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Années Mitterand : des années sombres de notre histoire

Alors que l’on fête abusivement le dixième anniversaire de la disparition de François Mitterand, il est bon de montrer que son règne fut une succession de catastrophes et qu’il a amplifié le déclin que les « précédents » avaient largement amorcé et qu’une fois revenus au pouvoir ils se sont empressés d’accélérer.

L’énumération de ces catastrophes est impressionnante.


D’abord les nationalisations : c’est une vraie tornade qui s’est abattue sur l’économie française,  faisant une suite tragique à la tornade provoquée précédemment par les gaullistes. Les camarades du président en ont profité pour se glisser dans le sytème capitaliste et nombreux sont les faux entrepreneurs que l’on voit encore parader, devant leur fortune rondelette et leur fausse réputation à la rapine générale. Plus tard, il fallu dénationaliser avec toutes les combines qui s’établirent dans les diverses opérations, sources de nouvelles  fortunes injustement acquises.

La retraite à 60 ans.  Personne n’aurait pu imaginer une agression plus directe contre l’économie française et précisément contre les intérêts des retraités.  A présent, le  mouvement inverse est absolument nécessaire et va se produire dans la douleur pour tous et sans que jamais le  dommage initial puisse se réparer.

Les 35 heures : autre agression du même type. Il n’est pas humainement possible de faire le total de la ruine imposée au peuple français par cette nouvelle  mesure qui, ajoutée à la précédente, a diffusé l’idée de se détourner du  travail.

La poursuite de l’immigration nuisible avec la phrase fameuse : « Chez nous il sont chez eux ». Le drame fut non seulement celui du peuple français que l’on voulut changer au forceps, mais aussi celui des populations immigrées, victimes d’une sorte de déportation financière attirées qu’elles étaient par des mirages aussi inconsistants que ceux du désert.

La première décentralisation est à mettre au passif avec son cortège de ruine parallèle à l’enrichissement scandaleux des prétendues élites locales, les mêmes pour la plupart que les prétendues élites parisiennes.


Continuons courageusement la liste.

Poursuite du dérapage permanent des dépenses publiques amplifié précisément par la décentralisation. En conséquence inévitable, le dérapage de l’endettement public progresse sans s’arrêter.

L’enrichissement fabuleux des camarades et compagnons de route du à ce que j’ai dénommé dans mes livres la « République Fromagère », à distinguer de la « République Bananière ». La R.F c’est l’enrichissement par la loi, ce qui est bien plus commode que les magouilles : nominations d’incompétents à des postes fructueux, création multiple d’organismes inutiles, salaires scandaleux et avantages informels immenses. Tout cela est légal.

Mais, comme je l’ai aussi montré, il s’ajoute toujours à la République Fromagère ou R.F., comme les années Mitterand l’on prouvé une fois de plus, des pratiques de « République Bananière » : magouilles diverses et considérables,  morts plus que suspectes jusque dans les Palais de la République.


La ruine par les grands travaux engagés pour le seul bon plaisir du prince est impossible à évaluer sans compter les offenses au bon goût et le ridicule de voir plusieurs de ces bâtiments abusifs menacer de s’écrouler ou devoir subir des réparations coûteuses. L’archétype est Bercy, qui se dresse au bord de la Seine pour symboliser  la servitude du peuple français.

Devant ce tableau nécessairement incomplet, il est permis de s’interroger sur les raisons de la glorification  arbitraire qui est en cours.

Pour les partisans de l’ancien Président, il n’y a pas de problème ; ils ne sauraient critiquer celui auquel ils doivent tant, ce qui ne les empêche pas parfois de prendre leurs distances.

Pour les opposants, il en est de même. S’étant fort peu opposés et ayant fait de même, ils ne sauraient se déjuger d’autant plus que les calamités continuent de rouler sous leur pouvoir actuel.

Qui nous débarrassera de ces nuisibles ? L’avenir appartient à Dieu et nous ne le saurons qu’après coup, quand la « Libération » nécessaire arrivera enfin !


Michel de Poncins

Mars 2006

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