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Le libéralisme humaniste : pour une liberté authentique Comment parler de libéralisme sans parler de la liberté qui lui a donné la racine de son nom ? La liberté est un des fondements de la philosophie libérale et un des moteurs de sa vivacité car, la liberté est ancrée dans le cœur de l’homme. Celui-ci aspire à la liberté. Mais tous n’ont pas la même vision de la liberté. Certains la recherchent pour elle même, d’autres y voit une utilité pour le progrès humain enfin certains la voit comme le chemin qui mène à la vérité et au bien véritable, à l’accomplissement personnel. C’est une classification pertinente que le Professeur Nemo a proposé pour différencier les conceptions de la liberté. Elle met en évidence des conceptions étagées de la liberté. En effet, en partant d’une conception étroite, on aboutit à une conception très large de la liberté. C’est en suivant ce fil conducteur que nous allons montrer que ces façons de voir la liberté sont très différentes. Premier degré : la liberté bien suprême C’est celle défendue par les libéraux subjectivistes. La liberté est la référence suprême. Elle se résume à l’axiome « est licite ce que l’on accepte ou voulons librement ». Cette définition exprime une demi-liberté pour plusieurs raisons.
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c’est une liberté pour ceux qui ont la capacité de l’exprimer ou de la faire
valoir. Elle exclut de fait les autres hommes : les mourants, les embryons,
les handicapés, ceux qui sont dans le coma, etc… Ceux-ci n’ont donc pas de
liberté et peuvent être éliminés faute d’autonomie morale. En réduisant la
personne à sa capacité d’autodécision et de choix, la concession de personne
humaine n’apparaît que comme une concession sociologique. Or la personne
humaine a un aspect certes subjectif, mais également objectif ontologique
primordial : la personne a une valeur pour ce qu’elle est et non uniquement
pour les choix qu’elle pose. Deuxième degré : la liberté utile pour le progrès La liberté est perçue comme un moyen de procurer une satisfaction optimale au plus grand nombre. La liberté est bonne parce qu'elle favorise le progrès. Mais, c'est une vision réductionniste de l'homme, car dans quel sens doit aller le progrès ? L'optimum de plaisir, de production ou de consommation ne permet pas d'y répondre. De plus le maximum de plaisir pour le plus grand nombre peut sous-entendre l’esclavage de certains pour y parvenir. Troisième degré : la liberté pour agir en vérité La liberté n'est pas voulue pour elle-même ni pour le progrès, mais parce qu'on attend de ces deux éléments qu'ils contribuent à une fin supérieure : celle d'agir en vérité. On ne connaît pas d'autres moyens que la liberté pour obtenir le progrès en vue d'accéder à la vérité.
La liberté repose sur le
libre arbitre, c'est à dire la faculté de choisir. La volonté exerce ce
choix. Cependant, nous l'avons vu, toute volonté est éclairée par un
jugement éthique sur le bien désiré et sur la préférence que nous devons
accorder à l'un d’eux sur les autres. La liberté réside donc dans la volonté
obéissant à la raison. La liberté a donc pour objet un bien conforme à
l'éthique. La liberté, c'est finalement choisir le bien. C'est cela
agir en vérité. La liberté est un des fondements de la philosophie libérale et un des moteurs de sa vivacité car, la liberté est ancrée dans le cœur de l’homme. Celui-ci aspire à la liberté. Mais tous n’ont pas la même vision de la liberté. Certains la recherchent pour elle même, d’autres y voit une utilité pour le progrès humain enfin certains la voit comme le chemin qui mène à la vérité et au bien véritable, à l’accomplissement personnel. C’est une classification pertinente que le Professeur Nemo a proposé pour différencier les conceptions de la liberté. Elle met en évidence des conceptions étagées de la liberté. En effet, en partant d’une conception étroite, on aboutit à une conception très large de la liberté. C’est en suivant ce fil conducteur que nous allons montrer que ces façons de voir la liberté sont très différentes. Premier degré : la liberté bien suprême C’est celle défendue par les libéraux subjectivistes. La liberté est la référence suprême. Elle se résume à l’axiome « est licite ce que l’on accepte ou voulons librement ». Cette définition exprime une demi-liberté pour plusieurs raisons.
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c’est une liberté pour ceux qui ont la capacité de l’exprimer ou de la faire
valoir. Elle exclut de fait les autres hommes : les mourants, les embryons,
les handicapés, ceux qui sont dans le coma, etc… Ceux-ci n’ont donc pas de
liberté et peuvent être éliminés faute d’autonomie morale. En réduisant la
personne à sa capacité d’autodécision et de choix, la concession de personne
humaine n’apparaît que comme une concession sociologique. Or la personne
humaine a un aspect certes subjectif, mais également objectif ontologique
primordial : la personne a une valeur pour ce qu’elle est et non uniquement
pour les choix qu’elle pose. Deuxième degré : la liberté utile pour le progrès La liberté est perçue comme un moyen de procurer une satisfaction optimale au plus grand nombre. La liberté est bonne parce qu'elle favorise le progrès. Mais, c'est une vision réductionniste de l'homme, car dans quel sens doit aller le progrès ? L'optimum de plaisir, de production ou de consommation ne permet pas d'y répondre. De plus le maximum de plaisir pour le plus grand nombre peut sous-entendre l’esclavage de certains pour y parvenir. Troisième degré : la liberté pour agir en vérité La liberté n'est pas voulue pour elle-même ni pour le progrès, mais parce qu'on attend de ces deux éléments qu'ils contribuent à une fin supérieure : celle d'agir en vérité. On ne connaît pas d'autres moyens que la liberté pour obtenir le progrès en vue d'accéder à la vérité.
La liberté repose sur le
libre arbitre, c'est à dire la faculté de choisir. La volonté exerce ce
choix. Cependant, nous l'avons vu, toute volonté est éclairée par un
jugement éthique sur le bien désiré et sur la préférence que nous devons
accorder à l'un d’eux sur les autres. La liberté réside donc dans la volonté
obéissant à la raison. La liberté a donc pour objet un bien conforme à
l'éthique. La liberté, c'est finalement choisir le bien. C'est cela
agir en vérité. Celle-ci ne nous commande pas seulement de nous pencher sur l'affamé ou le pauvre, mais de nous intéresser à tous les aspects de la société permettant d'améliorer le monde et de lutter contre le mal.
Si nous voulons que le
bien triomphe dans le monde, alors il nous faut souhaiter la liberté, pour
que le progrès soit possible, et permettre ainsi d'atteindre la vérité.. Celle-ci ne nous commande pas seulement de nous pencher sur l'affamé ou le pauvre, mais de nous intéresser à tous les aspects de la société permettant d'améliorer le monde et de lutter contre le mal. Si nous voulons que le bien triomphe dans le monde, alors il nous faut souhaiter la liberté, pour que le progrès soit possible, et permettre ainsi d'atteindre la vérité. David Valancogne |
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Décembre 2005 |
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Conscience Politique ® Tous droits réservés Hebdomadaire