Conscience Politique   "le journal à contre pied de la pensée unique"   www.conscience-politique.org

BREVES DE MARS 2006


Les Français, seuls à rejeter le capitalisme
Sondage : la France est le seul pays au monde dans lequel la majorité de la population se déclare hostile à l’économie de marché
L’enquête a été réalisé par l’institut de sondage international GlobalScan pour le compte de l’université du Maryland.
Seulement 36% des sondés dans l’Hexagone estiment que l’économie de marché constitue le meilleur système pour l’avenir.
Par comparaison, 65% des Allemands, 71% des Américains, 74% des Chinois et même 56% des Keynians sont totallement d’accord avec cette affirmation.

Paris: les incidents entre manifestants et forces de l'ordre redoublent place de la République
Des incidents très violents se poursuivaient mardi, peu après 20h, place de la République à Paris, avec de véritables scènes d'émeute opposant plusieurs milliers de jeunes et les forces de l'ordre.
Pris sous un jet continu de bouteilles, de cailloux, de morceaux de mobilier urbain et de morceaux de bois, les forces de l'ordre ont commencé à vider la place de la république vers 20h15 en utilisant deux canons à eau et en tirant de nombreuses grenades détonantes et lacrymogènes.
Des incidents sporadiques avaient commencé à opposer les forces de l'ordre et quelques centaines de jeunes en fin d'après-midi, à l'issue de la manifestation contre le contrat première embauche (CPE) qui a rassemblé 92.000 manifestants dans la capitale selon la police, 700.000 selon les organisateurs.
Des jeunes se réclamant de mouvances anarchistes et autonomes ainsi que des jeunes casseurs venus de banlieue ont pris pour cible les CRS à l'aide de bouteilles et de cailloux lancés sur un premier barrage des forces de l'ordre. Les incidents se sont peu à peu étendus sur toute la place vers 19h, alors que des milliers de manifestants continuaient à arriver et à se disperser peu à peu.
Les forces de l'ordre ont chargé à plusieurs reprises dans la foule, la place de la République, procédant à de nombreuses interpellations musclées, avec l'aide de policiers en civil, certains masqués.
Alors que les incidents se poursuivaient, le nombre de jeunes, visiblement décidés à en découdre, augmentait.
Vers 20h, plusieurs milliers de jeunes affrontaient les forces de l'ordre, tandis que d'autres regardaient, lançant de temps en temps une bouteille ramassée par terre.

Manifestation anti-blocage place de l’Hôtel de Ville, dimanche 26 mars
Nous sommes heureux de vous annoncer que notre manifestation anti-blocages de ce dimanche a été un succès.
Après les 500 personnes sur la place de l’Hôtel de Ville dimanche dernier, après les 1500 personnes place du Panthéon mardi, nous étions 4000 ce dimanche après-midi place de l’Hôtel de Ville, le tout sans que les Français aient été informés de notre action. Si nous multiplions ainsi par 3 le nombre de personnes à chaque manifestation, notre mouvement va bientôt devenir incontournable !
Bien que nous ne soyons pas subventionnés par l’Etat, bien que nous ne bénéficiions pas de salariés détachés dans nos organisations respectives, bien que notre action de ce jour n’ait pas été annoncée par un seul média, 4000 personnes sont venues. Combien de participants aurions-nous si les gens étaient informés de l’existence de nos manifestations ?
Afin de bénéficier du succès grandissant de nos actions, nous avons pris la décision, en accord avec les autres collectifs et associations, de reconduire le mouvement tous les dimanches à 15h00 place de l’Hôtel de Ville. Un communiqué de presse commun en ce sens sera diffusé dès aujourd'hui.
N’oubliez pas qu’il est important que chacun de vous nous prête main forte en diffusant dans son entourage l’information suivante : « rendez-vous dimanche 2 avril à 15h00 place de l’Hôtel de Ville ! ».
Jacques de Guénin
Comptes 2005 de la Sécurité sociale : un déficit de 11,6 milliards d'euros
Le déficit du régime général de la Sécurité sociale a été de 11,6 milliards d'euros en 2005 après 11,9 milliards en 2004.

La Cour des comptes reproche à l'ANPE un suivi défaillant des chômeurs
Un rapport de la Cour des comptes dénonce de nombreuses défaillances dans l'accompagnement des chômeurs, dues à une coordination insuffisante entre l'ANPE et l'assurance-chômage et à la complexité du "parcours" proposé aux demandeurs d'emploi.
Le rapport, qui doit être rendu public jeudi par la Cour des comptes, dénonce les "dysfonctionnements" du service public de l'emploi, "découlant d'une organisation inadaptée", et se prononce notamment en faveur de responsabilités accrues données à l'Unedic dans l'accompagnement des chômeurs.
L'assurance-chômage, chargée de l'indemnisation des demandeurs d'emploi, a vu ses missions élargies et diversifiées, notamment depuis l'instauration du PARE (plan d'aide au retour à l'emploi) en juillet 2001, qui l'a impliquée dans le suivi des chômeurs, aux côtés de l'ANPE.
Mais à ce jour, constate la Cour des comptes, cela ne s'est pas traduit "par une amélioration sensible pour les demandeurs d'emploi".
Ainsi, souligne le rapport, les 800 agences locales pour l'emploi et les 700 antennes Assedic "coexistent aujourd'hui sans une seule implantation commune", et le parcours du chômeur, des Assedics à l'ANPE en passant si besoin est par des prestataires privés, devenu trop "complexe", a été de fait rallongé.
Le rapport préconise de rendre possible la prescription des mesures d'accompagnement "indifféremment par l'assurance chômage, l'ANPE ou un prestataire agréé", afin d'éviter "les délais excessifs qui retardent d'autant le retour à l'emploi".

Tourisme: les émeutes en France ont pesé sur les résultats 2005 de TUI
Le premier groupe de tourisme européen, l'allemand TUI, a vu ses bénéfices baisser l'an passé, où ses activités en France en particulier ont souffert des émeutes dans les banlieues, a-t-il indiqué mercredi.
Le bénéfice net a baissé de 13,5% à 494,8 millions d'euros et le bénéfice d'exploitation (EBTA) ajusté, qui sert d'étalon pour les prévisions, de 8,7%, tandis que le chiffre d'affaires a augmenté de 8,7% à 19,62 milliards.

Outreau : les avocats remettent leurs propositions à la commission d'enquête
Sans attendre les conclusions de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire d'Outreau, le barreau de Paris propose une réforme radicale de la procédure pénale : huit propositions doivent être remises aujourd'hui au président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré. Sur la détention provisoire, volet le plus décrié de l'affaire d'Outreau, le barreau de Paris affirme qu'elle doit devenir « une véritable exception ». La règle serait celle d'« une durée maximale unique avec un délai butoir auquel il ne pourrait être dérogé ». Les avocats se prononcent aussi pour la suppression des « critères subjectifs » justifiant le maintien en détention, en particulier celui de « trouble à l'ordre public », également réclamée par les syndicats de magistrats. Par ailleurs, ils préconisent « une présence et une assistance de l'avocat dès le début et pour toute la durée de la garde à vue », et plus seulement lors de la première heure pour les cas les plus fréquents. Le juge d'instruction, première cible des critiques dans l'affaire d'Outreau, serait supprimé au profit d'un « juge de l'enquête et de l'instruction ». Autre proposition radicale, le barreau prône une séparation étanche des juges du siège, qui rendent les décisions, de ceux du parquet, qui déclenchent les poursuites, « sans possibilité d'aller-retour » entre les deux carrières. Enfin les avocats suggèrent la suppression de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) au profit d'une formation commune au sein d'une « grande école des métiers du droit ».
 
La SNCF lâche EDF pour la Snet
Le groupe dirigé par Pierre Gadonneix vient de se faire souffler son troisième plus gros client, la SNCF, par la Snet, le numéro trois du marché et filiale de l'espagnol Endesa. A Paris, le titre EDF perdait 1% mardi.
Coup dur pour EDF : l'électricien public vient de perdre son troisième plus gros client, en l'occurrence la SNCF. Après moult palabres (on parle de 3 années de négociation), le transporteur ferroviaire a en effet signé un contrat de fourniture d'énergie de cinq ans avec une société privée, la Snet, la filiale à 65% de l'espagnol Endesa. Révélé mardi matin par Le Figaro, ledit contrat, qui couvrira la période 2007/2011, représenterait l'équivalent de la consommation en électricité pendant six ans de la communauté urbaine de Metz !

Médecine
40 % des postes de médecine générale proposés en troisième cycle aux étudiants n'ont pas été pourvus en 2005, selon un bilan du ministère de la Santé publié hier.

Regard américain sur la France « révolutionnaire »
Une nécrologie d'un Français important commence souvent par la mention de son diplôme, de Polytechnique, de l'ENA, ou d'une autre grande école. C'est seulement après qu'on apprend qu'il a été président de la République, prix Nobel ou PDG, écrit l'« International Herald Tribune ». William Pfaff, qui signe cet article du quotidien américain, affirme qu'en disant cela, il « exagère à peine ». Dans une analyse sur la contestation anti-CPE, le journal évoque la culture, très spécifique à la France, du « diplôme ». Pour l'« Herald Tribune », « le problème du chômage des jeunes en France est lié à cela ». De fait, poursuit-il, les jeunes chômeurs des banlieues françaises ont souvent quitté l'école sans diplôme. Un problème qui s'est aggravé encore au cours des dernières années avec l'idée du baccalauréat pour tous qui a eu l'effet inverse de celui recherché. Une des réponses du gouvernement Villepin après les émeutes de l'automne dernier a été de diminuer l'âge pour l'entrée en apprentissage, souligne-t-il. L'autre, avec un certain succès, a été d'exonérer de charges sociales les entreprises employant de jeunes chômeurs de longue durée. La troisième étape a été le CPE ou, selon l'« Herald Tribune », « la mise à l'essai pendant deux ans ». Ce qui a été appelé une « marginalisation » et une façon de saper la jeunesse. « J'ai un regard d'Américain, bien sûr, mais je n'avais jamais rêvé que mon premier emploi soit pour toute la vie », écrit William Pfaff. Ce nouveau contrat, ajoute-t-il, « pourrait coûter son propre emploi à Villepin et sa tentative pour la présidence l'année prochaine ». Pendant des années, écrit-il encore, « les manifestations ont été - pour le meilleur ou pour le pire - la partie la plus excitante de l'éducation politique de la jeunesse en France, exploitée (généralement cyniquement) par les hommes politiques ». Socialistes et communistes, divisés, ont maintenant leur mot d'ordre pour les élections de 2007. En tout cas, si jamais Dominique de Villepin parvenait à survivre à la vague de contestation, « il pourrait sérieusement rêver de la présidence », conclut-il, apportant ainsi son soutien à l'hôte de Matignon.

Affaire Abdur Rahman
"Je suis prêt à assumer mes choix jusqu'au bout"
A quelques heures de l'ouverture à Kaboul de son procès pour apostasie, qui pourrait être reporté, Abdur Rahman a donné une interview à un quotidien italien
"Je ne veux pas mourir mais si Dieu le décide, je suis prêt à assumer mes choix jusqu'au bout": dans une interview réalisée par le journal italien La Repubblica, Abdur Rahman, l'humanitaire afghan passible de la peine de mort à Kaboul pour avoir renié l'islam, a confié qu'il était prêt à tout pour sa nouvelle foi chrétienne et qu'il n'avait nullement l'intention de s'enfuir à l'étranger: "Cela signifierait que l'Afghanistan n'a pas changé et que nos ennemis ont gagné. Sans les droits de l'homme, sans le respect pour toutes les religions, les taliban gagnent".
Cet homme de 40 ans a choisi d'embrasser le christianisme dans un pays à près de 100% musulman, contre les règles de la "charia", la loi coranique sur laquelle se fonde partiellement le droit afghan, qui prévoient la peine de mort par pendaison pour les apostats. Il a décidé d'assurer seul sa défense après que les avocats ont refusé de plaider en sa faveur.

La présidentielle biélorusse se solde par 900 arrestations
Samedi, quelques milliers de manifestants ont été violemment dispersés.
«Mon père a été arrêté samedi, alors qu'il ne faisait que passer au centre-ville. Il a 70 ans.» «Moi, c'est mon mari qui a disparu.» «Mon fils a été condamné à dix jours de prison parce qu'il portait une tente au centre-ville.» L'ordre habituel est revenu à Minsk : l'opposition biélorusse est maintenant en prison ou devant les centres de détention, à la recherche de proches interpellés ces derniers jours et condamnés à des peines allant jusqu'à quinze jours de détention. Devant la prison de la rue Okrestina, des dizaines de parents se relayaient encore, hier, pour essayer de localiser leurs prisonniers ou de leur passer, en vain, des colis de vêtements et de nourriture.

LA COLERE DE LA SEMAINE:
Rien ne va plus entre Pierre Mauroy et Martine Aubry. Devant le bureau national du PS, l'ancien Premier ministre a reproché mardi soir à son héritière à la mairie de Lille de "dire trop de mal de trop de monde", et "de ne pas savoir y faire avec les gens du Nord". "Je l'aimais beaucoup", a lâché l'ancien maire de Lille devant les hiérarques socialistes médusés. La volonté de Mme Aubry de se présenter aux législatives dans la deuxième circonscription du Nord, détenue par Bernard Derosier, président du conseil général et vieil ami de Pierre Mauroy, a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

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La Révolution bleue
La 3e manifestation de la Révolution bleue, qui s’est déroulée le samedi 11 mars 2006 place Saint-Michel à Paris, ainsi que dans de nombreuses villes de France, a été un grand succès.
En dépit des conditions climatiques très rigoureuses, des troubles causés par l’agitation contre le CPE au Quartier latin et d’un changement de dernière minute du lieu de la manifestation, pour des raisons de sécurité, à la demande de la préfecture de police, plus de 2000 personnes se sont rassemblées pour affirmer à nouveau les trois thèmes de la Révolution bleue : Non à la chienlit, non au trop-plein d’impôts et de charges, non aux politiciens incapables.
Tour à tour Georges Clément, Olivier Pichon, Jean-Christophe Mounicq, Gérard Pince et Claude Reichman ont pris la parole et appelé les Français à rejoindre en masse la Révolution bleue, qui est désormais le seul espoir de changement pacifique en France.
Concernant le contrat première embauche, qui est au cœur de l’actuelle contestation de la jeunesse, Claude Reichman a déclaré qu’il ne fallait pas prendre cette protestation à la légère, car le chômage de plus de 25 % des jeunes gens de 18 à 25 ans est un des plus graves échecs de la société française. Ce ne sont pas de simples assouplissements des conditions d’embauche qui sont de nature à y remédier, mais une audacieuse politique de baisse des dépenses publiques et de diminution des impôts et des charges, seule susceptible de relancer la consommation et l’investissement et par conséquent de créer de nombreux emplois en France.
Concernant le problème des banlieues, Claude Reichman a déclaré que seule une politique d’immigration zéro pouvait donner à la nation le répit indispensable pour intégrer les personnes immigrées ou issues de l’immigration et dont la déshérence, ajoutée à la propagande islamiste, est responsable de la crise qui a éclaté en octobre et novembre dernier et dont tout indique qu’elle peut se reproduire à tout moment. 
La prochaine manifestation de la Révolution bleue aura lieu le samedi 22 avril à 16 heures à Paris et dans toute la France.
Le porte-parole : Claude Reichman Communiqué du 13 mars 2006

Une étude de l'OCDE épingle le système éducatif européen 
Dans une étude, rédigée par le département de l'éducation de l'OCDE pour le compte d'un think tank européen, les système éducatifs français et allemand sont qualifiés d'économiquement inefficaces et socialement injustes
C'est une claque pour le système éducatif européen en général, et pour celui de la France en particulier. Andreas Schleicher, responsable du département de l'Education de l'OCDE, ne mâche pas ses mots dans une étude publiée lundi pour le compte du Lisbon Council, un laboratoire d'idée bruxellois.
Premier constat : en pourcentage de sa population, la France, comme la Grande-Bretagne et l'Italie, ne produit pas plus de diplômés de l'enseignement supérieur que dans les années 1960. L'Allemagne en produit même moins qu'à cette époque, alors que la tendance dans la plupart des pays est à la hausse du nombre de diplômés. Or, insiste l'étude, l'investissement dans  l'éducation paye toujours économiquement : en France, les différences de salaires entre travailleurs diplômés du secondaire et du supérieur varie de 50 à 119%. Avec des conséquences en terme de PIB.
Deuxième constat : le système éducatif français – comme en Allemagne et en Italie - est socialement plus injuste qu'aux Etats-Unis. L'étude dénonce le "préjugé de classe inhérent" de mécanismes qui "taxent les pauvres pour subventionner les opportunités d'éducation des riches". Dans ces trois pays, le système éducatif entretient et renforce les inégalités sociales et les discriminations envers les étudiants des milieux sociaux moins favorisés. La France, souligne Andreas Schleicher, "refuse de publier les preuves fournies par PISA (le programme international pour le suivi des acquis des élèves réalisé par l'OCDE dans 41 pays) de l'inégalité sociale entre écoles!".
Troisième constat : beaucoup de jeunes se retrouvent dans une position où ni ils ne travaillent, ni ils ne vont à l'école. En France, plus de 10% des 15-19 ans seraient dans cette situation, une proportion qui se retrouve en Italie et en Slovaquie. L'auteur est particulièrement sévère pour les acteurs européens de  l'éducation, restée "une industrie arriérée, dont les praticiens travaillent dans l'isolement et élaborent leurs pratiques à partir de la sagesse populaire sur ce qui marche". Or le temps presse car les règles du jeu international ont changé : "L'époque où l'Europe était en concurrence principalement avec des pays offrant du travail peu qualifié avec de bas salaires est terminée depuis longtemps", écrit M. Schleicher. La Chine et l'Inde apportent  "des qualifications élevées à coût réduit". Conclusion du rapport : les pays de l'UE doivent procéder à une véritable révolution de leur système éducatif, à l'image de la Finlande.

40 % C’est le pourcentage des musulmans britanniques qui voudraient instaurer la charia chez eux. Selon un sondage ICM, publié dimanche 19 février par le « Sunday Telegraph », quatre musulmans de Grande-Bretagne sur dix souhaitent que la charia (loi islamique) soit instaurée dans les zones du pays où leur communauté est majoritaire. D'après la même enquête, un musulman sur cinq dit « avoir de la sympathie pour les sentiments et les motivations » des quatre kamikazes auteurs des attentats du 7 juillet 2005 à Londres (56 morts et 700 blessés).

 30 % C’est, pour la deuxième année consécutive, l’augmentation de la fiscalité régionale en Ile-de-France. Les Régions continuent à augmenter leurs impôts. Après l’envolée votée par les conseils régionaux en 2005 (+21 % en moyenne), l’escalade se poursuit en 2006, mais dans une moindre mesure (+7,5 en moyenne). La flambée des impôts régionaux depuis les élections de mars 2004 suscite donc la polémique. Gauche et droite affûtent leurs arguments sur un sujet qui pourrait être un des thèmes de la présidentielle de 2007. Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, dénonce « la volonté des présidents PS de se constituer une cagnotte en vue des campagnes électorales de 2007. Les dépenses de cabinet, de communication et de représentation explosent partout ». (SOURCE : « Le Figaro économie » du 20/02/06.)

L'administration américaine est "fauchée"
Le gouvernement américain a besoin d'argent et vite. Tellement vite que le secrétaire d'Etat au Trésor, John Snow presse "fortement" le Congrès de relever le plafond autorisé de la dette américaine d'ici la mi-mars. Faute de quoi l'Etat manquerait d'argent pour financer son fonctionnement. Le Trésor a déjà été obligé de suspendre les versements à un fonds de paiement de retraites des fonctionnaires et de couverture des fonctionnaires handicapés. Déjà, le gouvernement va devoir émettre des obligations à très court termer (maturité 14 et 15 mars) pour honorer ses dépenses de fonctionnement et éviter d'atteindre le plafond de dette. Si ce plafond, fixé à 8.184 milliards de dollars, est enfoncé, le gouvernement risque, en principe, de perdre sa capacité à lever de nouveaux crédits sur les marchés.

Les députés luxembourgeois rejettent la pilule anti-Mittal
La commission des Finances et du Budget luxembourgeoise a rejeté vendredi le principe de la pilule anti-Mittal pour « préserver l'image [du Duché] comme place financière internationale ». Autrement dit, un amendement du projet de loi sur les OPA qui aurait pu contrer l'offre hostile du numéro un mondial de la sidérurgie sur son challenger, Arcelor. Cette proposition se proposait de contraindre une firme à l'initiative d'une OPA à la réaliser entièrement en cash si 25% de son capital social au moins n'était pas coté depuis un an. Or, Mittal Steel, qui a soumis une offre mixte aux trois quarts en titres, ne réunissait pas ces conditions, avec seulement 12% de son capital coté.

L'ex-Commissariat au Plan pour une immigration réduite et choisie
Le Centre d'analyse stratégique, ancien Commissariat au Plan, estime que la France n'a pas besoin de recourir massivement à l'immigration dans les dix ans à venir, grâce à sa démographie favorable, et qu'elle doit choisir ses immigrés soit en raison de leur haute qualification soit en fonction du besoin des entreprises. Si elle peut être une "solution transitoire" pour certains secteurs qui ont du mal aujourd'hui à recruter, la France doit d'abord privilégier ses ressources disponibles (chômeurs, seniors, femmes, jeunes) et l'immigration à l'intérieur de l'Union européenne. Le CAS se prononce d'ailleurs pour une levée totale des restrictions envers les travailleurs des dix nouveaux Etats membres dès le 1er mai prochain. Ces travaux ont nourri la réflexion sur le volet économique du projet de loi sur l'immigration présenté par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy.

Les 25 reconnaissent la nécessité d'améliorer l'enseignement
Les 25 ministres de l'Education de l'Union européenne, réunis jeudi et vendredi à Vienne, ont reconnu le besoin d'améliorer la qualité de l'enseignement européen pour rester dans la compétition mondiale. Jan Figel, a tiré la sonnette d'alarme en citant notamment une étude cette semaine de l'Organisation de coopération et développement économiques (OCDE), pour le compte du think tank Lisbon Council, qui critique les mauvaises performances européennes en matière d'éducation. La question d'un Institut européen de technologie a été abordée et devrait être discutée la semaine prochaine au Sommet européen.

Trois chiffres pour un même constat: la France a créé peu d'emplois en 2005
Difficile de savoir avec précision combien l'économie française a créé d'emplois en 2005. D'après l'Insee et le ministère de l'Emploi, les entreprises secteur privé non agricole ont créés 52.300 emplois salariés l'an dernier, surtout grâce aux emplois intérimaires dans les services et la construction, soit une progression de 0,3%. Hors intérim, la hausse n'est que de 0,2% (37.100 postes créés). Pour l'Unedic, qui a un champ un peu plus large puisqu'elle travaille sur toutes les entreprises affiliées à l'assurance-chômage, l'économie a créé presque deux fois plus de postes : 96.700 postes, soit une progression de 0,6% de l'emploi sur l'année. L'Unedic prend en compte les secteurs marchands de l'administration, de l'éducation, de la santé et de l'action sociale. Pour l'Acoss, l'organisme qui recouvre les cotisations sociales, ce sont 140.000 emplois nouveaux qui ont été créés en 2005, soit une progression de l'emploi de 0,8%. L'Acoss a un champ encore plus large que l'Unedic avec des entreprises comme EDF, GDF, Charbonnage de France, la RATP, la SNCF, la Poste ou France télécom. Des chiffres différents donc mais une conclusion identique : même meilleure qu'en 2004, la création d'emploi est restée faible en France.

La dette et les prélèvements obligatoires ont augmenté en 2005
En 2005, la dette publique a fortement augmenté. Selon les calculs communiqués par Bercy, jeudi 9 mars, à la Commission économique de la nation, la dette publique a représenté 66,4 % du produit intérieur brut (PIB), soit 1 125 milliards d'euros, contre 64,7 % en 2004. Pis, cette hausse s'est accompagnée d'une montée des prélèvements obligatoires, qui ont atteint 44,3 % du PIB contre 43,5 % en 2004. Ce chiffre s'approche du record de 44,9 % atteint en 1999.

Les entreprises contraintes d'adopter le CV anonyme
• Une mesure votée contre l'avis du gouvernement • Les entreprises d'au moins 50 salariés tenues d'assurer l'anonymat des candidatures • Les partenaires sociaux appelés à négocier
Adopté définitivement hier par l'Assemblée, le projet de loi sur l'égalité des chances ne devra pas sa célébrité qu'au seul contrat première embauche. Contre toute attente, les députés ont maintenu un amendement voté dimanche par l'opposition sénatoriale et l'UDF, qui prévoit de généraliser la pratique du curriculum vitae anonyme. Les entreprises d'au moins 50 salariés recevant des CV devront, avant de procéder à une quelconque sélection, les rendre anonymes en en faisant disparaître des éléments comme l'âge, le sexe, le nom, l'adresse ou la photo.

SONDAGE    Les fonctionnaires plébiscitent le… privé Passé inaperçu, un sondage CSA réalisé pour Acteurs publics tend à démontrer que « les Français – fonctionnaires en tête – sont bien plus progressistes qu’on ne veut le dire ». C’est ainsi que 38 % des fonctionnaires (contre 43 % des Français) se disent favorables à “la mise en place d’une rémunération reposant davantage sur le mérite”. Surtout, 63 % des fonctionnaires (contre 70 % des Français) affirment souhaiter “la mise en place d’un système obligeant les fonctionnaires à avoir, au cours de leur carrière, une expérience dans le secteur”. Seuls 16 % des salariés du public s’y déclarent “tout à fait opposés”.

Heurts entre policiers et jeunes, 37 interpellations
Environ 40.000 étudiants et lycéens anti-CPE, selon la police, ont de nouveau organisé des actions à travers la France dont certaines ont dégénéré en heurts avec les forces de l'ordre.
Trois policiers ont été légèrement blessés lors d'échauffourées avec des jeunes.
A l'issue de ce défilé, qui s'est dispersé dans le calme aux environs de 17h00 à Port Royal, des heurts ont opposé aux abords de la Sorbonne des petits groupes de jeunes incontrôlables aux CRS.
Des véhicules ont été dégradés, des objets brûlés sur la chaussée et des barrières métalliques arrachées non loin de l'université, théâtre récemment de violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants anti-CPE.
Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser ces groupes très mobiles qui leur lançaient des pavés et autres projectiles.
Selon le parquet de Paris, il y avait en début de soirée une dizaine de personnes gardées à vue.

Le "déclin" et la crise de la démocratie en France, vus par le Wall Street Journal
Les manifestations en France et les "perspectives peu encourageantes pour la carrière du premier ministre Dominique de Villepin" sont "les derniers symptômes d'une démocratie malade", estime mardi le Wall Street Journal (WSJ).
Dans un éditorial intitulé "le déclin de la France", le grand quotidien financier américain fustige, au-delà des manifestations d'étudiants et de lycéens français contre le contrat de premier embauche (CPE), le modèle économique français.
"Si la France veut renverser sa tendance, en vigueur depuis 30 ans, à une croissance faible et un chômage élevé, elle a besoin de mettre à bas les barrières de la législation du travail dans tous les secteurs, et pas seulement pour les moins de 25 ans", écrit le quotidien.
"La France n'a jamais réussi à établir un système politique à la fois durable et flexible", estime par ailleurs le quotidien.
Il relève que "dans son histoire post-Révolutionnaire, la France s'est caractérisée simultanément par l'instabilité et l'immobilité. Alors "qu'en 217 ans, l'Amérique a vécu sous un seul ordre constitutionnel", "la France a connu 10 régimes différents", écrit le Wall Street Journal.
"Un vrai Parlement aiderait", ajoute-t-il. "Les protestations croissantes en France plaident pour une nouvelle réflexion sur la Constitution", estime le quotidien. "Quand des milliers de personnes dans la rue estiment avoir le droit de faire la loi pour des millions d'autres, un pays perd le droit de se nommer une république démocratique", selon le Wall Street Journal.
Le quotidien suggère par ailleurs qu'il serait "instructif" d'envoyer Alexis de Tocqueville à travers la France aujourd'hui. "Il y relèverait la dépendance à l'Etat et l'absence d'individualisme, symbolisés par la faiblesse de l'initiative caritative privée et le faible niveau d'engagement civique".

Jean-Claude Trichet plaide pour "plus de souplesse"
Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a plaidé lundi pour "plus de souplesse" sur le marché du travail pour lutter contre "le chômage de masse". Interrogé sur LCI sur les réactions au contrat première embauche, M. Trichet a expliqué que "la BCE ne se substitue pas aux gouvernements, aux Parlements des douze pays membres de la zone euro, aux partenaires sociaux", mais "nous les encourageons à aller vers plus de souplesse". "Tout ce qui va dans le sens de plus souplesse est bon pour combattre le chômage de masse dans le monde d'aujourd'hui", a-t-il estimé. "Il est absolument nécessaire dans les économies de la zone euro de faire des réformes structurelles" dans "une période de changements très rapides". Pour le président de la BCE, "les économies qui peuvent s'adapter rapidement tirent avantage de ce monde en changement rapide. Les économies qui ne peuvent pas changer rapidement, qui sont inflexibles, qui ne sont pas souples, sont très très pénalisées", a-t-il constaté.

France Télévisions secoué par un nouvel audit
Un rapport de l'Inspection des finances préconise réduction des effectifs, fusion des rédactions de France 2 et France 3, hausse de la marge d'exploitation... Les syndicats s'interrogent.
Patrick de Carolis, le président du groupe public, a d'ores et déjà réfuté certaines mesures préconisées par l'Inspection générale des finances. (Photo AFP / FRANCK FIFE)
PRIS ENTRE le marteau de l'Etat et l'enclume des syndicats, Patrick de Carolis, le président de Francetélévisions, entame une partie difficile. La semaine dernière, l'Inspection générale des finances (IGF) a mis le feu aux poudres en présentant son état des lieux de la télévision publique. De quoi provoquer l'inquiétude du personnel, notamment à France 3, talon d'Achille du groupe. Cet après-midi, le comité d'entreprise de la chaîne qui a déclenché un droit d'alerte à propos d'un premier rapport interne, ne manquera pas d'évoquer les questions soulevées par l'état des lieux et les préconisations de l'IGF. En ligne de mire, la délicate négociation du Contrat d'objectifs et de moyens qui doit sceller pour cinq ans l'avenir des chaînes publiques.
Expertise chiffrée à l'appui, les services de l'Etat ont préconisé, pour les cinq années à venir, la fermeture de la filiale de production de France 3, la réduction de 13 à 6 des directions régionales de cette chaîne, une diminution des effectifs de 1 000 personnes sur un total de 11 000 salariés et une fusion des rédaction de France 2 et France 3. L'IGF a aussi insisté sur la nécessité pour l'audiovisuel public de totaliser d'ici cinq ans 40% de parts d'audience, d'arriver à «une marge d'exploitation de 4% de son chiffre d'affaires» et à une «capacité d'autofinancement de 8%». Sans compter la nécessité de voir «les activités nouvelles» représenter à terme 20% du résultat.


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50.000 Le nombre de RMistes supplémentaires en 2005
Si le chiffre du chômage baisse, celui du nombre de bénéficiaires du revenu minimum d'insertion est en hausse : il a augmenté de 4,2% l'an dernier dans toute la France (métropole et DOM), pour représenter 1.112.400 millions de personnes, selon les statistiques de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), publiées vendredi. Cela représente 50.000 personnes de plus que l'an dernier.

Si la tendance persiste, "un Américain pourrait être dans vingt ans deux fois plus riche qu’un Français" a remarqué Jean-Philippe Cotis, chef économiste de l’OCDE, lors de la publication du rapport «Objectif croissance» le 7 février dernier.
«Les avantages de la libéralisation des échanges sont répartis entre une multitude de bénéficiaires qui, individuellement, ont du mal à en évaluer le montant. Les inconvénients, eux, se trouvent concentrés sur un petit nombre de gens vulnérables qui en ressentent très durement les conséquences et qui éprouvent donc un intérêt immédiat à manifester fortement leur mécontentement».
Peter Mandelson

Les Britanniques plus accros au Net qu'à la télé
Les Britanniques sont encore plus friands d'internet que de télévision. C'est du moins ce que révèle une étude menée par TNS pour Google. Selon le célèbre moteur de recherche, les personnes interrogées surferaient ainsi sur la Toile 2h44 par jour et regarderaient leur petit écran – seulement – 2h28. Soit un différentiel d'un gros quart d'heure. Cette sur-consommation du Net est évidemment le fait des 16-24 ans. A noter que les hommes dans leur ensemble cliqueraient davantage que les femmes. Enfin, Londres et l'Ecosse en général seraient les deux foyers où l'on serait le plus longtemps « en ligne ».

Révélations - « La tragédie du président », de F.O. Giesbert
Tandis que Jacques Chirac se bat pour que la dernière année de son quinquennat soit « utile », c'est le crépuscule du président que raconte Franz-Olivier Giesbert, après vingt ans d'une histoire tumultueuse entre échecs et conquêtes, jouissance et solitude du pouvoir.

ÉMEUTES    L’inquiétude des maires 
Directeur général de l’Association des maires d’Île-de-France, Thierry Staron l’affirme : les maires de banlieues craignent un nouvel embrasement de leurs villes : « La plupart des maires n’ont qu’une hantise, de nouvelles émeutes. Quand et comment ? On n’en sait rien. Mais il n’y a aucune raison pour que les quartiers n’explosent pas à la moindre occasion. » Parmi ces élus inquiets, Jean-Christophe Lagarde, député-maire UDF de Drancy (Seine-Saint-Denis). « Les émeutes de novembre se reproduiront », prédit ce proche de François Bayrou. Ajoutant : « Depuis mi-janvier, j’observe dans ma ville exactement les mêmes signes de tension qu’au mois d’octobre. La poudrière est là, plus que jamais. »

La France a la justice qu’elle mérite :
Les condamnations pour infractions au code de la route sont plus lourdes que celles visant des délits de violence commis par des immigrés.
Les traductions devant des cours pénales de patriotes sont légions. En particulier celle du 13 mars, devant la cour d’appel d’Aix en Provence, de membres d’associations de défense des anciens détenus de l’Algérie française pour avoir élevé une stèle aux fusillés de 1962, et l’avoir fleurie.
Les dénonciations suffisent pour traîner au banc d’infamie  un honnête homme et le désigner à la vindicte publique comme monsieur Lefèvre, le charcutier de Compiègne, condamné lourdement puis agressé chez lui par de jeunes Nord-africains.
Les tribunaux d’exception – comme celui des affaires sociales – ignorent le droit, empêchent les justiciables de se défendre, montrent leur connivence avec les représentant de l’URSSAF et des caisses « obligatoires » d’assurance maladie.
La justice en France n’est plus ni juste ni française.
Le Comité de Lépante

Barroso dans la ligné des grands bâtisseurs
L'actuel président de la Commission européenne restera dans les livres d'Histoire comme un grand bâtisseur.
D'usines à gaz. Après la fabuleuse directive Reach (feu d'artifice de plus de 1000 pages de réglementations fondées sur du sable scientifique) et quantité d'autres initiatives tout aussi mémorables, la Commission Barroso vient de dévoiler à la presse son nouveau Projet :
Un fonds de 500 millions d'euros pour les victimes de la délocalisation hors de l'Union.
Prenons un exemple : un délégué syndical belge. Si son entreprise délocalise son département, il a déjà droit, en vertu de la législation belge admirable d'équité et de sens de la mesure, à huit années de salaire. Une obole, donc, que viendra compléter le si généreux (avec notre argent) Barroso.
On devine les trésors d'objectivité que déployera la Commission dans le choix des heureuses "victimes".
Comment ? Pour l'Institut Hayek, il faudrait ne pas indemniser les "victimes" de la délocalisation. En un mot : oui. Personne ne conteste qu'il est pénible de perdre son emploi, particulièrement dans une économie aussi moribonde que l'économie européenne. Mais dans la mesure où le mécanisme même de l'économie de marché et du progrès qui en est le corollaire implique la disparition et la création d'entreprises, des dizaines de milliers d'Européens perdent chaque année leur emploi. Pourquoi en sélectionner quelques-uns pour les arroser d'argent public ?
La meilleure - la seule, en réalité - garantie du travailleur, est celle du marché de l'emploi. Dans une économie saine, en croissance, celui qui perd son emploi en retrouve un autre le lendemain.
Seulement cela suppose de laisser aux entreprises les moyens de leur croissance, donc de ne pas les ponctionner d'impôts et de charges sociales au bénéfice de stupidités démagogiques comme ce Fonds que touche Barroso.
© Institut Hayek, 2006


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Trois Français sur quatre jugent la France en déclin
N'en déplaise à Dominique de Villepin, qui appelait il y a quelques semaines à lutter contre la "déclinogie", 77% des Français ont le sentiment que la France est plutôt en déclin, selon un sondage réalise pour la CGPME, le syndicat patronal des petites et moyennes entreprises. Un sentiment qui traverse les catégories professionnelles et les âges, même si les moins de 20 ans sont un peu moins pessimistes. Qu'est-ce qui fonctionne (très) mal dans l'Hexagone pour les sondés? le système judiciaire (74%) et le système éducatif (60%). Côté entreprises, 49% jugent qu'elles fonctionnent bien, contre 46% qui pensent le contraire.

GENDARME ASSASSINÉ    L’émotion de MAM « J’ai personnellement regretté que l’on n’ait pas associé au grand défilé “contre la haine” du dimanche 26 février la mémoire du gendarme Raphaël Clin, dont l’assassinat (dans l’île de Saint-Martin aux Antilles) a également été accompagné de manifestations à caractère raciste. » C’est ce qu’a notamment déclaré la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, cette semaine devant les invités de la Revue des Deux Mondes. MAM, qui se rendra prochainement aux Antilles, a par ailleurs personnellement soutenu l’organisation, par les députés UMP Jérôme Rivière et Muriel Marland-Militello, d’une “marche silencieuse” en l’honneur du gendarme assassiné, le 4 mars à Nice.

MÉDIAS    La gauche à l’honneur Animateur-producteur du Grand Journal de Canal Plus, Michel Denisot s’est récemment fait rappeler à l’ordre par le CSA en raison du déséquilibre en faveur des invités politiques de gauche par rapport à ceux de droite dans son émission. Au hit-parade des personnalités de gauche les plus conviées : Jack Lang (invité cinq fois), Dominique Strauss-Kahn (quatre fois) et Olivier Besancenot (trois fois). La venue de Nicolas Sarkozy, le 1er mars, aurait permis de rétablir en partie l’équilibre, assure Denisot, qui se refuse à inviter Villiers et Le Pen.

Le CNE a trouvé sa place chez les petits patrons
37% des recrutements dans les très petites entreprises n'auraient pas été faits sans le contrat nouvelles embauches, selon une étude. La fédération de la Métallurgie met en garde les employeurs contre tout abus ou détournement du nouveau dispositif.
L'année 2005 a été particulièrement difficile pour les patrons de petites entreprises. Financièrement, c'est même la pire depuis 2000, d'après l'enquête trimestrielle réalisée par la société de conseil Fiducial. Difficile dans ces conditions d'adhérer totalement à l'argument du gouvernement qui soutient que le recul du chômage depuis huit mois s'explique par le dynamisme de l'emploi dans les très petites entreprises -grâce aux services à la personne et au contrat nouvelles embauches-, mal mesuré par les statisticiens. Sur l'année 2005, les créations nettes de postes (les créations moins les suppressions) ont été légèrement positives (moyenne trimestrielle à +0,5% contre 0,25% en 2004 et 0,75% en 2002). Mais le solde est redevenu négatif au dernier trimestre.
Dans ce contexte, le Contrat nouvelles embauches, qui permet un licenciement sans justification durant les deux premières années, a néanmoins permis 37% de recrutements qui n'auraient pas eu lieu  sans ce dispositif, d'après l'enquête. Lors de la précédente enquête – la seule sur le sujet – la proportion était de 29%. Cela équivaut à environ 60.000 emplois, précise Fiducial, qui estime que les chiffres de l'Acoss (300.000 intentions de CNE déclarés) sont surestimés. Depuis sa création en août, 5% des TPE ont recruté en CNE, certaines entreprises ayant embauché plusieurs CNE. Les entreprises de 10 à 19 salariés y ont eu davantage recours que celles de 6 à 9 salariés. Parmi les TPE qui ont embauché au dernier trimestre 2005, le CNE représente 24% des embauches, le CDI 47%, le reste étant des CDD ou de l'interim.

17% des salariés français sont au SMIC
Plus de 2,5 millions de salariés étaient rémunérés sur la base du Smic en 2005, selon une étude de la Dares (direction des études du ministère de l'Emploi) publiée lundi. Soit 16,8% du total des salariés (hors agriculture et hors intérim). "C'est le plus haut niveau historique depuis vingt ans", souligne la Dares, qui rappelle que les Smicards ne représentaient que 15,6% des salariés en 2004 et 14% en 2002. Toujours selon la Dares, cette hausse s'explique "principalement" par l'ampleur de l'augmentation du Smic horaire pour la troisième année consécutive : +5,5% par an en moyenne entre 2003 et 2005. Si les Smicards sont très présents dans les entreprises de moins de 10 salariés, où ils représentent 34% des effectifs, leur nombre progresse plus vite dans les entreprises plus grandes. Il a ainsi doublé dans celles de plus de 250 salariés.

La "piste soviétique" se confirmerait dans l'attentat de 1981 contre Jean Paul II
Le sénateur Paolo Guzzanti, président de la "commission Mitrokhine" (du nom d'un ex-agent du KGB), chargée d'enquêter sur l'activité des services secrets soviétiques durant la guerre froide, a révélé, mercredi 1er mars, qu'"au- delà de tout doute raisonnable, c'est le sommet hiérarchique de l'URSS qui a pris l'initiative d'éliminer le pape polonais Karol Wojtyla". Dans l'attentat du 13 mai 1981 place Saint-Pierre, il met en cause en particulier le GRU - les services secrets militaires russes sous Leonid Brejnev (1906-1982) -, qui aurait été "chargé d'accomplir un délit d'une gravité sans précédent dans l'histoire moderne".
La commission italienne affirme détenir une preuve capitale dans les résultats d'une expertise et d'une contre-expertise photographiques, qui démontrent, définitivement, la présence, place Saint-Pierre, au moment de l'attentat, de Sergueï Antonov, chef d'escale d'une compagnie aérienne bulgare à Rome. Accusé par les premières déclarations d'Ali Agça, le tireur des coups de feu (qui s'était ensuite ravisé), M. Antonov avait été acquitté faute de preuves, à l'issue de son procès en 1986. Selon la commission, ces expertises photographiques confirment la participation des services bulgares, "couverture" des services soviétiques.
Selon les premiers éléments du rapport - qui devrait être publié à la mi-mars -, quatre magistrats, associés aux procès d'Ali Agça et de Sergueï Antonov, ont également mis en cause l'inspiration soviétique de l'attentat.


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