Gordon Brown
jette un pavé dans la mare avant le sommet européen de Hampcourt
Court
Le
ministre britannique des Finances Gordon Brown a lancé jeudi un pavé
dans la mare avant le sommet européen informel de Hampton Court,
dénonçant le "vieux" système économique et social de l'Europe qui
selon lui a fait la preuve qu'"il ne marche pas".
Appelant à un "changement fondamental" dans une tribune publiée par
le Financial Times, M. Brown n'a pas eu de mots trop durs pour
dénoncer un "vieux modèle qui laisse 20 millions de personnes au
chômage dont 10 depuis plus d'un an", montrant ainsi qu'"il ne
marche pas".
"La croissance européenne d'1,2% cette année est un signal d'alarme
que nous ne pouvons ignorer", dit-il. "Depuis 10 ans, l'Europe a non
seulement connu une croissance égale au quart de celles de la Chine
et de l'Inde, mais égale à la moitié de celle des Etats-Unis",
a-t-il insisté.
M. Brown a ensuite repris ces idées dans un document de 18 pages
rendu public par le ministère du Trésor, où il insiste sur la
nécessité de passer d'un "ancien modèle regardant vers l'intérieur,
à une Europe plus flexible, réformée, ouverte", une "Europe du
plein-emploi" capable de relever le défi de la mondialisation.
Le sommet d'Hampton Court, au sud-ouest de Londres, doit réunir le
27 octobre à l'initiative du Royaume-Uni, qui préside pour six mois
l'Union européenne, les 25 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE
sur le thème de l'avenir du vieux Continent.
La privatisation de la Poste japonaise est lancée
Le Sénat japonais a validé aujourd'hui vendredi le processus. La
Poste, qui est aussi la première institution financière mondiale,
passera au privé à partir de 2007 et ce jusqu'en 2017.
Junichiro Koizumi a enfin bouclé le processus de privatisation de la
poste nipponne qui demeurait son grand chantier économique et même
le combat de toute sa vie publique, lui qui fut des années durant
ministre des Postes. De quoi inspirer au Premier ministre cette
formule définitive : « Un miracle a eu lieu dans le monde politique
».
En fait de miracle, le Parlement de l'Archipel a simplement entériné
aujourd'hui vendredi le principe de la privatisation. Après avoir
une première fois retoqué le projet en août, la chambre des
Conseillers, sorte de Sénat local, a finalement dit « oui » par 134
voix contre 100. Elle ne pouvait faire autrement. Le projet avait
été placé au centre des dernières élections législatives, or la
nouvelle chambre des Représentants – c'est-à-dire les députés –
avait donné son feu vert en début de semaine, avec une large
majorité (338 voix contre 138). Bref, la poste japonaise, qui est
aussi la première banque au monde, passera sous bannière privée à
partir d'octobre… 2007 et ce jusqu'en 2017. Tout un symbole pour un
établissement qui avait fini par incarner tous les archaïsmes du
pays.
Dans le détail, ce mastodonte plus que centenaire (134 ans
exactement) de 260.000 salariés et de 25.000 bureaux gérant quelque
3.000 milliards de dollars d'actifs, sera scindé d'ici deux ans en
quatre entités : épargne, assurance, distribution du courrier et
gestion du réseau de bureaux. Ensuite, la holding qui coiffera ce
nouvel ensemble aura dix ans pour vendre ses activités caisse
d'épargne et assurance-vie.
Les jours de grève ne seront pas payés aux salariés de la SNCM,
qui ont repris le travail hier
Dominique de Villepin l'a confirmé, après Thierry Breton, son
ministre de l'Economie: "Nous l'avons dit depuis le début, c'est un
principe dans notre pays. C'est d'ailleurs l'honneur du
syndicalisme. Il y a des droits mais il y a aussi des devoirs. Donc,
les jours de grève ne seront pas payés." Le Premier ministre, qui
s'exprimait sur Europe 1 à propos de la fin du conflit à la SNCM,
s'est toutefois dit "conscient que cela peut poser de graves
difficultés pour les familles" et que, pour y pallier, seraient mis
en place "des aménagements, des étalements".
HP prêt à échanger des emplois contre moins de RTT
Le PDG de Hewlett-Packard France, Patrick Starck, a proposé
mercredi de renégocier l'accord sur la réduction du temps de travail
(RTT) pour permettre de "minimiser" les 1.240 suppressions d'emplois
prévues en France dans le cadre d'un plan de restructuration du
groupe américain. M. Starck a estimé que l'accord RTT, signé en
1999, était un "désavantage compétitif". "Par la renégociation de
cet accord, nous serons à même d'ouvrir des postes", a-t-il indiqué.
"Je parle d'un nombre de postes significatif, cela ne se chiffre pas
en dizaines de postes", a-t-il précisé.
La Sécu remplira aux deux tiers ses objectifs d'économie en 2005
Médicaments génériques, baisse des arrêts de travail,
réduction des remboursements d'antibiotiques, l'assurance maladie
estime à 675 millions d'euros le montant des économies réalisées en
2005, soit les deux tiers des 998 millions d'euros visés par le
gouvernement.
1 milliard de dollars
le budget que Google veut consacrer à sa fondation sociale et
caritative
Le moteur de recherche va consacrer 1% de l'argent qu'il a récolté
en Bourse, puis 1% de ses profits annuels, à google.org, la
fondation qu'il créé. Cette fondation sera consacrée à des projets
de développement, dans l'environnement, l'énergie et la lutte contre
la pauvreté.
La grève a coûté 7 millions d'euros au port de Marseille
La grève qui a paralysé pendant 14 jours le Port autonome de
Marseille a coûté sept millions d'euros à l'entreprise, selon la
direction du port. 2.000 à 3.000 personnes se sont retrouvées au
chômage technique dans les entreprises portuaires. Des bateaux de
croisière n'ont pas pu faire escale à Marseille, entraînant un
manque à gagner de cinq millions d'euros pour les commerçants de la
ville. Par ailleurs, tout le trafic avec la Corse a été dérouté vers
Toulon, notamment les bateaux de la Compagnie méridionale de
navigation. Le chiffre total n'inclut pas encore les négociations
avec la CGT, qui réclame une prime de risque de 300 euros pour les
salariés de l'entreprise.
Nouveau mariage dans les postes européennes
A quelques années de l'ouverture totale du marché des services
postaux, la concentration s'accélère en Europe. Après que la
Deutsche Post eut lancé son raid à 5,5 milliards d'euros sur le
britannique Exel, c'est au tour de la poste danoise publique de
s'inviter au capital de sa consoeur belge, dont elle prendra
quasiment 50%. Pour cela, Post Danmark s'alliera au fonds
d'investissement, CVC Partners. L'opération est estimée à 300
millions d'euros. L'Etat belge restera majoritaire.
L’État exerce vis-à-vis des entreprises publiques des
responsabilités multiples et potentiellement conflictuelles : il
est leur actionnaire et parfois leur client, il réglemente et régule
leur secteur d’activité, il peut leur déléguer par contrat des
missions de service public.
La publication du rapport annuel sur l’État actionnaire tombe au
moment où le gouvernement est empêtré dans le dossier des
privatisations. Même si Bercy se félicite du redressement des
entreprises publiques, l’État apparaît comme un piètre gestionnaire.
Au moment même où l’État est empêtré dans le conflit de la SNCM, le
ministère de l’Économie et des Finances publie, non sans
satisfaction, son rapport 2005 sur l’État actionnaire. Le résultat
net des entreprises publiques aurait doublé en 2004 pour atteindre
7,6 milliards d’euros contre 3,8 milliards un an plus tôt.
Bon élève de l’État : le secteur de l’énergie qui représente près de
la moitié du résultat net et France Télécom plus d’un tiers. Pour le
reste des 1 288 entreprises détenues, directement ou indirectement
par l’État, le résultat, à quelques exceptions près, est beaucoup
moins brillant, voire catastrophique. La SNCM fait partie de ces
participations extrêmement coûteuses, nécessitant des
recapitalisations à fonds perdus, facteurs de troubles sociaux
chroniques et de dommages économiques collatéraux considérables.
Même si l’État a mis de l’ordre dans ses pratiques de gouvernance,
le bilan global reste très mauvais. Entre 1986 et 2004, sur 77
milliards d’euros de cessions d’actifs - dont personne ne connaît la
valeur actualisée d’acquisition - seulement 9 milliards ont servi à
réduire la dette et 1,6 milliard à nourrir le fonds de réserve des
retraites alors que 57 milliards, soit 74 %, ont recapitalisé les
autres entreprises publiques !
Indécis dans le dossier de l’ouverture du capital d’EDF, se
contredisant sur les autoroutes, incompétent dans la plupart des
métiers qu’il tente d’exercer hors du service public, l’État s’est,
au mieux, trompé de bonne foi et, au pire, volontairement engagé
dans des opérations alternant mégalomanie et laxisme. Employeur, par
ses participations, de 4,2 % des salariés du pays, l’État a toujours
sacrifié la bonne gestion des deniers publics à la paix sociale,
invoquant alternativement l’indépendance nationale ou le service
public. Inexorablement, comme à la SNCM, l’heure du bilan finira
pourtant par sonner.
Pierre-Marie VIDAL
http://www.minefi.gouv.fr/minefi/publique/etat_actionnaire/index.htm
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Chili : l'économie
la plus dynamique d'Amérique Latine
Le peso
chilien a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans face au
dollar, preuve que l'économie du Chili se porte bien. Le pays
prévoit une croissance record de 6% l'an prochain avec une inflation
de 3% et un taux de chômage de 8,7%. Le Forum économique mondial
vient ainsi de le placer en tête des pays d'Amérique latine pour sa
compétitivité, son dynamisme à l'exportation et sa stabilité
financière.
Le déficit extérieur français enfonce les 15 milliards d'euros
Depuis le début de l'année, le déficit commercial de la France
dépasse les 15 milliards d'euros après s'être encore creusé de 2,3
milliards d'euros en août, selon les chiffres publiés mardi par les
Douanes. Un déficit six fois supérieur à celui enregistré à la même
époque l'an dernier. En août 2004, il était en effet de 2,4
milliards d'euros. En cause, la facture énergétique, qui s'est
alourdie de 6,5 milliards par rapport à l'an dernier, soit un bond
de plus de 36%. Sur le seul mois d'août – où le baril avait atteint
un record de 70 dollars - elle s'élève de 3,5 milliards d'euros.
Même si les exportations se sont améliorées de 3% sur un an, elles
ne profitent pas assez du dynamisme international et ne peuvent
compenser le boom des importations. Le commerce extérieur
contribuera négativement à la croissance française en 2005.
Washington relance la négociation sur les subventions agricoles
Les Etats-Unis ont offert dimanche de diminuer de 60% d'ici 2010
les aides directes versées à leurs agriculteurs afin de relancer les
négociations de Doha sur la libéralisation du commerce mondial. Ils
demandent à l'UE une baisse de 80% de ses propres subventions.
Les Etats-Unis ont endossé dimanche soir les habits du sauveur en
proposant de réduire de 60% d'ici 2010 les aides directes versées à
leurs agriculteurs. Une offre présentée comme « agressive » et dont
le but affiché est de relancer les négociations de Doha sur la
libéralisation du commerce. Officialisée dimanche soir par le
représentant au Commerce Rob Portman, cette proposition est
toutefois conditionnée à « des engagements réciproques des autres
pays ». Elle devait être discutée lors d'une réunion ministérielle
restreinte de 15 membres de l'OMC qui s'est ouverte lundi à Zurich
afin préparer la conférence générale prévue en décembre à Hong-Kong.
L'Union Européenne n'a pas tardé pour saluer l'initiative américaine
par la voix du commissaire européen au commerce Peter Mandelson.
Celui-ci ajoutant aussitêot que l'UE pourrait aller « nettement plus
loin ». Une façon de ne pas laisser les Etats-Unis exercer un
quelconque leadership moral, alors que les subventions agricoles des
deux principales puissances agricoles mondiales sont vivement
dénoncées par les pays émergents comme une entrave à leur
développement.
50.000 signatures pour Kto sur la TNT !
La pétition « Nous voulons Kto sur la TNT » a été signée par
plus de 50.000 personnes dont Hugues Aufray, Gérard Depardieu, Yves
Duteil, avec le soutien d’Hélène Carrère d’Encausse, François
Bayrou, Anne-Marie Comparini et de nombreux autres députés
signataires qui ont adressé plusieurs questions écrites à M.
Donnedieu de Vabre, Ministre de la Culture et de la Communication ou
qui sont intervenus auprès de Dominique Baudis, Président du Conseil
Supérieur de l’Audiovisuel (CSA).
Lancée par une poignée de jeunes, cette pétition bouscule jour après
jour tous les pronostics, toutes les institutions et tous les
préjugés en révélant une vraie mobilisation autour d’un accès
démocratique à une télévision proche des besoins et attentes
profondes des téléspectateurs.
L’appel national à signer la pétition papier lancé sur Kto par le
comité de soutien a été très entendu. Des « opérations pétitions »
ont été organisées dans toute la France. Dans les villes comme à la
campagne, des pétitions ont circulé pendant les journées du
patrimoine, mais aussi dans des brocantes ou dans la rue ; 5.000
signatures papier ont été reçues en quelques jours par courrier et
la mobilisation continue à travers tout le pays. « La télévision
numérique terrestre a du sens en permettant à tous l’accès gratuit à
la révolution numérique », déclarent les signataires. Or Kto diffuse
un message qui s’adresse à tous. Pour qu’elle soit un succès, la TNT
ne peut se faire sans Kto, tel est le message de cette mobilisation
populaire inédite.
Considérés par le CSA comme un « public restreint », les
téléspectateurs de tous horizons ont donc fait savoir leur
mécontentement de ne pas voir une chaîne d’intérêt général sur la
TNT.
Selon un haut responsable politique qui requiert l’anonymat, les
véritables enjeux semblent n’être que « financiers car la TNT est un
outil indispensable pour établir enfin une concurrence entre les
grands opérateurs de l’audiovisuel ; Kto ne jouant hélas pas dans
cette cour. »
Fort de ce soulèvement numérique, le Conseil d’administration de Kto
se réunira d’ici quinze jours pour décider ou non de se porter
devant le Conseil d’Etat afin de demander l’annulation de la
décision du CSA - une décision très attaquable selon les experts -
ce qui aboutirait à un nouvel appel à candidature.
>> Si vous aussi vous souhaitez soutenir Kto, cliquez utile, cliquez
Nous voulons Kto !
>> Signez directement la pétition
http://www.nousvoulonskto.com/
http://www.nousvoulonskto.com/petition/index.php
La gouvernement fait marche arrière sur les cotisations retraites
« Rien n'est arbitré » a finalement indiqué le ministère de la
Santé, après le tollé sur la répartition de la prochaine hausse de
0,2 point de la cotisation retraite. La première annonce prévoyait
de la faire supporter aux trois-quarts par les salariés, le quart
restant par les employeurs. Vivement critiquée par la caisse
nationale d'assurance vieillesse (CNAV), la disposition va faire
l'objet d'une concertation avec les partenaires sociaux. « Le
gouvernement a visiblement changé d'avis", s'est félicitée Danièle
Karniewicz, la présidente de la CNAV.
Le Prix Nobel Milton Friedman plaide pour un virage libéral en
Allemagne
L'Allemagne, confrontée à de graves difficultés économiques, ne
pourra retrouver la prospérité qu'au prix d'un virage franchement
libéral, plaide samedi dans les colonnes du quotidien populaire Bild,
le Prix Nobel d'économie de 1976, l'Américain Milton Friedman.
"L'Allemagne se fait du tort à elle-même" en voulant trop
réglementer son marché du travail, estime l'économiste américain,
âgé de 93 ans. La première puissance économique européenne "devra
s'adapter, en rendant son économie plus flexible. Par exemple, les
salaires devraient être fixés de manière plus libre, suivant la loi
de l'offre et de la demande", ajoute-t-il.
M. Friedmann, pour qui les difficultés de l'Allemagne sont en partie
dues à une surévaluation du deutschemark au moment de l'introduction
de l'euro début 1999, dénonce le "carcan de la réglementation et des
contraintes gouvernementales qui conduisent à davantage de chômage
et moins de productivité".
"Il n'y a qu'un moyen, pénible, pour sortir de la crise: des
privatisations, moins d'intervention de l'Etat dans l'économie et
une plus grande souplesse dans la fixation des prix et des revenus",
conclut le Prix Nobel, chantre des théories monétaristes et du
libéralisme.
Il ne doit plus y avoir d'âge pour la retraite, selon l'OCDE
Le vieillissement accélérée de la population des pays
industrialisés devrait conduire à mettre en question la notion
même d'âge obligatoire de départ en retraite, estime l'OCDE dans un
rapport rendu public lundi à Bruxelles.
"La retraite obligatoire est incompatible avec une politique
générale cherchant à abolir la barrière de l'âge pour l'emploi et à
offrir aux travailleurs un plus grand choix sur la décision
d'arrêter de travailler", indique le rapport. "De toute façon, le
vieillissement de la main d'oeuvre fait que le départ en retraite
obligatoire pourrait ne plus être supportable" économiquement,
estime le document.
L'OCDE rappelle que le vieillissement représente, si rien n'est fait
pour en contrebalancer les effets, une lourde menace pour la
capacité de croissance des pays avancés et leurs finances publiques.
Sans changement dans les pratiques actuelles, "la proportion des
personnes âgées inactives par travailleur va doubler d'ici 2050 dans
la zone OCDE, passant de 38% à plus de 70% en 2050", estime
l'organisation.
En Europe, cela veut dire qu'il y aurait alors un inactif pour
chaque personne au travail.
L'impact sur la croissance par tête serait dramatique, puisqu'elle
tomberait au niveau de 1,7% environ dans les trente années à venir,
un taux inférieur de 30% à celui enregistré entre 1970 et 2000.
La seule solution pour éviter ce déclin économique et la faillite
concomitante des systèmes de retraite consiste à prolonger la vie
active.
L'OCDE souligne qu'il y a de la marge, puisqu'en 2004 moins de 60%
en moyenne des personnes âgées de 50 à 64 ans avaient un emploi,
résultats de politiques destinées à les pousser hors du marché du
travail.
Dans le même temps, l'allongement de l'espérance de vie fait que le
temps passé à la retraite a bondi de manière spectaculaire entre
1970 et 2004, passant de 11 à 18 ans pour les hommes, de 14 à 23
années pour les femmes.
Pour modifier les comportements vis-à-vis des "seniors", il faut
d'abord "dissiper un certain nombre de mythes", explique l'OCDE, en
particulier "l'affirmation que moins d'emplois pour les travailleurs
plus âgés se traduit par plus de travail pour les jeunes". Un
postulat qui "bien que non fondé a la vie particulièrement dure".
L'OCDE signale que presque tous les pays ont déjà entrepris des
réformes pour encourager la prolongation de la vie active. Mais le
rythme de mise en oeuvre n'est souvent pas à la mesure du
bouleversement démographique.
L'organisation met aussi en garde contre la tentation d'utiliser des
moyens détournés, comme le chômage ou l'invalidité, pour pousser les
travailleurs plus âgés vers la porte.
Pour l'OCDE, il faut une modification des pratiques d'emploi de la
part des entreprises, qui auront un rôle clef à jouer dans l'agenda
de réformes.
Cela passe notamment par "la reconnaissance des bénéfices de la
diversité de l'âge sur le lieu de travail", jeunes et moins jeunes
ayant leurs atouts et leurs faiblesses.
S'agissant des mesures spécifiques pour promouvoir l'activité des
"seniors", l'OCDE se montre réservée sur les subventions à l'emploi,
qui doivent être strictement ciblées, et plus encore sur les règles
de protections particulières, aux dangereux effets pervers.
Elle croit beaucoup plus à un effort de formation, adaptée aux
travailleurs plus âgés, la prolongation de la vie active en faisant
un investissement rentable pour les employeurs.
Les agences pour l'emploi doivent développer des programmes
particuliers pour garder les seniors dans la vie active ou favoriser
leur retour, l'accent étant mis sur une plus grande souplesse des
conditions de travail favorisant une transition progressive entre
activité et retraite.
Ne rien faire n'est pas une option, car "c'est l'absence de réformes
qui menace la viabilité des budgets publics, conduisant au bout du
compte à réduire la protection sociale", avertit l'OCDE
Les salariés assumeront la majorité du relèvement des cotisations
retraites
Ce sont les salariés du régime général qui supporteront aux
trois-quarts la nouvelle hausse de la cotisation retraite qui
interviendra le 1er janvier prochain. Leur cotisation sera relevée
de 0,15 point, pour passer à 6,70 points. Dans le même temps celle
des employeurs n'augmentera que de 0,05 point, à 8,25 points.
L'effort total représente un montant de 880 milions d'euros. Le
gouvernment justifie ce partage inégal par le fait que les
entreprises verront une autre de leurs cotisations, celle sur les
accidents du travail, relevée également le 1er janvier 2006.
17% des grandes entreprises européennes songent à délocaliser
Environ 17% des entreprises implantées en Europe envisagent de
délocaliser ou d'externaliser des activités d'ici deux ans,
selon une étude réalisée pour le groupe britannique de services
immobiliers Cushman and Wakefield. 52% de ces entreprises envisagent
de délocaliser leurs activités dans les nouveaux pays de l'Union
européenne et 21% dans les autres pays d'Europe de l'Est hors UE.
Les entreprises souhaitent de plus en plus délocaliser en Asie,
notamment en Chine, citée par 29% d'entre elles, contre 22% en 2004,
et dans le sud-est asiatique (10%, contre 2% en 2004). Les activités
que ces entreprises prévoient de délocaliser sont la production
(61%), la distribution (32%), l'administration (29%), et les centres
d'appel (15%). Selon cette même enquête, réalisée en juin et juillet
auprès de 501 dirigeants de grandes entreprises, Londres, Paris,
Francfort et Bruxelles restent les quatre meilleures villes où
implanter ses activités en Europe, suivies par Barcelone, qui
devance désormais Amsterdam, puis Madrid.
Skyrock, numéro un des blogs en Europe
Il y a depuis mercredi soir plus de 3 millions de « Skyblogs ».
Tous ne sont pas actifs ni mis à jour régulièrement, mais cela fait
tout de même de Skyrock, qui édite le service, le premier
fournisseur de blogs en Europe. Lancée en 2002, la plate-forme «
Skyblog » a fait des blogs un « phénomène incontournable » de la «
nouvelle génération », souligne la radio dans un communiqué. Chaque
jour, plus de 500.000 articles sont publiés et entre 10.000 et
15.000 nouveaux blogs créés. Seuls quelques services américains (Blogger,
MSN Spaces, SixApart) et asiatiques font mieux.
L'Insee pas aussi optimiste que Bercy sur l'emploi
L'Insee ne partage pas l'optimisme du ministère des Finances sur
les prévisions de créations d'emplois pour l'année 2005. Il estime
que l'hypothèse de croissance retenue pour le budget 2006 sera
difficile à atteindre.
Si l'optimisme pouvait se chiffrer, alors Bercy serait 25% plus
optimiste que l'Insee. Selon le rapport économique, social et
financier publié par le ministère des Finances, l'économie française
créera « environ » 120.000 emplois en 2005. Dans sa note de
conjoncture trimestrielle, l'Insee en prévoit 91.000.
11%
Le pourcentage de Français opposés au parcours de soins
Peu importe qu'ils soient moins remboursés. « 11%
d'irréductibles » continueront à aller voir directement leur
spécialiste au lieu de consulter auparavant leur médecin traitant,
selon un sondage Ipsos pour l'assureur AGF publié jeudi. De même,
sur les deux tiers des Français qui ont choisi leur médecin
traitant, seule la moitié s'adressera « systématiquement » à
celui-ci avant de consulter un spécialiste, contrairement au
parcours de soin prévu par la réforme de l'assurance-maladie.
Paradoxalement, ils sont 77% à savoir qu'ils seront mieux remboursés
s'ils consultent au préalable leur généraliste.
9% d'illettrés en France
Selon l'Insee, en France, 9% des 18-65 ans seraient dans une
situation "proche de l'illettrisme"
Menée fin 2004 auprès de 10 000 personnes, une étude de l'Insee
mesure le taux d'illétrés vivant en France. 9% des 18-65 ans,
résidant et ayant été scolarisées en France, seraient concernés - un
chiffre qui monte à 12% chez ceux qui n'ont pas été scolarisés. Le
niveau est "légèrement supérieur" à celui de la dernière enquête,
qui estimaient à environ 2,3 millions de personnes le nombre de ceux
qui, en France, ne savaient ni lire ni écrire.
"Les hommes se trouvent plus souvent que les femmes en difficulté
face à l'écrit (respectivement 14 et 11 %) mais c'est l'inverse en
calcul (11% et 16%)", précise l'Insee. Selon l'institut, les 18-29
ans auraient également de meilleurs résultats que les générations
plus âgées, que ce soit en lecture, calcul ou compréhension orale.
Une forme d'exclusion
L'Insee va désormais s'attacher à déterminer le profil de ces
illettrées, en suivant leur parcours scolaire, leur origine sociale
et leur difficulté face à l'emploi. Des études antérieures
relevaient que 30% d'entre eux étaient au chômage et que 35 % des
bénéficiaires du RMI ne savaient ni lire ni écrire.
DROGUE
Bertrand sous pression
Une dizaine de députés UMP ont écrit à
Xavier Bertrand, ministre de la Santé, à la suite d’un article paru
dans Valeurs Actuelles (n° 3585 du 12 août) consacré à la
distribution de kits pour toxicomanes lors de la manifestation
antisida “Solidays”. Ces kits, financés par le ministère,
contenaient tout le “matériel” pour “sniffer” (de la cocaïne) et se
“shooter” (à l’héroïne). À l’initiative de Serge Lebigot, président
de l’association France sans drogue, qui avait révélé cette…
stupéfiante initiative, plusieurs parlementaires ont donc décidé de
protester, réclamant une “autre politique” (visant au sevrage et non
plus à la distribution de drogues) en matière de lutte contre la
toxicomanie. Parmi ceux-ci : Christian Decocq (Nord), Jean-Paul
Garraud (Gironde), Maryse Joissains-Masini (Bouches-du-Rhône) et
Irène Tharin (Doubs). À l’opposé, Act Up, subventionnée par l’État,
vient au même moment de lancer sur son site Internet une campagne en
faveur de l’ouverture de… “salles d’injections” pour les drogués !
CORSE
Raoult veut sanctionner la CGT
Député UMP de Seine-Saint-Denis, Éric
Raoult ne décolère pas contre la CGT, après le détournement du
bateau de la SNCM. Raoult vient donc d’adresser une question écrite
au premier ministre pour dénoncer cette « explosion de violence »
comparable, selon lui, aux « grèves insurrectionnelles de
l’après-guerre manipulées par le parti communiste et l’Union
soviétique ». Réclamant que la CGT soit « poursuivie au regard des
textes de 1936 sur les bandes armées », Raoult propose que le
syndicat soit sanctionné par une « pénalisation financière sur le
montant de son financement public par l’État ». Le cabinet de
Dominique de Villepin n’a pas répondu.
ÎLE-DE-FRANCE
Cher logo
Présidé par le socialiste Jean-Paul Huchon, le
conseil régional d’Île-de-France vient de se doter d’un nouveau logo
– une étoile à huit branches entièrement rouge. Coût de celui-ci,
réalisé par la société Pixelis : 40 000 euros. Sans compter les
centaines de milliers d’euros qui seront dépensés pour remplacer les
signalétiques et autres papiers à en-tête. C’est la seconde fois,
depuis son élection en 1998, qu’Huchon fait changer le logo de “sa”
Région.
34,4 milliards de dollars de pertes d'assurance dues à Katrina
(Reuters/Royaume Uni)
Les pertes
d'assurance sur la propriété liées à l'ouragan Katrina se sont élevées à
34,4 milliards de dollars, selon les derniers calculs de l'Insurance
Services Office, un organisme du secteur. Ce montant confirme qu'il s'agit
de la plus coûteuse catastrophe dans l'histoire des Etats-Unis. Les dommages
infligés par l'ouragan Andrew en 1992 se sont montés à 20,8 milliards de
dollars, ajustés du taux d'inflation. Les chiffres de l'ISO ne comprennent
pas les dégâts infligés aux infrastructures, à l'agriculture ou à
l'exploitation pétrolière. Les dégâts dus aux inondations, couverts par un
fond fédéral, ne sont pas intégrés non plus.
Les jeunes enfants et leur mère (The Observer/Royaume Uni)
Une étude très longue et détaillée sur l'assistance à l'enfance en
Grande-Bretagne montre que la meilleure place pour les jeunes enfants est à
la maison avec leur mère. Selon Pénélope Leach, une des meilleures expertes
dans ce domaine, par rapport aux enfants qui grandissent avec leur mère, le
développement social et émotionnel des enfants pris en charge par d’autres
personnes ou institutions "est assurément moins bon". Ces derniers sont plus
agressifs et ont une tendance à la tristesse.
L’excès pondéral et l’obésité en explosion (Futura Sciences/France)
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que plus d’un milliard
de personnes présentent un excès de poids et que si la tendance actuelle est
maintenue, leur nombre pourrait encore augmenter d’un demi-milliard d’ici
2015. Cette mise en garde coïncide avec la Journée mondiale du Cœur qui a eu
lieu le 25 septembre. D’après les estimations de l’OMS, plus de 75 % des
femmes âgées de plus de 30 ans présentent un excès pondéral dans des pays
aussi différents que l’Afrique du Sud, la Barbade, l’Egypte, les Etats-Unis
d’Amérique, Malte, le Mexique et la Turquie.
57% des Français font confiance aux syndicats, d'après un sondage
Cinquante-sept pour cent des Français font confiance aux syndicats,
contre 43% qui ne leur font pas confiance, selon un sondage Ifop publié par
Le journal du dimanche, à deux jours de la mobilisation nationale pour la
défense de l'emploi [sic], des salaires et pour le retrait du contrat
nouvelles embauches (CNE).
Cinquante-et-un pour cent des personnes interrogées font "plutôt confiance"
aux syndicats et 6% "tout à fait", tandis que 23% ne leur font "plutôt pas
confiance" et 20% "pas du tout".
Les salariés du public sont plus confiants sont plus confiants (64%) que
ceux du privé (57%) et que les indépendants (55%).
La CFDT est le syndicat qui recueille le plus de bonnes opinions (59%),
devant la CGT (55%), FO (54%), la CGC (46%), la CFTC (44%), SUD (22%) et l'UNSA
(19%).
Coûteuse protection sociale
PRÉLÈVEMENTS Avant l'examen en Conseil des ministres mercredi du projet
de financement de la Sécu pour 2006, coup de projecteur sur le coût de la
protection sociale.
LES MULTIPLES EFFORTS entrepris pour sauvegarder l'assurance-maladie, le
renforcement de l'autonomie financière des collectivités locales et les
mesures destinées à alléger l'impôt sur le revenu modifient profondément la
répartition des prélèvements obligatoires depuis quelques années.
A tel point qu'en 2006, la photographie des charges qui seront payées par
les contribuables (entreprises et ménages) offrira quelques éclairages
nouveaux. Ainsi, selon les calculs de Bercy, plus de la moitié des
prélèvements obligatoires iront aux administrations de Sécurité sociale (ASSO).
Un record absolu.
L'écart devrait se creuser
Parallèlement, la part des impôts allant directement à l'Etat enregistrera
un plus bas historique, sous les 15% du PIB. Tout l'inverse des taxes à
destination des collectivités locales, qui approcheront les 6% du PIB. Du
jamais vu. Globalement, les taxes et autres cotisations rapporteront 775,1
milliards d'euros en 2006, soit 44% du PIB. 388,7 milliards iront dans les
ASSO et 260,2 milliards dans celles de l'Etat. Les administrations publiques
locales recevront pour leur part 101,3 milliards d'euros. Avec une
progression de 6,5% par rapport à 2005, ce sont elles qui bénéficient le
plus du budget 2006, alors que les impôts destinés à l'Union européenne
restent stables, autour de 5,6 milliards.
Cette tendance lourde devrait encore s'accentuer en 2007. L'écart entre ce
que perçoivent l'Etat et les collectivités, d'un côté, et la Sécurité
sociale, de l'autre, se creusera davantage dans la mesure où la réforme de
l'impôt sur le revenu annoncée pour 2007 entraînera une nette baisse des
recettes directes de l'Etat. Alors qu'en face, la poursuite de
l'assainissement des comptes de la Sécurité sociale obligera à maintenir les
prélèvements sociaux à des niveaux élevés.
Tous ces chiffres confirment le poids énorme pris par la CSG dans le système
fiscal français, par opposition, notamment, à l'impôt sur le revenu. En
2004, ce dernier a rapporté 46,8 milliards d'euros, soit un tiers de moins
que la CSG (67 milliards). Un anachronisme, aux yeux de l'OCDE qui, dans son
dernier rapport annuel sur la France, daté de septembre, revient en détail
sur le poids des prélèvements sociaux dans le système fiscal français. «A
terme, une fusion entre ces deux impôts pourrait être envisagée»,
écrivent-ils. Mais «les autorités trouvent que la distinction entre les deux
prélèvements permet notamment de maintenir une certaine transparence
politique du système, dans un contexte où ces prélèvements correspondent à
des processus de décision politique et des affectations budgétaires
différentes». En langage moins diplomatique, cela signifie que l'Etat peut
donner l'impression de baisser les impôts directs tout en augmentant, d'une
manière plus discrète, les charges sociales.
Une addition plus ou moins équilibrée
Le budget prévu pour 2006 illustre une fois de plus cette situation. L'année
prochaine, l'évolution «spontanée» des prélèvements obligatoires perçus par
l'Etat se traduira par une baisse des charges de 4,73 milliards d'euros.
A l'inverse, les contribuables devront verser 3,2 milliards de charges
sociales en plus, auxquelles se rajouteront les taxes perçues par les
collectivités locales. Au final, l'addition sera plus ou moins équilibrée
puisque le taux de prélèvement obligatoire sera stabilisé. Mais les grandes
masses auront été largement modifiées.
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http://www.ifrap-2007.org/
Voulez-vous en finir avec le pouvoir absolu des ENARQUES ?
Ces
énarques qui ruinent la France
La France va mal parce qu'un réseau d'énarques censés administrer le
pays au mieux de l'intérêt général, ne fait en réalité que servir
ses propres intérêts.
C'est ce que démontre une grande enquête menée par l'iFRAP où l'on
découvre qu'ils détiennent tous les postes-clés, qu'ils les
utilisent à leur profit et qu'ils sont responsables de la plupart
des grands désastres financiers des 30 dernières années.
C'est aussi ce que pensent 2 Français sur 3, consultés pour un
sondage BVA exclusif.
Le PS dénonce l'opacité du budget de l'Elysée
Le député socialiste René
Dosière a une nouvelle fois dénoncé l'opacité du budget de l'Elysée,
estimant que les crédits votés par le Parlement ne représentaient
qu'environ un tiers du budget "réel".
"Je m'efforce depuis quatre ans de reconstituer le 'vrai' budget de
l'Elysée", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. "Le
budget 'officiel', celui que votent les parlementaires, ne
représente qu'une partie des dépenses présidentielles, un bon
tiers", a-t-il dit.
Pour le député socialiste de l'Aisne, le "vrai" budget de l'Elysée
est composé non seulement des crédits votés par le Parlement mais
par la dotation qui a remplacé les fonds secrets et par la prise en
charge par plusieurs ministères des dépenses de l'Elysée.
Ainsi, pour 2003, le budget "officiel", estime-t-il, a été de 30,4
millions d'euros, le budget "caché" de 52,2 millions d'euros, soit
un budget "réel" de 82,6 millions d'euros.
"Il en résulte ainsi que le budget 'officiel' de l'Elysée n'a qu'un
lointain rapport avec la réalité", a dit le député socialiste qui
affirme qu'entre 1995, date de l'élection de Jacques Chirac à la
présidence de la République, et 2002, le budget "officiel" de
l'Elysée a connu "une augmentation de 14,7 millions d'euros, soit
une augmentation de 381,5%".
René Dosière affirme qu'entre 2002 et 2006, l'augmentation du budget
"officiel" a été de 26,8% et qu'environ un millier de fonctionnaires
sont mis à disposition de la présidence de la République "et
continuent à être payés par leur administration".
Le député socialiste dit "ne pas être encore parvenu à la totale
transparence" de ce budget. "J'ai déjà réussi à enlever le haut, il
reste à retirer le bas. Il y a encore du travail", a-t-il conclu.
Turquie: Jacques Chirac assume seul contre tous
La décision des Vingt-Cinq d'ouvrir des négociations avec la
Turquie a mis en évidence mardi l'isolement de Jacques Chirac au
sein d'une classe politique française majoritairement hostile à
Ankara.
Quasiment seul contre tous, du moins à droite, le chef de l'Etat a
vigoureusement réaffirmé son soutien à la candidature turque lors
d'une conférence de presse commune avec Silvio Berlusconi à
l'Elysée.
Jacques Chirac a exhorté les Français à "penser à l'avenir". "Au nom
de quelle tradition humaniste, européenne, nous pourrions dire à des
gens qui disent: 'nous voulons avoir les mêmes valeurs que vous':
'on ne vous veut pas'. Au nom de quoi?", a-t-il demandé. Alors,
"ayons l'élégance, et c'est conforme à nos intérêts, de discuter".
Combatif, il a visé les opposants à la candidature turque, tels que
Nicolas Sarkozy pour l'UMP ou François Bayrou pour l'UDF, en
critiquant ceux qui "s'arrogent le droit de parler au nom de nos
enfants ou de nos petits-enfants".
Il a aussi développé des arguments de fond en expliquant que la
Turquie apportera "une puissance considérable" à l'Europe. Le chef
de l'Etat a également mis en garde les Français contre le risque de
"basculement" de ce pays "dans l'intégrisme" si les Européens lui
claquent la porte au nez.
Le pays de Nokia est le plus compétitif du monde
La compétitivité d'un pays ne se mesure pas seulement au coût du
travail et au taux de prélèvement obligatoire. La preuve, pour la
troisième année consécutive, la Finlande reste le pays le plus
compétitif du monde, selon le classement annuel du forum économique
mondial (WEF) qui prend en compte des critères économiques, sociaux,
environnementaux et administratifs. Sur 117 pays, les pays
scandinaves sont bien placés, notamment « car ils bénéficient d'une
excellente gestion » de leurs comptes publics selon le WEF. La
France est reléguée au 30ème rang, très loin derrière le Royaume Uni
(13ème) et l'Allemagne (15ème). Les Etats-Unis s'adjugent la seconde
place.
L'Italie met son budget au régime sec
L'Italie doit se serrer la ceinture. Et elle le fera selon
Silvio Berlusconi, qui assure avoir dégagé 20 milliards d'euros
d'économies et de réaffectations de crédits pour boucler son projet
de budget 2006. Les mesures annoncées prévoient 11,5 milliards
d'euros d'économies réparties à peu près également entre les
ministères et des administrations locales. Les neuf autres milliards
seront coupés dans les frais de fonctionnement, le développement et
la solidarité. Le projet doit maintenant être discuté au Parlement.
De son côté, le président de la République italienne, Carlo Azeglio
Ciampi, a décidé de son propre chef de réduire ses dépenses
d'environ 50 millions d'euros au cours des trois prochaines années.
L'Italie s'est engagée auprès de Bruxelles à ramener son déficit
public à 3% du PIB dans un délai de trois ans.
SÉNAT Le bureau de Raffarin Tout juste réélu au Sénat
Jean-Pierre Raffarin n’a pas attendu la rentrée parlementaire,
le 3 octobre, pour rejoindre la Haute Assemblée. Privilège dû à son
statut, l’ancien premier ministre s’est en effet vu mettre à
disposition un vaste bureau – pour lui-même et deux de ses
collaboratrices – situé 15 ter, rue de Vaugirard. Une faveur
discrètement octroyée par Christian Poncelet, le président du Sénat…
auquel Raffarin espère succéder en 2008.
Le déficit de la Sécu reste dans les abysses
Le gouvernement se fixe un objectif de déficit de 8,9 milliards
d'euros. 156 médicaments ne seront plus remboursés dès l'an
prochain, 62 autres obtiennent un sursis de deux ans.
11,5 milliards d'euros en 2006. A peine 400 millions d'euros de
moins que le record de 11,9 milliards d'euros de 2004, qui sera
réitéré cette année. Ce sont les prévisions transmises mercredi par
la Commission des Comptes de la Sécurité sociale (CCSS) au ministre
de la Santé. Pourtant le gouvernement compte sur la « Sécu » pour
tenir ses engagements européens. Il s'est fixé comme objectif de
ramener le déficit général à 8,9 milliards en 2006, et celui de la
branche assurance-maladie à 6,1 milliards. 5 miiliards d'euros à
trouver donc. Bruxelles appréciera.
Surtout qu'aux quatre branches déjà déficitaires en 2004 – maladie,
retraite, famille et vieillesse – viennent s'ajouter en 2005 le
Fonds de Solidarité Vieillesse – qui finance le minimum vieillesse
et cotise pour les chômeurs - et le régime retraite des
agriculteurs. En prenant en compte l'ensemble de l'addition, le
déficit atteindra 15,2 milliards en 2005 et 14,4 milliards en 2006.
Moins de deux-tiers du montant des retraites financés en 2050
Selon les nouvelles projections financières du Conseil
d'orientation des retraites (COR), la réforme Fillon permettra de
couvrir l'ensemble des besoins de financement en 2020 mais seulement
à hauteur 60% à horizon 2050. D'après un pré-rapport publié lundi
mais non encore validé, le transfert de cotisation de
l'assurance-chômage vers l'assurance vieillesse, au coeur du
financement dans la réforme, ne suffira pas au delà de 2020. La
question des retraites se reposerait donc dans moins de quinze ans,
alors que le COR a bâti cette hypothèse en retenant un scénario
optimiste d'un taux de chômage ramené à 4,5% à partir de 2015 et des
gains de productivité de 1,8% par an. Le COR doit débattre, le 10
octobre, de ces projections financières avec les partenaires
sociaux.
La Haute Autorité de la Santé propose de ne plus rembourser 221
médicaments
La Haute autorité de la santé préconise que les 221 médicaments
dont elle estime l'effet thérapeutique insuffisant ne soient plus du
tout remboursés par la Sécu. Aujourd'hui, ces 221 médicaments sont
remboursés à 35 % par la Sécu. Parmi eux, des produits très vendus
comme l'Efferalgan vitamine C, le Locabiotal ou le Daflon. Outre
l'insuffisance du service médical rendu, la Haute Autorité estime «
impératif d'affecter les financements collectifs en priorité à la
prise en charge des traitements les plus performants" précise
l'autorité. Elle se prononce d'emblée contre l'idée de créer un taux
intermédiaire de remboursement à 15%, étudié par le gouvernement. Sa
logique ouvre la porte à un changement à venir de la politique de
remboursement : "tous les médicaments, même efficaces, n'ont pas
vocation à être pris en charge par l'assurance maladie obligatoire".
Reste à voir si le gouvernement suivra.
Le secteur privé a créé peu d'emplois au deuxième trimestre
Selon les chiffres du ministère de l'Emploi, le secteur privé
n'a créé que 5000 postes au deuxième trimestre : c'est deux fois
moins que le nombre d'emplois nouveaux enregistrés au 1er trimestre,
qui n'était déjà pas très fort. Ces statistiques montrent que le
marché du travail reste poussif en France. La faute au secteur
industriel qui a encore détruit des emplois, mais moins qu'au
premier trimestre (-24.000 contre -27.000). En revanche, les
services, tout en restant les plus dynamiques, ont créé nettement
moins de postes : 16.000 contre 32.000 sur les trois premiers mois.
A signaler que pour la première fois depuis deux ans, le secteur de
la construction aéronautique, navale et ferroviaire a été créateur
d'emplois. Sur un an, la création nette d'emplois salariés dans le
secteur privé est en hausse de 0,1%, soit quelque 23.000 emplois
supplémentaires.
La France, rétrogradée au 7ème rang pour les investissements
étrangers
En 2004, la France a rétrogradé du 3ème au 7ème rang des pays
destinataires d' investissements étrangers directs, avec 24
milliards de dollars, selon le rapport annuel de la Conférence des
Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced). Au
niveau mondial, les investissements internationaux vont encore
progresser en 2005, notamment vers les Pays en voie de
développement. En 2004, l'investissement international avait
progressé de 2% pour atteindre 648 milliards de dollars, après trois
années de repli consécutives à l'éclatement de la bulle internet en
2001. Avec une petite surprise : les entrées de capitaux étrangers
ont augmenté de 40% à destination des pays en développement, alors
qu'elles baissaient de 14% dans les pays développés. Résultat : la
part des pays pauvres dans l'investissement total s'inscrit
désormais à 36%, un record depuis 1997. Explication : les
multinationales veulent être plus présentes sur les marchés
émergents à forte croissance et ont tendance à délocaliser une part
croissante de leurs activités de recherche et développement là où
les cerveaux sont moins chers. En 2004, la Chine était la deuxième
destination des investissements étrangers, après les Etats-Unis,
avec 61 milliards de dollars.