Conscience Politique   "le journal à contre pied de la pensée unique"   www.conscience-politique.org

BREVES D'AVRIL 2006

Moins de déficits mais plus de dettes pour les Etats européens
Le déficit public des douze pays de la zone euro est tombé à 2,4% du produit intérieur en 2005. Dans le même temps, la dette des douze pays a augmenté pour représenter 70,8% de la richesse nationale. Or malgré la reprise économique, la situation devrait empirer en 2006.
De loin, cela ressemble à un système de vases communicants. Si en 2005, la zone euro a globalement réussi à réduire son déficit public par rapport à 2004 (2,4% du produit intérieur brut au lieu de 2,8%), la dette publique, elle, s'est creusée en passant de 69,8% à 70,8% du PIB, selon les données publiées lundi par l'institut de statistiques européen Eurostat. Les deux critères principaux du pacte de stabilité imposent en théorie un déficit public sous les 3% et une dette publique inférieure à 60% du produit intérieur brut. Même constat au niveau de l'ensemble de l'Union européenne avec un léger mieux sur le déficit (2,3% au lieu de 2,6% il y a un an) mais une dette publique qui est passée de 62,4% à 63,4% du PIB.
Les trois plus grosses économies de la zone euro, l'Allemagne, la France et l'Italie ont donné le la. Comme elle l'avait annoncé dès février, la France a réussi en 2005 à ramener son déficit sous les 3%, mais sa dette a atteint pratiquement 67% du PIB. Même schéma en Allemagne, dont le déficit -qui reste au dessus de la limite autorisé - a été ramené à 3,3% tandis que la dette touchait presque 68%. En Italie, les finances publiques se sont dégradées sur tous les fronts, tout comme en Grande-Bretagne qui est sous le coup d'une procédure pour déficit excessif. Le Royaume-Uni a d'ailleurs annoncé lundi son plus mauvais déficit public depuis douze ans, à 60 milliards d'euros. Dans la zone euro, seuls quatre pays ont réussi à réduire leur dette l'an dernier : l'Espagne, l'Autriche, l'Irlande et la Finlande.

Le Sénat ne croit pas Bercy sur la réduction de la dette
Conséquence automatique de la remontée des taux d'intérêts de la banque centrale européenne, la dette de la France s'alourdira de 450 millions d'euros en 2006, d'après l'Agence France Trésor. Et cela, sans compter les prochains resserrements monétaires probables cette année. Si le ministre de l'Economie, Thierry Breton, assure que son plan pour ramener la dette de 66% à 60% du PIB d'ici 2010, est "crédible et réaliste", le président UDF de la Commission des Finances au Sénat n'y croit pas. Pour Jean Arthuis, "la dette paraît durablement établie au dessus de 60%", ce qui nécessitera "des réformes structurelles lourdes". Pas plus convaincu sur un déficit public inférieur à 3%, Jean Arthuis s'interroge sur l'amélioration, prévue dans le programme macroéconomique 2007-2009 communiqué à Bruxelles. Celle-ci repose uniquement sur des collectivités locales "qui passent avantageusement d'un déficit de 0,1% à un excédent de 0,4% du PIB" alors que les dépenses sociales des départements ont plutôt tendance à augmenter. D'autant que, depuis, de nouvelles dépenses non financées ont été annoncées comme le plan d'aide aux restaurateurs ou les mesures de remplacement du contrat première embauche.

Moins d'entreprises en faillite, mais plus de grosses
Les entreprises françaises ont été moins nombreuses à faire faillite au cours des douze derniers mois. Selon l'étude publiée mercredi par l'assureur-crédit Euler Hermes SFAC, le nombre de défaillances d'entreprises a baissé de 1,9% à la fin mars. En fait, ce bilan global positif cache de grosses disparités car les entreprises réalisant plus de 15 millions d'euros de chiffre d'affaires ont vu le nombre des faillites bondir dans le même temps de 37% (126 cas ont ainsi été comptabilisées depuis un an). Par secteur, les défaillances sont particulièrement en baisse dans l'industrie (-7,2%) et dans la restauration (-4%) mais continuent de progresser dans le commerce de détail (+4,2%).

Toyal ne digère pas la grève de la faim de Lassalle
Dans un entretien accordé mercredi au Figaro, Masao Imasu, le PDG du groupe japonais, estime que « Toyal a été victime d'un procédé déloyal ». Concernant une éventuelle délocalisation totale du site d'Accous à Lacq, il juge « un tel transfert […] stupide et coûteux ». La véritable nouveauté consistait à « limiter les risques environnementaux » en implantant à Lacq un site mettant en jeu « des procédés chimiques complexes, dangereux et potentiellement polluants », ce qui ne pouvait être fait à Accous. Pour Imasu, ce sont des « malentendus » qui ont entraîné une situation néfaste pour le groupe et pour l'image de la France auprès des investisseurs étrangers. Mardi, Toyal Europe estimait que « la soif de réélection ne doit pas mener la danse ».


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« 150 000 jeunes sortent chaque année du système éducatif sans aucune qualification,
soit environ 20 % d’une classe d’âge. » C’est ce qui ressort du préambule des recommandations, sur le socle commun de connaissances et de compétences, données par le Haut Conseil de l’éducation (…). [Ce] socle commun (…) doit « assurer une formation de qualité et non proposer un enseignement au rabais ». Pour le Haut Conseil, la maîtrise de la langue française – savoir lire, écrire et s‘exprimer oralement – est un objectif « prioritaire » car elle conditionne la maîtrise des autres compétences.


41,7% En 2005, un ménage français avec deux enfants a subi une pression fiscale de 41,7% contre 40,7% en 2000.
Une étude de l'OCDE montre que les salariés
français sont non seulement parmi les plus taxés au monde, mais que la
pression fiscale sur leurs revenus n'a cessé d'augmenter depuis 5 ans.
Lire l'étude de l'OCDE Les impôts sur les salaires


Émeutes   
Le bilan des barbares Interrogé le 28 mars au Sénat sur les émeutes urbaines de novembre, le ministre délégué aux Collectivités territoriales, Brice Hortefeux, en a dressé le premier bilan chiffré : « Au plus fort des événements, du 27 octobre au 20 novembre, plus de 10 300 véhicules ont été incendiés, dont 4 200 en Île-de-France. Plus de 200 bâtiments publics et 74 bâtiments privés ont été détruits, ainsi que 7 dépôts de bus et 22 bus ou rames de trains. » Pour le seul département de Seine-Saint-Denis, 1 266 véhicules, dont 3 bus ont été brûlés, 78 bâtiments ont été dégradés ou détruits, dont une caserne de pompiers, un local de police, 17 écoles, 12 collèges, 7 gymnases. Brice Hortefeux a rappelé que 139 fonctionnaires et militaires avaient été blessés, déplorant par ailleurs que « des agressions d’une rare violence » aient été commises (dont l’une a coûté la vie à un retraité de 61 ans). Les tribunaux ont prononcé 422 peines de prison ferme, ou partiellement ferme.

Émeutes (bis)    Raoult veut sévir Député UMP de Seine-Saint-Denis, département particulièrement frappé ces derniers mois par les violences urbaines et les affrontements entre bandes, Éric Raoult vient de déposer une proposition de loi « visant à encadrer la dispersion et les débordements lors des manifestations et attroupements ». Selon Raoult, des peines plancher, particulièrement lourdes, devraient être prévues pour les fauteurs de troubles. Un à deux ans de prison pour les « instigateurs et les organisateurs » de « violences et de voies de fait » ; six mois à un an de prison pour « les organisateurs » de ces rassemblements « qui n’auraient pas donné l’ordre de dislocation dès qu’ils auraient eu connaissance de ces violences ». Enfin, trois à six mois de prison pour « ceux qui auront continué » à manifester après avoir eu « connaissance des violences ».

Pétition    La mémoire des Gardes suisses
Jean Raspail, François Bluche, Michel Déon, Ghislain de Diesbach figurent parmi les premiers signataires d’une pétition « pour la reconnaissance du sacrifice des Gardes suisses » massacrés par les sans-culottes de Danton. Le 10 août 1792, Louis XVI ordonne aux 1 100 Gardes suisses qui défendaient les Tuileries de regagner leur caserne à Courbevoie. En chemin, ils seront assassinés par les assaillants du palais, puis mutilés par une foule en folie. Ce massacre mit fin à trois siècles d’alliance entre la France et la Suisse. Les signataires demandent que la plaque à leur mémoire, dévoilée en France par le président de la Confédération helvétique, en novembre 2005, et conservée aux Invalides, soit transférée à la Chapelle expiatoire construite sur le lieu du charnier qui recueillit leurs dépouilles, square Louis XVI dans le VIIIe arrondissement de Paris. Pour tout renseignement : vallet.baux@wanadoo.fr.

Réforme de l'État 
Une troisième vague d'audits de modernisation portant sur 30 milliards d'euros est lancée. Le gouvernement va passer au crible les achats de l'État avec pour objectif une économie de 1,3 milliard d'euros en trois ans.
Même si la réforme de l'État ne peut être le "grand soir", Jean-François Copé aime tous les deux mois créer son petit "happening" autour des audits de modernisation. Le ministre délégué au Budget a présenté hier la troisième série d'audits de modernisation de l'État. Cette 3e vague paraît marquer une certaine accélération puisqu'elle porte sur un périmètre budgétaire de 30 milliards d'euros et concerne 330.000 agents. La première mouture de 17 audits lancée en octobre concernait un milliard d'euros. La deuxième s'intéressait à des interventions portant sur 17,5 milliards et 144.000 fonctionnaires.
À ces audits ministériels, il faut ajouter un "audit transversal" des achats de l'État. Ils représentent 13 milliards d'euros par an, et Jean-François Copé estime possible de dégager sur cette fonction 1,3 milliard d'euros d'économies d'ici à 2008.
100 audits réalisés. Au total, à l'été, une fois parvenu au terme de cette "radiographie inédite" selon les mots du ministre, 100 audits auront été réalisés portant sur 100 milliards d'euros, soit environ 40 % des dépenses du budget de l'État. Le ministre n'a en revanche communiqué aucun chiffre sur le montant global d'économies attendues. On en saura un peu plus en juin à l'occasion du débat d'orientation budgétaire sur l'impact cumulé de ces audits et des réunions dites d' "économies structurelles" qui se tiennent actuellement dans le cadre de l'élaboration du budget 2007. La feuille de route est connue : l'an prochain, les dépenses de l'État devront augmenter à un rythme inférieur d'un point à l'inflation.

Les entreprises ont l'intention d'encore moins embaucher
Les intentions d'embauches des entreprises privées ont encore baissé cette année : -2,3% par rapport à 2005, selon l'enquête annuelle de l'Unedic. Seule une entreprise sur cinq projette de recruter, surtout dans l'hôtellerie et la construction.
Si l'année 2006 devrait, en principe, être une meilleure année côté reprise économique, elle s'annonce mal côté reprise de l'emploi. Car le nombre des entreprises qui prévoient d'embaucher, et le nombre de projets de recrutement n'ont jamais été aussi bas depuis quatre ans, d'après l'enquête "Besoins en main d'œuvre" de l'Unedic publiée jeudi.

Les quotidiens anglo-saxons appellent les blogueurs en renfort
Dès mercredi, certains quotidiens anglo-saxons afficheront intégralement sur leurs pages des billets de blogs. La frontière entre les journalistes et les blogueurs se réduit. Restent les interrogations sur la qualité du contenu repris.
Voilà qui malmène davantage la frontière déjà bien ténue entre les blogueurs et les journalistes. Dès mercredi, quelques sites Internet de quotidiens anglo-saxons prestigieux, parmi lesquels le Washington Post, le San Francisco Chronicle et le San Antonio Express News, afficheront sur leurs propres pages des billets rédigés par des blogueurs. Pour les rapprocher, un nouveau service, BlogBurst, joue le rôle de l'entremetteur selon le principe de la syndication. Autrement dit, la société recrute une armada de blogueurs réguliers et expérimentés – elle en compte 700 actuellement – dont elle propose ensuite aux éditeurs de sites Internet de reprendre les écrits.

Quand la France plonge
Technologie, productivité, ascenseur social en panne... Le bilan de "l'entreprise nationale" n'est pas brillant
Si les technologies sont, comme les plus grands économistes s'accordent à le penser, la clef de la croissance future, nous avons du souci à nous faire. Publié mi-avril par le World Economic Forum, organisateur de Davos, le classement annuel des pays "les plus à même de relever les défis technologiques dans le monde" donne aux Etats-Unis la première place et seulement la 24e à la France. Pis, l'Hexagone perd deux places quand la Corée en gagne dix.
Une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, la revue Globeco, dirigée par Pierre Le Roy, dresse cette semaine le tableau de nos performances économiques. Surprise: avec une productivité horaire de 19,34 dollars (somme rapportée par salarié), les Français se classent au 7e rang des pays développés, derrière l'Allemagne (19,49 dollars), les Etats-Unis (20,62 dollars) et, surtout, la Norvège (28,15 dollars).
Ce n'est pas fini. Au palmarès de l'attractivité, la France se retrouve 10e, loin derrière la Belgique, qui détient le taux record d'investissements étrangers! Nous étions 7e en 1990. Le poids de nos dépenses publiques n'y change rien, qui grèvent 53,6% de notre PIB (contre 49,3% en 1990). L'Irlande, classée 1re, y consacre le tiers de sa richesse nationale. "Plus inquiétant", souligne l'économiste, plus de 1 Français sur 10 est considéré comme "pauvre", un enfant d'ouvrier a "sept fois moins de chances d'entrer dans l'enseignement supérieur qu'un fils de cadre" et la France est aujourd'hui plus "inégalitaire" que jamais - plus que l'Allemagne et l'Espagne. "Pourquoi créons-nous si peu de richesses?" s'inquiète Pierre Le Roy, qui dresse, pour la France, trois scénarios d'avenir: un lent recul, une chute brutale ou un sursaut "à la Thatcher ou la de Gaulle". Seule note d'optimisme: notre taux de fécondité, qui ne cesse d'augmenter. Comme un pari - fou? - lancé par nos compatriotes.

La Chine à la recherche d'ouvriers très bon marché 
Le premier atelier du monde commence à manquer de main d'oeuvre très peu chère. Dans les grandes villes, les salaires ont bondi de 25% en trois ans.
Difficile à croire vu d'ici, mais la Chine commence à manquer de main-d'œuvre très bon marché. Certains économistes parlent même d'une fin prochaine de "l'âge d'or" pour les industriels qui ne cherchent que les coûts de fabrication les plus faibles possibles.  A tel point que certains d'entre eux réfléchissent déjà à délocaliser leurs usines vers d'autres pays. Surtout que d'autres prix, ceux des matières premières et des terrains fonciers, augmentent aussi fortement. "La Chine n'est plus le producteur le moins cher du monde. C'est en train de changer. Les gens vont désormais au Vietnam, en Inde et au Bengladesh" affirme Bruce Rockowitz, le président de Li & Fung, l'une des plus grosses compagnies de trading mondiales, cité par le New York Times. Selon des données fournies par le gouvernement chinois, les salaires moyens  - entre 58 et 74 dollars par mois en 2004 – ont bondi d'environ 25% en trois ans dans les grandes villes comme Shenzhen, Pékin et Shangaï, et dans les deux grandes régions exportatrices, les deltas de la rivière des perles et du Yangtze. Des entreprises commencent même à lancer des "chasseurs de tête" dans les campagnes pour recruter. D'après des données officielles, les grandes industries exportatrices auraient besoin d'au moins un million de travailleurs supplémentaire. Le gouvernement qui minimisait les premiers signes fin 2004 reconnaît dorénavant que le problème est durable.
Outre le jeu de la concurrence, qui a obligé les entreprises à relever les salaires et les conditions de travail pour garder leurs bons éléments, les politiques gouvernementales pour encourager les populations agricoles à ne pas quitter les campagnes et à développer des petits pôles économiques à l'intérieur du pays commencent à porter ses fruits. Résultat : les travailleurs migrants qui venaient s'entasser dans les villes côtières sont moins nombreux, notamment les femmes. A cela vont s'ajouter les conséquences de la politique de l'enfant unique : la jeune génération, moins nombreuse et plus éduquée, ne se contentera pas de travaux d'ouvriers qualifiés.


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Des anti-CPE bloquent le trafic pétrolier du port de Marseille
Une centaine de militants de la CGT ont bloqué les activités des bassins ouest du Port autonome de Marseille (PAM), notamment le trafic pétrolier de Fos et Lavéra, en occupant la capitainerie de Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône) pour dénoncer le contrat première embauche.
"Ils ont forcé les portes de la capitainerie vers 6h30. Tous les mouvements maritimes sont arrêtés", a expliqué une porte-parole de la direction du PAM.
La capitainerie de Port-de-Bouc commande tous les mouvements maritimes des bassins ouest du PAM, notamment les accès au complexe chimiquo-pétrolier de Fos/Lavéra.

72% La proportion de Français jugeant "plutôt mauvaise" la politique économique
Selon un sondage BVA publié mardi par le quotidien Les Echos, 72% des personnes interrogées jugeaient la politique économique de Dominique de Villepin "plutôt mauvaise". C'est le plus mauvais score d'un gouvernement depuis 1998. "Les analyses sociologiques, encore possibles le mois dernier, deviennent pratiquement inopérantes: quel que soit le sexe, l'âge, le diplôme, le revenu, la profession ou le statut, absolument toutes les catégories de population sont une écrasante majorité à juger mauvaise la politique économique menée par le gouvernement", a souligné Gaël Sliman, le directeur-adjoint de BVA Opinion. Seule exception, les sympathisants UMP jugent favorablement les mesures économiques prises par le gouvernement bien qu'à une très faible majorité. Au total, 51% des sympathisants du parti majoritaire ont une opinion favorable de la politique économique, 46% la trouvent mauvaise et 3% ne se prononcent pas.

41,7% En 2005, un ménage français avec deux enfants a subi une pression fiscale de 41,7% contre 40,7% en 2000. Une étude de l'OCDE montre que les salariés
français sont non seulement parmi les plus taxés au monde, mais que la
pression fiscale sur leurs revenus n'a cessé d'augmenter depuis 5 ans.
Lire l'étude de l'OCDE Les impôts sur les salaires

Bernadette Chirac est venue à Montélimar faire son cinéma pour récolter ses pièces jaunes.
200 kg de pièces ont été recueillies ( correspondant à environ 10 000 € )
J’ai interrogé M. le Maire ( UMP ) de la ville pour savoir combien cette opération nous avait coûté.
Sans compter le prix de l’affrètement du TGV spécial, du détournement de plusieurs trains sur l’Ardèche,le coût du personnel des services techniques et de la police municipale etc…, la ville a déboursé 80 000 € ( pris sur nos impôts locaux, bien sûr ).
Mais, plus choquant encore, les chambres et repas, dans un des meilleurs hôtels-restaurants de le région, pour  « la première dame de France » et son aréopage de 130 personnes ont été réglés avec un chèque de l’association « Opération Pièces Jaunes ».
Quand on pense à tous les petits enfants qui ont cassé leur tirelire pour faire de la publicité à Mme Chirac, au Maire de Montélimar et payer ces agapes !
Certains n’ont pas beaucoup de vergogne
Un conseiller Municipal de Montélimar.

Désespoir
Nous vivons des moments dramatiques.
Notre pays est proche de l'implosion, un peu à la manière de l'ex URSS.
Nos institutions se disloquent car il n'y a plus de fondations.
Le modèle social français s'écroule sous le poids de la bureaucratie,  de ses codes et de ses réglementations.
La France, dont la jeunesse,  bien  endoctrinée par l'Education Nationale, ne rêve  que de fonction publique,  n'est plus assez riche pour se payer  "le Meilleur des Mondes".
C'est la classe politique, qu'elle soit de gauche ou de droite (?)  qui en quelques décennies  a plongé le pays dans cet état car il n'y a aucune alternative au collectivisme rampant imposé par les communistes à la Libération.
Je dis qu'il n'y a malheureusement aucune alternative en vue car lorsque le peuple de droite amène une majorité au pouvoir, celle-ci s'empresse de faire une politique de gauche, c'est à dire une politique qui donne à l'Etat des pouvoirs qu'il ne devrait plus avoir dans une démocratie moderne.
Il n'y a plus d'espoir car le seul programme qui puisse rassembler l'ensemble de notre classe politique, c'est la lutte contre le libéralisme, c'est à dire la lutte contre la Liberté, la Responsabilité au nom d'un égalitarisme qui ne peut mener qu'au "Meilleur des Mondes" c'est à dire à la Tyrannie et à l'Esclavage!
Claude Mennessier

Evénements : Abdul Rahman réfugié religieux en Italie
C'est en Italie qu'Abdul Rahman a trouvé refuge après avoir été libéré de prison où il avait été jeté il y a un peu plus d'un mois pour s'être converti au christianisme. Selon la version officielle la cour afghane a décidé de le relâcher pour vice de procédure et en raison de doutes supposés quant à son état de santé mentale.


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CPE à Lyon, 350 jeunes écoutent puis conspuent l'intervention de Chirac
Quelque 350 jeunes, selon la police, se sont rassemblés vendredi soir, place Bellecour à Lyon, pour écouter l'allocution du Président de la République Jacques Chirac, manifestant de plus en plus bruyamment leur désapprobation, a constaté une journaliste de l'AFP.
Rassemblés en cercle autour de la statue équestre de Louis XIV, certains assis et se tenant la main autour de la sono déployée par les lycéens, les jeunes présents ont commencé à siffler le président quand celui-ci a évoqué des »actes de violence et à des dégradations inacceptables» lors des manifestations.
La tension est encore montée d'un cran quand il a indiqué qu'il allait promulguer la loi, les étudiants et les lycéens se mettant à scander »A ceux qui veulent précariser la France, la jeunesse répond: Résistance !».
La fin du discours a été copieusement sifflé lorsque le Président a annoncé les deux modifications qu'il entend apporter à la loi (période d'essai ramenée à un an et justification des licenciements).

Les anti-CPE multiplient les actions coup de poing
Les jeunes opposés au CPE multiplient les actions coup de poing, en attendant la nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations prévue mardi avec les syndicats de salariés. Plusieurs centaines d'étudiants opposés au contrat première embauche (CPE) ont organisé jeudi des opérations escargot, des blocages de gares ou encore des manifestations, à Paris et dans plusieurs villes de province.
Par ailleurs, le ministère de l'Education nationale faisait état jeudi de 17 universités bloquées et de 41 autres perturbées par des actions anti-CPE, sur un total de 84. Toujours selon le ministère, sur les 4.330 lycées publics ou privés sous contrat avec l'Etat que compte la France, 176 étaient bloqués jeudi et 379 perturbés.
A Paris, les gendarmes mobiles ont évacué en fin d'après-midi sans violence plusieurs milliers de lycéens et d'étudiants qui occupaient depuis près de deux heures les voies TGV de la gare de Lyon à Paris, entraînant la suspension du trafic ferroviaire. Les manifestants avaient organisé auparavant un défilé "sauvage" depuis place du Châtelet.
En milieu de journée, toujours dans la capitale, les forces de l'ordre avaient interpellé 70 manifestants, dont des lycéens, qui bloquaient le périphérique parisien à hauteur des portes de Châtillon et de Vanves (sud), selon la préfecture de police. Parmi eux se trouvait le président de l'Union nationale lycéenne (UNL), Karl Stoeckel, qui a été remis en liberté dans l'après-midi.
A Nantes, les manifestants avaient bloqué des ponts dans la matinée. Les blocages organisés depuis 6h30 ont été levés vers 10h par les manifestants, selon la direction départementale de l'équipement. Ils s'étaient installés sur la rocade de Nantes, au niveau des ponts franchissant la Loire. Un petit groupe d'étudiants a aussi bloqué la voie rapide Nantes-Saint-Nazaire, au niveau de la bretelle de Savenay, selon la DDE.
A Rennes, des opérations escargots au niveau de la jonction du périphérique et de la RN137 ont perturbé fortement la circulation, jeudi matin, selon le Centre national d'information routière (CNIR).
Près de Rennes, l'envahissement de voies ferrées à la halte de Pontchaillou a entraîné une interruption du trafic ferroviaire sur les lignes Rennes-Saint-Malo et Rennes-Brest, selon la SNCF. Une dizaine de trains ont enregistré un retard de 30 minutes à une heure. La circulation des rames a repris peu après 8h du matin.
A Caen, environ 1.500 étudiants et lycéens hostiles au CPE ont bloqué dans l'après-midi les deux entrées du périphérique situées à hauteur du CHU de Caen, provoquant de grosses perturbations sur la circulation. Dans cette même ville, plus de 400 étudiants de l'université de Caen avaient défilé en silence dans la matinée pour s'opposer au blocage du campus occupé depuis trois semaines.
A Lille, la circulation routière a été également difficile dans le centre-ville où les anti-CPE ont manifesté dans le calme. A Dunkerque des manifestants ont envahi le centre-ville et bloqué la RN1 au niveau de la sortie de l'A16.
A Lyon, une centaine d'étudiants étaient descendus en début d'après-midi sur les voies ferrées entre la gare de Lyon-Part-Dieu et celle de Perrache durant quelques minutes, bloquant le départ d'une dizaine de trains. A l'arrivée des CRS, les manifestants ont quitté les lieux sans incidents, avant d'aller bloquer le pont de la Guillotière sur le Rhône en plein centre-ville. Quelque 1.500 personnes ont également défilé dans le centre ville dans l'après-midi, lycéens, étudiants, et aussi quelques salariés.
A Saint-Etienne, 200 manifestants ont aussi occupé la gare principale pendant deux heures avant d'être évacués sans incidents par la police.
A Aix-en-Provence, les barrages mis en place par les étudiants aux sorties d'autoroutes Aix-Centre sur l'A51 et Aix-Pont de l'Arc sur l'A8 ont été levés en milieu de matinée, selon le CRIR. Ces blocages, tôt dans la matinée, ont occasionné une dizaine de kilomètres de bouchons.
A Marseille, les 300 à 400 étudiants et lycéens qui avaient envahi jeudi matin la gare Saint-Charles, bloquant les voies et paralysant le trafic, ont été évacués par les CRS. Les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour repousser les étudiants qui levaient les mains en signe de reddition en criant "non violence". Le trafic a repris progressivement dans la matinée.
Des étudiants préparant le Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré ont aussi organisé un barrage filtrant au rond-point de Luminy à Marseille, selon le centre régional d'information routière. Des barrages filtrants ont également été organisés en début de matinée

UMP    L’accolade Debré-Vergès Jean-Louis Debré, président UMP de l’Assemblée nationale, s’est rendu le 19 mars à l’île de la Réunion – dont son père, Michel, fut député de 1963 à 1988 – à l’occasion de la célébration des soixante ans de la départementalisation de l’île. Le recevant, le président communiste de l’Assemblée régionale, Paul Vergès – frère de Jacques, l’avocat – a prononcé un discours de bienvenue, particulièrement chaleureux, qui en a surpris plus d’un, concluant notamment celui-ci par une citation de Charles Péguy : « Mère, voici tes fils qui se sont tant battus. » Tout aussi chaleureux dans sa réponse, Debré – provoquant pareillement l’étonnement de certains de ses amis –, est allé jusqu’à déclarer au vieil adversaire de son père : « Nous avons toujours partagé les mêmes rêves et les mêmes espoirs. Même si nous avons emprunté des chemins différents pour y parvenir, le but a été atteint. » Après quoi les deux hommes, visiblement émus, sont tombés dans les bras l’un de l’autre…

L'Espagne va évaluer ses fonctionnaires pour en finir avec «le poste à vie» 
Les personnes employées par l'Etat ne donnant pas satisfaction seraient affectés à un autre poste dans la fonction publique
L'Espagne veut supprimer le «poste à vie» pour les fonctionnaires, a annoncé aujourd'hui le ministre espagnol de la Fonction publique, Jordi Sevilla. Les fonctionnaires pourront devoir changer d'affectation en cas d'évaluations négatives répétées de leur travail, selon un avant-projet de loi sur le Statut de la Fonction publique, présenté devant le Parlement par le ministre.
 Ce projet de loi sera approuvé par le conseil des ministres «ces prochaines semaines», a indiqué un communiqué ministériel. «La continuité aux postes de travail dépendra du travail accompli, faisant disparaître l'idée qu'on obtient "un poste pour toute la vie", quelle que soit la manière dont on l'occupe», souligne l'un des dix principaux points de ce projet.
Le ministre espagnol a précisé devant les députés qu'il ne s'agissait pas de «licencier» les fonctionnaires ne donnant pas satisfaction, mais de les affecter à un autre poste. «Je ne peux pas me satisfaire d'un modèle de Fonction publique où les fonctionnaires sont inamovibles, quoi qu'ils fassent. La catégorie de fonctionnaire garantit l'emploi, mais pas le poste de travail», a-t-il dit.
Jordi Sevilla a indiqué que le projet ne précisait pas quels mécanismes seraient mis en place pour évaluer les performances des fonctionnaires, une question qui était encore à l'étude. Le gouvernement socialiste espagnol a également élaboré un projet de réforme du droit du travail, déjà très libéral, visant à introduire plus de flexibilité et à réduire l'emploi précaire, ce qui a été très critiqué.

Les Français boudent la mondialisation, la France non
Alors que 36% des Français estiment que la mondialisation n'est pas la meilleure voie d'avenir, l'OCDE dresse un panorama qui précise la place de l'Hexagone dans le processus d'ouverture économique.
A en croire une enquête réalisée par l'institut de sondage international GlobalScan, citée par la Figaro, les Français seraient parmi les plus réfractaires à l'économie de marché et à la mondialisation : seuls 36% d'entre eux sont d'accord avec l'affirmation que l'économie de marché et l'ouverture à la mondialisation, constitue le meilleur système pour l'avenir. La France est même le seul pays à avoir une proportion de "non" supérieure aux "oui". Par comparaison, 65 % des Allemands, 67% des Britanniques, 63% des Espagnols et des Polonais, 59% des Italiens, 71 % des Américains, 74 % des Chinois, 70% des Indiens et des Coréens du Sud se disent d'accord avec cette affirmation. Selon un autre sondage réalisé l'an dernier par le German Marshall Fund, les Français redoutent particulièrement l'ouverture des frontières, 74% d'entre eux reprochant à la mondialisation de "réduire le nombre d'emplois".
Est-ce parce que la France est particulièrement bien engagée dans le processus ? Dans son panorama des statistiques 2006, qui rassemble quelque 150 indicateurs sur trente pays membres, l'OCDE consacre un focus spécial sur la mondialisation économique, qui permet de mieux cerner la place de chaque pays dans le paysage économique mondial. Mesurée par la part du commerce de biens et de services dans le PIB, l'intégration de la France (26%) dans le commerce international est moins importante que l'Allemagne (35%), semblable à la Grande-Bretagne et bien supérieur aux Etats-Unis (13%). Si sa part de marché au sein des échanges entre pays de l'OCDE a été divisée par deux entre 1998 et 2004 (4% du total), elle reste le 3ème partenaire de l'OCDE, derrière les Etats Unis et l'Allemagne. Dans un contexte où la part des pays non-OCDE, Chine en tête, est évidemment celle qui a le plus progressée.
Quatrième exportateur de services mondial, la France est assez bien placée sur les biens de très haute technologie. Avec 22,5% de produits de haute technologie dans ses exportations totales de biens, l'Hexagone est proche de la moyenne de l'OCDE, devant l'Allemagne (19%) mais loin derrière la Grande-Bretagne et les Etats-Unis (35%).
Mais c'est surtout en terme d'investissements directs que la France se distingue dans le paysage mondial. Sur une moyenne 2002-2004, elle a été le 4ème pays d'accueil de ces investissements, pour un montant moyen de 40 milliards de dollars. Elle a aussi été le 4ème pays d'origine avec quelque 50 milliards de dollars. En France, l'emploi sous pavillon étranger représente plus d'un quart de l'emploi industriel, quand la proportion est bien inférieure à 20% en Allemagne, en Espagne, en Italie et aux Etats-Unis.    


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