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Education nationale : fantômes en tous genres On n'en finira jamais avec le désastre de l'éducation nationale, soumise depuis des décennies à la dictature de syndicats marxistes. Si l'on descend dans le détail, cette dictature se manifeste, en particulier, par la neutralisation d'un grand nombre d'enseignants qui en fait n'enseignent pas : ce sont des fantômes d’enseignants. Cela se traduit par des décharges de cours accordées généreusement chaque année aux enseignants du second degré notamment pour raisons syndicales, ainsi qu’un récent rapport le révèle à nouveau. En 2005, 97 000 enseignants, soit l'équivalent de 32 000 postes sur 665 000, n'exerçaient pas dans leurs classes mais étaient employés dans des bureaux de l'éducation nationale ou des syndicats. Le coût de cette dérive atteint 1,5 milliards d'euros. Le rapport indique que c'est près de 6 % du personnel enseignant qui est ainsi perdu pour l'enseignement. Il est clair que si l'enseignement était privatisé cette cause de pertes disparaîtrait pour la plus grande part, des contrôles s’exercent comme dans toute activité bien gérée. Bien évidemment la colère des syndicats s'est exercée très vite contre cette révélation. Il s'agirait, selon eux, « de porter atteinte aux droits acquis et aussi de remettre en cause la qualité de la pédagogie » ! Mais il n'y a pas que les professeurs qui soient des fantômes : il y a aussi des milliers d'étudiants fantômes inscrits dans les universités. Suivant le « Comité national d'évaluation » il se trouve que 10 à 20 % des étudiants inscrits en littérature française comparée à la Sorbonne ne mettent jamais les pieds en cours ni en travaux dirigés et le rapport ajoute franchement : « Cela démontre à l'évidence un détournement du statut d'étudiant à d'autres fins que celui de la formation ». Jean-Robert Pitte, président de la Sorbonne, dénonce franchement ce phénomène qui est « un des symptômes de la pourriture du système universitaire français ». La perversité du système dirigiste veut en fait que toutes les universités profitent de ces étudiants fantômes. En effet la dotation globale annuelle versée par l'État à ces universités dépend du nombre d'étudiants inscrits, qu’ils viennent ou qu’ils ne viennent pas au cours. Chaque étudiant rapporte à l'université 150 € par inscription. Nous remarquons souvent que la recherche de l'enrichissement personnel est un des moteurs du socialisme. On pourrait croire que le phénomène joue peu au niveau des étudiants et ce n’est pas le cas. Le statut d’étudiants fantôme ouvre des droits non négligeables : réductions au cinéma, chez le coiffeur, dans les auberges de jeunesse, et même billets d'avion à moindre prix avec en plus un excellent rapport qualité-prix de la sécurité sociale étudiante et la possibilité de diverses allocations ! Ces révélations récentes montrent une nouvelle fois l'énorme avantage que l'on trouverait à une privatisation de l'enseignement avec bon scolaire et vente des universités. Le raisonnement et l'expérience montre que chaque privatisation dans un domaine quelqu’il soit économise au moins la moitié des dépenses tout en améliorant la qualité. A l’échelle de la nation, ce sont au moins des dizaines de milliards d’euros qui sont en jeu ! Michel de Poncins. |
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Juin
2006 |
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