La fin
du projet européen
Les sublimes élites européennes
se sont donc entendues cette nuit sur une version allégée de la directive
Bolkestein, qui remplace le principe du pays d'origine par le principe du
pays de destination, i.e. les travailleurs de l'Est qui voudront venir
prester quelques jours à l'Ouest seront à tous égards soumis au droit de
l'Ouest, y compris les formidables législations fiscales, environnementales,
de la consommation, etc. que les pays d'Europe de l'Ouest empilent depuis
trente ans avec les succès économiques fulgurants que l'on sait.
Quelle libéralisation, par conséquent ? Une directive de libéralisation des
services qui ne libéralise pas les services, n'est-ce pas une contradiction
dans les termes ?
En échange de l'abandon du principe du pays d'origine, le couple
françallemand et ses poissons-pilotes (la Belgique, l'ineffable
luxembourgeois Juncker) ont concédé aux "libres-échangistes" le principe
d'un screening des législations nationales; comme l'écrit Le Monde ce matin
: " Cette méthode proposée par l'Autriche consisterait pour les Etats
membres à passer en revue leurs lois nationales et à notifier à la
Commission, en les justifiant, les textes opposant des obstacles aux
prestations transfrontalières de services. "
Cette "concession" doit être mise en parallèle avec la récente "concession"
française sur la PAC, consistant à admettre le principe d'un réévaluation de
la PAC pendant les négociations, pour ensuite courir à la salle de presse et
claironner : "La PAC est sanctuarisée jusqu'en 2013 !" (J. Chirac) : du
vent.
Le problème, rappelons-le, est que les services représentent 70% de
l'économie européenne. D'où qu'en ne les libéralisant pas l'UE reste en
défaut de réaliser l'objectif des traités fondateurs de 1957 : le marché
commun.
Ce qu'ont en définitive enterré les élites européennes hier soir, c'est
l'essence même du projet européen.
http://www.fahayek.org
France : nouvelle hausse des faillites
Défaillances d’entreprises. En milliers. Source : Insee
Le nombre de défaillances d'entreprises ne cesse d'augmenter depuis 2001 en
France. Il a encore progressé de 2,3% l'an dernier selon l'INSEE. Cependant,
tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne. Si les défaillances
progressent d'une année sur l'autre dans la construction (+4,5%), le
commerce (+3,9%) et les services aux particuliers (+3,2%), elles diminuent
sensiblement dans l'agro-alimentaire (-8,5%), l'immobilier (-4,2%) et
l'industrie.
Un projet de taxe sur les courriels et SMS pour alimenter le budget de
l'UE
La proposition émane du Français Alain Lamassoure. Pour gonfler le
budget de l'Union européenne, le député européen propose de taxer les
échanges internationaux de courriels et de SMS. En pratique, environ 1,5
centime serait prélevé sur l'envoi d'un SMS entre deux pays européens, et
0,00001 centime entre deux courriels. Avec plusieurs milliards de messages
échangés par jour, cela permettrait de dégager un "montant considérable",
estime le député. De nouvelles propositions pour alimenter le budget
européen, dont celle d'Alain Lamassoure, doivent être présentées en
2008/2009. L'unanimité des 25 est requise pour leur adoption.
L'Unedic divisé sur l'appel au privé pour placer les chômeurs
L'Unedic a de nouveau repoussé la décision d'étendre les expériences de
placement des chômeurs de longue durée par des cabinets privés. D'après le
premier bilan, contesté par certains syndicats, les expérimentations
auraient permis à l'assurance-chômage d'économiser 24 millions d'euros.
Le bureau de l'Unedic a de nouveau reporté mercredi la décision de confier
davantage de chômeurs à des agences privées de reclassement ou d'intérim.
Une décision à la fois technique et politique, que les partenaires sociaux
ne prendront donc pas avant le 5 juillet. C'est la deuxième fois que le
bureau repousse sa décision, car plusieurs syndicats réclament des éléments
supplémentaires pour évaluer le dispositif en cours. Depuis février 2005,
l'agence nationale pour l'emploi (ANPE), qui a perdu le monopole dans ce
domaine, a sous-traité le suivi de 7013 chômeurs à cinq prestataires privés
(Ingeus, Adecco, BPI, Altedia et l'APEC). Objectif : placer plus rapidement
les chômeurs grâce à un suivi plus poussé, et faire économiser ainsi des
mois d'indemnisations à l'assurance-chômage. Les "cobayes" - des personnes
volontaires risquant de basculer un chômage de longue durée - ont bénéficié
d'un accompagnement intensif : un entretien par semaine avec un conseiller
(en charge de 40 chômeurs contre un pour 130 à l'ANPE), un bilan de
compétences et une aide ciblée dans leur recherche d'emploi.
D'après le premier bilan réalisé par l'assurance chômage, les chômeurs
chaperonnés par des sociétés privées ont retrouvé du travail plus rapidement
que ceux suivis par l'ANPE, et les emplois retrouvés semblent plus stables
que la moyenne. 53,7% des "cobayes" avaient retrouvé un emploi après six
mois de recherche contre 49,3% pour les chômeurs suivi par l'ANPE. Parmi
eux, 43% avaient retrouvé un CDI et 32% un CDD de plus de six mois contre
32% et 41% pour l'ensemble des allocataires de l'assurance-chômage. Après 10
mois de recherche, les résultats sont plus similaires (68,5% pour le privé,
68,4% pour l'ANPE).
Le véritable enjeu est de savoir combien l'assurance chômage, en déficit de
14 milliards d'euros, pourra économiser par ce moyen. Le premier bilan
chiffre ces économies à 24 millions d'euros pour les 7000 chômeurs suivis.
En faisant l'hypothèse que les demandeurs d'emploi les plus en difficulté
sont indemnisés plus longtemps, 24 mois en moyenne, le chiffre prend en
compte les mois d'indemnisations économisés grâce au reclassement, desquels
est déduite la rétribution des agences privées.
Ces expériences françaises s'inscrivent dans un mouvement général en Europe.
Depuis quelques années, l'Allemagne, la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas,
l'Espagne, l'Italie et le Royaume Uni ont de plus en plus recours à des
cabinets privés de placement. La plupart se sont inspirés de l'exemple
australien, pays le plus avancé en ce domaine. L'Australie a externalisé la
quasi-totalité des services de l'emploi, le ministère de l'Emploi étant
chargé de sélectionner par appel d'offre, de suivre et de contrôler les
prestataires privés. D'après Bernard Simonin, directeur de recherche du
CNRS, il est encore difficile de trouver des comparaisons sur les avantages
du privé par rapport au public, ou sur la proportion idéale entre les deux
secteurs pour une efficacité maximum. Mais d'après l'expérience
australienne, le rôle des cabinets privés peut s'avérer très positif à
condition que l'Etat régule bien leur action.
Il manque 10.000 "gazelles" en France
La France manque d'environ 10.000 "gazelles", ces PME à forte
croissance, qui grossissent deux à trois fois plus vite que celles du même
secteur d'activité, d'après un rapport du conseil d'analyse économique,
commandé par le Premier ministre. Si les créations d'entreprises ont été
plus nombreuses en France depuis cinq ans, peu ont franchi rapidement le cap
de 300 salariés, la plupart stagnant autour de 80 ou se faisant racheter. A
elles seules, les 2000 "gazelles" françaises (sur 1,2 million de PME) sont à
l'origine de plus de la moitié des emplois créés par les PME depuis 10 ans.
Pour favoriser leur croissance, le rapport préconise d'adapter la fiscalité
(un taux d'impôt sur les sociétés de 18% sur le premier million de bénéfice
imposable dans la limite de 5% du chiffre d'affaires), de simplifier
certaines formalités administratives et de tester la « flexisécurité » en
matière sociale. Le 11 mai, le gouvernement avait lancé un plan pour
favoriser le développement de ces gazelles.
Une rallonge insuffisante pour rénover les voies ferrées
La hausse du buget d'ici à 2010 semble en-deçà des besoins réels. Le cri
d'alarme lancé par le directeur de l'Ecole polytechnique de Lausanne ne
laisse pas d'inquiéter sur l'avenir du rail en France.
« On joue au pompier (…) On ne fait que du curatif et non du préventif ».
Cette formule au vitriol du directeur de l'Ecole polytechnique de Lausanne,
par ailleurs auteur d'un audit sur le réseau ferré français, a le mérite de
la clarté, au moment où Paris présente son plan de modernisation pluriannuel
du rail. De fait, selon Robert Rivier, dont les propos alarmistes sont
publiés dans le dernier numéro du magazine Ville et Transports, l'état
général des infrastructures demeure non seulement déplorable mais voué à le
rester, pour peu qu'on « laisse pourrir la situation sans véritablement
décider de fermer des lignes ». « On parle déjà de 1.500 kilomètres de
ralentissements. Plus ce sera lent, plus les voyageurs iront vers d'autres
modes » de transport. Pire encore. Selon le scientifique, en l'état actuel
des choses et d'ici une petite vingtaine d'année, 60% du réseau risquent de
ne plus être exploités. A l'heure actuelle, déjà, certains trains sont
obligés de ralentir sur plusieurs centaines de kilomètres de lignes
secondaires compte tenu de la vétusté des voies.En apparence, le
gouvernement a bien entendu la sonnette d'alarme. Il a en effet décidé lundi
d'augmenter sensiblement mais progressivement l'enveloppe accordée au groupe
RFF (Réseau ferré de France) d'ici 2010. Soit une rallonge totale de 1,87
milliard d'euros sur cinq ans. Ce qui permettra à RFF de porter son budget
consacré au renouvellement des voies de 900 millions en 2005 à 1,5 milliard
en 2010. Problème, d'après Robert Rivier, il faudrait investir chaque année
plus du double pour assurer un maintien du réseau en bon état. Soit 3,2
milliards d'euros par an sur dix à quinze ans, en concentrant les efforts
entre 2011 et 2015. Or ce montant équivaut à l'allocation globale annuelle
accordée par l'Etat à RFF pour financer toutes ses opérations. C'est à dire
non seulement le renouvellement des voies, mais aussi l'entretien et
l'exploitation (1,24 milliard d'euros en 2005) et le désendettement (800
millions). Pour sa part, le gouvernement met en avant les effets concrets de
son effort sur la rénovation des ouvrages d'arts (tunnels, ponts), des
aiguillages et surtout des voies dont le renouvellement sera porté à 650
kilomètres par an en 2010 contre 420 km seulement en 2005. Une amélioration
conséquente mais qui reste bien en deçà des 1000 kilomètres rénovés chaque
année au début de la décennie 1980. Sachant que le réseau ferré français est
très étendu - 29.500 km - mais qu'un tiers du réseau supporte 70% du trafic
et une petite moitié en compte moins de 10%. Autant dire une exception bien
française en comparaison avec nos grands voisins.
La France invitée à se méfier d'un retournement de l'immobilier
Dans ses perspectives de printemps, l'OCDE appelle à ne pas sous-estimer
le risque que font peser les prix immobiliers sur l'économie, dans un
contexte de remontée des taux d'intérêt. D'autant que les Français ne se
sont jamais autant endettés pour acheter des logements.
"Si les prix de l'immobilier venaient à augmenter en 2006 au même rythme que
l'année dernière et les taux d'intérêt à long terme à poursuivre leur hausse
des derniers mois, plusieurs grands pays, dont la France, seraient exposés à
un risque élevé de retournement du marché immobilier". Plus clairement
encore qu'à l'automne dernier, l'organisation pour la coopération et le
développement économiques (OCDE) exprime son inquiétude face au niveau des
prix immobiliers. Alors que le marché immobilier n'a jamais connu un cycle
de hausse aussi long depuis les années 1970, les prix ont continué de
croître rapidement récemment. Sur la période 2000-2005, les prix français
réels –corrigés de l'inflation– ont progressé de 9,4% par an, un rythme bien
plus rapide qu'aux Etats-Unis, au quatrième rang des pays de l'OCDE après la
hausse des marchés immobiliers de l'Espagne, du Royaume-Uni et de la
Nouvelle-Zélande.
Si jusqu'à présent, prévient l'OCDE, plusieurs indicateurs laissaient penser
qu'il n'y avait pas de bulle immobilière, le niveau des prix réels ne
continuera à paraître justifié que si les taux d'intérêt restent sur leurs
niveaux actuels, historiquement bas. En revanche, une remontée sensible des
taux sonnerait le glas de la hausse des prix réels, voire un possible
retournement du marché. Or, ajoute l'institution, "les évolutions passées
donnent à penser que les baisses de prix qui s'ensuivraient pourraient être
importantes
en termes réels et que le processus d'ajustement pourrait durer un certain
temps".
D'après l'étude de l'OCDE, si les prix réels des logements se maintiennent à
leur niveau d'aujourd'hui, le marché immobilier français pourrait résister à
une hausse de un ou deux points des taux d'intérêt. Les prix seront
impactés, mais la probabilité d'un véritable ralentissement y serait limité.
Le scénario d'un atterrissage en douceur reste privilégié. En revanche, si
les prix réels augmentent encore pendant un an au même rythme qu'en 2005,
une hausse des taux de 1% ferait passer la probabilité d'atteindre un pic et
de voir le marché français se retourner à près de 60%. Si les taux
augmentent de 2%, cette probabilité dépasserait les 70%.
Or les taux vont remonter, c'est une certitude. Yves Mersch, l'un des
membres du conseil des gouverneurs de la banque centrale européenne l'a
redit mardi : "Nous allons rendre notre politique moins accommodante, mais
nous allons décider chaque mois quand et dans quelle mesure nous allons le
faire". L'OCDE voit les taux d'intérêts à court terme de la zone euro,
actuellement à 2,25%, remonter à 2,9% à la fin de cette année et à 3,7% à la
fin de l'an prochain. Une perspective qui inquiète d'autant plus la Banque
de France que les Français ne se sont jamais autant endettés pour acheter
leurs logements.
L'endettement des ménage est en effet passé de 49% du revenu disponible en
1995 à 64% en 2005, un plus haut historique. Et 95,5% des crédits sont
immobiliers. Le flux net des crédits (crédits nouveaux moins remboursements)
s'est élevé à 69,5 milliards d'euros, après 51,8 milliards en 2005. "Ce
rythme d'endettement est un élément de fragilité en cas de retournement du
marché immobilier dans un contexte de remontée des taux longs" s'inquiétait
très récemment le gouverneur de la banque de France, Christian Noyer, dans
une lettre au président de la République. Des inquiétudes que certains,
comme Robert Rochefort, le directeur du Credoc (centre de recherche sur la
consommation) ou le président de la Fnaim (fédération nationale des agents
immobiliers), René Pallincourt jugent exagérées. Le taux d'endettement des
Français est inférieur à la moyenne de la zone euro, où il était d'environ
79% en 2005, et l'endettement immobilier se fait plutôt à taux fixe.
N'empêche, les mises en garde se multiplient. En mars, le gouverneur de la
Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, affirmait lui aussi qu'il
fallait placer le marché immobilier européen sous étroite surveillance.
46,4%
La part de la capitalisation des sociétés du Cac 40 aux mains
d'investisseurs étrangers
Fin 2005, les investisseurs étrangers détenaient 46,4% de la
capitalisation boursière des sociétés françaises du Cac 40, selon une étude
publiée par la Banque de France. Après une stabilisation en 2004, cela
représente une augmentation de deux points et la plus forte hausse depuis
quatre ans. Sur les 37 sociétés du Cac 40 présentes dans l'échantillon de la
Banque de France (celles sont le siège social est situé en France) « 16 sont
désormais détenues à plus de 50% par les non-résidents, contre 13 en 2004 et
10 en 2002 ». Ainsi, « les non-rédidents ont augmenté leur exposition sur 24
des 37 valeurs en 2005, note la Banque de France. Depuis trois ans, ce sont
les investisseurs de la zone euro qui se sont le plus renforcé, confortant
leur première place (environ 20%) devant les américains (14,6%) et les
britanniques (5,8%).
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La Cour
des comptes épingle «les insuffisances» de la gestion des personnels
hospitaliers
L'institution de la rue Cambon
met en cause notamment la diversité des statuts et l'éclatement des
compétences de gestion. Elle estime donc prioritaire de remédier aux
«insuffisances» qu'elle relève
La Cour des comptes dénonce la gestion des personnels hospitaliers
Inflation du nombre de statuts, « jungle » des primes et indemnités, gestion
hypercentralisée, absence d'outils « basiques » : la Cour des comptes a
dressé hier un constat accablant de la manière dont l'administration
hospitalière gère ses quelque 860.000 agents. Ce brûlot intervient au moment
où les médecins se mobilisent contre un projet de décentralisation des
décisions d'affectation, au profit des chefs d'établissement. Une moyenne de
25 jours d'absence par an
Pour 61% des Français, il n'y a plus de différence droite-gauche
UNE MAJORITÉ DE FRANÇAIS FAVORABLE À UNE GRANDE COALITION DROITE-GAUCHE
Plus de 60% des Français ne perçoivent plus de différence entre la gauche et
la droite s'agissant des "grands problèmes et enjeux nationaux", selon un
sondage Ifop à paraître dans Dimanche Ouest France.
D'après cette enquête réalisée les 18 et 19 mai auprès de 1.007 personnes
âgées de plus de 18 ans, 61% des sondés estiment qu'il n'y a plus de
différence entre la gauche et la droite, contre 38% qui jugent qu'il y a
beaucoup de différences. Un pour cent ne se prononce pas.
Soixante-sept pour cent des Français se déclarent favorables à une grande
coalition droite-gauche, à l'image du gouvernement allemand, après les
élections de 2007, 32% y sont hostiles. Un pour cent ne se prononce pas.
Jean-Marie Le Pen réclame le rétablissement de la peine de mort
Jean-Marie Le Pen a réclamé le rétablissement de la peine de mort à la
suite des meurtres de Mathias, 4 ans, et Madison, 5 ans, il y a deux
semaines.
"La peine de mort est un impératif de justice, une garantie de limitation de
l'ensemble de la criminalité et une prérogative indispensable à l'exercice
de la souveraineté de l'Etat", a déclaré le président du Front national
devant quelque 200 militants rassemblés devant l'Assemblée nationale.
Depuis 1981, date de l'abolition de la peine capitale en France, "une large
majorité de Français souhaite le rétablissement de la peine de mort pour les
crimes les plus graves", a affirmé le dirigeant du FN.
Jean-Marie Le Pen a rappelé qu'une proposition de loi pour le rétablissement
de la peine de mort avait été déposée en avril 2004 à l'Assemblée.
"Elle a été cosignée par 47 députés seulement, soit 9% des parlementaires",
a-t-il déploré, dénonçant un "fossé" entre "pays légal" et "pays réel".
"Il faut bannir de l'appareil judiciaire et de notre politique pénale la
philosophie d'inspiration marxiste selon laquelle le coupable ne serait pas
responsable, puisqu'il ne serait qu'une victime de la société", a souligné
Jean-Marie Le Pen, s'indignant d'une "véritable explosion de l'insécurité"
en France depuis 1970.
Le président du FN a de nouveau réclamé l'organisation d'un référendum en
France sur le rétablissement de le peine de mort. Le parti d'extrême droite
a par ailleurs lancé une pétition nationale "Peine de mort pour les
assassins d'enfants".
Référendums en Seine-Saint-Denis sur le droit de vote des étrangers
Saint-Denis il y a deux mois, Stains dimanche et bientôt Le
Blanc-Mesnil, Aubervilliers, La Courneuve et Bobigny: les unes après les
autres, les villes communistes de Seine-Saint-Denis organisent leur
référendum sur le droit de vote des étrangers, quitte à défier la loi en
faisant participer les habitants non-Européens.
Première à lancer le mouvement, la ville de Saint-Denis a organisé le 26
mars un référendum auquel ont participé un tiers des électeurs: résultat, un
oui massif (64,11% des voix) en faveur du droit de vote et d'éligibilité des
étrangers. 2.500 résidents étrangers s'étaient inscrits sur les listes
électorales complémentaires ouvertes par la mairie.
Life Parade à Paris pour la défense des enfants
Un millier de personnes selon la police, 5.000 à 10.000 selon les
organisateurs, ont défilé samedi après-midi à Paris pour la défense des
enfants, à l'appel de l'association Life Parade qui a dédié cette marche à
Mathias et Madison tués il y a deux semaines.
De nombreux jeunes catholiques ont participé à cette manifestation qui s'est
achevée en début de soirée.
En début d'après-midi, les participants, essentiellement de jeunes gens
entre 18 et 25 ans, s'étaient regroupés devant l'église Saint-Sulpice (6e
arrondissement) face à des hauts-parleurs juchés sur des camions et des
grappes de ballons colorés.
"Nous avons été choqués par les morts de Madison et Mathias, nous voulons
montrer qu'il ne faut pas baisser les bras devant ce genre de crime", a
expliqué le vice-président de Life Parade, Raphaël Ponroy.
"Nous souhaitons également dénoncer toutes les atteintes faites à l'enfance
et promouvoir notamment la lutte contre la pornographie, la pédophilie et la
drogue mais nous voulons le faire dans une ambiance festive ", a-t-il
ajouté.
Il a assuré que l'association, qui avait organisé en 2005 une première Life
Parade à Paris, n'était liée à aucun parti politique ou organisation
religieuse et que ses quelque 300 bénévoles comprennent des chrétiens comme
des musulmans. Quatre camionnettes portant le sigle de l'Ordre de Malte
étaient visibles.
Le cortège s'était ébranlé sous une pluie de confettis et de décibels en
direction de la place Vauban, près des Invalides, où se sont déroulés un
concert ainsi que la lecture de témoignages d'anciens jeunes drogués et de
jeunes engagés dans des opérations humanitaires dans l'Asie du Sud-est.
Les manifestants, dont la plupart portaient des Tee-shirts où était frappé
le logo "Fragile", avançaient dans les rues en dansant et en approuvant à
haute voix les discours des organisateurs qui dénonçaient "l'égoïsme des
sociétés de consommation".
L'Insee indique avoir revu en baisse son estimation pour l'ensemble de
2005 à +1,2%, contre +1,4% annoncés fin mars, en dépit d'un "redémarrage
de la croissance en milieu d'année". Celle-ci a été "nettement plus forte au
second semestre qu'au premier", souligne l'Insee.
Le PIB a progressé de 2,3% en 2004 et de 1,1% en 2003, précise l'institut.
L’externalisation s’infiltre dans les collectivités
Taboue voici encore deux ans, l’externalisation progresse dans les DSI
territoriales. L’idée étant de créer un levier pour réduire les coûts,
suivre les évolutions de la technologie et élever le niveau global de la
qualité de service du système d’information. Car les temps ont changé.
Lorsque la décision d’externaliser est prise, l’environnement des besoins et
des objectifs est mis sur le tapis.
Aux yeux des élus, enfin, l’idée avance : l’externalisation offre le moyen
d’accroître la qualité des services municipaux, de mettre en place de
nouvelles technologies, de faire évoluer les compétences des personnels de
la DSI, de faciliter la gestion de la criticité du système d’information. Et
de permettre à la DSI un recentrage sur le stratégique.
Bush reçoit une tronçonneuse et un vélo
La cote de popularité du président américain George W. Bush a beau
dégringoler, il conserve de précieux amis. En témoignent les nombreux et
coûteux cadeaux qu'il a reçus en 2005, tels un vélo à 5.500 dollars (4.300
euros), un complet à 1.800 dollars (1.400 euros), un jeu de poker à 900
dollars (700 euros) et une tronçonneuse à 350 dollars (275 euros).
Le vice-président Dick Cheney n'est pas en reste puisque la valeur totale de
ses 20 cadeaux pour l'année passée s'élève à 39.722 dollars (31.000 euros)
en cadeaux. Ce passionné d'armes à feu, qui a d'ailleurs malencontreusement
blessé un avocat lors d'une partie de chasse, a ainsi reçu un Colt 45
d'avant la guerre de Sécession valant 6.125 dollars (4.800 euros) et un
revolver Smith&Wesson à 950 dollars (750 euros).
Chaque année, le président et le vice-président américains doivent déclarer
leurs avoirs financiers, ce qui inclut les cadeaux reçus. La loi américaine
ne limite pas la valeur de ces présents offerts à ses dirigeants mais oblige
ceux-ci à les déclarer s'ils valent plus de 238 euros.
A la question "qu'offre-t-on à l'homme le plus puissant du monde à Noël",
Dick Cheney a répondu en achetant à son patron une paire de jumelles d'une
valeur de 400 dollars (310 euros). De son côté, George Bush a offert à son
bras droit un hamac à 338 dollars (260 euros).
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Nouveaux
rebondissements dans l'affaire Clearstream
L'affaire Clearstream a connu
mardi de nouveaux rebondissements avec l'audition par les juges de Nicolas
Sarkozy et des informations de presse sur la disparition de pièces du
dossier et sur un mystérieux compte en banque que détiendrait Jacques Chirac
au Japon, ce qu'a démenti l'entourage du chef de l'Etat.
Autre révélation: la rencontre secrète entre le juge van Ruymbeke et
Jean-Louis Gergorin, un des principaux protagonistes du dossier.
Un peu plus tard, son avocat Thierry Herzog a dénoncé "une machination qui
avait comme objectif de déstabiliser" son client. D'autres parties civiles
devraient être entendues prochainement par les juges Jean-Marie d'Huy et
Henri Pons, qui ont constaté récemment la disparition de pièces de procédure
dans leur dossier, selon des révélations du Monde daté de mercredi. Les deux
magistrats auraient constaté des pièces du dossier en désordre et des
éléments manquants, lorsqu'ils ont récupéré le dossier après l'avoir
transmis à la section financière du parquet.
Le Canard Enchaîné a pour sa part dévoilé que l'un des protagonistes, le
vice-président exécutif du groupe EADS Jean-Louis Gergorin, a secrètement
rencontré le juge Renaud Van Ruymbeke à propos de l'affaire des frégates de
Taïwan juste avant les envois anonymes du corbeau de l'affaire Clearstream.
Les informations, données au juge van Ruymbeke lors de cette rencontre qui a
eu lieu fin avril 2004, correspondent à celles données par le corbeau dans
ses envois, anonymes et faux, en mai et juin 2004, affirme l'hebdomadaire
satirique dont l'édition comporte une autre information exclusive. Selon le
Canard Enchaîné, le général Philippe Rondot, autre acteur clef du dossier, a
parlé aux juges d'Huy et Pons d'un compte de 300 millions de francs (soit
aujourd'hui environ 45,5 millions d'euros) que le président Jacques Chirac
possèderait au Japon.
Le suivi des chômeurs par des sociétés privées pourrait être étendu
Le bureau de l'Unedic a discuté mardi d'une éventuelle extension des
expériences d'accompagnement de demandeurs d'emploi de longue durée par des
sociétés privées, un premier bilan montrant qu'une majorité des chômeurs
suivis ont trouvé un emploi en six mois.
Un peu plus d'un an après le lancement, en février 2005, des premières
expériences de "sous-traitance" à des prestataires privés du placement des
chômeurs, un bilan d'étape a été présenté aux membres du bureau, concernant
quelque 7.000 personnes.
Sélectionnés par les antennes locales de l'Unedic et de l'ANPE, ces
chômeurs, qui ne représentent qu'une toute petite partie des 2.300.000
demandeurs d'emploi, avaient en commun de présenter "un risque aigu de
chômage de longue durée".
Une majorité d'entre eux (54%) a trouvé un emploi dans les six premiers mois
d'un suivi personnalisé assez intensif, avec pour la plupart des rendez-vous
hebdomadaires.
52% ont signé un contrat à durée indéterminée (CDI) ou un contrat à durée
déterminée (CDD) de plus de six mois, pour 97% d'entre eux à temps plein, un
résultat jugé "intéressant" par la présidente de l'Unedic, Annie Thomas
(CFDT). "On a aujourd'hui un taux de reclassement de 30% pour les chômeurs
de longue durée" qui sont suivis par l'ANPE, rappelle-t-elle.
Les expériences actuelles sont menées sur sept sites Assedic, auprès de cinq
opérateurs : Ingeus (3.300 chômeurs concernés) à Lille et Rouen, Adecco
(2.000 personnes en Rhône-Alpes), BPI et Altedia (1.100 en région PACA), l'APEC,
association pour l'emploi des cadres (425 cadres de plus de 45 ans à
Nanterre et en Alsace).
LIVRE
Le “carton” de Villiers
Les éditions Albin Michel se frottent les mains : le
livre de Philippe de Villiers, les Mosquées de Roissy (lire Valeurs
Actuelles de la semaine dernière), est déjà un best-seller. En tête des
ventes sur le site de vente en ligne Amazon.com le jour de sa sortie, le 27
février, l’ouvrage se vend depuis à 3 000 unités par jour en moyenne. Après
un premier tirage de 20 000 exemplaires (écoulés en une semaine), il a fallu
procéder à un second tirage de 28 000. Objectif de la maison d’édition :
atteindre 80 000 à 100 000 exemplaires vendus.
DROGUE
Les députés se mobilisent
La pétition lancée auprès des parlementaires pour
réclamer une commission d’enquête sur la politique dite de “réduction des
risques” en matière de drogue compte désormais 147 signataires (105 députés
et 42 sénateurs UMP, UDF et MPF). Initiée par l’association Familles sans
drogue, présidée par Serge Lebigot, cette pétition sera close à la fin mai,
date à laquelle sera organisée une conférence de presse destinée à « mettre
la pression » sur le gouvernement. Selon les signataires, il est urgent
d’évaluer les financements (plusieurs dizaines de millions d’euros) octroyés
chaque année aux associations de “prévention des risques” – qui, pour nombre
d’entre elles, distribuent des « kits » pour se « droguer propre »
(seringues, pailles, etc.). « Il est temps que l’État mette son nez dans
leurs comptes », estime Jean-Paul Garraud, député UMP de la Gironde.
Investissements étrangers: la France attire toujours
La France a accueilli en 2005 plus d'investissements étrangers qu'en
2004, selon le bilan dressé hier par l'Agence française pour les
investissements internationaux (Afii). Celle-ci a recensé, l'an passé, 680
projets qui ont permis de créer près de 33.000 emplois. Une annonce qui
intervient alors que l'Institute for Management Development (IMD) de
Lausanne vient de décider de rétrograder l'Hexagone du 30e au 35e rang de
son classement sur la compétitivité dans le monde.
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L'Unedic
pointe 80 millions d'euros de fraudes
Au vu d'une note interne confidentielle que s'est procurée
l'AFP, l'Unedic a recensé il y a trois mois 19 cas de fraude portant
sur 80 millions d'euros, dont la plus spectaculaire représenterait à
elle seule un préjudice de 30 millions d'euros. Cette affaire
concernerait 2 000 faux chômeurs de la région PACA. D'une manière
générale, le document du gestionnaire de l'assurance chômage révèle
une surconcentration des fraudes en région parisienne (60 à 70% des
dossiers) mais aussi dans les vallées du Rhône, de la Loire et en
PACA. L'Unedic note qu'il s'agit là de méfaits relevant pour
certains du « grand banditisme » via des réseaux très structurés.
59 % des
fonctionnaires estiment urgent de réformer l'Etat
Près
de six fonctionnaires sur dix – 59 % – estiment qu'il est "urgent de
réformer le fonctionnement de l'Etat et du secteur public", contre 39 % d'un
avis contraire et 2 % sans opinion, selon un sondage TNS-Sofres/Performance
consulting, publié, lundi 24 avril, dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.
Une large majorité des 1 500 salariés du secteur public interrogés, par
questionnaire auto-administré (sans la présence d'un enquêteur), entre le 7
novembre et le 8 décembre 2005, sont favorables à des changements souvent
réputés tabous : 72 % seraient favorables à "un service minimal en cas de
grève", 84 % à "élargir les horaires d'ouverture aux usagers".
88 % des sondés sont d'accord pour "lancer des démarches qualité au sein de
l'administration", 64 % approuveraient le développement "des promotions et
rémunérations au mérite", et quelque 62 % se disent favorables au
développement de "la culture de résultats, des indicateurs permettant
d'évaluer les services".
En revanche, l'idée de "saisir l'opportunité du départ en retraite pour
alléger les effectifs et se réorganiser" suscite un moindre consensus : 57
% des fonctionnaires interrogés la soutiennent, 42 % s'y déclarent hostiles.
ENFANCE
Le rendez-vous de la Life Parade
C’est le samedi
20 mai que se déroulera la deuxième édition du festival de la Life Parade.
La première avait attiré 10 000 personnes l’an dernier, à Paris. Un succès
pour ses organisateurs, qui ont choisi cette année l’enfance comme thème de
leur festival : « Permettre aux enfants de grandir, c’est aider la société à
se construire. » La “parade”, rythmée par des groupes musicaux, partira de
la place Saint-Sulpice pour aboutir place Vauban, où se tiendra le village
des associations : une trentaine seront là cette année, pour accueillir
parents, enfants et experts des questions familiales. La Life Parade se
présente comme un « mouvement culturel familial » apolitique, désireux de
transmettre des valeurs de respect, d’amour et de responsabilité. Sur
Internet : www.lifeparade.org