achat", estime-t-elle.
L'organisation critique par ailleurs la multiplication des contrats
spéciaux, à l'heure où gouvernement et syndicats français entament des
discussions consacrées notamment au "Contrat nouvelle embauche", qui prévoit
une période de préavis de deux ans.
Enfin, l'OCDE préconise une intensification de la concurrence, qui, en
dynamisant certains secteurs "excessivement réglementés", essentiellement
les "services protégés", permettrait d'augmenter "la productivité et
l'emploi".
Six Français sur dix regrettent le franc, selon un sondage
Six Français sur dix (61%) disent regretter le franc, disparu en janvier
2002 au profit de l'euro, alors que cette proportion n'était que de 39% en
février 2002, selon un sondage Ifop paraissant vendredi dans l'hebdomadaire
"Valeurs actuelles". Ils sont 39% aujourd'hui à ne pas regretter l'ancienne
monnaie nationale.
La proportion des nostalgiques monte à 77% parmi les sondés qui disent avoir
voté "non" au référendum de mai dernier sur la Constitution, contre 23%. Du
côté des "ouistes", 56% ne la regrettent pas contre 44%.
- sondage réalisé les 9 et 10 juin auprès d'un échantillon de 1.006
personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus,
selon la méthode des quotas.
La bataille du rail
C'est une nouvelle bataille du rail qui s'est jouée le 13 juin à
Dugny-sur-Meuse. Le chef de gare a dû passer la main aux gendarmes mobiles
pour donner le signal de départ au premier train de fret privé autorisé à
circuler en France depuis la nationalisation des chemins de fer en 1937.
Tout un symbole pour les cheminots, qui dénoncent la brèche ouverte dans le
monopole de la SNCF. Trois cents à quatre cents d'entre eux, réunis à
l'appel des syndicats, avaient érigé des barricades et enflammé des
traverses.
Le convoi, une vingtaine de wagons tractés par une locomotive de Connex
(filiale du groupe privé Veolia Environnement), devait rallier les aciéries
Saarstahl, en Allemagne. Selon Connex, ce premier contrat en France porte
sur le transport de 200 000 tonnes de chaux par an. Il représente un chiffre
d'affaires cumulé de 10 millions d'euros sur cinq ans. A comparer aux 2
milliards d'euros du chiffre d'affaires de Fret SNCF. Pas encore de quoi lui
faire de l'ombre.
Ce que craignent en réalité les syndicats, c'est la perte de leur statut.
Car, avec des conducteurs embauchés au même salaire et formés sur les
simulateurs de la SNCF, Connex pratique des tarifs inférieurs de 20 % à ceux
de la SNCF. La marche vers plus de concurrence est inéluctable. Ainsi en a
décidé Bruxelles. Pour l'heure, seul le marché du fret international est
concerné. Le marché national de marchandises s'ouvrira en 2006, avant celui
des voyageurs, entre 2008 et 2010
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Le
président français pour un «dialogue» mondial des acteurs économiques et
sociaux
Jacques
Chirac a jugé aujourd'hui que l'instauration à l'échelle mondiale d'un
«dialogue» entre les acteurs économiques et sociaux était «une absolue
nécessité» à l'heure de la mondialisation, dans un message à l'Association
internationale des conseils économiques et sociaux (Aicesis) réunie en
congrès à Paris.
Face aux forces du marché, «nous devons réinventer à une échelle plus vaste,
européenne et internationale, le dialogue des acteurs économiques et des
partenaires sociaux», a-t-il dit dans ce message rendu public par l'Elysée.
«C'est une absolue nécessité si nous voulons mettre la liberté économique au
service du progrès démocratique et humain», a ajouté le chef de l'Etat.
Pour M. Chirac, l'Aicesis «préfigure le renouveau du dialogue social au
niveau mondial», qui, selon lui, «ne saurait être l'apanage des pays riches,
car l'équité est la véritable matrice du développement».
«Elle l'est pour les pays émergents aujourd'hui confrontés aux défis du
partage des fruits de leur croissance et de la mise en place de filets de
protection sociale pour les plus vulnérables», a-t-il souligné.
Il s'est aussi félicité que ce congrès débatte de «la création de mécanismes
innovants» pour le financement du développement comme «de la lutte contre
l'exclusion sous tous ses visages», qu'il s'agisse des minorités, des
malades du sida ou de l'émancipation des femmes.
Un
député allemand a osé lever le tabou de la langue de bois qui sévit dans
nombre de pays européens mais en particulier dans le nôtre.
. Oui, le refus de
l’adhésion de la Turquie –et par voie de conséquence l’accroissement
inévitable de l’influence de l’Islam dans la future Europe Unie- a pesé et
pèse encore très lourd dans les motivations des opposants au projet de
traité constitutionnel. Allons au fond des choses dans la recherche des
causes réelles des échecs des référendums français et néerlandais
sur la question. Comme ils sont tenus de le faire, les sondeurs ont mis en
avant seulement des raisons « avouables ». : Ras le bol général ; Problème
du chômage : Mondialisation. Aucun chez nous n’a osé braver les législations
mises en place pour faire la police de la pensée dans des domaines devenus
tabous. Ceci étant, nous sommes, nous, persuadés que s’il l’on n’avait pas
affirmé contre toute évidence « qu’il n’y avait aucun lien entre l’adhésion
de la Turquie et le projet de constitution » ; si des Français influents
de confession musulmane appuyés par la gauche et les Verts n’avaient pas
tenté depuis dix ans avec ou sans Tariq Ramadan de nous imposer de les
laisser vivre chez nous comme en terre d’Islam, la crainte de la contagion
n’eut eu aucune raison d’être et l’adhésion éventuelle de la Turquie moins
controversée.. Si l’on avait laissé ouverte la possibilité d’une autre
issue aux discussions avec la Turquie que l’adhésion pleine et entière, les
inquiétudes eussent été aussi apaisées autant que faire se pouvait. Ceci
n’ayant pas été, dans l’isoloir, à l’abri de toute incursion dans ses
sentiments profonds et ses opinions les plus intimes, les électeurs
ont osé majoritairement signifier ce qu’ils ne diront jamais en public. Les
sondeurs, eux, savaient Pas Giscard, pas Chirac ! ! Là est tout le
problème ici et maintenant. René Herçay
Dominique de Villepin : "nous n'avons pas à
choisir entre le libéral et le social"
Il a tout d'abord tenu à rassurer les
Français, en affirmant qu'il n'était « certainement pas » question de
« revenir sur les fondements de notre modèle social ». Et il a revendiqué la
possibilité de « concilier volonté de justice et liberté d'entreprendre ».
Autrement dit, le social et le libéral.
L'Italie ne craint pas les sanctions de la Commission européenne
La
procédure en déficit excessif, ouverte mercredi par la Commission européenne
à l'encontre de l'Italie, n'inquiète pas Gianfranco Fini. Selon le
vice-premier ministre italien, "Bruxelles nous a fait voir le carton jaune,
l'avertissement, comme il l'avait fait avec Paris et Berlin" en 2003.
L'Italie a en effet dépassé pendant deux années consécutives le plafond
imposé par le pacte de stabilité pour les déficits publics, fixé à 3% du
PIB. Gianfranco Fini a assuré que les inquiétudes devaient plutôt être
focalisées sur "l'économie, pas seulement italienne, mais celle de toute
l'Europe". Rome subit actuellement une récession, avec une baisse du PIB de
0,4% au dernier trimestre 2004, et de 0,5% au premier trimestre 2005.
En prétendant défendre les travailleurs contre les abus (éventuels) des
chefs d’entreprises les dispositions actuelles du code du travail
ont transposé dans les textes et ce n’est pas par hasard le dogme marxiste
de la lutte des classes qui veut que les patrons soient toujours des
exploiteurs et les ouvriers des exploités et qu’il faut donc protéger par la
loi les uns contre les autres. Nombre d’entreprises en France en sont mortes
laissant sur le pavé cent fois plus de chômeurs que le cynisme de certains
patrons n’en aurait pu produire. La mondialisation que l’on peut
exécrer
ou vénérer mais qui est devenue la
règle incontournable de l’économie planétaire ne permet plus aux canards
boiteux de survivre quoi que fassent les états pour les aider à continuer
à claudiquer. Il serait temps que la France où le marxisme persiste à gauche
comme à droite dans l’analyse des problèmes fasse son aggiornamento. Peut-on
compter sur l’actuel gouvernement pour cette révolution ? Certainement pas.
Il est constitué pour l’essentiel des ministres des deux précédents et
recevra son inspiration du même président. Dès lors nous allons perdre deux
ans en vaines palabres alors que tous les clignotants sont maintenant chez
nous au rouge. Peut-on attendre d’une alternance socialiste que les choses
changent dans ce sens. Pas davantage. Nous sommes en 1958. Mais point de
général de Gaulle à l’horizon. Alors ? Un 1968 à rebours ? Raoul Altimare.
Londres donne le coup de grâce à la
Constitution européenne
La Grande-Bretagne a officiellement
annoncé lundi qu'elle suspendait l'organisation du référendum sur la
Constitution, prévu en 2006. Et ce malgré les appels répétés à poursuivre
les processus de ratification dans chacun des pays membres.
Il aura fallu tout juste une semaine pour que Londres tire les enseignements
du « non » de la France à la Constitution européenne. Et accentue ainsi la
crise dans laquelle est plongée l'Europe. La Grande-Bretagne a en effet
annoncé lundi, par la voix du porte-parole du 10 Downing street, que le
processus parlementaire qui doit permettre l'organisation du référendum en
2006 était « suspendu jusqu'à ce qu'il y ait plus de certitudes sur ce qui
va se passer ». Ajoutant toutefois que « cela ne veut pas dire que nous
retirons aux Britanniques la possibilité de voter s'il y a une Constitution
sur laquelle voter ». L'annonce officielle, faite par Jack Straw, le
ministre des affaires étrangères, est intervenue plus tard dans la journée.
L'euro est de nouveau la cible d'un ministre italien
L’euro
est à nouveau dans la ligne de tir en Italie. Après les déclarations du
ministre italien du travail Roberto Maroni en faveur de l’instauration d’une
double circulation euro/lire, c’est le ministre des réformes qui emboîte le
pas. "Nous étudions avec des économistes et des experts de droit européen
que faire. Il n'y a pas seulement l'hypothèse d'un retour à la lire. Nous
pensons également à la double circulation. Nous pourrions aussi imaginer une
nouvelle monnaie, appelons la Lire avec un L majuscule, liée au dollar", a
déclaré Roberto Calderoli dans une interview au quotidien La Repubblica. "Je
m'en fiche des décisions de Bruxelles", a-t-il ajouté. "Ces décisions ne
sont que du papier sans aucune valeur après les verdicts populaires français
et hollandais. Ces messieurs (de la Commission européenne, ndlr) n'ont qu'à
faire leurs valises et s'en aller." Ces déclarations pourraient bien inciter
la Banque centrale européenne à publier demain un communiqué afin de calmer
les marchés financiers.
Les
Néerlandais rejettent massivement la Constitution européenne
Trois
jours après la large victoire du "non" en France, les électeurs néerlandais
ont porté un nouveau coup au projet de Constitution européenne qu'ils ont
massivement rejeté. Selon des résultats définitifs quasi-complets donnés par
l'agence de presse locale ANP, le camp du "non" a recueilli 61,6% des
suffrages exprimés contre 38,4% pour le camp du "oui". Le taux de
participation a été de 62,8%, très supérieur à celui de 39% enregistré aux
élections européennes de 2004.
"QUELQUE
CHOSE NE VA PAS DANS LE PAYS"
Le
résultat de cette consultation populaire, la première de l'histoire aux
Pays-Bas, n'a dans les textes aucune valeur contraignante, le Parlement
étant seul habilité à accepter ou à rejeter la Constitution européenne. Les
députés devront dans tous les cas de figure voter sur le texte.
Néanmoins, les partis politiques et le gouvernement avaient fait savoir
qu'ils respecteraient la volonté populaire en cas de participation
supérieure à 30%.
Le "non" sans équivoque des Pays-Bas constitue un nouveau signe de la
défiance d'une population dressée contre les élites du royaume depuis le
meurtre en 2002 du responsable populiste Pim Fortuyn, élu sur un programme
hostile aux immigrés, suivi par celui l'an dernier du cinéaste Theo Van Gogh,
grand pourfendeur de l'islam.
Les cinq principaux partis néerlandais, dont les trois formations de la
coalition gouvernementale, avaient fait campagne pour le "oui". Le populiste
Geert Wilders, considéré comme l'héritier politique de Fortuyn, a
immédiatement appelé Balkenende à démissionner et à organiser des
législatives anticipées.
"Si vous réalisez que les deux tiers du Parlement soutenaient la
Constitution alors que deux Néerlandais sur trois se sont prononcés contre,
vous comprendrez que quelque chose ne va pas dans le pays", a-t-il déclaré.
Les Pays-Bas, l'un des six pays fondateurs de l'Union européenne dans les
années 1950, ont vu ces dernières années une montée en puissance de
l'hostilité à Bruxelles dans un contexte de tensions politiques et sociales
accrues.
Multiforme comme en France, l'opposition au traité s'est appuyée sur la
méfiance des Néerlandais vis-à-vis de l'euro, la crainte qu'ils ont de
perdre le contrôle de leur politique d'immigration, leur hostilité à la
candidature de la Turquie à l'UE et la peur de voir Bruxelles s'attaquer aux
aspects les plus originaux de la législation néerlandaise sur le mariage
homosexuel, les drogues douces ou l'avortement.
Le rejet néerlandais pourrait enfoncer un second clou dans le cercueil d'un
traité constitutionnel censé améliorer le fonctionnement du bloc
communautaire après son élargissement en mai 2004 à vingt-cinq.
Un ministre italien prône le retour temporaire à la lire.
Les responsables européens jugent l'hypothèse "absurde". Mais le débat
sur la possibilité d'avoir durablement une monnaie sans Etat rebondit.
Il aura fallu quelques jours à peine pour que, une fois la Constitution
européenne rejetée par la France, puis par les Pays-Bas, l'euro soit remis
en question. Il ne s'agit certes pour le moment que du ministre italien des
affaires sociales qui, par ailleurs, est en désaccord sur cette question
avec Silvio Berlusconi. Il n'empêche : les déclarations de Roberto Maroni,
dans La Republicca de vendredi, ont mis le feu à la monnaie unique. Il
estime que Rome devrait abandonner temporairement l'euro et revenir à un
système de double circulation avec la lire. Et demande un référendum sur
cette question, insistant sur le fait que, « depuis trois ans, l'euro a
montré qu'il n'était pas à la hauteur face au ralentissement de l'économie,
la perte de compétitivité et la crise de l'emploi ».
Des déclarations officielles qui viennent après les rumeurs véhiculées en
début de semaine par l'hebdomadaire allemand Stern, selon lequel le ministre
allemand des finances, Hans Eichel, avait parlé d'un « échec de l'union
monétaire ». Evoquer la disparition de l'euro ne provoque plus les
sarcasmes. La Bourse de Londres, première place mondiale pour l'échange des
devises, juge certes l'événement improbable, mais, fait nouveau, en discute.
Résultat, depuis dimanche, l'euro a perdu plus de 2,5% face au dollar. Les
responsables européens sont aussitôt montés au créneau pour défendre la
monnaie unique. Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude
Trichet, avait déjà qualifié jeudi d'« absurdes » l'hypothèse d'un
éclatement de la zone. Guy Quaden, président de la banque centrale de
Belgique et à ce titre membre du directoire de la BCE, a traité vendredi un
tel scénario de « science-fiction ». Et un porte-parole de la Commission
européenne a enfoncé le clou en rappelant vendredi que « l'euro, c'est pour
toujours ».
De fait, le Traité sur l'union monétaire ne prévoit pas de clause de sortie.
Et c'est heureux, selon Agnès Benassy-Quéré. Interrogée par Lexpansion.com,
cette économiste du Centre d'études prospectives et d'informations
internationales affirme que « l'euro est innocent des critiques que l'on
fait à l'Union européenne » et trouve « injuste » de faire de lui un « bouc
émissaire ». Mais elle concède que l'objectif de la BCE, la stabilité des
prix, n'est « pas assez vaste ». Et qu'elle est sans doute « trop
indépendante ». Le problème, c'est que le double « non » franco-néerlandais
éloigne la perspective d'une Europe plus politique, qui ferait contrepoids.
Or, comme le rappelait l'économiste Michel Aglietta il y a six mois dans un
entretien accordé à Lexpansion.com : « Il n'y a aucun exemple dans
l'histoire d'une union monétaire qui ait survécu sans souveraineté politique
dans le même espace. »
"De Chirac on ne se souviendra de rien, sauf de mes réformes" François
Fillon, ex-ministre de l'Education nationale
Au lendemain d'un remaniement gouvernemental, les ministres évincés ont
le droit d'être déçus, mais donnent surtout l'impression d'être aigris. Ils
invoquent leur liberté de parole recouvrée pour mieux masquer leur
inactivité forcée. La formation hier jeudi du gouvernement Villepin n'a
évidemment nullement dérogé à cette règle non écrite des petits travers
politiciens. Et François Fillon, Michel Barnier ou encore Patrick Devedjian
de l'appliquer à merveille.
François Fillon, désormais ancien ministre de l'Education nationale, aurait
donc lâché cette sentence définitive, selon le Monde daté samedi : « Quand
on fera le bilan de Chirac, on ne se souviendra de rien, sauf de mes
réformes ». Michel Barnier, son collègue des Affaires étrangères, ne sera
pas plus amène en constatant que son équipe était « décapitée » par le rejet
de la Constitution européenne, ajoutant alors : « En cherchant bien, on
devra sans doute trouver d'autres raisons au vote des Français dimanche
dernier que le travail ou l'engagement des quatre ministres qui sont devant
vous ensemble ce matin ». Michel Barnier associait dans son hommage ses deux
ministres délégués, Claudie Haigneré et Xavier Darcos, ainsi que son
secrétaire d'Etat, Renaud Muselier. Tous éconduits. Enfin, Patrick
Devedjian, ci-devant à l'Industrie, qui n'a pu être sauvé de la purge en
dépit ou à cause de son positionnement sarkoziste, vantait sa « liberté
d'expression » : « A moi, le ministère de la parole ! ». Rappelons que 17
des 41 des membres de l'équipe Raffarin III ont été remerciés.