La réforme du régime de retraite Ircantec
Les médecins hospitaliers
crient au « hold-up »
Le gouvernement s’apprête à réformer l’Ircantec, un régime de retraite
complémentaire menacé de faillite.
Les conséquences seront dramatiques pour les médecins hospitaliers : leur
pension va chuter de 40%. Les réserves du régime seront épuisées dans 20
ans, le gouvernement veut donc :
Augmenter les cotisations
Diminuer la valeur du point par deux
Baisser le taux de remplacement
Etrangers : Villepin veut attirer les plus qualifiés
Les chiffres annuels de l'immigration publiés hier par le Haut Conseil à
l'intégration (HCI) montrent que l'immigration de travail représente à peine
plus de 5 % des quelque 134.000 étrangers entrés régulièrement sur le
territoire en 2004. L'immigration familiale est toujours majoritaire avec 73
% des « flux ».
102.619
le nombre d'immigrés admis en France en 2004 au titre du regroupement
familial
L'immigration familiale reste toujours la principale source de
l'immigration: 73% des étrangers qui ont été admis pour au moins un an en
France l'an dernier sont arrivés au titre du regroupement familial, d'après
le rapport de l'Observatoire statistique de l'immigration et de
l'intégration publié jeudi. Concrètement, ils ont été 102.619, contre
100.149 en 2003, soit une augmentation de 2,5%. L'Observatoire parle de
"relative stabilisation" du nombre de ces entrées qui avaient connu des
croissances beaucoup plus fortes en 2003 (+12,7%) et 2002 (+22,3%). Dans la
répartition par motif, l'asile représente plus de 8% des entrées
d'étrangers, l'immigration de travail compte pour un peu plus de 5%.
+ 5,7%
La progression des charges de copropriété en France en 2004
5,7% de progression en 2004 et probablement autant en 2005… C'est le constat
fait par la Confédération nationale des administrateurs de biens quant à
l'évolution des charges de copropriété (Cnab) en France. Cette hausse prend
notamment en compte la distribution d'eau, le chauffage, les dépenses de
personnel et les honoraires des syndics, qui représentent globalement plus
de la moitié des charges payées par les copropriétaires. Ramené au m², le
niveau de l'ensemble des charges s'établit à 19,4 euros contre 18,1 euros en
2003. L'Ile-de-France, la Picardie, le Nord-Pas-de-Calais sont les régions
où les charges sont les plus chères. L'enquête de la Cnab porte sur 3.519
immeubles en France.
Les très petites entreprises ne connaissent pas la croissance
Le début de reprise de l'activité économique ne profite pas à tout le
monde. Les trois quarts des patrons de très petites entreprises, celles de
moins de 20 salariés, sont pessimistes sur le climat général des affaires.
68% considèrent même que la situation économique s'est dégradée au cours du
troisième trimestre, selon le baromètre Fiducial-Ifop publié lundi. Seuls
50% restent optimistes sur leur propre activité, soit le plus faible niveau
depuis début 2003. Les petits patrons se disent affectés à la fois par la
hausse du pétrole, qui pèse sur leur situation financière, et ressentent les
effets du discours sur la perte de pouvoir d'achat sur leur chiffre
d'affaires.
Baisse de 0,6% de la consommation des ménages en octobre, selon
Les dépenses de consommation des ménages en produits manufacturés ont
enregistré une baisse de 0,6% au mois d'octobre après une baisse de 0,3% en
septembre, selon les chiffres publiés mardi par l'INSEE.
Sondage: 79% des Français favorables à une meilleure représentation de la
diversité à la télévision
Près de huit Français sur dix se prononcent pour une plus grande
diversité sur les écrans de télévision. Après les violences urbaines qui ont
secoué la France pendant plus de 15 jours, 79% des Français sont favorables
à la proposition de Jacques Chirac de demander aux responsables de
télévisions que la diversité de la population française soit mieux reflétée
à l'écran, selon un sondage CSA publié mardi dans "Le Parisien/Aujourd'hui
en France".
La retraite à 67 ans revient dans le débat européen
Trois grands pays de l'Union européenne - l'Allemagne, l'Espagne et la
Grande-Bretagne - envisagent de repousser à 67 ans l'âge de la retraite. En
France, la question du financement du système risque de se reposer d'ici
quinze ans.
Les salariés allemands, espagnols et britanniques devront-ils bientôt
travailler jusqu'à 67 ans ? En moins d'une semaine, la question a refait
irruption dans le débat public de ces trois grands pays de l'Union
européenne. En Allemagne, l'allongement de l'âge de la retraite figure au
programme du nouveau gouvernement de la grande coalition : à partir de 2012,
les Allemands devront travailler un mois de plus chaque année, si bien que
l'âge légal de départ sera de 67 ans en 2035. En Espagne, le gouvernement
socialiste de José Luis Zapatero vient de présenter un projet de réforme de
la Sécurité sociale qui prolonge de deux ans la durée du temps de travail.
En 2002, son prédecesseur José Maria Aznar avait déjà repoussé l'âge de la
retraite à 65 ans. Enfin, en Grande-Bretagne, la Commission des retraites,
mise en place par Tony Blair pour préparer une réforme, va lui proposer de
relever l'âge minimum de la retraite à 67 ans à partir de 2020. Dans l'Union
européenne, seul le Danemark a jusqu'à présent repoussé à 67 ans l'âge
minimum pour toucher une retraite à taux plein.
98
La moyenne "normale" des véhicules incendiés quotidiennement en France
La situation est revenue à la normale dans les banlieues françaises : 98
véhicules incendiés dans la nuit de mercredi à jeudi, ce qui correspond à
une moyenne "normale", selon la direction générale de la Police nationale.
Aucun affrontement ou incendie de bâtiment, public ou privé, n'a été relevé.
Au total, 9.071 véhicules ont été brûlés depuis le début des émeutes. Par
comparaison, environ 28.000 véhicules (voitures, bus, deux-roues à moteur)
avaient été détruits entre le 1er janvier et le 30 septembre. Des dizaines
d'édifices publics, écoles, gymnases, entrepôts, commerces, médiathèque ont
également été incendiés. La semaine dernière, la Fédération française des
sociétés d'assurances (FFSA) avait estimé le coût des violences dans les
banlieues pour les compagnies d'assurances à quelque 200 millions d'euros.
Mais la SMACL avait chiffré la charge pour les seuls assureurs territoriaux
à 250 millions d'euros. Ce montant devrait lui-même être revu à la hausse
puisque, pour la seule région parisienne, le président de l'Ile-de-France
Jean-Paul Huchon a estimé mercredi le coût des dégâts à 200 millions
d'euros.
Le premier mois de grève a coûté 3,5 millions d'euros à la RTM
La grève des conducteurs de bus, qui paralyse depuis 39 jours la Régie
des transports de Marseille (RTM), a déjà coûté 3,5 millions d'euros à
l'entreprise sur seulement un mois, a annoncé jeudi le directeur de la RTM,
Marc Girardot. L'entreprise a enregistré "une perte de recettes commerciales
de 8,5 millions d'euros et 400.000 euros de frais de dédommagement à la
clientèle" entre le 4 octobre et le 4 novembre alors que 5,4 millions
d'euros ont été économisés "en gazole et en salaires". Dans le même laps de
temps, une enquête de la chambre de commerce et d'industrie de Marseille
Provence, menée auprès de 200 commerçants du centre-ville, fait état d'une
baisse d'activité de 41% dans les commerces pour une perte financière
estimée à 50 millions d'euros.
L'emploi et l'investissement ne suivent pas la croissance
Le chômage recule, mais l'emploi salarié privé ne s'améliore pas
vraiment. Selon les données publiées mercredi par l'Insee, les effectifs
salariés n'ont progressé que de 0,1% au troisième trimestre, ce qui
correspond à 8.500 postes, alors que la croissance a connu dans le même
temps une accélération de 0,7%. Sur un an, l'emploi salarié privé n'a
progressé que de 0,3%. Par ailleurs, les chefs d'entreprise ont révisé en
baisse leurs prévisions d'investissement pour 2005, selon l'enquête
trimestrielle publiée également mercredi. Alors qu'ils prévoyaient en
juillet d'investir davantage, la croissance de l'investissement devrait être
nulle en 2005 et en 2006 dans l'industrie manufacturière, et même reculer de
1% cette année dans l'ensemble de l'industrie.
Les ONG, rempart contre la mondialisation ?
D'après une étude réalisée par l'institut TMO pour le cabinet de conseil
First&42nd, 70% des Français pensent que les ONG ont raison de mener des
campagnes d'opinion contre les multinationales, perçues comme étant au coeur
des dégâts sociaux et environnementaux de la mondialisation.
Chirac lance le service civil volontaire
L'idée n'est pas nouvelle. Mais jusqu'à présent, l'Etat n'avait pas
trouvé l'argent nécessaire. Le service civil volontaire, voulu par Jacques
Chirac, doit aider les jeunes en difficulté « à aller vers l'emploi ». Le
dispositif sera ouvert aux garçons comme aux filles, et doit bénéficier à
50.000 jeunes en 2007, dont 30.000 d'ici fin 2006. Concrètement, les
volontaires recevront une formation rémunérée et pourront intégrer
différents corps de métiers : l'armée pour 20.000 d'entre eux, la police
pour 5000, des associations et différents organismes dans les secteurs de la
santé, de l'environnement, ou encore de la culture, via des contrats
d'accompagnement à l'emploi. Tous ces jeunes seront rémunérés: au SMIC pour
les CAE, environ 500 euros pour les volontaires associatifs et un "pécule" à
déterminer pour les autres. Avec en plus des avantages en terme de
transport, de logement et de repas.
36 millions
Le nombre d'Italiens ne sachant pas (ou mal) lire et écrire
36 millions d'individus, soit encore deux tiers des Italiens de plus de
six ans : la proportion ne laisse pas d'inquiéter. Dans un article intitulé
« Le désastre italien », le quotidien La Stampa dévoile donc les résultats
inquiétants d'une étude sur l'analphabétisme dans la péninsule. Dans le
détail, six millions d'Italiens ne savent absolument ni lire ni écrire. Et
trente millions le font avec grande difficulté. D'après l'ex-ministre de
l'Education, Tullio De Mauro, 25% des collégiens du pays sont partiellement
analphabètes. Sur les 20 régions, 9 dépassent à présent le seuil d'alerte
des 8% fixé par l'OCDE.
Les salaires plus élevés en Chine qu'en Inde
Les travailleurs chinois gagnent plus que leurs homologues indiens,
selon une étude du cabinet Mercer, spécialisé en ressources humaines.
L'écart est très grand pour les travailleurs qualifiés chinois, qui gagnent
parfois le double d'un Indien. Ainsi, un chef de projet chinois gagne en
moyenne 18200 euros par an contre 7750 euros en Inde. Mais c'est aussi vrai
pour les ouvriers d'usine, qui gagnent en moyenne 450 euros de plus par an.
Conséquence, certaines multinationales américaines et européennes
relocalisent leurs services en Inde. En revanche, le salaire moyen augmente
plus vite en Inde. Les salaires indiens ont augmenté en moyenne de 11,5% par
an sur les cinq dernières années contre 7,5% en Chine.
De la prison pour Bové
La cour d'appel de Toulouse a condamné, cet après-midi, José Bové à
quatre mois de prison ferme, pour arrachage de maïs transgénique en juillet
2004, à Menville, en Haute-Garonne.
Un maire suspend les aides aux familles des fauteurs de troubles
Dans l'Essonne, le député-maire UMP de Draveil, Georges Tron, a décidé
lundi de suspendre immédiatement les aides sociales dans sa commune «pour
toutes les familles dont un membre aura été à l'origine d'un acte de
violence ou d'une dégradation sur un bien public ou privé». Cette suspension
ne concerne pas l'ensemble des aides publiques mais les aides que la mairie
attribue, de son initiative, aux habitants en difficulté qui les demandent.
A savoir l'aide alimentaire, le complément EDF, l'aide au secours d'urgence
(un ou deux loyers), l'aide à la cantine, aux vacances pour les enfants, au
financement de médicaments, de l'eau de l'énergie et du téléphone.
Des grèves moins nombreuses et plus courtes en 2004
Le nombre de jours de grève a reculé de 14% en 2004 par rapport à 2003
et de près de 50% depuis 1996, selon une étude de la direction de la
recherche du ministère du Travail (Dares). C'est la conséquence à la fois
d'un recul du nombre des conflits (-11% en un an) et d'une réduction de la
durée moyenne, qui est désormais légèrement supérieure à trois jours par
gréviste, contre près de quatre jours en 2001.
Google envisage un système de location de livres en ligne
Le domaine du livre numérique est décidément en ébullition. Après le
projet d'Amazon de vendre des livres à la page ou au chapitre, Google
étudierait l'opportunité de se lancer dans la location de livres en ligne.
Le premier moteur de recherche sur internet vient de soumettre à un éditeur
américain un projet visant à permettre de consulter le contenu d'ouvrages
récent pendant une semaine. Proposés à la location, ces contenus ne seraient
ni imprimables, ni enregistrables. Le prix d'un tel service représenteraient
10% de celui de l'achat du même ouvrage, précise le quotidien The Wall
Street Journal, à l'origine de cette information.
Stupides Anglo-saxons
Parmi les cinquante meilleures universités du monde, 38 sont
américaines, 5 sont anglaises, 2 sont canadiennes (anglophones), deux sont
suisses, deux sont japonaises, une est suédoise, une est hollandaise et
VICTOIRE !!! une est française (Université de Paris VI, à la 46e place).
Le classement a été effectué par l'université Jiao-Tong de Shanghaï et se
fonde sur des indicateurs comme le nombre de Prix Nobel ou de médailles
Fields, la fréquence de citations des chercheurs de l'établissement, le
nombre d'articles référencés dans le "Science citation index-expanded" ou
encore les performances académiques rapportées à la taille de l'institution.
PC La colère de Gremetz Maxime Gremetz, le très remuant député
communiste de la Somme, a encore fait des siennes le 9 novembre à
l’accueil et dans les couloirs de l’Assemblée. Particulièrement agité,
prenant à témoin les députés, huissiers et collaborateurs qu’il croisait,
celui-ci tempêtait en fin de matinée, y compris dans l’ascenseur,contre
l’état d’urgence:« Un scandale! Une provocation ! », hurlait-il, rouge de
colère.
ANPE Des parlementaires interpellent Begag L’article de Valeurs
Actuelles sur un dépliant de l’ANPE rédigé entièrement en langue
étrangère (notre numéro du 28 octobre) a suscité de nombreuses réactions :
celle de l’Agence, qui précise que ces documents ont été édités à la suite
d’un comité interministériel à l’Intégration (lire page 14), mais aussi
celles de plusieurs députés UMP, dont Bernard Depierre, Michel Bouvard,
Jean-Paul Garraud et Dominique Dord. Déplorant « les défaillances de la
politique d’immigration et d’intégration menée depuis plusieurs décennies »,
Bernard Depierre s’interroge sur « l’opportunité de la diffusion de ce type
de prospectus » dans une question écrite à Jean-Louis Borloo,ministre de la
Cohésion sociale. Et Dominique Dord rappelle que « la langue de la
République est le français » dans une question au ministre délégué à la
Promotion de l’égalité des chances,Azouz Begag.
COMMUNAUTARISME La mise au point de Carrefour Le directeur général de
Carrefour, Jacques Beauchet, a finalement répondu à Jacques Kossowski,
député UMP des Hauts-de-Seine, qui avait protesté contre une publicité du
magasin Carrefour de Gennevilliers comportant les horaires de prières à
l’occasion du ramadan (Valeurs Actuelles de la semaine dernière). Ce
prospectus, a répondu le directeur de Carrefour, « ne correspond pas aux
principes qui guident notre action (…).Nous veillerons à l’avenir à un
meilleur contrôle de notre communication ».
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A l’appel des Contribuables Associés et de Liberté chérie
1 500 personnes protestent
contre la grève des transports en commun à Marseille
Vif succès de la manifestation des contribuables et des usagers des
transports, le dimanche 13 novembre, à Marseille. Ce jour-là, 1 500
habitants de la cité phocéenne, privés de tramways, de bus et de métro
depuis plus d’un mois par les syndicalistes de la Régie des Transports de
Marseille, sont descendus dans la rue, à l’appel des associations
Contribuables Associés et Liberté Chérie, pour crier leur ras-le-bol.
Cette prise d’otages prolongée est d’autant plus mal ressentie que cette
grève a été déclarée illégale par le Tribunal de Grande Instance de
Marseille, le 4 novembre dernier. En effet, le juge a estimé que le motif du
débrayage – à savoir, l’hostilité des syndicats à un vote de la Communauté
urbaine de Marseille entérinant le principe d’une délégation de service
public à la société privée Connex, filiale de Veolia Environnement, pour
l’exploitation du futur tramway en 2007 – ne relevait pas « d’un caractère
professionnel ». « L’exercice du droit constitutionnel de grève a dégénéré,
en l’espèce, en abus de ce droit », a conclu le magistrat.
Inscrire le service minimum garanti dans la loi
L’association Contribuables Associés, co-organisatrice de la
manifestation et représentée sur place par son président Alain Mathieu, a
rappelé, pour sa part, l’absolue nécessité de légaliser le principe d’un
service minimum garanti en cas de grève dans les transports public, sans
lequel il n’est pas de sécurité pour l’usager. Nos compatriotes marseillais
font aujourd’hui les frais d’une pusillanimité gouvernementale dénoncée en
son temps par notre association et qu’illustra Gilles de Robien, calamiteux
ministre des transports du gouvernement Raffarin, en enterrant sciemment, en
décembre 2003, une réforme promise aux Français par le Président de la
République, souhaitée par 81 % de nos concitoyens et soutenue à l’Assemblée
nationale par la majorité absolue des députés !
A Marseille, les manifestants en colère brandissaient une banderole sur
laquelle on pouvait lire : « Halte à la dictature des syndicats ! » Mais ce
pouvoir abusif qu’une minorité privilégiée exerce sur l’ensemble des
Français restera intact tant que le service minimum garanti ne sera pas
inscrit dans la loi !
Le gouvernement prolonge l'état d'urgence trois mois
Le gouvernement français a approuvé la prorogation de l'état d'urgence
pour trois mois, une mesure jugée nécessaire par Jacques Chirac pour
"ramener définitivement le calme dans les banlieues" où des violences font
rage depuis le 27 octobre.
L'Union européenne propose d'aider la France
Le Président de la Commission européenne a rencontré Dominique de
Villepin dimanche soir et a fait savoir que l'Union européenne pouvait
rapidement dégager 50 millions d'euros pour venir en aide à la France suite
aux violences dans ses banlieues.
La Banque de France voit un risque d'inflation
Le risque d'inflation, nourri par le renchérissement des cours du
pétrole, est ce qui menace le plus la reprise économique en France et dans
la zone euro, estime le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer.
Philippe Douste-Blazy s'oppose à l'expulsion des délinquants en situation
régulière
Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy s'est prononcé
lundi contre l'expulsion, souhaitée par Nicolas Sarkozy, des étrangers en
situation régulière qui ont commis des actes de délinquance.
Le ministre a expliqué sur Europe-1 que les immigrés "qui ont fait des
crimes doivent repartir chez eux", mais "à une seule condition: c'est qu'il
n'y ait qu'une loi", qui ne fasse pas la distinction entre les Français et
les étrangers en situation régulière.
"Il ne peut pas y avoir un Français qui a fait un crime ou un délit en
France et qui serait traité d'une certaine manière et un étranger en
situation régulière qui serait traité d'une autre manière. C'est pas
possible", a insisté Philippe Douste-Blazy.
Mercredi dernier, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait annoncé
qu'il avait demandé aux préfets d'expulser les étrangers, en situation
irrégulière ou non, condamnés pour leur participation aux violences urbaines
de ces derniers jours. Les premières expulsions devraient avoir lieu en
début de semaine.
Les violences urbaines pourraient coûter 200 millions d'euros aux
assurances
La facture des dégâts liés aux violences urbaines pourraient atteindre
les 200 millions d'euros, dont 20 millions pour les véhicules détruits, a
estimé la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA).
Selon des estimations "totalement provisoires" de la FFSA, les violences
urbaines pourraient coûter aux assureurs "environ 200 millions d'euros sur
la totalité des violences, dont 20 millions pour les véhicules".
Les dégâts les plus importants concernent les biens des collectivités
locales, et notamment les immeubles comme les établissements scolaires ou
les salles de sport, précisait la FFSA lundi.
Concernant les particuliers dont la voiture a été brûlée, la fédération
rappelle que certains assureurs ont décidé de les rembourser même s'ils
n'étaient pas assurés contre les incendies. Elle invite les propriétaires à
contacter leur compagnie d'assurance pour savoir dans quelles conditions ils
seront indemnisés. AP
Bruxelles met en garde la Turquie sur ses réformes
Pour son premier rapport sur la Turquie depuis l'ouverture officielle
des négociations, la Commission européenne a regretté le ralentissement des
réformes menées par Ankara, surtout en matière des droits de l'Homme.
Peut mieux faire sur l'économie et surtout doit mieux faire pour adopter les
normes et la législation de l'Union européenne, surtout en matière des
droits de l'Homme. C'est la conclusion du premier rapport de la Commission
européenne sur la Turquie publié mercredi, après l'ouverture des
négociations d'adhésion d'Ankara à l'Union le 3 octobre dernier.
Car premier constat : après un gros effort en 2003 et 2004, le rythme des
réformes en Turquie s'est ralenti en 2005. "La Turquie devrait encore
fournir des efforts considérables supplémentaires pour adopter la
législation et les normes de l'UE" dans de nombreux secteurs, notamment en
matière de droits de l'Homme, a souligné le commissaire européen à
l'Elargissement, Olli Rehn. C'est sur les libertés et des droits de l'Homme
que Bruxelles a relevé le plus de problèmes à résoudre. Or la Turquie joue
gros sur ce dossier, car à tout moment, les vingt cinq Etats membres
peuvent geler les négociations. Le commissaire Rehn a ainsi insisté sur les
réformes à mettre en oeuvre en matière de liberté d'expression, de droit des
femmes, de liberté syndicale et de droits des minorités non musulmanes, et
sur la lutte contre la torture. La Commission est claire sur ce dernier
point : l'objectif à atteindre par les autorités turques doit être une
tolérance zéro.
Les banques menacent d'arrêter les prêts sociaux le 21 novembre
Les banques françaises pose un ultimatum au gouvernement : elles
menacent de ne plus instruire de dossiers à taux zéro et de prêts à
l'accession sociale à partir du 21 novembre. Pourquoi ? Parce que le
gouvernement a prévu de liquider le Fonds de garantie à l'accession sociale
(FGAS) et de récupérer les 1,5 milliard d'euros de son budget. Pour les
banques, qui l'ont financé à 60%, ce fonds garantissait les crédits réservés
aux ménages modestes en cas de problème de remboursement. La fédération
bancaire française dit regretter de devoir en arriver là mais accuse le
gouvernement de rester sourd à toute discussion. Ce fonds avait été créé en
1993 pour faciliter l'accès au crédit immobilier des ménages à revenus
modestes. 70.000 ménages en bénéficient chaque année.
La taxe aérienne de solidarité monterait jusqu'à 40 euros
La taxe de solidarité sur les billets d'avion, chère au président
Chirac, se précise. D'après les Echos, qui a eu vent de l'avant-projet de
loi, elle porterait surtout sur les classes affaire et première, avec un
supplément de 40 euros pour un long courrier et 20 euros pour un vol à
l'intérieur de l'Union européenne. Pour la classe économique, la surtaxe
serait autour de 1,50 euro pour les vols nationaux et intra-Union et 2 euros
pour le reste de l'Europe. Pas encore de précision, en revanche, sur les
longs courriers. Bercy a confirmé jeudi que 40 euros serait un maximum,
ajoutant qu'"aucun chiffrage n'était arrêté à ce stade". Il faudra attendre
la conférence internationale qui sera organisée en février par les pays
promoteurs de la taxe. Cette surtaxe, destinée à financer l'aide aux pays
pauvres, provoque la colère de tous les professionnels du transport aérien,
qui craignent une perte de compétitivité si la France est seule à
l'appliquer. Prévue pour 2006, elle rapporterait, selon Bercy, au moins 200
millions d'euros. En septembre, Thierry Breton avait évoqué le chiffre de 10
milliards d'euros par an si tous les pays jouaient le jeu.
SONDAGE Les étrangers penchent à gauche Si, comme le souhaite Nicolas
Sarkozy, le droit de vote aux élections locales était accordé aux
immigrés non européens, c’est la gauche qui en profiterait. Tel est le
résultat d’une étude réalisée par l’Ifop à partir de trente-huit enquêtes
effectuées en 2004 et 2005 auprès de… 38 000 personnes. Selon l’Ifop, en
effet, les étrangers résidant en France seraient nettement plus nombreux que
les Français (+ 11,2 %) à afficher leur proximité avec un parti de gauche,
notamment avec le parti socialiste (+ 8,4 %). Selon Jérôme Fourquet,
directeur d’études à l’Ifop, « cette sur-représentation de la gauche est
encore plus manifeste parmi les étrangers se déclarant de religion musulmane
» : 56,3 % d’entre eux (contre 46 % pour les étrangers de religion
catholique) se disent proches de la gauche. Surprise : les étrangers non
européens sont aussi nombreux que les Français à afficher leur proximité
avec le FN : 8,5 %.
SONDAGE (BIS) Les fonctionnaires de l’Assemblée Plus de la moitié des
députés sont des fonctionnaires. C’est ce qui ressort d’une étude menée
par Bertrand Lemennicier, professeur d’économie à l’université Paris-II pour
l’association Contribuables associés, laquelle fait apparaître que « 51,3 %
des députés exercent ou ont exercé préalablement une activité
professionnelle financée sur fonds publics ». Lemennicier, qui a « épluché
les CV des députés », relève que c’est au PS (72 %), à l’UDF (67 %) et au PC
(59 %) que l’on trouve le plus de députés issus de la fonction publique.
Seul le groupe UMP héberge moins d’un député fonctionnaire sur deux (42 %).
À comparer aux seuls 9 % de députés entrepreneurs, 4,8 % d’employés et 3 %
d’agriculteurs…
Chili : l'économie la plus dynamique d'Amérique Latine
Le peso chilien a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans face au
dollar, preuve que l'économie du Chili se porte bien. Le pays prévoit une
croissance record de 6% l'an prochain avec une inflation de 3% et un taux de
chômage de 8,7%. Le Forum économique mondial vient ainsi de le placer en
tête des pays d'Amérique latine pour sa compétitivité, son dynamisme à
l'exportation et sa stabilité financière.
Le Japon annonce la fin de 7 ans de déflation
C'est la première fois que la Banque du Japon officialise cette
prévision : la déflation - la baisse continuelle des prix à la consommation
– devrait cesser à la fin de l'année 2005, selon un rapport publié jeudi. La
chute continue des prix du riz, une des principales causes de la déflation,
est enrayée, et la baisse des prix de l'électricité et du téléphone seront
moins fortes alors que, selon la banque, "les conditions de l'offre et de la
demande continuent de s'améliorer progressivement". L'économie japonaise
était enlisée depuis sept ans dans ce mécanisme économique vicieux qui
incite les ménages à différer leurs dépenses de consommation dans l'attente
de prix toujours plus bas et pèse sur la capacité d'investir des
entreprises.
Pas de législation contre la discrimination à l'embauche
La réaction est aussi passive que le rapport : le ministre de l'Emploi,
Jean-Louis Borloo, et son ministre à l'Egalité des chances Azouz Begag ont
exclu toute mesure législative ou réglementaire pour lutter contre les
discriminations raciales à l'embauche. Exit l'idée d'instaurer d'ici 2007
d'un CV anonyme, seule mesure concrète du rapport Fauroux. Ce dernier avait
dénoncé la banalisation des pratiques de discriminations à l'embauche par
les entreprises. Mais avait proposé un simple "boîte à outils", sans
caractère contraignant."Les quotas, la discrimination positive qui
rigidifient la situation, on n'en veut pas" a déclaré jeudi le ministre de
la Promotion de l'égalité des chances. En décembre, le gouvernement avait
fait retirer une proposition législative, présentée par des élus de la
majorité, visant à favoriser l'acceptation des CV anonymes dans les
entreprises de plus de 250 salariés et les organismes de placement.
Vous avez certainement entendu parler des privilèges de la fonction
publique…
mais vous ne savez sans doute pas qu’un retraité fonctionnaire d’Etat
touche en moyenne 10 420 euros par an de plus qu’un retraité du privé. Soit
77 % de plus !
Difficile à croire et pourtant le calcul est simple :
* 9,4 millions de retraités salariés du privé se partagent au total 127
milliards d’euros, soit une pension moyenne de 13 510 euros (88 619 francs)
par an ;
* 1,5 million de retraités, fonctionnaires d’Etat se partagent au total 35,9
milliards d'euros, soit une pension moyenne de 23 930 euros (156 970 francs)
par an ;
* Un retraité fonctionnaire d’Etat touche donc en moyenne 10 420 euros, soit
68 350 francs par an de plus qu’un retraité salarié du privé. Près de 80 %
de plus !
Plus de 100 000 euros (683 500 francs) d’écart de pension sur 10 ans !
A ce scandale s’ajoute le fait que la retraite des fonctionnaires de l’Etat
est payée, à 85 %, par l’impôt. Leur cotisation
personnelle ne couvre que 15 %.
Ce n’est pas tolérable.
C’est pourquoi Sauvegarde Retraites a lancé une grande campagne
d’information et de pétitions à Jacques CHIRAC. Je veux pouvoir lui remettre
personnellement au moins 30 000 pétitions d’ici la fin du mois d’août. Il
doit tout mettre en œuvre pour rétablir l’égalité.
Marie-Laure Dufrêche
Pension de Réversion : Encore un Mauvais Coup pour les Salariés et
Retraités du Privé !
Fin août, deux décrets concernant la « réforme Fillon » sur les
retraites sont parus, dans la plus grande discrétion. Il sagit des décrets
relatifs aux nouvelles dispositions de la pension de réversion.
Désormais plus de condition de durée de mariage ou de non-remariage pour que
le conjoint survivant bénéficie de la réversion.
La condition d’âge, elle-même (auparavant, pas de réversion de la CNAV
avant l’âge de 55 ans) va disparaître progressivement.
Ces quelques avantages cachent en fait une énorme escroquerie qui va priver
3 à 400 000 veuves de la pension de réversion.
Je m’explique :
Avant ce décret, pour que vous puissiez toucher une pension de réversion de
54% de la retraite du régime de base de votre conjoint, vous deviez avoir
des ressources personnelles (tous revenus confondus) inférieures à un
plafond de1 238 € par mois. La grande nouveauté de la réforme est le nouveau
mode d’appréciation des ressources personnelles. A compter du 1er juillet
2006, vont être comptabilisées dans vos ressources, la ou les réversions
servies par les régimes complémentaires.
En clair, si vous avez une pension personnelle de 700 euros et une réversion
de l’Arrco et de l’Agirc de 600 euros, vous dépassez le plafond fatidique et
vous ne bénéficierez d’aucune réversion du régime général.
Si vous êtes veuve, que votre mari avait un statut de cadre dans le privé et
que vous n’avez pas ou peu travaillé pour élever vos enfants, et bien
l’ensemble des cotisations versées par votre mari pendant ses années de
travail est purement et simplement perdu. D’un droit à pension, la réversion
du régime général devient un minimum vieillesse.
Mais ces règles, bien évidemment, ne s’appliquent pas au public.
Là, rien de plus simple. La veuve de fonctionnaire, quelles que soient ses
ressources, cumule toujours intégralement sa pension personnelle et 50% de
la pension de son défunt mari.
Quant au veuf d’une fonctionnaire, grâce à la « réforme Fillon » il perçoit
désormais plus : il a droit à 50 % de la pension de sa femme, alors
qu’auparavant il ne touchait que 37%.
Il faut bien que cette réforme fasse des heureux !
Marie-Laure Dufrêche
La Suède, un modèle social exceptionnel ? (Avvenire/Italie)
La Suède semble dotée d’un modèle social exceptionnel. Mais malgré un
système d'assistance sociale qualifié d’ "exemplaire" dans toute l’Europe,
dans le pays nordique le taux de fécondité est en baisse et ne dépasse pas
aujourd'hui 1,6 enfants par femme, un taux légèrement supérieur à la moyenne
européenne (1,4) mais en dessous du taux de renouvellement de la population
(2,1). En outre, 55% des enfants suédois naissent aujourd'hui hors mariage.
Italie : de plus en plus d’étrangers dans les écoles (La
Repubblica/Italie)
Il y a dix ans, ils étaient seulement 50 000, mais le nombre d’étrangers
inscrits dans les écoles italiennes progresse très rapidement. L'année
dernière, ils étaient 320 000, cette année, ils sont 360 000 et les
estimations pour l’année 2006 évaluent à 420 000 le nombre d’étrangers qui
seront inscrits dans les écoles italiennes. Les statistiques du Ministère
Publique de l’Instruction montrent que 90% des étrangers fréquentent les
écoles publiques, les autres, les institutions privées. Le Nord Est est la
zone géographique la plus fréquentée par les étudiants étrangers, Milan est
doté du taux le plus haut avec 11, 6% d’étudiants étrangers.
USA : John Roberts président de la Cour suprême (genethique.org/France)
John Roberts, précédemment nommé par G. W. Bush comme juge à la Cour
suprême des Etats-Unis, en remplacement de la juge O'Connor vient d'être
nommé par le chef de l'État américain comme président de cette même Cour,
après la mort du président Rehnquist samedi dernier.Le début de la nouvelle
session de la Cour suprême s'ouvre le 3 octobre. "Il est dans l'intérêt de
la Cour et du pays qu'un président siège dès le premier jour de la session
d'automne" a affirmé le Président américain. "Le Sénat est bien avancé dans
le processus d'examen des compétences de Roberts. Les sénateurs connaissent
sa carrière et sa fidélité envers la loi. J'ai bon espoir que le Sénat
termine ses audiences et le confirme au poste de président dans le courant
du mois".La nomination de John Roberts en tant que remplaçant de la juge
O'Connor étant bien passée aux yeux de tous, cette nomination comme
président ne devrait pas poser de problème.
La Charia en Ontario (The Globe and Mail/Canada)
Avec une indignation unanime, les habitants du Québec ont appris qu’à
cause du gouvernement d'Ontario, le Canada pouvait devenir le premier pays
occidental à légaliser des tribunaux fondés sur la loi islamique ou charia,
explique Lysiane Gagnon dans Globe and Mail. D’après elle, ce projet est "un
cas typique de multiculturalisme devenu fou". Comme elle le rappelle,
l’introduction graduelle de la charria dans les pays occidentaux fait partie
des projets des extrémistes islamiques.
La délinquance des filles est mal connue (La Croix/France)
Dans un ouvrage récent, Stéphanie Rubi décrit les stratégies
d’adolescentes qui s’imposent dans la cité en s’appropriant les valeurs
viriles. Elles assurent leur domination sur le groupe en se montrant fortes,
décidées, violentes. Stéphanie Rubi reconnaît que la délinquance féminine
ordinaire reste mal connue. «L’acte délictueux, surtout chez les filles,
n’est pas une fin en soi mais une manière d’asseoir son autorité sur le
groupe. Cette volonté d’appliquer la loi du plus fort concerne une toute
petite minorité d’adolescentes qu’il est impossible de mesurer de manière
générale. Tout dépend du quartier, de l’établissement scolaire. La loi du
plus fort se développe là où il y a des failles. »
« ...Ardisson a donc reçu Salman Rushdie dans son émission "Tout le monde
en parle", diffusée sur France 2 il y a deux semaines... Rushdie qui vit
en Angleterre, n'a aucune idée de qui est Ardisson. Il est envoyé par son
éditeur pour parler de son livre. Il s'y rend naïvement comme à une émission
littéraire. Or Ardisson a jugé intelligent d'inviter en même temps Sami
Naceri, l'acteur de "Taxi" connu pour ses opinions délicates, ses moeurs
raffinés et ses convictions islamiques. Sous la baguette de chef d'orchestre
d'Ardisson, tout s'est passé, au fond, comme prévu. Sami Naceri, en mimant
le geste, a dit à Salman Rushdie que si un imam lui donnait de l'argent pour
le tuer, il n'hésiterait pas à lui tirer une balle dans la tête. Salman
Rushdie s'est alors levé, a retiré son oreillette, puis il est parti en
disant qu'il ne remettrait plus les pieds dans une émission de télévision
française. L'émission n'est pas en direct. Les séquences violentes et
infamantes ont été coupées au montage, et, jusqu'à aujourd'hui, rien ne
filtre du scandale qui s'est déroulé en coulisse, en présence de Gérard
Darmon et de Véronique Samson. Cela s'est passé sur une chaine du service
public. A part un entrefilet dans le Parisien et une citation dans un
article de Marianne, silence général [à vérifier, P.V. ne lit pas toute la
presse..., E.B.]. Personne n'est au courant. Ardisson va bien, merci. Et
tout le monde continuera a aller vendre ses petites affaires chez lui,
puisqu'il fait vendre. Et même si l'on sait, on fait semblant de ne pas
savoir, pour pouvoir continuer à jouir du privilège d'y paraître.
Sami Naceri continue à signer des autographes à ses groupies, et il sera
sans doute encore la vedette de Taxi 30. Et tout est pour le mieux dans le
meilleur des mondes des assassins possibles. Aucun débat n'a eu lieu. Et
plus que tout, c'est cette indifférence criminelle qui fait peur.
Bercy Les petits cadeaux aux anciens ministres
En quittant leur poste, les ministres des Finances et du Budget
partaient avec leur secrétaire ou leur chauffeur. A Bercy, on appelait ça le
« principe coutumier ». Thierry Breton vient d'y mettre fin...
Cet été, d'anciens ministres de l'Economie ont reçu une lettre inattendue de
Thierry Breton, l'actuel locataire de Bercy. Michel Sapin n'en revient
toujours pas. « Bercy m'avait affecté une secrétaire après mon départ du
ministère, en 1993. La lettre me prévenait, confie-t-il au Point, que ce ne
serait plus le cas après la fin du mois. A chaque changement de ministre,
j'écrivais pour savoir si cette tradition républicaine était maintenue. J'ai
toujours reçu une réponse positive. Sur le principe, la décision d'arrêter,
qui appartient au ministre, n'est pas contestable. Mais ma secrétaire, qui a
été régulièrement reconfirmée, a trouvé la méthode un peu abrupte. »
Une pratique officieuse. Ainsi, comme Michel Sapin, d'autres anciens
locataires de Bercy ont reçu une lettre : Jean Arthuis (ministre de 1995 à
1997), Dominique Strauss-Kahn (de 1997 à 1999), Alain Madelin (de mai à août
1995), Alain Lambert (au Budget de 2002 à 2004). Tous bénéficiaient d'une
secrétaire ou d'un chauffeur, aimablement mis à leur disposition par la
République reconnaissante. Tous ont accepté d'en parler au Point, sauf Alain
Lambert, Dominique Strauss-Kahn et Alain Madelin, à qui plusieurs messages
ont été laissés. Laurent Fabius a lui aussi été destinataire du courrier de
Thierry Breton, mais par erreur... Certes, il a été titulaire de l'Economie
de 2000 à 2002, mais porte avant tout le costume d'ancien Premier ministre.
« Il a donc droit, selon un décret tout à fait officiel, à une secrétaire et
à un chauffeur. Nous gérons cela en direct avec le secrétariat général du
gouvernement, et Bercy n'a rien à redire à cela », rétorque fermement le
cabinet de Fabius.
Les chers bureaux de Francis Mer
Ni secrétaire ni chauffeur, mais des bureaux avenue Hoche : Francis Mer
peut remercier la généreuse République. Dans le coffre du dircab de Thierry
Breton dormait un document « confidentiel » intitulé « Bureau de passage de
M. Francis Mer ». Selon cette note, saisie par les juges, Bercy aurait pris
en charge la location de deux bureaux pour celui qui fut ministre de 2002 à
2004. Une facture de 8 509 euros, adressée le 27 janvier 2005 au ministère
par la société Regus, qui loue des locaux, accompagnait la note. Le parquet
de Paris, saisi, ne s'est pas encore prononcé sur les suites à apporter à
ces documents. Et Francis Mer n'a pas souhaité faire de commentaires L. L.
Manifestation anti-grève à Marseille, négociations à la RTM
Près de 2.000 personnes selon les organisateurs, 400 d'après la police,
ont manifesté à Marseille pour protester contre la grève des traminots, qui
perturbe le trafic des transports en commun de la ville depuis 35 jours.
"Les Marseillais en ont marre. Ils ont les pieds en compote et les nerfs en
pelote", souligne Aurélien Véron, président d'une des associations qui
avaient appelé à manifester.
"Nous ne sommes pas contre le droit de grève, mais nous ne comprenons pas
comment on peut expliquer défendre le service public et le supprimer",
ajoute-t-il.
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Depuis le début de
ces violences, 4.700 véhicules en tous genres ont été incendiés, 77
agents de la police nationale et 31 pompiers ont été blessés et 1.220
personnes interpellées par la police, a précisé le DGPN. Il a souligné que
le nombre des blessés ne comprenait pas les policiers municipaux.
Les institutions continuent à être prises pour cible. Selon le DGPN, trois
écoles ont été attaquées dans la nuit de dimanche à lundi, ainsi qu'une
mairie et une mairie annexe et des postes de police à Perpignan,
Clermont-Ferrand et Nîmes.
Deux églises ont été atteintes par
des cocktails Molotov à Lens (Nord) et Sète (Hérault), sans que l'on puisse
conclure à une "volonté délibérée de toucher des lieux de culte", a dit
Michel Gaudin.
Les violences urbaines ont continué de s'étendre en province dans la nuit de
dimanche à lundi qui s'est soldée, selon la police, par 1408 véhicules
brûlés, 395 personnes interpellées et 36 policiers blessés.
Violences: France 3 se démarque
La chaîne publique a décidé de
ne plus annoncer dans ses journaux nationaux le nombre de voitures
incendiées
C'est ce qu'a déclaré lundi le directeur général adjoint chargé de
l'information de France 3, Paul Nahon.
Selon lui, il est encore possible de couvrir les violences urbaines "à
condition de le faire avec discernement, avec responsabilité". "On se pose
des questions tous les jours, depuis 11 jours", a-t-il souligné sur Europe
1.
"Ce rôle de l'image est présent dans notre esprit depuis le début (...)
Chaque jour, notre tactique évolue. Par exemple, la question qu'on s'est
posée aujourd'hui très concrètement, c'est de savoir si on continue à donner
le nombre de voitures qui brûlent", a expliqué M. Nahon.
"De quelle façon on couvre? Qu'est-ce qu'on doit montrer, rapporter? Est-ce
qu'on le droit de faire de l'auto-censure, de la censure? Est-ce qu'on doit
tout montrer, tout expliquer? Voilà à quoi on est confronté depuis 11
jours", a précisé M. Nahon.
1.295 véhicules brûlés, 312 interpellations
C'est le bilan officiel de la nuit de samedi à dimanche, 10e nuit
d'émeutes, le plus lourd depuis le début des événements dans les banlieues.
Le mouvement s'intensifie en province et atteint le centre de Paris. Les
affrontements auraient fait plusieurs blessés.
Les traminots de la Régie des transports de Marseille (RTM) ont voté la
reprise du travail après 33 jours de conflit, mais ils ont lancé un
nouveau préavis de grève pour vendredi prochain.
Les violences urbaines peuvent-elles peser sur la croissance ?
Après 11 nuits d'émeutes, le patronat commence à s'inquiéter des
possibles conséquences sur l'économie. En première ligne, le tourisme
pourrait payer la mauvaise image renvoyée à l'étranger. De nombreux pays ont
appelé leurs touristes à éviter la France.
Les entreprises françaises commencent à s'inquiéter des possibles
conséquences économiques de la vague de violences urbaines qui s'étend dans
les banlieues de Paris et de province. Dans la nuit de dimanche à lundi,
plus de 1.400 véhicules ont été incendiés et près de 400 personnes ont été
interpellées, selon les chiffres définitifs de la police nationale. Et, pour
la première fois, les violences ont touché davantage la province, avec 982
véhicules brûlés dans 274 communes.
Appelant les pouvoirs publics à rétablir l'ordre, Laurence Parisot, la
présidente du Medef, a dénoncé lundi " les conséquences très sérieuses" de
ces violences pour l'économie. Et en premier lieu, pour le tourisme. La
presse étrangère relaie largement les événements français. Les ministères
des Affaires étrangères britannique, australien, russe, américain et nippon
ont déjà recommandé à leurs ressortissants de se tenir à l'écart des zones
de turbulence.
L'indemnisation des chômeurs revient sur la table des négociations
C'est une négociation clé qui débute mardi pour les partenaires sociaux
: ils renégocient les règles de l'assurance-chômage qui affiche un déficit
cumulé de près de 14 milliards d'euros.
Syndicats et patronat se retrouvent mardi pour discuter de l'avenir de
l'assurance-chômage. L'enjeu est double : redéfinir les règles du jeu
actuelles – qui ne seront plus valables passé le 31 décembre – pour essayer
de résorber un déficit qui atteindra cette année près de 14 milliards
d'euros. Avec trois questions clés : qui va payer, combien et pendant
combien de temps ?
Microsoft a économisé 500 millions de dollars grâce à l'Irlande
L'Irlande est le paradis des multinationales des nouvelles technologies.
Microsoft, Dell, IBM, Hewlett-Packard, Apple, presque toutes s'y sont
implantées, attirées non par le climat de l'île, mais par ses conditions
fiscales avantageuses. Ainsi, sur son précédent exercice, Microsoft a-t-il
économisé 500 millions de dollars d'impôts, révèle le Wall Street Journal
dans son édition de lundi. Cela s'appelle de l'optimisation fiscale.
Finlande : Grave pénurie de main d'œuvre
Indice de confiance des directeurs d’achats dans le secteur
manufacturier. Source : CDAF-RBS
La Finlande connaît la plus grave pénurie de main d'oeuvre qualifiée de ces
quinze dernières années. Les entreprises affirment que le manque de
personnel constitue désormais le premier obstacle au développement de leur
activité. Traditionnel handicap du bâtiment, le phénomène s'étend désormais
à l'industrie et aux services. En octobre, 19% des entreprises interrogées,
tous secteurs confondus, faisaient état de difficultés de recrutement contre
seulement 5% en juillet. Le vieillissement de la population, le plus rapide
d'Europe, est le principal responsable de cette situation.
Nicolas et Sarkozy : Ascension et chute en 6 étapes clés
1995 : Balladur échoue à l'élection présidentielle, mais Nicolas s'est
imposé comme super "chauffeur de salle" dans les meetings. Une "bête"
politique est née
1999 : le désastre des européennes est total, Pasqua est devant le RPR, mais
Nicolas a fait l'essentiel, imposer sa consistence idéologique en voulant
"décomplexer" la droite sur ses valeurs.
2002 : c'est encore après un nouveau désastre, celui du 21 avril, que dans
le sillon de la réélection de Jacques Chirac, Nicolas devient Sarkozy. Le
champion de la droite décomplexée met fin à la vague d'antisémitisme qui
sévissait depuis 3 ans, réduit le nombre de morts sur la route, met des
flics dans les banlieues. Il caracole en tête des sondages et s'affiche en
"libéral" partisan de la "réforme".
2004 : il arrive à Bercy, la machine s'embale. Conférence de presse
monumentale, étalage dans la presse people, interventionisme d'état partout
loin de l'image de "libéral" construite depuis 1999. Sarkozy devient "sarko".
Sarko est partout, sarko agace, le chômage continue d'augmenter et les
réformes ne viennent pas. Il rompt pour une question le bail gouvernemental
pour prendre la tête de l'UMP, loin de la rupture idéologique d'un Madelin.
2005 (part I) : Sarko est revenu place Beauvau, ses affaires de couples
s'étalent partout, il apparait fragile émotionnellement au 20h de TF1, il
s'énerve, met des radars partout, des gens s'essuient des PV sur les airs
d'autoroute pour avoir bu une bouteille d'eau et d'autres pour des vitres
embuées en allant au boulot. La magie est tombée.
2005 (part II) : Sarkozy, fondateur du CFCM avec lequel il croyait
"contrôler", électoraliste devenu chantre du communautarisme, qui prône la
discrimination positive le droit de vote aux étrangers, et la fin de la loi
de 1905, explose en plein vole et ne contrôle plus rien. Son bilan sur
l'insécurité laisse apparaître la faille béante des "violences aux
personnes" qui n'a jamais cessé d'augmenter, la récurrence du problème de la
récidive qui n'a pas été réglé, et en guise de couperet les banlieues
flambent en 5 jours. Pire dans la brèche qu'il a ouvert du communautarisme,
s'engouffre un Begag qui joue la surenchère. L'échec est total, le sarkoshow
est fini, Sarkozy a tué Nicolas...
Union Républicaine Populaire
Le Blog : http://www.unionrepublicainepopulaire.org/
HP France échange 250 postes contre la fin des 35 heures
Lors d'une réunion avec les syndicats qui s'est tenue hier jeudi à
huis-clos au siège du groupe informatique à Issy-les-Moulineaux, Patrick
Stark, le PDG, et son staff ont proposé d'échanger 250 emplois contre
l'abandon pur et simple de l'accord sur les 35 heures. Ce qui permettrait
d'alléger d'autant le plan social des 1240 suppressions de postes. Pour
l'heure, les syndicats se montrent réservés. Ils se prononceront au plus
tard le 9 novembre.
HUMEUR Y a-t-il un service minimum du communisme ?
La question est posée depuis que le député Maxime Gremetz, le dernier
représentant du communisme «traditionaliste» a sanctionné ses attachés
parlementaires. Parmi les raisons invoquées, ceux-ci avaient déposé un
préavis de grève pour pouvoir participer à une manifestation. Réponse de
Maxime Gremetz : «Il faut assurer un service minimum à la permanence!».
Google Print ouvre l'accès à l'intégralité de certains de ses livres
Lire l'intégralité de certains ouvrages de la bibliothèque numérique de
Google, c'est enfin possible depuis jeudi. Le célèbre moteur de recherche a
pour la première fois ouvert l'accès à une "petite fraction" du catalogue de
Google Print qui sera à terme disponible, a précisé la firme américaine dans
un communiqué. Point commun des ouvrages offerts au publics : ils sont tous
libres de droits, notamment parce qu'ils sont tombés dans le domaine public.
On peut ainsi lire en ligne en intégralité des écrits d'Henry James ou des
livres d'histoire ou de politique fournis par les bibliothèques des
universités du Michigan, de Harvard, Stanford et par la New York Public
Library. Rappelons que Google Print est poursuivi en justice par des
associations d'auteurs et d'éditeurs aux Etats-Unis qui lui reprochent de
vouloir numériser des ouvrages protégés par des droits d'auteurs sans
demander auparavant leur accord.
http://print.google.com/
A 4,1%, la hausse de la productivité américaine surprend par son ampleur
Le coût du travail a baissé de 0,5% au troisième trimestre, apaisant du
même
coup les tensions sur le front de l'inflation
Le "capitalisme" évoque quelque chose de négatif pour 61% des Français,
selon un sondage
Le capitalisme a mauvaise presse chez les Français. Pour 61% d'entre
eux, ce mot évoque en effet "quelque chose de négatif", alors que le
socialisme évoque "quelque chose de positif" pour 51%, selon un sondage.
Un Français sur deux (51%) déclare en revanche avoir un sentiment positif à
propos des mots "libéralisme économique", selon ce sondage LH2
(anciennement Louis Harris) publié vendredi dans "Libération".
Pour six Français sur dix (62%), ce sont les actionnaires qui ont le plus de
pouvoir dans les entreprises privées, devant la direction (53%) et les
syndicats (24%). Les salariés arrivent en dernière position, avec seulement
8%, alors que 67% des personnes interrogées estiment qu'ils devraient avoir
plus de pouvoir.
Pour autant, les salariés semblent être à l'aise dans leur entreprise: 80%
d'entre eux affirment que l'expression avoir de "l'intérêt pour l'activité"
s'applique "plutôt bien" à leur situation, devant la "motivation" (69%) et
la "réalisation de soi" (68%). Près d'un Français sur trois (28%) estiment
que le mot "précarité" s'applique à ce qu'ils vivent dans leur entreprise.
Enfin, 57% des personnes interrogées jugent qu'"associer davantage les
salariés aux décisions" permettrait d'améliorer la situation des salariés du
privé, tout comme les associer davantage les salariés aux bénéfices (57%).
L'option "augmenter fortement les salaires" arrive en troisième position,
avec 43%. Le total est supérieur à 100 en raison de la multiplicité des
réponses possibles.
-sondage réalisé les 28 et 29 octobre par téléphone auprès d'un échantillon
de 1.004 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus,
selon la méthode des quotas.
Les ménages français n'ont toujours pas le moral
Contrairement aux industriels, les Français ne voient pas vraiment le
ciel se dégager. La confiance des ménages a reculé d'un point en octobre et
reste sur ses plus bas niveaux depuis deux ans, d'après l'indicateur publié
vendredi par l'Insee. Conséquence de la montée des prix qu'ils ressentent,
les ménages notent une dégradation de leur situation financière personnelle
actuelle et à venir. Ils ne sont pas plus optimistes sur le niveau de vie
présent et futur en France. Leur opinion sur les perspectives d'amélioration
du chômage s'est stabilisée après la très nette amélioration observée en
septembre. En octobre, seule l'opinion sur l'opportunité d'acheter a
progressé.
Les appels à l'état d'urgence ou au couvre-feu se multiplient
LES APPELS SE MULTIPLIENT POUR UNE INTENSIFICATION DE LA RÉPRESSION
Après onze nuits de violences urbaines, les appels se multiplient au sein de
la classe politique française, majoritairement à droite mais aussi à gauche,
pour une intensification de la répression dans les quartiers sensibles.
Marine Le Pen, vice-présidente du Front national d'extrême droite, a été la
première, jeudi dernier, à réclamer l'instauration de l'état d'urgence en
banlieue parisienne.
"Il est temps de faire cesser les saccages, les incendies criminels, les
tirs à balles réelles ainsi que les agressions contre les personnes. Pour ce
faire, j'émets une proposition claire: l'instauration de l'état d'urgence
sur tous les territoires concernés", a-t-elle dit dans un communiqué.
Elle a été rejointe par le député UMP des Yvelines Jacques Myard, qui a
réclamé lundi dans un communiqué l'instauration de l'état d'urgence avec "un
strict couvre-feu".
Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, a préconisé
dans un communiqué l'instauration "d'urgence" d'un couvre-feu pour les
jeunes de moins de 20 ans dans les villes de 30.000 habitants. "Face à la
guerre anti-française, je veux me faire le porte-parole de la France
profonde, celle qui se barricade à partir de six heures le soir, en
prévision des nuits de violence", souligne-t-il.
Le maire socialiste de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) Michel Pajon a
souhaité pour sa part l'intervention de l'armée dans les quartiers touchés
par les violences urbaines.
"Pour un socialiste, dire que l'armée doit intervenir est un constat d'échec
absolument inimaginable. Mais ce que je peux vous dire, c'est qu'on ne peut
pas laisser les gens comme ça. Donc, à un moment donné, il faut se demander
s'il y a encore un Etat dans ce pays", a-t-il déclaré sur France Info.
"Je sonne le tocsin. On ne peut pas laisser les choses empirer comme cela",
a-t-il insisté.
Georges Fenech, député UMP du Rhône, et Nicolas Dupont-Aignan, député UMP de
l'Essonne, ont déposé lundi à l'Assemblée une proposition de loi anti-émeute
incriminant toute participation à une rébellion contre les forces de
l'ordre.
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Guérilla urbaine
Pour la quatrième soirée
consécutive, des affrontements ont opposé dimanche soir policiers et jeunes.
La situation était "apaisée" vers minuit. Six policiers ont été légèrement
blessés par des jets de projectiles. De leur côté, les pompiers n'ont pas
signalé de blessés civils. Onze personnes ont été interpellées, dont quatre
placées en garde à vue pour dégradations de biens publics et privés.
Les échauffourées ont débutées à la Forestière, un quartier situé entre
Clichy et Montfermeil. Huit voitures et des poubelles ont été incendiées.
Une ou plusieurs grenades lacrymogènes, dont la provenance n'a pas été
déterminée, ont été lancées à l'intérieur d'une moquée. Selon la police, il
s'agirait de l'oeuvre des casseurs, pour eux celle de la police. Vers 21H30,
100 à 150 jeunes se sont rassemblés et ont voulu en découdre avec les forces
de l'ordre.
Déjà, jeudi et vendredi soir avaient été le théâtre d'une véritable guérilla
urbaine, avec de nombreux policiers blessés, dégâts et interpellations.
Samedi soir avait été plus calme, avec quelques feux et échauffourées. Les
émeutes ont commencé après le décès, jeudi, de deux adolescents, Ziad et
Banou, électrocutés dans un transformateur EDF. La rumeur s'était répandue
que les deux victimes s'étaient réfugiées là, pendant une course-poursuite
avec la police, ce qu'ont formellement démenti le parquet et le ministre de
l'Intérieur Nicolas Sarkozy.
Sécu: les PEL de plus de 10 ans soumis aux prélèvement sociaux sur
intérêts
L'Assemblée nationale a décidé mercredi soir de soumettre les Plans
épargne logement (PEL) de plus de 10 ans aux prélèvements sociaux sur les
intérêts, entérinant ainsi un dispositif du projet de financement de la
sécurité sociale (PLFSS) pour 2006.
Cette mesure, qui devrait se traduire par 900 millions d'euros de recettes,
a été approuvée par les députés, en dépit de l'opposition des groupes PS et
PCF.
Les députés ont également entériné dans la nuit de mercredi à jeudi
plusieurs autres dispositifs notamment la suppression de l'abattement de 30%
sur les cotisations patronales dues au titre des salariés embauchés à temps
partiel avant le 1er janvier 2001.
Ils ont aussi approuvé l'abaissement de moitié (de 364.000 à 182.000 euros)
le plafond à partir duquel les primes de départ des cadres, hors plan
social, sont soumises à cotisations sociales et impôts. En cas de plan
social, ce plafond est fixé à 240.000 euros, selon un amendement de
Jean-Pierre Door, rapporteur de la commission des affaires sociales approuvé
par l'Assemblée.
Les députés ont entériné, en début de soirée, le déficit du régime général
qui s'élève à 11,9 milliards d'euros pour l'année 2005, dont 8,3 milliards
pour branche maladie et 2 milliards pour la branche vieillesse.
Une des explications, peu évoquée, de la surprenante remontée de Schröder
aux dernières élections allemandes fut celle du vote turc. Le populaire
tabloïd «Bild» nous informe que 86% des Turcs résidant en Allemagne ont voté
Rouge-vert. Ce n’est donc pas un hasard si le chancelier a rencontré le
responsable du plus important quotidien turc «Hürriyet». […]
http://www.etrangersenfrance.com/
Vademecum des prestations sociales
» La Sécurité sociale
» La Couverture Médicale Universelle
» L'Aide médicale de l'Etat
» Les voies de recours
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l'Allocation d'insertion
Paris, capitale la plus chère de la zone euro
Si Paris est la ville la plus chère de toute la zone euro, une étude
publiée lundi montre que les écarts de prix se sont resserrés entre les
grandes villes qui partagent la monnaie unique. Londres reste la championne
toute catégorie au niveau de l'Union européenne.
L'arrivée de l'Euro dans les porte-monnaies européens le 1er janvier 2002
devait, entre autre, permettre une certaine convergence des prix à
l'intérieur de la zone euro. Trois ans et demi plus tard, il semblerait que
cela commence à se voir, du moins dans les principales capitales
économiques. Comme chaque année depuis cinq ans, la banque Dresdner
Kleinwort Wassertein a passé au crible 250 produits et services dans sept
capitales européennes, dont six de la zone euro : Paris, Francfort (encore
considérée comme la capitale économique de l'Allemagne), Bruxelles,
Amsterdam, Rome et Madrid.
Conclusion : l'écart entre les prix moyens à Paris - la ville la plus chère
avec des prix en moyenne supérieurs de 1,3% à la moyenne de l'eurozone – et
ceux de Madrid – la moins chère des six villes - s'est nettement resserré.
Il est désormais de moins de 4% alors qu'il était encore de 7,4% il y a un
an.
Clichy : les deux familles refusent de voir Sarkozy
Les familles des deux mineurs morts électrocutés jeudi à
Clichy-sous-Bois annulent leur recontre avec le ministre de l'Intérieur,
qu'elles taxent d'"incompétent". Ils réclament "une enquête transparente".
Le prix du gaz augmente de 12%
Le prix du gaz a augmenté de 12% ce mardi. Certains usagers
bénéficieront de gestes commerciaux pendant 5 mois atténuant cette
augmentation à 3,8%.
Halloween Du balai!
Dépourvue de racines culturelles en France, cette célébration ne fait
plus recette
Cet automne, les sorcières pointent à l'ANPE et les citrouilles se
transforment en soupe. Halloween n'a plus la cote. Certes, quelques
irréductibles, le parc d'attractions Disneyland en tête, s'obstinent à
célébrer cette fête païenne importée des Etats-Unis. Bien sûr, les enfants
des écoles parent leurs classes d'orange et de noir en prévision du 31
octobre. Mais le cœur n'y est plus vraiment. «On constate un déclin
d'Halloween depuis deux ans, confirme le philosophe Damien Le Guay, auteur
de La Face cachée d'Halloween (éd. du Cerf). Il y a eu une prise de
conscience, en France, du caractère artificiel de cette célébration
d'inspiration celtique devenue, chez nous, une fête mercantile, promue par
les marchands afin d'animer une période creuse pour le commerce.»
L'Etat vit à crédit à partir d'aujourd'hui
Budget Jusqu'à la fin de l'année, notre administration dépensera chaque
jour 790 millions d'euros qu'elle n'a pas. Le président de la commission des
finances du Sénat demande une baisse des dépenses.
MAUVAISE NOUVELLE pour les Français et les contribuables. A partir
d'aujourd'hui – et jusqu'à la fin de l'année –, l'Etat va vivre à crédit. Au
cours des deux prochains mois, il va dépenser de l'argent qu'il n'a pas :
790 millions par jour en moyenne, soit au total 46,8 milliards d'euros d'ici
à la fin de l'année. Soixante jours à découvert, c'est un peu plus qu'en
2004. Grâce à des rentrées fiscales plus importantes que prévu, l'Etat avait
alors vécu à crédit pendant «seulement» 56 jours. En 2003, il avait enfoncé
un record, avec 74 jours. Cette année-là, la croissance était en berne. Du
coup, l'Etat avait engrangé beaucoup moins de recettes que prévu. En 2002,
l'Etat avait vécu à crédit durant 67 jours. Et ça fait vingt-cinq ans que ça
dure.
La dette cachée de 9 milliards d'euros
La dette publique française
représente actuellement 1 100 milliards d'euros – 66% de la richesse
produite en un an –, et le paiement des seuls intérêts de la dette de l'Etat
absorbe près de 40 milliards d'euros chaque année, l'équivalent de 15% du
budget.
Les montants en jeu sont tellement énormes que c'est à peine si l'on peut en
mesurer l'ampleur. Et ces 1 100 milliards d'euros ne sont qu'un minimum.
Dans un rapport récent, le sénateur UMP Paul Girod pointe les dettes
fantômes, c'est-à-dire celles que l'on rembourse chaque année mais qui ne
sont inscrites dans aucun compte. C'est le cas de la dette portée par le
service annexe d'amortissement de la dette (Saad) gérée par la SNCF qui
n'apparaît ni dans les comptes de la SNCF ni dans ceux de l'Etat, alors même
que cette dette se monte à... 9 milliards d'euros.
Les Français passent près de 20 heures par mois sur Internet
En septembre 2005, l'internaute français a passé en moyenne 19 heures et
52 minutes sur Internet, que ce soit à domicile ou au bureau, selon une
étude publiée jeudi par Mediamétrie. C'est 3h41 de plus qu'il y a un an.
Cette forte augmentation du temps passé à surfer, à communiquer ou à
effectuer toute autre activité en ligne s'accompagne d'une hausse continue
du nombre d'internautes qui a passé le cap des 25 millions (en hausse de 8%
sur un an). Désormais, plus de 7 foyers sur 10 équipés d'un PC (73%)
disposent d'une connexion Internet. Soit près de 9 millions de foyers au
total.
“Billets d’humeur” contre la Turquie Autre initiative qui fait beaucoup
parler sur Internet : une opération baptisée “billets d’humeur”, relayée
par différents sites hostiles à l’entrée de la Turquie dans l’Europe. Afin
d’afficher leur opposition aux pourparlers d’adhésion, ces sites proposent à
leurs visiteurs de griffonner une petite “croix rouge” à l’emplacement de la
Turquie sur la carte de l’Europe représentée sur les billets en euros. « Une
pétition améliorée : on a tous dans la poche la pétition à parapher, en
l’occurrence un billet, et l’on est assuré qu’il circulera de main en main
», affirme un élu UMP de Paris, qui ne manque jamais de marquer lui-même ses
euros.
AFFICHES GAYS Le silence de l’AFP L’AFP n’a pas publié de dépêche sur
le sondage Ifop dont Valeurs Actuelles faisait état la semaine dernière.
À la demande de l’association Familles médias, l’institut de sondage avait
interrogé un échantillon représentatif de « la population française de 18
ans et plus » sur les affiches de Rainbow Attitude (deux homosexuels qui
s’embrassaient). Résultat : 67 % des Français jugeaient anormal que cette
campagne soit diffusée dans les transports publics. L’AFP, qui n’en a pas
fait état, avait pourtant diffusé une dépêche sur un autre sondage sur les
attentes politiques des gays, commandé, celui-là, par Rainbow Attitude et
réalisé par LH2 auprès d’... internautes !
Les cerveaux fuient inégalement les pays en développement
Ce sont les pays très pauvres qui souffrent le plus du départ à
l'étranger de leurs travailleurs les plus qualifiés, selon un rapport de la
banque mondiale. Ainsi, en Jamaïque, 85% des diplômés partent à l'étranger.
En Afrique sub-saharienne, les travailleurs qualifiés ne représentent que 4%
de la population en âge de travailler mais 40% des émigrés. A l'inverse, en
Chine et en Inde, seuls 3 à 5% des diplômés partent travailler à l'étranger.
Une fois sur place, ces travailleurs ne trouvent en général pas de travail
correspondant à leur qualification. Même si le pays d'origine profite de
l'argent envoyé par ces travailleurs à leurs familles, cela ne suffit pas à
compenser la perte engendrée par leur départ. En 2005, près de 200 millions
de personnes vivaient dans un pays autre que celui de leur naissance.
Jacques Chirac rejette fermement l'idée d'une Europe libérale, affirmant
que "la France n'acceptera jamais de voir l'Europe réduite à une simple
zone de libre-échange", dans une tribune publiée mercredi dans 26 journaux
européens à la veille du sommet informel de Hampton Court.
M. Chirac réaffirme que le modèle de l'Europe "c'est l'économie sociale de
marché. Son contrat, c'est l'alliance de la liberté et de la solidarité,
c'est la puissance publique garante de l'intérêt général", souligne-t-il.
Fronde générale contre le budget de la sécurité sociale
Mutuelles, pharmaciens, syndicats sont en colère contre le projet de
financement de la sécurité sociale, qui sera débattu à l'Assemblée nationale
à partir de mardi. In fine, c'est l'assuré qui risque de trinquer.
Parmi les mesures les plus controversées, la création du forfait de 18 euros
pour les actes médicaux lourds de plus de 91 euros (à l'exception des actes
de biologie et des radios), qui doit rapporter 100 millions d'euros à
l'assurance maladie.
Mais les mutuelles ne l'entendent pas de cette oreille. Les 18 euros du
forfait se répercuteront forcément sur leurs cotisations ont-elles prévenu
car il n'est pas question pour elles de pallier au désengagement de l'Etat.
De plus, la Mutualité française, qui représente 98% des mutuelles, a appelé
vendredi dernier ses adhérents à ne prendre en charge ni les médicaments que
la Sécu a décidé de ne plus rembourser en mars 2006, ni ceux dont le
remboursement va baisser. Sur ce point, les laboratoires pharmaceutique et
les syndicats de médecins réfléchissent ensemble sur l'idée d'instaurer un
"prix contrôlé" pour ces médicaments déremboursés, afin que les médecins
puissent continuer à les prescrire.
Colère également des pharmaciens. Les trois syndicats de la profession,
l'Union Nationale des Pharmaciens de France, la Fédération des syndicats
pharmaceutiques de France et l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine
appellent au boycott des médicaments génériques. Pour eux, le plan
d'économies du projet va faire chuter de 20 à 25% leurs revenus. Ils
devaient être reçus lundi, en fin d'après-midi, par le directeur de cabinet
du ministre de la Santé Xavier Bertrand, pour trouver une solution.
L'Unesco sort la Culture du domaine commercial
A une écrasante majorité, la conférence générale de l'Unesco a décidé
jeudi soir d'affranchir le secteur culturel des règles du commerce
international. Cette convention « Culture », largement défendue par la
France et le Canada, s'est imposée par 154 voix contre… 2 « non » et 4
abstentions. Israël et les Etats-Unis étaient les deux adversaires résolus
de ce texte, qui autorise les pays membres à prendre toutes les mesures
qu'ils jugent appropriées pour défendre leur patrimoine culturel. On se
souvient que les Etats-Unis étaient pourtant revenus en 2003 au sein de
l'Unesco pour renflouer l'institution après l'avoir boudée pendant près de
20 ans.
Les bus de RTM au dépôt (Sipa)
A u 21ème jour de grève consécutif des agents de la Régie des transports
de Marseille (RTM), des cars de substitution doivent parcourir la ville
lundi 24 octobre, à la demande de la mairie. Une cinquantaine de cars,
pouvant transporter 55 passagers, desserviront six itinéraires "très
fréquentés par les Marseillais", a annoncé la mairie.
Ces six lignes ne suivront pas le parcours habituel des bus RTM pour ne pas
faire entrave au droit de grève. Le transport devait être gratuit pour les
usagers et à la charge de la communauté urbaine, selon une source proche du
dossier.
Nicolas Sarkozy envisage le vote des étrangers aux municipales
Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, se prononce en faveur du
vote des étrangers en situation légale aux élections municipales en France,
sous certaines conditions.
"A titre personnel, je considère qu'il ne serait pas anormal qu'un étranger
en situation régulière, qui travaille, paie des impôts et réside depuis au
moins dix ans en France, puisse voter aux élections municipales",
déclare-t-il dans un entretien au Monde daté de mardi.
Deux tiers des Français sont attachés à leur système de santé
Deux tiers des Français (67%) estiment que l'assurance maladie doit
continuer à prendre en charge tous les assurés quelque soit leur
comportement, selon un sondage CSA paru lundi dans le quotidien Aujourd'hui
en France/Le Parisien.
Selon ce sondage, ils sont 31% à penser que l'assurance maladie doit
pénaliser les assurés qui mettent en danger leur santé.
Interrogés sur le fait que l'on est mieux soigné quand on dispose de revenus
importants, 71% des sondés affirment qu'ils sont d'accord sur ce point (28%
ne sont pas d'accord).
Par ailleurs, dans l'éventualité où la Sécurité sociale disparaîtrait dans
les cinq années à venir, 51% des Français seraient prêts à utiliser les
services d'une Mutuelle, "quitte à la payer plus cher". 49% continueraient à
aller chez le médecin sans être remboursé et ils seraient 21% soit à
diminuer les achats de médicaments, soit à éviter d'aller chez le médecin.
Sondage réalisé le 12 octobre auprès d'un échantillon de 1003 personnes,
représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et constitué
selon la méthode des quotas.
Transparency International : l'indice 2005 de perceptions de la
corruption [ 18/10/05 - 15H11 ]
L'organisation non gouvernementale Transparency International vient de
publier l'édition 2005 de son indice de «perceptions de la corruption», dans
laquelle il apparaît que la France améliore sa notation et son classement,
mais occupe toujours une position moyenne parmi les pays de l'Union
européenne.
Télécharger le document et le classement 2005 de Transparency International
http://www.lesechos.fr/info/rew_inter/200064358.htm
Villepin additionne un peu rapidement les CNE
Une intention d'embauche équivaut-elle à un contrat signé ? Oui, à en
croire le Premier ministre qui annonçait vendredi dernier 100.000 contrats
nouvelles embauches signés. Problème, il ne s'agit que de déclarations
d'intentions d'embauche recensées par l'Agence centrale des organismes de
Sécurité sociale (Acoss) et publiées chaque 15 du mois. Ainsi, en septembre,
le nombre d'intentions de CNE est estimé à 74.000, un chiffre que l'Acoss
estime toutefois plus fiable que les 31.000 du mois d'août. Cela représente
un peu moins de 11% du total des intentions d'embauche de ces entreprises de
moins de 20 salariés. Mais l'organisme rappelle bien que ce ne sont que des
chiffres provisoires, qui s'appuient pour moitié sur les seules déclarations
d'intentions d'embauche réalisées sur internet.
Une soulte surprise de 2 milliards d'euros dans le budget 2006
Après les 8 milliards d'EDF, c'est La Poste qui doit permettre au
déficit français de rentrer dans les clous du pacte de stabilité en 2006. En
effet, deux milliards d'euros de « provision pour soulte » sont inscrits au
budget 2006, selon le quotidien Les Echos, ce que Bercy a confirmé mardi.
L'argent serait versé principalement par La Poste, mais aussi la Banque de
France et la Chambre de commerce et d'industrie de Paris en contrepartie de
leur intégration au système de retraite général. Cette soulte apporterait un
peu plus de 0,1% de PIB, ce qui correspond justement à l'objectif de 2,9% de
déficit pour 2006. Le quotidien indique cependant qu'à La Poste, les
négociations financières n'ont pas encore commencé.
La patronne du Medef critique le budget 2006
Laurence Parisot, la présidente du Medef s'est montrée critique mardi
sur plusieurs points du projet de budget 2006 qui ne « favorisent pas la
croissance des entreprises ». Elle a dénoncé le maintien du taux de l'impôt
sur les sociétés à 33% qui « pèse sur la compétitivité française », la
hausse de la taxe d'apprentissage ainsi que celle des cotisations sur les
retraites et sur les accidents du travail. Elle a également « refusé de
penser » que le gouvernement puisse revenir sur la politique d'allègement
des charges, ce que réclament certains députés de la majorité. Elle trouve «
extrêmement inquiétant » le niveau d'endettement de la France » ainsi que la
hausse des prélèvements obligatoires, deux points qui selon elle «
hypothèquent l'avenir de la France ». Par ailleurs, elle a annoncé
l'ouverture prochaine de négociations avec les syndicats sur les accidents
du travail et sur les maladies professionnelles.
La France peut mieux faire en matière de corruption
7,5 sur 10 : en matière de corruption, la note de la France s'est
améliorée, mais n'est pas encore brillante. Elle n'est qu'au 12ème rang au
niveau européen, et au 18ème mondial, selon l'enquête annuelle de
Transparency International, une ONG dédiée à la lutte contre la corruption.
L'ONG note que la France a ratifié plusieurs conventions dans le domaine se
félicite qu'un certain nombre de procédures judiciaires dans des dossiers de
corruption et de trafic d'influence aient abouti. Mais elle a encore de «
sérieux efforts à faire pour se hisser au niveau des meilleurs en terme de
transparence, d'intégrité et de bonne gouvernance » d'après l'ONG qui évoque
notamment la mise en cause récente de responsables politiques, de hauts
fonctionnaires et d'industriels français dans l'opération "pétrole contre
nourriture". Au niveau européen, les pays nordiques (Islande, Finlande,
Danemark, Suède, Norvège) obtiennent les meilleures notes. A l'inverse,
plusieurs pays du sud (Italie, Grèce) ainsi que certains nouveaux membres
(Pologne, République Tchèque) enregistrent des performances médiocres. Au
total, Transparency indique que la corruption sévit de façon grave dans 70
pays sur 159 étudiés.
http://www.transparency.org/
Google Print débarque en français
Réservé jusqu'alors aux pays de langue anglaise, Google Print a ouvert
lundi dans huit pays européens : la France, l'Italie, l'Allemagne, les
Pays-Bas, l'Autriche, la Suisse, la Belgique et l'Espagne. L'interface et
l'ergonomie ne changent pas. Chercher un ou plusieurs mots renvoie vers une
liste de livres et l'aperçu de la page où a été trouvée la requête.
Lorsqu'un livre est issu du domaine public, il est consultable entièrement.
Sinon, la navigation est possible seulement sur quelques pages. Pour
l'heure, GooglePrint.fr propose peu d'ouvrages en français. Le moteur avait
étendu, fin août, son programme de numérisation aux éditeurs du pays.