Plus-values fiscales. Bercy paie ses dettes avec l’argent
des contribuables
Thierry Breton annonce 5 milliards d’euros de plus-values fiscales
en 2006, qui serviront, promet-il, à diminuer la dette publique.
Tant mieux. Mais, une fois de plus, l’Etat choisit pour se
désendetter de confisquer une partie de la richesse créée par les
Français, sans avoir réduit significativement la dépense publique.
Qui paie ses dettes s’enrichit. Si le dicton se vérifie, la France
devrait donc s’enrichir, puisque
Thierry Breton veut consacrer au
remboursement de la dette publique la totalité des plus-values
fiscales réalisées cette année. Selon le ministre de
l’Economie, ces plus-values seraient sensiblement plus importantes
que ce que le ministre délégué au Budget,
Jean-François Copé,
avait précédemment laissé entendre soit
5 milliards d’euros
au lieu des 3 milliards
annoncés. Ce bonus est dû à une croissance du PIB,
supérieure aux prévisions, qui devrait atteindre
2,5%. C’est une
bonne nouvelle.
Confirmant la promesse de son ministre de l’Economie,
Dominique de Villepin
affirme, lui aussi, que « Dès l’année 2006, toutes les recettes
fiscales supplémentaires seront affectées au désendettement de
l’Etat. C’est un choix difficile, mais nécessaire pour garantir
l’avenir des Français. » C’est tout à son honneur, mais un peu
différent.
Mettre fin à l’effet boule
de neige de la dette publique
Peu importe : la mesure est de bon sens.
La dette publique représentait,
fin 2006, 66,5 % du budget de l’Etat ; le gouvernement prévoit de la
réduire à 63,3 % en 2007. Rappelons qu’elle s’élève
– sans prendre en compte les engagements de l’Etat, ni les dettes
des entreprises publiques – à plus de
1 100 milliards d’euros
et que ses seuls intérêts constituent, avec
39,2 milliards d’euros,
le deuxième poste budgétaire. Ils produisent un effet boule de neige
auquel il est urgent de mettre fin.
Bonne nouvelle, donc. Mais
cette nouvelle serait meilleure encore si les économies réalisées
l’avaient été sur les dépenses publiques. Les
prélèvements obligatoires ne baisseront pas en
2006 et resteront à 44,1% du PIB.
Une baisse n’est prévue qu’en 2007 (43,7 % du PIB) … l’année des
élections.
Parce que les Français ont
créé plus de richesse cette année, l’Etat leur soutire aujourd’hui
davantage d’impôts qui serviront – c’est heureux – à rembourser la
dette. Mais finalement, qui fait l’effort ?
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La justice pas
assez sévère selon 77% des Français
D’après notre sondage, réalisé
par l’Ifop pour Le Figaro et LCI, les déclarations du futur candidat de l’UMP
sur la justice renforcent sa crédibilité.
CE N’EST pas un plébiscite, mais ça y ressemble : 77 % des Français
considèrent que « la justice n’est pas assez sévère avec les jeunes
délinquants ». « Un taux d’adhésion rarement atteint » selon Frédéric Dabi,
directeur du département d’opinion publique de l’Ifop, qui a réalisé ce
sondage après la mise en cause des juges par Nicolas Sarkozy.
La Commission européenne défend le pape face aux réactions «
disproportionnées »
ROME, Mardi 19 septembre 2006 (ZENIT.org) – La Commission européenne a
qualifié hier lundi d’« inacceptables » les réactions « disproportionnées et
qui refusent la liberté d’expression », comme celles suscitées après les
paroles sur l’islam prononcées par le pape Benoît XVI dans un discours à
l’Université de Ratisbonne.
« La liberté d’expression est une pierre angulaire des valeurs de l’Union
européenne, comme l’est le respect pour toutes les religions, le
christianisme, l’islam, le judaïsme, ou le laïcisme », a affirmé le
porte-parole de la Commission , Johannes Laitenberger, lors d’une conférence
de presse lundi 18 septembre.
Laitenberger a rappelé qu’il faut tenir compte du discours du pape « dans
son ensemble » et non pas réagir à l’égard de « phrases prises en dehors de
leur contexte et encore moins à l’égard de phrases tirées délibérément de
leur contexte ».
En dépit de cela, le porte-parole a souligné qu’il n’appartient pas à la
Commission européenne de clarifier ou d’interpréter « la contribution
théologique du pape à un débat théologique », et a rappelé que le
Saint-Siège a déjà donné des explications à ce propos.
Laitenberger a conclu en affirmant que, depuis de nombreuses années, la
Commission « promeut le dialogue interculturel et encourage le débat
interreligieux », parce qu’elle considère qu’il s’agit du « meilleur moyen
pour promouvoir la compréhension mutuelle ».
De son côté Mario Mauro, Vice-président du parlement européen, a commenté :
« Les tentatives monstrueuses de la part de très nombreux groupes
islamiques, également les soi-disant modérés, de transformer la main tendue
de Benoît XVI en une occasion pour se déchaîner contre les chrétiens et
l’occident nous donne une idée de combien le danger que nous courrons est
grave ».
Il a souligné que « l’idéologie islamo-nazie qui imprègne la pensée des
fondamentalistes représente la mystification la plus dramatique de l’usage
de la raison ».
Le Vice-président du parlement européen, qui, lundi dernier, a envoyé le
texte du discours tenu par le pape à Ratisbonne aux 732 députés européens, a
précisé que ce que le pape a affirmé « a fait l’objet d’un malentendu et a
été instrumentalisé par une partie du monde islamique, et une partie des
moyens de communication qui n’ont pas su saisir la pensée véritable du pape
».
« Il est étonnant – a conclu Mauro – que manque à l’appel des défenseurs de
la parole du vicaire du Christ, le nom de tant, de trop de personnes, qui
ont des responsabilités politiques. Comme si la politique avait honte ou
n’avait pas le courage de défendre la raison et la liberté ».
Baisses d'impôt : Jacques Chirac a-t-il tenu ses promesses ?
Jean-François Copé estime mardi que, sur l'ensemble de la législature,
"on ne sera pas loin" des 33% de baisses d'impôt promises par Jacques Chirac
en 2002. Une étude de l'OFCE révèle pourtant que la diminution réelle de
l'impôt sur le revenu ne dépassera pas les 13,5% entre 2002 et 2007.
La grève des cliniques fortement suivie
Le conflit qui oppose le gouvernement aux cliniques privées a été marqué
par une journée de grève très suivie. Au centre de la controverse, la baisse
du montant que la Sécu rembourse aux cliniques.
La Fédération de l'Hospitalisation Privée s'est félicitée mardi du succès de
son appel à la grève dans les cliniques françaises : d’après elle, 92% des
établissements ont en effet suivi le mouvement, avec des pics à 100% dans le
Nord. Résultat, de véritables cliniques mortes, comme le décrit la FHP selon
qui « les blocs opératoires sont fermés, aucune opération programmée n'est
réalisée, il n'y a pas de consultations, seules les actions vitales et les
accouchements sont assurés ». Cause de la colère des cliniques, le plan
d'économies du ministère de la santé, qui impose une baisse de 2,8% des
tarifs des soins remboursés par la Sécurité sociale.
Le gouvernement songe à un impôt unique pour les TPE
Dans un entretien publié mardi par Le Figaro, Renaud Dutreil annonce
l'instauration d'un impôt unique destiné aux petites entreprises. Selon le
ministre des PME, ce forfait « inclurait les cotisations sociales, la CSG,
la CRDS et si possible l'impôt sur le revenu ». Cet impôt serait destiné aux
entreprises dont les ventes ne dépassent pas 76.000 euros par an pour une
activité de commerce, et 27.000 euros pour une activité de services. Son
montant serait compris entre 13% et 15% du chiffre d'affaires. Renaud
Dutreil n'a fixé aucune date pour la mise en place de cette mesure, mais
souhaite qu'elle prenne effet « le plus rapidement possible ».
Le Medef vent debout contre la "fiscalité rétroactive"
Laurence Parisot, "choquée", a mis le gouvernement en garde contre toute
mesure rétroactive en matière de fiscalité des entreprises, dans le cadre du
budget 2007 qui devrait être dévoilé jeudi en conseil des miistres. La
présidente du Medef a notamment évoqué le relèvement de 15% à 33,3% du taux
d'imposition appliqué à certains titres de participation des entreprises,
parmi lesquels les titres spéculatifs de la banque et de l'assurance. Une
mesure que Bercy envisage d'appliquer aux actions détenues au 1er janvier
dernier. Laurence Parisot s'est par ailleurs prononcée contre la présence
des salariés actionnaires dans le conseil d'administration de l'entreprise,
lorsque ces derniers détiennent plus de 3% du capital. Cette mesure est
incluse dans le projet de loi sur la participation.
Le gouvernement recule sur la taxation de l'assurance vie
Le gouvernement a finalement décidé mardi de renoncer à modifier les
modalités de prélèvement de la CSG sur certains contrats d'assurance-vie.
Plusieurs députés se sont fait l'écho mardi de l'abandon de cette mesure,
qui avait été qualifiée de "piste de travail" par Xavier Bertrand, le
ministre de la santé. Le gouvernement doit donc chercher d'autres solutions
pour boucler le projet de budget 2007 de la Sécurité sociale. Il comptait
sur 1,3 milliard d'euros de recettes supplémentaires environ grâce à cette
réforme qui risquait fort d'être impopulaire. L'assurance-vie est en effet
le placement préféré des Français, qui sont 12 millions à détenir de tels
contrats.
Éducation : la France élève moyen pour l'OCDE
Dans un lycée. Selon le rapport de l'OCDE, c'est en France que l'on
redouble le plus.
ÉLÈVE MOYEN, a fait des efforts ces dernières années mais peut encore mieux
faire. À lire le rapport annuel, «Regards sur l'éducation», publié hier par
l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), c'est
le constat qui vient à l'esprit. Commençons par les bons points. En quarante
ans, la France a fait des progrès considérables pour amener une génération à
un diplôme égal ou supérieur au deuxième cycle du secondaire : 80% des
Français arrivent désormais au lycée. Ils étaient moins de 60% au début des
années 1970. Mais au risque de bousculer un peu nos certitudes nationales,
d'autres pays font mieux. C'est le cas de la Corée qui affiche une
progression bien plus spectaculaire : en moins de quarante ans, ce pays a
conduit aux années lycées, 99% de sa population contre à peine 58% dans les
années 1970.
Un élève sur trois redouble en France
L'éducation est l'une des priorités de notre pays, qui dépense pour ses
collégiens et ses lycéens, 20% de plus que la moyenne des 30 autres pays de
l'OCDE. Une nouvelle à double tranchant car ce budget peut aussi être le
signe d'une mauvaise gestion. Pour Bernard Hugonnier, directeur adjoint de
l'éducation à l'OCDE qui a réalisé l'enquête, «la moyenne de l'OCDE tourne
autour de 5 600 euros de dépense par élève alors que la France, elle,
consacre près de 8 000 euros par élève au lycée». Elle arrive malgré tout
loin derrière le Luxembourg, la Suisse et la Norvège. Une nuance toutefois,
«si l'on ajoute, précise-t-il, aux sommes dépensées dans le secondaire,
celles du primaire, les petits Français sont plutôt moins bien lotis que les
autres».
Allez savoir pourquoi, c'est en France que l'on redouble le plus, avec un
taux atteignant presque 40% pour les élèves de 15 ans contre 13% dans
l'ensemble des pays de l'OCDE. «C'est un record, insiste Bernard Hugonnier,
or, ce niveau inutilement élevé ne prévient pas l'échec scolaire.» Au
contraire. Car le redoublement est inconnu dans des pays qui dispensent un
bon niveau d'enseignement comme le Japon, la Norvège, l'Islande et même la
Corée. Et, pourtant, nos enfants travaillent beaucoup plus que les autres :
entre 7 et 14 ans, ils avalent 7 500 heures d'enseignement contre 5 500 pour
les petits Finlandais.
Et, si nos chérubins travaillent plus qu'ailleurs, leurs enseignants eux,
auraient tendance à moins oeuvrer que leurs homologues de l'OCDE. Du moins
dans le secondaire. Car les enseignants français travaillent plutôt moins
qu'ailleurs. Sur l'ensemble des pays de l'OCDE, le temps d'enseignement
s'établit à 704 heures par an. Il n'est que de 534 heures au Japon, un peu
plus de 700 heures en France mais il dépasse allégrement le millier d'heures
aux États-Unis ou au Mexique.
Le rapport constate également «qu'en moyenne, dans les pays de l'OCDE, les
taux d'encadrement des établissements privés sont plus importants que ceux
des établissements publics dans le secondaire».
La France est également bonne élève pour les frais d'inscription dans le
supérieur, qui demeurent modestes. Ce qui ne signifie pas qu'elle traite
bien ses étudiants. Car sur 100 étudiants qui démarrent une formation de
niveau universitaire, 64 obtiendront au moins l'équivalent d'une licence, 15
se réorienteront vers une formation courte plus professionnelle (IUT, BTS.)
mais 21 sortiront du système sans obtenir le moindre diplôme du supérieur.
Une profonde lacune. «Car, observe Bernard Hugonnier, la France est aussi
l'un des pays où il est le plus difficile d'intégrer le monde du travail
sans être titulaire d'un diplôme du supérieur.»
La droite revient au pouvoir en Suède
Pour la première fois depuis douze ans, le centre-droit a remporté les
élections législatives de dimanche en Suède. D'après le décompte officiel,
l'opposition dirigée par Fredrick Reinfeldt a recueilli 48,1% des voix alors
que le parti sortant, la sociale-démocratie de Göran Persson, en a recueilli
46,2%. Le futur premier ministre de la Suède a fait campagne sur le thème de
l'emploi dans un pays qui compte 5,7% de taux de chômage. Il a également
évoqué l'accélération des réformes libérales sans remettre en cause les
fondements du modèle social suédois, réputé à l'échelle européenne. Il a
seulement promis d'en combattre les abus et de diminuer la pression fiscale.
Le président de la Cour des Comptes appelle à de «nouvelles et profondes
réformes».
SALLE COMBLE. La présentation officielle du rapport annuel sur la
Sécurité sociale (Le Figaro du 12 septembre) a attiré la foule des grands
jours, hier, à la Cour des comptes. Philippe Séguin a redit à plusieurs
reprises « l'inquiétude » de la Cour qu'il préside face à la « situation
toujours préoccupante » de la Sécurité sociale.
Les déficits prévus entre 2004 et 2009 (37 milliards d'euros pour le régime
général et les fonds de financement, 44 milliards pour l'ensemble des
régimes de base), nécessiteront « dans de très brefs délais de nouvelles et
profondes réformes », a-t-il insisté. Et encore l'hypothèse gouvernementale
d'un retour à l'équilibre du fonds de solidarité vieillesse (FSV) en 2009
paraît-elle à la Cour « irréaliste »...
Mais, compte tenu de la vigueur du débat sur les régimes spéciaux de
retraite, relancé en début de semaine par François Fillon, c'est ce thème
qui a focalisé l'attention. L'allongement de la durée de cotisation à 41
ans, prévue pour 2012 pour les salariés du privé et les fonctionnaires, « ne
suffira pas », prévient déjà Philippe Séguin. « Un tel contexte »,
poursuit-il sur un ton d'évidence, « rend difficilement envisageable le
maintien du statu quo pour les 360 000 agents » des principaux régimes
spéciaux, à savoir la SNCF, la RATP, EDF et GDF.
« Partir en retraite plus tôt, en bénéficier plus longtemps, toucher une
pension plus élevée sans cotiser davantage, cela a un coût, et un coût qui
va s'aggraver » avec le papy-boom. Ce coût, rappelle Philippe Séguin, « est
payé par l'État, pour la RATP et la SNCF, ou par les usagers », via une taxe
sur l'électricité et le gaz.
La croissance française accouche d'emplois précaires
L'emploi salarié a augmenté au deuxième trimestre, mais la grande
majorité des postes créés sont des contrats précaires. Dans un contexte où
la croissance est forte mais la visibilité réduite, les entreprises assurent
leurs arrières.
La France a de la croissance, c'est entendu. Mais cette croissance, est,
malheureusement, relativement pauvre en créations d'emplois. Dans le secteur
marchand, celles-ci ont augmenté de 0,3% au second trimestre, d'après
l'Insee, et de 0,4% d'après l'Unedic. Une progression qui, sur un an,
s'établit même à 0,9% selon la première et 1,3% selon la seconde. Au total,
les deux institutions, qui ont des méthodes de calcul différentes, observent
respectivement 135.400 et 201.400 emplois de plus qu'en juin 2005. Des
chiffres qui réjouissent le ministère de la cohésion sociale. Jean-Louis
Borloo s'est en effet félicité, aussitôt publiées ces données, du «
dynamisme du marché de l'emploi ». Mais cet optimisme n'est pas forcément
partagé par les économistes.
Ainsi, Marc Touati, de Natexis Banques Populaires, estime que « à taux de
croissance égal, on n'a jamais vu aussi peu d'emploi salarié ». Même constat
pour Nicolas Bouzou, du cabinet Asterès, selon qui, « avec un rythme de
croissance de 2% au premier trimestre, et de plus de 4% au deuxième
trimestre, on pouvait s'attendre à un marché du travail beaucoup plus
dynamique ». De plus, comme le faisait déjà remarquer la semaine dernière
François Chérèque, leader de la CFDT, la plupart des emplois créés sont
précaires. L'intérim est en effet responsable à lui seul des deux tiers des
emplois nés entre avril et juin. Et comme le fait remarquer Marc Touati, il
« est devenu un mode de fonctionnement du marché du travail dans un contexte
où les entreprises n'ont pas beaucoup de visibilité ».
Deux nouvelles taxes pour les entreprises ?
Le gouvernement a bel et bien dans ses cartons deux nouvelles taxes sur
les entreprises. C'est ce qu'a indiqué jeudi le ministère délégué au budget,
à la suite d'informations en ce sens publiées par Les Echos. Ces mesures
pourraient lui rapporter 800 millions d'euros en 2004, mais elles ne sont
pas encore entérinées. Les deux pistes suivies sont, d'une part,
l'instauration d'une taxe sur les frais d'acquisition des titres de
participation des entreprises, par exemple les honoraires des avocats et des
banques d'affaires. Et d'autre part, l'augmentation du taux d'imposition de
certains titres, notamment des titres spéculatifs de la banque et de
l'assurance, qui pourrait passer de 15% à 33,3%.
Le nombre de Rmistes repart à la hausse
Après avoir baissé de 0,8% entre janvier et mars, le nombre de
bénéficiaires du Revenu minimum d'insertion a augmenté de 0,7% au deuxième
trimestre. Fin juin, il y avait donc 1,111 million de personnes à percevoir
chaque mois cette allocation, dont le montant est variable selon la
situation familiale. A titre d'exemple, le RMI est de 433 euros par mois
pour une personne seule et sans enfants. Selon la Caisse nationale
d'allocations familiales, qui a publié mardi ces données, les versements
effectués au titre du RMI se sont pourtant inscrits en hausse sur au cours
du deuxième trimestre, de 4,9%, à 1,49 milliard d'euros.
Régimes spéciaux : la Cour des comptes cautionne l'option Fillon
La Cour des comptes a publié mercredi un rapport qui dénonce les régimes
spéciaux de retraite, le lendemain même de la polémique née des propos de
François Fillon. Le bras droit de Nicolas Sarkozy persiste et signe : la
réforme devra se faire.
Le débat sur la réforme des régime de retraites spéciaux ne fait que
commencer. La Cour des comptes a plongé dedans tête la première mercredi, en
publiant un rapport où elle regrette que la loi de 2003, qui aligne les
durées de cotisations des fonctionnaires sur celles des salariés du privé,
ne se soit pas occupée de cette question. Elle note que les régimes de
retraite d'EDF et GDF, ainsi que celui de la RATP, avaient certes été
adossés au régime de droit commun « pour éviter que les entreprises
supportent la charge du provisionnement de leurs engagements de retraite ».
Mais ce n'est pas le cas de la SNCF, et, de toutes façons, déplore la Cour,
ces changements n'ont « pas touché aux droits des affiliés », taxés «
d'avantages importants » comme la possibilité de partir au bout de 37,5
annuités au lieu de 40, ou celle de s'en aller à 55 ans, voire 50. Autant de
privilèges qui sont financés par des subventions publiques, amenées à
augmenter dans les prochaines années. En plaidant pour une réforme des
régime spéciaux, les magistrats de la rue Cambon apportent de l'eau au
moulin de François Fillon. L'ancien ministre des affaires sociales et
principal conseiller politique de Nicolas Sarkozy, avait provoqué la veille
une tempête politique en assurant qu'il faudrait s'occuper de transformer
ces régimes dès le début de la prochaine législature. Aussitôt rabroué par
l'opposition, menacé par des syndicats prêts à aller à la « bataille »,
lâché par une partie de l'UMP, François Fillon a tout de même trouvé un
soutien en la personne de Nicolas Sarkozy qui, mardi soir, affirmait : « Qui
peut dire que le problème des régimes spéciaux ne se pose pas ? ».
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+10.2%
de « violence gratuites »
C’est l’augmentation des
violences physiques non crapuleuses en France, d’août 2005 à juillet 2006. A
Paris, la hausse est encore plus élevée : +15.5%.
Ce sont là les violences exercées à l’encontre des agents de la force
publique, mais aussi les coups donnés pour un regard de travers ou un refus
de cigarette, quand ce n’est pas pour le plaisir du geste, tout simplement.
Ces statistiques témoignent d’une dégradation inquiétante de la paix civile,
que la police ne parvient pas à endiguer.
Les collectivités locales championnes de l’absentéisme
En 2003, l’absentéisme dans la fonction publique territoriale s’est
élevé en moyenne à vingt jours par an. Le taux d’absence a augmenté de près
de 30% entre 1998 et 2004.
En 2003, l’absentéisme dans la fonction publique d’Etat s’est élevé en
moyenne à treize jours par an.
Free lutte pour la gratuité du service universel
Le fournisseur d’accès à Internet Free se lance dans la bataille qu’il
nomme lui-même « le combat contre la fracture numérique » et compte
créer une fondation pour atteindre son but.
Le FAI va donc instaurer son « service universel gratuit » des
télécommunications et compte s’appuyer sur le réseau des immeubles fibrés
pour animer ce service.
Free va donc créer la « Fondation Free » pour rendre gratuit l’accès
à l’information au plus grand nombre.
La Fondation fournira contre caution un terminal optique raccordé sur la
fibre dédiée arrivant chez l’abonné et donnant accès gratuitement à une
ligne téléphonique sans abonnement, les appels d’urgence et les appels vers
les services sociaux, un accès à Internet bas débit (email + accès web),
ainsi que le service d’antenne avec un accès aux chaînes gratuites de la TNT
en qualité numérique.
Dès que le plan de fibrage (FTTH) de Free sera mis en place à Paris, tous
les habitants pourront profiter de ces options gratuitement.
Il ne sera plus utile aux habitants d’un immeuble de souscrire à un
abonnement triple play puisque celui-ci sera gratuitement distribué, ni de
payer un service antenne pour la résidence.
Un beau geste de la part de Free !
PPE. Les primes pour
l'emploi indument versées illustrent l'aberration du système
La Prime pour l’Emploi (PPE) aurait été indûment versée à 250 000
personnes. Cette erreur illustre l’extrême complexité des aides à l’emploi
en France et les effets pervers qu’elles engendrent.
250 000 bénéficiaires de la Prime sur l’Emploi (PPE)
n’auraient pas dû la percevoir et devraient donc la rembourser. Quelques
heures à peine après la divulgation de cette information par Le Figaro,
le 5 septembre, Dominique de Villepin a cependant demandé
que la situation des intéressés soit examinée « au cas par cas » (pour quel
coût supplémentaire ?) ; et l’on annonce déjà que l’Etat passera
l’éponge sur la moitié des cas. A sept mois de la présidentielle,
voilà une décision prudente.
L’immense majorité des personnes concernées a touché – et dépensé –
la prime en toute bonne foi. Pour mémoire, la PPE est versée à des
salariés gagnant entre 0,4 et 1,6 fois le smic , catégorie
sociale parmi laquelle il se rencontre peu d’experts-comptables ni de
fiscalistes. Or, s’il n’est pas nécessaire d’être fiscaliste pour comprendre
les modalités de l’attribution de la prime, les conditions croisées à
laquelle elle est soumise (montant global des revenus du foyer fiscal,
montant des revenus d’activité perçus par l’activité professionnelle du
bénéficiaire, temps de travail, etc.) désorientent le profane…
La plupart de nos compatriotes ne se posent d’ailleurs pas de questions
quand l’administration leur propose un subside. En l’occurrence, ces
250 000 bénéficiaires avaient opté pour la mensualisation de la
prime, comme on leur en avait donné la possibilité à partir du 1er janvier
dernier. C’est cette nouveauté qui est à l’origine des trop-perçus.
On ne peut même pas parler d’erreurs, puisque les services de Bercy avouent
eux-mêmes s’être attendus à cette conséquence de la mensualisation…
Un coût fiscal de 4
milliards d’euros
Versée à quelque 9
millions de personnes, la PPE sera, selon le vœu du Premier
ministre, très sensiblement revalorisée en 2007 et son
financement exigera de l’ensemble des contribuables un effort fiscal de 4
milliards d’euros.
Inventée pour favoriser le retour à l’emploi des chômeurs, cette
prime est-elle au moins utile ? Comme l’écrivait Yves de
Kerdrel dans Le Figaro du 5 septembre , elle
assure à ceux qui la perçoivent « un revenu global bien supérieur à la fois
au salaire minimum et aux minima sociaux, dont le niveau parfois trop élevé
pourrait leur faire préférer de rester à la maison ».
Ainsi l’Etat se substitue-t-il aux entreprises pour payer leurs salariés. A
cette fin, il ponctionne ces mêmes entreprises, que le poids des charges
empêche d’augmenter les salaires, tandis que leurs patrons tentent de
récupérer une partie de cette ponction en glanant ce qu’ils peuvent trouver
dans l’inextricable maquis des aides à l’emploi (il en
existe une cinquantaine !).
Parallèlement, la gestion de ces aides mobilise 72 000
fonctionnaires, ce qui représente pour l’Etat – donc les
contribuables – un coût annuel de 5 milliards d’euros.
Telle est la logique anti-économique d’un système que nul n’ose ou
ne veut remettre en question. En regard , les trop-perçus de PPE
sembleraient presque anecdotiques.
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Comme toujours, aucune réforme ne marche!!!
Sécurité sociale : la Cour des comptes appelle encore
à de nouvelles réformes
La haute juridiction évalue à 37 milliards d'euros les besoins de
financement en 2009
De nouvelles réformes doivent être engagées pour sauver la Sécurité sociale.
C'est l'un des principaux messages qu'adresse la Cour des comptes dans son
rapport annuel, qui sera rendu public jeudi.
Pouvoir d'achat : les Français accusent toujours l'euro
Les Français ont désigné le coupable de la baisse de leur pouvoir
d'achat : l'euro. A 69%, selon un sondage LH2 pour 20 minutes et RMC publié
vendredi, ils stigmatisent le passage à la monnaie unique. La baisse des
revenus est citée par 46% d'entre eux, et le prix de l'essence par 42%. Bien
après viennent le prix du logement, évoqué par 17% des personnes
interrogées, et la hausse des impôts, par 9%. On apprend aussi que, dans
leur vie quotidienne, c'est sur l'habillement, cité par 43% des sondés, et
les loisirs, cité par 42% d'entre eux, que les Français réduisent en
priorité leurs dépenses pour faire des économies.
e-Démocratie : le regard des internautes français
Aujourd'hui, plus d'un Français sur deux utilise Internet selon Ipsos
Media. Parmi les usages du Web, les démarches administratives rencontrent un
vif succès. Près de six millions de Français ont ainsi déclaré leurs impôts
en ligne en 2006.
En revanche, l'autre volet de l'Internet public, l'e-démocratie, reste
largement sous-exploité dans l'Hexagone. Et pourtant, les internautes
français se prononcent majoritairement en faveur d'une démocratie directe
par le biais d'Internet. A l'heure où la campagne présidentielle bat son
plein, l'e-démocratie revêt un enjeu stratégique pour les candidats
potentiels.
Le gouvernement favorise la multiplication des "gazelles"
Entre 4000 et 5000 PME en forte croissance devraient accéder cette année
au statut de "gazelle", qui leur offre notamment des avantages fiscaux. Et
le gouvernement crée un fonds de 2 milliards d'euros pour aider au
capital-risque.
Le gouvernement ne veut pas faire des PME une espèce en voie de disparition.
Il a donc choisi de soutenir les « gazelles », le nom qu'il a donné aux
entreprises en forte croissance. Environ 2000 d'entre elles avaient reçu ce
label en 2005, sur des critères liés au chiffre d'affaires. Cette année,
elles devraient être entre 4000 et 5000 à pouvoir bénéficier de ce statut
préférentiel, qui leur permet de ne pas payer d'impôt sur les sociétés
durant le temps de leur développement et de faire reporter toute
augmentation des charges sociales.
Renaud Dutreil, le ministre des PME, a introduit deux nouveautés dans le
dispositif. La première, c'est la modification des critères d'éligibilité.
Ce n'est plus la croissance des ventes qui sera prise en compte, mais celle
de la masse salariale : celle-ci devra être comprise entre 15% et 20% au
cours des trois exercices précédents. Une mesure toutefois jugée « trop
restrictive » par la CGPME. Deuxième innovation, la création d'un congé
spécial destiné à attirer les cadres des grandes entreprises ou de la
fonction publique qui voudraient participer à l'aventure des start-ups en
ayant la possibilité, en cas d'échec, de réintégrer leur ancien emploi.
Parallèlement, afin de financer les petites entreprises innovantes, Renaud
Dutreil a mis en musique la promesse faite par Jacques Chirac en début
d'année. Le président de la République avait souhaité que, dans ce but, «
deux milliards d'euros soient levés, dès cette année, sur les marché
financiers, avec une garantie de l'Etat ». Ce sera chose faite avec France
Gazelle, une agence qui n'investira pas directement dans les PME, mais «
cherchera à avoir un effet structurant sur leur environnement, à travers des
"fonds de fonds", c'est à dire des fonds finançant des fonds
d'investissement ». Elle combinera des fonds publics et des fonds privés.
Toujours plus d'impôts!
La réforme de la fiscalité de l'assurance-vie se précise
Le gouvernement envisage de modifier les modalités de prélèvement de la
CSG sur certains contrats d'assurance vie. La mesure laisserait inchangée le
taux de cet impôt, à 11%. Mais le principe d'un prélèvement annuel, jusqu'à
présent réservé aux contrats monosupports, serait élargi aux contrats mixtes
qui combinent à la fois placements en euros et en Sicav ou en parts de
société civile immobilière. Jusqu'à présent, les détenteurs de tels contrats
dits "multisupports" ne payaient la CSG qu'à échéance du contrat. Cette
réforme pourrait rapporter entre 1,3 et 1,4 milliard d'euros à l'assurance
maladie en 2007.
"La rupture est nécessaire", selon Edouard Balladur
L'ancien Premier ministre Edouard Balladur estime que "la rupture"
prônée par Nicolas Sarkozy lors de l'université d'été de l'UMP "est
nécessaire".
"La rupture est nécessaire. Les Français ont un besoin profond de changement
et de renouveau. Je pense qu'ils se rendent compte qu'à trop rester dans le
statu quo la France a pris un retard important", explique Edouard Balladur
dans le "Figaro" de jeudi.
L'imam Benchellali a été expulsé vers l'Algérie
L'ancien imam de Vénissieux (Rhône) Chelali Benchellali, condamné à six
mois de prison ferme dans l'affaire des filières tchétchènes et arrêté mardi
soir, a été expulsé jeudi matin vers l'Algérie, a-t-on appris auprès du
ministère de l'Intérieur.
L'imam a quitté la France pour l'Algérie à 08H15 de l'aéroport d'Orly "sans
heurts", a-t-on précisé de même source.
Chelali Benchellali, de nationalité algérienne, à qui il est reproché
d'avoir appelé à la violence et à la haine raciale lors de ses prêches et
d'être proche du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC,
mouvement islamiste algérien), a été arrêté lors d'un contrôle routier,
selon une source judiciaire confirmant des informations parues dans le
Parisien.
Il faisait l'objet depuis le 8 janvier 2004 d'un arrêté d'expulsion,
confirmé en juillet 2005 par le tribunal administratif mais qui ne pouvait
être exécuté avant qu'il ne soit jugé dans le procès des filières
tchétchènes.
M. Benchellali a été condamné en juin à huit mois de prison dont six avec
sursis lors du procès de 25 membres du réseau islamiste dit des "filières
tchétchènes".
Il était accusé d'être le pivot de cette cellule terroriste, soupçonnée
d'avoir projeté en 2001-2002 des attentats contre la Tour Eiffel, un grand
magasin du Forum des Halles, des commissariats ou des établissements
abritant des intérêts israéliens.
Deux de ses fils avaient également écopé de peines de prison lors de ce
procès, alors qu'un troisième a passé plusieurs années de détention à
Guantanamo.
Toujours plus d’impôts !
La fiscalité verte s'immisce dans la campagne présidentielle
Nicolas Sarkozy évoque la création d'une fiscalité écologique. En
contrepartie d'un abaissement des charges des revenus du travail.
Lors de son discours devant les jeunes de l'UMP à Marseille dimanche
dernier, Nicolas Sarkozy a préconisé une réforme "en profondeur (de) notre
fiscalité" par plusieurs propositions dont celle de "substituer en partie la
taxation des pollutions, en particulier de l'énergie à effet de serre, à la
taxation du travail". La proposition offre l'avantage d'être en cohérence
avec la Charte de l'environnement qui fait du principe pollueur-payeur l'un
des fondements constitutionnels. Elle autorise également un allégement du
coût du travail, par une baisse des cotisations sociales, alors qu'en
parallèle, elle crée une fiscalité basée sur la responsabilité écologique
des entreprises. Un système que les experts nomment celui du "double
dividende" car il est censé à la fois favoriser l'emploi et protéger
l'environnement. Ce type de transfert en faveur de l'écologie avait été
amorcé en 2000, lorsque Lionel Jospin avait tenté d'étendre la taxe générale
sur les activités polluantes (TGAP) à la consommation énergétique des
entreprises. Une écotaxe était instaurée pour les inciter à économiser
l'énergie et les recettes générées permettaient de financer une ristourne
progressive de CSG sur les bas salaires, destinée à encourager à la reprise
du travail.
L’une des causes du chômage
Le Smic horaire a augmenté de près de 30 % depuis 2000
Le Smic horaire brut a nettement progressé ces six dernières années, en
particulier sur la période 2003-2005. Un phénomène favorisé par le processus
de réduction du temps de travail. (06/09/2006)
Dans un de ses rapports, l'Insee indique que le Smic horaire a crû de 29,3
%, et son pouvoir d'achat de 16,5 % depuis 2000. Au 1er juillet 2006, date à
laquelle il est réévalué chaque année, le Smic mensuel brut a été fixé à
1.254 euros.
Une bonne nouvelle pour les chômeurs
Le reclassement des chômeurs s'ouvre massivement au privé
L'Unedic a sélectionné 17 entreprises pour aider au retour à l'emploi de
46.000 chômeurs · La culture du résultat renforcée · Nouvelle ouverture du
marché à compter du 1er janvier 2007
Le marché du placement des chômeurs, jusque-là réservé à l'ANPE, ne cesse de
s'ouvrir au secteur privé. Après une première série d'expérimentations,
initiées début 2005, le régime d'assurance-chômage est sur le point de
confier le suivi de 46.000 demandeurs d'emploi supplémentaires à 17
entreprises et associations. Celles-ci ont été sélectionnées à l'issue d'un
appel d'offres européen, dont les résultats doivent être encore soumis,
vendredi, à l'avis du conseil d'administration de l'Unedic. Parmi les
lauréats figurent les cinq acteurs des premières expérimentati ons : Ingeus,
l'Association pour l'emploi des cadres (Apec), Adecco, BPI et Altedia. Les
cabinets d'intérim font une percée remarquable, en se voyant confier le
placement de 9.900 demandeurs d'emploi. Un nouvel appel à candidatures doit
être lancé pour assurer le suivi des quelque 50.000 bénéficiaires de la
convention de reclassement personnalisé, à compter du 1er janvier 2007.
Attractivité : la France au 35e rang selon la Banque mondiale
Malgré une amélioration de 12 places, la France ne se classe encore, cette
année, qu'au 35e rang du classement établi par la Banque mondiale portant
sur l'environnement des affaires dans le monde. La quatrième édition de «
Doing Business », qui passe en revue le cadre réglementaire et administratif
de 175 économies dans le monde, continue de soulever la polémique en France.
Toujours plus d’impôts !
Vers une redevance pour la télé sur ordinateur
Jusqu'à présent, les abonnés de Free qui regardaient la télévision sur
ordinateur (option "multiposte") pouvaient échapper à la redevance. Cela ne
sera bientôt plus le cas. Le gouvernement va réfléchir à une évolution des
modalités de la collecte de la redevance audiovisuelle afin que les
personnes recevant la télévision sur un ordinateur, via l'ADSL, soient eux
aussi assujettis à cette taxe, a indiqué mardi le ministre de la Culture et
de la Communication Renaud Donnedieu de Vabres. Pour le moment, seules les
personnes possédant un poste de télévision sont assujetties à la redevance
audiovisuelle. "Demain peut-être faudra-t-il faire évoluer les modalités de
l'assiette de la taxe", a déclaré le ministre lors d'un point presse.
"Peut-être faudra-t-il faire évoluer la petite phrase" qui figure sur le
formulaire de la taxe d'habitation, qui demande au contribuable s'il possède
ou non un poste de télévision, a-t-il ajouté. Cette phrase devrait, à terme,
permettre "de ne plus exonérer du paiement de la redevance ceux qui ne
reçoivent pas la télévision sur un poste de télévision", mais sur un
ordinateur, a déclaré Renaud Donnedieu de Vabres, ajoutant qu'une "réflexion
est engagée sur le sujet".
Toujours les mêmes!
Lionel Jospin ne se sent ni "fatigué" ni "usé"
L'ex-Premier ministre Lionel Jospin déclare dans un entretien au
Parisien à paraître mercredi qu'il ne se sent ni "fatigué" ni "usé",
continuant d'entretenir l'incertitude sur sa candidature à l'investiture du
PS pour la présidentielle de 2007.
"Je ne peux absolument pas dissimuler que je suis plus vieux qu'il y a
quatre ans. Je ne me sens pas du tout fatigué, et je pense que j'ai
suffisamment peu servi, ces derniers temps, pour ne pas être usé", affirme
M. Jospin auquel le quotidien rappelle qu'il aura 70 ans en 2007 et qu'en
2002, il avait trouvé Jacques Chirac "vieilli, usé et fatigué".
L'Hexagone ne figure pas parmi les trente pays les plus favorables aux
entrepreneurs, selon la Banque mondiale. L'institution décerne un
satisfecit aux pays africains qui opèrent des réformes favorables aux
affaires.
Où est-il le plus facile de faire des affaires dans le monde ? À cette
question, dont le lien avec les choix stratégiques des investisseurs
internationaux est plus complexe qu'il n'y paraît, la Banque mondiale (BM)
vient d'apporter sa réponse pour la période 2005 - 2006. Singapour, les
États-Unis, le Royaume-Uni figurent sans surprise parmi les trente économies
" les plus favorables aux entrepreneurs ".
Mais la Chine, qui occupe régulièrement la deuxième place parmi les
récipiendaires d'investissements directs étrangers (IDE), n'est classée que
93e. La France, elle aussi souvent bien placée, ne vient qu'en 35e position.
L'explication trouve sans doute son origine dans le fait que le classement "
ne tient pas compte de variables telles que la politique macroéconomique, la
qualité de l'infrastructure, l'instabilité des devises, la perception des
investisseurs ou le taux de criminalité ", pas plus, semble-t-il, que du
coût du travail, de l'abondance de la main-d'oeuvre ou du climat politique.
Mais il se fonde sur " les coûts et le temps nécessaires pour satisfaire les
exigences des gouvernements concernant la création d'entreprises, les
principales opérations, le commerce international, la fiscalité et les
procédures collectives ".
Bien isolé. En revanche ce rapport, intitulé " Doing business 2007: la
pratique des affaires facilitée à travers le monde ", et élaboré avec la
Société financière internationale (SFI), agence de la BM spécialisée dans le
secteur privé, classe la France en sixième position parmi les dix premiers
pays qui ont fait preuve d'efforts pour se réformer. Sur ce podium-là,
l'Hexagone paraît toutefois bien isolé au milieu de pays émergents, en
transition ou même en développement.
Sur la base des travaux d'experts locaux dans 175 pays, le rapport estime à
213 le nombre des réformes réglementaires menées dans 112 économies. La
réforme " la plus populaire " ? Faciliter les formalités de création
d'entreprises. " Pour la première fois, l'Afrique se classe parmi les trois
premières régions à avoir réformé, après l'Europe de l'Est et les pays de
l'OCDE. "
Ces efforts sont-ils la garantie d'un développement équilibré ? Chargée de
prêter aux pays pauvres, la BM est bien placée pour savoir que non. Elle en
convient puisqu'elle recommande aux pays pratiquant des réformes de se
demander " qui en tirera le plus d'avantages ". Et de souligner que " si une
réforme ne profite qu'aux investisseurs étrangers, aux grands investisseurs
ou aux bureaucrates qui sont devenus investisseurs, elle réduira la
légitimité du gouvernement ".
Les autorités chinoises limitent la diffusion de vidéos en ligne
Après les censures sur les blogs et sur la recherche de certains mots
(démocratie, Tian an men...), c'est aux vidéos en ligne que s'attaquent les
autorités chinoises.
A partir de septembre 2006, une autorisation de l'Administration d'Etat de
la radiodiffusion, du cinéma et de la télévision, la SARFT, sera nécessaire
avant toute mise en ligne sur les sites Internet chinois de vidéos. Une
procédure de validation a-priori, donc, mais qui est totalement contraire à
ce qui fait le succès foudroyant des plate-formes de mise en ligne
immédiate, à l'instar de Youtube, premier site mondial en terme de trafic
avec plus de 100 millions de vidéos regardées chaque jour! Selon le
gouvernement chinois, cette mesure vise à lutter "contre toute atteinte à la
moralité".
Pour Reporters sans frontières, un pas de plus a été franchi vers la
limitation de la liberté d'expression. L'association craint en effet qu'il
ne devienne difficile, voire impossible, de "diffuser, sur son site
Internet, des reportages vidéos [...] qui s'écarteraient du point de vue
officiel".
Des multinationales comme Google, qui a déjà passé des accords avec le
portail China.com, mais aussi comme Yahoo et Microsoft, ne s'opposent pas au
projet. Business is business?
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Santé: Bruxelles veut faire respecter le
marché intérieur des services
La Commission européenne
examinera mardi à Strasbourg comment clarifier l'application aux prestations
de santé des principes de libre circulation des services dans l'UE, en dépit
de l'exclusion de ce secteur de la directive sur les services dite "Bolkestein".
En 1998, "la Cour (européenne de justice) a jugé que les services de santé
étaient couverts par les traités. Les règles sur la libre circulation des
services s'appliquent donc aux prestations de santé", a rappelé vendredi
Philip Tod, porte-parole du commissaire européen à la protection des
consommateurs Markos Kyprianou.
"Le commissaire va proposer une piste" à la Commission et "le collège (des
commissaires) décidera de l'approche à suivre", a-t-il précisé.
"La France compte entre 3,5 et 4 millions de chômeurs"
François Chérèque n'est pas de ceux qui se contentent du retour de la
croissance et de la baisse du nombre de demandeurs d'emploi pour crier
victoire. Dans une interview au vitriol accordée aux Echos, le secrétaire
général de la CFDT rappelle que huit emplois créés sur dix sont des CD et
que, « en cas de ralentissement, [il] seront détruits tout de suite ». Alors
que le taux de chômage est passé sous les 9%, il assure que, en
comptabilisant les RMIstes et les stagiaires, « il y en France entre 3,5 et
4 millions de personnes au chômage ou à la charge de l'Etat », alors que les
statistiques en dénombrent officiellement 2,16 millions.
Eva Joly dénonce la corruption en France
"La France continue à se bercer d'illusions" sur son problème de
corruption ; le constat, dressé par Eva Joly dans le Journal du dimanche,
est sévère. La magistrate franco-norvégienne, qui a instruit l'affaire Elf
en France et combat désormais la corruption dans les pays émergents, affirme
: "Les Français ont tort de croire que les choses sont sous contrôle. Tous
d'ailleurs ne le pensent pas. A commencer par l'OCDE qui a vérifié
l'application, par ses pays membres, de la convention de 1998 relative à la
lutte contre la corruption et ne classe pas la France en tête des pays
vertueux".
Droits de succession
Le gouvernement refuse d’exonérer le conjoint survivant
Encore un espoir déçu ! Le gouvernement a finalement renoncé à la minuscule
réforme qu’il avait fait miroiter aux contribuables en proposant d’exonérer
des droits de succession les conjoints survivants.
La mesure paraissait pourtant juste et équitable, puisque l’application de
ces droits de succession au conjoint survivant, sur des biens qui ont déjà
été lourdement imposés, revient à taxer deux fois la même génération. «
Est-il normal que le conjoint survivant paie des droits de succession sur un
patrimoine acquis conjointement ? », demandait l’été dernier le ministre
délégué au Budget, Jean-François Copé. Poser la question, c’était y répondre
!
En outre, cette réforme ne risquait pas de ruiner l’Etat , puisque son
coût était estimé par les services de Bercy à 150 millions d’euros la
première année, puis à 400 millions par an – autant dire une broutille, par
rapport aux 7,3 milliards rentrés dans les caisses publiques en 2005 au
titre des droits de succession.
C’était un petit geste en faveur des classes moyennes outrageusement
pressurées. Jean-François Copé, s’y disait favorable ; Dominique de Villepin
l’a refusé. Sans doute le Premier ministre considère-t-il électoralement
plus rentable de se répandre en cadeaux comme l’allocation d’installation
pour les étudiants, la revalorisation de la prime pour l’emploi ou le chèque
transport, que les mêmes classes moyennes seront finalement appelées à
financer. Le moment est donc mal choisi pour relâcher la pression fiscale
qui pèse sur elles…
Un « coup de maître historique »… pour les Etats-Unis
Cette démagogie soulève des interrogations jusqu’au sein de la gauche et
la réprobation des élus de la majorité, comme Lionnel Luca, député des
Alpes-Maritimes, qui avait été, dès 2004, à l’origine d’une proposition de
loi visant à abolir les droits de succession. Une autre proposition, déposée
en janvier 2006, voulait exonérer les enfants des mêmes droits, concernant
la résidence principale des parents. Vœux pieux…
Pourtant, le Canada et la Suisse ont totalement supprimé les droits de
succession, de même que l’Italie en 2001 et la Suède en 2005. Il ne semble
pas que les économies de ces pays s’en trouvent plus mal que celle de la
France… au contraire. A leur tour, les Etats-Unis l’envisagent, à
l’initiative du président George Bush.
Dans un article donné au Figaro 25 juillet dernier, Jean-Daniel Tordjman,
ancien ambassadeur délégué aux investissements internationaux, estimait
qu’une telle mesure serait, pour les Américains, un « coup de maître
historique », qui leur permettrait de renforcer leur attractivité « comme
lieu de résidence des investisseurs mondiaux, centre de création
d’entreprises nouvelles, marché de l’art et du luxe, lieu de mécénat et de
créativité »… en engrangeant au passage les impôts que paieraient les
entrepreneurs étrangers qui s’installeraient chez eux. « Une telle
évolution, concluait l’auteur, provoquera des flux de capitaux permanents
considérables qui renforceront les places financières américaines, la
balance des comptes et le dollars. »
Hélas ! A quelques mois de la présidentielle, Dominique de Villepin et
Jacques Chirac sont trop occupés à donner des gages à leurs adversaires
idéologiques, pour trouver le temps d’avoir pour la France une pareille
ambition.
Contribuables Associés
La France tire à boulets rouges sur le fonctionnement de l'UE
Le fonctionnement de l'Union européenne est "préoccupant" : tel est le
terme employé mardi par Catherine Colonna. La ministre déléguée aux affaires
européennes, qui s'exprimait devant les ambassadeurs de France, réunis à
Paris pour leur conférence annuelle, a notamment affirmé que l'UE lui
semblait "atteinte d'une sorte de maladie de langueur, de fatigue
généralisée, qui n'augure rien de bon de sa capacité future à répondre aux
attentes des peuples si nous ne trouvons pas rapidement les moyens de lui
donner une nouvelle impulsion". Et de déplorer un mode de fonctionnement "de
plus en plus intergouvernemental" et "une méfiance quasi-générale vis-à-vis
de l'intégration, qui a longtemps été tenue comme un objectif".
Pouvoir d'achat : la querelle des chiffres reprend de plus belle
D'après 60 millions de consommateurs, le pouvoir d'achat n'aurait
augmenté dque e 0,9% depuis un an. La CFTC évoque une baisse de 0,3%.
L'Insee, elle, reste sur sa prévision d'un gain de 2,4%. Au-delà de la
querelle des chiffres, la question du pouvoir d'achat est-elle la plus
importante?
L'offensive sur le pouvoir d'achat continue. Cette fois, c'est 60 Millions
de consommateurs qui frappe. Dans une étude à paraître mardi, la revue
explique que le pouvoir d'achat des Français n'a augmenté que de 0,9% depuis
un an. Ils ont bénéficié d'un revenu supplémentaire de 68 euros, sur
lesquels 47 euros ont été absorbés par les diverses hausses des prix,
notamment les carburants, le gaz et les loyers. Il ne leur reste donc que 21
euros en plus, soit moins de 1% des 2488 euros dont ils disposent, en
moyenne, tous les mois.
Google prêt à concurrencer ouvertement Microsoft Office
Google lance une offre de services Internet gratuits pour les
entreprises, comprenant du mail, de la messagerie instantanée et un
calendrier. Enrichie bientôt d'un tableur et d'un traitement de texte, elle
pourrait concurrencer Office dans les PME ou l'éducation.
Lentement, mais sûrement, la suite bureautique de Google prend forme. Lundi,
le californien a dévoilé « Google Apps for Your Own Domain », une offre de
services dédiés aux entreprises comprenant du courrier électronique, de la
messagerie instantanée, de la création de pages web et un calendrier.
Autrement dit, l'agrégation de quatre services déjà lancés ces derniers mois
: Gmail, Google Talk, Google Page Creator et Google Calendar. A la
différence des services destinés aux particuliers, ces versions
professionnelles peuvent être utilisées en circuit fermé, à l'intérieur de
l'entreprise. Si les courriels restent hébergés sur les serveurs de
l'américain, les adresses adoptent par exemple le nom de domaine de
l'entreprise, et non plus le gmail.com auquel a droit le grand public. De
même, les calendriers peuvent être partagés en interne, entre les
collaborateurs. Pour faire le lien entre les services, Google a ajouté une
interface de gestion de comptes, à l'usage des administrateurs réseau de
l'entreprise.
De l'aveu même de Google, et même si elle agrège des services déjà
existants, « Google Apps » n'en est encore à son point de départ. Lancée
d'abord dans une version gratuite, financée par de la publicité, l'offre
sera complétée plus tard dans l'année d'une version payante par abonnement,
proposant par exemple davantage de stockage ou d'options. En outre, Google
devraient ajouter d'autres services qu'il teste depuis peu, tel que le
traitement de texte Writely ou le tableur Spreadsheet. Ce n'est qu'alors
qu'il pourra prétendre concurrencer la suite bureautique de Microsoft, avec
des outils moins chers et plus faciles à utiliser qu'Office. Et prouver,
chiffres à la clé, que ses nouveaux services lancés frénétiquement
rencontrent un succès sur un marché totalement dominé par Microsoft. Ce qui
n'a pas empêché les analystes de s'enthousiasmer dès lundi sur
l'affrontement annoncé entre les deux géants de l'informatique. Matthew
Brown, analyste de Forrester Research, annonce déjà un face-à-face dans les
PME et l'éducation, très sensibles au prix, alors qu'Office 2007 et ses
mises à jour coûteuses sont attendus en début de l'année prochaine.
Le nombre de créations d'entreprises toujours en baisse
Le nombre de créations d'entreprises en France a diminué de 3,2% en
juillet, sur un mois. Les données, corrigées des variations saisonnières,
publiées vendredi par l'Insee, font état de 24.879 nouvelles entreprises
ayant vu le jour le mois dernier, contre 25.299 lors du précédent. Déjà, en
juin, le nombre de nouvelles sociétés créées avait chuté de 9,4%. Au cours
des douze derniers mois, toutefois, il s'inscrit encore en hausse en hausse
de 2,5% par rapport aux mêmes mois de l'année précédente.
Les salariés bénéficieront d'un "chèque transport"
Thierry Breton a confirmé jeudi la mise en place d'un dispositif destiné
à compenser la hausse des prix de l'essence pour les particuliers. Il
pourrait être calqué sur le chèque déjeuner et atteindre 30 euros par mois.
Les organisations patronales ne décolèrent pas.
8,1%,
La proportion d'immigrés dans la population française, d'après l'Insee
La France comptait 4,9 millions d'immigrés en 2004, soit 8,1% de sa
populaiton.
http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1098/ip1098.html
-1%
La baisse des effectifs des groupes du CAC 40 en France
Les poids lourds de l'économie française embauchent : leurs effectifs
ont augmenté de 1,7% dans le monde en 2005. Mais à y regarder de plus près,
la France n'est pas concernée par ce phénomène, au contraire : le nombre de
postes y a reculé de 1% l'année dernière. Selon cette étude menée par Les
Echos, les pensionnaires du CAC 40 totalisent ainsi 4,1 millions de
salariés. Mais sur ce chiffre, seuls 40% d'entre eux exercent dans
l'Hexagone. Carrefour demeure le premier employeur français avec 440.479
personnes exactement. Le numéro deux mondial de la grande distribution
devance Sodexho (324.000), La Poste (303.000) et Veolia (271.000). En
revanche, sur le seul territoire français, Carrefour n'apparaît qu'au 3ème
rang avec 135.000 salariés après La Poste (291.000) et la SNCF (197.000).
+50%
L'envolée du coût de l'élection présidentielle entre 1995 et 2002
Le coût de l'organisation de l'élection présidentielle pour l'Etat s'est
élevé à 200,4 millions d'euros en 2002, soit 50% de plus que lors du
précédent scrutin, en 1995. C'est ce que révèle une étude du ministère des
finances, publiée mardi. Cette inflation devrait se ralentir pour la
prochaine élection, prévue au printemps 2007 : son coût est estimé par Bercy
à 233 millions d'euros, ce qui, si ce chiffre était vérifié, représenterait
une augmentation à peine supérieure à 16%.
A la charge de l'Etat figurent notamment le remboursement des dépenses de
propagande des candidats (28,5% du total en 2002), les dépenses
d'affranchissement résultant de l'envoi à chaque électeur des documents
électoraux (12,21%), ainsi que les dépenses d'organisation engagées par les
préfectures et les communes. Pour faire diminuer le coût de cette élection,
Bercy propose que les électeurs puissent, s'ils le souhaitent, prendre
connaissance de la propagande électorale sur Internet et non plus par
courrier postal.
La Grande-Bretagne a déjà accueilli 427.000 travailleurs de l'Est
Le Royaume-Uni a intégré plus de 427.000 immigrés des pays de l'Europe
de l'Est, depuis l'accession de leurs pays à l'Union européenne en mai 2004.
La plupart ont, selon Londres, trouvé facilement à s'insérer dans les
secteurs de l'administration, du commerce, de l'hôtellerie et de la
restauration. Ces données officielles, présentées mardi, se situent très
au-dessus des prévisions du gouvernement, qui avait estimé que 25.000
travailleurs des nouveaux membres entreraient chaque année dans le pays. La
Grande-Bretagne avait été l'un des seuls parmi les Quinze à ouvrir sans
restriction son marché du travail aux ressortissants des dix nouveaux pays
adhérents, dès leur entrée dans l'UE.
48%
La proportion des Européens opposés à l'entrée de la Turquie dans l'UE
Près d'un Européen sur deux (48%) serait contre l'adhésion de la Turquie
à l'Union européenne, même si le pays remplissait tous les critères requis,
selon l'Eurobaromètre publié vendredi par la Commission européenne. C'est
moins qu'à l'automne dernier, où 55% se déclaraient contre, mais la question
a été posée un peu différemment. L'expression "une fois que la Turquie se
conformera aux conditions posées par l'UE" ayant en effet remplacé "à
l'avenir". Seuls 39% des Européens sont pour l'adhésion turque. L'opposition
la plus importante vient toujours des Autrichiens, à 81%. Viennent ensuite
les Allemands et les Luxembourgeois, les Chypriotes et les Grecs. Les
Français arrivent en 10e position avec 54% d'opinions défavorables. Les
Espagnols sont les moins opposés avec 23%, devant les Polonais et les
Maltais (31%). De manière plus générale, les Européens, qui ne soutiennent
plus qu'à 45% l'élargissement, se sentent mal informés sur le processus
(68%) et estiment majoritairement qu'il bénéficiera en priorité aux pays
concernés et pas à l'UE.
Bercy critique la mauvaise gestion de l'allocation solidarité
Un rapport d'audit rendu récemment au ministère des finances met en
cause les "insuffisances" de la gestion de l'allocation spécifique de
solidarité (ASS) par l'Unedic. Cette allocation est financée par l'Etat mais
gérée par l'Unedic. Or sur les deux milliards d'allocations versées chaque
année aux 375.000 chômeurs en fin de droits, 80 millions d'euros sont
absorbés en frais de gestion. Une somme beaucoup trop élevée, selon le
rapport, qui estime qu'elle pourrait être réduite de 60% grâce à une
meilleure organisation. Celle-ci impliquerait la suppression d'une centaine
d'emplois.