"Je n’ai pas d’ambition présidentielle"
Dominique de Villepin, lors de sa conférence de presse mensuelle
Voilà une phrase qui pourrait se retourner contre lui d'ici quelques mois…
Lors de sa conférence de presse mensuelle, Dominique de Villepin a assuré
qu'il n'a « pas d'ambition présidentielle », répétant ce qu'il avait déjà
dit sur TF1 en septembre 2005.
La fin programmée du vin français ?
La commissaire danoise Fischer Boel n'a par définition aucune expérience
de la culture du vin. Pourtant, c'est bien la commissaire européenne à
l'Agriculture qui va décider de l'avenir du vin français, ou plutôt de son
anéantissement. D'abord, pour faire face à la montée de la concurrence des
vins américains, elle n'a pas trouvé meilleure idée que de
proposer l'arrachage de 400.000 hectares de vignes -- soit près de 12% des
3,4 millions d'hectares dans l'UE -- dans les cinq ans à venir ! Ensuite, la
commissaire danoise - qui ne doit pas faire le distinguo entre un Sancerre
et un Chateauneuf du Pape - estime aussi qu'il faut "simplifier
l'étiquetage des vins", au motif que "les multiples appellations et
indications d'origine géographique déroutent les consommateurs, notamment à
l'exportation". Dès lors, elle estime plus simple de faire un vin
générique "Bourgogne-rouge" où l'on mélangerait les vins de tous les
vignobles et de tous les cépages....
Cette affaire scandaleuse pour la viticulture française est symptomatique de
ce qu'est devenue l'union européenne : une machine à détruire des
civilisations millénaires, mépriser des traditions culturelles, supprimer
des spécificités de terroir, bref tout détruire, et cela dans un but de
standardisation. En définitive, l'Union ne promeut en rien les valeurs de
l'Europe telles que l'Histoire nous les avait léguées : un monde tout en
nuances, en variétés, en traditions, en finesse, en savoir-vivre. Elle les
détruit pour y substituer l'exact contraire : une administration
continentale, inhumaine, amnésique, aboulique, folle.
Warren Buffet apporte sa fortune à la fondation Bill Gates
En décidant de lui donner près de 80% de sa fortune, Warren Buffet a
conforté la puissance mondiale de la fondation de Bill et Melinda Gates,
devenue plus riche que des institutions internationales comme le FMI.
Ce n'est pas une multinationale, ni un Etat mais cela en a la puissance
financière. En recevant 30 milliards de dollars de son ami Warren Buffet, le
plus gros don jamais fait par un particulier, la déjà puissante fondation de
Bill et Melinda Gates cumule désormais une force de frappe financière
globale de quelque 67 milliards de dollars. Deuxième fortune du monde,
Warren Buffet aurait pu choisir de consacrer sa fortune à la fondation de sa
femme décédée. Il a préféré donner à son ami Gates 10 millions d'actions de
sa société d'investissement, Berkshire Hathaway, actionnaire entre autre de
Coca-Cola, Procter & Gamble… et Microsoft. Au prix actuel de l'action, cette
donation s'élève à elle seule à un peu plus de 30 milliards dollars. La
fondation de sa femme, Susan Thompson Buffett, recevra 1 million d'actions
et 350.000 titres iront à chacune des fondations créées par ses enfants
Howard, Susan et Peter. Au total, le multimilliardaire américain ne gardera
pour lui "que" 7 milliards de dollars, soit 15% de sa fortune personnelle.
A l'image de son créateur, l'organisation de Bill Gates assoit donc son
statut de plus riche fondation caritative du monde. Depuis sa création en
janvier 2000, elle a déjà lancé pour 10,5 milliards de dollars de projets. A
titre de comparaison, le budget de l'Unesco était, l'an dernier, d'a peine
610 millions de dollars. Et la fondation de Bill Gates finance en valeur
autant de projets que l'organisation mondiale de la santé (OMS), et dispose
de ressources représentant deux fois le montant des prêts du fonds monétaire
international (FMI). Avec cette puissance financière, l'influence du
bailleur de fonds sur les ONG avec qui il coopère est énorme. Son pouvoir de
persuasion sur les autres donateurs aussi. En 2000, l'Alliance mondiale pour
les vaccins et la vaccination (GAVI) était lancée avec un don initial de 750
millions de dollars. Après cinq années d'intense lobbying des Gates auprès
d'autres bailleurs de fonds, l'Alliance dispose à présent d'un fonds de 8
milliards de dollars. Axée sur la lutte contre les maladies comme la
malaria, la tuberculose ou le Sida, la fondation s'implique également très
fortement dans l'éducation aux Etats-Unis avec des bourses aux étudiants et
la modernisation des bibliothèques. Au bout de cinq ans, la fondation
parraine près de 8% des lycées public américains! "Pour nous, il n'y a pas
meilleur retour sur investissement que de sauver la vie d'un nouveau-né"
déclarait Melinda Gates en mai dernier. Changer de métier, oui, changer son
vocabulaire, apparemment non.
Pour la première fois, le nombre de fonctionnaires a baissé en 2004
C'est une première : le nombre d'agents de la fonction publique a baissé
en 2004, selon le rapport annuel sur la fonction publique, qui vient d'être
transmis aux partenaires sociaux et qui a été révélé par Les Echos lundi.
D'après ce document, l'Etat employait 2,543 millions de personnes fin 2004,
soit 19.000 de moins que fin 2003. Ceci représente une baisse de 0,7%. En
revanche, le nombre d'employés des collectivités locales a progressé de 3,4%
sur la même période, s'établissant à 1,573 million, et celui de la fonction
publique hospitalière de 2,9%, à 992.000.
Martine Aubry rejeté par les lillois !
Un sondage IFOP révèle la semaine dernière que 58% des lillois
préfèreraient qu'une autre personnalité se présente comme candidature à la
mairie de la ville nordique aux prochaines municipales de 2008.
Branle bas de combat, sa majesté proteste, met le sondage en cause, conteste
tant que l'IFOP décide, fait rare, à ses frais, de refaire un nouveau
sondage, qui plus est en reprenant toutes les critiques de Madame Aubry en
compte : ordre et nature des questions notamment.
Bilan, le nouveau sondage répondant aux objections de la prétentieuse, donne
un résultat pire encore ! cette fois ce sont 59% des sondés, soit 1 point de
plus, qui rejettent une nouvelle candidature Aubry à la mairie de Lille pour
2008...
Chirac inaugure un mémorial musulman
Jacques Chirac a inauguré dimanche un mémorial dédié aux combattants
musulmans de guerre de 1914-1918.
Le mémorial aux combattants musulmans de la première guerre mondiale, érigé
près des 592 tombes musulmanes orientées vers la Mecque devant l'ossuaire de
Douaumont, symbole de la bataille de Verdun, rend hommage aux soldats
musulmans tombés pendant la Grande Guerre.
Venus du Maghreb, d'Afrique noire et de Madagascar, ils furent près de
600.000 tirailleurs, goumiers et spahis à défendre la "mère patrie".
Un haut lieu de la mémoire musulmane
"Cette inauguration témoigne de l'évolution actuelle de la société française
qui tend à accorder de plus en plus de place aux communautés et au rôle
qu'elles ont joué dans son histoire" explique Serge Barcellini, professeur à
l'Institut d'études politiques de Nancy.
ASSEMBLEE
Dassault rapporteur
Député UMP de l’Oise, et déjà auteur, en 2002, d’un
“rapport au premier ministre sur
l’attractivité du site France”, Olivier Dassault vient d’être nommé
rapporteur par la Commission des finances de l’Assemblée. Celle-ci l’a, en
effet, chargé, le 20 juin, d’une étude “sur la création d’une commission
d’enquête parlementaire sur l’appauvrissement de la France en raison de
l’expatriation des patrimoines des contribuables”. Un thème que connaît bien
le cofondateur (avec Jean-Michel Fourgous) du club de députés Génération
entreprise, qui a organisé de nombreux débats sur les questions de
compétitivité et de concurrence internationale. Dassault devra rendre ses
conclusions le 5 juillet.
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Ségolène
Royal s'engage clairement pour le mariage des homosexuels
Ségolène Royal, candidate
probable à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, s'engage
clairement pour le mariage des homosexuels et l'adoption par des couples de
même sexe, dans une interview accordée pour la première fois au magazine gay
Têtu, à paraître mercredi.
"En tant que parent, qui peut refuser à l'un de ses enfants de vivre son
libre choix si un jour il ou elle lui dit: +je veux me marier avec une
personne du même sexe+? Il faut donc que la loi le permette, mais sans
l'imposer comme norme", affirme Ségolène Royal.
"Cette revendication d'égalité des droits me semble cohérente avec
l'émergence de libertés nouvelles", dit-elle, à un an de l'élection
présidentielle, en rappelant que "l'ouverture du mariage aux couples de même
sexe est dans le projet du PS".
"Si je suis en situation, des avancées se feront, c'est sûr", assure la
socialiste, pour qui "derrière la question du mariage, il y a la question
essentielle des discriminations au sein de la République". "Cela signifie
que l'homosexualité n'est plus en marge, et que les homosexuels ne sont plus
considérés comme des citoyens de seconde zone".
Au sujet de l'adoption, Ségolène Royal déclare: "Que les parents soient
homosexuels ou hétérosexuels, l’adoption, c’est avant tout un projet
familial. Ce qui compte, c’est la qualité de ce projet".
10 à 20 %
C’est la tranche de pourcentage des étudiants inscrits en littérature
française ou comparée à la Sorbonne en premier cycle qui ne mettent jamais
les pieds en cours ou en TD (information révélée par le Comité national
d’évaluation dans un rapport sur l’Université Paris-IV Sorbonne). Cette
situation exaspère Jean-Robert Pitte, le président de la Sorbonne, qui
dénonce ces « étudiants fantômes [qui] profitent du nom et de la réputation
de l’établissement à son détriment ». Ce phénomène est « aussi un des
symptômes de la pourriture du système universitaire français ». (SOURCE : «
Le Figaro » des 13 et 14/05/06.)
Les salariés font de moins en moins grève
Le taux de participation des salariés aux conflits du travail a chuté
l'année dernière, passant de 32% en 2004 à 25% en 2005. C'est ce qu'indique
un rapport du ministère de l'Emploi, rendu public mardi. Il précise aussi
que 45% des grèves ont été déclenchées par plusieurs syndicats, contre
seulement 39% l'année précédente. La CGT a participé à près de 70% des
actions, un taux qui descend à 35% pour la CFDT et à 24% pour Force
Ouvrière. Le nombre de conflits ayant "abouti à une satisfaction partielle
ou totale" des revendications des salariés en 2005 est de 64%, un chiffre
stable par rapport à l'année précédente.
Le gouvernement prié de mieux appliquer les nouvelles règles budgétaires
Dans un rapport sur la mise en oeuvre de la Lolf - loi organique
relative aux lois de finances - présenté mardi à la presse, la commission
des finances de l'Assemblée nationale s'inquiète de "l'absence d'efficacité
des systèmes d'informations de l'Etat" et appelle à une évolution des
pratiques administratives. En vue d'améliorer l'application de la Lolf, la
mission a formulé une trentaine de propositions portant à la fois sur la
présentation du budget, l'organisation des débats parlementaires et sur le
contenu des projets annuels de performance, le rôle des opérateurs de l'Etat
et la modernisation du système d'informations financières de l'Etat. Les
députés tiendront jeudi le débat d'orientation budgétaire pour 2007. Le
budget 2006 avait été le premier présenté avec la nouvelle structure de la
Lolf, où les dépenses sont ventilées en missions et programmes et non plus
par ministères.
Les Français, rois du pessimisme en Europe
Les Français sont particulièrement pessimistes quant à leur avenir, plus
pessimistes que leurs voisins européens en tous cas. Selon un sondage publié
lundi par le Financial Times, et réalisé dans cinq pays européens par Harris
Interactive, 85% d'entre eux pensent que le pays va "dans le mauvaise
direction". Ils sont seulement 44% dans ce cas en Espagne, pays le plus
optimiste. En Grande-Bretagne, ceux qui n'ont guère confiance en l'avenir
sont 66%, en Allemagne 60% et en Italie 58%. Dans tous ces pays, la majorité
des personnes interrogées s'inquiète par ailleurs de la facilité avec
laquelle des groupes étrangers rachètent des entreprises nationales cotées
en bourse.
L'assurance maladie arnaquée... par les hôpitaux
Plus de 300 hôpitaux et cliniques français auraient pratiqué en 2005 des
surfacturations, ce qui leur aurait permis de se faire injustement
rembourser 50 millions d'euros auprès de l'assurance maladie. C'est ce qu'a
confirmé lundi cette dernière, après les révélations, la veille, du Journal
du dimanche. Hôpitaux et cliniques ont par exemple facturé des
hospitalisations partielles pour des interventions n'en nécessitant pas, se
faisant ainsi rembourser des prestations qui n'ont pas été effectuées.
Le Smic à 1500 euros immédiatement
La CGT a lancé lundi une campagne pour un "Smic à 1500 euros tout de
suite". Le syndicat estime que "la situation de bas salaires et de précarité
aggravée ces dernières années" justifie une augmentation immédiate de 300
euros du salaire minimum, qui concerne près de trois millions de personnes.
Il s'élève actuellement à 1217,87 euros brut, soit moins de 1000 euros net
par mois. Le gouvernement fera connaître lundi prochain, à l'issue de la
réunion de la commission nationale de la négociation collective, le montant
de la revalorisation du Smic au 1er juillet.
Les produits français victimes du regain du "made in Germany"
Depuis le début des années 1990, la France a systématiquement fait mieux
que l'Allemagne en terme d'activité. Sur l'ensemble de la période, l'écart
de croissance cumulé entre les deux pays atteint pratiquement 9 points de
PIB, d'après les calculs de l'Afede (Association française des économistes
d'entreprises). Mais gare au triomphalisme! La France fatigue et la
situation est en train de s'inverser. Parce que le niveau de confiance des
industriels allemands est bien plus élevé aujourd'hui de l'autre côté du
Rhin que dans l'Hexagone. Et pour cause : dans les usines, les commandes de
l'étranger affluent, les cadences accélèrent. Du coup, le moteur des
exportations tourne à plein régime. Non seulement parce que les industriels
germaniques sont plutôt bien placés sur les marchés émergents en forte
croissance – Asie en tête – mais également parce qu'ils regagnent des parts
de marché au sein même de la zone euro.
Preuve : le poids des produits « Made in Germany » dans le total du commerce
intra-zone atteint pratiquement 30% contre un peu moins de 28% au début de
la décennie. L'explication : les efforts colossaux réalisés depuis 2002 en
matière de gains de productivité; ils sont aujourd'hui de 11,1 % supérieurs
à ceux de l'ensemble de la zone euro. Résultat : les coûts salariaux
baissent rapidement de l'autre côté du Rhin. De 28% du chiffre d'affaires de
l'industrie, ils sont tombés à moins de 22%. Un retour en force sur les
marchés extérieurs, qui se fait au détriment des produits « made in France
» notamment. La part de marché des exportateurs français est ainsi tombée à
13,6% contre 16,5% il y a seulement cinq ans. Sur le marché intérieur
également, l'Allemagne reprend également des forces. Le secteur de la
construction, sinistré ces dernières années semble reparti. Quant à la
consommation des ménages, le point noir de l'économie allemande, elle se
ranime. Le nombre de demandeurs d'emploi baisse et le taux de chômage serait
descendu sous la barre des 11%.
Le déficit commercial se creuse, l'industrie patine
Le déficit du commerce extérieur français s'est creusé au mois d'avril.
Il s'est établi à 2,286 milliard d'euros, contre 1,827 milliards en mars,
selon les données, corrigées des variations saisonnières, communiquées
vendredi par les Douanes. Les exportations ont progressé de 2,8%, à 32,595
milliards d'euros, alors que les importations ont connu une hausse de 4,05%,
à 34,881 milliards. Sur les douze derniers mois, le déficit accumulé atteint
24,540 milliards d'euros. Autre mauvaise nouvelle pour la conjoncture
française, la production industrielle a reculé de 1,4% en avril par rapport
à mars après avoir progressé de 1,6% le mois précédent. Sur un an, elle
affiche une maigre hausse de 0,1%, un chiffre "presque désespérant" pour
Nicolas Bouzou, économiste de l'institut d'études Xerfi, qui souligne que la
production "n'a quasiment pas progressé depuis la mi-2004".
Le nombre des assujettis à l'ISF a bondi de 18%
Près de 400.000 contribuables vont devoir acquitter l'impôt de
solidarité sur la fortune au titre de l'année 2005. La majorité va attendre
2007 avant de remettre éventuellement sur la table le débat sur la
suppression de cet impôt censé amoindrir l'attracivité de la France.
A lire ces statistiques, on pourrait croire que les Français ne cessent de
s'enrichir. L'année dernière, le nombre de contribuables assujettis à
l'impôt de solidarité sur la fortune a bondi de 18% pour s'établir à
395.000. Un phénomène qui s'explique principalement par le boom de
l'immobilier, un marché qui a encore progressé d'environ 15% en 2005.
Résultat, les patrimoines prennent de la valeur, virtuellement du moins, et
les contribuables sont de plus en plus nombreux à dépasser la barre des
750.000 euros, au-delà de laquelle ils doivent s'acquitter de l'ISF. C'est à
ce soir, jeudi, qu'a été fixée la date limite pour envoyer sa déclaration.
Leur effort reste la plupart du temps modeste : une maison évaluée à 1
million d'euros amène à débourser 1375 euros. Il faut vraiment être très
riche pour sentir passer le percepteur. Un patrimoine immobilier de 5
millions d'euros, et c'est 33.000 euros qui tombent dans l'escarcelle de
l'Etat. L'ISF a permis de collecter 3 milliards d'euros, un chiffre en
hausse de 16,2%, mais qui représente 1% seulement des recettes fiscales. Il
reste donc avant tout un impôt symbolique. « Le problème, affirme cependant
Philippe Marini, c'est que la France se complaît trop dans les symboles. Ce
n'est pas parce qu'on appauvrit les riches qu'on enrichit les pauvres ».
La carte orange sera gratuite pour les RMIstes en 2007
Jean-Paul Huchon a annoncé jeudi des mesures visant à diminuer le côut
des transports en commun pour les plus démunis. Le président de la région
Ile de France a ainsi indiqué que, dès le 1er octobre 2006, un million de
personnes à bas revenu bénéficieront d'une réduction de 75% sur la carte
orange. Sont concernés les bénéficiaires de la couverture maladie
universelle complémentaire, ceux de l'aide médicale d'Etat, les allocataires
de l'Allocation de parent isolé et ceux de l'Allocation de solidarité
spécifique. Ainsue que les RMIstes, pour qui la carte orange sera même
gratuite en 2007. La région financera entièrement cette mesure, qui sera
soumise au vote le 30 juin et coûtera 87 millions d'euros par an.
L'image de la France dans le monde se dégrade
L'image de la France dans le monde s'est détériorée presque partout
depuis l'année dernière. C'est ce qu'indique une étude publiée mardi soir
par l'institut de recherche américain Pew. La tendance est très nette dans
les pays musulmans. Par exemple, en Indonésie, 52% des personnes interrogées
disent avoir une opinion favorable de la France contre 68% en 2005. Elles
sont 25% au Pakistan, contre 32% un an auparavant. Et 18% en Turquie, contre
30%. Les Etats-Unis sont le seul pays où la perception de la France ets
meilleure cette année qu'en 2005 : 52% des Américains ont une image positive
de la France, contre 46% en 2005 et 29% en mai 2003, juste après l'invasion
de l'Irak et le refus de Paris de s'embarquer dans la guerre.
46,4 % du CAC 40 détenu par des investisseurs étrangers
Fin 2005, les investisseurs étrangers détenaient près de la moitié de la
capitalisation boursière des principales sociétés françaises. Evalué à 44,4%
fin 2004, ce taux a enregistré sa plus forte hausse depuis quatre ans.
Innovation et handicap
Je voudrais exprimer mon admiration pour Jérôme Adam, fondateur de
Visual Friendly (spécialiste de l’accessibilité des sites web aux personnes
handicapées) qui nous a brillamment montré, à travers son expérience
personnelle, que le handicap personnel peut être source d’innovation [1].
Cette expérience fournit l’occasion de mettre le doigt sur le lien
fondamental qui unit l’innovation et le « handicap ». Car non seulement le
handicap ne constitue pas nécessairement un frein à l’innovation, mais il en
est sans doute un de ses plus puissants aiguillons.
En effet, dès que nous nous frottons aux autres, dès que nous nous comparons
aux autres, nous nous sentons tous plus ou moins « handicapés » par rapport
à ceux que nous considérons comme plus performants ou plus avantagés.
Les entreprises françaises ouvertes aux vents de la compétition
internationale ne se sentent-elles pas handicapées par le poids de
contraintes et des charges qui les accablent ? De ce point de vue,
l’ouverture révèle les handicaps relatifs de chacun dans le sens où la
compétition est basée sur la mise en valeur des avantages comparatifs. Et
l’avantage comparatif des uns est un handicap pour les autres.
L’innovation consiste précisément à transformer un handicap en un avantage
concurrentiel. C’est la raison pour laquelle l’Etat, en cherchant à nous
protéger de la compétition, annihile du même coup les réflexes innovateurs
qui sont ancrés dans la nature humaine.
C’est vieux comme le monde. L’homme préhistorique a innové, domestiquant le
feu, inventant le langage, créant des outils parce qu’il s’est senti bien
impuissant par rapport au règne animal hostile qui l’entourait, parce qu’il
s’est senti bien handicapé par rapport à la férocité du fauve, par rapport à
la puissance du mammouth, ou par rapport à la vitesse des antilopes.
C’est précisément ce handicap qui fut sa singularité et sa chance : pour
survivre, il était condamné à innover [2].
Jean-Louis Caccomo,
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Déficit de la Sécu
: l'impossible retour à l'équilibre
Le déficit de la Sécu devrait
toujours dépasser 10 milliards d'euros cette année. la branche maladie,
malgré une légère amélioration, plombe toujours le régime général. Chirac
s'escrime à promettre le retour à l'équilibre en 2007.
Le trou de la Sécu donne toujours le vertige. Certes, le déficit du régime
général pour 2006 devrait être inférieur à celui de l'année précédente,
d'après les prévisions de la commission des comptes de la sécurité sociale :
10,3 milliards d'euros, contre 11,6 milliards en 2005. Mais ce chiffre reste
bien supérieur aux espérances du gouvernement, qui avait tablé sur 8,9
milliards. Les quatre branches sont dans le rouge. La loi Fillon, qui permet
le départ en retraite anticipé pour les carrières longues, et le papy boom,
qui commence cette année à faire ses effets, ont plombé la branche
vieillesse, qui affiche un déficit de 2,2 milliards. La branche famille
subit la montée en puissance de la « prestation d'accueil du jeune enfant »,
dont « le coût a été sous estimé », selon la commission, et affiche un trou
de 1,5 milliard. La branche accidents du travail, elle, perd 200 millions.
Mais surtout, la situation de la branche maladie continue d'être
préoccupante. Le déficit devrait certes se réduire, passant de 8 milliards à
6,3 milliards cette année. Mais il n'y a, en réalité, pas de quoi se
réjouir. Le gouvernement espérait le contenir à 6,1 milliards, mais la
réforme de l'assurance maladie, quoiqu'en dise le ministre de la santé,
Xavier Bertrand, ne semble pas avoir encore porté tous ses fruits.
Les faillites des grandes entreprises s'accélèrent
Le nombre de défaillances d'entreprises en France s'est envolé depuis
début 2006, sous le coup notamment du renchérissement des coûts des matières
premières ou des délocalisations. C'est ce que révèle une étude publiée
jeudi par l'assureur-crédit Euler Hermes SFAC. Quelque 65 entreprises,
réalisant chacune plus de 15 millions d'euros de chiffre d'affaires, et
employant environ 11.000 salariés au total, ont déposé leur bilan pendant
les cinq premiers mois de l'année contre 106 sur l'ensemble de l'année 2005.
Si l'on prend l'ensemble des entreprises, et non plus seulement les plus
importantes, la situation est moins alarmante. Les défaillances ont en effet
baissé de 4,9% sur un an. Dans le futur, elles devraient "se stabiliser à un
niveau [toutefois] élevé", avec environ 49.400 cas attendus en 2006 et 2007.
MANIF
La “révolution bleue” des libéraux
Le
phénomène commence à intriguer les Renseignements généraux. Auteur de La
révolution bleue est en marche (François-Xavier de Guilbert), Claude
Reichman, fondateur du MPLPS (Mouvement pour la liberté de la protection
sociale), organise chaque mois des manifestations afin de protester,
notamment, contre “le trop-plein d’impôts et de charges”. Or les
manifestants, revêtus d’une écharpe bleue (sur le modèle de la révolution
orange ukrainienne), sont de plus en plus nombreux : près de cinq mille
personnes, en mai, devant le Panthéon ! Annoncée par le site Internet de
Reichman (www.claudereichman.com), la prochaine manifestation (le 17 juin
devant le Conseil économique et social) sera, dit-on, suivie de très près
par les Renseignements généraux. Lesquels craignent, via Internet, une
amplification de cette “révolution bleue”.
Le PS ancre son
projet économique "à gauche"
Smic à 1500 euros bruts d'ici
2012, sécurité sociale professionnelle, bouclier logement... Le projet
économique du parti socialiste propose diverses avancées sociales, pas
encore chiffrées, et le retour sur plusieurs réformes du quinquennat Chirac
Réussir ensemble le changement » : tel est le titre du projet socialiste
pour l'élection présidentielle de 2007, finalisé dans la nuit de mercredi à
jeudi. Les divers amendements devaient être intégrés dans la journée de
mercredi pour produire un texte de 35 pages dont le détail sera rendu public
d'ici jeudi. Il sera soumis au vote des 200.000 militants le 22 juin
prochain. Tous les présidentiables ont voté cette profession de foi en forme
de synthèse des différents courants, qui mentionne explicitement l'ancrage «
à gauche » du parti socialiste, et de laquelle le futur candidat, quel qu'il
soit, n'aura pas le droit de s'écarter.
La RTT figure en bonne place dans le projet, qui propose d'en « étendre les
bénéfices à tous les salariés ». Autre mesure phare du gouvernement Jospin,
aux manettes entre 1997 et 2002, les emplois-jeunes dans la fonction
publique feraient leur retour. Le parti socialiste envisage aussi de revenir
sur plusieurs réformes du gouvernement Raffarin : abrogation de la loi
Fillon sur les retraites, disparition du forfait « 1 euro » sur les
consultations médicales, éradication du contrat nouvelle embauche,
re-nationalisation d'EDF à 100% et hausse de l'impôt sur le revenu - lequel
sera fusionné avec la CSG. Ces coups d'œil dans le rétroviseur
s'accompagnent d'autres propositions plus ambitieuses et résolument tournées
vers les plus faibles, mais dont le financement n'est pas encore connu.
Le SMIC serait ainsi porté à 1500 euros bruts d'ici 2012 et, plus
globalement, une attention particulière serait donnée aux salaires via la
tenue d'une conférence nationale annuelle sur le sujet. Les socialistes
veulent instaurer une « sécurité sociale professionnelle » pour soutenir les
salariés qui perdent leur emploi et octroyer aux jeunes de 18 à 25 ans une
allocation : c'est le programme « Entrée dans la vie active », conçu par
Martine Aubry comme une réponse au « Contrat première embauche ». Pour
lutter contre le chômage, le PS entend aussi rendre la main d'œuvre moins
chère en faisant aussi porter les cotisations patronales sur la valeur
ajoutée, et non plus sur le seul salaire. Enfin, une revalorisation des
aides au logement et la création d'un « vaste secteur privé subventionné »
aboutirait à limiter les dépenses logement des foyers les plus modestes à
25% de leurs revenus.
Les prochaines déclarations préremplies intègreront d'autres revenus
Après avoir innové cette année avec la déclaration d'impôt préremplie,
le gouvernement élargira dès l'an prochain le système à de nouvelles
catégories de revenus. Outre les salaires, les pensions et retraites, les
indemnités journalières de maladie, d'allocations chômage et de préretraite
déjà préremplis cette année, la déclaration 2008 intègrera les revenus des
employés à domicile payés par chèque emploi service. Jean-François Copé,
ministre délégué au Budget, souhaite qu'en 2009, les principaux revenus de
capitaux mobiliers soient inclus. A cette date, le ministre promet également
un guichet fiscal unique pour tous les contribuables. Autrement dit, les
centres des impôts (pour les déclarer) et les trésoreries (pour les payer)
ne feront plus qu'un. 20% des contribuables devraient en bénéficier dès
2007.
L'Allemagne plus attractive que la France
La meilleure pilule empoisonnée de mon entreprise est d'être française !
", nous déclarait récemment le patron d'une entreprise hexagonale, à qui
l'on demandait s'il ne craignait pas que sa firme soit l'objet d'une
acquisition hostile.
La déclaration est sans doute excessive. La France continue d'attirer les
investisseurs étrangers. Elle est même le pays européen qui a accueilli le
plus de projets en 2005 (hors fusions et acquisitions), légèrement devant le
Royaume-Uni, selon le rapport sur l'investissement international en Europe
que l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII)
présente, mercredi 7 juin, à La Baule (Loire-Atlantique) à l'occasion de la
quatrième Conférence mondiale sur l'investissement. Légèrement derrière,
selon le baromètre de l'attractivité européenne réalisé par le cabinet
d'audit et de conseil Ernst & Young.
Les deux études confirment l'envolée de la Pologne en tête de classement.
Plus du quart des emplois créés grâce aux investisseurs étrangers l'ont été
en Pologne, estime l'AFII.
Selon cet organisme, si les projets français sont nombreux, ils ne
nécessitent en revanche qu'une main-d'oeuvre restreinte. En partie du fait
de la spécialisation française. L'Hexagone continue certes d'attirer des
projets industriels : un tiers des projets localisés en France en 2005
relèvent de ce domaine. Et, en moyenne, ce type de projets utilise davantage
de personnel que les entreprises de service. Mais ce positionnement la rend
plus vulnérable à la concurrence des pays de l'est de l'Europe, qui
bénéficient de plus faibles coûts de main-d'oeuvre et de marchés internes
plus porteurs.
Grâce à ses ressources naturelles, "la France affiche de bonnes performances
dans l'industrie agroalimentaire", explique Fabrice Hatem, responsable des
études à l'AFII. Mais cet avantage compétitif n'est pas très créateur
d'emplois vu la petite taille des installations dans ce secteur.
Ce positionnement vers des secteurs de moyenne intensité technologique
n'aide guère le pays à attirer des activités de haute valeur ajoutée,
centres de recherche et développement, en particulier.
Pour la première fois, en 2005, la France semble moins attractive que
l'Allemagne. Un quart seulement des projets localisés outre-Rhin sont
industriels. Mais chaque projet est, en moyenne, de plus grande taille que
dans l'Hexagone. L'Allemagne tire partie de sa position géographique, à
proximité des pays de l'Est. "Le centre géographique de l'Europe devient son
centre économique", analyse Ernst & Young.
En outre, un cinquième des projets localisés en Allemagne en 2005 relève du
secteur automobile (contre 14 % en France), un domaine où les sites
industriels sont en général de grande envergure. L'Allemagne attire
également des investissements de haute technologie, dans la pharmacie en
particulier, moins sensible à la concurrence de l'Est.
En revanche, la Grande-Bretagne, dont la spécialisation dans les services
est marquée, ne pâtit pas de la concurrence des pays de l'Est. "Elle affiche
de bonnes performances dans les centres d'appels, la localisation de sièges
d'entreprises, les centres de services partagés", précise M. Hatem. Ses
projets industriels sont dans les biotechnologies (avec l'Irlande), un
secteur de haute technologie à l'abri aussi (pour l'instant) d'une forte
concurrence à l'Est.
Ce décalage entre la France d'une part, l'Allemagne et la Grande-Bretagne
d'autre part, sera difficile à réduire. "L'image de la France l'éloigne de
ses deux rivaux", affirme l'étude Ernst & Young. Ce cabinet interroge chaque
année plus de 200 dirigeants internationaux dans le monde, pour moitié en
France et pour moitié dans leur pays d'origine. Leur vision est critique. La
France n'arrive en tête que pour "la qualité de vie". En revanche, elle est
largement distancée par l'Allemagne pour "les infrastructures de transport
et la logistique".
Ce critère est pourtant considéré comme un des points forts de la France
selon le tableau de bord de l'attractivité de la France, présentée mardi à
la presse par Christine Lagarde, ministre déléguée au commerce extérieur.
Les trains à grande vitesse et le réseau d'autoroutes ne sont-ils pas l'une
des fiertés du pays ?
Sans doute. Mais les points faibles ressentis par les décideurs interrogés
par Ernst & Young, à savoir la rigidité des procédures administratives, de
la réglementation sur le temps de travail, le montant de la fiscalité et des
charges sociales, pèsent d'un poids beaucoup plus lourd. "Les décideurs
reconnaissent en l'Allemagne la première économie européenne qui a bien
parlé de ses réformes", analyse M. Hatem.
Distancée au sein même de l'Europe, la France l'est encore davantage
vis-à-vis des Etats-Unis ou de la Chine. Ces deux pays sont jugés les plus
attractifs par les décideurs, à égalité. Loin devant l'Allemagne, elle-même
à égalité avec l'Inde.
Universités : le Medef s'alarme du retard français
Selon le sondage mensuel BVA-BFM-« Les Echos », le pessimisme de
l'opinion marque le pas
Présentant hier « Cartes sur table », son panorama annuel de la situation
économique, le Mouvement des entreprises de France (Medef) a demandé que
l'enseignement supérieur devienne une « priorité » politique. Celui-ci
présente « des faiblesses indignes d'un pays développé comme la France », a
observé l'organisation patronale, qui pointe le retard français dans la
formation d'ingénieurs. « L'état de nos universités est-il à la hauteur de
nos ambitions ? N'est-il pas la honte de notre pays ? », a lancé sa
présidente, Laurence Parisot. S'inquiétant de « la stagnation des dépenses
d'avenir », le Medef veut replacer la création de richesses au coeur du
débat économique.
Vous avez dit « Crise »
Dans les années 70-80, il
était commode d’imputer la crise sociale à la « crise » économique. Cela
fait plus de trente ans que l'on nous parle de crise économique.
On voit bien aujourd’hui que les dérèglements sociaux sont liés à une crise
plus profonde des mentalités – elle-même en partie produite par la crise de
l’éducation nationale et par l’extension du champ de la responsabilité
collective qui se traduit par une démission en bloc des responsabilités
individuelles – qui finit par affecter le fonctionnement de l’économie
lui-même avec la répétition des conflits qu’elle alimente et qu’elle
légitime. L’économie est plus victime de la perte de repères individuels et
de la crise morale qui l’accompagne.
Cette crise de la responsabilité révèle à son tour les défaillances d’un
Etat providence omnipotent, incapable d’assurer les missions dont il s’est
pourtant arrogé le monopole, alors même que son intervention est légitimée,
aux yeux de tous, par les prétendues défaillances du marché que les
économistes officiels exacerbent dans les modèles décrétés scientifiques.
Le marché n’est pas parfait, on le sait puisqu’il résulte des décisions
humaines par nature perfectibles. Et toutes les décisions humaines sont
entachées d’erreurs et de risques. Mais la correction des imperfections du
marché par l’Etat suppose que l’Etat lui serait une organisation parfaite,
sans défaillance. C’est oublier un peu vite que l’Etat est aussi une
organisation humaine.
Dans un essai fameux, F.A.Hayek nous a légué un avertissement soigneusement
ignoré[1][1].
Cet immense économiste et philosophe fut pourtant contemporain de la montée
du nazisme en Allemagne et en Autriche. Il a montré que ce qui est arrivé en
Allemagne n’est pas le résultat d’un putsch accidentel mené par quelques
illuminés. Il a fallu préalablement « socialiser » en profondeur tout le
pays, diriger toute son économie selon un plan unique d’une rationalité
terrifiante, et contrôler ainsi tous les aspects de la vie individuelle en
rendant les individus totalement dépendants de l’Etat.
Celui qui veut contrôler toute la vie sociale doit, non seulement, contrôler
les conditions de production et de distribution des richesses, mais il ne
peut tolérer aucune forme de liberté dans le domaine de la culture, de
l’éducation et de l’information. C’est pourquoi l’Etat totalitaire en vient
toujours à « nationaliser » la culture, l’éducation et l’information en
supprimant toute possibilité de concurrence réelle en ce domaine.
Les conditions étaient historiquement réunies pour que ce dirigisme
aboutisse inéluctablement en totalitarisme, pour que ce socialisme rampant
aboutisse au national-socialisme triomphant.
Jean-Louis Caccomo,
La vraie-fausse réduction de la dette de Thierry Breton
Le ministre de l'Economie s'est fixé pour objectif de ramener la dette
de l'Etat à 64,6% du produit intérieur brut d'ici la fin de l'année. Pour
cela, Bercy veut utiliser l'argent des privatisations. Mais cela ne suffira
pas.
L'Etat français veut se désendetter plus que prévu cette année. Le ministre
des Finances, Thierry Breton s'y est engagé vendredi, avec un objectif
ambitieux. "Je m'engage à réduire d'au moins deux points de produit
intérieur brut", autrement dit : ramener la dette de 66,6% du PIB à 64,6% à
la fin de l'année.
Concrètement, deux points de PIB, cela représente combien? En ce domaine,
les chiffres sont moins simples que les mots, et on ne peut faire que des
hypothèses. Car personne ne sait encore à combien s'élèvera le produit
intérieur brut en 2006. En prenant l'hypothèse basse de Bercy d'une
croissance en volume de 2%, et en prenant l'évolution du prix du PIB en
2005, qui a été de 1,9%, une dette française à 64,6% du PIB représenterait
alors 1149 milliards d'euros. Or d'après les chiffres de l'Insee, la dette
française en 2005 s'est élevée à 1138 milliards d'euros. Pour respecter son
engagement, le ministre de l'Economie doit donc faire en sorte que la dette
de la France... n'augmente pas plus de 11 milliards. Car réduire la dette en
pourcentage du PIB ne veut pas dire réduire le montant nominal. Même s'il
faut quand même trouver des recettes supplémentaires ou réduire les
dépenses.
Pour trouver ces milliards, le ministre de l'Economie compte sur les
privatisations. Outre les 10 milliards d'euros issus de la vente de
participation des autoroutes, le gouvernement puisera deux milliards d'euros
supplémentaires des ventes d'Alstom et d'Aéroports de Paris. Mais cela ne
suffira pas. Car avec la hausse des taux décidée par la Banque centrale
européenne, la dette va automatiquement s'alourdir de 37 milliards d'euros.
Or la BCE risque de relever encore ses taux au cours de l'année, ce qui
alourdira encore plus la dette. Thierry Breton veut donc aussi contenir les
dépenses publiques et respecter rigoureusement le budget. "Pas un euro
d'endettement de plus que le strict nécessaire pour faire face à la gestion
courante" a assuré le ministre de l'Economie. Les collectivités locales et
les organismes sociaux devront suivre la même "dynamique vertueuse". C'est
mal parti : plus de deux tiers des hôpitaux publics ont déjà voté des
budgets prévisionnels déficitaires pour 2006, ce qui représente un manque
cumulé de plus de 400 millions d'euros, indiquait mercredi la fédération
hospitalière de France.
Guy Drut amnistié dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France
L'ancien ministre des Sports et champion olympique du 110 mètres haies
des J.O. de Montréal vient d'être amnistié par Jacques Chirac. Guy Drut
avait été condamné il y a sept mois à 15 mois de prison avec sursis ainsi
qu'à 50.000 euros d'amende pour un emploi fictif dans l'affaire des marchés
publics d'Ile-de-France. Le Président de la République a usé de son pouvoir
discrétionnaire au nom d'une loi de 2002 qui prévoit la clémence pour les
personnalités ayant rendu des services à la Nation, notamment dans le
domaine sportif. Le député UMP pourra à nouveau siéger au CIO, le Comité
international olympique.
L'Italie va régulariser un demi-million d'immigrés clandestins
Près d'un demi-million d'immigrés clandestins présents en Italie et
travaillant illégalement seront régularisés, a annoncé, mercredi 24 mai, le
nouveau ministre de la solidarité nationale, Paolo Ferrero, cité par
l'agence ANSA.
"Nous n'aimons pas définir cela comme une amnistie pour les immigrés, mais
il s'agit de rendre visibles ces personnes qui déjà ces derniers mois
avaient demandé à être mises en règle en présentant des documents", a
déclaré M. Ferrero, en visite sur l'île de Lampedusa (au sud de la Sicile),
où se trouve un centre d'accueil pour les immigrés clandestins.
"Il s'agit donc d'immigrés qui, en Italie, ont déjà ou pourraient avoir un
employeur et devraient être régularisés", a ajouté M. Ferrero, précisant
qu'il envisageait un décret pour adopter cette mesure dans un proche avenir
et qu'elle devrait concerner environ 480 000 personnes, selon la même
source. "Nous n'aimons pas la législation en vigueur sur l'immigration et
nous la changerons", a ajouté le ministre.
La loi actuelle, appelée Bossi-Fini, du nom de deux dirigeants de l'ancien
gouvernement de droite de Silvio Berlusconi, a rendu beaucoup plus difficile
l'obtention d'un permis de séjour pour les immigrés et a facilité les
procédures d'expulsion.
RÉVISION PROCHAINE DES QUOTAS
Une première vague de régularisations, en 2002, a permis à quelque 700 000
immigrés de sortir de la clandestinité et d'obtenir les documents
nécessaires.
Depuis, le gouvernement de M. Berlusconi fixait chaque année un nombre
d'immigrés, généralement autour de 170 000 pour l'année en cours, qui
pouvaient obtenir un permis de séjour à l'issue d'une procédure assez longue
et compliquée.
Le point principal de cette procédure est que le futur employeur, en Italie,
est supposé déposer une demande pour un immigré qui se trouve théoriquement
à l'étranger. Dans de nombreux cas, les immigrés clandestins déjà présents
sur le territoire italien et disposant d'un travail ont tenté d'utiliser
cette procédure, sans succès, pour se faire régulariser. Le nouveau
gouvernement de gauche dirigée par Romano Prodi a d'ailleurs décidé
également de revoir la politique des quotas annuels.
Productivité : les entreprises peuvent mieux faire
L'étude internationale sur la productivité du cabinet de conseil
Proudfoot Consulting annonce 84 jours "perdus" en moyenne par travailleur en
2005. En cause : l'insuffisance de planification et de supervision.
(24/05/2006)
Le cabinet de conseil Proudfoot Consulting se consacre depuis 1946, date de
sa création, à la chasse au temps "perdu" et édite tous les ans depuis 1992
une étude sur la productivité du travail. Pour cette nouvelle édition, 2.614
études de cas détaillées ont été réalisées au sein de grandes entreprises
dans 13 secteurs d'activité et 12 pays. L'enquête repose à la fois sur
l'observation des travailleurs et sur des entretiens menés auprès de 816
décideurs.
Il ressort de cette étude que l'efficacité des entreprises est loin d'être
optimale. La faute au temps de travail et à la productivité, largement
inférieurs à ce qu'ils pourraient être dans des conditions idéales. Un
potentiel de croissance que les entreprises ne doivent pas négliger car "la
productivité du travail constitue le principal indicateur de la santé
économique", rappelle le professeur John Van Reenen de la London School of
Economics.
Méthodologie
Les activités sont classées en deux catégories : productives et
improductives. Les activités qui ne créent pas de valeur ajoutée pour
l'entreprise regroupent du temps professionnel (panne informatique, début
d'une réunion en retard...) et du temps personnel consacré par exemple à
envoyer des e-mails privés.
Un tiers du temps de travail gaspillé
Les salariés peuvent être un levier ou un frein à l'efficience
organisationnelle. Si une bonne organisation peut raisonnablement espérer
que 85 % du temps disponible sera consacré à des activités créatrices de
valeur, la réalité montre que ce taux atteint seulement 63 % en moyenne dans
les pays examinés. Le léger recul des jours perdus depuis 2001 montre une
progression dans la prise en compte de ce phénomène mais qui doit être
relativisée aux vues de sa faible ampleur (seulement 14 % de jours perdus en
moins entre 2001 et 2005) et de l'importance du temps improductif relevé (84
jours en 2005). Ce chiffre pèse d'autant plus sur les résultats de
l'entreprise qu'elle emploie du personnel qualifié et donc verse des
salaires plus élevés.
Insuffisance de la planification et de la supervision
Si l'encadrement porte une part de responsabilité dans le contrôle quotidien
du travail, le système de gestion opérationnel des entreprises apparaît
comme le premier facteur de perte d'efficacité. Prévoir, planifier, assigner
les tâches et mesurer les résultats sont les dénominateurs communs à tout
processus de gestion et lorsqu'ils sont mal appropriés ou pire, pas mis en
oeuvre du tout, le meilleur management au monde ne peut être efficace.
Ainsi, la planification et le contrôle insuffisants ainsi qu'une supervision
inappropriée sont les deux principaux freins à l'efficacité identifiés par
Proudfoot, responsables respectivement pour 46 % et 31 % des pertes
d'efficacité du processus de gestion et donc des pertes de productivité.
Par ailleurs, l'évolution des résultats depuis 2002 montre que
l'inefficacité de la communication et les problèmes liés à l'informatique
sont moins cités. Enfin, la contribution des problèmes de qualification et
de motivation à la diminution de la productivité stagne entre 8 % et 9 %.
http://management.journaldunet.com/0605/0605136tempsperdu.shtml
Les prélèvements obligatoires ont progressé de 5,1 % en 2005
Les impôts et cotisations sociales effectives ont
atteint 44 % du PIB en 2005. Côté entreprises, la taxe professionnelle et
l'impôt sur les sociétés ont augmenté respectivement de 5,9 % et 3,9 %.
(31/05/2006)
http://management.journaldunet.com/repere/prelevements-obligatoires.shtml
Dette : l'avertissement de la Cour des comptes
Au moment même où le gouvernement commence les grands arbitrages sur le
projet de loi de Finances pour 2007, la Cour des comptes s'inquiète du
manque de sincérité du budget. Dans le rapport sur l'exécution de la loi de
Finances 2005 qu'elle publie aujourd'hui, la haute juridiction financière,
présidée par Philippe Séguin, pointe le manque de maîtrise du déficit de
l'Etat. Elle déplore surtout la déconnexion croissante entre le solde
budgétaire et la dette publique. Les magistrats de la Rue Cambon dénoncent
notamment des opérations de reprise de dettes « assimilées à tort à des
opérations de trésorerie » qui, du coup, n'apparaissent pas dans le budget.
Plus généralement, ils se montrent pessimistes sur la mise en place de la
réforme des procédures budgétaires : selon eux, la loi organique relative
aux lois de Finances (LOLF) a pris du retard et mériterait une initiative
politique vigoureuse pour être menée à bien. Un enjeu fondamental pour la
Cour, qui est appelée à certifier les comptes de l'Etat à partir de 2007.
La Cour des comptes estime que le déficit budgétaire n'est toujours pas sous
contrôle
LOLF : « la réforme risque de rester inachevée »
Notre Pays court à sa perte ! Nous les contribuables devons prendre les
choses en main dès aujourd’hui !
Monsieur le Premier Ministre,
Plus notre gouvernement tardera à agir, plus grave sera notre situation
financière…
Vous avez entendu parler du rapport Pébereau, que le ministre des Finances
Thierry Breton, avait commandé au Président de la Banque BNP Paribas.
Depuis maintenant 15 ans, nous les Contribuables Associés disons
inlassablement la même chose que Michel Pébereau, c’est à dire qu’il est
vital de réduire les dépenses inutiles de l’État et des collectivités
territoriales et le nombre de fonctionnaires, de geler toute nouvelle
embauche, et d’équilibrer le budget de l’Etat.
Or ce rapport propose de véritables solutions pour redresser les finances
publiques et revenir à un équilibre budgétaire en 5 ans. En particulier :
réduire le nombre de ministères « à une quinzaine, sans secrétaires d’Etat
ni ministres délégués »
« stabiliser en euros courants les dépenses de l’Etat
« supprimer les sureffectifs » en « utilisant dès aujourd’hui au maximum
l’opportunité des départs à la retraite »
« lever tous les obstacles à la mobilité des agents » de l’Etat, notamment
en réduisant le nombre de corps de fonctionnaires.
Amis contribuables, mobilisez-vous et signez dès aujourd’hui notre pétition
ci-dessous à l’attention du Premier ministre, Dominique de Villepin.
http://www.contribuables.org/cyber-action/petitions/notre-pays-court-a-sa-perte/?id_campagne=W0506B1