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2006 : L'année de mise à mort de nos retraites par les régimes spéciaux...

" Le Président de la République, le gouvernement, les parlementaires et les représentants syndicaux remercient les salariés et retraités du privé d'accepter, sans broncher, la faillite de leur caisse de retraite pour préserver les intérêts des salariés et retraités des entreprises publiques. "

Voilà les vœux à la nation qu'on aurait pu entendre en ce début d'année car l'année 2006 est l'année de mise à mort de notre retraite par répartition.

Les jeunes actifs vont devoir payer des cotisations de plus en plus lourdes car nos gouvernants ont décidé de leur faire supporter le poids des retraites de l'ensemble des salariés du privé, mais également de l'ensemble des retraités… des entreprises publiques !

De la pure folie quand on sait que dès cette année, il y aura davantage de salariés du privé qui quitteront le marché du travail (850 000 retraités par an contre 600 000 en moyenne jusqu'à présent sous l'effet du papy-boom) que de jeunes qui entreront sur ce marché. En clair, la CNAV va devoir verser des pensions à 50 % de bénéficiaires en plus, avec le même nombre de cotisants ! Inévitablement, les pensions des retraités du privé vont être revues à la baisse.

Dans le même temps, les retraités des entreprises publiques qui bénéficient de privilèges éhontés conservent leurs avantages, voire même en obtiennent de nouveaux. Un exemple ? Les retraités de la RATP qui, en 2005, ont obtenu un treizième mois de pension !

Les pensions des retraités des entreprises publiques vont se maintenir voire augmenter. Et c'est vous, salariés et retraités du privé qui allez régler la note.

Il s'agit bel et bien d'une forme de vol organisé, d'une spoliation avec l'accord des politiques de tous bords qui, par pure démagogie et clientélisme préfèrent offrir des prébendes à leurs amis dirigeants syndicaux en échange de consignes de vote et mettre à genoux ceux qui pourtant ne rechignent pas à la tâche pour nourrir leur famille.

Et au nom de quoi ? Du principe d'égalité comme ils veulent bien nous le faire croire lors de leurs grèves à répétition ! De la pénibilité de leur travail, alors qu'ils ont des conditions de travail que peu de salariés ont ! De leur maigre salaire, alors que toutes les études montrent qu'à poste égal, leur salaire est meilleur de 20 % par rapport au privé !

Marie-Laure Dufrêche
Déléguée Générale de Sauvegarde Retraite

Février 2006

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