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BREVES D'OCTOBRE 2006

La France vue par « The Economist »
Rien n'est perdu pour la France... Dans un long dossier, « The Economist » se penche sur l'avenir d'un pays qui a l'impression d'être « en chute libre ». L'hebdomadaire britannique dresse un parallèle entre la France d'aujourd'hui et la Grande-Bretagne des années 1970, une décennie de doutes pour un pays qui avait alors un sentiment de mal fatal et où les grèves paralysaient l'économie autant que le poids des impôts. « Maintenant, c'est au tour de la France », écrit « The Economist » en passant en revue les maux dont souffre notre pays. Une citation dans l'une des enquêtes résume l'un de ces maux, la situation des universités. Elle est attribuée à Daniel Filâtre, président de l'université de Toulouse-II Le Mirail où chaque année 46 % des nouveaux étudiants abandonnent : « C'est une université de gauche qui a un projet social. Ce n'est pas une institution de formation professionnelle. » Paradoxalement, c'est bien la préoccupation des étudiants, souligne « The Economist », en rappelant les manifestations anti-CPE, largement dictées par la crainte du chômage. Et pourtant, la France d'aujourd'hui est nettement mieux placée pour rebondir que la Grande-Bretagne des années 1970. Il n'y a pas une crise financière dans notre pays similaire à celle du Royaume-Uni, les entreprises françaises vont bien et leurs bénéfices sont à des niveaux record. Mais il y a de sévères obstacles à surmonter, souligne « The Economist ». L'hebdomadaire ne départage pas les deux candidats de tête pour la présidentielle de 2007, dressant même des parallèles entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, qui tous les deux s'affichent comme des candidats de rupture avec le passé. Et de conclure son enquête sur Margaret Thatcher, qui fait aussi la couverture de son édition européenne sur fond de drapeau bleu-blanc-rouge. La Dame de fer, qui, en 1979, leader de l'opposition conservatrice, admirait tant la façon dont la France s'était transformée grâce à sa « volonté politique ».

150
C’est, en millions d’euros, le coût des dégâts matériels des émeutes de 2005

MPF    Villiers en embuscade Philippe de Villiers en est convaincu : « Je serai
devant François Bayrou à la présidentielle. » À l’instar des bons sondages du président de l’UDF (lire page 22), celui du MPF discerne, lui aussi, un « fort frémissement » autour de sa candidature. Ainsi, 37 % des Français, selon une étude de l’Ifop du 12 octobre, disent aujourd’hui avoir une “excellente ou bonne opinion” de Villiers. Et jusqu’à 43 % chez les ouvriers, 52 % chez les commerçants artisans et 53 % chez les non-diplômés. Confirmation avec un autre sondage, celui d’Ipsos, où 28 % des Français se disent prêts, désormais, à voter Villiers en 2007 : soit une progression de quatre points en un mois. « Les électeurs de droite sont de moins en moins dupes de Sarkozy », affirme-t-il. Autre « bon signal » selon le Vendéen : son « tour de France des cent départements » entamé à la mi-septembre : « Nous faisons salle comble tous les jours et c’est la France profonde qui est là », dit-il. Prochaines réunions : Orléans (le 2 novembre), Amiens (le 3), Castres et Agen (le 9).

Faut-il une Thatcher pour sauver la France ?
L'influent hebdomadaire The Economist dresse un tableau assez sombre de l’état actuel de notre pays. Il souhaite à la France une personnalité qui ait, comme l'ancien premier ministre britannique,  le courage de s'en prendre aux acquis et de réformer.
Pour The Economist, la France de 2006 ressemble à la Grande-Bretagne des années 70, avant l'arrivée de la « Dame de Fer »  : un pays en déclin et impossible à réformer. Et de passer en revue dans un cahier spécial de 16 pages, les maux dont souffre la France : le chômage, les 35 heures, la dépense publiques excessive, la faillite des universités, l'intégration ratée des minorités ou la « paralysie » générale du pouvoir à Paris.
Le journal parvient à la conclusion que la France a besoin d’un homme -ou d’une femme - fort, capable de « faire passer les réformes qui rendront sa compétitivité au pays ». Autrement dit, une « Madame Thatcher » (en français dans le texte). Selon The Economist, si le prochain président français parvient, comme l’ancien premier ministre britannique en poste de 1979 à 1990, à faire passer des réformes drastiques, la « France pourrait rebondir bien plus vite que ce que pensent les déclinologues » (également en français dans le texte).
Remettre l’économie à l’honneur
Car le journal ne doute pas des atouts français. A « chaque faiblesse, ou presque

Un nouveau bus incendié en Seine-Saint-Denis
Le véhicule a été incendié vendredi en fin de journée par deux hommes cagoulés et armés au Blanc-Mesnil. C'est le cinquième bus incendié en France en 48 heures, dont quatre en région parisienne.
Deux hommes cagoulés et armés ont mis le feu à un bus, vendredi vers 18h15 devant la gare du Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis, un an jour pour jour après le début d'émeutes urbaines sans précédent.
Les deux individus sont montés dans l'autobus où se trouvaient une quinzaine de passagers qui sont descendus, ainsi que le chauffeur, avant de jeter de l’essence et d’y mettre le feu. Ils n'ont pas été blessés, a précisé la compagnie Transports rapides automobiles (TRA, du groupe Veolia transports).
Ces derniers jours, plusieurs bus ont été incendiés en Ile-de-France. Un autocar en stationnement a été également brûlé à Vénissieux, près de Lyon.

Budget insincère. En 2007, la dépense publique augmentera de 2,9%
Le budget de l’Etat fournit à nos gouvernants une occasion chaque année renouvelée de confirmer l’adage selon lequel « on fait dire aux chiffres ce que l’on veut ». A en croire le député UDF Charles-Amédée de Courson, en 2007, les dépenses publiques seront supérieures de près de 40 % à ce qu’annonce Bercy !
Mieux vaut se méfier quand le gouvernement prétend à la transparence en matière budgétaire. Le premier à mettre en cause la sincérité des prévisions gouvernementales est le rapporteur du budget lui-même, le député UMP Gilles Carrez, qui estime que les dépenses publiques augmenteront en 2007 de 5,7 milliards d’euros, au lieu des 2,2 milliards de hausse inscrits dans le projet de loi de finances.
Plus sévère encore, le député UDF Charles-Amédée de Courson, membre de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, n’hésite pas, quant à lui, à parler de « dissimulation » de la hausse des dépenses budgétaires. Selon lui, l’écart entre les prévisions et les dépenses réelles atteindra… pas moins de 105,2 milliards d’euros, soit 373,5 milliards au lieu des 268,3 annoncés !
Pour parvenir à ce résultat, le député UDF démasque « six mécanismes de dissimulation », concernant les prélèvements sur recettes, les remboursements et dégrèvements sur les impôts locaux, les débudgétisations, six dépenses fiscales importantes (dont le prêt au taux zéro et la défiscalisation des biocarburants), celles afférentes aux fonds de concours et les sous-compensations de l’Etat à l’égard de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales.
Le total, à savoir 373,5 milliards, représente une augmentation des dépenses, par rapport à 2006, de 2,9 %, soit 10,5 milliards.
Ce chiffre et ce pourcentage peuvent paraître faibles au regard de l’écart entre cette dépense réelle et les 268,3 milliards prévus par le projet de loi de finances. L’explication en est pourtant simple : la dépense avait déjà été largement sous-estimée l’an dernier. Charles-Amédée de Courson évalue en effet le total des dépenses publiques en 2006 à 363 milliards d’euros, au lieu des 266,1 milliards revendiqués par le gouvernement. C’est à cette dépense réelle  que se rapportent les 2,9 % d’augmentation.

La Poste : la concurrence élargie à tout le courrier
La Commission européenne a adopté hier un projet de directive visant à ouvrir complètement à la concurrence les services postaux dans l'Union à partir de 2009. Reste, en fait, à libéraliser la distribution des plis de moins de 50 grammes, qui représente en France encore plus de 50 % de l'activité courrier de La Poste

L'hôtellerie condamnée à appliquer les 35 heures 
Les hôtels-cafés-restaurants devront appliquer les 35 heures, puisque le Conseil d'Etat vient de casser un accord de 2004 sur les 39 heures. Ils devront aussi payer les heures supplémentaires accumulées depuis dix-huit mois. Colère du patronat.

Pour 60% des Français, les élus sont corrompus, selon une étude
Soixante pour cent des Français jugent que les élus et dirigeants politiques sont plutôt corrompus et 96,5% ne voteraient pas pour un candidat impliqué dans une affaire, selon une enquête du Cevipof.
Cette étude, destinée à mesurer l'impact des scandales politiques sur le jugement que les citoyens portent sur la démocratie, montre cependant une certaine ambivalence dans la réprobation.
Ainsi, les Français ne sont que 24,6% à dénoncer explicitement la corruption, dont ils tolèrent les manifestations les plus ordinaires, précise le Centre d'études de la vie politique française (Cevipof).
Il s'appuie notamment sur un sondage effectué par l'institut ISL auprès de 2.000 personnes entre le 23 janvier et le 16 février dernier.
La défiance a beaucoup augmenté depuis les années 80, qui ont vu l'émergence des scandales touchant la gauche comme la droite. Elle est passé de 38% en 1977 à 55 % en 1990 puis de 65% en 1991 à 60% aujourd'hui.
Un tiers des personnes interrogées estiment qu'il y a plus de corruption aujourd'hui qu'avant (32,6%) et plus des deux tiers considèrent que le niveau de corruption est élevé dans les principales institutions politiques.
Dans l'ordre, elles citent le gouvernement (77,9%), la Présidence de la république (69,1%), les députés (68%).
Les tribunaux sont considérés comme n'étant pas assez sévères avec les membres du gouvernement (84,9%), les députés (78,1%), les maires (54%,6%).
Un niveau de diplôme élevé et une insertion professionnelle qualifiée "se traduisent souvent par une moindre perception de la gravité des atteintes à la probité", souligne l'étude.

Le Medef demande une réforme des universités
Les patrons français veulent une réforme de l'enseignement supérieur avec des universités plus sélectives, plus autonomes et dispensant une formation plus tournée vers les besoins de l'entreprise, déclare la présidente du Medef.
Chaque université doit pouvoir sélectionner ses étudiants comme elle l'entend, par des concours, entretiens personnalisés ou toute autre méthode, comme c'est déjà le cas pour l'université de Paris-Dauphine ou les Instituts universitaires de technologie (IUT), a déclaré Laurence Parisot, qui s'exprimait lors de la conférence de presse mensuelle du Medef.
L'organisation patronale demande que dès le premier semestre de la première année universitaire, l'étudiant élabore "un projet professionnel" qui débouche, si nécessaire, sur une "réorientation".
Le Medef prône une adéquation entre le cursus suivi par les étudiants et les "possibilités d'insertion professionnelle" et souhaite le développement d'une "pédagogie en alternance".
Il demande que tous les diplômes professionnels de l'enseignement supérieur prévoient un temps important passé en entreprise et prône la nomination de professionnels, retraités ou en activité, en tant que "professeurs associés".
Le patronat recommande la création de fondations "avec des dispositions fiscales favorables aux donateurs" et "la possibilité pour l'université de conclure des contrats avec les entreprises leur permettant de générer leurs ressources propres".

Le ministre délégué au Budget Jean-François Copé a lancé une nouvelle vague de 23 audits portant sur 22 milliards d'euros de dépenses et plus de 60.000 postes dans les ministères et administrations publiques.
Cela portera à 127 le nombre total d'audits lancés en cinq vagues depuis octobre 2005 sur plus de 120 milliards d'euros de dépenses, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse.
Un des audits de la cinquième vague portera sur le pilotage des opérateurs de l'Etat, notamment au ministère de la Culture qui subventionne 71 établissements publics, dont Le Louvre.
D'autres porteront sur les aides bilatérales du ministère des Affaires étrangères pour le développement, l'aide médicale publique ou des fonctions "transversales" comme la politique d'édition de l'Etat (4.900 titres édités par 53 structures).
Les quatre premières vagues (104 audits sur 101,5 milliards d'euros), effectuées par 287 inspecteurs appuyés dans 40% des cas par des consultants extérieurs, ont jusqu'ici donné lieu à 92 rapports publiés sur internet.
Un audit effectué dans l'Education sur la grille horaire des enseignements dans les lycées a ainsi permis de constater que la dépense moyenne par lycéen avait augmenté de 50% entre 1990 et 2004 pour atteindre 10.000 euros par an, soit 30% de plus que dans les autres pays de l'OCDE.
Cet audit a également permis de constater que la charge de travail des lycéens dépasse 45 heures par semaine, soit 20% de plus que pour leurs homologues européens les plus performants.
Selon un audit similaire sur les collèges, le coût moyen du collégien français a progressé de 33% entre 1990 et 2004.

Le nouveau visage des jeunes djihadistes
POUR un spécialiste du terrorisme islamiste, ils sont d'« une banalité à faire peur » et un policier lâche, fataliste, qu'il « n'existe guère de parade contre ce phénomène ». Pour la seule Ile-de-France, plusieurs dizaines de jeunes islamistes sont signalés chaque année par leurs familles, leurs professeurs ou leurs employeurs, qui les voient se métamorphoser en quelques semaines ou quelques mois. En France, mais aussi en Europe, des Pays-Bas au Danemark, certains plongent dans la violence.
Jeunes et nés en Europe
Ces jeunes fanatiques basculent parfois dès l'adolescence après être nés dans le pays où leurs parents ont immigré ou avoir grandi sur place. La grande majorité jouit de la nationalité de leur pays de résidence par la naissance ou par naturalisation. Les convertis ne sont également pas rares. Les jeunes islamistes du groupe dit « des Buttes-Chaumont », démantelé par la DST l'an dernier, étaient âgés de 18 à 20 ans. Ceux d'une autre bande installée en Seine-Saint-Denis avaient tous une petite vingtaine d'années. Arrêtée au Danemark, le mois dernier, une cellule regroupait des membres âgés d'à peine 17 ans et un autre noyau radical démantelé en octobre 2005, toujours au Danemark, était constitué de « militants » de 16 à 22 ans.

Bras de fer sur les méthodes de lecture
La méthode syllabique peine à retrouver le chemin de l'école.
Les inspecteurs annoncent une grève du zèle pour soutenir un des leurs, sanctionné. Les parents répondent massivement à l'appel de SOS Éducation contre la méthode globale.
LE TORCHON brûle entre le ministre, les professeurs, les parents et les inspecteurs autour de l'apprentissage de la lecture. Alors que Gilles de Robien répète chaque semaine depuis des mois qu'il faut privilégier la méthode syllabique, le fameux « b.a.-ba », et abandonner la méthode globale, certains parents, inquiets, constatent que les directives ministérielles ne sont pas toujours suivies d'effet.
Le ministre a d'ailleurs demandé à l'inspection générale de vérifier que sa réforme était bien appliquée dans toutes les classes. Il a par ailleurs officialisé l'ouverture d'une procédure disciplinaire contre l'un de ses inspecteurs, Pierre Frackowiak, qui s'était montré critique dans une interview sur la réforme de la lecture : ce dernier a reçu cette semaine un pli recommandé lui annonçant qu'il pourrait recevoir un avertissement ou un blâme pour ses propos. Il dit s'être exprimé en tant que syndicaliste, ce que conteste le ministère.
La réaction du ministre exaspère le syndicat des inspecteurs qui annonce une grève du zèle. « Si les inspecteurs sont par nature loyaux et prêts à défendre les réformes nécessaires pour que tous les élèves réussissent au mieux, ils ne peuvent accepter les diktats et le mépris qui prévalent actuellement au plus haut niveau de l'État », dénonce le bureau national du SIEN-Unsa. Les inspecteurs suspendront désormais « toute action de formation ou d'information dans le domaine de la lecture-écriture ». Et ils garderont le « silence complet » lors de toute réunion institutionnelle. Pierre Frackowiack a également reçu l'appui du maire de Douai et président de la fédération UMP du Nord, Jacques Vernier. Dans une lettre adressée au ministre de l'Éducation, l'élu dit avoir « appris avec émotion  les menaces » qui pèsent sur Pierre Frackowiak, « un inspecteur très estimé et très apprécié par sa hiérarchie. J'attire votre attention avec une certaine solennité sur le fait qu'une sanction serait de nature à provoquer dans la région et dans le pays des réactions considérables ».
Appels de parents « déboussolés »
En face, une partie des parents reste inquiète et soutient plus que jamais le ministre. L'appel, lancé la semaine dernière par SOS Éducation, à dénoncer les profs refusant d'appliquer la circulaire ministérielle, a reçu un énorme écho : l'association reçoit chaque jour plus de 200 mails ou appels de parents « déboussolés ».
Dans un encart publié dans trois journaux régionaux, SOS Éducation affirmait : « Votre enfant a neuf chances sur dix d'être en train d'apprendre à lire avec la méthode semi-globale (...) interdite par une directive ministérielle. Pour réagir, vérifiez le nom du manuel de lecture de votre enfant et appelez vite SOS Éducation. Votre témoignage, qui restera anonyme, nous permettra d'apporter au ministre de l'Éducation des informations précises. » Selon Delphine Hermange, une permanente de l'association, « les parents ne comprennent pas le décalage entre les affirmations du ministre et la réalité du terrain ». Les mails témoignent de cette inquiétude. Un père de famille, dans la Creuse évoque « l'affreux » Ratus utilisé pour enseigner la lecture à sa fille. « C'est un vrai bourrage de crâne .(...) Ma fille ne reconnaît que les mots et peine à nommer les lettres. Pour mon aînée, j'ai déjà subi quatre ans d'orthophonie... Ras-le-bol. » Une jeune mère évoque un livre qui « utilise la méthode globale. Le maître fait également un peu de syllabique, le résultat est que mon fils ne comprend rien à ce qu'il lit. J'ai peur pour son devenir ».


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Le Nobel de la Paix met le micro-crédit à l'honneur 
Le Prix Nobel de la Paix a été attribué au Bangladais Mohammad Yunus et à son établissement, la Grameen Bank. Le comité suédois a voulu souligner le fait qu'une "paix durable ne peut pas être obtenue sans qu'une partie importante de la population trouve les moyens de sortir de la pauvreté".
L'aventure du « banquier des pauvres », qui préfère le surnom de « prêteur d'espoir », a commencé il y a trente ans lorsque cet économiste diplômé aux Etats-Unis fonde au Bangladesh la Grameen Bank. Le premier prêt accordé dans ce pays, l'un des plus pauvres au monde, était de 27 dollars. Depuis, la banque a distribué quelque 5,7 milliards de dollars, l'équivalent de 1% du PIB du Bangladesh. Elle compte aujourd'hui 6,6 millions de clients, essentiellement des femmes (à 97%), qui peuvent ainsi développer une activité indépendante et échapper à la misère. Les prêts ne s'accompagnent d'aucune garantie. Seule condition : les demandeurs doivent emprunter par groupes de cinq et s'épauler pour les remboursements. Résultat, la Grameen Bank a été constamment bénéficiaire sauf au cours de trois année. Elle se paie même le luxe d'afficher un taux de remboursement plus élevé que pour les crédits classiques, autour de 98%. Le concept du micro crédit a essaimé depuis dans une quarantaine de pays.

Les salariés allemands de Michelin travailleront plus
Alors que Volkswagen vient d'enterrer la semaine de quatre jours sans compensation salariale, Michelin profite de la porte ouverte pour faire travailler plus longtemps ses salariés allemands à salaire égal. Les quelque 5.750 salariés de Michelin en Allemagne ont été informés du projet de ramener le temps de travail à 40 heures hebdomadaires, contre 37,5 actuellement, et ce sans compensation salariale, selon une information du Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). "La pression de la concurrence et de la part des clients est énorme", a indiqué à la FAZ le patron de Michelin Allemagne, Jürgen Eitel, "nous ne pouvons pas attendre plus longtemps". L'objectif est d'augmenter la productivité des cinq sites de production dans le pays de 30% d'ici 2010. En contrepartie, Michelin injectera 200 millions d'ici quatre ans pour améliorer les outils de production.

Chaque année, à partir du mi-octobre, l’Etat vit à crédit pour régler ses dépenses de fonctionnement
La dette publique pèse désormais en France pour l’équivalent de 41 000 € par ménage, pour un montant total cumulé supérieur à 1 187 Milliards d’Euros ( hors engagement de paiement des retraites des fonctionnaires pour environ 900 Milliards d’Euros supplémentaires ).
Le paiement des intérêts de la dette est devenue le deuxième poste de dépense de l’Etat : Et la quasi-totalité des prélèvements d’impôts sur le revenu sert au seul remboursement de ces intérêts !!!
Comme chaque année, à partir du mi-octobre, l’Etat vit à crédit pour régler ses dépenses de fonctionnement, ce qui est parfaitement irresponsable, et contribue à dégrader davantage l’avenir du pays, celui que nous préparons à nos enfants.
Cette situation, connue de longue date, est issue du choix de la facilité.
Depuis 25 ans, l’effort pour la recherche et l’enseignement supérieur a stagné.
Depuis 25 ans, la dette ne sert qu’à financer les dépenses courantes de l’Etat, ainsi qu’à reporter nos dépenses de santé sur les générations futures.
Cette situation est une menace pour l’avenir.
La poursuite de l’endettement menace nos capacités de financement et de solidarité, et si rien ne change, il deviendra rapidement impossible de financer nos dépenses de santé et de retraite !
Cette situation est un déni de démocratie.
Le contrôle du budget de l’Etat par la Nation est un principe fondateur de la République. La transparence vis à vis des citoyens, premiers contributeurs du revenu de l’état, devrait être un principe inviolable : Il est gravé dans l’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.
La loi de finances doit redevenir un Contrat d’objectifs et de moyens entre l’Etat et la Nation alors que les gouvernements successifs depuis 25 ans votent systématiquement un budget en déficit : !
Pour sensibiliser nos concitoyens au problème de la dette,
ENERGIES 2007 ORGANISE UNE JOURNEE D’ACTION LE MERCREDI 18 OCTOBRE PROCHAIN A PARIS ET DANS PLUSIEURS GRANDES VILLES DE France
Pour plus d’information, rendez-vous sur le site www.energies2007.com

La France mauvaise élève de l'Europe 
Décret anti-OPA, monopole du PMU, retraites de La Poste : la Commission européenne a attaqué jeudi la France, accusée de faire entrave à la concurrence.
C'est un véritable jeudi noir que la France a vécu jeudi à Bruxelles. Hasard ou pas, la Commission européenne l'a en effet montrée du doigt dans trois dossiers différents, mais qui tous revêtent une importance capitale pour Paris : le décret anti-OPA, le monopole du PMU et les retraites de La Poste. Difficile de croire à une stratégie délibérée de l'exécutif bruxellois. « C'est très improbable, affirme Antoine Gosset-Grainville, avocat spécialisé dans les questions de concurrence, il s'agit plutôt de cas qui s'inscrivent dans des démarches globales de la Commission ». Et de fait, quelques 2000 procédures d'infraction ont été lancées le même jour par cette dernière. Reste que la France est, sans conteste, le plus mauvais élève.

75% Le pourcentage de CHU en déficit en 2006 
Les trois quarts des 31 Centres hospitaliers universitaires, qui assurent à la fois la prise en charge des malades et la formation des médecins, devraient être dans le rouge à la fin de l'année. Selon le président de la Conférence des directeurs généraux des CHU, Paul Castel, les déficits cumulés devraient atteindre 240 millions d'euros. Un chiffre multiplié par 10 depuis 2000. Ces établissements seraient "victimes de leur succès", avec des hausses en 2005 de 6% des séjours de court séjour, qui se sont élevés à 4,7 millions, et de 8% des passages aux urgences, qui se sont affichés à 3,2 millions. Le nombre de "séjours d'accouchements", qui a atteint 126.227 en 2005, a lui augmenté de 10%. "Les Français savent qu'ils peuvent trouver dans les CHU 24 heures sur 24, 365 jours par an, l'ensemble des spécialités, ce qui les rend attractifs pour les patients", explique Pierre Fuentes, directeur du CHU de Marseille, qui plaide pour un "rééquilibrage de la prise en charge des patients", en direction d'autres hôpitaux publics ou des médecins libéraux.

L'Europe menacée de banqueroute par le vieillissement
L'Union européenne pourrait approcher la banqueroute au milieu du XXIe siècle si des mesures rigoureuses ne sont pas prises pour affronter les conséquences du choc démographique. Tel est le scénario catastrophe décrit par une étude de la Commission européenne, publiée jeudi. Si les politiques restaient inchangées, Bruxelles a en effet calculé que le ratio moyen de la dette par rapport au PIB passerait de 63% aujourd'hui à 200% en 2050. "Ne rien faire n'est pas une option", a averti Joaquin Almunia, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, selon qui il faudrait notamment que les Etats membres éliminent les déficits publics et dégagent ensuite un excédent budgétaire moyen équivalent à 1,5% du PIB, en permanence.
Le document sur europa.eu

Plus de 145 médicaments bientôt déremboursés
Après plusieurs reports, la Haute Autorité de santé (HAS) va rendre jeudi prochain au ministre de la Santé, Xavier Bertrand, un avis très attendu sur la nécessité de rembourser ou non quelque 240 médicaments dont le service médical rendu est jugé « insuffisant ». Selon nos informa tions, elle s'apprête à recommander les déremboursements de 145 produits parmi lesquels le Tanakan (Ipsen), le Mediator (Servier), l'antitussif Pneumorel (Servier), et des vasodilatateurs comme Sermion (Sanofi-Aventis), Cervoxan (Almirall) et Iskedyl (Fabre). C'est la troisième vague de déremboursements depuis 2003.

CHIRAC    Le réquisitoire de Barre et Rocard Le documentaire événement Chirac de Patrick Rotman, qui sera diffusé en deux parties (le Jeune Loup et le Vieux Lion) sur France 2 les 23 et 24 octobre, n’est pas tendre pour le président de la République. Interrogé, Raymond Barre y a cette définition de son ancien adversaire : « Il a une capacité à changer de position et de politique qui fait de lui un opportuniste majeur : un chevalier de l’opportunisme. » Quant à Michel Rocard, qui le connaît depuis les bancs de l’Ena, il n’est pas moins sévère : « Il s’est conduit comme un chenapan. On doit pouvoir faire de la politique sans trahir trop ouvertement ou en trahissant aussi peu que possible. Lui, il y est allé franchement. »

POLICE    Élections sous tension La révélation par le Figaro (le 4 octobre) du nombre record de 2 458 policiers blessés en service lors du premier semestre 2005 – soit quatorze policiers blessés par jour – venant après les agressions très médiatisées de Corbeil (Les Tarterêts) et des Mureaux, fait craindre, Place Beauvau, une “droitisation” du vote des policiers lors des élections paritaires qui auront lieu du 20 au 23 novembre. Bien que d’ordinaire dominée par les revendications catégorielles (salaires, etc.), cette consultation, d’après certains experts du ministère de l’Intérieur, pourrait donner lieu à une “poussée de fièvre” en faveur du syndicat classé le plus à droite, la FPIP (Fédération professionnelle indépendante de la police). Celui-ci vient du reste de publier un tract anti-Sarkozy dénonçant la “réponse de Sarko” aux violences dans les banlieues : des appareils photos et des micros.

Les Européens passent plus de temps sur Internet qu'à lire la presse
Les Européens passent désormais plus de temps sur Internet qu'à lire des journaux et des magazines, rapporte une étude de Jupiter Research publiée lundi. Les internautes restent en moyenne quatre heures par semaine en ligne, deux fois plus qu'en 2003, tandis qu'ils ne consacrent toujours que trois heures à la presse écrite. En trois ans, la consommation totale de média est passée de 15 à 19 heures hebdomadaires. La télévision continue d'en accaparer la plus grande part, puisque les Européens y consacrent trois fois plus de temps qu'à l'Internet (12 heures).

Impôt social : la Sécu largement en tête des prélèvements obligatoires
La Sécurité sociale représente à elle seule la moitié des prélèvements obligatoires acquittés par les Français. Médecins et malades sont constamment montrés du doigt. Mais sont-ils seuls coupables ?

395 milliards d’euros, soit 22 ,2 % du PIB : pour la première fois,  plus de la moitié des prélèvements obligatoires (44 % du PIB) qu’acquittent les contribuables français,  sont perçus par la seule Sécurité sociale. A lui seul, le budget de la Sécurité sociale s’élève à 373,7 milliards d’euros, contre 276,3 milliards pour le budget de l’Etat. Et malgré tout, certains de nos compatriotes s’obstinent à croire que le système français est le meilleur du monde et à trouver dans cette « exception française » le motif d’une légitime fierté !
« Grâce à la Sécu, tout le monde est soigné ! », continue-t-on d’affirmer. Comme si nos voisins allemands ou britanniques laissaient mourir aux portes de leurs hôpitaux leurs citoyens indigents ou peu fortunés…
L’« exception française » bénéficie de l’ignorance des principaux intéressés : si tous les assurés sociaux, appelés à financer le système, avaient conscience de l’effort qu’ils consentent à cette fin et de la part de leurs revenus qu’absorbent les  caisses de Sécurité sociale, sans doute se montreraient-ils plus regardants sur sa gestion. Et sans doute aussi trouverait-on moins de Français pour affirmer qu’en France, « on est soigné gratuitement »...
Dégraisser le mammouth social
Le hasard fait bien les choses. A peine la presse révélait-elle que le poids de la Sécurité sociale dépasse désormais, au sein des prélèvements obligatoires, celui des impôts proprement dits, qu’on apprenait l’existence d’une gigantesque arnaque, impliquant des centaines de médecins, coupables d’avoir participé à un détournement massif de médicaments vers l’Asie et l’Afrique. L’escroquerie en question porte cependant sur 20 millions d’euros en 2006, soit… 0,005 % du budget total de la Sécu.
N’empêche : habilement exploitée et justifiant la montée au créneau du ministre de la Santé lui-même, l’information a permis de détourner, au moment propice, l’attention du bon peuple des vraies questions :
l’assurance maladie, en France, ne coûte-t-elle pas trop cher au regard des prestations fournies ? Par ailleurs, les raisons de son coût élevé sont-elles uniquement imputables aux malades et aux médecins, ou faut-il aussi mettre en cause la gestion du mammouth social ?
Les dépenses des régimes représentent à elles seules
10 milliards d’euros. S’y ajoutent les ponctions diverses auxquelles sont sujettes les caisses de la Sécu, qui représentent une véritable manne pour les organisations syndicales et patronales. En mars 2002, consacrant un dossier à l’argent secret des syndicats, le mensuel Capital estimait que les organismes sociaux leurs versaient chaque années une cinquantaine de millions d’euros. Une « gigantesque arnaque » légale !

Agressions de policiers : la série noire
«VOUS ne sortirez pas vivants» : réfugiés dans leur véhicule, les policiers des Mureaux (Yvelines) ne savent pas comment ils vont se dégager de la cité, où «250 personnes les encerclent, certaines armées de manches de pioche, de boucliers artisanaux et de pierres», raconte Patrick Trotignon, un des responsables du syndicat de police Synergie.
C'est un banal contrôle routier qui a mis le feu aux poudres dimanche vers 19 heures. Les policiers tentent d'intercepter un automobiliste sans ceinture qui prend la fuite en les menaçant avec un cutter. Une poursuite s'engage dans la cité des Musiciens, puis le chauffard fonce «délibérément» sur l'une des voitures de police qui lui barre la route. Les forces de l'ordre l'interpellent finalement mais se perdent sur le chemin du commissariat et sont prises à partie dans une impasse de la cité.
En ce dimanche soir, beaucoup de jeunes s'attardent dehors. La foule entoure déjà les policiers lorsqu'ils menottent le chauffard. Parmi elle, difficile de distinguer les simples curieux des véritables hargneux.
La police compte 250 personnes, la justice parle de 130 personnes, les riverains d'une cinquantaine. Nicolas, 20 ans, un habitant de la cité, affirme : «Le conducteur était KO, en train de cracher ses dents. Ils l'ont traîné par terre. Les jeunes sont venus dire aux policiers de faire ça proprement.» Selon un médiateur du quartier, il s'agissait d'«un jeune toxico, très maigre. Des jeunes ont exigé qu'on appelle l'ambulance. Les policiers ont sorti l'extincteur et ont gazé tout le monde, c'est de là que c'est parti.»
«Cette fois, on a franchi un cran supplémentaire»
Les forces de l'ordre racontent une autre histoire. Encerclés par un groupe belliqueux, elles sont obligées de tirer une fois en l'air pour tenir la foule en respect. Quatre agents sont alors blessés par une de leurs grenades lacrymogènes qu'une pierre, lancée par les émeutiers, vient de faire exploser. Six policiers se réfugient dans l'une des voitures, tandis qu'un autre entre dans une école. Ils finiront par se dégager en utilisant des flashballs et des grenades lacrymogènes.
Pendant ce temps, la première voiture de police a été pillée et incendiée, comme celle du chauffard. Vers 20 heures, une compagnie de CRS ainsi que 75 policiers du département interviennent pour rétablir l'ordre, dans un face-à-face tendu. Sept policiers ont été légèrement blessés lors des heurts. «Cette fois, on a franchi un cran supplémentaire dans les violences», déplore Patrick Trotignon. Les syndicats de police exigent des sanctions exemplaires. Tandis que tous redoutent la reprise des émeutes, presque un an après la flambée qui avait ébranlé la France pendant trois semaines.

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