Conscience Politique   "le journal à contre pied de la pensée unique"   www.conscience-politique.org

Le libéralisme humaniste : pour une liberté authentique

Comment parler de libéralisme sans parler de la liberté qui lui a donné la racine de son nom ?

La liberté est un des fondements de la philosophie libérale et un des moteurs de sa vivacité car, la liberté est ancrée dans le cœur de l’homme. Celui-ci aspire à la liberté. Mais tous n’ont pas la même vision de la liberté. Certains la recherchent pour elle même, d’autres y voit une utilité pour le progrès humain enfin certains la voit comme le chemin qui mène à la vérité et au bien véritable, à l’accomplissement personnel. C’est une classification pertinente que le Professeur Nemo a proposé pour différencier les conceptions de la liberté. Elle met en évidence des conceptions étagées de la liberté. En effet, en partant d’une conception étroite, on aboutit à une conception très large de la liberté.

C’est en suivant ce fil conducteur que nous allons montrer que ces façons de voir la liberté sont très différentes.

Premier degré : la liberté bien suprême

C’est celle défendue par les libéraux subjectivistes. La liberté est la référence suprême. Elle se résume à l’axiome «  est licite ce que l’on accepte ou voulons librement ».

Cette définition exprime une demi-liberté pour plusieurs raisons.

-          c’est une liberté pour ceux qui ont la capacité de l’exprimer ou de la faire valoir. Elle exclut de fait les autres hommes : les mourants, les embryons, les handicapés, ceux qui sont dans le coma, etc… Ceux-ci n’ont donc pas de liberté et peuvent être éliminés faute d’autonomie morale. En réduisant la personne à sa capacité d’autodécision et de choix, la concession de personne humaine n’apparaît que comme une concession sociologique. Or la personne humaine a un aspect certes subjectif, mais également objectif ontologique primordial : la personne a une valeur pour ce qu’elle est et non uniquement pour les choix qu’elle pose.
Le libéralisme subjectiviste glisse finalement vers la légitimation de la violence et la loi du plus fort.

-          c’est une liberté restreinte, qui se vit d’abord par un refus des limites et contraintes extérieures et non dans un choix positif. C’est à dire une liberté sans responsabilité. La liberté a pourtant un contenu : c’est toujours un acte qui aspire à quelque chose ou touche quelqu’un. La liberté porte nécessairement la responsabilité de ce contenu.
Si la liberté nie la responsabilité du choix, elle se réduit à une force aveugle qui finit par la détruire elle-même.
De plus elle ne devient complète que si elle se « libère » également des conditionnements intérieurs. Il y a peu de chances pour qu’une personne non libérée de son égoïsme intérieur soit un authentique bâtisseur de liberté.

-          Il existe une sorte de nihilisme dans cette vision de liberté valeur suprême : « rien n’existe avant la liberté et dans la liberté ». Or, tout acte libre suppose l’existence de la personne humaine qui le pose. La vie vient avant la liberté. Je suis libre parce que je suis vivant. La liberté suppose l’être et l’existence pour un projet de vie. La vie est la condition indispensable à l’exercice de la liberté. Si la liberté se retourne contre la vie, alors elle se détruit elle même et assèche sa source.

 Deuxième degré : la liberté utile pour le progrès

 La liberté est perçue comme un moyen de procurer une satisfaction optimale au plus grand nombre. La liberté est bonne parce qu'elle favorise le progrès. Mais, c'est une vision réductionniste de l'homme, car dans quel sens doit aller le progrès ? L'optimum de plaisir, de production ou de consommation ne permet pas d'y répondre. De plus le maximum de plaisir pour le plus grand nombre peut sous-entendre l’esclavage de certains pour y parvenir.

Troisième degré : la liberté pour agir en vérité

La liberté n'est pas voulue pour elle-même ni pour le progrès, mais parce qu'on attend de ces deux éléments qu'ils contribuent à une fin supérieure : celle d'agir en vérité.

On ne connaît pas d'autres moyens que la liberté pour obtenir le progrès en vue d'accéder à la vérité.

La liberté repose sur le libre arbitre, c'est à dire la faculté de choisir. La volonté exerce ce choix. Cependant, nous l'avons vu, toute volonté est éclairée par un jugement éthique sur le bien désiré et sur la préférence que nous devons accorder à l'un d’eux sur les autres. La liberté réside donc dans la volonté obéissant à la raison. La liberté a donc pour objet un bien conforme à l'éthique. La liberté, c'est finalement choisir le bien. C'est cela agir en vérité.
Choisir le bien procure l’épanouissement de soi et des autres.

Néanmoins, il arrive que notre intelligence propose à notre volonté un bien qui au lieu d'être véritablement bon ne l’est qu’en apparence. Notre jugement peut aussi être mal éclairé. Aussi, lorsque nous faisons un mauvais choix, nous ne sommes plus libres, car nous agissons contre la raison. C'est comme si nous devenions ensuite « esclave » de ce mauvais choix Comment parler de libéralisme sans parler de la liberté qui lui a donné la racine de son nom ?

La liberté est un des fondements de la philosophie libérale et un des moteurs de sa vivacité car, la liberté est ancrée dans le cœur de l’homme. Celui-ci aspire à la liberté. Mais tous n’ont pas la même vision de la liberté. Certains la recherchent pour elle même, d’autres y voit une utilité pour le progrès humain enfin certains la voit comme le chemin qui mène à la vérité et au bien véritable, à l’accomplissement personnel. C’est une classification pertinente que le Professeur Nemo a proposé pour différencier les conceptions de la liberté. Elle met en évidence des conceptions étagées de la liberté. En effet, en partant d’une conception étroite, on aboutit à une conception très large de la liberté.

C’est en suivant ce fil conducteur que nous allons montrer que ces façons de voir la liberté sont très différentes.

Premier degré : la liberté bien suprême

C’est celle défendue par les libéraux subjectivistes. La liberté est la référence suprême. Elle se résume à l’axiome «  est licite ce que l’on accepte ou voulons librement ».

Cette définition exprime une demi-liberté pour plusieurs raisons.

-          c’est une liberté pour ceux qui ont la capacité de l’exprimer ou de la faire valoir. Elle exclut de fait les autres hommes : les mourants, les embryons, les handicapés, ceux qui sont dans le coma, etc… Ceux-ci n’ont donc pas de liberté et peuvent être éliminés faute d’autonomie morale. En réduisant la personne à sa capacité d’autodécision et de choix, la concession de personne humaine n’apparaît que comme une concession sociologique. Or la personne humaine a un aspect certes subjectif, mais également objectif ontologique primordial : la personne a une valeur pour ce qu’elle est et non uniquement pour les choix qu’elle pose.
Le libéralisme subjectiviste glisse finalement vers la légitimation de la violence et la loi du plus fort.

-          c’est une liberté restreinte, qui se vit d’abord par un refus des limites et contraintes extérieures et non dans un choix positif. C’est à dire une liberté sans responsabilité. La liberté a pourtant un contenu : c’est toujours un acte qui aspire à quelque chose ou touche quelqu’un. La liberté porte nécessairement la responsabilité de ce contenu.
Si la liberté nie la responsabilité du choix, elle se réduit à une force aveugle qui finit par la détruire elle-même.
De plus elle ne devient complète que si elle se « libère » également des conditionnements intérieurs. Il y a peu de chances pour qu’une personne non libérée de son égoïsme intérieur soit un authentique bâtisseur de liberté.

-          Il existe une sorte de nihilisme dans cette vision de liberté valeur suprême : « rien n’existe avant la liberté et dans la liberté ». Or, tout acte libre suppose l’existence de la personne humaine qui le pose. La vie vient avant la liberté. Je suis libre parce que je suis vivant. La liberté suppose l’être et l’existence pour un projet de vie. La vie est la condition indispensable à l’exercice de la liberté. Si la liberté se retourne contre la vie, alors elle se détruit elle même et assèche sa source.

 Deuxième degré : la liberté utile pour le progrès

 La liberté est perçue comme un moyen de procurer une satisfaction optimale au plus grand nombre. La liberté est bonne parce qu'elle favorise le progrès. Mais, c'est une vision réductionniste de l'homme, car dans quel sens doit aller le progrès ? L'optimum de plaisir, de production ou de consommation ne permet pas d'y répondre. De plus le maximum de plaisir pour le plus grand nombre peut sous-entendre l’esclavage de certains pour y parvenir.

Troisième degré : la liberté pour agir en vérité

La liberté n'est pas voulue pour elle-même ni pour le progrès, mais parce qu'on attend de ces deux éléments qu'ils contribuent à une fin supérieure : celle d'agir en vérité.

On ne connaît pas d'autres moyens que la liberté pour obtenir le progrès en vue d'accéder à la vérité.

La liberté repose sur le libre arbitre, c'est à dire la faculté de choisir. La volonté exerce ce choix. Cependant, nous l'avons vu, toute volonté est éclairée par un jugement éthique sur le bien désiré et sur la préférence que nous devons accorder à l'un d’eux sur les autres. La liberté réside donc dans la volonté obéissant à la raison. La liberté a donc pour objet un bien conforme à l'éthique. La liberté, c'est finalement choisir le bien. C'est cela agir en vérité.
Choisir le bien procure l’épanouissement de soi et des autres.

Néanmoins, il arrive que notre intelligence propose à notre volonté un bien qui au lieu d'être véritablement bon ne l’est qu’en apparence. Notre jugement peut aussi être mal éclairé. Aussi, lorsque nous faisons un mauvais choix, nous ne sommes plus libres, car nous agissons contre la raison. C'est comme si nous devenions ensuite « esclave » de ce mauvais chois.
Dans l'antiquité, on disait que "nul n'est libre que le sage". Rappelons que le sage était celui qui s'était astreint à vivre conformément à la nature, c'est à dire dans l'honnêteté et la vertu.

Etre libre est donc une exigence d'abord vis-à-vis de soi et vis-à-vis des autres.

La sagesse nous recommande aussi de vivre en harmonie les uns avec les autres. Cela commence par s’aimer soi-même puis aimer les autres : c'est l'exercice de la charité.

Celle-ci ne nous commande pas seulement de nous pencher sur l'affamé ou le pauvre, mais de nous intéresser à tous les aspects de la société permettant d'améliorer le monde et de lutter contre le mal. 

Si nous voulons que le bien triomphe dans le monde, alors il nous faut souhaiter la liberté, pour que le progrès soit possible, et permettre ainsi d'atteindre la vérité..
Dans l'antiquité, on disait que "nul n'est libre que le sage". Rappelons que le sage était celui qui s'était astreint à vivre conformément à la nature, c'est à dire dans l'honnêteté et la vertu.

Etre libre est donc une exigence d'abord vis-à-vis de soi et vis-à-vis des autres.

La sagesse nous recommande aussi de vivre en harmonie les uns avec les autres. Cela commence par s’aimer soi-même puis aimer les autres : c'est l'exercice de la charité.

Celle-ci ne nous commande pas seulement de nous pencher sur l'affamé ou le pauvre, mais de nous intéresser à tous les aspects de la société permettant d'améliorer le monde et de lutter contre le mal. 

Si nous voulons que le bien triomphe dans le monde, alors il nous faut souhaiter la liberté, pour que le progrès soit possible, et permettre ainsi d'atteindre la vérité.

David Valancogne

Décembre 2005

Conscience Politique ® Tous droits réservés Hebdomadaire