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Carte scolaire : ce que font les autres pays De New York à Tokyo ou Madrid, l'affectation des élèves relève aussi du casse-tête. Une étude du ministère de l'Education nationale fait l'inventaire des pratiques en vigueur. HARO sur la carte scolaire ! Aujourd'hui et demain, Gilles de Robien reçoit onze délégations de syndicats enseignants et d'associations de parents d'élèves pour réfléchir à un «assouplissement de la carte scolaire». Le sujet passionne le pays. Pas un candidat à la présidentielle qui ne se propose d'amender, corriger ou supprimer ce principe qui veut qu'en France, chaque famille soit contrainte d'inscrire ses enfants dans l'établissement scolaire le plus proche de son domicile. Le Figaro révèle l'étude réalisée par la direction des Études internationales du ministère de l'Éducation nationale. Elle pourrait influencer les choix futurs du gouvernement. Embarquement immédiat pour mieux connaître les us et coutumes de quatorze pays. Les pragmatiques qui optent pour l'assouplissement Dans ce groupe, on retrouve pêle-mêle, les Etats-Unis, l'Allemagne, l'Espagne, la Pologne et le Royaume-Uni, Taïwan ou la Chine. Chez nos voisins allemands, l'éducation est de la compétence des Länder. Ici, une carte scolaire plutôt souple existe dans le premier degré (les 4 premières années d'école). Ensuite, les familles formulent trois voeux portant sur les collèges et lycées de leur choix. Libres ensuite aux responsables d'établissements de sélectionner les élèves. Dans le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, un projet de loi prévoyant l'abrogation totale de la carte scolaire dans le primaire suscite un débat similaire à celui qui agite notre pays. En Espagne aussi (lire ci-dessous), les parents peuvent solliciter plusieurs établissements. Au Royaume-Uni, Margaret Thatcher avait levé le carcan de la carte scolaire. Le modèle récent des «Specialist schools» a encore changé la donne. Ces établissements d'enseignement général financés en partie sur des fonds privés qui proposent des dominantes (maths ou anglais, commerces ou sciences...) ont désormais la faveur des parents. Aux États-Unis, la carte scolaire (school district) existe. Les possibilités d'y déroger varient en fonction des États. Elles sont plutôt restreintes et passent par un système de tirage au sort, à moins que les parents n'optent comme ils le font de plus en plus fréquemment pour le privé ou les cours à la maison. Un système de loterie est aussi en vigueur en Corée, classée au 2e rang dans l'enquête Pisa. Les partisans du libre choix total Aux Pays-Bas, en Belgique et en Italie, la liberté totale des parents est la règle. Un libre choix amoindri aux Pays-Bas par le profil des enfants réalisé à la fin du primaire. Ce profil, qui détermine l'orientation ultérieure, a conduit à la création de deux écoles quasiment séparées : les écoles blanches et les noires. En Belgique, le système scolaire est décentralisé. Sans contrainte, les parents choisissent des écoles en fonction de leurs convictions religieuses.
Enfin, en Italie, la carte scolaire, dite là-bas «contrainte du bassin des
usagers» a littéralement explosé, il y a vingt ans. Depuis, la liberté
prévaut pour les parents. En 1997, l'autonomie des établissements a même été
votée : depuis leurs responsables ont la possibilité de décider de 20% du
choix des programmes. Pour attirer les élèves, la concurrence est la règle. |
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