Les Français, seuls à rejeter le
capitalisme
Sondage : la France est le
seul pays au monde dans lequel la majorité de la population se déclare
hostile à l’économie de marché
L’enquête a été réalisé par l’institut de sondage international GlobalScan
pour le compte de l’université du Maryland.
Seulement 36% des sondés dans l’Hexagone estiment que l’économie de marché
constitue le meilleur système pour l’avenir.
Par comparaison, 65% des Allemands, 71% des Américains, 74% des Chinois et
même 56% des Keynians sont totallement d’accord avec cette affirmation.
Paris: les incidents entre manifestants et forces de l'ordre redoublent
place de la République
Des incidents très violents se poursuivaient mardi, peu après 20h, place
de la République à Paris, avec de véritables scènes d'émeute opposant
plusieurs milliers de jeunes et les forces de l'ordre.
Pris sous un jet continu de bouteilles, de cailloux, de morceaux de mobilier
urbain et de morceaux de bois, les forces de l'ordre ont commencé à vider la
place de la république vers 20h15 en utilisant deux canons à eau et en
tirant de nombreuses grenades détonantes et lacrymogènes.
Des incidents sporadiques avaient commencé à opposer les forces de l'ordre
et quelques centaines de jeunes en fin d'après-midi, à l'issue de la
manifestation contre le contrat première embauche (CPE) qui a rassemblé
92.000 manifestants dans la capitale selon la police, 700.000 selon les
organisateurs.
Des jeunes se réclamant de mouvances anarchistes et autonomes ainsi que des
jeunes casseurs venus de banlieue ont pris pour cible les CRS à l'aide de
bouteilles et de cailloux lancés sur un premier barrage des forces de
l'ordre. Les incidents se sont peu à peu étendus sur toute la place vers
19h, alors que des milliers de manifestants continuaient à arriver et à se
disperser peu à peu.
Les forces de l'ordre ont chargé à plusieurs reprises dans la foule, la
place de la République, procédant à de nombreuses interpellations musclées,
avec l'aide de policiers en civil, certains masqués.
Alors que les incidents se poursuivaient, le nombre de jeunes, visiblement
décidés à en découdre, augmentait.
Vers 20h, plusieurs milliers de jeunes affrontaient les forces de l'ordre,
tandis que d'autres regardaient, lançant de temps en temps une bouteille
ramassée par terre.
Manifestation anti-blocage place de l’Hôtel de Ville, dimanche 26 mars
Nous sommes heureux de vous
annoncer que notre manifestation anti-blocages de ce dimanche a été un
succès.
Après les 500 personnes sur la place de l’Hôtel de Ville dimanche dernier,
après les 1500 personnes place du Panthéon mardi, nous étions 4000 ce
dimanche après-midi place de l’Hôtel de Ville, le tout sans que les Français
aient été informés de notre action. Si nous multiplions ainsi par 3 le
nombre de personnes à chaque manifestation, notre mouvement va bientôt
devenir incontournable !
Bien que nous ne soyons pas subventionnés par l’Etat, bien que nous ne
bénéficiions pas de salariés détachés dans nos organisations respectives,
bien que notre action de ce jour n’ait pas été annoncée par un seul média,
4000 personnes sont venues. Combien de participants aurions-nous si les gens
étaient informés de l’existence de nos manifestations ?
Afin de bénéficier du succès grandissant de nos actions, nous avons pris la
décision, en accord avec les autres collectifs et associations, de
reconduire le mouvement tous les dimanches à 15h00 place de l’Hôtel de
Ville. Un communiqué de presse commun en ce sens sera diffusé dès
aujourd'hui.
N’oubliez pas qu’il est important que chacun de vous nous prête main forte
en diffusant dans son entourage l’information suivante : « rendez-vous
dimanche 2 avril à 15h00 place de l’Hôtel de Ville ! ».
Jacques de Guénin
Comptes 2005 de la Sécurité
sociale : un déficit de 11,6 milliards d'euros
Le déficit du régime général de
la Sécurité sociale a été de 11,6 milliards d'euros en 2005 après 11,9
milliards en 2004.
La Cour des comptes reproche à l'ANPE un suivi défaillant des chômeurs
Un rapport de la Cour des comptes dénonce de nombreuses défaillances
dans l'accompagnement des chômeurs, dues à une coordination insuffisante
entre l'ANPE et l'assurance-chômage et à la complexité du "parcours" proposé
aux demandeurs d'emploi.
Le rapport, qui doit être rendu public jeudi par la Cour des comptes,
dénonce les "dysfonctionnements" du service public de l'emploi, "découlant
d'une organisation inadaptée", et se prononce notamment en faveur de
responsabilités accrues données à l'Unedic dans l'accompagnement des
chômeurs.
L'assurance-chômage, chargée de l'indemnisation des demandeurs d'emploi, a
vu ses missions élargies et diversifiées, notamment depuis l'instauration du
PARE (plan d'aide au retour à l'emploi) en juillet 2001, qui l'a impliquée
dans le suivi des chômeurs, aux côtés de l'ANPE.
Mais à ce jour, constate la Cour des comptes, cela ne s'est pas traduit "par
une amélioration sensible pour les demandeurs d'emploi".
Ainsi, souligne le rapport, les 800 agences locales pour l'emploi et les 700
antennes Assedic "coexistent aujourd'hui sans une seule implantation
commune", et le parcours du chômeur, des Assedics à l'ANPE en passant si
besoin est par des prestataires privés, devenu trop "complexe", a été de
fait rallongé.
Le rapport préconise de rendre possible la prescription des mesures
d'accompagnement "indifféremment par l'assurance chômage, l'ANPE ou un
prestataire agréé", afin d'éviter "les délais excessifs qui retardent
d'autant le retour à l'emploi".
Tourisme: les émeutes en France ont pesé sur les résultats 2005 de TUI
Le premier groupe de tourisme européen, l'allemand TUI, a vu ses
bénéfices baisser l'an passé, où ses activités en France en particulier ont
souffert des émeutes dans les banlieues, a-t-il indiqué mercredi.
Le bénéfice net a baissé de 13,5% à 494,8 millions d'euros et le bénéfice
d'exploitation (EBTA) ajusté, qui sert d'étalon pour les prévisions, de
8,7%, tandis que le chiffre d'affaires a augmenté de 8,7% à 19,62 milliards.
Outreau : les avocats remettent leurs propositions à la commission
d'enquête
Sans attendre les conclusions de la commission d'enquête parlementaire
sur l'affaire d'Outreau, le barreau de Paris propose une réforme radicale de
la procédure pénale : huit propositions doivent être remises aujourd'hui au
président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré. Sur la détention
provisoire, volet le plus décrié de l'affaire d'Outreau, le barreau de Paris
affirme qu'elle doit devenir « une véritable exception ». La règle serait
celle d'« une durée maximale unique avec un délai butoir auquel il ne
pourrait être dérogé ». Les avocats se prononcent aussi pour la suppression
des « critères subjectifs » justifiant le maintien en détention, en
particulier celui de « trouble à l'ordre public », également réclamée par
les syndicats de magistrats. Par ailleurs, ils préconisent « une présence et
une assistance de l'avocat dès le début et pour toute la durée de la garde à
vue », et plus seulement lors de la première heure pour les cas les plus
fréquents. Le juge d'instruction, première cible des critiques dans
l'affaire d'Outreau, serait supprimé au profit d'un « juge de l'enquête et
de l'instruction ». Autre proposition radicale, le barreau prône une
séparation étanche des juges du siège, qui rendent les décisions, de ceux du
parquet, qui déclenchent les poursuites, « sans possibilité d'aller-retour »
entre les deux carrières. Enfin les avocats suggèrent la suppression de
l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) au profit d'une formation commune
au sein d'une « grande école des métiers du droit ».
La SNCF lâche EDF pour la Snet
Le groupe dirigé par Pierre Gadonneix vient de se faire souffler son
troisième plus gros client, la SNCF, par la Snet, le numéro trois du marché
et filiale de l'espagnol Endesa. A Paris, le titre EDF perdait 1% mardi.
Coup dur pour EDF : l'électricien public vient de perdre son troisième plus
gros client, en l'occurrence la SNCF. Après moult palabres (on parle de 3
années de négociation), le transporteur ferroviaire a en effet signé un
contrat de fourniture d'énergie de cinq ans avec une société privée, la Snet,
la filiale à 65% de l'espagnol Endesa. Révélé mardi matin par Le Figaro,
ledit contrat, qui couvrira la période 2007/2011, représenterait
l'équivalent de la consommation en électricité pendant six ans de la
communauté urbaine de Metz !
Médecine
40 % des postes de médecine générale proposés en troisième cycle aux
étudiants n'ont pas été pourvus en 2005, selon un bilan du ministère de la
Santé publié hier.
Regard américain sur la France « révolutionnaire »
Une nécrologie d'un Français important commence souvent par la mention
de son diplôme, de Polytechnique, de l'ENA, ou d'une autre grande école.
C'est seulement après qu'on apprend qu'il a été président de la République,
prix Nobel ou PDG, écrit l'« International Herald Tribune ». William Pfaff,
qui signe cet article du quotidien américain, affirme qu'en disant cela, il
« exagère à peine ». Dans une analyse sur la contestation anti-CPE, le
journal évoque la culture, très spécifique à la France, du « diplôme ». Pour
l'« Herald Tribune », « le problème du chômage des jeunes en France est lié
à cela ». De fait, poursuit-il, les jeunes chômeurs des banlieues françaises
ont souvent quitté l'école sans diplôme. Un problème qui s'est aggravé
encore au cours des dernières années avec l'idée du baccalauréat pour tous
qui a eu l'effet inverse de celui recherché. Une des réponses du
gouvernement Villepin après les émeutes de l'automne dernier a été de
diminuer l'âge pour l'entrée en apprentissage, souligne-t-il. L'autre, avec
un certain succès, a été d'exonérer de charges sociales les entreprises
employant de jeunes chômeurs de longue durée. La troisième étape a été le
CPE ou, selon l'« Herald Tribune », « la mise à l'essai pendant deux ans ».
Ce qui a été appelé une « marginalisation » et une façon de saper la
jeunesse. « J'ai un regard d'Américain, bien sûr, mais je n'avais jamais
rêvé que mon premier emploi soit pour toute la vie », écrit William Pfaff.
Ce nouveau contrat, ajoute-t-il, « pourrait coûter son propre emploi à
Villepin et sa tentative pour la présidence l'année prochaine ». Pendant des
années, écrit-il encore, « les manifestations ont été - pour le meilleur ou
pour le pire - la partie la plus excitante de l'éducation politique de la
jeunesse en France, exploitée (généralement cyniquement) par les hommes
politiques ». Socialistes et communistes, divisés, ont maintenant leur mot
d'ordre pour les élections de 2007. En tout cas, si jamais Dominique de
Villepin parvenait à survivre à la vague de contestation, « il pourrait
sérieusement rêver de la présidence », conclut-il, apportant ainsi son
soutien à l'hôte de Matignon.
Affaire Abdur Rahman
"Je suis prêt à assumer mes choix jusqu'au bout"
A quelques heures de l'ouverture à Kaboul de son procès pour apostasie,
qui pourrait être reporté, Abdur Rahman a donné une interview à un quotidien
italien
"Je ne veux pas mourir mais si Dieu le décide, je suis prêt à assumer mes
choix jusqu'au bout": dans une interview réalisée par le journal italien La
Repubblica, Abdur Rahman, l'humanitaire afghan passible de la peine de mort
à Kaboul pour avoir renié l'islam, a confié qu'il était prêt à tout pour sa
nouvelle foi chrétienne et qu'il n'avait nullement l'intention de s'enfuir à
l'étranger: "Cela signifierait que l'Afghanistan n'a pas changé et que nos
ennemis ont gagné. Sans les droits de l'homme, sans le respect pour toutes
les religions, les taliban gagnent".
Cet homme de 40 ans a choisi d'embrasser le christianisme dans un pays à
près de 100% musulman, contre les règles de la "charia", la loi coranique
sur laquelle se fonde partiellement le droit afghan, qui prévoient la peine
de mort par pendaison pour les apostats. Il a décidé d'assurer seul sa
défense après que les avocats ont refusé de plaider en sa faveur.
La présidentielle biélorusse se solde par 900 arrestations
Samedi, quelques milliers de manifestants ont été violemment dispersés.
«Mon père a été arrêté samedi, alors qu'il ne faisait que passer au
centre-ville. Il a 70 ans.» «Moi, c'est mon mari qui a disparu.» «Mon fils a
été condamné à dix jours de prison parce qu'il portait une tente au
centre-ville.» L'ordre habituel est revenu à Minsk : l'opposition biélorusse
est maintenant en prison ou devant les centres de détention, à la recherche
de proches interpellés ces derniers jours et condamnés à des peines allant
jusqu'à quinze jours de détention. Devant la prison de la rue Okrestina, des
dizaines de parents se relayaient encore, hier, pour essayer de localiser
leurs prisonniers ou de leur passer, en vain, des colis de vêtements et de
nourriture.
LA COLERE DE LA SEMAINE:
Rien ne va plus entre Pierre Mauroy et Martine Aubry. Devant le bureau
national du PS, l'ancien Premier ministre a reproché mardi soir à son
héritière à la mairie de Lille de "dire trop de mal de trop de monde", et
"de ne pas savoir y faire avec les gens du Nord". "Je l'aimais beaucoup", a
lâché l'ancien maire de Lille devant les hiérarques socialistes médusés. La
volonté de Mme Aubry de se présenter aux législatives dans la deuxième
circonscription du Nord, détenue par Bernard Derosier, président du conseil
général et vieil ami de Pierre Mauroy, a été la goutte d'eau qui a fait
déborder le vase.
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La
Révolution bleue
La 3e
manifestation de la Révolution bleue, qui s’est déroulée le samedi 11 mars
2006 place Saint-Michel à Paris, ainsi que dans de nombreuses villes de
France, a été un grand succès.
En dépit des conditions climatiques très rigoureuses, des troubles causés
par l’agitation contre le CPE au Quartier latin et d’un changement de
dernière minute du lieu de la manifestation, pour des raisons de sécurité, à
la demande de la préfecture de police, plus de 2000 personnes se sont
rassemblées pour affirmer à nouveau les trois thèmes de la Révolution bleue
: Non à la chienlit, non au trop-plein d’impôts et de charges, non aux
politiciens incapables.
Tour à tour Georges Clément, Olivier Pichon, Jean-Christophe Mounicq, Gérard
Pince et Claude Reichman ont pris la parole et appelé les Français à
rejoindre en masse la Révolution bleue, qui est désormais le seul espoir de
changement pacifique en France.
Concernant le contrat première embauche, qui est au cœur de l’actuelle
contestation de la jeunesse, Claude Reichman a déclaré qu’il ne fallait pas
prendre cette protestation à la légère, car le chômage de plus de 25 % des
jeunes gens de 18 à 25 ans est un des plus graves échecs de la société
française. Ce ne sont pas de simples assouplissements des conditions
d’embauche qui sont de nature à y remédier, mais une audacieuse politique de
baisse des dépenses publiques et de diminution des impôts et des charges,
seule susceptible de relancer la consommation et l’investissement et par
conséquent de créer de nombreux emplois en France.
Concernant le problème des banlieues, Claude Reichman a déclaré que seule
une politique d’immigration zéro pouvait donner à la nation le répit
indispensable pour intégrer les personnes immigrées ou issues de
l’immigration et dont la déshérence, ajoutée à la propagande islamiste, est
responsable de la crise qui a éclaté en octobre et novembre dernier et dont
tout indique qu’elle peut se reproduire à tout moment.
La prochaine manifestation de la Révolution bleue aura lieu le samedi 22
avril à 16 heures à Paris et dans toute la France.
Le porte-parole : Claude Reichman Communiqué du 13 mars 2006
Une étude de l'OCDE épingle le système éducatif européen
Dans une étude, rédigée par le département de l'éducation de l'OCDE pour
le compte d'un think tank européen, les système éducatifs français et
allemand sont qualifiés d'économiquement inefficaces et socialement injustes
C'est une claque pour le système éducatif européen en général, et pour celui
de la France en particulier. Andreas Schleicher, responsable du département
de l'Education de l'OCDE, ne mâche pas ses mots dans une étude publiée lundi
pour le compte du Lisbon Council, un laboratoire d'idée bruxellois.
Premier constat : en pourcentage de sa population, la France, comme la
Grande-Bretagne et l'Italie, ne produit pas plus de diplômés de
l'enseignement supérieur que dans les années 1960. L'Allemagne en produit
même moins qu'à cette époque, alors que la tendance dans la plupart des pays
est à la hausse du nombre de diplômés. Or, insiste l'étude, l'investissement
dans l'éducation paye toujours économiquement : en France, les différences
de salaires entre travailleurs diplômés du secondaire et du supérieur varie
de 50 à 119%. Avec des conséquences en terme de PIB.
Deuxième constat : le système éducatif français – comme en Allemagne et en
Italie - est socialement plus injuste qu'aux Etats-Unis. L'étude dénonce le
"préjugé de classe inhérent" de mécanismes qui "taxent les pauvres pour
subventionner les opportunités d'éducation des riches". Dans ces trois pays,
le système éducatif entretient et renforce les inégalités sociales et les
discriminations envers les étudiants des milieux sociaux moins favorisés. La
France, souligne Andreas Schleicher, "refuse de publier les preuves fournies
par PISA (le programme international pour le suivi des acquis des élèves
réalisé par l'OCDE dans 41 pays) de l'inégalité sociale entre écoles!".
Troisième constat : beaucoup de jeunes se retrouvent dans une position où ni
ils ne travaillent, ni ils ne vont à l'école. En France, plus de 10% des
15-19 ans seraient dans cette situation, une proportion qui se retrouve en
Italie et en Slovaquie. L'auteur est particulièrement sévère pour les
acteurs européens de l'éducation, restée "une industrie arriérée, dont les
praticiens travaillent dans l'isolement et élaborent leurs pratiques à
partir de la sagesse populaire sur ce qui marche". Or le temps presse car
les règles du jeu international ont changé : "L'époque où l'Europe était en
concurrence principalement avec des pays offrant du travail peu qualifié
avec de bas salaires est terminée depuis longtemps", écrit M. Schleicher. La
Chine et l'Inde apportent "des qualifications élevées à coût réduit".
Conclusion du rapport : les pays de l'UE doivent procéder à une véritable
révolution de leur système éducatif, à l'image de la Finlande.
40 % C’est le pourcentage des musulmans britanniques qui voudraient
instaurer la charia chez eux. Selon un sondage ICM, publié dimanche 19
février par le « Sunday Telegraph », quatre musulmans de Grande-Bretagne sur
dix souhaitent que la charia (loi islamique) soit instaurée dans les zones
du pays où leur communauté est majoritaire. D'après la même enquête, un
musulman sur cinq dit « avoir de la sympathie pour les sentiments et les
motivations » des quatre kamikazes auteurs des attentats du 7 juillet 2005 à
Londres (56 morts et 700 blessés).
30 % C’est, pour la deuxième année consécutive, l’augmentation de la
fiscalité régionale en Ile-de-France. Les Régions continuent à augmenter
leurs impôts. Après l’envolée votée par les conseils régionaux en 2005 (+21
% en moyenne), l’escalade se poursuit en 2006, mais dans une moindre mesure
(+7,5 en moyenne). La flambée des impôts régionaux depuis les élections de
mars 2004 suscite donc la polémique. Gauche et droite affûtent leurs
arguments sur un sujet qui pourrait être un des thèmes de la présidentielle
de 2007. Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale,
dénonce « la volonté des présidents PS de se constituer une cagnotte en vue
des campagnes électorales de 2007. Les dépenses de cabinet, de communication
et de représentation explosent partout ». (SOURCE : « Le Figaro économie »
du 20/02/06.)
L'administration américaine est "fauchée"
Le gouvernement américain a besoin d'argent et vite. Tellement vite que
le secrétaire d'Etat au Trésor, John Snow presse "fortement" le Congrès de
relever le plafond autorisé de la dette américaine d'ici la mi-mars. Faute
de quoi l'Etat manquerait d'argent pour financer son fonctionnement. Le
Trésor a déjà été obligé de suspendre les versements à un fonds de paiement
de retraites des fonctionnaires et de couverture des fonctionnaires
handicapés. Déjà, le gouvernement va devoir émettre des obligations à très
court termer (maturité 14 et 15 mars) pour honorer ses dépenses de
fonctionnement et éviter d'atteindre le plafond de dette. Si ce plafond,
fixé à 8.184 milliards de dollars, est enfoncé, le gouvernement risque, en
principe, de perdre sa capacité à lever de nouveaux crédits sur les marchés.
Les députés luxembourgeois rejettent la pilule anti-Mittal
La commission des Finances et du Budget luxembourgeoise a rejeté
vendredi le principe de la pilule anti-Mittal pour « préserver l'image [du
Duché] comme place financière internationale ». Autrement dit, un amendement
du projet de loi sur les OPA qui aurait pu contrer l'offre hostile du numéro
un mondial de la sidérurgie sur son challenger, Arcelor. Cette proposition
se proposait de contraindre une firme à l'initiative d'une OPA à la réaliser
entièrement en cash si 25% de son capital social au moins n'était pas coté
depuis un an. Or, Mittal Steel, qui a soumis une offre mixte aux trois
quarts en titres, ne réunissait pas ces conditions, avec seulement 12% de
son capital coté.
L'ex-Commissariat au Plan pour une immigration réduite et choisie
Le Centre d'analyse stratégique, ancien Commissariat au Plan, estime que
la France n'a pas besoin de recourir massivement à l'immigration dans les
dix ans à venir, grâce à sa démographie favorable, et qu'elle doit choisir
ses immigrés soit en raison de leur haute qualification soit en fonction du
besoin des entreprises. Si elle peut être une "solution transitoire" pour
certains secteurs qui ont du mal aujourd'hui à recruter, la France doit
d'abord privilégier ses ressources disponibles (chômeurs, seniors, femmes,
jeunes) et l'immigration à l'intérieur de l'Union européenne. Le CAS se
prononce d'ailleurs pour une levée totale des restrictions envers les
travailleurs des dix nouveaux Etats membres dès le 1er mai prochain. Ces
travaux ont nourri la réflexion sur le volet économique du projet de loi sur
l'immigration présenté par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy.
Les 25 reconnaissent la nécessité d'améliorer l'enseignement
Les 25 ministres de l'Education de l'Union européenne, réunis jeudi et
vendredi à Vienne, ont reconnu le besoin d'améliorer la qualité de
l'enseignement européen pour rester dans la compétition mondiale. Jan Figel,
a tiré la sonnette d'alarme en citant notamment une étude cette semaine de
l'Organisation de coopération et développement économiques (OCDE), pour le
compte du think tank Lisbon Council, qui critique les mauvaises performances
européennes en matière d'éducation. La question d'un Institut européen de
technologie a été abordée et devrait être discutée la semaine prochaine au
Sommet européen.
Trois chiffres pour un même constat: la France a créé peu d'emplois en
2005
Difficile de savoir avec précision combien l'économie française a créé
d'emplois en 2005. D'après l'Insee et le ministère de l'Emploi, les
entreprises secteur privé non agricole ont créés 52.300 emplois salariés
l'an dernier, surtout grâce aux emplois intérimaires dans les services et la
construction, soit une progression de 0,3%. Hors intérim, la hausse n'est
que de 0,2% (37.100 postes créés). Pour l'Unedic, qui a un champ un peu plus
large puisqu'elle travaille sur toutes les entreprises affiliées à
l'assurance-chômage, l'économie a créé presque deux fois plus de postes :
96.700 postes, soit une progression de 0,6% de l'emploi sur l'année.
L'Unedic prend en compte les secteurs marchands de l'administration, de
l'éducation, de la santé et de l'action sociale. Pour l'Acoss, l'organisme
qui recouvre les cotisations sociales, ce sont 140.000 emplois nouveaux qui
ont été créés en 2005, soit une progression de l'emploi de 0,8%. L'Acoss a
un champ encore plus large que l'Unedic avec des entreprises comme EDF, GDF,
Charbonnage de France, la RATP, la SNCF, la Poste ou France télécom. Des
chiffres différents donc mais une conclusion identique : même meilleure
qu'en 2004, la création d'emploi est restée faible en France.
La dette et les prélèvements obligatoires ont augmenté en 2005
En 2005, la dette publique a fortement augmenté. Selon les calculs
communiqués par Bercy, jeudi 9 mars, à la Commission économique de la
nation, la dette publique a représenté 66,4 % du produit intérieur brut
(PIB), soit 1 125 milliards d'euros, contre 64,7 % en 2004. Pis, cette
hausse s'est accompagnée d'une montée des prélèvements obligatoires, qui ont
atteint 44,3 % du PIB contre 43,5 % en 2004. Ce chiffre s'approche du record
de 44,9 % atteint en 1999.
Les entreprises contraintes d'adopter le CV anonyme
• Une mesure votée contre l'avis du gouvernement • Les entreprises d'au
moins 50 salariés tenues d'assurer l'anonymat des candidatures • Les
partenaires sociaux appelés à négocier
Adopté définitivement hier par l'Assemblée, le projet de loi sur l'égalité
des chances ne devra pas sa célébrité qu'au seul contrat première embauche.
Contre toute attente, les députés ont maintenu un amendement voté dimanche
par l'opposition sénatoriale et l'UDF, qui prévoit de généraliser la
pratique du curriculum vitae anonyme. Les entreprises d'au moins 50 salariés
recevant des CV devront, avant de procéder à une quelconque sélection, les
rendre anonymes en en faisant disparaître des éléments comme l'âge, le sexe,
le nom, l'adresse ou la photo.
SONDAGE Les fonctionnaires plébiscitent le… privé Passé inaperçu, un
sondage CSA réalisé pour Acteurs publics tend à démontrer que « les
Français – fonctionnaires en tête – sont bien plus progressistes qu’on ne
veut le dire ». C’est ainsi que 38 % des fonctionnaires (contre 43 % des
Français) se disent favorables à “la mise en place d’une rémunération
reposant davantage sur le mérite”. Surtout, 63 % des fonctionnaires (contre
70 % des Français) affirment souhaiter “la mise en place d’un système
obligeant les fonctionnaires à avoir, au cours de leur carrière, une
expérience dans le secteur”. Seuls 16 % des salariés du public s’y déclarent
“tout à fait opposés”.
Heurts entre policiers et jeunes, 37 interpellations
Environ 40.000 étudiants et lycéens anti-CPE, selon la police, ont de
nouveau organisé des actions à travers la France dont certaines ont dégénéré
en heurts avec les forces de l'ordre.
Trois policiers ont été légèrement blessés lors d'échauffourées avec des
jeunes.
A l'issue de ce défilé, qui s'est dispersé dans le calme aux environs de
17h00 à Port Royal, des heurts ont opposé aux abords de la Sorbonne des
petits groupes de jeunes incontrôlables aux CRS.
Des véhicules ont été dégradés, des objets brûlés sur la chaussée et des
barrières métalliques arrachées non loin de l'université, théâtre récemment
de violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants anti-CPE.
Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser ces groupes
très mobiles qui leur lançaient des pavés et autres projectiles.
Selon le parquet de Paris, il y avait en début de soirée une dizaine de
personnes gardées à vue.
Le "déclin" et la crise de la démocratie en France, vus par le Wall
Street Journal
Les manifestations en France et les "perspectives peu encourageantes pour la
carrière du premier ministre Dominique de Villepin" sont "les derniers
symptômes d'une démocratie malade", estime mardi le Wall Street Journal (WSJ).
Dans un éditorial intitulé "le déclin de la France", le grand quotidien
financier américain fustige, au-delà des manifestations d'étudiants et de
lycéens français contre le contrat de premier embauche (CPE), le modèle
économique français.
"Si la France veut renverser sa tendance, en vigueur depuis 30 ans, à une
croissance faible et un chômage élevé, elle a besoin de mettre à bas les
barrières de la législation du travail dans tous les secteurs, et pas
seulement pour les moins de 25 ans", écrit le quotidien.
"La France n'a jamais réussi à établir un système politique à la fois
durable et flexible", estime par ailleurs le quotidien.
Il relève que "dans son histoire post-Révolutionnaire, la France s'est
caractérisée simultanément par l'instabilité et l'immobilité. Alors "qu'en
217 ans, l'Amérique a vécu sous un seul ordre constitutionnel", "la France a
connu 10 régimes différents", écrit le Wall Street Journal.
"Un vrai Parlement aiderait", ajoute-t-il. "Les protestations croissantes en
France plaident pour une nouvelle réflexion sur la Constitution", estime le
quotidien. "Quand des milliers de personnes dans la rue estiment avoir le
droit de faire la loi pour des millions d'autres, un pays perd le droit de
se nommer une république démocratique", selon le Wall Street Journal.
Le quotidien suggère par ailleurs qu'il serait "instructif" d'envoyer Alexis
de Tocqueville à travers la France aujourd'hui. "Il y relèverait la
dépendance à l'Etat et l'absence d'individualisme, symbolisés par la
faiblesse de l'initiative caritative privée et le faible niveau d'engagement
civique".
Jean-Claude Trichet plaide pour "plus de souplesse"
Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a
plaidé lundi pour "plus de souplesse" sur le marché du travail pour lutter
contre "le chômage de masse". Interrogé sur LCI sur les réactions au contrat
première embauche, M. Trichet a expliqué que "la BCE ne se substitue pas aux
gouvernements, aux Parlements des douze pays membres de la zone euro, aux
partenaires sociaux", mais "nous les encourageons à aller vers plus de
souplesse". "Tout ce qui va dans le sens de plus souplesse est bon pour
combattre le chômage de masse dans le monde d'aujourd'hui", a-t-il estimé.
"Il est absolument nécessaire dans les économies de la zone euro de faire
des réformes structurelles" dans "une période de changements très rapides".
Pour le président de la BCE, "les économies qui peuvent s'adapter rapidement
tirent avantage de ce monde en changement rapide. Les économies qui ne
peuvent pas changer rapidement, qui sont inflexibles, qui ne sont pas
souples, sont très très pénalisées", a-t-il constaté.
France Télévisions secoué par un nouvel audit
Un rapport de l'Inspection des finances préconise réduction des effectifs,
fusion des rédactions de France 2 et France 3, hausse de la marge
d'exploitation... Les syndicats s'interrogent.
Patrick de Carolis, le président du groupe public, a d'ores et déjà réfuté
certaines mesures préconisées par l'Inspection générale des finances. (Photo
AFP / FRANCK FIFE)
PRIS ENTRE le marteau de l'Etat et l'enclume des syndicats, Patrick de
Carolis, le président de Francetélévisions, entame une partie difficile. La
semaine dernière, l'Inspection générale des finances (IGF) a mis le feu aux
poudres en présentant son état des lieux de la télévision publique. De quoi
provoquer l'inquiétude du personnel, notamment à France 3, talon d'Achille
du groupe. Cet après-midi, le comité d'entreprise de la chaîne qui a
déclenché un droit d'alerte à propos d'un premier rapport interne, ne
manquera pas d'évoquer les questions soulevées par l'état des lieux et les
préconisations de l'IGF. En ligne de mire, la délicate négociation du
Contrat d'objectifs et de moyens qui doit sceller pour cinq ans l'avenir des
chaînes publiques.
Expertise chiffrée à l'appui, les services de l'Etat ont préconisé, pour les
cinq années à venir, la fermeture de la filiale de production de France 3,
la réduction de 13 à 6 des directions régionales de cette chaîne, une
diminution des effectifs de 1 000 personnes sur un total de 11 000 salariés
et une fusion des rédaction de France 2 et France 3. L'IGF a aussi insisté
sur la nécessité pour l'audiovisuel public de totaliser d'ici cinq ans 40%
de parts d'audience, d'arriver à «une marge d'exploitation de 4% de son
chiffre d'affaires» et à une «capacité d'autofinancement de 8%». Sans
compter la nécessité de voir «les activités nouvelles» représenter à terme
20% du résultat.
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50.000 Le
nombre de RMistes supplémentaires en 2005
Si
le chiffre du chômage baisse, celui du nombre de bénéficiaires du
revenu minimum d'insertion est en hausse : il a augmenté de 4,2%
l'an dernier dans toute la France (métropole et DOM), pour
représenter 1.112.400 millions de personnes, selon les statistiques
de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), publiées
vendredi. Cela représente 50.000 personnes de plus que l'an dernier.
Si
la tendance persiste, "un Américain pourrait être dans vingt ans
deux fois plus riche
qu’un Français" a remarqué Jean-Philippe Cotis, chef économiste de
l’OCDE, lors de la publication du rapport «Objectif croissance» le 7
février dernier.
«Les avantages de la libéralisation des échanges sont répartis entre
une multitude de bénéficiaires qui, individuellement, ont du mal à
en évaluer le montant. Les inconvénients, eux, se trouvent
concentrés sur un petit nombre de gens vulnérables qui en ressentent
très durement les conséquences et qui éprouvent donc un intérêt
immédiat à manifester fortement leur mécontentement».
Peter Mandelson
Les Britanniques
plus accros au Net qu'à la télé
Les Britanniques sont encore plus friands d'internet que
de télévision. C'est du moins ce que révèle une étude menée par TNS
pour Google. Selon le célèbre moteur de recherche, les personnes
interrogées surferaient ainsi sur la Toile 2h44 par jour et
regarderaient leur petit écran – seulement – 2h28. Soit un
différentiel d'un gros quart d'heure. Cette sur-consommation du Net
est évidemment le fait des 16-24 ans. A noter que les hommes dans
leur ensemble cliqueraient davantage que les femmes. Enfin, Londres
et l'Ecosse en général seraient les deux foyers où l'on serait le
plus longtemps « en ligne ».
Révélations - « La tragédie du président », de F.O. Giesbert
Tandis que Jacques Chirac se bat pour que la dernière année de son
quinquennat soit « utile », c'est le crépuscule du président que
raconte Franz-Olivier Giesbert, après vingt ans d'une histoire
tumultueuse entre échecs et conquêtes, jouissance et solitude du
pouvoir.
ÉMEUTES L’inquiétude des maires
Directeur général de l’Association des maires d’Île-de-France,
Thierry Staron l’affirme : les maires de banlieues craignent un
nouvel embrasement de leurs villes : « La plupart des maires n’ont
qu’une hantise, de nouvelles émeutes. Quand et comment ? On n’en
sait rien. Mais il n’y a aucune raison pour que les quartiers
n’explosent pas à la moindre occasion. » Parmi ces élus inquiets,
Jean-Christophe Lagarde, député-maire UDF de Drancy
(Seine-Saint-Denis). « Les émeutes de novembre se reproduiront »,
prédit ce proche de François Bayrou. Ajoutant : « Depuis mi-janvier,
j’observe dans ma ville exactement les mêmes signes de tension qu’au
mois d’octobre. La poudrière est là, plus que jamais. »
La France a la justice qu’elle mérite :
Les
condamnations pour infractions au code de la route sont plus lourdes
que celles visant des délits de violence commis par des immigrés.
Les traductions devant des cours pénales de patriotes sont légions.
En particulier celle du 13 mars, devant la cour d’appel d’Aix en
Provence, de membres d’associations de défense des anciens détenus
de l’Algérie française pour avoir élevé une stèle aux fusillés de
1962, et l’avoir fleurie.
Les dénonciations suffisent pour traîner au banc d’infamie un
honnête homme et le désigner à la vindicte publique comme monsieur
Lefèvre, le charcutier de Compiègne, condamné lourdement puis
agressé chez lui par de jeunes Nord-africains.
Les tribunaux d’exception – comme celui des affaires sociales –
ignorent le droit, empêchent les justiciables de se défendre,
montrent leur connivence avec les représentant de l’URSSAF et des
caisses « obligatoires » d’assurance maladie.
La justice en France n’est plus ni juste ni française.
Le Comité de Lépante
Barroso dans la ligné des grands bâtisseurs
L'actuel président de la Commission européenne restera dans les
livres d'Histoire comme un grand bâtisseur.
D'usines à gaz. Après la fabuleuse directive Reach (feu d'artifice
de plus de 1000 pages de réglementations fondées sur du sable
scientifique) et quantité d'autres initiatives tout aussi
mémorables, la Commission Barroso vient de dévoiler à la presse son
nouveau Projet :
Un fonds de 500 millions d'euros pour les victimes de la
délocalisation hors de l'Union.
Prenons un exemple : un délégué syndical belge. Si son entreprise
délocalise son département, il a déjà droit, en vertu de la
législation belge admirable d'équité et de sens de la mesure, à huit
années de salaire. Une obole, donc, que viendra compléter le si
généreux (avec notre argent) Barroso.
On devine les trésors d'objectivité que déployera la Commission dans
le choix des heureuses "victimes".
Comment ? Pour l'Institut Hayek, il faudrait ne pas indemniser les
"victimes" de la délocalisation. En un mot : oui. Personne ne
conteste qu'il est pénible de perdre son emploi, particulièrement
dans une économie aussi moribonde que l'économie européenne. Mais
dans la mesure où le mécanisme même de l'économie de marché et du
progrès qui en est le corollaire implique la disparition et la
création d'entreprises, des dizaines de milliers d'Européens perdent
chaque année leur emploi. Pourquoi en sélectionner quelques-uns pour
les arroser d'argent public ?
La meilleure - la seule, en réalité - garantie du travailleur, est
celle du marché de l'emploi. Dans une économie saine, en croissance,
celui qui perd son emploi en retrouve un autre le lendemain.
Seulement cela suppose de laisser aux entreprises les moyens de leur
croissance, donc de ne pas les ponctionner d'impôts et de charges
sociales au bénéfice de stupidités démagogiques comme ce Fonds que
touche Barroso.
© Institut Hayek, 2006
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Trois Français sur
quatre jugent la France en déclin
N'en déplaise à Dominique de
Villepin, qui appelait il y a quelques semaines à lutter contre la "déclinogie",
77% des Français ont le sentiment que la France est plutôt en déclin, selon
un sondage réalise pour la CGPME, le syndicat patronal des petites et
moyennes entreprises. Un sentiment qui traverse les catégories
professionnelles et les âges, même si les moins de 20 ans sont un peu moins
pessimistes. Qu'est-ce qui fonctionne (très) mal dans l'Hexagone pour les
sondés? le système judiciaire (74%) et le système éducatif (60%). Côté
entreprises, 49% jugent qu'elles fonctionnent bien, contre 46% qui pensent
le contraire.
GENDARME ASSASSINÉ
L’émotion de MAM
« J’ai personnellement regretté que l’on n’ait pas
associé au grand défilé “contre la haine” du dimanche 26 février la mémoire
du gendarme Raphaël Clin, dont l’assassinat (dans l’île de Saint-Martin aux
Antilles) a également été accompagné de manifestations à caractère raciste.
» C’est ce qu’a notamment déclaré la ministre de la Défense, Michèle
Alliot-Marie, cette semaine devant les invités de la Revue des Deux Mondes.
MAM, qui se rendra prochainement aux Antilles, a par ailleurs
personnellement soutenu l’organisation, par les députés UMP Jérôme Rivière
et Muriel Marland-Militello, d’une “marche silencieuse” en l’honneur du
gendarme assassiné, le 4 mars à Nice.
MÉDIAS
La gauche à l’honneur
Animateur-producteur du Grand Journal de Canal Plus,
Michel Denisot s’est récemment fait rappeler à l’ordre par le CSA en raison
du déséquilibre en faveur des invités politiques de gauche par rapport à
ceux de droite dans son émission. Au hit-parade des personnalités de gauche
les plus conviées : Jack Lang (invité cinq fois), Dominique Strauss-Kahn
(quatre fois) et Olivier Besancenot (trois fois). La venue de Nicolas
Sarkozy, le 1er mars, aurait permis de rétablir en partie l’équilibre,
assure Denisot, qui se refuse à inviter Villiers et Le Pen.
Le CNE a trouvé sa place chez les petits patrons
37% des recrutements dans les très petites entreprises n'auraient pas
été faits sans le contrat nouvelles embauches, selon une étude. La
fédération de la Métallurgie met en garde les employeurs contre tout abus ou
détournement du nouveau dispositif.
L'année 2005 a été particulièrement difficile pour les patrons de petites
entreprises. Financièrement, c'est même la pire depuis 2000, d'après
l'enquête trimestrielle réalisée par la société de conseil Fiducial.
Difficile dans ces conditions d'adhérer totalement à l'argument du
gouvernement qui soutient que le recul du chômage depuis huit mois
s'explique par le dynamisme de l'emploi dans les très petites entreprises
-grâce aux services à la personne et au contrat nouvelles embauches-, mal
mesuré par les statisticiens. Sur l'année 2005, les créations nettes de
postes (les créations moins les suppressions) ont été légèrement positives
(moyenne trimestrielle à +0,5% contre 0,25% en 2004 et 0,75% en 2002). Mais
le solde est redevenu négatif au dernier trimestre.
Dans ce contexte, le Contrat nouvelles embauches, qui permet un licenciement
sans justification durant les deux premières années, a néanmoins permis 37%
de recrutements qui n'auraient pas eu lieu sans ce dispositif, d'après
l'enquête. Lors de la précédente enquête – la seule sur le sujet – la
proportion était de 29%. Cela équivaut à environ 60.000 emplois, précise
Fiducial, qui estime que les chiffres de l'Acoss (300.000 intentions de CNE
déclarés) sont surestimés. Depuis sa création en août, 5% des TPE ont
recruté en CNE, certaines entreprises ayant embauché plusieurs CNE. Les
entreprises de 10 à 19 salariés y ont eu davantage recours que celles de 6 à
9 salariés. Parmi les TPE qui ont embauché au dernier trimestre 2005, le CNE
représente 24% des embauches, le CDI 47%, le reste étant des CDD ou de l'interim.
17% des salariés français sont au SMIC
Plus de 2,5 millions de salariés étaient rémunérés sur la base du Smic
en 2005, selon une étude de la Dares (direction des études du ministère de
l'Emploi) publiée lundi. Soit 16,8% du total des salariés (hors agriculture
et hors intérim). "C'est le plus haut niveau historique depuis vingt ans",
souligne la Dares, qui rappelle que les Smicards ne représentaient que 15,6%
des salariés en 2004 et 14% en 2002. Toujours selon la Dares, cette hausse
s'explique "principalement" par l'ampleur de l'augmentation du Smic horaire
pour la troisième année consécutive : +5,5% par an en moyenne entre 2003 et
2005. Si les Smicards sont très présents dans les entreprises de moins de 10
salariés, où ils représentent 34% des effectifs, leur nombre progresse plus
vite dans les entreprises plus grandes. Il a ainsi doublé dans celles de
plus de 250 salariés.
La "piste soviétique" se confirmerait dans l'attentat de 1981 contre Jean
Paul II
Le sénateur Paolo Guzzanti, président de la "commission Mitrokhine" (du
nom d'un ex-agent du KGB), chargée d'enquêter sur l'activité des services
secrets soviétiques durant la guerre froide, a révélé, mercredi 1er mars,
qu'"au- delà de tout doute raisonnable, c'est le sommet hiérarchique de
l'URSS qui a pris l'initiative d'éliminer le pape polonais Karol Wojtyla".
Dans l'attentat du 13 mai 1981 place Saint-Pierre, il met en cause en
particulier le GRU - les services secrets militaires russes sous Leonid
Brejnev (1906-1982) -, qui aurait été "chargé d'accomplir un délit d'une
gravité sans précédent dans l'histoire moderne".
La commission italienne affirme détenir une preuve capitale dans les
résultats d'une expertise et d'une contre-expertise photographiques, qui
démontrent, définitivement, la présence, place Saint-Pierre, au moment de
l'attentat, de Sergueï Antonov, chef d'escale d'une compagnie aérienne
bulgare à Rome. Accusé par les premières déclarations d'Ali Agça, le tireur
des coups de feu (qui s'était ensuite ravisé), M. Antonov avait été acquitté
faute de preuves, à l'issue de son procès en 1986. Selon la commission, ces
expertises photographiques confirment la participation des services
bulgares, "couverture" des services soviétiques.
Selon les premiers éléments du rapport - qui devrait être publié à la
mi-mars -, quatre magistrats, associés aux procès d'Ali Agça et de Sergueï
Antonov, ont également mis en cause l'inspiration soviétique de l'attentat.