Conscience Politique   "le journal à contre pied de la pensée unique"   www.conscience-politique.org

Une industrie qui marche : celle de la pauvreté

Après quarante ans de gouvernements socialistes, d’immenses pans de l’industrie française ont été détruits mais il est une activité qui marche, c’est tout ce qui touche à la pauvreté. Une fois de plus, le socialisme montre sa cruauté, contrairement à sa prétention mensongère d’avoir le monopole du cœur.

Inversement le capitalisme est généreux puisqu’il remet à chacun son du dans la justice et accroît la richesse générale.

Voici quelques aspects de l’industrie de la pauvreté.

Les restos du cœur sont en plein boom. La presse nous raconte ces jours-ci  que l’effectif des clients a décuplé en vingt ans. Peut-être y-a-t-il parmi ces clients des « passagers clandestins » qui n’en n’ont vraiment pas besoin, mais leur présence même signifie qu’ils ont néanmoins un problème, car qui irait volontairement dans ces « restos » d’un genre spécial. En tout cas, la grande majorité des clients ont un réel et urgent besoin de les fréquenter.


Le 115 est le numéro qui sert à appeler au secours en faveur des sans-abri. Chacun peut l’utiliser lorsqu’il remarque un sans-abri dormant dans la rue, surtout l’hiver. Le numéro croule sous les demandes et n’arrive plus à faire face. Il va donc déménager dans des locaux deux fois plus vastes. Pourquoi pas demain, quatre fois plus vastes ?

C'est visible, aussi, dans  le développement du "travail social". Les gens savent que maintenant le métier de travailleur social est devenu un vrai métier avec ses écoles et ses carrières. Jadis le travailleur social n'existait pas, la charité privée en faisant l'office d'une façon très efficace ; les "dames d'oeuvre" avaient "leurs" pauvres et sans sortir d'une grande école elles savaient instinctivement ce qu'il fallait faire, y compris la façon de débusquer les passagers clandestins. Aux USA, la charité privée est bien plus développée qu'en France à la mesure de la plus grande liberté régnant dans le pays.

A présent, les mères de famille dont le rejeton ne peut espérer accéder à l’Ena avec pour programme de pouvoir ruiner les autres  à leur profit peuvent rêver de le voir devenir travailleur social tant le métier a de l’avenir.

Trois catégories de population ont vu leur nombre augmenter  chaque année régulièrement : les smicards, les rmistes (plus 6 % depuis un an) et les chômeurs. Si cette dernière catégorie semble marquer le pas, c’est d’une façon  tout-à-fait artificielle et truquée. Or ces trois catégories sont l’antichambre de la pauvreté.

Il faut rappeler également l’industrie des logements sociaux, souvent signalée par nous et qui prend une place de plus en plus importante dans l’industrie de la construction. Dans certaines communes il y a jusqu’à 60 % de logements sociaux. Une des raisons du développement incessant de cette industrie particulière est le statut des occupants ; ils sont locataires mais pratiquement à vie et souvent avec transmission aux enfants : la pauvreté devient un glacis traversant les générations.

A l’autre extrémité  du paysage, la richesse des députés, des ministres, des chefs syndicalistes, ceux que l’on dénomme les « Hifis », ne  connaît pas de limite  et est la cause directe bien que souvent méconnue de la prospérité de l’indutrie de la pauvreté.

Les dépenses étatiques conduisent aux impôts et réglementations, qui induisent l’enrichissement scandaleux des « Hifis », qui augmentent davantage les impôts, qui détruisent la richesse générale et ouvrent ainsi  l’entonnoir de la pauvreté.

L’enchaînement est implacable et criminel.

Michel de Poncins

Décembre 2005

Conscience Politique ® Tous droits réservés Hebdomadaire