Conscience Politique   "le journal à contre pied de la pensée unique"   www.conscience-politique.org

BREVES DE NOVEMBRE 2005


La réforme du régime de retraite Ircantec
Les médecins hospitaliers crient au « hold-up »
Le gouvernement s’apprête à réformer l’Ircantec, un régime de retraite complémentaire menacé de faillite.
Les conséquences seront dramatiques pour les médecins hospitaliers : leur pension va chuter de 40%. Les réserves du régime seront épuisées dans 20 ans, le gouvernement veut donc :
Augmenter les cotisations
Diminuer la valeur du point par deux
Baisser le taux de remplacement

Etrangers : Villepin veut attirer les plus qualifiés
Les chiffres annuels de l'immigration publiés hier par le Haut Conseil à l'intégration (HCI) montrent que l'immigration de travail représente à peine plus de 5 % des quelque 134.000 étrangers entrés régulièrement sur le territoire en 2004. L'immigration familiale est toujours majoritaire avec 73 % des « flux ».

102.619
le nombre d'immigrés admis en France en 2004 au titre du regroupement familial
L'immigration familiale reste toujours la principale source de l'immigration: 73% des étrangers qui ont été admis pour au moins un an en France l'an dernier sont arrivés au titre du regroupement familial, d'après le rapport de l'Observatoire statistique de l'immigration et de l'intégration publié jeudi. Concrètement, ils ont été 102.619, contre 100.149 en 2003, soit une augmentation de 2,5%. L'Observatoire parle de "relative stabilisation" du nombre de ces entrées qui avaient connu des croissances beaucoup plus fortes en 2003 (+12,7%) et 2002 (+22,3%). Dans la répartition par motif, l'asile représente plus de 8% des entrées d'étrangers, l'immigration de travail compte pour un peu plus de 5%.

+ 5,7%
La progression des charges de copropriété en France en 2004
5,7% de progression en 2004 et probablement autant en 2005… C'est le constat fait par la Confédération nationale des administrateurs de biens quant à l'évolution des charges de copropriété (Cnab) en France. Cette hausse prend notamment en compte la distribution d'eau, le chauffage, les dépenses de personnel et les honoraires des syndics, qui représentent globalement plus de la moitié des charges payées par les copropriétaires. Ramené au m², le niveau de l'ensemble des charges s'établit à 19,4 euros contre 18,1 euros en 2003. L'Ile-de-France, la Picardie, le Nord-Pas-de-Calais sont les régions où les charges sont les plus chères. L'enquête de la Cnab porte sur 3.519 immeubles en France.

Les très petites entreprises ne connaissent pas la croissance
Le début de reprise de l'activité économique ne profite pas à tout le monde. Les trois quarts des patrons de très petites entreprises, celles de moins de 20 salariés, sont pessimistes sur le climat général des affaires. 68% considèrent même que la situation économique s'est dégradée au cours du troisième trimestre, selon le baromètre Fiducial-Ifop publié lundi. Seuls 50% restent optimistes sur leur propre activité, soit le plus faible niveau depuis début 2003. Les petits patrons se disent affectés à la fois par la hausse du pétrole, qui pèse sur leur situation financière, et ressentent les effets du discours sur la perte de pouvoir d'achat sur leur chiffre d'affaires.

Baisse de 0,6% de la consommation des ménages en octobre, selon
Les dépenses de consommation des ménages en produits manufacturés ont enregistré une baisse de 0,6% au mois d'octobre après une baisse de 0,3% en septembre, selon les chiffres publiés mardi par l'INSEE.

Sondage: 79% des Français favorables à une meilleure représentation de la diversité à la télévision
Près de huit Français sur dix se prononcent pour une plus grande diversité sur les écrans de télévision. Après les violences urbaines qui ont secoué la France pendant plus de 15 jours, 79% des Français sont favorables à la proposition de Jacques Chirac de demander aux responsables de télévisions que la diversité de la population française soit mieux reflétée à l'écran, selon un sondage CSA publié mardi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France".

La retraite à 67 ans revient dans le débat européen
Trois grands pays de l'Union européenne - l'Allemagne, l'Espagne et la Grande-Bretagne - envisagent de repousser à 67 ans l'âge de la retraite. En France, la question du financement du système risque de se reposer d'ici quinze ans.
Les salariés allemands, espagnols et britanniques devront-ils bientôt travailler jusqu'à 67 ans ? En moins d'une semaine, la question a refait irruption dans le débat public de ces trois grands pays de l'Union européenne. En Allemagne, l'allongement de l'âge de la retraite figure au programme du nouveau gouvernement de la grande coalition : à partir de 2012, les Allemands devront travailler un mois de plus chaque année, si bien que l'âge légal de départ sera de 67 ans en 2035. En Espagne, le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero vient de présenter un projet de réforme de la Sécurité sociale  qui prolonge de deux ans la durée du temps de travail. En 2002, son prédecesseur José Maria Aznar avait déjà repoussé l'âge de la retraite à 65 ans. Enfin, en Grande-Bretagne, la Commission des retraites, mise en place par Tony Blair pour préparer une réforme, va lui proposer de relever l'âge minimum de la retraite à 67 ans à partir de 2020. Dans l'Union européenne, seul le Danemark a jusqu'à présent repoussé à 67 ans l'âge minimum pour toucher une retraite à taux plein.

98
La moyenne "normale" des véhicules incendiés quotidiennement en France
La situation est revenue à la normale dans les banlieues françaises : 98 véhicules incendiés dans la nuit de mercredi à jeudi, ce qui correspond à une moyenne "normale", selon la direction générale de la Police nationale. Aucun affrontement ou incendie de bâtiment, public ou privé, n'a été relevé. Au total, 9.071 véhicules ont été brûlés depuis le début des émeutes. Par comparaison, environ 28.000 véhicules (voitures, bus, deux-roues à moteur) avaient été détruits entre le 1er janvier et le 30 septembre. Des dizaines d'édifices publics, écoles, gymnases, entrepôts, commerces, médiathèque ont également été incendiés. La semaine dernière, la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) avait estimé le coût des violences dans les banlieues pour les compagnies d'assurances à quelque 200 millions d'euros. Mais la SMACL avait chiffré la charge pour les seuls assureurs territoriaux à 250 millions d'euros. Ce montant devrait lui-même être revu à la hausse puisque, pour la seule région parisienne, le président de l'Ile-de-France Jean-Paul Huchon a estimé mercredi le coût des dégâts à 200 millions d'euros.

Le premier mois de grève a coûté 3,5 millions d'euros à la RTM
 La grève des conducteurs de bus, qui paralyse depuis 39 jours la Régie des transports de Marseille (RTM), a déjà coûté 3,5 millions d'euros à l'entreprise sur seulement un mois, a annoncé jeudi le directeur de la RTM, Marc Girardot. L'entreprise a enregistré "une perte de recettes commerciales de 8,5 millions d'euros et 400.000 euros de frais de dédommagement à la clientèle" entre le 4 octobre et le 4 novembre alors que 5,4 millions d'euros ont été économisés "en gazole et en salaires". Dans le même laps de temps, une enquête de la chambre de commerce et d'industrie de Marseille Provence, menée auprès de 200 commerçants du centre-ville, fait état d'une baisse d'activité de 41% dans les commerces pour une perte financière estimée à 50 millions d'euros.

L'emploi et l'investissement ne suivent pas la croissance
Le chômage recule, mais l'emploi salarié privé ne s'améliore pas vraiment. Selon les données publiées mercredi par l'Insee, les effectifs salariés n'ont progressé que de 0,1% au troisième trimestre, ce qui correspond à 8.500 postes, alors que la croissance a connu dans le même temps une accélération de 0,7%. Sur un an, l'emploi salarié privé n'a progressé que de 0,3%. Par ailleurs, les chefs d'entreprise ont révisé en baisse leurs prévisions d'investissement pour 2005, selon l'enquête trimestrielle publiée également mercredi. Alors qu'ils prévoyaient en juillet d'investir davantage, la croissance de l'investissement devrait être nulle en 2005 et en 2006 dans l'industrie manufacturière, et même reculer de 1% cette année dans l'ensemble de l'industrie.

Les ONG, rempart contre la mondialisation ?
D'après une étude réalisée par l'institut TMO pour le cabinet de conseil First&42nd, 70% des Français pensent que les ONG ont raison de mener des campagnes d'opinion contre les multinationales, perçues comme étant au coeur des dégâts sociaux et environnementaux de la mondialisation.

Chirac lance le service civil volontaire
L'idée n'est pas nouvelle. Mais jusqu'à présent, l'Etat n'avait pas trouvé l'argent nécessaire. Le service civil volontaire, voulu par Jacques Chirac, doit aider les jeunes en difficulté « à aller vers l'emploi ». Le dispositif sera ouvert aux garçons comme aux filles, et doit bénéficier à 50.000 jeunes en 2007, dont 30.000 d'ici fin 2006. Concrètement, les volontaires recevront une formation rémunérée et pourront intégrer différents corps de métiers : l'armée pour 20.000 d'entre eux, la police pour 5000, des associations et différents organismes dans les secteurs de la santé, de l'environnement, ou encore de la culture, via des contrats d'accompagnement à l'emploi. Tous ces jeunes seront rémunérés: au SMIC pour les CAE, environ 500 euros pour les volontaires associatifs et un "pécule" à déterminer pour les autres. Avec en plus des avantages en terme de transport, de logement et de repas.

36 millions
Le nombre d'Italiens ne sachant pas (ou mal) lire et écrire
36 millions d'individus, soit encore deux tiers des Italiens de plus de six ans : la proportion ne laisse pas d'inquiéter. Dans un article intitulé « Le désastre italien », le quotidien La Stampa dévoile donc les résultats inquiétants d'une étude sur l'analphabétisme dans la péninsule. Dans le détail, six millions d'Italiens ne savent absolument ni lire ni écrire. Et trente millions le font avec grande difficulté. D'après l'ex-ministre de l'Education, Tullio De Mauro, 25% des collégiens du pays sont partiellement analphabètes. Sur les 20 régions, 9 dépassent à présent le seuil d'alerte des 8% fixé par l'OCDE.

Les salaires plus élevés en Chine qu'en Inde
Les travailleurs chinois gagnent plus que leurs homologues indiens, selon une étude du cabinet Mercer, spécialisé en ressources humaines. L'écart est très grand pour les travailleurs qualifiés chinois, qui gagnent parfois le double d'un Indien. Ainsi, un chef de projet chinois gagne en moyenne 18200 euros par an contre 7750 euros en Inde. Mais c'est aussi vrai pour les ouvriers d'usine, qui gagnent en moyenne 450 euros de plus par an. Conséquence, certaines multinationales américaines et européennes relocalisent leurs services en Inde. En revanche, le salaire moyen augmente plus vite en Inde. Les salaires indiens ont augmenté en moyenne de 11,5% par an sur les cinq dernières années contre 7,5% en Chine.

De la prison pour Bové
La cour d'appel de Toulouse a condamné, cet après-midi, José Bové à quatre mois de prison ferme, pour arrachage de maïs transgénique en juillet 2004, à Menville, en Haute-Garonne.

Un maire suspend les aides aux familles des fauteurs de troubles
Dans l'Essonne, le député-maire UMP de Draveil, Georges Tron, a décidé lundi de suspendre immédiatement les aides sociales dans sa commune «pour toutes les familles dont un membre aura été à l'origine d'un acte de violence ou d'une dégradation sur un bien public ou privé». Cette suspension ne concerne pas l'ensemble des aides publiques mais les aides que la mairie attribue, de son initiative, aux habitants en difficulté qui les demandent. A savoir l'aide alimentaire, le complément EDF, l'aide au secours d'urgence (un ou deux loyers), l'aide à la cantine, aux vacances pour les enfants, au financement de médicaments, de l'eau de l'énergie et du téléphone.

Des grèves moins nombreuses et plus courtes en 2004
 Le nombre de jours de grève a reculé de 14% en 2004 par rapport à 2003 et de près de 50% depuis 1996, selon une étude de la direction de la recherche du ministère du Travail (Dares). C'est la conséquence à la fois d'un recul du nombre des conflits (-11% en un an) et d'une réduction de la durée moyenne, qui est désormais légèrement supérieure à trois jours par gréviste, contre près de quatre jours en 2001. 

Google envisage un système de location de livres en ligne
Le domaine du livre numérique est décidément en ébullition. Après le projet d'Amazon de vendre des livres à la page ou au chapitre, Google étudierait l'opportunité de se lancer dans la location de livres en ligne. Le premier moteur de recherche sur internet vient de soumettre à un éditeur américain un projet visant à permettre de consulter le contenu d'ouvrages récent pendant une semaine. Proposés à la location, ces contenus ne seraient ni imprimables, ni enregistrables. Le prix d'un tel service représenteraient 10% de celui de l'achat du même ouvrage, précise le quotidien The Wall Street Journal, à l'origine de cette information.

Stupides Anglo-saxons
Parmi les cinquante meilleures universités du monde, 38 sont américaines, 5 sont anglaises, 2 sont canadiennes (anglophones), deux sont suisses, deux sont japonaises, une est suédoise, une est hollandaise et VICTOIRE !!! une est française (Université de Paris VI, à la 46e place).
Le classement a été effectué par l'université Jiao-Tong de Shanghaï et se fonde sur des indicateurs comme le nombre de Prix Nobel ou de médailles Fields, la fréquence de citations des chercheurs de l'établissement, le nombre d'articles référencés dans le "Science citation index-expanded" ou encore les performances académiques rapportées à la taille de l'institution.

PC   La colère de Gremetz Maxime Gremetz, le très remuant député communiste de la Somme, a encore fait des siennes le 9 novembre à l’accueil et dans les couloirs de l’Assemblée. Particulièrement agité, prenant à témoin les députés, huissiers et collaborateurs qu’il croisait, celui-ci tempêtait en fin de matinée, y compris dans l’ascenseur,contre l’état d’urgence:« Un scandale! Une provocation ! », hurlait-il, rouge de colère.

ANPE   Des parlementaires interpellent Begag L’article de Valeurs Actuelles sur un dépliant de l’ANPE rédigé entièrement en langue étrangère (notre numéro du 28 octobre) a suscité de nombreuses réactions : celle de l’Agence, qui précise que ces documents ont été édités à la suite d’un comité interministériel à l’Intégration (lire page 14), mais aussi celles de plusieurs députés UMP, dont Bernard Depierre, Michel Bouvard, Jean-Paul Garraud et Dominique Dord. Déplorant « les défaillances de la politique d’immigration et d’intégration menée depuis plusieurs décennies », Bernard Depierre s’interroge sur « l’opportunité de la diffusion de ce type de prospectus » dans une question écrite à Jean-Louis Borloo,ministre de la Cohésion sociale. Et Dominique Dord rappelle que « la langue de la République est le français » dans une question au ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances,Azouz Begag.

COMMUNAUTARISME   La mise au point de Carrefour Le directeur général de Carrefour, Jacques Beauchet, a finalement répondu à Jacques Kossowski, député UMP des Hauts-de-Seine, qui avait protesté contre une publicité du magasin Carrefour de Gennevilliers comportant les horaires de prières à l’occasion du ramadan (Valeurs Actuelles de la semaine dernière). Ce prospectus, a répondu le directeur de Carrefour, « ne correspond pas aux principes qui guident notre action (…).Nous veillerons à l’avenir à un meilleur contrôle de notre communication ».

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A l’appel des Contribuables Associés et de Liberté chérie
1 500 personnes protestent contre la grève des transports en commun à Marseille
Vif succès de la manifestation des contribuables et des usagers des transports, le dimanche 13 novembre, à  Marseille. Ce jour-là, 1 500 habitants de la cité phocéenne, privés de tramways, de bus et de métro depuis plus d’un mois par les syndicalistes de la Régie des Transports de Marseille, sont descendus dans la rue, à l’appel des associations Contribuables Associés et Liberté Chérie, pour crier leur ras-le-bol.
Cette prise d’otages prolongée est d’autant plus mal ressentie que cette grève a été déclarée illégale par le Tribunal de Grande Instance de Marseille, le 4 novembre dernier. En effet, le juge a estimé que le motif du débrayage – à savoir, l’hostilité des syndicats à un vote de la Communauté urbaine de Marseille entérinant le principe d’une délégation de service public à la société privée Connex, filiale de Veolia Environnement, pour l’exploitation du futur tramway en 2007 – ne relevait pas « d’un caractère professionnel ». « L’exercice du droit constitutionnel de grève a dégénéré, en l’espèce, en abus de ce droit », a conclu le magistrat.

Inscrire le service minimum garanti dans la loi
L’association Contribuables Associés, co-organisatrice de la manifestation et représentée sur place par son président Alain Mathieu, a rappelé, pour sa part, l’absolue nécessité de légaliser le principe d’un service minimum garanti en cas de grève dans les transports public, sans lequel il n’est pas de sécurité pour l’usager. Nos compatriotes marseillais font aujourd’hui les frais d’une pusillanimité gouvernementale dénoncée en son temps par notre association et qu’illustra Gilles de Robien, calamiteux ministre des transports du gouvernement Raffarin, en enterrant sciemment, en décembre 2003, une réforme promise aux Français par le Président de la République, souhaitée par 81 % de nos concitoyens et soutenue à l’Assemblée nationale par la majorité absolue des députés !
A Marseille, les manifestants en colère brandissaient une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Halte à la dictature des syndicats ! » Mais ce pouvoir abusif qu’une minorité privilégiée exerce sur l’ensemble des Français restera intact tant que le service minimum garanti ne sera pas inscrit dans la loi !    

Le gouvernement prolonge l'état d'urgence trois mois
Le gouvernement français a approuvé la prorogation de l'état d'urgence pour trois mois, une mesure jugée nécessaire par Jacques Chirac pour "ramener définitivement le calme dans les banlieues" où des violences font rage depuis le 27 octobre.

L'Union européenne propose d'aider la France
Le Président de la Commission européenne a rencontré Dominique de Villepin dimanche soir et a fait savoir que l'Union européenne pouvait rapidement dégager 50 millions d'euros pour venir en aide à la France suite aux violences dans ses banlieues.

La Banque de France voit un risque d'inflation
Le risque d'inflation, nourri par le renchérissement des cours du pétrole, est ce qui menace le plus la reprise économique en France et dans la zone euro, estime le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer.

Philippe Douste-Blazy s'oppose à l'expulsion des délinquants en situation régulière
Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy s'est prononcé lundi contre l'expulsion, souhaitée par Nicolas Sarkozy, des étrangers en situation régulière qui ont commis des actes de délinquance.
Le ministre a expliqué sur Europe-1 que les immigrés "qui ont fait des crimes doivent repartir chez eux", mais "à une seule condition: c'est qu'il n'y ait qu'une loi", qui ne fasse pas la distinction entre les Français et les étrangers en situation régulière.
"Il ne peut pas y avoir un Français qui a fait un crime ou un délit en France et qui serait traité d'une certaine manière et un étranger en situation régulière qui serait traité d'une autre manière. C'est pas possible", a insisté Philippe Douste-Blazy.
Mercredi dernier, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait annoncé qu'il avait demandé aux préfets d'expulser les étrangers, en situation irrégulière ou non, condamnés pour leur participation aux violences urbaines de ces derniers jours. Les premières expulsions devraient avoir lieu en début de semaine.

Les violences urbaines pourraient coûter 200 millions d'euros aux assurances
La facture des dégâts liés aux violences urbaines pourraient atteindre les 200 millions d'euros, dont 20 millions pour les véhicules détruits, a estimé la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA).
Selon des estimations "totalement provisoires" de la FFSA, les violences urbaines pourraient coûter aux assureurs "environ 200 millions d'euros sur la totalité des violences, dont 20 millions pour les véhicules".
Les dégâts les plus importants concernent les biens des collectivités locales, et notamment les immeubles comme les établissements scolaires ou les salles de sport, précisait la FFSA lundi.
Concernant les particuliers dont la voiture a été brûlée, la fédération rappelle que certains assureurs ont décidé de les rembourser même s'ils n'étaient pas assurés contre les incendies. Elle invite les propriétaires à contacter leur compagnie d'assurance pour savoir dans quelles conditions ils seront indemnisés. AP

Bruxelles met en garde la Turquie sur ses réformes
Pour son premier rapport sur la Turquie depuis l'ouverture officielle des négociations, la Commission européenne a regretté le ralentissement des réformes menées par Ankara, surtout en matière des droits de l'Homme.
Peut mieux faire sur l'économie et surtout doit mieux faire pour adopter les normes et la législation de l'Union européenne, surtout en matière des droits de l'Homme. C'est la conclusion du premier rapport de la Commission européenne sur la Turquie publié mercredi, après l'ouverture des négociations d'adhésion d'Ankara à l'Union le 3 octobre dernier.
Car premier constat : après un gros effort en 2003 et 2004, le rythme des réformes en Turquie s'est ralenti en 2005. "La Turquie devrait encore fournir des efforts considérables supplémentaires pour adopter la législation et les normes de l'UE" dans de nombreux secteurs, notamment en matière de droits de l'Homme, a souligné le commissaire européen à l'Elargissement, Olli Rehn. C'est sur les libertés et des droits de l'Homme que Bruxelles a relevé le plus de problèmes à résoudre. Or la Turquie joue gros sur ce dossier, car à tout moment, les vingt cinq Etats membres peuvent  geler les négociations. Le commissaire Rehn a ainsi insisté sur les réformes à mettre en oeuvre en matière de liberté d'expression, de droit des femmes, de liberté syndicale et de droits des minorités non musulmanes, et sur la lutte contre la torture. La Commission est claire sur ce dernier point : l'objectif à atteindre par les autorités turques doit être une tolérance zéro.

Les banques menacent d'arrêter les prêts sociaux le 21 novembre
Les banques françaises pose un ultimatum au gouvernement : elles menacent de ne plus instruire de dossiers à taux zéro et de prêts à l'accession sociale à partir du 21 novembre. Pourquoi ? Parce que le gouvernement a prévu de liquider le Fonds de garantie à l'accession sociale (FGAS) et de récupérer les 1,5 milliard d'euros de son budget. Pour les banques, qui l'ont financé à 60%, ce fonds garantissait les crédits réservés aux ménages modestes en cas de problème de remboursement. La fédération bancaire française dit regretter de devoir en arriver là mais accuse le gouvernement de rester sourd à toute discussion. Ce fonds avait été créé en 1993 pour faciliter l'accès au crédit immobilier des ménages à revenus modestes. 70.000 ménages en bénéficient chaque année.

La taxe aérienne de solidarité monterait jusqu'à 40 euros
La taxe de solidarité sur les billets d'avion, chère au président Chirac, se précise. D'après les Echos, qui a eu vent de l'avant-projet de loi, elle porterait surtout sur les classes affaire et première, avec un supplément de 40 euros pour un long courrier et 20 euros pour un vol à l'intérieur de l'Union européenne. Pour la classe économique, la surtaxe serait autour de 1,50 euro pour les vols nationaux et intra-Union et 2 euros pour le reste de l'Europe. Pas encore de précision, en revanche, sur les longs courriers. Bercy a confirmé jeudi que 40 euros serait un maximum, ajoutant qu'"aucun chiffrage n'était arrêté à ce stade". Il faudra attendre la conférence internationale qui sera organisée en février par les pays promoteurs de la taxe. Cette surtaxe, destinée à financer l'aide aux pays pauvres, provoque la colère de tous les professionnels du transport aérien, qui craignent une perte de compétitivité si la France est seule à l'appliquer. Prévue pour 2006, elle rapporterait, selon Bercy, au moins 200 millions d'euros. En septembre, Thierry Breton avait évoqué le chiffre de 10 milliards d'euros par an si tous les pays jouaient le jeu.

SONDAGE    Les étrangers penchent à gauche Si, comme le souhaite Nicolas Sarkozy, le droit de vote aux élections locales était accordé aux immigrés non européens, c’est la gauche qui en profiterait. Tel est le résultat d’une étude réalisée par l’Ifop à partir de trente-huit enquêtes effectuées en 2004 et 2005 auprès de… 38 000 personnes. Selon l’Ifop, en effet, les étrangers résidant en France seraient nettement plus nombreux que les Français (+ 11,2 %) à afficher leur proximité avec un parti de gauche, notamment avec le parti socialiste (+ 8,4 %). Selon Jérôme Fourquet, directeur d’études à l’Ifop, « cette sur-représentation de la gauche est encore plus manifeste parmi les étrangers se déclarant de religion musulmane » : 56,3 % d’entre eux (contre 46 % pour les étrangers de religion catholique) se disent proches de la gauche. Surprise : les étrangers non européens sont aussi nombreux que les Français à afficher leur proximité avec le FN : 8,5 %.

SONDAGE (BIS)    Les fonctionnaires de l’Assemblée Plus de la moitié des députés sont des fonctionnaires. C’est ce qui ressort d’une étude menée par Bertrand Lemennicier, professeur d’économie à l’université Paris-II pour l’association Contribuables associés, laquelle fait apparaître que « 51,3 % des députés exercent ou ont exercé préalablement une activité professionnelle financée sur fonds publics ». Lemennicier, qui a « épluché les CV des députés », relève que c’est au PS (72 %), à l’UDF (67 %) et au PC (59 %) que l’on trouve le plus de députés issus de la fonction publique. Seul le groupe UMP héberge moins d’un député fonctionnaire sur deux (42 %). À comparer aux seuls 9 % de députés entrepreneurs, 4,8 % d’employés et 3 % d’agriculteurs…

Chili : l'économie la plus dynamique d'Amérique Latine
Le peso chilien a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans face au dollar, preuve que l'économie du Chili se porte bien. Le pays prévoit une croissance record de 6% l'an prochain avec une inflation de 3% et un taux de chômage de 8,7%. Le Forum économique mondial vient ainsi de le placer en tête des pays d'Amérique latine pour sa compétitivité, son dynamisme à l'exportation et sa stabilité financière.

Le Japon annonce la fin de 7 ans de déflation
C'est la première fois que la Banque du Japon officialise cette prévision : la déflation - la baisse continuelle des prix à la consommation – devrait cesser à la fin de l'année 2005, selon un rapport publié jeudi. La chute continue des prix du riz, une des principales causes de la déflation, est enrayée, et la baisse des prix de l'électricité et du téléphone seront moins fortes alors que, selon la banque, "les conditions de l'offre et de la demande continuent de s'améliorer progressivement". L'économie japonaise était enlisée depuis sept ans dans ce mécanisme économique vicieux qui incite les ménages à différer leurs dépenses de consommation dans l'attente de prix toujours plus bas et pèse sur la capacité d'investir des entreprises.

Pas de législation contre la discrimination à l'embauche
La réaction est aussi passive que le rapport : le ministre de l'Emploi, Jean-Louis Borloo, et son ministre à l'Egalité des chances Azouz Begag ont exclu toute mesure législative ou réglementaire pour lutter contre les discriminations raciales à l'embauche. Exit l'idée d'instaurer d'ici 2007 d'un CV anonyme, seule mesure concrète du rapport Fauroux. Ce dernier avait dénoncé la banalisation des pratiques de discriminations à l'embauche par les entreprises. Mais avait proposé un simple "boîte à outils", sans caractère contraignant."Les quotas, la discrimination positive qui rigidifient la situation, on n'en veut pas" a déclaré jeudi le ministre de la Promotion de l'égalité des chances. En décembre, le gouvernement avait fait retirer une proposition législative, présentée par des élus de la majorité, visant à favoriser l'acceptation des CV anonymes dans les entreprises de plus de 250 salariés et les organismes de placement.

Vous avez certainement entendu parler des privilèges de la fonction publique…
mais vous ne savez sans doute pas qu’un retraité fonctionnaire d’Etat touche en moyenne 10 420 euros par an de plus qu’un retraité du privé. Soit 77 % de plus !
Difficile à croire et pourtant le calcul est simple :
* 9,4 millions de retraités salariés du privé se partagent au total 127 milliards d’euros, soit une pension moyenne de 13 510 euros (88 619 francs) par an ;
* 1,5 million de retraités, fonctionnaires d’Etat se partagent au total 35,9 milliards d'euros, soit une pension moyenne de 23 930 euros (156 970 francs) par an ;
* Un retraité fonctionnaire d’Etat touche donc en moyenne 10 420 euros, soit 68 350 francs par an de plus qu’un retraité salarié du privé. Près de 80 % de plus !
Plus de 100 000 euros (683 500 francs) d’écart de pension sur 10 ans !
A ce scandale s’ajoute le fait que la retraite des fonctionnaires de l’Etat est payée, à 85 %, par l’impôt. Leur cotisation personnelle ne couvre que 15 %.
Ce n’est pas tolérable.
C’est pourquoi Sauvegarde Retraites a lancé une grande campagne d’information et de pétitions à Jacques CHIRAC. Je veux pouvoir lui remettre personnellement au moins 30 000 pétitions d’ici la fin du mois d’août. Il doit tout mettre en œuvre pour rétablir l’égalité.
Marie-Laure Dufrêche

Pension de Réversion : Encore un Mauvais Coup pour les Salariés et Retraités du Privé !
Fin août, deux décrets concernant la « réforme Fillon » sur les retraites sont parus, dans la plus grande discrétion. Il sagit des décrets relatifs aux nouvelles dispositions de la pension de réversion.
Désormais plus de condition de durée de mariage ou de non-remariage pour que le conjoint survivant bénéficie de la réversion.
La condition d’âge, elle-même (auparavant, pas de réversion  de la CNAV avant l’âge de 55 ans) va disparaître progressivement.
Ces quelques avantages cachent en fait une énorme escroquerie qui va priver 3 à 400 000 veuves de la pension de réversion.
Je m’explique :
Avant ce décret, pour que vous puissiez toucher une pension de réversion de 54% de la retraite du régime de base de votre conjoint, vous deviez avoir des ressources personnelles (tous revenus confondus) inférieures à un plafond de1 238 € par mois. La grande nouveauté de la réforme est le nouveau mode d’appréciation des ressources personnelles. A compter du 1er juillet 2006, vont être comptabilisées dans vos ressources, la ou les réversions servies par les régimes complémentaires.
En clair, si vous avez une pension personnelle de 700 euros et une réversion de l’Arrco et de l’Agirc de 600 euros, vous dépassez le plafond fatidique et vous ne bénéficierez d’aucune réversion du régime général.
Si vous êtes veuve, que votre mari avait un statut de cadre dans le privé et que vous n’avez pas ou peu travaillé pour élever vos enfants, et bien l’ensemble des cotisations versées par votre mari pendant ses années de travail est purement et simplement perdu. D’un droit à pension, la réversion du régime général devient un minimum vieillesse.
Mais ces règles, bien évidemment, ne s’appliquent pas au public.  
Là, rien de plus simple. La veuve de fonctionnaire, quelles que soient ses ressources,  cumule toujours intégralement sa pension personnelle et 50% de la pension de son défunt mari.
Quant au veuf d’une fonctionnaire, grâce à la « réforme Fillon » il perçoit désormais plus : il a droit à 50 % de la pension de sa femme, alors qu’auparavant il ne touchait que 37%.
Il faut bien que cette réforme fasse des heureux !
Marie-Laure Dufrêche

La Suède, un modèle social exceptionnel ? (Avvenire/Italie)
La Suède semble dotée d’un modèle social exceptionnel. Mais malgré un système d'assistance sociale qualifié d’ "exemplaire" dans toute l’Europe, dans le pays nordique le taux de fécondité est en baisse et ne dépasse pas aujourd'hui 1,6 enfants par femme, un taux légèrement supérieur à la moyenne européenne (1,4) mais en dessous du taux de renouvellement de la population (2,1). En outre, 55% des enfants suédois naissent aujourd'hui hors mariage.

Italie : de plus en plus d’étrangers dans les écoles (La Repubblica/Italie)
Il y a dix ans, ils étaient seulement 50 000, mais le nombre d’étrangers inscrits dans les écoles italiennes progresse très rapidement. L'année dernière, ils étaient 320 000, cette année, ils sont 360 000 et les estimations pour l’année 2006 évaluent à 420 000 le nombre d’étrangers qui seront inscrits dans les écoles italiennes. Les statistiques du Ministère Publique de l’Instruction montrent que 90% des étrangers fréquentent les écoles publiques, les autres, les institutions privées. Le Nord Est est la zone géographique la plus fréquentée par les étudiants étrangers, Milan est doté du taux le plus haut avec 11, 6% d’étudiants étrangers.

USA : John Roberts président de la Cour suprême (genethique.org/France)
John Roberts, précédemment nommé par G. W. Bush comme juge à la Cour suprême des Etats-Unis, en remplacement de la juge O'Connor vient d'être nommé par le chef de l'État américain comme président de cette même Cour, après la mort du président Rehnquist samedi dernier.Le début de la nouvelle session de la Cour suprême s'ouvre le 3 octobre. "Il est dans l'intérêt de la Cour et du pays qu'un président siège dès le premier jour de la session d'automne" a affirmé le Président américain. "Le Sénat est bien avancé dans le processus d'examen des compétences de Roberts. Les sénateurs connaissent sa carrière et sa fidélité envers la loi. J'ai bon espoir que le Sénat termine ses audiences et le confirme au poste de président dans le courant du mois".La nomination de John Roberts en tant que remplaçant de la juge O'Connor étant bien passée aux yeux de tous, cette nomination comme président ne devrait pas poser de problème. 

La Charia en Ontario (The Globe and Mail/Canada)
Avec une indignation unanime, les habitants du Québec ont appris qu’à cause du gouvernement d'Ontario, le Canada pouvait devenir le premier pays occidental à légaliser des tribunaux fondés sur la loi islamique ou charia, explique Lysiane Gagnon dans Globe and Mail. D’après elle, ce projet est "un cas typique de multiculturalisme devenu fou". Comme elle le rappelle, l’introduction graduelle de la charria dans les pays occidentaux fait partie des projets des extrémistes islamiques. 

La délinquance des filles est mal connue (La Croix/France)
Dans un ouvrage récent, Stéphanie Rubi décrit les stratégies d’adolescentes qui s’imposent dans la cité en s’appropriant les valeurs viriles. Elles assurent leur domination sur le groupe en se montrant fortes, décidées, violentes. Stéphanie Rubi reconnaît que la délinquance féminine ordinaire reste mal connue. «L’acte délictueux, surtout chez les filles, n’est pas une fin en soi mais une manière d’asseoir son autorité sur le groupe. Cette volonté d’appliquer la loi du plus fort concerne une toute petite minorité d’adolescentes qu’il est impossible de mesurer de manière générale. Tout dépend du quartier, de l’établissement scolaire. La loi du plus fort se développe là où il y a des failles. »

« ...Ardisson a donc reçu Salman Rushdie dans son émission "Tout le monde en parle", diffusée sur France 2 il y a deux semaines... Rushdie qui vit en Angleterre, n'a aucune idée de qui est Ardisson. Il est envoyé par son éditeur pour parler de son livre. Il s'y rend naïvement comme à une émission littéraire. Or Ardisson a jugé intelligent d'inviter en même temps Sami Naceri, l'acteur de "Taxi" connu pour ses opinions délicates, ses moeurs raffinés et ses convictions islamiques. Sous la baguette de chef d'orchestre d'Ardisson, tout s'est passé, au fond, comme prévu. Sami Naceri, en mimant le geste, a dit à Salman Rushdie que si un imam lui donnait de l'argent pour le tuer, il n'hésiterait pas à lui tirer une balle dans la tête. Salman Rushdie s'est alors levé, a retiré son oreillette, puis il est parti en disant qu'il ne remettrait plus les pieds dans une émission de télévision française. L'émission n'est pas en direct. Les séquences violentes et infamantes ont été coupées au montage, et, jusqu'à aujourd'hui, rien ne filtre du scandale qui s'est déroulé en coulisse, en présence de Gérard Darmon et de Véronique Samson. Cela s'est passé sur une chaine du service public. A part un entrefilet dans le Parisien et une citation dans un article de Marianne, silence général [à vérifier, P.V. ne lit pas toute la presse..., E.B.]. Personne n'est au courant. Ardisson va bien, merci. Et tout le monde continuera a aller vendre ses petites affaires chez lui, puisqu'il fait vendre. Et même si l'on sait, on fait semblant de ne pas savoir, pour pouvoir continuer à jouir du privilège d'y paraître.
Sami Naceri continue à signer des autographes à ses groupies, et il sera sans doute encore la vedette de Taxi 30. Et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes des assassins possibles. Aucun débat n'a eu lieu. Et plus que tout, c'est cette indifférence criminelle qui fait peur.

Bercy Les petits cadeaux aux anciens ministres
En quittant leur poste, les ministres des Finances et du Budget partaient avec leur secrétaire ou leur chauffeur. A Bercy, on appelait ça le « principe coutumier ». Thierry Breton vient d'y mettre fin...
Cet été, d'anciens ministres de l'Economie ont reçu une lettre inattendue de Thierry Breton, l'actuel locataire de Bercy. Michel Sapin n'en revient toujours pas. « Bercy m'avait affecté une secrétaire après mon départ du ministère, en 1993. La lettre me prévenait, confie-t-il au Point, que ce ne serait plus le cas après la fin du mois. A chaque changement de ministre, j'écrivais pour savoir si cette tradition républicaine était maintenue. J'ai toujours reçu une réponse positive. Sur le principe, la décision d'arrêter, qui appartient au ministre, n'est pas contestable. Mais ma secrétaire, qui a été régulièrement reconfirmée, a trouvé la méthode un peu abrupte. »
Une pratique officieuse. Ainsi, comme Michel Sapin, d'autres anciens locataires de Bercy ont reçu une lettre : Jean Arthuis (ministre de 1995 à 1997), Dominique Strauss-Kahn (de 1997 à 1999), Alain Madelin (de mai à août 1995), Alain Lambert (au Budget de 2002 à 2004). Tous bénéficiaient d'une secrétaire ou d'un chauffeur, aimablement mis à leur disposition par la République reconnaissante. Tous ont accepté d'en parler au Point, sauf Alain Lambert, Dominique Strauss-Kahn et Alain Madelin, à qui plusieurs messages ont été laissés. Laurent Fabius a lui aussi été destinataire du courrier de Thierry Breton, mais par erreur... Certes, il a été titulaire de l'Economie de 2000 à 2002, mais porte avant tout le costume d'ancien Premier ministre. « Il a donc droit, selon un décret tout à fait officiel, à une secrétaire et à un chauffeur. Nous gérons cela en direct avec le secrétariat général du gouvernement, et Bercy n'a rien à redire à cela », rétorque fermement le cabinet de Fabius.

Les chers bureaux de Francis Mer
Ni secrétaire ni chauffeur, mais des bureaux avenue Hoche : Francis Mer peut remercier la généreuse République. Dans le coffre du dircab de Thierry Breton dormait un document « confidentiel » intitulé « Bureau de passage de M. Francis Mer ». Selon cette note, saisie par les juges, Bercy aurait pris en charge la location de deux bureaux pour celui qui fut ministre de 2002 à 2004. Une facture de 8 509 euros, adressée le 27 janvier 2005 au ministère par la société Regus, qui loue des locaux, accompagnait la note. Le parquet de Paris, saisi, ne s'est pas encore prononcé sur les suites à apporter à ces documents. Et Francis Mer n'a pas souhaité faire de commentaires L. L.

Manifestation anti-grève à Marseille, négociations à la RTM
Près de 2.000 personnes selon les organisateurs, 400 d'après la police, ont manifesté à Marseille pour protester contre la grève des traminots, qui perturbe le trafic des transports en commun de la ville depuis 35 jours.
"Les Marseillais en ont marre. Ils ont les pieds en compote et les nerfs en pelote", souligne Aurélien Véron, président d'une des associations qui avaient appelé à manifester.
"Nous ne sommes pas contre le droit de grève, mais nous ne comprenons pas comment on peut expliquer défendre le service public et le supprimer", ajoute-t-il.

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Depuis le début de ces violences, 4.700 véhicules en tous genres ont été incendiés, 77
agents de la police nationale et 31 pompiers ont été blessés et 1.220 personnes interpellées par la police, a précisé le DGPN. Il a souligné que le nombre des blessés ne comprenait pas les policiers municipaux.
Les institutions continuent à être prises pour cible. Selon le DGPN, trois écoles ont été attaquées dans la nuit de dimanche à lundi, ainsi qu'une mairie et une mairie annexe et des postes de police à Perpignan, Clermont-Ferrand et Nîmes.
Deux églises ont été atteintes par des cocktails Molotov à Lens (Nord) et Sète (Hérault), sans que l'on puisse conclure à une "volonté délibérée de toucher des lieux de culte", a dit Michel Gaudin.
Les violences urbaines ont continué de s'étendre en province dans la nuit de dimanche à lundi qui s'est soldée, selon la police, par 1408 véhicules brûlés, 395 personnes interpellées et 36 policiers blessés.

Violences: France 3 se démarque
 La chaîne publique a décidé de ne plus annoncer dans ses journaux nationaux le nombre de voitures incendiées
C'est ce qu'a déclaré lundi le directeur général adjoint chargé de l'information de France 3, Paul Nahon.
Selon lui, il est encore possible de couvrir les violences urbaines "à condition de le faire avec discernement, avec responsabilité". "On se pose des questions tous les jours, depuis 11 jours", a-t-il souligné sur Europe 1.
"Ce rôle de l'image est présent dans notre esprit depuis le début (...) Chaque jour, notre tactique évolue. Par exemple, la question qu'on s'est posée aujourd'hui très concrètement, c'est de savoir si on continue à donner le nombre de voitures qui brûlent", a expliqué M. Nahon.
"De quelle façon on couvre? Qu'est-ce qu'on  doit montrer, rapporter? Est-ce qu'on le droit de faire de l'auto-censure, de la  censure? Est-ce qu'on doit tout montrer, tout expliquer? Voilà à quoi on est  confronté depuis 11 jours", a précisé M. Nahon.

1.295 véhicules brûlés, 312 interpellations
C'est le bilan officiel de la nuit de samedi à dimanche, 10e nuit d'émeutes, le plus lourd depuis le début des événements dans les banlieues. Le mouvement s'intensifie en province et atteint le centre de Paris. Les affrontements auraient fait plusieurs blessés.

Les traminots de la Régie des transports de Marseille (RTM) ont voté la reprise du travail après 33 jours de conflit, mais ils ont lancé un nouveau préavis de grève pour vendredi prochain.

Les violences urbaines peuvent-elles peser sur la croissance ?
Après 11 nuits d'émeutes, le patronat commence à s'inquiéter des possibles conséquences sur l'économie. En première ligne, le tourisme pourrait payer la mauvaise image renvoyée à l'étranger. De nombreux pays ont appelé leurs touristes à éviter la France.
Les entreprises françaises commencent à s'inquiéter des possibles conséquences économiques de la vague de violences urbaines qui s'étend dans les banlieues de Paris et de province. Dans la nuit de dimanche à lundi, plus de 1.400 véhicules ont été incendiés et près de 400 personnes ont été interpellées, selon les chiffres définitifs de la police nationale. Et, pour la première fois, les violences ont touché davantage la province, avec 982 véhicules brûlés dans  274 communes.
Appelant les pouvoirs publics à rétablir l'ordre, Laurence Parisot, la présidente du Medef, a dénoncé lundi " les conséquences très sérieuses" de ces violences pour l'économie. Et en premier lieu, pour le tourisme. La presse étrangère relaie largement les événements français. Les ministères des Affaires étrangères britannique, australien, russe, américain et nippon ont déjà recommandé à leurs ressortissants de se tenir à l'écart des zones de turbulence.

L'indemnisation des chômeurs revient sur la table des négociations
C'est une négociation clé qui débute mardi pour les partenaires sociaux : ils renégocient les règles de l'assurance-chômage qui affiche un déficit cumulé de près de 14 milliards d'euros.

Syndicats et patronat se retrouvent mardi pour discuter de l'avenir de l'assurance-chômage. L'enjeu est double : redéfinir les règles du jeu actuelles – qui ne seront plus valables passé le 31 décembre – pour essayer de résorber un déficit qui atteindra cette année près de 14 milliards d'euros. Avec trois questions clés : qui va payer, combien et pendant combien de temps ? 

Microsoft a économisé 500 millions de dollars grâce à l'Irlande
L'Irlande est le paradis des multinationales des nouvelles technologies. Microsoft, Dell, IBM, Hewlett-Packard, Apple, presque toutes s'y sont implantées, attirées non par le climat de l'île, mais par ses conditions fiscales avantageuses. Ainsi, sur son précédent exercice, Microsoft a-t-il économisé 500 millions de dollars d'impôts, révèle le Wall Street Journal dans son édition de lundi. Cela s'appelle de l'optimisation fiscale.

Finlande : Grave pénurie de main d'œuvre
Indice de confiance des directeurs d’achats dans le secteur manufacturier. Source : CDAF-RBS
La Finlande connaît la plus grave pénurie de main d'oeuvre qualifiée de ces quinze dernières années. Les entreprises affirment que le manque de personnel constitue désormais le premier obstacle au développement de leur activité. Traditionnel handicap du bâtiment, le phénomène s'étend désormais à l'industrie et aux services. En octobre, 19% des entreprises interrogées, tous secteurs confondus, faisaient état de difficultés de recrutement contre seulement 5% en juillet. Le vieillissement de la population, le plus rapide d'Europe, est le principal responsable de cette situation.

Nicolas et Sarkozy : Ascension et chute en 6 étapes clés
1995 : Balladur échoue à l'élection présidentielle, mais Nicolas s'est imposé comme super "chauffeur de salle" dans les meetings. Une "bête" politique est née
1999 : le désastre des européennes est total, Pasqua est devant le RPR, mais Nicolas a fait l'essentiel, imposer sa consistence idéologique en voulant "décomplexer" la droite sur ses valeurs.
2002 : c'est encore après un nouveau désastre, celui du 21 avril, que dans le sillon de la réélection de Jacques Chirac, Nicolas devient Sarkozy. Le champion de la droite décomplexée met fin à la vague d'antisémitisme qui sévissait depuis 3 ans, réduit le nombre de morts sur la route, met des flics dans les banlieues. Il caracole en tête des sondages et s'affiche en "libéral" partisan de la "réforme".
2004 : il arrive à Bercy, la machine s'embale. Conférence de presse monumentale, étalage dans la presse people, interventionisme d'état partout loin de l'image de "libéral" construite depuis 1999. Sarkozy devient "sarko". Sarko est partout, sarko agace, le chômage continue d'augmenter et les réformes ne viennent pas. Il rompt pour une question le bail gouvernemental pour prendre la tête de l'UMP, loin de la rupture idéologique d'un Madelin.
2005 (part I) : Sarko est revenu place Beauvau, ses affaires de couples s'étalent partout, il apparait fragile émotionnellement au 20h de TF1, il s'énerve, met des radars partout, des gens s'essuient des PV sur les airs d'autoroute pour avoir bu une bouteille d'eau et d'autres pour des vitres embuées en allant au boulot. La magie est tombée.
2005 (part II) : Sarkozy, fondateur du CFCM avec lequel il croyait "contrôler", électoraliste devenu chantre du communautarisme, qui prône la discrimination positive le droit de vote aux étrangers, et la fin de la loi de 1905, explose en plein vole et ne contrôle plus rien. Son bilan sur l'insécurité laisse apparaître la faille béante des "violences aux personnes" qui n'a jamais cessé d'augmenter, la récurrence du problème de la récidive qui n'a pas été réglé, et en guise de couperet les banlieues flambent en 5 jours. Pire dans la brèche qu'il a ouvert du communautarisme, s'engouffre un Begag qui joue la surenchère. L'échec est total, le sarkoshow est fini, Sarkozy a tué Nicolas...
Union Républicaine Populaire
Le Blog : http://www.unionrepublicainepopulaire.org/

HP France échange 250 postes contre la fin des 35 heures
Lors d'une réunion avec les syndicats qui s'est tenue hier jeudi à huis-clos au siège du groupe informatique à Issy-les-Moulineaux, Patrick Stark, le PDG, et son staff ont proposé d'échanger 250 emplois contre l'abandon pur et simple de l'accord sur les 35 heures. Ce qui permettrait d'alléger d'autant le plan social des 1240 suppressions de postes. Pour l'heure, les syndicats se montrent réservés. Ils se prononceront au plus tard le 9 novembre.

HUMEUR Y a-t-il un service minimum du communisme ?
La question est posée depuis que le député Maxime Gremetz, le dernier représentant du communisme «traditionaliste» a sanctionné ses attachés parlementaires. Parmi les raisons invoquées, ceux-ci avaient déposé un préavis de grève pour pouvoir participer à une manifestation. Réponse de Maxime Gremetz : «Il faut assurer un service minimum à la permanence!».

Google Print ouvre l'accès à l'intégralité de certains de ses livres
 Lire l'intégralité de certains ouvrages de la bibliothèque numérique de
Google, c'est enfin possible depuis jeudi. Le célèbre moteur de recherche a
pour la première fois ouvert l'accès à une "petite fraction" du catalogue de
Google Print qui sera à terme disponible, a précisé la firme américaine dans
un communiqué. Point commun des ouvrages offerts au publics : ils sont tous
libres de droits, notamment parce qu'ils sont tombés dans le domaine public.
On peut ainsi lire en ligne en intégralité des écrits d'Henry James ou des
livres d'histoire ou de politique fournis par les bibliothèques des
universités du Michigan, de Harvard, Stanford et par la New York Public
Library. Rappelons que Google Print est poursuivi en justice par des
associations d'auteurs et d'éditeurs aux Etats-Unis qui lui reprochent de
vouloir numériser des ouvrages protégés par des droits d'auteurs sans
demander auparavant leur accord.
http://print.google.com/

A 4,1%, la hausse de la productivité américaine surprend par son ampleur
Le coût du travail a baissé de 0,5% au troisième trimestre, apaisant du même
coup les tensions sur le front de l'inflation

Le "capitalisme" évoque quelque chose de négatif pour 61% des Français, selon un sondage
Le capitalisme a mauvaise presse chez les Français. Pour 61% d'entre eux, ce mot évoque en effet "quelque chose de négatif", alors que le socialisme évoque "quelque chose de positif" pour 51%, selon un sondage.
Un Français sur deux (51%) déclare en revanche avoir un sentiment positif à  propos des mots "libéralisme économique", selon ce sondage LH2 (anciennement Louis Harris) publié vendredi dans "Libération".
Pour six Français sur dix (62%), ce sont les actionnaires qui ont le plus de  pouvoir dans les entreprises privées, devant la direction (53%) et les syndicats (24%). Les salariés arrivent en dernière position, avec seulement 8%, alors que 67% des personnes interrogées estiment qu'ils devraient avoir plus de pouvoir.
Pour autant, les salariés semblent être à l'aise dans leur entreprise: 80% d'entre eux affirment que l'expression avoir de "l'intérêt pour l'activité" s'applique "plutôt bien" à leur situation, devant la "motivation" (69%) et la "réalisation de soi" (68%). Près d'un Français sur trois (28%) estiment que le mot "précarité" s'applique à ce qu'ils vivent dans leur entreprise.
Enfin, 57% des personnes interrogées jugent qu'"associer davantage les salariés aux décisions" permettrait d'améliorer la situation des salariés du privé, tout comme les associer davantage les salariés aux bénéfices (57%). L'option "augmenter fortement les salaires" arrive en troisième position, avec 43%. Le total est supérieur à 100 en raison de la multiplicité des réponses possibles.
-sondage réalisé les 28 et 29 octobre par téléphone auprès d'un échantillon de 1.004 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Les ménages français n'ont toujours pas le moral
Contrairement aux industriels, les Français ne voient pas vraiment le ciel se dégager. La confiance des ménages a reculé d'un point en octobre et reste sur ses plus bas niveaux depuis deux ans, d'après l'indicateur publié vendredi par l'Insee. Conséquence de la montée des prix qu'ils ressentent, les ménages notent une dégradation de leur situation financière personnelle actuelle et à venir. Ils ne sont pas plus optimistes sur le niveau de vie présent et futur en France. Leur opinion sur les perspectives d'amélioration du chômage s'est stabilisée après la très nette amélioration observée en septembre. En octobre, seule l'opinion sur l'opportunité d'acheter a progressé.

Les appels à l'état d'urgence ou au couvre-feu se multiplient
LES APPELS SE MULTIPLIENT POUR UNE INTENSIFICATION DE LA RÉPRESSION
Après onze nuits de violences urbaines, les appels se multiplient au sein de la classe politique française, majoritairement à droite mais aussi à gauche, pour une intensification de la répression dans les quartiers sensibles.
Marine Le Pen, vice-présidente du Front national d'extrême droite, a été la première, jeudi dernier, à réclamer l'instauration de l'état d'urgence en banlieue parisienne.
"Il est temps de faire cesser les saccages, les incendies criminels, les tirs à balles réelles ainsi que les agressions contre les personnes. Pour ce faire, j'émets une proposition claire: l'instauration de l'état d'urgence sur tous les territoires concernés", a-t-elle dit dans un communiqué.
Elle a été rejointe par le député UMP des Yvelines Jacques Myard, qui a réclamé lundi dans un communiqué l'instauration de l'état d'urgence avec "un strict couvre-feu".
Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, a préconisé dans un communiqué l'instauration "d'urgence" d'un couvre-feu pour les jeunes de moins de 20 ans dans les villes de 30.000 habitants. "Face à la guerre anti-française, je veux me faire le porte-parole de la France profonde, celle qui se barricade à partir de six heures le soir, en prévision des nuits de violence", souligne-t-il.
Le maire socialiste de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) Michel Pajon a souhaité pour sa part l'intervention de l'armée dans les quartiers touchés par les violences urbaines.
"Pour un socialiste, dire que l'armée doit intervenir est un constat d'échec absolument inimaginable. Mais ce que je peux vous dire, c'est qu'on ne peut pas laisser les gens comme ça. Donc, à un moment donné, il faut se demander s'il y a encore un Etat dans ce pays", a-t-il déclaré sur France Info.
"Je sonne le tocsin. On ne peut pas laisser les choses empirer comme cela", a-t-il insisté.
Georges Fenech, député UMP du Rhône, et Nicolas Dupont-Aignan, député UMP de l'Essonne, ont déposé lundi à l'Assemblée une proposition de loi anti-émeute incriminant toute participation à une rébellion contre les forces de l'ordre.

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Guérilla urbaine
Pour la quatrième soirée consécutive, des affrontements ont opposé dimanche soir policiers et jeunes. La situation était "apaisée" vers minuit.  Six policiers ont été légèrement blessés par des jets de projectiles. De leur côté, les pompiers n'ont pas signalé de blessés civils. Onze personnes ont été interpellées, dont quatre placées en garde à vue pour dégradations de biens publics et  privés.
Les échauffourées ont débutées à la Forestière, un quartier situé entre Clichy et Montfermeil. Huit voitures et des poubelles ont été incendiées. Une ou plusieurs grenades lacrymogènes, dont la provenance n'a pas été déterminée, ont été lancées à l'intérieur d'une moquée. Selon la police, il s'agirait de l'oeuvre des casseurs, pour eux celle de la police. Vers 21H30, 100 à 150 jeunes se sont rassemblés et ont voulu en découdre avec les forces de l'ordre.
Déjà, jeudi et vendredi soir avaient été le théâtre d'une véritable guérilla urbaine, avec de nombreux policiers blessés, dégâts et interpellations. Samedi soir avait été plus calme, avec quelques feux et échauffourées. Les émeutes ont commencé après le décès, jeudi, de deux adolescents, Ziad et Banou, électrocutés dans un transformateur EDF. La rumeur s'était répandue que les deux victimes s'étaient réfugiées là,  pendant une course-poursuite avec la police, ce qu'ont formellement démenti le parquet et le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

Sécu: les PEL de plus de 10 ans soumis aux prélèvement sociaux sur intérêts
L'Assemblée nationale a décidé mercredi soir de soumettre les Plans épargne logement (PEL) de plus de 10 ans aux prélèvements sociaux sur les intérêts, entérinant ainsi un dispositif du projet de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2006.
Cette mesure, qui devrait se traduire par 900 millions d'euros de recettes, a été approuvée par les députés, en dépit de l'opposition des groupes PS et PCF.
Les députés ont également entériné dans la nuit de mercredi à jeudi plusieurs autres dispositifs notamment la suppression de l'abattement de 30% sur les cotisations patronales dues au titre des salariés embauchés à temps partiel avant le 1er janvier 2001.
Ils ont aussi approuvé l'abaissement de moitié (de 364.000 à 182.000 euros) le plafond à partir duquel les primes de départ des cadres, hors plan social, sont soumises à cotisations sociales et impôts. En cas de plan social, ce plafond est fixé à 240.000 euros, selon un amendement de Jean-Pierre Door, rapporteur de la commission des affaires sociales approuvé par l'Assemblée.
Les députés ont entériné, en début de soirée, le déficit du régime général qui s'élève à 11,9 milliards d'euros pour l'année 2005, dont 8,3 milliards pour branche maladie et 2 milliards pour la branche vieillesse.

Une des explications, peu évoquée, de la surprenante remontée de Schröder aux dernières élections allemandes fut celle du vote turc. Le populaire tabloïd «Bild» nous informe que 86% des Turcs résidant en Allemagne ont voté Rouge-vert. Ce n’est donc pas un hasard si le chancelier a rencontré le responsable du plus important quotidien turc «Hürriyet». […]

http://www.etrangersenfrance.com/
Vademecum des prestations sociales
» La Sécurité sociale
» La Couverture Médicale Universelle
» L'Aide médicale de l'Etat
» Les voies de recours
» Le RMI
» Les Prestations familiales
» L'Allocation Chômage et
   l'Allocation d'insertion

Paris, capitale la plus chère de la zone euro
Si Paris est la ville la plus chère de toute la zone euro, une étude publiée lundi montre que les écarts de prix se sont resserrés entre les grandes villes qui partagent la monnaie unique. Londres reste la championne toute catégorie au niveau de l'Union européenne.
L'arrivée de l'Euro dans les porte-monnaies européens le 1er janvier 2002 devait, entre autre, permettre une certaine convergence des prix à l'intérieur de la zone euro. Trois ans et demi plus tard, il semblerait que cela commence à se voir, du moins dans les principales capitales économiques. Comme chaque année depuis cinq ans, la banque Dresdner Kleinwort Wassertein a passé au crible 250 produits et services dans sept capitales européennes, dont six de la zone euro : Paris, Francfort (encore considérée comme la capitale économique de l'Allemagne), Bruxelles, Amsterdam, Rome et Madrid.
Conclusion : l'écart entre les prix moyens à Paris - la ville la plus chère avec des prix en moyenne supérieurs de 1,3% à la moyenne de l'eurozone – et ceux de Madrid – la moins chère des six villes -  s'est nettement resserré. Il est désormais de moins de 4% alors qu'il était encore de 7,4% il y a un an.

Clichy : les deux familles refusent de voir Sarkozy
Les familles des deux mineurs morts électrocutés jeudi à Clichy-sous-Bois annulent leur recontre avec le ministre de l'Intérieur, qu'elles taxent d'"incompétent". Ils réclament "une enquête transparente".

Le prix du gaz augmente de 12%
Le prix du gaz a augmenté de 12% ce mardi. Certains usagers bénéficieront de gestes commerciaux pendant 5 mois atténuant cette augmentation à 3,8%.

 Halloween Du balai!
Dépourvue de racines culturelles en France, cette célébration ne fait plus recette
Cet automne, les sorcières pointent à l'ANPE et les citrouilles se transforment en soupe. Halloween n'a plus la cote. Certes, quelques irréductibles, le parc d'attractions Disneyland en tête, s'obstinent à célébrer cette fête païenne importée des Etats-Unis. Bien sûr, les enfants des écoles parent leurs classes d'orange et de noir en prévision du 31 octobre. Mais le cœur n'y est plus vraiment. «On constate un déclin d'Halloween depuis deux ans, confirme le philosophe Damien Le Guay, auteur de La Face cachée d'Halloween (éd. du Cerf). Il y a eu une prise de conscience, en France, du caractère artificiel de cette célébration d'inspiration celtique devenue, chez nous, une fête mercantile, promue par les marchands afin d'animer une période creuse pour le commerce.»

L'Etat vit à crédit à partir d'aujourd'hui
Budget Jusqu'à la fin de l'année, notre administration dépensera chaque jour 790 millions d'euros qu'elle n'a pas. Le président de la commission des finances du Sénat demande une baisse des dépenses.
MAUVAISE NOUVELLE pour les Français et les contribuables. A partir d'aujourd'hui – et jusqu'à la fin de l'année –, l'Etat va vivre à crédit. Au cours des deux prochains mois, il va dépenser de l'argent qu'il n'a pas : 790 millions par jour en moyenne, soit au total 46,8 milliards d'euros d'ici à la fin de l'année. Soixante jours à découvert, c'est un peu plus qu'en 2004. Grâce à des rentrées fiscales plus importantes que prévu, l'Etat avait alors vécu à crédit pendant «seulement» 56 jours. En 2003, il avait enfoncé un record, avec 74 jours. Cette année-là, la croissance était en berne. Du coup, l'Etat avait engrangé beaucoup moins de recettes que prévu. En 2002, l'Etat avait vécu à crédit durant 67 jours. Et ça fait vingt-cinq ans que ça dure.

La dette cachée de 9 milliards d'euros
La dette publique française représente actuellement 1 100 milliards d'euros – 66% de la richesse produite en un an –, et le paiement des seuls intérêts de la dette de l'Etat absorbe près de 40 milliards d'euros chaque année, l'équivalent de 15% du budget.
Les montants en jeu sont tellement énormes que c'est à peine si l'on peut en mesurer l'ampleur. Et ces 1 100 milliards d'euros ne sont qu'un minimum. Dans un rapport récent, le sénateur UMP Paul Girod pointe les dettes fantômes, c'est-à-dire celles que l'on rembourse chaque année mais qui ne sont inscrites dans aucun compte. C'est le cas de la dette portée par le service annexe d'amortissement de la dette (Saad) gérée par la SNCF qui n'apparaît ni dans les comptes de la SNCF ni dans ceux de l'Etat, alors même que cette dette se monte à... 9 milliards d'euros.

Les Français passent près de 20 heures par mois sur Internet
En septembre 2005, l'internaute français a passé en moyenne 19 heures et 52 minutes sur Internet, que ce soit à domicile ou au bureau, selon une étude publiée jeudi par Mediamétrie. C'est 3h41 de plus qu'il y a un an. Cette forte augmentation du temps passé à surfer, à communiquer ou à effectuer toute autre activité en ligne s'accompagne d'une hausse continue du nombre d'internautes qui a passé le cap des 25 millions (en hausse de 8% sur un an). Désormais, plus de 7 foyers sur 10 équipés d'un PC (73%) disposent d'une connexion Internet. Soit près de 9 millions de foyers au total.

“Billets d’humeur” contre la Turquie Autre initiative qui fait beaucoup parler sur Internet : une opération baptisée “billets d’humeur”, relayée par différents sites hostiles à l’entrée de la Turquie dans l’Europe. Afin d’afficher leur opposition aux pourparlers d’adhésion, ces sites proposent à leurs visiteurs de griffonner une petite “croix rouge” à l’emplacement de la Turquie sur la carte de l’Europe représentée sur les billets en euros. « Une pétition améliorée : on a tous dans la poche la pétition à parapher, en l’occurrence un billet, et l’on est assuré qu’il circulera de main en main », affirme un élu UMP de Paris, qui ne manque jamais de marquer lui-même ses euros.

AFFICHES GAYS    Le silence de l’AFP L’AFP n’a pas publié de dépêche sur le sondage Ifop dont Valeurs Actuelles faisait état la semaine dernière. À la demande de l’association Familles médias, l’institut de sondage avait interrogé un échantillon représentatif de « la population française de 18 ans et plus » sur les affiches de Rainbow Attitude (deux homosexuels qui s’embrassaient). Résultat : 67 % des Français jugeaient anormal que cette campagne soit diffusée dans les transports publics. L’AFP, qui n’en a pas fait état, avait pourtant diffusé une dépêche sur un autre sondage sur les attentes politiques des gays, commandé, celui-là, par Rainbow Attitude et réalisé par LH2 auprès d’... internautes !

Les cerveaux fuient inégalement les pays en développement
Ce sont les pays très pauvres qui souffrent le plus du départ à l'étranger de leurs travailleurs les plus qualifiés, selon un rapport de la banque mondiale. Ainsi, en Jamaïque, 85% des diplômés partent à l'étranger. En Afrique sub-saharienne, les travailleurs qualifiés ne représentent que 4% de la population en âge de travailler mais 40% des émigrés. A l'inverse, en Chine et en Inde, seuls 3 à 5% des diplômés partent travailler à l'étranger. Une fois sur place, ces travailleurs ne trouvent en général pas de travail correspondant à leur qualification. Même si le pays d'origine profite de l'argent envoyé par ces travailleurs à leurs familles, cela ne suffit pas à compenser la perte engendrée par leur départ. En 2005, près de 200 millions de personnes vivaient dans un pays autre que celui de leur naissance.

Jacques Chirac rejette fermement l'idée d'une Europe libérale, affirmant que "la France n'acceptera jamais de voir l'Europe réduite à une simple zone de libre-échange", dans une tribune publiée mercredi dans 26 journaux européens à la veille du sommet informel de Hampton Court.
M. Chirac réaffirme que le modèle de l'Europe "c'est l'économie sociale de marché. Son contrat, c'est l'alliance de la liberté et de la solidarité, c'est la puissance publique garante de l'intérêt général", souligne-t-il.

Fronde générale contre le budget de la sécurité sociale
Mutuelles, pharmaciens, syndicats sont en colère contre le projet de financement de la sécurité sociale, qui sera débattu à l'Assemblée nationale à partir de mardi. In fine, c'est l'assuré qui risque de trinquer.
Parmi les mesures les plus controversées, la création du forfait de 18 euros pour les actes médicaux lourds de plus de 91 euros (à l'exception des actes de biologie et des radios), qui doit rapporter 100 millions d'euros à l'assurance maladie.
Mais les mutuelles ne l'entendent pas de cette oreille. Les 18 euros du forfait se répercuteront forcément sur leurs cotisations ont-elles prévenu car il n'est pas question pour elles de pallier au désengagement de l'Etat. De plus, la Mutualité française, qui représente 98% des mutuelles, a appelé vendredi dernier ses adhérents à ne prendre en charge ni les médicaments que la Sécu a décidé de ne plus rembourser en mars 2006, ni ceux dont le remboursement va baisser. Sur ce point, les laboratoires pharmaceutique et les syndicats de médecins réfléchissent ensemble sur l'idée d'instaurer un "prix contrôlé" pour ces médicaments déremboursés, afin que les médecins puissent continuer à les prescrire.
Colère également des pharmaciens. Les trois syndicats de la profession, l'Union Nationale des Pharmaciens de France, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France et l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine appellent au boycott des médicaments génériques. Pour eux, le plan d'économies du projet va faire chuter de 20 à 25% leurs revenus. Ils devaient être reçus lundi, en fin d'après-midi, par le directeur de cabinet du ministre de la Santé Xavier Bertrand, pour trouver une solution.

L'Unesco sort la Culture du domaine commercial
A une écrasante majorité, la conférence générale de l'Unesco a décidé jeudi soir d'affranchir le secteur culturel des règles du commerce international. Cette convention « Culture », largement défendue par la France et le Canada, s'est imposée par 154 voix contre… 2 « non » et 4 abstentions. Israël et les Etats-Unis étaient les deux adversaires résolus de ce texte, qui autorise les pays membres à prendre toutes les mesures qu'ils jugent appropriées pour défendre leur patrimoine culturel. On se souvient que les Etats-Unis étaient pourtant revenus en 2003 au sein de l'Unesco pour renflouer l'institution après l'avoir boudée pendant près de 20 ans.

Les bus de RTM au dépôt (Sipa)
A u 21ème jour de grève consécutif des agents de la Régie des transports de Marseille (RTM), des cars de substitution doivent parcourir la ville lundi 24 octobre, à la demande de la mairie. Une cinquantaine de cars, pouvant transporter 55 passagers, desserviront six itinéraires "très fréquentés par les Marseillais", a annoncé la mairie.
Ces six lignes ne suivront pas le parcours habituel des bus RTM pour ne pas faire entrave au droit de grève. Le transport devait être gratuit pour les usagers et à la charge de la communauté urbaine, selon une source proche du dossier.

Nicolas Sarkozy envisage le vote des étrangers aux municipales
Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, se prononce en faveur du vote des étrangers en situation légale aux élections municipales en France, sous certaines conditions.
"A titre personnel, je considère qu'il ne serait pas anormal qu'un étranger en situation régulière, qui travaille, paie des impôts et réside depuis au moins dix ans en France, puisse voter aux élections municipales", déclare-t-il dans un entretien au Monde daté de mardi.

Deux tiers des Français sont attachés à leur système de santé
Deux tiers des Français (67%) estiment que l'assurance maladie doit continuer à prendre en charge tous les assurés quelque soit leur comportement, selon un sondage CSA paru lundi dans le quotidien Aujourd'hui en France/Le Parisien.
Selon ce sondage, ils sont 31% à penser que l'assurance maladie doit pénaliser les assurés qui mettent en danger leur santé.
Interrogés sur le fait que l'on est mieux soigné quand on dispose de revenus importants, 71% des sondés affirment qu'ils sont d'accord sur ce point (28% ne sont pas d'accord).
Par ailleurs, dans l'éventualité où la Sécurité sociale disparaîtrait dans les cinq années à venir, 51% des Français seraient prêts à utiliser les services d'une Mutuelle, "quitte à la payer plus cher". 49% continueraient à aller chez le médecin sans être remboursé et ils seraient 21% soit à diminuer les achats de médicaments, soit à éviter d'aller chez le médecin.
Sondage réalisé le 12 octobre auprès d'un échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et constitué selon la méthode des quotas.

Transparency International : l'indice 2005 de perceptions de la corruption [ 18/10/05  - 15H11 ]
L'organisation non gouvernementale Transparency International vient de publier l'édition 2005 de son indice de «perceptions de la corruption», dans laquelle il apparaît que la France améliore sa notation et son classement, mais occupe toujours une position moyenne parmi les pays de l'Union européenne.
Télécharger le document et le classement 2005 de Transparency International
http://www.lesechos.fr/info/rew_inter/200064358.htm
 
Villepin additionne un peu rapidement les CNE
Une intention d'embauche équivaut-elle à un contrat signé ? Oui, à en croire le Premier ministre qui annonçait vendredi dernier 100.000 contrats nouvelles embauches signés. Problème, il ne s'agit que de déclarations d'intentions d'embauche recensées par l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss) et publiées chaque 15 du mois. Ainsi, en septembre, le nombre d'intentions de CNE est estimé à 74.000, un chiffre que l'Acoss estime toutefois plus fiable que les 31.000 du mois d'août. Cela représente un peu moins de 11% du total des intentions d'embauche de ces entreprises de moins de 20 salariés. Mais l'organisme rappelle bien que ce ne sont que des chiffres provisoires, qui s'appuient pour moitié sur les seules déclarations d'intentions d'embauche réalisées sur internet.

Une soulte surprise de 2 milliards d'euros dans le budget 2006
Après les 8 milliards d'EDF, c'est La Poste qui doit permettre au déficit français de rentrer dans les clous du pacte de stabilité en 2006. En effet, deux milliards d'euros de « provision pour soulte » sont inscrits au budget 2006, selon le quotidien Les Echos, ce que Bercy a confirmé mardi. L'argent serait versé principalement par La Poste, mais aussi la Banque de France et la Chambre de commerce et d'industrie de Paris en contrepartie de leur intégration au système de retraite général. Cette soulte apporterait un peu plus de 0,1% de PIB, ce qui correspond justement à l'objectif de 2,9% de déficit pour 2006. Le quotidien indique cependant qu'à La Poste, les négociations financières n'ont pas encore commencé.

La patronne du Medef critique le budget 2006
Laurence Parisot, la présidente du Medef s'est montrée critique mardi sur plusieurs points du projet de budget 2006 qui ne « favorisent pas la croissance des entreprises ». Elle a dénoncé le maintien du taux de l'impôt sur les sociétés à 33% qui « pèse sur la compétitivité française », la hausse de la taxe d'apprentissage ainsi que celle des cotisations sur les retraites et sur les accidents du travail. Elle a également « refusé de penser » que le gouvernement puisse revenir sur la politique d'allègement des charges, ce que réclament certains députés de la majorité. Elle trouve « extrêmement inquiétant » le niveau d'endettement de la France » ainsi que la hausse des prélèvements obligatoires, deux points qui selon elle « hypothèquent l'avenir de la France ». Par ailleurs, elle a annoncé l'ouverture prochaine de négociations avec les syndicats sur les accidents du travail et sur les maladies professionnelles.

La France peut mieux faire en matière de corruption
7,5 sur 10 : en matière de corruption, la note de la France s'est améliorée, mais n'est pas encore brillante. Elle n'est qu'au 12ème rang au niveau européen, et au 18ème mondial, selon l'enquête annuelle de Transparency International, une ONG dédiée à la lutte contre la corruption. L'ONG note que la France a ratifié plusieurs conventions dans le domaine se félicite qu'un certain nombre de procédures judiciaires dans des dossiers de corruption et de trafic d'influence aient abouti. Mais elle a encore de «  sérieux efforts à faire pour se hisser au niveau des meilleurs en terme de transparence, d'intégrité et de bonne gouvernance » d'après l'ONG qui évoque notamment la mise en cause récente de responsables politiques, de hauts fonctionnaires et d'industriels français dans l'opération "pétrole contre nourriture". Au niveau européen, les pays nordiques (Islande, Finlande, Danemark, Suède, Norvège) obtiennent les meilleures notes. A l'inverse, plusieurs pays du sud (Italie, Grèce) ainsi que certains nouveaux membres (Pologne, République Tchèque) enregistrent des performances médiocres. Au total, Transparency indique que la corruption sévit de façon grave dans 70 pays sur 159 étudiés.
http://www.transparency.org/

Google Print débarque en français
Réservé jusqu'alors aux pays de langue anglaise, Google Print a ouvert lundi dans huit pays européens : la France, l'Italie, l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Autriche, la Suisse, la Belgique et l'Espagne. L'interface et l'ergonomie ne changent pas. Chercher un ou plusieurs mots renvoie vers une liste de livres et l'aperçu de la page où a été trouvée la requête. Lorsqu'un livre est issu du domaine public, il est consultable entièrement. Sinon, la navigation est possible seulement sur quelques pages. Pour l'heure, GooglePrint.fr propose peu d'ouvrages en français. Le moteur avait étendu, fin août, son programme de numérisation aux éditeurs du pays.



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