Conscience Politique   "le journal à contre pied de la pensée unique"   www.conscience-politique.org

BREVES DE MAI 2006

La fin du projet européen
Les sublimes élites européennes se sont donc entendues cette nuit sur une version allégée de la directive Bolkestein, qui remplace le principe du pays d'origine par le principe du pays de destination, i.e. les travailleurs de l'Est qui voudront venir prester quelques jours à l'Ouest seront à tous égards soumis au droit de l'Ouest, y compris les formidables législations fiscales, environnementales, de la consommation, etc. que les pays d'Europe de l'Ouest empilent depuis trente ans avec les succès économiques fulgurants que l'on sait.
Quelle libéralisation, par conséquent ? Une directive de libéralisation des services qui ne libéralise pas les services, n'est-ce pas une contradiction dans les termes ?
En échange de l'abandon du principe du pays d'origine, le couple françallemand et ses poissons-pilotes (la Belgique, l'ineffable luxembourgeois Juncker) ont concédé aux "libres-échangistes" le principe d'un screening des législations nationales; comme l'écrit Le Monde ce matin : " Cette méthode proposée par l'Autriche consisterait pour les Etats membres à passer en revue leurs lois nationales et à notifier à la Commission, en les justifiant, les textes opposant des obstacles aux prestations transfrontalières de services. "
Cette "concession" doit être mise en parallèle avec la récente "concession" française sur la PAC, consistant à admettre le principe d'un réévaluation de la PAC pendant les négociations, pour ensuite courir à la salle de presse et claironner : "La PAC est sanctuarisée jusqu'en 2013 !" (J. Chirac) : du vent.
Le problème, rappelons-le, est que les services représentent 70% de l'économie européenne. D'où qu'en ne les libéralisant pas l'UE reste en défaut de réaliser l'objectif des traités fondateurs de 1957 : le marché commun.
Ce qu'ont en définitive enterré les élites européennes hier soir, c'est l'essence même du projet européen.
http://www.fahayek.org

France : nouvelle hausse des faillites
Défaillances d’entreprises. En milliers. Source : Insee
Le nombre de défaillances d'entreprises ne cesse d'augmenter depuis 2001 en France. Il a encore progressé de 2,3% l'an dernier selon l'INSEE. Cependant, tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne. Si les défaillances progressent d'une année sur l'autre dans la construction (+4,5%), le commerce (+3,9%) et les services aux particuliers (+3,2%), elles diminuent sensiblement  dans l'agro-alimentaire (-8,5%), l'immobilier (-4,2%) et l'industrie.

Un projet de taxe sur les courriels et SMS pour alimenter le budget de l'UE
La proposition émane du Français Alain Lamassoure. Pour gonfler le budget de l'Union européenne, le député européen propose de taxer les échanges internationaux de courriels et de SMS. En pratique, environ 1,5 centime serait prélevé sur l'envoi d'un SMS entre deux pays européens, et 0,00001 centime entre deux courriels. Avec plusieurs milliards de messages échangés par jour, cela permettrait de dégager un "montant considérable", estime le député. De nouvelles propositions pour alimenter le budget européen, dont celle d'Alain Lamassoure, doivent être présentées en 2008/2009. L'unanimité des 25 est requise pour leur adoption.

L'Unedic divisé sur l'appel au privé pour placer les chômeurs
L'Unedic a de nouveau repoussé la décision d'étendre les expériences de placement des chômeurs de longue durée par des cabinets privés. D'après le premier bilan, contesté par certains syndicats, les expérimentations auraient permis à l'assurance-chômage d'économiser 24 millions d'euros.
Le bureau de l'Unedic a de nouveau reporté mercredi la décision de confier davantage de chômeurs à des agences privées de reclassement ou d'intérim. Une décision à la fois technique et politique, que les partenaires sociaux ne prendront donc pas avant le 5 juillet. C'est la deuxième fois que le bureau repousse sa décision, car plusieurs syndicats réclament des éléments supplémentaires pour évaluer le dispositif en cours. Depuis février 2005, l'agence nationale pour l'emploi (ANPE), qui a perdu le monopole dans ce domaine, a sous-traité le suivi de 7013 chômeurs à cinq prestataires privés (Ingeus, Adecco, BPI, Altedia et l'APEC). Objectif : placer plus rapidement les chômeurs grâce à un suivi plus poussé, et faire économiser ainsi des mois d'indemnisations à l'assurance-chômage. Les "cobayes" - des personnes volontaires risquant de basculer un chômage de longue durée - ont bénéficié d'un accompagnement intensif : un entretien par semaine avec un conseiller (en charge de 40 chômeurs contre un pour 130 à l'ANPE), un bilan de compétences et une aide ciblée dans leur recherche d'emploi.
D'après le premier bilan réalisé par l'assurance chômage, les chômeurs chaperonnés par des sociétés privées ont retrouvé du travail plus rapidement que ceux suivis par l'ANPE, et les emplois retrouvés semblent plus stables que la moyenne. 53,7% des "cobayes" avaient retrouvé un emploi après six mois de recherche contre 49,3% pour les chômeurs suivi par l'ANPE. Parmi eux, 43% avaient retrouvé un CDI et 32% un CDD de plus de six mois contre 32% et 41% pour l'ensemble des allocataires de l'assurance-chômage. Après 10 mois de recherche, les résultats sont plus similaires (68,5% pour le privé, 68,4% pour l'ANPE).
Le véritable enjeu est de savoir combien l'assurance chômage, en déficit de 14 milliards d'euros, pourra économiser par ce moyen. Le premier bilan chiffre ces économies à 24 millions d'euros pour les 7000 chômeurs suivis. En faisant l'hypothèse que les demandeurs d'emploi les plus en difficulté sont indemnisés plus longtemps, 24 mois en moyenne, le chiffre prend en compte les mois d'indemnisations économisés grâce au reclassement, desquels est déduite la rétribution des agences privées.
Ces expériences françaises s'inscrivent dans un mouvement général en Europe. Depuis quelques années, l'Allemagne, la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas, l'Espagne, l'Italie et le Royaume Uni ont de plus en plus recours à des cabinets  privés de placement. La plupart se sont inspirés de l'exemple australien, pays le plus avancé en ce domaine. L'Australie a externalisé la quasi-totalité des services de l'emploi, le ministère de l'Emploi étant chargé de sélectionner par appel d'offre, de suivre et de contrôler les prestataires privés. D'après Bernard Simonin, directeur de recherche du CNRS, il est encore difficile de trouver des comparaisons sur les avantages du privé par rapport au public, ou sur la proportion idéale entre les deux secteurs pour une efficacité maximum. Mais d'après l'expérience australienne, le rôle des cabinets privés peut s'avérer très positif à condition que l'Etat régule bien leur action. 

Il manque 10.000 "gazelles" en France
La France manque d'environ 10.000 "gazelles", ces PME à forte croissance, qui grossissent deux à trois fois plus vite que celles du même secteur d'activité, d'après un rapport du conseil d'analyse économique, commandé par le Premier ministre. Si les créations d'entreprises ont été plus nombreuses en France depuis cinq ans, peu ont franchi rapidement le cap de 300 salariés, la plupart stagnant autour de 80 ou se faisant racheter. A elles seules, les 2000 "gazelles" françaises (sur 1,2 million de PME) sont à l'origine de plus de la moitié des emplois créés par les PME depuis 10 ans. Pour favoriser leur croissance, le rapport préconise d'adapter la fiscalité (un taux d'impôt sur les sociétés de 18% sur le premier million de bénéfice imposable dans la limite de 5% du chiffre d'affaires), de simplifier certaines formalités administratives et de tester la « flexisécurité » en matière sociale. Le 11 mai, le gouvernement avait lancé un plan pour favoriser le développement de ces gazelles.

Une rallonge insuffisante pour rénover les voies ferrées
La hausse du buget d'ici à 2010 semble en-deçà des besoins réels. Le cri d'alarme lancé par le directeur de l'Ecole polytechnique de Lausanne ne laisse pas d'inquiéter sur l'avenir du rail en France.
« On joue au pompier (…) On ne fait que du curatif et non du préventif ». Cette formule au vitriol du directeur de l'Ecole polytechnique de Lausanne, par ailleurs auteur d'un audit sur le réseau ferré français, a le mérite de la clarté, au moment où Paris présente son plan de modernisation pluriannuel du rail. De fait, selon Robert Rivier, dont les propos alarmistes sont publiés dans le dernier numéro du magazine Ville et Transports, l'état général des infrastructures demeure non seulement déplorable mais voué à le rester, pour peu qu'on « laisse pourrir la situation sans véritablement décider de fermer des lignes ». « On parle déjà de 1.500 kilomètres de ralentissements. Plus ce sera lent, plus les voyageurs iront vers d'autres modes » de transport. Pire encore. Selon le scientifique, en l'état actuel des choses et d'ici une petite vingtaine d'année, 60% du réseau risquent de ne plus être exploités. A l'heure actuelle, déjà, certains trains sont obligés de ralentir sur plusieurs centaines de kilomètres de lignes secondaires compte tenu de la vétusté des voies.En apparence, le gouvernement a bien entendu la sonnette d'alarme. Il a en effet décidé lundi d'augmenter sensiblement mais progressivement l'enveloppe accordée au groupe RFF (Réseau ferré de France) d'ici 2010. Soit une rallonge totale de 1,87 milliard d'euros sur cinq ans. Ce qui permettra à RFF de porter son budget consacré au renouvellement des voies de 900 millions en 2005 à 1,5 milliard en 2010. Problème, d'après Robert Rivier, il faudrait investir chaque année plus du double pour assurer un maintien du réseau en bon état. Soit 3,2 milliards d'euros par an sur dix à quinze ans, en concentrant les efforts entre 2011 et 2015. Or ce montant équivaut à l'allocation globale annuelle accordée par l'Etat à RFF pour financer toutes ses opérations. C'est à dire non seulement le renouvellement des voies, mais aussi l'entretien et l'exploitation (1,24 milliard d'euros en 2005) et le désendettement (800 millions). Pour sa part, le gouvernement met en avant les effets concrets de son effort sur la rénovation des ouvrages d'arts (tunnels, ponts), des aiguillages et surtout des voies dont le renouvellement sera porté à 650 kilomètres par an en 2010 contre 420 km seulement en 2005. Une amélioration conséquente mais qui reste bien en deçà des 1000 kilomètres rénovés chaque année au début de la décennie 1980. Sachant que le réseau ferré français est très étendu - 29.500 km - mais qu'un tiers du réseau supporte 70% du trafic et une petite moitié en compte moins de 10%. Autant dire une exception bien française en comparaison avec nos grands voisins.

La France invitée à se méfier d'un retournement de l'immobilier
Dans ses perspectives de printemps, l'OCDE appelle à ne pas sous-estimer le risque que font peser les prix immobiliers sur l'économie, dans un contexte de remontée des taux d'intérêt. D'autant que les Français ne se sont jamais autant endettés pour acheter des logements.
"Si les prix de l'immobilier venaient à augmenter en 2006 au même rythme que l'année dernière et les taux d'intérêt à long terme à poursuivre leur hausse des derniers mois, plusieurs grands pays, dont la France, seraient exposés à un risque élevé de retournement du marché immobilier". Plus clairement encore qu'à l'automne dernier, l'organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) exprime son inquiétude face au niveau des prix immobiliers. Alors que le marché immobilier n'a jamais connu un cycle de hausse aussi long depuis les années 1970, les prix ont continué de croître rapidement récemment. Sur la période 2000-2005, les prix français réels –corrigés de l'inflation– ont progressé de 9,4% par an, un rythme bien plus rapide qu'aux Etats-Unis, au quatrième rang des pays de l'OCDE après la hausse des marchés immobiliers de l'Espagne, du Royaume-Uni et de la Nouvelle-Zélande.
Si jusqu'à présent, prévient l'OCDE, plusieurs indicateurs laissaient penser qu'il n'y avait pas de bulle immobilière, le niveau des prix réels ne continuera à paraître justifié que si les taux d'intérêt restent sur leurs niveaux actuels, historiquement bas. En revanche, une remontée sensible des taux sonnerait le glas de la hausse des prix réels, voire un possible retournement du marché. Or, ajoute l'institution,  "les évolutions passées donnent à penser que les baisses de prix qui s'ensuivraient pourraient être importantes
en termes réels et que le processus d'ajustement pourrait durer un certain temps".
D'après l'étude de l'OCDE, si les prix réels des logements se maintiennent à leur niveau d'aujourd'hui, le marché immobilier français pourrait résister à une hausse de un ou deux points des taux d'intérêt. Les prix seront impactés, mais la probabilité d'un véritable ralentissement y serait limité. Le scénario d'un atterrissage en douceur reste privilégié. En revanche, si les prix réels augmentent encore pendant un an au même rythme qu'en 2005, une hausse des taux de 1% ferait passer la probabilité d'atteindre un pic et de voir le marché français se retourner à près de 60%. Si les taux augmentent de 2%, cette probabilité dépasserait les 70%.
Or les taux vont remonter, c'est une certitude. Yves Mersch, l'un des membres du conseil des gouverneurs de la banque centrale européenne l'a redit mardi : "Nous allons rendre notre politique moins accommodante, mais nous allons décider chaque mois quand et dans quelle mesure nous allons le faire". L'OCDE voit les taux d'intérêts à court terme de la zone euro, actuellement à 2,25%, remonter à 2,9% à la fin de cette année et à 3,7% à la fin de l'an prochain. Une perspective qui inquiète d'autant plus la Banque de France que les Français ne se sont jamais autant endettés pour acheter leurs logements.
L'endettement des ménage est en effet passé de 49% du revenu disponible en 1995 à 64% en 2005, un plus haut historique. Et 95,5% des crédits sont immobiliers. Le flux net des crédits (crédits nouveaux moins remboursements) s'est élevé à 69,5 milliards d'euros, après 51,8 milliards en 2005. "Ce rythme d'endettement est un élément de fragilité en cas de retournement du marché immobilier dans un contexte de remontée des taux longs" s'inquiétait très récemment  le gouverneur de la banque de France, Christian Noyer, dans une lettre au président de la République. Des inquiétudes que certains, comme Robert Rochefort, le directeur du Credoc (centre de recherche sur la consommation) ou le président de la Fnaim (fédération nationale des agents immobiliers), René Pallincourt jugent exagérées. Le taux d'endettement des Français est inférieur à la moyenne de la zone euro, où il était d'environ 79% en 2005, et l'endettement immobilier se fait plutôt à taux fixe. N'empêche, les mises en garde se multiplient. En mars, le gouverneur de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, affirmait lui aussi qu'il fallait placer le marché immobilier européen sous étroite surveillance.

46,4%
La part de la capitalisation des sociétés du Cac 40 aux mains d'investisseurs étrangers
Fin 2005, les investisseurs étrangers détenaient 46,4% de la capitalisation boursière des sociétés françaises du Cac 40, selon une étude publiée par la Banque de France. Après une stabilisation en 2004, cela représente une augmentation de deux points et la plus forte hausse depuis quatre ans. Sur les 37 sociétés du Cac 40 présentes dans l'échantillon de la Banque de France (celles sont le siège social est situé en France) « 16 sont désormais détenues à plus de 50% par les non-résidents, contre 13 en 2004 et 10 en 2002 ». Ainsi, « les non-rédidents ont augmenté leur exposition sur 24 des 37 valeurs en 2005, note la Banque de France. Depuis trois ans, ce sont les investisseurs de la zone euro qui se sont le plus renforcé, confortant leur première place (environ 20%) devant les américains (14,6%) et les britanniques (5,8%).

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La Cour des comptes épingle «les insuffisances» de la gestion des personnels hospitaliers
L'institution de la rue Cambon met en cause notamment la diversité des statuts et l'éclatement des compétences de gestion. Elle estime donc prioritaire de remédier aux «insuffisances» qu'elle relève
La Cour des comptes dénonce la gestion des personnels hospitaliers
Inflation du nombre de statuts, « jungle » des primes et indemnités, gestion hypercentralisée, absence d'outils « basiques » : la Cour des comptes a dressé hier un constat accablant de la manière dont l'administration hospitalière gère ses quelque 860.000 agents. Ce brûlot intervient au moment où les médecins se mobilisent contre un projet de décentralisation des décisions d'affectation, au profit des chefs d'établissement. Une moyenne de 25 jours d'absence par an

Pour 61% des Français, il n'y a plus de différence droite-gauche
UNE MAJORITÉ DE FRANÇAIS FAVORABLE À UNE GRANDE COALITION DROITE-GAUCHE
Plus de 60% des Français ne perçoivent plus de différence entre la gauche et la droite s'agissant des "grands problèmes et enjeux nationaux", selon un sondage Ifop à paraître dans Dimanche Ouest France.
D'après cette enquête réalisée les 18 et 19 mai auprès de 1.007 personnes âgées de plus de 18 ans, 61% des sondés estiment qu'il n'y a plus de différence entre la gauche et la droite, contre 38% qui jugent qu'il y a beaucoup de différences. Un pour cent ne se prononce pas.
Soixante-sept pour cent des Français se déclarent favorables à une grande coalition droite-gauche, à l'image du gouvernement allemand, après les élections de 2007, 32% y sont hostiles. Un pour cent ne se prononce pas.

Jean-Marie Le Pen réclame le rétablissement de la peine de mort
Jean-Marie Le Pen a réclamé le rétablissement de la peine de mort à la suite des meurtres de Mathias, 4 ans, et Madison, 5 ans, il y a deux semaines.
"La peine de mort est un impératif de justice, une garantie de limitation de l'ensemble de la criminalité et une prérogative indispensable à l'exercice de la souveraineté de l'Etat", a déclaré le président du Front national devant quelque 200 militants rassemblés devant l'Assemblée nationale.
Depuis 1981, date de l'abolition de la peine capitale en France, "une large majorité de Français souhaite le rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus graves", a affirmé le dirigeant du FN.
Jean-Marie Le Pen a rappelé qu'une proposition de loi pour le rétablissement de la peine de mort avait été déposée en avril 2004 à l'Assemblée.
"Elle a été cosignée par 47 députés seulement, soit 9% des parlementaires", a-t-il déploré, dénonçant un "fossé" entre "pays légal" et "pays réel".
"Il faut bannir de l'appareil judiciaire et de notre politique pénale la philosophie d'inspiration marxiste selon laquelle le coupable ne serait pas responsable, puisqu'il ne serait qu'une victime de la société", a souligné Jean-Marie Le Pen, s'indignant d'une "véritable explosion de l'insécurité" en France depuis 1970.
Le président du FN a de nouveau réclamé l'organisation d'un référendum en France sur le rétablissement de le peine de mort. Le parti d'extrême droite a par ailleurs lancé une pétition nationale "Peine de mort pour les assassins d'enfants".

Référendums en Seine-Saint-Denis sur le droit de vote des étrangers
Saint-Denis il y a deux mois, Stains dimanche et bientôt Le Blanc-Mesnil, Aubervilliers, La Courneuve et Bobigny: les unes après les autres, les villes communistes de Seine-Saint-Denis organisent leur référendum sur le droit de vote des étrangers, quitte à défier la loi en faisant participer les habitants non-Européens.
Première à lancer le mouvement, la ville de Saint-Denis a organisé le 26 mars un référendum auquel ont participé un tiers des électeurs: résultat, un oui massif (64,11% des voix) en faveur du droit de vote et d'éligibilité des étrangers. 2.500 résidents étrangers s'étaient inscrits sur les listes électorales complémentaires ouvertes par la mairie.

Life Parade à Paris pour la défense des enfants
Un millier de personnes selon la police, 5.000 à 10.000 selon les organisateurs, ont défilé samedi après-midi à Paris pour la défense des enfants, à l'appel de l'association Life Parade qui a dédié cette marche à Mathias et Madison tués il y a deux semaines.
De nombreux jeunes catholiques ont participé à cette manifestation qui s'est achevée en début de soirée.
En début d'après-midi, les participants, essentiellement de jeunes gens entre 18 et 25 ans, s'étaient regroupés devant l'église Saint-Sulpice (6e arrondissement) face à des hauts-parleurs juchés sur des camions et des grappes de ballons colorés.
"Nous avons été choqués par les morts de Madison et Mathias, nous voulons montrer qu'il ne faut pas baisser les bras devant ce genre de crime", a expliqué le vice-président de Life Parade, Raphaël Ponroy.
"Nous souhaitons également dénoncer toutes les atteintes faites à l'enfance et promouvoir notamment la lutte contre la pornographie, la pédophilie et la drogue mais nous voulons le faire dans une ambiance festive ", a-t-il ajouté.
Il a assuré que l'association, qui avait organisé en 2005 une première Life Parade à Paris, n'était liée à aucun parti politique ou organisation religieuse et que ses quelque 300 bénévoles comprennent des chrétiens comme des musulmans. Quatre camionnettes portant le sigle de l'Ordre de Malte étaient visibles.
Le cortège s'était ébranlé sous une pluie de confettis et de décibels en direction de la place Vauban, près des Invalides, où se sont déroulés un concert ainsi que la lecture de témoignages d'anciens jeunes drogués et de jeunes engagés dans des opérations humanitaires dans l'Asie du Sud-est.
Les manifestants, dont la plupart portaient des Tee-shirts où était frappé le logo "Fragile", avançaient dans les rues en dansant et en approuvant à haute voix les discours des organisateurs qui dénonçaient "l'égoïsme des sociétés de consommation".

L'Insee indique avoir revu en baisse son estimation pour l'ensemble de 2005 à +1,2%, contre +1,4% annoncés fin mars, en dépit d'un "redémarrage de la croissance en milieu d'année". Celle-ci a été "nettement plus forte au second semestre qu'au premier", souligne l'Insee.
Le PIB a progressé de 2,3% en 2004 et de 1,1% en 2003, précise l'institut.

L’externalisation s’infiltre dans les collectivités
Taboue voici encore deux ans, l’externalisation progresse dans les DSI territoriales. L’idée étant de créer un levier pour réduire les coûts, suivre les évolutions de la technologie et élever le niveau global de la qualité de service du système d’information. Car les temps ont changé. Lorsque la décision d’externaliser est prise, l’environnement des besoins et des objectifs est mis sur le tapis.
Aux yeux des élus, enfin, l’idée avance : l’externalisation offre le moyen d’accroître la qualité des services municipaux, de mettre en place de nouvelles technologies, de faire évoluer les compétences des personnels de la DSI, de faciliter la gestion de la criticité du système d’information. Et de permettre à la DSI un recentrage sur le stratégique.

Bush reçoit une tronçonneuse et un vélo
La cote de popularité du président américain George W. Bush a beau dégringoler, il conserve de précieux amis. En témoignent les nombreux et coûteux cadeaux qu'il a reçus en 2005, tels un vélo à 5.500 dollars (4.300 euros), un complet à 1.800 dollars (1.400 euros), un jeu de poker à 900 dollars (700 euros) et une tronçonneuse à 350 dollars (275 euros).
Le vice-président Dick Cheney n'est pas en reste puisque la valeur totale de ses 20 cadeaux pour l'année passée s'élève à 39.722 dollars (31.000 euros) en cadeaux. Ce passionné d'armes à feu, qui a d'ailleurs malencontreusement blessé un avocat lors d'une partie de chasse, a ainsi reçu un Colt 45 d'avant la guerre de Sécession valant 6.125 dollars (4.800 euros) et un revolver Smith&Wesson à 950 dollars (750 euros).
Chaque année, le président et le vice-président américains doivent déclarer leurs avoirs financiers, ce qui inclut les cadeaux reçus. La loi américaine ne limite pas la valeur de ces présents offerts à ses dirigeants mais oblige ceux-ci à les déclarer s'ils valent plus de 238 euros.
A la question "qu'offre-t-on à l'homme le plus puissant du monde à Noël", Dick Cheney a répondu en achetant à son patron une paire de jumelles d'une valeur de 400 dollars (310 euros). De son côté, George Bush a offert à son bras droit un hamac à 338 dollars (260 euros).


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Nouveaux rebondissements dans l'affaire Clearstream
L'affaire Clearstream a connu mardi de nouveaux rebondissements avec l'audition par les juges de Nicolas Sarkozy et des informations de presse sur la disparition de pièces du dossier et sur un mystérieux compte en banque que détiendrait Jacques Chirac au Japon, ce qu'a démenti l'entourage du chef de l'Etat.
Autre révélation: la rencontre secrète entre le juge van Ruymbeke et Jean-Louis Gergorin, un des principaux protagonistes du dossier.
Un peu plus tard, son avocat Thierry Herzog a dénoncé "une machination qui avait comme objectif de déstabiliser" son client. D'autres parties civiles devraient être entendues prochainement par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, qui ont constaté récemment la disparition de pièces de procédure dans leur dossier, selon des révélations du Monde daté de mercredi. Les deux magistrats auraient constaté des pièces du dossier en désordre et des éléments manquants, lorsqu'ils ont récupéré le dossier après l'avoir transmis à la section financière du parquet.
Le Canard Enchaîné a pour sa part dévoilé que l'un des protagonistes, le vice-président exécutif du groupe EADS Jean-Louis Gergorin, a secrètement rencontré le juge Renaud Van Ruymbeke à propos de l'affaire des frégates de Taïwan juste avant les envois anonymes du corbeau de l'affaire Clearstream. Les informations, données au juge van Ruymbeke lors de cette rencontre qui a eu lieu fin avril 2004, correspondent à celles données par le corbeau dans ses envois, anonymes et faux, en mai et juin 2004, affirme l'hebdomadaire satirique dont l'édition comporte une autre information exclusive. Selon le Canard Enchaîné, le général Philippe Rondot, autre acteur clef du dossier, a parlé aux juges d'Huy et Pons d'un compte de 300 millions de francs (soit aujourd'hui environ 45,5 millions d'euros) que le président Jacques Chirac possèderait au Japon.
 
Le suivi des chômeurs par des sociétés privées pourrait être étendu
Le bureau de l'Unedic a discuté mardi d'une éventuelle extension des expériences d'accompagnement de demandeurs d'emploi de longue durée par des sociétés privées, un premier bilan montrant qu'une majorité des chômeurs suivis ont trouvé un emploi en six mois.
Un peu plus d'un an après le lancement, en février 2005, des premières expériences de "sous-traitance" à des prestataires privés du placement des chômeurs, un bilan d'étape a été présenté aux membres du bureau, concernant quelque 7.000 personnes.
Sélectionnés par les antennes locales de l'Unedic et de l'ANPE, ces chômeurs, qui ne représentent qu'une toute petite partie des 2.300.000 demandeurs d'emploi, avaient en commun de présenter "un risque aigu de chômage de longue durée".
Une majorité d'entre eux (54%) a trouvé un emploi dans les six premiers mois d'un suivi personnalisé assez intensif, avec pour la plupart des rendez-vous hebdomadaires.
52% ont signé un contrat à durée indéterminée (CDI) ou un contrat à durée déterminée (CDD) de plus de six mois, pour 97% d'entre eux à temps plein, un résultat jugé "intéressant" par la présidente de l'Unedic, Annie Thomas (CFDT). "On a aujourd'hui un taux de reclassement de 30% pour les chômeurs de longue durée" qui sont suivis par l'ANPE, rappelle-t-elle.
Les expériences actuelles sont menées sur sept sites Assedic, auprès de cinq opérateurs : Ingeus (3.300 chômeurs concernés) à Lille et Rouen, Adecco (2.000 personnes en Rhône-Alpes), BPI et Altedia (1.100 en région PACA), l'APEC, association pour l'emploi des cadres (425 cadres de plus de 45 ans à Nanterre et en Alsace).

LIVRE    Le “carton” de Villiers Les éditions Albin Michel se frottent les mains : le livre de Philippe de Villiers, les Mosquées de Roissy (lire Valeurs Actuelles de la semaine dernière), est déjà un best-seller. En tête des ventes sur le site de vente en ligne Amazon.com le jour de sa sortie, le 27 février, l’ouvrage se vend depuis à 3 000 unités par jour en moyenne. Après un premier tirage de 20 000 exemplaires (écoulés en une semaine), il a fallu procéder à un second tirage de 28 000. Objectif de la maison d’édition : atteindre 80 000 à 100 000 exemplaires vendus.

DROGUE    Les députés se mobilisent La pétition lancée auprès des parlementaires pour réclamer une commission d’enquête sur la politique dite de “réduction des risques” en matière de drogue compte désormais 147 signataires (105 députés et 42 sénateurs UMP, UDF et MPF). Initiée par l’association Familles sans drogue, présidée par Serge Lebigot, cette pétition sera close à la fin mai, date à laquelle sera organisée une conférence de presse destinée à « mettre la pression » sur le gouvernement. Selon les signataires, il est urgent d’évaluer les financements (plusieurs dizaines de millions d’euros) octroyés chaque année aux associations de “prévention des risques” – qui, pour nombre d’entre elles, distribuent des « kits » pour se « droguer propre » (seringues, pailles, etc.). « Il est temps que l’État mette son nez dans leurs comptes », estime Jean-Paul Garraud, député UMP de la Gironde.

Investissements étrangers: la France attire toujours
La France a accueilli en 2005 plus d'investissements étrangers qu'en 2004, selon le bilan dressé hier par l'Agence française pour les investissements internationaux (Afii). Celle-ci a recensé, l'an passé, 680 projets qui ont permis de créer près de 33.000 emplois. Une annonce qui intervient alors que l'Institute for Management Development (IMD) de Lausanne vient de décider de rétrograder l'Hexagone du 30e au 35e rang de son classement sur la compétitivité dans le monde.

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L'Unedic pointe 80 millions d'euros de fraudes
 Au vu d'une note interne confidentielle que s'est procurée l'AFP, l'Unedic a recensé il y a trois mois 19 cas de fraude portant sur 80 millions d'euros, dont la plus spectaculaire représenterait à elle seule un préjudice de 30 millions d'euros. Cette affaire concernerait 2 000 faux chômeurs de la région PACA. D'une manière générale, le document du gestionnaire de l'assurance chômage révèle une surconcentration des fraudes en région parisienne (60 à 70% des dossiers) mais aussi dans les vallées du Rhône, de la Loire et en PACA. L'Unedic note qu'il s'agit là de méfaits relevant pour certains du « grand banditisme » via des réseaux très structurés.

59 % des fonctionnaires estiment urgent de réformer l'Etat
Près de six fonctionnaires sur dix – 59 % – estiment qu'il est "urgent de réformer le fonctionnement de l'Etat et du secteur public", contre 39 % d'un avis contraire et 2 % sans opinion, selon un sondage TNS-Sofres/Performance consulting, publié, lundi 24 avril, dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.
Une large majorité des 1 500 salariés du secteur public interrogés, par questionnaire auto-administré (sans la présence d'un enquêteur), entre le 7 novembre et le 8 décembre 2005, sont favorables à des changements souvent réputés tabous : 72 % seraient favorables à "un service minimal en cas de grève",  84 % à "élargir les horaires d'ouverture aux usagers".
88 % des sondés sont d'accord pour "lancer des démarches qualité au sein de l'administration", 64 % approuveraient le développement "des promotions et rémunérations au mérite", et quelque 62 % se disent favorables au développement de "la culture de résultats, des indicateurs permettant d'évaluer les services".
En revanche, l'idée de "saisir l'opportunité du départ en retraite pour alléger les effectifs et se réorganiser"  suscite un moindre consensus : 57 % des fonctionnaires interrogés la soutiennent, 42 % s'y déclarent hostiles.

ENFANCE    Le rendez-vous de la Life Parade
C’est le samedi 20 mai que se déroulera la deuxième édition du festival de la Life Parade. La première avait attiré 10 000 personnes l’an dernier, à Paris. Un succès pour ses organisateurs, qui ont choisi cette année l’enfance comme thème de leur festival : « Permettre aux enfants de grandir, c’est aider la société à se construire. » La “parade”, rythmée par des groupes musicaux, partira de la place Saint-Sulpice pour aboutir place Vauban, où se tiendra le village des associations : une trentaine seront là cette année, pour accueillir parents, enfants et experts des questions familiales. La Life Parade se présente comme un « mouvement culturel familial » apolitique, désireux de transmettre des valeurs de respect, d’amour et de responsabilité. Sur Internet : www.lifeparade.org


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