Conscience Politique   "le journal à contre pied de la pensée unique"   www.conscience-politique.org

BREVES DE JUIN 2005

1200 euros
L'allocation universelle réclamée par la Fondation Copernic
Un appel pour que tout le monde, salarié ou chômeur, gagne au moins 1200 euros par mois. Telle est l'initiative lancée mardi par la Fondation Copernic, un groupe de réflexion de gauche qui rassemble notamment des responsables associatifs et des universitaires. La proposition, nouvel avatar du revenu universel, coûterait, selon le texte, 20 milliards d'euros, soit "moins de 1,5% du PIB français". Cette somme pourrait être financée par une taxation des "dividendes versés aux actionnaires", qui "augmentent constamment". La Fondation Copernic propose aussi de "calculer les cotisations chômage des entreprises sur la totalité de la richesse produite et non seulement sur la masse salariale".

Paris ouvre sa bourse du CO2 
La bourse du dioxyde de carbone a ouvert vendredi matin à Paris. Le marché sera géré par Powernext, la bourse française de l'électricité. Le marché européen des droits à polluer est estimé à 20 milliards d'euros.
Fruit d'une directive de Bruxelles d'octobre 2003, la bourse du dioxyde de carbone a ouvert vendredi matin à Paris. Il s'agit en fait d'une plate-forme d'échanges de « droits à polluer ». Dans le cadre du protocole de Kyoto en effet, 6,5 milliards de tonnes de CO2 ont été attribués à 11.500 sites industriels européens, dans l'énergie, la pétrochimie, la papeterie, ou encore la sidérurgie. Certaines entreprises voudront outrepasser les quotas qui leur ont été imposés. D'autres, ayant par exemple investi dans une technologie propre, n'utiliseront pas tous les droits qui leur ont été accordés, et pourront vendre aux premières leurs droits d'émission. Le tout sans conséquence néfaste supplémentaire sur l'atmosphère, le niveau général de pollution restant inchangé. Le marché sera géré par Powernext, la bourse française de l'électricité. Il ne s'agit pas d'un hasard. Les électriciens seront sans doute parmi les plus actifs dans le domaine. 
Powernext Carbon n'est pas le premier marché de ce type sur le continent. La Norvège, qui n'est pas membre de l'UE mais s'est associée au système, l'Allemagne et la Grande-Bretagne disposent déjà, depuis le début de l'année, d'un tel dispositif. Cependant, seules Paris et Leipzig, Outre-Rhin, opèrent au comptant, les autres étant des marchés à terme. Complémentaires, les places de Paris et Londres ont d'ailleurs annoncé vendredi un accord de coopération en vue de "permettre la création d'une bourse européenne (des gaz à effets de serre) de premier plan". Depuis janvier, plus de 70 millions de tonnes de CO2 ont été échangées sur le Vieux continent, pour 900 millions d'euros, d'après le cabinet norvégien Point Carbon. Mais la plupart des transactions ont eu lieu via des courtiers, et non via les places financières qui émergent à peine. Le marché est évalué à 20 milliards d'euros par an à l'échelle du continent, ce qui représente une semaine de CAC 40, selon plusieurs experts.

Les choses se compliquent sur lesechos.fr
http://www.lesechos.fr/journal20050624/lec1_idees/4284142.htm
En paraphrasant (d'assez loin) Mark Twain, on serait tenté de dire : la France va mal, l'Europe aussi, et le reste du monde, malgré les apparences, pourrait bien ne pas aller beaucoup mieux. Tel est le cas, notamment, pour la vaste partie du monde sous influence directe des Etats-Unis. Par contraste, les pays émergents apparaissent comme des zones de lumière.

Foreign investment in Germany and France plunges
Foreign investment in France and Germany fell sharply in 2004, reinforcing concerns that inflexible labour practices and weak domestic demand are driving investors elsewhere.

Quand M. Seillière se dépeint en "socialiste anglais"
Ernest-Antoine Seillière prendra la tête de l'Unice, le patronat européen, le 1er juillet. Au moment même où le Royaume-Uni, emmené par Tony Blair, s'installera à la présidence de l'Union européenne.
La coïncidence n'est pas pour déplaire à M. Seillière, qui avait invité la presse, jeudi 23 juin, à un cocktail de départ. S'apprêtant à quitter l'avenue Bosquet, à Paris, siège de la présidence du Medef, pour gagner l'avenue de Cortenbergh, à Bruxelles, M. Seillière s'est refusé à parler de crise de la construction européenne. Au contraire. "La situation actuelle est de nature à régénérer cette construction", s'est-il félicité. Saluant la volonté de M. Blair de "moderniser" le modèle social européen, M. Seillière s'est exclamé : "Une certaine forme de lucidité est en train de s'imposer."
Alors, Ernest-Antoine Seillière à l'Unice, soutien de choc de Tony Blair à Bruxelles ? La question a fait rire le président du Medef. "Moi, je suis un socialiste anglais !", s'est-il amusé.

Les investisseurs étrangers boudent la France
Les investissements directs étrangers (IDE) en France ont été divisés par deux l'année dernière. Ils se sont montés à 24 milliards de dollars, contre 43 milliards en 2003, selon les statistiques publiées jeudi par l'OCDE. Dans l'ensemble des pays de la zone, les IDE ont reflué de 11,3%, atteignant au total 407 milliards de dollars.

Les eurodéputés se votent un statut à 7000 euros par mois
Les eurodéputés ont adopté jeudi à Bruxelles, à une large majorité, un projet de statut, en souffrance depuis 25 ans. Il leur octroie un salaire mensuel de 7.000 euros, financé sur le budget européen. Bien qu'élus au suffrage universel depuis 1979, les eurodéputés n'avaient en effet pas de statut et restaient payés par les parlements de leurs pays d'origine, touchant généralement les salaires de leurs homologues nationaux. Avec l'élargissement, ces disparités déjà importantes (2.600 euros brut pour un Espagnol, 5.200 pour un Français et 11.000 pour un Italien) sont devenues considérables, un Letton ne gagnant par exemple que 980 euros et un Tchèque 2.000. En contrepartie de l'adoption de ce statut, les eurodéputés acceptent enfin de se faire rembourser leurs frais de voyage entre leur domicile et le Parlement (à Bruxelles ou Strasbourg) sur la base des coûts réels et non plus sur celle d'un forfait nettement supérieur.

La Cour des comptes stigmatise l'état des finances publiques
La situation des finances publiques de la France reste préoccupante, en dépit d'une réduction du déficit budgétaire en 2004 liée à un rebond inattendu de la croissance. Tel est le constat dressé par la Cour des comptes, dans un rapport publié mercredi, et adressé aux commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat, en prévision du débat d'orientation budgétaire, qui aura lieu début juillet. Pour les sages de la rue Cambon, la baisse du déficit observée en 2004, de 13 milliards d'euros, est certes "la plus forte constatée, sur un an, au cours des vingt dernières années". Mais ces résultats "restent limités" et "ne doivent pas dissimuler la persistance de la gravité d'ensemble de la situation des finances publiques". La Cour souligne en conséquent "l'urgence d'un assainissement sérieux" de ces dernières et plaide pour une plus grande prudence, notamment en matière de prévision de croissance, jugeant que le budget 2005 a été bâti sur un scénario "optimiste".

1,5% La prévision de croissance de l'Insee pour 2005 
Dans sa note de conjoncture trimestrielle publiée mercredi, l'Insee table sur une croissance de 1,5% en 2005, une prévision néanmoins soumise aux aléas des cours du pétrole et de l'environnement européen. La faute de ce ralentissement incombe au premier trimestre, période durant laquelle l'activité a été beaucoup plus faible que prévu : elle n'a atteint que 0,2%, contre 0,6% attendu encore en mars. C'est ce chiffre qui a été revu en baisse. Selon l'Insee, l'activité est attendue à +0,3% au deuxième trimestre, +0,4% au troisième trimestre et +0,6% au quatrième. Avec 1,5% de croissance, la prévision sur l'ensemble de l'année est nettement inférieure à celle du gouvernement, elle-même pourtant révise en baisse mardi, et qui se situe aujourd'hui aux alentours de 2%.

La Cour des comptes souligne la «gravité» de la situation des finances publiques
La réduction du déficit budgétaire en 2004 ne s'est pas accompagnée d'une baisse des dépenses ; la dette de l'Etat s'est alourdie ; les comptes sociaux se sont encore dégradés
La Cour des comptes a adressé mercredi aux commissions des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat un rapport préliminaire en prévision du débat d'orientation budgétaire, programmé début juillet. Elle s'y montre fort alarmiste, soulignant la «persistance de la gravité d'ensemble de la situation des finances publiques» - des propos qui entrent en résonance avec ceux du ministre de l'économie Thierry Breton, qui a affirmé mardi que la France vivait «au-dessus de ses moyens».
Certes, c'est un record en vingt ans, le déficit budgétaire a diminué de 13 milliards d'euros en 2004. Il s'établit à 43,9 milliards d'euros. Cette amélioration s'explique par une croissance plus forte que prévu, soit une hausse du PIB de 2,1% contre 1,7% initialement. D'où une hausse des rentrées fiscales, notamment grâce à la TVA et à l'impôt sur les sociétés. Mais la Cour apporte deux bémols : primo, la bonne conjoncture n'a pas été mise à profit pour freiner les dépenses. Secundo, le coup de fouet de la croissance ne se reproduira pas forcément, ce qui devrait inciter à la prudence.
Le budget 2005 a d'ailleurs été bâti sur un scénario «optimiste», juge l'institution présidée par Philippe Seguin. Thierry Breton vient pourtant de revoir pour la deuxième fois à la baisse la prévision de croissance à 2%. Cela tombe bien, c'est le taux moyen de croissance observé en France sur une longue période, et c'est l'indicateur sur lequel la Cour recommande d'asseoir les prévisions.
La Cour affirme «l'urgence d'un assainissement sérieux des finances publiques». En effet, la dette de l'Etat (principale composante de la dette publique) s'est encore creusée à 935,3 milliards d'euros, soit 57,5% du PIB. De plus, même les plus vertueux plongent à leur tour dans le rouge : «Pour la première fois depuis plus de 10 ans, les collectivités territoriales ont dégagé un solde négatif (-1,9 milliard d'euros) au moment où elles reçoivent de l'Etat des transferts de compétences au financement complexe.»
Enfin, les comptes sociaux (sécurité sociale et assurance-chômage) «sont de plus en plus déficitaires» : le «trou» s'est creusé de 9,8 milliards en 2003 à 15,9 milliards.
http://www.lesechos.fr/info/medias/200057895.pdf
L'intégralité du rapport de la Cour des comptes

Croissance : le diagnostic sévère de Thierry Breton
• La France vit « au-dessus de ses moyens », selon le ministre des Finances, qui invite à « travailler davantage » • La croissance 2005 révisée en baisse • La réforme de la taxe professionnelle se précise

 Le ministre des Finances, Thierry Breton, a tiré la sonnette d'alarme, hier, sur la situation économique de la France : avec une dette publique qui a atteint 1.067 milliards d'euros fin 2004 et dont les seuls intérêts pèsent autant que l'impôt sur le revenu, « il faut avoir le courage de dire tout simplement, mais gravement, que la France vit au-dessus de ses moyens ». Un constat qui intervient alors que Bercy doit réviser sa prévision de croissance, le plancher de 2 % devenant « plutôt le plafond ». L'Insee ne table plus désormais, lui, que sur 1,5 %. Pour relancer durablement l'activité et « financer notre modèle social », le ministre des Finances demande aux Français de « travailler plus ». Mais si le constat est radical, les propositions le sont moins. Thierry Breton propose notamment d'amplifier le cumul emploi-retraite ou de récompenser financièrement la mobilité géographique des demandeurs d'emploi. Le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, a de son côté précisé les contours de la réforme de la taxe professionnelle.

Le déficit sécu sera très élevé en 2005, malgré la réforme de l'assurance maladie
Le déficit de la sécurité sociale (11,6 mds EUR) devrait très faiblement refluer par rapport au niveau historique atteint en 2004, malgré l'impact de la réforme de l'assurance maladie, les branches vieillesse et famille plongeant dans le rouge alors que le chômage pèse sur les recettes.
Selon les prévisions de la Commission des comptes de la sécurité sociale (CCSS), publiées mardi, la sécu devrait enregistrer un déficit de 11,6 mds d'EUR en 2005, soit à peine moins qu'en 2004, où le "trou" de 11,9 mds EUR avait été qualifié d'historique, et bien plus que ce qui avait été prévu en septembre (10 mds EUR).
Si l'on additionnait le déficit du régime général et celui du Fonds de solidarité vieillesse (lequel s'accroît "fortement" en 2005, à 1,9 mds d'EUR), on obtiendrait un trou de quelque "13,5 milliards d'euros en 2005, contre 12,5 en 2004", note d'ailleurs la CCSS dans son rapport.

Les trois risques de l'économie française, selon la Banque de France
 Lors de la présentation annuelle du rapport de la Banque de France, son gouverneur, Christian Noyer, a identifié trois risques pour l'économie française. Tout d'abord, la détérioration des échanges extérieurs. Ensuite, les tensions sur les prix du logement. Enfin, la persistance de déficits publics excessifs. Christian Noyer a également évoqué la nécessité de poursuivre les réformes structurelles, de maîtriser les dépenses publiques et de stabiliser les prix. Des efforts grâce auxquels "l'économie française pourra améliorer sa situation relative et élever progressivement son potentiel de croissance économique".

Chute de la consommation des ménages
La consommation des ménages en produits manufacturés a diminué de 0,9% en mai par rapport à avril, après avoir augmenté de 1,1% en avril. Sur un an, la consommation reste toutefois orientée à la hausse, à +2,5%. C'est ce que révèlent les statistiques de l'Insee publiées mardi, corrigées des variations saisonnières. Les analystes tablaient en général sur une baisse de 0,3% sur un mois et une hausse de 3,5% sur un an.

Thierry Breton taxe Blair de "mensonge" mais souhaite son succès
Le ministre français de l'Economie Thierry Breton accuse le Premier ministre britannique Tony Blair de "calcul", de "mensonge" et de "malhonnêteté" sur la politique agricole commune (PAC).
Thierry Breton: une leçon d'économie aux Français sans les culpabiliser
Le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton s'est expliqué dimanche devant le Grand Jury RTL Le Monde sur l'idée que la France vivait "au-dessus de ses moyens" en mettant en avant sa détermination à "faire re-comprendre l'économie" aux Français.
"Ma méthode, elle est simple: dire la vérité aux Français, faire re-comprendre l'économie aux Français", a-t-il indiqué sur un ton pédagogue.
Interrogé sur le fait de savoir s'il était "libéral" au sens de la théorie économique, M. Breton a indiqué qu'il était "un pragmatique" et "qu'il ne savait pas ce que c'était qu'être libéral".
"C'est vrai que j'ai indiqué que j'estimais que la France d'aujourd'hui vivait sans doute aujourd'hui, pour son modèle, et, pour nos recettes, au-dessus de ses moyens", a-t-il répété.
Mais, "je n'ai pas dit que les Français vivaient au-dessus de leurs moyens, car beaucoup de Français souffrent aujourd'hui", pour bien marquer qu'il n'avait pas chercher à culpabiliser les Français, capables de comprendre qu'on ne peut pas dépenser plus qu'on ne gagne.
"Je ne suis pas uniquement le ministre de la dépense, je suis aussi le ministre des recettes, on essaie de dépenser correctement, parfois un peu trop me semble-t-il", a-t-il lancé. "Je le dis avec mes mots, avec ma force et avec ma conviction", a-t-il ajouté.
"Dans toutes les familles on tient des budgets, il y a une colonne à droite on met les dépenses, et à gauche on met les recettes, pour un Etat c'est aussi la même chose", a déclaré Thierry Breton, alors qu'on connaîtra lundi les engagements du gouvernement en termes de maîtrise des dépenses et déficits.
En effet, les lettres de cadrage budgétaires pour l'année 2006, qui fixent les engagements du gouvernement arriveront "demain" lundi dans les ministères.
M. Breton a illustré son propos par des exemples concrets. Ainsi sur le chapitre de la dette: "lorsque vous payez un appartement et que vos intérêts sont plus importants que ce que vous gagnez il y a un problème", a dit le ministre.
Mardi lors de sa conférence de presse, M. Breton avait rappelé que la dette de la France avoisinait 1.100 milliards d'euros, en indiquant que "chaque enfant naît aujourd'hui avec une dette de plus de 17.000 euros".
Interrogé sur les efforts à fournir pour l'Etat, M. Breton a indiqué que "l'Etat revoit en permanence ses modes de fonctionnement" et que dans le cadre de la réforme de la nouvelle loi de finances (LOLF), chaque "ministère devient propriétaire de ses économies", "une révolution" selon lui.
Désormais, chaque ministre a une enveloppe dont il est "responsable", comprenant "un plafond d'emplois, avec à charge pour lui d'en faire moins s'il le veut", a-t-il expliqué. "Aujourd'hui, il y a 5.000 suppressions de postes programmés, c'est un plafond et je prends le pari qu'il y en aura plus", a-t-il indiqué. Mais, ces suppressions doivent permettre des réinvestissements dans l'Enseignement supérieur, la Recherche, et les ministères régaliens tels que la Justice et l'Intérieur.
Sur le thème de la croissance, M. Breton a réitéré sa prévision de 2% pour l'année 2005, malgré une estimation de l'Insee moins optimiste à 1,5%.
"On reverra en septembre la croissance, comme le fait systématiquement le gouvernement après les vacances", a-t-il précisé, donnant la date du 15 septembre pour sa prochaine conférence de presse.
"Rendez-vous à l'automne, pour précisément avoir un réajustement, si celui-ci est nécessaire".

Fonctionnaires: 5.000 fonctionnaires en moins en 2006
Le nombre de fonctionnaires de l'Etat devrait être réduit de 5.000 en 2006, selon le projet de budget annoncé par Matignon, un chiffre inférieur à celui de 2005

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35.000 foyers marseillais privés d'électricité lundi 20 juin 2005 13h38
Environ 35.000 foyers marseillais ont été privés d'électricité lundi en raison d'une grève nationale des salariés d'EDF-GDF opposés au "processus de privatisation" de Gaz de France.

Menace sur une bulle immobilière intercontinentale
A Los Angeles, Bangkok, Shanghai, Paris ou Madrid, la spéculation immobilière alimente une bulle dont l'explosion aurait des conséquences ravageuses pour les économies et pour des ménages qui se sont souvent surendettés pour devenir propriétaires.
Cette bulle immobilière gonfle avec l'afflux de liquidités monétaires sous l'effet de deux facteurs majeurs: des taux d'intérêts historiquement bas et une méfiance des épargnants pour la Bourse.
Les taux d'intérêt sont une véritable aubaine pour les spéculateurs et les particuliers. Ils peuvent emprunter de l'argent plus facilement grâce à des remboursements moins lourds. Pour appâter encore un peu plus l'acheteur, les banques allongent la durée des prêts sur 20, 30 ans, voire au-delà, et mettent de l'argent frais sur le marché de l'immobilier.
Echaudés par l'explosion de la bulle boursière, les investisseurs mettent une grande partie de leurs liquidités dans les placements immobiliers, achètent et revendent parfois des logements qui ne sont pas encore sortis de terre et entretiennent ainsi la hausse des prix.
Par ailleurs, depuis quelques mois, la montée en flèche des prix du pétrole apporte une manne financière aux pays producteurs qui recyclent maintenant une bonne partie de leurs liquidités dans l'immobilier.
Le Japon, dont l'économie porte toujours les stigmates de la dernière bulle immobilière du début des années 90, la Grande-Bretagne, qui tente un atterrissage en douceur après des années de frénésie, ou l'Australie enregistrent un tassement des prix des logements.
En revanche, aux Etats-Unis, l'emballement du marché commence à être inquiétant et dans la quasi-totalité des pays européens ou asiatiques la bulle immobilière menace.
Si cette bulle devait finalement éclater, les conséquences pourraient être dévastatrices.
La croissance économique, alimentée par la consommation des ménages, serait chahutée aux Etats-Unis comme dans tous les pays où la bulle s'est développée.
Pour peu que la valeur des maisons et des appartements dégringole avec en parallèle une remontée des taux d'intérêt, les propriétaires, même en revendant leur bien, auraient les plus grandes difficultés à rembourser leurs prêts.

France : le déficit extérieur explose 
Le déficit extérieur de la France s'est encore creusé en avril à 3,2 milliards d'euros. Et sur les douze derniers, le trou atteint 17,4 milliards d'euros. Un record historique! Pourtant la facture énergétique a  reculé de 600 millions d'euros.  Cette piètre performance s'explique par la faiblesse des exportations due à une perte de compétitivité de la France. L'euro cher l'explique mais pas seulement. 

France : moins de créations d'entreprises 
Face au ralentissement de l'activité,  le nombre de créations d'entreprise recule (-2,4% en mai sur un mois). Quelque 25.058 sociétés ont été crées contre 25.684 un mois plus tôt. Cette baisse s'observe dans la majorité des secteurs mais en particulier dans l'industrie (-6,5%), le commerce (-5,2%) et les services aux particuliers (-3,3%). Seul l'immobilier tire son épingle du jeu avec une hausse de 6,9% sur la période. 

SECU    Un “tour de France” pour la “liberté sociale” 
Président du MLPS (Mouvement pour la liberté de la protection sociale), Claude Reichman s’apprête à lancer un “tour de France de la liberté sociale”. Affirmant, textes à l’appui, que les directives européennes permettent désormais aux Français de cesser de cotiser à la Sécurité sociale pour s’assurer (à moindre coût) auprès d’organismes privés, y compris étrangers, le très libéral Reichman, ancien proche de Raymond Barre puis de Charles Millon, est soutenu par le CNE (Conseil national des entrepreneurs). Il assure sur son site (www.claudereichman.com) que « d’ici un an au plus tard, le verrou de la sécurité sociale obligatoire aura sauté ».

Microsoft briderait son moteur en Chine pour faire plaisir à la censure
"Démocratie", "liberté" et "droits de l'Homme" ne sont pas les bienvenus sur le moteur de recherche du nouveau portail chinois de Microsoft. Il semble bien que, comme Google et Yahoo auparavant, le numéro un mondial des logiciels, qui a récemment lancé un portail en joint venture avec une société d’Etat, se soit fait le complice de la censure en bloquant les réponses à ces mots clés. D'autres expressions comme "indépendance de Taïwan" ou "manifestations" ne pouvaient non plus être utilisées lundi. Les internautes qui tentaient d'entrer ces mots se voyaient invités à en utiliser d'autres. Le gouvernement chinois tente de contrôler tant bien que mal les informations sur la toile, utilisée notamment par certains dissidents pour faire passer leurs idées. Plusieurs d'entre eux ont été emprisonnés.

La Chine renforce sa police du Web 
La municipalité de Pékin va recruter 4000 cyber-agents chargés de la surveillance d'Internet. La Chine renforce ainsi sa capacité à censurer le Web tout en s'assurant au besoin la complicité des entreprises occidentales.
C’est une nouvelle étape dans le contrôle du Web que la Chine s’apprête à franchir. La municipalité de Pékin se lance à la recherche de 4000 diplômés de l’université pour en faire des cyber-agents chargés de contrôler les agissements sur Internet. Le mois dernier, c’était le gouvernement central qui mettait en place des groupes spéciaux d’espions en charge de propager sur Internet des messages politiques positifs et d’assurer un meilleur contrôle de l’expression des opinions publiques.
Avec ses 4000 cyber-policiers policiers, la municipalité de Pékin resserre la présence politique sur la toile.  Selon l’agence Nouvelles de Chine, les cyber-agents auront pour fonction de lutter contre les fraudes dans le commerce électronique, mais aussi de chasser les « idées malsaines ». Des idées dont le contenu n’est pas précisé, mais qui se rapportent habituellement à des sujets allant de la pornographie à des discussions sur des sujets politiques sensibles. 800 cybercafés de la capitale et 3000 fournisseurs d’accès sont dans la ligne de mire de cette nouvelle unité qui aura le pouvoir de censurer immédiatement un contenu ou des images jugés « inappropriés ». Plusieurs villes du pays ont déjà devancé la capitale avec leurs unités de propagande en ligne. Les agents de ces unités, qui se présentent comme des utilisateurs ordinaires des forums de discussion sur Internet, profitent de leur anonymat pour faire passer des messages favorables au gouvernement. 
Les 4000 « cyber-agents » de Pékin viendront s’ajouter à un réseau de contrôle déjà bien étoffé. Un rapport rédigé par trois universités anglo-saxonnes estime que la Chine emploie des milliers de personnes pour construire un système omniprésent, sophistiqué et efficace » de censure du Net. « La Chine a aujourd’hui les systèmes technologiques et juridiques de surveillance et de censure sur Internet les plus développés et les plus efficaces du monde », déclarait en avril John Palfrey, un des responsables de l’étude. Des milliers de cyber-cafés ont été fermés par le gouvernement et la répression frappe les cyber-dissidents. Les journaux occidentaux semblent eux aussi visés. Ainsi le quotidien libération révélait vendredi qu'il n'était plus accessible depuis un mois pour les internautes vivant en Chine.
Mais il indiquait ignorer s'il était directement visé par la censure ou simplement la victime collatérale de la censure d'une adresse électronique trop proche de la sienne.
Dans cette censure croissante de l’Internet chinois, il faut aussi compter avec la complicité de grands entreprises occidentales qui ne veulent pas rester à l'écart d’un marché de quelque 100 millions d’internautes et qui devrait atteindre 120 millions cette année. Dernière entreprise accusée de collusion avec le gouvernement de Pékin : Microsoft. La version chinoise du portail du numéro un mondial du logiciel refuse d'indiquer des sites en réponse à des recherches sur certains mots clés tels que « démocratie », « liberté » ou encore « droits de l’homme ». Les portails de Google et Yahoo ont connu ce même type d’ « allergie ». 

Des agents d'EDF-GDF coupent l'éclairage public dans le Nord
Des agents d'EDF-GDF ont coupé dans la nuit de jeudi à vendredi l'éclairage public dans le centre d'une demi-douzaine de communes de l'agglomération lilloise pour protester contre l'ouverture du capital de GDF, apprend de sources syndicales.
Les agents ont retiré les fusibles de plusieurs postes d'alimentation, affectant notamment les centres-villes de Roubaix, Tourcoing et Wasquehal. La ville de Lille n'a en revanche pas été touchée.
L'intersyndicale a justifié son action par la volonté de "lutter contre le pillage de Gaz de France" et a annoncé d'autres mouvements de protestation dans les jours à venir.

En France, 13.500 emplois délocalisés chaque année
Entre 1995 et 2001, environ 13.500 emplois industriels auraient été délocalisés chaque année, soit à peu près 0,35% du total de l'emploi industriel, selon le "Rapport sur les comptes de la nation de 2004" publié vendredi par l'INSEE.
Et contrairement à certaines idées reçues, plus de la moitié des délocalisations (53%) s'effectuent vers des pays développés. Ainsi, l'Espagne arrive en tête (16%), devant l'Italie (15%), l'Allemagne (14%), les Etats-Unis (13%) et la Belgique (10%), précise l'Institut national de la statistique et des études économiques.
"Par exemple, quand deux entreprises produisent la même chose en France et aux Etats-Unis, il arrive que l'une des deux ferme par souci de rationalisation", ce qui entraîne une délocalisation, a expliqué lors de la présentation du rapport Patrick Aubert, chargé d'études à la division marchés et stratégies d'entreprise de l'INSEE.
Vers les pays développés, les délocalisations concerneraient surtout des secteurs très concentrés, où agissent de grands groupes internationaux comme l'automobile, l'aéronautique, la pharmacie et l'électronique.
Les délocalisations vers les pays à bas salaires sont nombreuses dans les secteurs de l'habillement et du textile, dans les industries des équipements du foyer. Il s'agit souvent de secteurs qui utilisent intensivement une main d'oeuvre peu qualifiée.
Sur les 47% des délocalisations qui s'effectuent vers ces pays, la Chine est particulièrement concernée (30%), devant le Brésil, le Maroc, la Tunisie (8%) ou encore la République tchèque (6%).
Dans l'Hexagone, les délocalisations représenteraient chaque année 0,7% de l'emploi total des grands groupes (plus de 5.000 salariés) contre 0,1% de l'emploi total dans les groupes ou entreprises de moins de 50 salariés.
Rappelons qu'en parlant de délocalisations, on évoque des producteurs installés en France qui choisissent de transférer une partie de leur activité de production à l'étranger, que ce soit par filialisation ou appel à la sous-traitance.

La France doit mieux maîtriser ses dépenses publiques, selon l'OCDE
La France doit mieux maîtriser ses dépenses publiques, améliorer le fonctionnement de son marché du travail et intensifier la concurrence si elle veut stimuler la croissance et l'emploi, préconise l'OCDE dans une étude publiée jeudi.
Dans ce rapport détaillé sur la France, l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) met en exergue "le creusement de la dette publique" estimant qu'il résulte en partie "d'une maîtrise insuffisante des dépenses".
Le déficit a été réduit de 4,2% du produit intérieur brut (PIB) en 2003 à 3,6% du PIB en 2004, mais l'objectif du gouvernement de le ramener en deçà de 3% en 2005, limite préconisée par le pacte européen de stabilité, pourrait ne pas être atteint, selon l'Organisation.
"Il demeure un risque de dépassement des 3% de PIB cette année", estime-t-elle, conformément à ses précédentes prévisions, diffusées il y a deux semaines, dans le cadre d'un rapport mondial.
Quant à 2006, selon ses projections actuelles, "le déficit ne sera pas inférieur à 3% de PIB" alors que dans ses perspectives mondial, l'OCDE indiquait il y a deux semaines tabler sur un déficit de 2,9% du PIB.
Du coup, le ratio d'endettement, actuellement autour de 65% du PIB, "ne paraît pas devoir rapidement baisser dans un avenir proche". La France "risque donc d'être mal préparée" pour faire face aux dépenses de santé et de retraite accrues en raison du vieillissement de la population, et ce "malgré les réformes importantes récemment adoptées".
L'organisation plaide par ailleurs pour une "réforme plus fondamentale de l'ensemble du système fiscal". Elle suggère de "réduire le nombre d'organes participant au calcul et à la collecte des taxes et des redevances et de diminuer les coûts administratifs pesant sur les contribuables", en explorant par exemple la piste d'une retenue à la source pour l'impôt sur le revenu.
Autre point clé de l'étude, "la faible performance du marché du travail" avec un chômage "irréductiblement élevé aux alentours de 10%".
Sur ce point, l'OCDE propose de s'attaquer aux coûts du travail, par des mesures telles que la Prime pour l'emploi (PPE), ou le contrôle du salaire minimum, le SMIC, dont les augmentations futures "devraient se limiter à celle nécessaires au maintien de son pouvoir d'achat", estime-t-elle.
L'organisation critique par ailleurs la multiplication des contrats spéciaux, à l'heure où gouvernement et syndicats français entament des discussions consacrées notamment au "Contrat nouvelle embauche", qui prévoit une période de préavis de deux ans.
Enfin, l'OCDE préconise une intensification de la concurrence, qui, en dynamisant certains secteurs "excessivement réglementés", essentiellement les "services protégés", permettrait d'augmenter "la productivité et l'emploi".

Six Français sur dix regrettent le franc, selon un sondage
Six Français sur dix (61%) disent regretter le franc, disparu en janvier 2002 au profit de l'euro, alors que cette proportion n'était que de 39% en février 2002, selon un sondage Ifop paraissant vendredi dans l'hebdomadaire "Valeurs actuelles". Ils sont 39% aujourd'hui à ne pas regretter l'ancienne monnaie nationale.
La proportion des nostalgiques monte à 77% parmi les sondés qui disent avoir voté "non" au référendum de mai dernier sur la Constitution, contre 23%. Du côté des "ouistes", 56% ne la regrettent pas contre 44%.
- sondage réalisé les 9 et 10 juin auprès d'un échantillon de 1.006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

La bataille du rail
C'est une nouvelle bataille du rail qui s'est jouée le 13 juin à Dugny-sur-Meuse. Le chef de gare a dû passer la main aux gendarmes mobiles pour donner le signal de départ au premier train de fret privé autorisé à circuler en France depuis la nationalisation des chemins de fer en 1937.
Tout un symbole pour les cheminots, qui dénoncent la brèche ouverte dans le monopole de la SNCF. Trois cents à quatre cents d'entre eux, réunis à l'appel des syndicats, avaient érigé des barricades et enflammé des traverses.
Le convoi, une vingtaine de wagons tractés par une locomotive de Connex (filiale du groupe privé Veolia Environnement), devait rallier les aciéries Saarstahl, en Allemagne. Selon Connex, ce premier contrat en France porte sur le transport de 200 000 tonnes de chaux par an. Il représente un chiffre d'affaires cumulé de 10 millions d'euros sur cinq ans. A comparer aux 2 milliards d'euros du chiffre d'affaires de Fret SNCF. Pas encore de quoi lui faire de l'ombre.
Ce que craignent en réalité les syndicats, c'est la perte de leur statut. Car, avec des conducteurs embauchés au même salaire et formés sur les simulateurs de la SNCF, Connex pratique des tarifs inférieurs de 20 % à ceux de la SNCF. La marche vers plus de concurrence est inéluctable. Ainsi en a décidé Bruxelles. Pour l'heure, seul le marché du fret international est concerné. Le marché national de marchandises s'ouvrira en 2006, avant celui des voyageurs, entre 2008 et 2010


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Le président français pour un «dialogue» mondial des acteurs économiques et sociaux
Jacques Chirac a jugé aujourd'hui que l'instauration à l'échelle mondiale d'un «dialogue» entre les acteurs économiques et sociaux était «une absolue nécessité» à l'heure de la mondialisation, dans un message à l'Association internationale des conseils économiques et sociaux (Aicesis) réunie en congrès à Paris.
Face aux forces du marché, «nous devons réinventer à une échelle plus vaste, européenne et internationale, le dialogue des acteurs économiques et des partenaires sociaux», a-t-il dit dans ce message rendu public par l'Elysée.
«C'est une absolue nécessité si nous voulons mettre la liberté économique au service du progrès démocratique et humain», a ajouté le chef de l'Etat.
Pour M. Chirac, l'Aicesis «préfigure le renouveau du dialogue social au niveau mondial», qui, selon lui, «ne saurait être l'apanage des pays riches, car l'équité est la véritable matrice du développement».
«Elle l'est pour les pays émergents aujourd'hui confrontés aux défis du partage des fruits de leur croissance et de la mise en place de filets de protection sociale pour les plus vulnérables», a-t-il souligné.
Il s'est aussi félicité que ce congrès débatte de «la création de mécanismes innovants» pour le financement du développement comme «de la lutte contre l'exclusion sous tous ses visages», qu'il s'agisse des minorités, des malades du sida ou de l'émancipation des femmes.

Un député allemand a osé lever le tabou de la langue de bois qui sévit dans nombre de pays européens mais en particulier dans le nôtre. . Oui, le refus de l’adhésion de la Turquie –et par voie de conséquence  l’accroissement inévitable de l’influence de l’Islam dans la future Europe Unie- a  pesé et pèse encore  très lourd dans les motivations des opposants au projet de traité constitutionnel. Allons au fond des choses dans la recherche des causes réelles des échecs des référendums  français et néerlandais sur la question. Comme ils sont tenus de le faire, les sondeurs ont mis en avant seulement des  raisons « avouables ». : Ras le bol général ; Problème du chômage : Mondialisation. Aucun chez nous n’a osé braver les législations mises en place  pour faire la police  de la pensée dans des domaines devenus tabous. Ceci étant, nous  sommes, nous,  persuadés que s’il l’on n’avait pas affirmé contre toute évidence  « qu’il n’y avait aucun lien entre l’adhésion de la Turquie et le projet de constitution » ;   si des Français influents de confession musulmane appuyés par la gauche et les Verts n’avaient pas tenté depuis dix ans avec ou sans Tariq Ramadan  de nous imposer de les laisser  vivre chez nous comme en terre d’Islam, la crainte de la contagion n’eut eu aucune raison d’être et l’adhésion éventuelle de la Turquie moins  controversée.. Si l’on avait laissé ouverte la possibilité d’une autre issue aux discussions avec la Turquie que l’adhésion pleine et entière, les inquiétudes eussent été aussi apaisées autant que faire se pouvait. Ceci n’ayant pas été, dans l’isoloir, à l’abri de toute incursion dans ses sentiments profonds  et ses opinions les plus intimes, les électeurs  ont osé majoritairement signifier ce qu’ils ne diront jamais en public. Les sondeurs, eux,  savaient  Pas Giscard, pas Chirac ! ! Là est tout le problème ici et maintenant. René Herçay

Dominique de Villepin : "nous n'avons pas à choisir entre le libéral et le social"
Il a tout d'abord tenu à rassurer les Français, en affirmant qu'il n'était « certainement pas » question de « revenir sur les fondements de notre modèle social ». Et il a revendiqué la possibilité de « concilier volonté de justice et liberté d'entreprendre ». Autrement dit, le social et le libéral.


L'Italie ne craint pas les sanctions de la Commission européenne
La procédure en déficit excessif, ouverte mercredi par la Commission européenne à l'encontre de l'Italie, n'inquiète pas Gianfranco Fini. Selon le vice-premier ministre italien, "Bruxelles nous a fait voir le carton jaune, l'avertissement, comme il l'avait fait avec Paris et Berlin" en 2003. L'Italie a en effet dépassé pendant deux années consécutives le plafond imposé par le pacte de stabilité pour les déficits publics, fixé à 3% du PIB. Gianfranco Fini a assuré que les inquiétudes devaient plutôt être focalisées sur "l'économie, pas seulement italienne, mais celle de toute l'Europe".  Rome subit actuellement une récession, avec une baisse du PIB de 0,4% au dernier trimestre 2004, et de 0,5% au premier trimestre 2005. 

En prétendant défendre les travailleurs contre les abus (éventuels) des chefs d’entreprises les dispositions actuelles du code du travail
ont transposé dans les textes et ce n’est pas par hasard le dogme marxiste de la lutte des classes qui veut que les patrons soient toujours des exploiteurs et les ouvriers des exploités et qu’il faut donc protéger par la loi les uns contre les autres. Nombre d’entreprises en France en sont mortes laissant sur le pavé cent fois plus de chômeurs que le cynisme de certains patrons n’en aurait pu produire. La mondialisation que l’on peut exécrer ou  vénérer mais qui est devenue la règle incontournable de l’économie planétaire ne permet plus aux canards boiteux de survivre quoi que fassent  les états  pour les aider à continuer à claudiquer. Il serait temps que la France où le marxisme persiste à gauche comme à droite dans l’analyse des problèmes fasse son aggiornamento. Peut-on compter sur l’actuel gouvernement pour cette révolution ? Certainement pas. Il est constitué pour l’essentiel des ministres des deux précédents et recevra son inspiration du même président. Dès lors nous allons perdre deux ans en vaines palabres alors que tous les clignotants sont maintenant chez nous au rouge. Peut-on attendre d’une alternance socialiste que les choses changent dans ce sens. Pas davantage. Nous sommes en 1958. Mais point de général de Gaulle à l’horizon. Alors ? Un 1968 à rebours ? Raoul Altimare.

Londres donne le coup de grâce à la Constitution européenne 
La Grande-Bretagne a officiellement annoncé lundi qu'elle suspendait l'organisation du référendum sur la Constitution, prévu en 2006. Et ce malgré les appels répétés à poursuivre les processus de ratification dans chacun des pays membres.
Il aura fallu tout juste une semaine pour que Londres tire les enseignements du « non » de la France à la Constitution européenne. Et accentue ainsi la crise dans laquelle est plongée l'Europe. La Grande-Bretagne a en effet annoncé lundi, par la voix du porte-parole du 10 Downing street, que le processus parlementaire qui doit permettre l'organisation du référendum en 2006 était « suspendu jusqu'à ce qu'il y ait plus de certitudes sur ce qui va se passer ». Ajoutant toutefois que « cela ne veut pas dire que nous retirons aux Britanniques la possibilité de voter s'il y a une Constitution sur laquelle voter ». L'annonce officielle, faite par Jack Straw, le ministre des affaires étrangères, est intervenue plus tard dans la journée. 


L'euro est de nouveau la cible d'un ministre italien
L’euro est à nouveau dans la ligne de tir en Italie. Après les déclarations du ministre italien du travail Roberto Maroni en faveur de l’instauration d’une double circulation euro/lire, c’est le ministre des réformes qui emboîte le pas. "Nous étudions avec des économistes et des experts de droit européen que faire. Il n'y a pas seulement l'hypothèse d'un retour à la lire. Nous pensons également à la double circulation. Nous pourrions aussi imaginer une nouvelle monnaie, appelons la Lire avec un L majuscule, liée au dollar", a déclaré Roberto Calderoli dans une interview au quotidien La Repubblica. "Je m'en fiche des décisions de Bruxelles", a-t-il ajouté. "Ces décisions ne sont que du papier sans aucune valeur après les verdicts populaires français et hollandais. Ces messieurs (de la Commission européenne, ndlr) n'ont qu'à faire leurs valises et s'en aller." Ces déclarations pourraient bien inciter la Banque centrale européenne à publier demain un communiqué afin de calmer les marchés financiers.

Les Néerlandais rejettent massivement la Constitution européenne
Trois jours après la large victoire du "non" en France, les électeurs néerlandais ont porté un nouveau coup au projet de Constitution européenne qu'ils ont massivement rejeté. Selon des résultats définitifs quasi-complets donnés par l'agence de presse locale ANP, le camp du "non" a recueilli 61,6% des suffrages exprimés contre 38,4% pour le camp du "oui". Le taux de participation a été de 62,8%, très supérieur à celui de 39% enregistré aux élections européennes de 2004.

"QUELQUE CHOSE NE VA PAS DANS LE PAYS"
Le résultat de cette consultation populaire, la première de l'histoire aux Pays-Bas, n'a dans les textes aucune valeur contraignante, le Parlement étant seul habilité à accepter ou à rejeter la Constitution européenne. Les députés devront dans tous les cas de figure voter sur le texte.
Néanmoins, les partis politiques et le gouvernement avaient fait savoir qu'ils respecteraient la volonté populaire en cas de participation supérieure à 30%.
Le "non" sans équivoque des Pays-Bas constitue un nouveau signe de la défiance d'une population dressée contre les élites du royaume depuis le meurtre en 2002 du responsable populiste Pim Fortuyn, élu sur un programme hostile aux immigrés, suivi par celui l'an dernier du cinéaste Theo Van Gogh, grand pourfendeur de l'islam.
Les cinq principaux partis néerlandais, dont les trois formations de la coalition gouvernementale, avaient fait campagne pour le "oui". Le populiste Geert Wilders, considéré comme l'héritier politique de Fortuyn, a immédiatement appelé Balkenende à démissionner et à organiser des législatives anticipées.
"Si vous réalisez que les deux tiers du Parlement soutenaient la Constitution alors que deux Néerlandais sur trois se sont prononcés contre, vous comprendrez que quelque chose ne va pas dans le pays", a-t-il déclaré.
Les Pays-Bas, l'un des six pays fondateurs de l'Union européenne dans les années 1950, ont vu ces dernières années une montée en puissance de l'hostilité à Bruxelles dans un contexte de tensions politiques et sociales accrues.
Multiforme comme en France, l'opposition au traité s'est appuyée sur la méfiance des Néerlandais vis-à-vis de l'euro, la crainte qu'ils ont de perdre le contrôle de leur politique d'immigration, leur hostilité à la candidature de la Turquie à l'UE et la peur de voir Bruxelles s'attaquer aux aspects les plus originaux de la législation néerlandaise sur le mariage homosexuel, les drogues douces ou l'avortement.
Le rejet néerlandais pourrait enfoncer un second clou dans le cercueil d'un traité constitutionnel censé améliorer le fonctionnement du bloc communautaire après son élargissement en mai 2004 à vingt-cinq.

Un ministre italien prône le retour temporaire à la lire.
Les responsables européens jugent l'hypothèse "absurde". Mais le débat sur la possibilité d'avoir durablement une monnaie sans Etat rebondit.
Il aura fallu quelques jours à peine pour que, une fois la Constitution européenne rejetée par la France, puis par les Pays-Bas, l'euro soit remis en question. Il ne s'agit certes pour le moment que du ministre italien des affaires sociales qui, par ailleurs, est en désaccord sur cette question avec Silvio Berlusconi. Il n'empêche : les déclarations de Roberto Maroni, dans La Republicca de vendredi, ont mis le feu à la monnaie unique. Il estime que Rome devrait abandonner temporairement l'euro et revenir à un système de double circulation avec la lire. Et demande un référendum sur cette question, insistant sur le fait que, « depuis trois ans, l'euro a montré qu'il n'était pas à la hauteur face au ralentissement de l'économie, la perte de compétitivité et la crise de l'emploi ».
Des déclarations officielles qui viennent après les rumeurs véhiculées en début de semaine par l'hebdomadaire allemand Stern, selon lequel le ministre allemand des finances, Hans Eichel, avait parlé d'un « échec de l'union monétaire ». Evoquer la disparition de l'euro ne provoque plus les sarcasmes. La Bourse de Londres, première place mondiale pour l'échange des devises, juge certes l'événement improbable, mais, fait nouveau, en discute. Résultat, depuis dimanche, l'euro a perdu plus de 2,5% face au dollar. Les responsables européens sont aussitôt montés au créneau pour défendre la monnaie unique. Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, avait déjà qualifié jeudi d'« absurdes » l'hypothèse d'un éclatement de la zone. Guy Quaden, président de la banque centrale de Belgique et à ce titre membre du directoire de la BCE, a traité vendredi un tel scénario de « science-fiction ». Et un porte-parole de la Commission européenne  a enfoncé le clou en rappelant vendredi que « l'euro, c'est pour toujours ».
De fait, le Traité sur l'union monétaire ne prévoit pas de clause de sortie. Et c'est heureux, selon Agnès Benassy-Quéré. Interrogée par Lexpansion.com, cette économiste du Centre d'études prospectives et d'informations internationales affirme que « l'euro est innocent des critiques que l'on fait à l'Union européenne » et trouve « injuste » de faire de lui un « bouc émissaire ». Mais elle concède que l'objectif de la BCE, la stabilité des prix, n'est « pas assez vaste ». Et qu'elle est sans doute « trop indépendante ». Le problème, c'est que le double « non » franco-néerlandais éloigne la perspective d'une Europe plus politique, qui ferait contrepoids. Or, comme le rappelait l'économiste Michel Aglietta il y a six mois dans un entretien accordé à Lexpansion.com : « Il n'y a aucun exemple dans l'histoire d'une union monétaire qui ait survécu sans souveraineté politique dans le même espace. » 

"De Chirac on ne se souviendra de rien, sauf de mes réformes" François Fillon, ex-ministre de l'Education nationale 
Au lendemain d'un remaniement gouvernemental, les ministres évincés ont le droit d'être déçus, mais donnent surtout l'impression d'être aigris. Ils invoquent leur liberté de parole recouvrée pour mieux masquer leur inactivité forcée. La formation hier jeudi du gouvernement Villepin n'a évidemment nullement dérogé à cette règle non écrite des petits travers politiciens. Et François Fillon, Michel Barnier ou encore Patrick Devedjian de l'appliquer à merveille.
François Fillon, désormais ancien ministre de l'Education nationale, aurait donc lâché cette sentence définitive, selon le Monde daté samedi : « Quand on fera le bilan de Chirac, on ne se souviendra de rien, sauf de mes réformes ». Michel Barnier, son collègue des Affaires étrangères, ne sera pas plus amène en constatant que son équipe était « décapitée » par le rejet de la Constitution européenne, ajoutant alors : « En cherchant bien, on devra sans doute trouver d'autres raisons au vote des Français dimanche dernier que le travail ou l'engagement des quatre ministres qui sont devant vous ensemble ce matin ». Michel Barnier associait dans son hommage ses deux ministres délégués, Claudie Haigneré et Xavier Darcos, ainsi que son secrétaire d'Etat, Renaud Muselier. Tous éconduits. Enfin, Patrick Devedjian, ci-devant à l'Industrie, qui n'a pu être sauvé de la purge en dépit ou à cause de son positionnement sarkoziste, vantait sa « liberté d'expression » : « A moi, le ministère de la parole ! ». Rappelons que 17 des 41 des membres de l'équipe Raffarin III ont été remerciés.



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