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Les  cent jours de Villepin

La première question qui vient à l’esprit est de savoir pourquoi ce politique s’est lancé dans ce véritable piège ? Une réponse est que la       démocratie est un théâtre d’ombres et qu’il a voulu prendre place dans ce théâtre. Son lointain prédécesseur dans les cent jours fut, avant d’être un général de génie, un très grand communicateur.

Une radio, le matin du centième jour,   lui a tressé des couronnes. Il serait très malin car en cent jours il aurait beaucoup appris sur la communication qui ne lui était pas facile et de s’exclamer devant sa course en short sur la plage de La Baule, ce qui lui aurait valu quelques points d’opinions en plus dans les sondages. Quel triste aveu du niveau zéro atteint par la politique en France.

Peut-être avait-il oublié Waterloo, se rappelant seulement la marche triomphale vers Paris. La remontée dans les sondages  est la forme présente des marches triomphales.

Quant au bilan il ressemble plutôt à une Bérézina, dans le sens imagé que l’on a retenu de la célèbre bataille, car, pour maints historiens, , ce ne fut pas tellement une vraie « Bérézina » !

Enonçons les calamités :

Augmentation des tarifs publics.

Augmentation du Smic, dramatique pour l’économie et notamment les plus faibles.

Création d’emplois publics en grand nombre, dont l’annonce de dizaines de milliers d’emplois dans l’éducation et la santé.

Manipulation des statistiques du chômage,

Au lieu de la nécessaire et urgente suppression complète d’organismes publics, inauguration de nouveaux « machins », comme des Instituts Régionaux d’Administration et de la toute récente « Agence de l’Innovation Industrielle », lourde de futures dérives dépensières.

Sous couleur de resserrement gouvernemental, nomination en grand nombre de ministres inutiles

Reniement de la parole de l’Etat au sujet de l’indexation  promise de la TIPP, ce qui confirme la dégradation profonde du pays et la politique permanente du bon plaisir.

Promotion incessante dans l’opinion d’un prétendu modèle français qui a surtout pour caractéristique d’être le modèle de la déroute. 

Course permanente derrière les calamités qu’il crée ou laisse se créer avec à chaque fois déluge législatif ou réglementaire.

Gaspillage scandaleux des fonds publics et du peu d’énergie gouvernementale en acceptant d’être un acteur  de la querelle Chirac-Sarkozy, cela sous la risée de la communauté internationale

Aucun effort d’aucune sorte sur les dépenses publiques ce qui serait primordial pour un pouvoir de droite.

Relance permanente de la parlotte jusqu’à la création récente du nouveau gadget : « croissance sociale » qui va paraît-il sauver la France.

Certains de ses amis admirent sans rire qu’il soit  arrivé à donner de la souplesse à la question du lundi de Pentecôte, en d’autres termes qu’il ait géré avec bonheur la calamité créée de toutes pièces par le gouvernement précédent dont il faisait partie ; chacun a les Austerlitz qu’il peut !

Michel de Poncins

Septembre 2005

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