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Qui s'est soucie  du bien des étudiants et des élèves eux-mêmes ?
 

Pas les syndicats ! Eux, ne cherchent qu'à redorer leur blason. 7% de la population active syndiquée, c'est maigre !

En tout cas, les Syndicats français font bon marché de leur piétaille ! Bientôt on fera défiler les enfants du primaire ! Bientôt on gobera de la prétendue citoyenneté, en bouillie, dès le biberon.

C'est pratique, en plus, cela permet de grossir les effectifs des petits frères et petites soeurs...

Mais personne ne remettra donc jamais en question l'imposture de ces corporatismes ?

Les syndicats, ne représentant que 7% de la population active, et  datant de la pire époque de l'asservissement des partis français de gauche à l'URSS communiste !

Pourtant, les pays de l'est se sont débarrassés, eux, de leurs soviets, avec leur rideau de fer socialiste soviétique. Ils ont bien raconté comment c'était : le lavage de cerveau, d'abord, les dénonciations ensuite, la prison enfin, et les millions de morts, simples paysans,  torturés par Lénine, déportés en Sibérie, ou affamés  par Staline. Même topo en Chine communiste, organisé par Mao Tsé toung.

Tout commençait, ainsi par des émeutes, que l'on faisait grossir artificiellement. Les civils, les enfants, les petites filles en nattes, y sont toujours indispensables. Cela rassure, alors que c'est par là qu'une guerre civile éclate : quand tout le monde est dans la rue.

Et les prisons, les camps de concentration ?! Cela c'est pour plus tard, pour rétablir l'ordre, savamment détruit préalablement, on s'appuie sur une brusque dictature du...quoi déjà ? Du pro-laid-tariat, pour se débarrasser des "réactionnaires".

Quantité d'archives sont à notre disposition pour comprendre le mécanisme répétitif de cette savante prise en main du "peuple". Que fait-on en France du devoir de mémoire ?

A bien y réfléchir, au fond c'est juste : après tout c'est la France elle-même qui a lancé la Révolution, avant d'en exporter ses phrases et ses bains de sang.

Maintenant, que l'Etat a enfin réussi à diminuer les impôts écrasants du XVIIIème siècle(! ?),  il doit s'occuper d'attribuer des emplois à cette belle jeunesse qui sèche si sérieusement ses cours.

Je suggère qu'on augmente systématiquement leurs notes de cinq points aux examens de fin d'année. Il faut bien les récompenser de leurs actes citoyens derrière ces syndicalistes déterminés, que diable !

 Il faut bien reprendre le flambeau derrière cette Marianne rajeunie !

 Au secours !

 

Pratiquement. Revenons à nos moutons de Panurge, et soyons justes :  ceux qui voulaient rentrer quand-m??me dans leur université étaient majoritaires, au début de ces grèves forcées. 

Pourtant, tous ceux qui ne font pas ce que l'on dicte sur les médias sont toujours marginalisés : continuer à travailler ses cours, fuir les vaillants rassemblements, révèlent leur milieu réactionnaire, bourgeois, égoïste..

 Ils ne comptent pas dans le peuple ! Ils devraient faire leur "auto-critique".

Hélas, ces élèves clairvoyants ont bien dû se résigner : devant la pression et les portes fermées, sous la menace, on se lasse, évidemment. Et on finit par rester chez soi.  Quelle magnifique leçon de démocratie !

 

Mais enfin, les examens sont là ! De semaine en semaine, nous voici aux vacances de Pâques !

Peu importe! Toutes les  révolutions culturelles ont toujours fonctionné de cette manière-là. Au nom de surlendemains qui chanteront, peut-être, il faut montrer de la détermination.

D'ailleurs, la France est riche ! Dans les premiers rangs économiques ! Son enseignement fait l'admiration des populations !...

 Quant aux autres, les citoyens-manifestants, ces jeunes gens, merveilleux foudres de travail sont allés dans la rue courageusement. Eux, se montrent des citoyens responsables ! Courageusement, ils ont séché leurs cours, tandis que leurs professeurs de lycées  privés faisaient la classe, quand-même, à des demi-classes,... pour une fois motivées. Voilà, effectivement, le meilleur moyen de pr??parer les futurs cadres de la société. De quoi les embaucher ...en priorité. Enfin, c'est ce qu'on leur fait croire...

 

Car, le moment venu, ces éternels assistés, maternés depuis leur enfance, se heurteront à la dure réalité.

 

Mais où sont les pères de famille ? Mais aux ordres de qui est la presse ?


Christine Champion

Auteur de La Désinformation par l'Education nationale. (Le

Avril 2006

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