Les folies de vos élus
Quinze ans après la chute de Jacques Médecin à Nice ou la faillite
retentissante d'Angoulême, les élus locaux se montrent-ils plus vertueux ?
Leur gestion de l'argent public est-elle plus rigoureuse ? Rien n'est moins
sûr. L'enquête qu'a menée « Le Point », avec l'aide de ses correspondants
régionaux et basée sur la lecture des 553 lettres d'observations définitives
des chambres régionales des comptes rendues publiques l'an passé, montre le
contraire. Au pays des 36 000 communes, le mille-feuille de la
décentralisation s'est encore épaissi d'une couche, avec l'intercommunalité.
Doubles emplois, constructions pharaoniques, surenchère dans la dépense sont
la conséquence de cet émiettement. Et, fait aggravant, le pouvoir des
magistrats chargés de contrôler ces collectivités est progressivement rogné.
Une fuite en avant que personne ne veut dénoncer ni mesurer.
Le Point 23/02/06 - N°1745 - Page 36 - 1493 mots
Situation très tendue à Paris après la manifestation contre
l'antisémitisme
Plusieurs centaines de jeunes, certains le visage masqués et coiffés
d'un casque, sont arrivés dimanche après-midi place de la Nation, à Paris
-terme de la manifestation contre le racisme et l'antisémitisme- aux cris de
"Fofana, salaud, les juifs auront ta peau!", "Fofana pendaison!" ou encore
"Vengeance pour Ilan".
Les fauteurs de troubles, qui agissent en marge de la marche qui a rassemblé
plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le calme entre la place de
la République et celle de la Nation, ont tenté de s'en prendre à un jeune
d'origine maghrébine. Plusieurs dizaines de policiers en civil, matraque à
la main, sont immédiatement intervenus pour protéger le jeune homme.
Des CRS et des gendarmes mobiles casqués ont pris position tout autour de la
place de la Nation où la situation était très tendue ce dimanche peu avant
17h30.
Philippe de Villiers expulsé du carré de tête de la manifestation contre
le racisme et l'antisémitisme
Le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers a été
expulsé sans ménagement dimanche après-midi du carré de tête de la
manifestation contre le racisme et l'antisémitisme organisée à Paris à
l'appel de plusieurs organisations après la mort d'Ilan Halimi.
Philippe de Villiers est arrivé peu avant 15h en tête du rassemblement pour
se joindre aux personnalités présentes. Son arrivée a été accueillie par des
insultes, des sifflets et des cris. "Raciste!", "De Villiers dehors!", "Les
racistes n'ont pas leur place dans cette manifestation!", ont notamment crié
les membres du service d'ordre du défilé, qui se sont heurtés au service
d'ordre du président du MPF.
Après quelques minutes de bousculade, ponctuée de coups de part et d'autre,
Philippe de Villiers a été expulsé de la tête du cortège, sous la protection
de gendarmes mobiles.
Le président du MPF a dénoncé les "organisations d'extrême gauche qui sont
responsables de la situation que nous connaissons dans ce pays depuis trente
ans". Il a ajouté être venu "en solidarité avec les millions de Français qui
se sentent aujourd'hui blessés par une nouvelle forme de racisme qui monte
sur fond d'islamisation".
Simulation d'un triple attentat lundi à Lyon
Lyon sera la cible de trois faux attentats en moins d'une heure lundi,
dans le cadre d'un exercice de sécurité civile qui impliquera 1.600
personnes dont 200 figurants jouant les victimes.
Cet exercice grandeur nature organisé par les services de l'Etat et les
collectivités locales est le premier de cette ampleur réalisé en France.
Il s'agira de tester l'organisation des secours (pompiers et Samu), ainsi
que la montée en puissance de la chaîne de commandement et de la chaîne
médicale ainsi que la coordination de tous les services concernés, tout en
intégrant la dimension judiciaire de l'événement, a précisé Jean-Pierre
Laflaquière, préfet délégué pour la sécurité et la défense dans le Rhône.
"Nous devons nous préparer à tous les sujets sensibles. Un exercice grandeur
nature de cette ampleur nous permet de réagir dans beaucoup d'autres
scénarios", a-t-il ajouté. "La seule préparation de ce dossier nous a déjà
fait beaucoup progresser."
Le scénario de l'exercice met en scène trois attentats, quasiment en même
temps sur trois sites différents du centre-ville.
L'ambassade de France à Téhéran visée par des cocktails Molotov
Vendredi à Téhéran, une centaine de manifestants iraniens ont réussi à
franchir les cordons de la police anti-émeutes et ont lancé des cocktails
Molotov et des pierres contre l'ambassade de France. Les forces de la police
ont immédiatement éteint le feu qui s'est déclaré à l'extérieur du bâtiment,
selon un témoin. Malgré les appels au calme, les manifestants ont
littéralement bombardé l'ambassade à coups de pierres et de gros pétards,
brisant plusieurs vitres du bâtiment. Les manifestants ont réussi à brûler
partiellement le drapeau français avec des engins incendiaires avant que la
police ne réussisse à les disperser.
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500 agressions
gratuites chaque jour en France
SÉCURITÉ Un recul des
cambriolages, mais une forte hausse des violences dites «non crapuleuses» :
tel est le constat de l'Observatoire national de la délinquance.
FRAPPé pour un regard de travers, roué de coups pour un mot de trop, voire
tué pour une cigarette refusée : les actes de violence gratuite explosent en
France. Ils expliquent en partie la progression galopante des agressions que
les forces de l'ordre peinent à endiguer. Ce sombre constat est dressé par
l'Observatoire national de la délinquance (OND) qui a dévoilé hier son
premier rapport.
Cet organisme indépendant, notamment composé de scientifiques et de
criminologues, a comptabilisé pas moins de 411 800 atteintes volontaires à
l'intégrité physique entre février 2005 et janvier 2006, soit une hausse de
6,6% par rapport à la même période de l'année précédente. Ce seuil de 400
000 faits n'avait jamais été atteint auparavant. A elles seules, les
violences dites «non crapuleuses», où le vol n'est pas le mobile, ont
progressé de 9% pour s'établir à 188 500 faits constatés. Soit une moyenne
de 500 agressions déclenchées «à la tête du client» chaque jour en France.
Les caricaturistes de Mahomet invités à participer au concours sur
l'holocauste
Les dessinateurs danois ayant réalisé les douze caricatures sur le
prophète Mahomet ont été invités à participer au concours de caricature sur
l'holocauste, organisé par un journal iranien, pour "se laver de leurs
péchés".
"Les caricaturistes danois (...) peuvent participer au concours de Hamshahri
sur l'holocauste pour se laver de leurs péchés et pour que leur repentance
soit acceptée par Dieu", a déclaré Mohammad Reza Zaeri, le rédacteur en chef
du grand quotidien iranien Hamshahri, lors d'une conférence de presse.
Le journal iranien a lancé un concours international de caricature sur
l'holocauste.
La publication de douze caricatures du prophète Mahomet et leur reproduction
dans de nombreux journaux européens ont provoqué une vague de colère à
travers de nombreux pays musulmans.
Plusieurs manifestations violentes se sont déroulées à Téhéran, où plusieurs
centaines d'islamistes ont attaqué les ambassades danoise, norvégienne et
française.
Caricatures de Mahomet: 2 morts dans des violences au Pakistan
Deux personnes ont été tuées mardi à Lahore, dans l'est du Pakistan,
lors de violences qui ont marqué une nouvelle flambée au Pakistan de
manifestations populaires contre la publication en Europe de caricatures de
Mahomet.
Alors que dans le reste du monde islamique les protestations contre la
publication de ces dessins jugés insultants pour les musulmans s'essouflent,
de nombreux débordements ont été observés lors de nouvelles manifestations,
notamment à Lahore, capitale de la province du Pendjab, et à Islamabad.
A Lahore, deuxième ville du pays, près de la frontière indienne, deux
manifestants ont été tués par balles lorsqu'ils ont tenté de mettre le feu à
une succursale d'une banque pakistanaise du centre-ville.
Quelque 15.000 personnes, selon l'AFP, ont participé à cette manifestation
au cours de laquelle des restaurants McDonald's et Pizza Hut et un hôtel
Holiday Inn du centre de Lahore ont été attaqués, ont constaté des
journalistes de l'AFP.
"Un McDonald's a été complètement détruit", a affirmé à l'AFP le chef de la
police municipale.
LE CHIFFRE DE LA SEMAINE (2): 200 millions d'euros
C'est le montant de la facture des violences urbaines de cet automne,
selon les estimations de la place Beauvau. Aux 23 millions d'euros de
dégradations de véhicules s'ajoutent 100 millions de dégâts dans les
entreprises, 10 millions pour les commerçants et artisans et 55 à 60
millions pour les collectivités locales.
LE PLUS CHAHUTE DE LA SEMAINE:
José Bové persona non grata aux Etats-Unis. A peine arrivé à l'aéroport
Kennedy de New York, le militant altermondialiste a été remis illico dans un
avion pour Paris. L'origine du couac, selon le Quai d'Orsay: "Interrogé sur
le fait qu'il avait ou non été condamné par la justice, M. Bové a répondu
par la négative", pensant qu'on le questionnait sur sa situation vis-à-vis
de la justice américaine.
55% des internautes pensent qu'il faut aller vers une plus grande
flexibilité du marché du travail pour faire baisser durablement le
chômage
Sans tenir compte du débat et des arguments échangés autour du CPE, les
internautes qui se sont exprimés* sur les mesures à envisager pour redresser
la situation économique de la France pensent qu'au fond, il serait
nécessaire d'introduire une dose de flexibilité dans le marché du travail.
Le diagnostic est maintenant partagé par une très large partie du public, et
même s'il apparaît pessimiste à certains, 45% des internautes considèrent
qu'aujourd'hui la France est en déclin " profond " et 40% en déclin " même
si le pays pourrait en sortir rapidement ". Face à cette situation, ils
souhaitent que le débat ne soit pas escamoté et considèrent que les
responsables politiques doivent aujourd'hui en parler (70%).
La situation de l'emploi est naturellement la plus préoccupante. Taux élevé
de chômage depuis 20 ans, très fort taux de chômage parmi les jeunes et les
plus âgés, les internautes partagent les constats. Aussi, parce qu'il
préfèrent que l'on " essaye ce qui n'a jamais été essayé " plutôt que de
dénoncer les " déclinologues ", il est intéressant de constater que le
public n'est pas hostile à l'introduction de la flexibilité dan le marché du
travail pour lutter contre le chômage. Au contraire, une majorité (54%)
considère " qu'il faut aller vers une plus grande flexibilité du marché du
travail " contre 38% qui pensent qu'il est possible de lutter contre le
chômage "en maintenant les droits actuels ".
*Résultats recueillis auprès d'internautes venus s'exprimer volontairement.
Enquête encore en cours et ouverte à tous.
La taille de la blogosphère double tous les 6 mois
Le phénomène du blog prend chaque jour un peu plus d'ampleur. Les
premières statistiques laissaient entrevoir de grosses perspectives de
développement pour la blogosphère mondiale, voici que les derniers chiffres
confirment les prévisions.
Entre le père de famille désespéré, et le caniche en indigestion de côtes de
boeuf, tout le monde souhaite s'exprimer sur la Toile. Le moteur de
recherche de blogs (ou web logs) Technorati répertorie désormais quelques
27,2 millions de blogs sur le Net. Le moteur fait l'indexation de 75 000
nouveaux blogs chaque jour, soit une constante d'environ un nouveau blog à
chaque seconde.
Parmi cette jungle, 50 % des bloggeurs continuent à entretenir leur blog 3
mois après leur création, tandis que 2,7 millions de blogs sont mis à jour
au moins une fois par semaine. En revanche, un problème apparaît de plus en
plus clairement dans cette blogosphère, le blog spam, ou splog, qui vise à
publier de la publicité, ou rapporter quelques clics à certains sites pour
de meilleurs référencements. 9 % de la blogosphère serait contaminé par les
splogs, selon Technorati.
Le moteur de recherche de blogs indexe aussi 1,2 million de nouveaux
messages publiés chaque jour, soient 50 000 nouveaux messages de l'heure.
Des chiffres impressionnants, qui aboutissent à un doublement de la taille
de la blogosphère mondiale tous les 6 mois, selon les études. Une loi de
Moore pour les idées et fantaisies de chacun ?
Une loi contre la course aux bas salaires sur Internet
L'interdiction des enchères inversées sur les salaires, proposée par la
députée Nathalie Kosciusko-Morizet, a été votée avec la loi sur l'égalité
des chances.
Ca n'a pas traîné. Le 2 novembre dernier, un site d'emploi où les candidats
enchérissent à la baisse sur leurs prétentions salariales, apparaissait en
France. Jobdealer.net s'inspirait là d'une initiative allemande,
Jobdumping.de, dont il n'était cependant pas la version française. A peine
le temps de s'indigner, notamment côté syndicats, qu'une proposition de loi
envisage d'interdire purement et simplement ce concept.
Le texte a été déposé à l'Assemblée nationale mercredi 25 janvier, à
l'initiative de la députée UMP de l'Essonne, Nathalie Kosciusko-Morizet. Il
comporte un seul article :« La conclusion d'un contrat de travail à l'issue
d'enchères inversées portant sur le montant du salaire est interdite. » Il
serait intégré au Code du travail en additif à la partie consacrée à la
rémunération mensuelle minimale, devenant l'article L.141-18. En revanche,
les sanctions ne sont pas définies dans le texte. Elles figureront dans les
décrets d'application.
Nouveau test antidiscriminations
Fournir aux entreprises un outil pour évaluer leurs pratiques de
recrutement : telle est l¹ambition de l¹agence de communication TBWA/corporate,
qui vient de lancer l¹offre Jobtesting. Principe : l¹entreprise cliente émet
une offre d¹emploi et TBWA/Corporate se charge ensuite d¹envoyer des CV de
candidats « blanc de peau » et d¹origine africaine ou maghrébine ayant un
niveau de formation et un parcours professionnels équivalents. Le traitement
de ces candidatures est ensuite analysé et des recommandations sont faites à
l¹entreprise commanditaire.
Plus d¹info : http://www.tbwa-corporate.com/
Mauvaise fin d'année 2005 pour l'économie française
Le PIB n'a progressé que de 0,2% au quatrième trimestre et de 1,4% sur
l'ensemble de l'année, la production industrielle a baissé de 0,3% en
décembre et le commerce extérieur a plongé
Le déficit commercial a atteint un record de 26,5 milliards d'euros,
conséquence d'importations deux fois plus dynamiques que les exportations •
Le gouvernement tente de minimiser des faiblesses désormais structurelles
Droits de l'homme : le Conseil de l'Europe épingle Paris
Pour le commissaire aux droits de l'homme du Conseil, Alvaro la justice
française souffre d'«un manque criant de moyens».
Dans un rapport très critique, le commissaire Alvaro Gil-Robles pointe
notamment du doigt les failles du système judiciaire français.
Surpopulation carcérale, manque de moyens «criants» de la justice,
restrictions des droits des étrangers, «sentiment d'impunité» des policiers:
la situation des droits de l'homme en France fait l'objet d'un rapport très
critique du Conseil de l'Europe qui sera publié mercredi. Pour le
commissaire aux droits de l'homme du Conseil, Alvaro Gil-Robles, «il semble
ainsi exister dans certains domaines un fossé qui peut s'avérer très large
entre ce qu'annoncent les textes et la pratique», selon ce rapport.
eBay vole au secours de la croissance des PME
Plus de 15.000 professionnels Français, 170.000 européens, vivent
partiellement ou totalement des revenus de leurs ventes sur eBay. PME et TPE
se convertissent au e-commerce. Bientôt, les particuliers, gros vendeurs sur
eBay, pourront créer leur entreprise en quelques clics.
Vendeur sur eBay, un métier comme les autres ? Meg Whitman aimerait en
convaincre les Européens. Chiffres à l'appui, la patronne d'eBay est venue
prêcher mardi la bonne parole de son groupe à Paris puis à Bruxelles. Selon
une enquête qu'elle a commandée, quelque 170.000 Européens tirent au moins
un quart de leurs revenus de leurs ventes sur eBay, et près de 90.000 au
moins les trois quarts. En France, ce sont 15.240 personnes qui vivent
partiellement ou totalement d'eBay. Sont concernés ici les professionnels,
PME ou entreprises individuelles, qui utilisent le site d'enchères comme
canal de vente. Pas les particuliers qui écoulent occasionnellement des
objets de leurs greniers, pour arrondir les fins de mois. C'est néanmoins
suffisant pour qu' « eBay apporte de manière significative des opportunités
économiques en Europe », claironnait Meg Whitman, après s'être entretenu
avec le ministre français des PME, Renaud Dutreil.
Autrement dit, eBay, c'est bon pour l'économie. Mais le site américain n'est
pas le seul à contribuer au développement des PME européennes. De fait,
rappellent à l'envi les associations du commerce en ligne, Fevad et Acsel,
c'est l'ensemble du commerce qui profite de la santé florissante du commerce
en ligne. En 2005, en même temps qu'une croissance de 53% du e-commerce, le
nombre de sites marchands en France est passé de 7500 à plus de 10.900. Ce
sont désormais les TPE et les PME qui se convertissent au commerce en ligne,
choisissant, selon leur budget, soit des sites de mise en relation de type
eBay, soit des solutions Open Source, clé en main ou sur mesure. Pour
preuve, une majorité (56%) réalisent moins de dix transactions par mois,
selon la Fevad. Tandis que 86% des PME françaises qui exercent une activité
sur eBay emploient entre un et dix salariés.
Alerte : Le gouvernement étatise encore plus les associations
Dans son discours de politique générale du mois de juin 2005, le nouveau
Premier ministre, Dominique de Villepin, avait prononcé 22 fois le mot
"Etat" et pas une seule fois les mots "société civile". Cela en disait déjà
long sur l’estime dans laquelle notre énarque tenait le monde non étatisé.
Une preuve supplémentaire de cette estime nous a été fournie le 23 janvier
dernier lors de son discours à la "Conférence de la vie associative".
Il a d’abord proposé un "nouveau partenariat entre l’Etat et les
associations". En quoi consiste ce partenariat ? En l’arrosage d’argent
public. Le Premier ministre annonce le versement de 100 millions d’euros
complémentaires pour soutenir et développer l’action associative dans les
quartiers défavorisés. Il devrait d’abord savoir comment sont utilisés les 7
milliards d’euros consacrés à la politique de la ville. Et avec quels
résultats ?
Ensuite, il s’engage à ce que 50% des subventions soient versées dès le
premier trimestre (sic) et confie à la Caisse des dépôts et consignations le
soin d’organiser un "Centre de ressource national" permettant de faciliter
la mobilisation de l’épargne publique. Argent public dépensé sans aucune
évaluation, encore un "machin" administratif créé et le recours au
financement grâce à l’épargne et la Caisse des dépôts, cette administration
où les énarques font ce qu’ils veulent.
Enfin, le Premier ministre s’attaque au statut de bénévole en instaurant des
"aides concrètes" comme les "titres repas" ou "la couverture assurance dont
le financement pourrait être en partie pris en charge par l’Etat". Un
connaisseur raffiné de la langue française comme Dominique de Villepin
devrait savoir qu’un bénévole est quelqu’un qui "fait quelque chose sans
obligation et gratuitement" (Le Petit Robert). Si l’Etat se met à l’aider
grâce à différents avantages, sa mort est déjà programmée. La société civile
est déjà étouffée en France, mais ces dernières dispositions vont sûrement
contribuer à sa destruction complète.
IFRAP
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220 000
Ils ont été 224 832 Français à
se mettre à leur compte en 2005. Un créateur d’entreprise sur trois est un
chômeur. Partout dans le monde, on observe une envie de sortir du salariat
et une montée en force du travail indépendant.
La rigueur budgétaire de Bush épargne la défense
Lutte contre le terrorisme oblige, le budget du Pentagone échappe à la
rigueur du projet de budget 2007 présenté, hier, par la Maison- Blanche. Les
crédits militaires sont appelés à progresser de 6,9 %. L'administration
américaine a fixé le déficit budgétaire total à 354 milliards de dollars. Un
niveau en recul par rapport au déficit 2006, prévu à 423 milliards de
dollars. Neuf des quinze agences ministérielles américaines devraient subir
des coupes. Fidèle à son engagement de réduire de moitié le déficit en cinq
ans, George W. Bush veut le ramener à 1,4 % du PIB en 2009. Tout en
pérennisant les baisses d'impôts.
Grève : échec complet pour les syndicats
Il faut néanmoins exiger l’instauration du service minimum garanti !
Raté ! Les manifestations organisées le 2 février pour la « défense du
service public » n’ont pas mobilisé les Français, que les syndicats de
fonctionnaires, déconnectés de la réalité, ne parviennent plus à convaincre.
Le prochain rendez-vous, le 7 février, rassemblera-t-il davantage ? A un an
et demi de l’élection présidentielle, l’instauration d’un service minimum en
cas de grève dans les transports publics, reste pour nous une priorité.
Qui croit encore aux mots d’ordre syndicaux ? Qui parvient encore à se
persuader que leurs appels à la grève et à manifester ont vraiment pour but
la défense des intérêts des salariés ? La journée du 2 février a permis
d’apporter à ces questions un début de réponse : n’y croient plus et ne s’en
persuadent plus que quelques dizaines de milliers de militants,
essentiellement employés par le secteur public, en tête desquels s’obstinent
à défiler les rescapés déboussolés de « l’Armée rouge » de l’Education
nationale.
A Paris même, ils n’étaient guère plus de 10 000 manifestants. Les appels au
débrayage n’ont pas mieux fonctionné : on n’a compté que 20,18 % de
grévistes parmi les fonctionnaires d’Etat. Les enseignants eux-mêmes ont
fait la manif buissonnière : un quart d’entre eux seulement ont séché les
cours. C’est encore beaucoup, dira-t-on ? Sans doute ; mais nous sommes loin
des grands mouvements d’antan. Les héros sont fatigués. Les étudiants
eux-mêmes, pourtant espérés, manquaient eux aussi à l’appel.
Du côté des transports publics, la SNCF et la RATP n’ont pas suivi
davantage.
Au fait, ces fonctionnaires qui étaient tout de même venus, pourquoi
manifestaient-ils ?
Pour l’augmentation de leur pouvoir d’achat, pourtant moins écorné dans le
public que dans le secteur privé.
Pour la défense du service public, paraît-il en danger.
Contre les réductions d’effectifs, pourtant très en-deçà de ce qu’il
faudrait si l’on s’en rapporte aux conclusions du rapport Pébereau.
Contre le dépeçage des zones d’éducation prioritaire (ZEP) à en croire les
profs.
En somme, contre la droite et pour la gauche. Pour les gentils contre les
méchants. Pour l’utopie contre les réalités. Mais les Français, confrontés
aux dites réalité, ne comprennent plus ce discours-là.
Cet échec en annonce-t-il un autre ? Les centrales maintiennent leur journée
d’action, le 7 février prochain. En ligne de mire : le Contrat Première
Embauche. Le brouet syndical aura-t-il cette fois plus de succès ? Il est
permis d’en douter… mais sait-on jamais ?
Ces appels répétés à la grève devraient faire réfléchir nos concitoyens, et
nos dirigeants au premier chef, sur les vertus et la nécessité du service
minimum garanti en cas de grève dans les transports publics, seul à même
d’empêcher définitivement les risques de blocage de la société française
toute entière, sur décision de quelques syndicats de cheminots.
Le gouvernement a jusqu’à présent préféré écouter les syndicalistes que les
usagers et contribuables. Nous ne nous lasserons pas, quant à nous, de
réclamer à temps et à contre-temps cette réforme indispensable à la paix
sociale.
Contribuables.org
Satanisme : une nouvelle chapelle profanée
La chapelle Saint-Guen à Saint-Tugdual, fortement endommagée à la suite
d'un incendie d'origine criminelle le 29 janvier.
C’est la cinquième fois en dix jours que des satanistes sévissent dans le
Morbihan.
Le diable a encore frappé. Des croix à l’envers et des chiffres 666 taggés,
un vitrail brisé, une croix et une étoffe brûlée … pour la cinquième fois en
une dizaine de jours, un édifice religieux du Morbihan a été la cible de
vandales satanistes. Ce week-end, c’est la chapelle Saint-Guénaël, à
Guiscriff qui a été subi ces dégradations.
La semaine dernière, les mêmes tags ont été retrouvés sur les murs de
l’église de Lanvénégen. La chapelle Saint-Guen, à Saint-Tugdual, construite
en 1540 et classée monument historique, a quant à elle été entièrement
détruite par un incendie d'origine criminelle. Des inscriptions à caractère
satanique avaient été retrouvées sur les lieux. Dimanche, l'évêque de
Vannes, Raymond Centène et quelques 300 personnes ont chanté et prié devant
les restes de cette chapelle.
Tombes profanées et calvaire brisé
Le Finistère n’est pas épargné par les adeptes de Satan. La semaine
dernière, 63 tombes ont été profanées dans un petit cimetière à
Saint-Thurien. Et enfin, un calvaire a été retrouvé brisé avec une croix
noire à l'envers peinte dessus, en début de semaine à Rosporden.
Toutes ces dégradations se sont produites dans des sites peu fréquentés, en
zone rurale. «Il est possible que les faits se soient passés en même temps
et que certains aient été constatés avec plusieurs jours de retard», a
indiqué le directeur de cabinet de la préfecture du Morbihan. Il a évoqué «
des liens possibles » entre les différentes profanations, « car beaucoup
d'éléments concordent ».
Les gendarmes et les maires de la région doivent faire le tour des édifices
religieux pour signaler d'éventuelles dégradations non encore constatées.
Selon la préfecture, des prélèvements effectués sur les lieux des
profanations sont en cours d'analyse.
Le temps de l’indécision (2)
La société française est
paralysée par l’inertie suicidaire d’un Etat qui prétend réguler des pans
entiers de la vie sociale : l’éducation des enfants, la formation des
jeunes, les méthodes d'apprentissage de la lecture, la culture et l’art, la
santé, la recherche, l’énergie, la sécurité ou encore la retraite, les prix,
les salaires… Si les leaders politiques se contentent aujourd'hui de « mesurettes »
qui font office de poudres aux yeux, c’est qu’ils considèrent que l’opinion
publique n’est pas prête à supporter les vraies réformes qui s’imposent.
Pourtant, ces réformes s’avèreront encore plus lourdes et plus difficiles à
mettre en œuvre qu’elles auront été indéfiniment retardées.
Ceux qui ont la prétention et l’ambition de gouverner la nation n’ont-ils
pas le devoir de l’éclairer en lui expliquant la nécessité de certains
changements qu’il vaut mieux anticiper que subir ? Si la réforme n’est
pas populaire alors il est urgent de l’expliquer aux français plutôt que de
la retarder indéfiniment. Ce devoir est d’autant plus pressant que la
montée des votes radicaux témoigne de l’état de décomposition morale et
civique de la société française.
A force de mettre l’Etat partout, on finit par le rendre impuissant à
assumer ses missions premières. La tentation est alors grande d’assimiler
cette impuissance structurelle à une défaillance conjoncturelle du personnel
politique qui serait corrigée par l’arrivée au pouvoir d’un homme fort et
autoritaire, d’un homme providentiel en somme.
Terrible illusion et dangereuse tentation. Le simulacre d’alternance est
fondé sur cette même illusion : tel gouvernement a échoué sur la question de
l’emploi alors les français élisent un nouveau gouvernement sans bien
comprendre – mais on ne leur dit jamais – que l’Etat n’a pas la capacité à
se substituer aux entreprises et aux ménages en matière économique tout
comme en matière sociale.
Après bien des alternances, le chômage, apparu à partir de 1973, s’est
durablement installé dans notre pays. Le personnel politique se grandirait à
se faire élire sur des considérations politiques plutôt que sur des
questions économiques qu’ils n’ont pas compétence à résoudre dans le cadre
d’une économie de marché désormais mondialisée. Comment peuvent-ils même
résoudre des problèmes économiques dont ils s’interdisent la compréhension
élémentaire ? Les questions économiques et sociales relèveront toujours de
la société civile (dont le marché est une des institutions parmi tant
d’autres) tant que nous voulons vivre dans une société dans laquelle les
individus, les ménages et les entreprises restent libres de leurs décisions.
Après tout, ce n’est pas l’affaire de l’Etat de régenter les salaires, le
temps de travail ou le diamètre des pommes de terre…
C’est la confusion des genres qui entraîne à la fois le dérèglement du
marché aussi bien que la crise de l’Etat. Et un Etat en crise a peu de
chance de prétendre réparer les prétendues défaillances du marché.
Jean-Louis Caccomo
La “Révolution bleue” en marche !
Président du Mouvement pour la liberté de la
protection sociale (MLPS) – qui défend la mise en concurrence de la Sécu
avec le privé –, Claude Reichman en appelle désormais, sur son site Internet
(www.claudereichman.com), à une “révolution bleue”, “donnant réellement la
parole aux peuples”. Plus de 120 000 internautes s’y sont connectés depuis
deux mois. Résultat : deux rassemblements de plus de mille personnes (où
chacun est invité à se munir d’une écharpe bleue) ont déjà eu lieu à Paris,
dont le dernier, le 26 janvier. « Il s’agit d’un acte de résistance
fondateur, à l’image de la manifestation du 11 novembre 1940, dont j’étais »
a notamment déclaré l’ex-député RPR Alain Griotteray, qui soutient
l’initiative. Prochain rassemblement prévu : le 11 mars.