Conscience Politique   "le journal à contre pied de la pensée unique"   www.conscience-politique.org

BREVES DE JANVIER 2007

États-Unis.
Les nouveaux Démocrates américains sont très proches des actuels Républicains. Ils sont favorables à la libre circulation des armes privées, inscrite dans la Constitution, qui est l'apanage des peuples libres, constitués de citoyens responsables. Au delà de la responsabilité individuelle, ils défendent également la liberté d'expression, même si elle peut parfois conduire  à des abus détestables comme le négationnisme. Ils ont une conception capitalistique identique de l'économie et une politique monétaire héritée de Milton Friedman. Pour eux, le capital crée le travail et vice versa. Aussi, ils continueront à favoriser la croissance interne, comme celle mondiale, en engageant massivement leur épargne sur des critères de rentabilité, notamment par le biais des fonds de pension. La différence repose essentiellement sur le rejet de toute forme de théocratie, qui a précédemment conduit M. Bush à la guerre contre l'Irak. Ils sont en quelque sorte plus laïques que les Républicains, mais tout aussi libéraux. Ils n'ont donc rien en commun avec Mme Royal. Pour eux, même M. Sarkozy, très étatiste, est un socialiste.
Jean MERCIER

Travailler plus.
Ainsi les miséreux, les sans grade, les précaires et tous ceux exerçant des métiers pénibles, dommageables pour la santé, ayant une petite espérance de vie, vont devoir travailler plus pour être un peu moins pauvres, et mourir plus tôt! La gauche a utilisé massivement nos impôts pour générer des postes de fonctionnaires en pagaille. Ces derniers, enfermés dans des statuts irréformables, sont devenus à la fois, sous et mal employés, en surnombre et revendicatifs du fait de leur temps libre. La déconcentration en a accru encore le nombre et corrélativement les taux des prélèvements obligatoires qui pèsent sur les entreprises et la consommation. L'État est le plus faible des patrons. Il n'a eu de cesse de céder à la rue manipulée, toujours par les mêmes. Au cours de ces 5 dernières années, les budgets de la sécurité et de l'éducation ont de cette façon réussi à grimper de 20% sans grand résultat. On n'améliorera le pouvoir d'achat de chacun, la croissance et la richesse nationale qu'en commençant par dégraisser la fonction publique. Tous les pays européens, pourtant moins fonctionnarisés que nous, en sont passés par ce stade. Travailler plus, oui! Mais seulement sous réserve que la fonction publique donne l'exemple. Pas les plus faibles du privé d'abord. Cette impérative nécessité semble bien absente des programmes électoraux, de gauche, comme de droite.
Jean Dinet

Présidentielle : l'ISF des candidats en débat
Les candidats à l'élection présidentielle ont commencé à dévoiler leur situation patrimoniale après que Ségolène Royal a révélé être assujettie, avec son conjoint François Hollande, à l'impôt sur la fortune

Un léger coup de pouce sur les salaires accordé aux fonctionnaires
Hausse de 0,8 %, au lieu de 0,5 %
Le ministre de la Fonction publique, Christian Jacob, a annoncé hier que la
hausse des salaires des fonctionnaires au 1er février sera portée de 0,5 % à
0,8 %. Cet arbitrage « rendu par le Premier ministre », et dont le coût
s'élève à 255 millions d'euros, correspond, selon lui, à la redistribution
aux agents de la moitié des économies de masse salariale de l'Etat réalisées
en 2006 selon un chiffrage de Bercy... Ce geste salarial permet au
gouvernement de maintenir le pouvoir d'achat des fonctionnaires au titre de
2006.

« C'est possible, voici comment... », Robert Laffont, 235 pages, 19 euros.(2) Sondage LH2 pour l'Institut de l'entreprise, réalisé les 5 et 6 janvier 2007 auprès d'un échantillon représentatif de 999 personnes.

L'Institut de l'entreprise propose 15 réformes aux présidentiables
Le think tank parisien dévoile ses 15 recommandations pour la campagne
électorale à venir. Au menu : rétablissement des comptes publics, meilleure
gestion de l'Etat, réforme du marché de l'emploi et révolution éducative.
François Fillon et Michel Sapin réagissent...
« Rien n'est plus important que de rompre en 2007 avec la fatalité des
élections qui ne servent à rien, sinon à faire rêver le citoyen. Ne
serait-ce que parce que nous n'en avons plus les moyens. En décidant de
traiter nos problèmes, nous pouvons retrouver rapidement la voie de la
croissance économique et de la cohésion sociale. C'est possible ! Voici
comment. » C'est par ces quelques mots que Michel Pébereau, le grand
ordonnateur de l'Institut de l'entreprise, et Bernard Spitz, président de BS
Conseil, justifient la « lettre ouverte à notre prochain(e) président(e) »
que le think tank français publie aujourd'hui aux éditions Robert Laffont
sous leur coordination conjointe.

Il faut dire qu'il y a urgence. Selon le sondage « les Français face aux
réformes » réalisé par LH2 pour l'Institut de l'entreprise et dévoilé
aujourd'hui lors de l'Assemblée générale du mouvement, deux Français sur
trois jugent « mauvaise » la situation économique et sociale du pays. Les
domaines les plus préoccupants ? L'emploi (pour 90% de nos concitoyens), les
retraites (88%), l'assurance maladie (84%), la dette de l'Etat (81%),
l'efficacité de l'Etat (77%), l'attractivité du territoire (76%), les
universités (62%). Et pire, tous considèrent que le début de campagne
présidentielle n'a pas répondu à leurs interrogations. Sur tous ces
domaines, ils sont en effet à chaque fois plus 65% (et 80% sur les retraites
!) à considérer que les candidats ne les ont pas convaincus. « L'attente des
Français est énorme et le débat politique sur ces questions, essentiel »,
explique Michel Pébereau en guise de conclusion.
http://www.institut-entreprise.fr/index.php?id=817#1929

La campagne tourne au vinaigre sur l'ISF
La polémique sur l'impôt sur la fortune payé par le couple Royal-Hollande
prend de l'ampleur. Tous les candidats se croient obligés de dire s'ils sont
ou non assujétis à l'ISF.
Et d'afficher une part (197.800 euros) dans l'appartement familial de
Boulogne-Billancourt, une part (108.000 euros) dans une maison des
Alpes-Maritimes, une maison dans sa circonscription à Melle (168.000 euros,
moins 111.024 euros d'emprunt), pas d'actions, obligations, objets de valeur
ou assurance vie, et une Renault Scénic au chapitre automobile.
Les autres candidats ont tous cru bon de réagir mercredi sur la question de
leur patrimoine. Jean-Marie Le Pen a précisé qu'il était assujetti à l'ISF.
Il a hérité en 1976 d'un patrimoine important légué par Hubert Lambert, fils
d'un industriel du ciment, dont une propriété de plus de 4.500 m2, à
Saint-Cloud, valorisée à plusieurs millions d'euros. Philippe de Villiers
(MPF) « ne paie pas et n'a jamais payé » l'ISF, selon ses déclarations. Il
évalue son patrimoine à environ 540.000 euros, dont une propriété en Vendée
évaluée 350.000 euros et un studio à Paris (140.000 euros).
François Bayrou (UDF) « ne paie pas » l'ISF, selon son entourage et rendra
public sa déclaration de patrimoine « dès qu'elle aura été établie ».
Marie-George Buffet (PCF) loue « un appartement au Blanc-Mesnil, en
Seine-Saint-Denis. Elle possède une petite maison en Bretagne dont elle n'a
pas fini de rembourser le crédit. Elle n'est pas sous le coup de l'ISF », a
déclaré sa porte-parole. Olivier Besancenot (LCR) est « copropriétaire
depuis 2004 d'un appartement de 55 m2 dans le XVIIIe arrondissement de
Paris: la valeur de son patrimoine est de 37.000 euros. Il n'a pas de
valeurs mobilières et a comme seul revenu son salaire de la Poste d'un
montant mensuel de 1.000 euros nets. Il n'est donc pas soumis à l'ISF ».
Enfin, Arlette Laguiller (LO) perçoit une retraite mensuelle totale de 2.276
euros. Elle n'a pas de biens immobiliers ou actions. Elle a 3.000 euros sur
un Livret A, 1.650 euros en épargne logement, 405 euros en Codevi, et
environ 8.000 euros sur compte courant.
 
François Hollande veut augmenter les impôts des Français gagnant plus de 4.000 euros par mois.
La polémique avait fait couler beaucoup d'encre, et donné lieu à une passe
d'armes entre François Hollande et Jean-François Copé. Dans une interview au
Parisien, le premier secrétaire du PS avait affirmé le 12 janvier dernier
que le projet socialiste prévoyait des hausses d'impôts pour les personnes
gagnant plus de 4.000 euros par mois.
L'affirmation avait fait grincer des dents dans l'état-major de Royal, et
provoqué l'ire de l'UMP, le ministre du budget, Jean-François Copé, en tête.
Elle semble pourtant rencontrer l'approbation des Français. Selon un sondage
CSA pour France 3 et France Info, ils sont 57% à se dire favorables à cette
proposition, contre 37% qui y sont opposés.

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Les retraites vont fortement baisser en Suisse dans les prochaines années
, une mesure rendue nécessaire à cause de l'allongement de la durée de la vie, selon une décision prise, hier à Berne, par le Conseil fédéral, le gouvernement suisse. Celui-ci a effet décidé de réduire une nouvelle fois le taux de rémunération de l'épargne-retraite des salariés suisses. Ce taux, qui est actuellement de 7,1 %, devrait passer à 6,4 % en 2011. Les personnes qui devraient prendre leur retraite dans quelques années pourraient perdre une grosse partie de leur pension. Ainsi, un employé de cinquante-cinq ans prendra sa retraite à soixante-cinq ans avec une rente amputée d'un quart, selon les calculs de la société de gestion de fortune VZ Vermögenszentrum. Les jeunes en début de carrière devraient toucher une retraite amputée d'un tiers.

Les patrons critiquent la France
90% des chefs d'entreprises jugent la fiscalité française complexe. L'Hexagone arrive au 9e sur 10 en la matière.
Thierry Breton, ministre de l'Economie et des Finances (c) Reuters
Plus d'un patron sur deux (56%) jugent que le niveau des prélèvements obligatoires en France est très élevé. D'après un sondage Ipsos de l'Observatoire européen de la fiscalité des entreprises (OEFE) publié dans La Tribune mardi 9 janvier, l'Hexagone est mal noté sur le plan fiscal. Au total, 1.000 chefs d'entreprises ont été interrogés dans dix pays européens pour cette enquête réalisée pour la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP).
Au même rang que l'Italie, l'Allemagne et la Belgique
Avec l'Italie, l'Allemagne et la Belgique, la France présente un environnement fiscal peu séduisant.
Trop complexe
Autre élément que pointe l'enquête: 77% des chefs d'entreprises estiment que la fiscalité est plus complexe, contre 70% en 2005. En France, cette proportion a grimpé de 12 points en un an à 90%.
L'Hexagone reste mal vu sur le plan fiscal. “Elle se classe 9e sur 10 pour les patrons français, et termine bonne dernière pour les autres", écrit le quotidien.
Les Pays-Bas arrivent largement en tête avec 71% des personnes interrogées qui estiment que leur pays est "plutôt" ou "très" attractif, soit une progression de 15 points par rapport au dernier sondage publié en décembre 2005.
Le sondage a été réalisé par téléphone du 23 octobre au 15 novembre auprès de 1.000 chefs d'entreprise européens des secteurs de la construction, du commerce, des services et de l'industrie.

Le problème du financement des retraites "encore plus grave que prévu"
La présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse, Danièle Karniewicz, estime que le déséquilibre du régime des retraites exige une augmentation des recettes. Le Conseil d'orientation des retraites évalue entre 2 et 5 points de PIB le besoin de financement des retraites en 2050.
La réforme des retraites doit être remise sur le métier. Pour Danièle Karniewicz, présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), qui s'exprimait mardi sur BFM, le problème du financement des retraites est "encore plus grave que prévu" et appelle une augmentation des recettes. Dans un rapport qui sera remis demain au Premier ministre, le Conseil d'orientation des retraites (COR) pointe la détérioration de la situation financière de la branche retraite de la Sécurité sociale, dont le déficit devrait atteindre 3,5 milliards d'euros en 2007, contre 2,4 milliards d'euros en 2006.
Cette situation exige d'augmenter les recettes, estime la présidente de la Cnav, car il n'est pas question pour elle de diminuer encore le niveau des pensions. Cette option, qui a été jusque-là retenue pour les salariés du privé, depuis la réforme Balladur de 1993, "donne aujourd'hui des pensions trop faibles, constate-t-elle. On ne peut plus continuer parce que les Français n'auraient plus confiance dans leur système de retraites".
Pour accroître les recettes du régime de retraites, la présidente de la Cnav suggère l'augmentation de la durée de cotisation - "si on vit plus longtemps, peut-être faut-il travailler plus pour pouvoir rester à la retraite plus longtemps" - et l'élargissement de l'assiette de cotisations. Aujourd'hui, certains éléments de la rémunération, comme l'intéressement et la participation, "privent les retraites et la protection sociale d'une base de financement importante", souligne Danièle Karniewicz. Le COR a calculé que le besoin de financement du système de retraites en 2050 serait compris "entre un peu moins de 2 points de PIB et près de 5 points de PIB", soit entre 30 et 80 milliards d'euros.

Les Français seraient favorables à de nouvelles institutions
Dans leur immense majorité, les Français sont favorables à une modification des institutions de la Ve République. C'est ce que révèle un sondage LH2 pour 20 minutes et RMC, paru vendredi. Dans le détail, 28% souhaitent en changer "quelques aspects", et 32% veulent la modifier "en profondeur". Quant à un "changement complet de régime politique", il est soutenu par 23% des personnes interrogées. Seuls 7% estiment qu'il faut "laisser les choses en l'état". Parmi les modifications les plus populaires : la possibilité pour le Parlement de destituer le Président de la République "pour des faits particulièrement graves", soutenue à 77%, et l'autorisation faite aux juges de mettre en cause le chef de l'Etat, même pour des faits extérieurs à sa fonction, plébiscité par la même proportion de personnes. Enfin, les Français restent visiblement attachés à l'existence du Sénat, puisque 71% d'entre eux sont hostiles à sa suppression.

Les ménages dépriment un peu plus
Le moral des ménages français s'est replié en décembre pour le troisième mois consécutif. L'indicateur qui le mesure s'est en effet établi à -26 points, soit un de moins qu'en novembre, en données corrigées des variations saisonnières. C'est ce qu'a indiqué vendredi l'Insee. Pour Nicolas Bouzou, économiste au cabinet d'études Asteres, cette tendance traduit "une véritable perte de confiance dans l'économie" du pays. Pour lui, "les Français n'ont pas une trop mauvaise opinion de leur propre niveau de vie", mais "quand on les interroge sur l'état de l'économie française en général, les ménages replongent dans le pessimisme le plus absolu".

Robien veut réhabiliter le calcul mental à l'école
Après l'apprentissage de la lecture par la méthode syllabique et la réforme de la grammaire, le ministre s'attaque aux quatre opérations.
« DEUX ET DEUX quatre ; quatre et quatre huit, huit et huit font seize. Répétez dit le maître ! » Dans sa poésie, Prévert ironisait joliment, sur un cancre rêveur qui connaissait des difficultés avec les tables de multiplication. Le problème, c'est que pour Gilles de Robien, les cancres se sont multipliés un peu vite, ces dernières années. Avant la présidentielle, il entend donc mener une ultime croisade pour réhabiliter pleinement le calcul mental à l'école. Il imaginerait même, dit-on, un bon quart d'heure de calcul quotidien pour secouer les jeunes esprits rétifs. « Une gymnastique intellectuelle de bon sens qui pousserait les enfants à apprendre au moins leur table de multiplication, relève un professeur de mathématiques. Ils ne les savent plus et ce n'est évidemment pas facile d'apprendre la multiplication et la division sans les connaître. » Parfois, ce sont peut-être les enseignants eux-mêmes qui préfèrent limiter leurs ambitions. Ainsi cette anecdote rapportée par une mère de famille passablement agacée. « Ma fille, élève de CM2 est arrivée hier soir en disant que son enseignant ne leur apprendrait pas la division avec des virgules comme c'est pourtant prévu dans le programme. » Motif invoqué ? « L'année prochaine, vous utiliserez une calculette, ce sera bien suffisant ! »

Pour transporter ses granulats, Colas - la filiale Routes de Bouygues - a renoncé à faire appel à la SNCF, au profit de son entreprise ferroviaire.
ON N'EST jamais mieux servi que par soi-même. Lundi soir, pour transporter par voie ferrée ses cailloux - qui servent à fabriquer le revêtement de ses routes -, Colas avait affrété son propre train. Pour la première fois dans l'histoire de cette filiale de Bouygues, ses locomotives n'étaient donc pas aux couleurs de la SNCF. À la place, Colas avait choisi de faire appel à sa filiale, Seco-Rail, n° 1 français dans la construction et l'entretien des voies ferrées.
Parti de la gare de Saint-Varent (Deux-Sèvres) en début de soirée, avec à son bord 1 360 tonnes de marchandise, le train est arrivé à Gennevilliers à 6 h 40. Direction ensuite la centrale d'enrobage de Colas, située à proximité. C'est donc un employé de Seco-Rail et non un cheminot de la SNCF qui était aux commandes. Contrairement aux craintes de Colas, aucun manifestant n'était venu perturber la circulation. Le mois dernier, une centaine de cheminots avait bloqué le premier train de Veolia Transport et de l'armateur CMA CGM au nom de la sauvegarde du service public.
« À terme, c'est la survie de nos carrières qui était en jeu », explique Benoît de Bodman. « Au cours des cinq dernières années, nous avions dû transférer vers la route, par défaillance de la SNCF, entre 20 % et 30 % du tonnage. » En pratique, une rotation (aller-retour) effectuée par la SNCF se faisait en cinq jours, quand Colas espère réduire cette durée à 24 heures... La filiale de Bouygues en avait assez de voir ses chargements retardés de plusieurs jours. Sur certains trajets, le changement de conducteur et de machine, d'un département à l'autre, entraînait des complications ubuesques. Or le transport par camions comprend ses propres limites. D'abord, le parc de semi-bennes de l'Hexagone est limité. En outre, il pollue davantage et alourdit la circulation.
Transporter les granulats relevait donc du parcours du combattant. Du coup, Colas a acheté 20 locomotives et 200 wagons, réservé des sillons (voies) et recruté puis formé 36 personnes. Au total, un investissement de 60 millions d'euros. Dès la fin de l'année, sept à huit trains circuleront chaque jour. Colas ne rompt pas complètement avec la SNCF pour autant. Un tiers de ses recrues sont de jeunes retraités de l'entreprise publique. La filiale de Bouygues continuera à passer par les gares SNCF et à utiliser les voies ferrées de RFF.

Coup de pouce envisagé pour les salaires des fonctionnaires
La hausse du 1er février pourrait être majorée
Il pourrait même augurer d'un geste salarial du gouvernement envers ses agents, consistant à garantir une stabilité de leur pouvoir d'achat sur 2006. Il dispose d'une fenêtre de tir : la dernière hausse déjà décidée doit intervenir le 1er février (+ 0,5 %). Elle pourrait être majorée en fonction de l'inflation constatée l'an dernier, dont le chiffre sera connu vendredi. Rien n'est encore définitivement arbitré, mais la décision devrait être prise rapidement, puisque le décret ad hoc doit être présenté avant la fin du mois en Conseil des ministres.

Fiscalité de la Roumanie et Bulgarie
Les deux nouveaux pays ont aménagé des conditions fiscales particulièrement attrayantes pour les investisseurs. En 2005, la Roumanie a abaissé l'impôt sur les sociétés à 16 %, dans le cadre d'une réforme fiscale qui a conduit à l'instauration d'un taux unique commun à l'IS et à l'IR. La Bulgarie a également ramené le taux de l'IS de 15 à 10 % à partir du 1er janvier. Ce taux est en France de 33,33 %.

Air Asia X promet de casser les prix sur les longues distances
Tony Fernandes, magnat malaisien, a annoncé le lancement d'Air Asia X, une compagnie aérienne autour de laquelle il veut bâtir un véritable réseau mondial à prix cassés. Il promet des prix deux fois moins cher pour les vols long courrier.
Du low cost en long courrier : tel est le pari de Tony Fernandes, le magnat malaisien de l'aviation, qui a annoncé vendredi le lancement d'une nouvelle compagnie aérienne, Air Asia X. Cette dernière est une filiale de Fly Asian Express, un transporteur qui opère notamment dans la partie malaisienne de l'île de Bornéo. Elle a également noué un partenariat avec Air Asia, première compagnie à bas prix d'Asie. Deux sociétés dont le capital est, en partie, dans les mains de Tony Fernandes, qui a affiché deux ambitions. La première : offrir des prix moitié moins cher sur les destinations proposées, comme la Chine, l'Inde, l'Australie ou encore l'Europe. Certains tickets seront même quasi donnés : un Kuala Lumpur – Londres, aller-retour, pourrait coûter 140 dollars à peine, voire 3 dollars durant les périodes de promotion. Les ventes débuteront en février, sur Internet uniquement. Mais l'ambition de Tony Fernandes va au-delà.
Sa seconde volonté, c'est en effet de bâtir un véritable réseau à prix cassés à travers le monde. Il cherche ainsi à s'allier avec d'autres compagnies. Dès vendredi, la presse malaisienne n'hésitait pas à faire état de pourparlers avancés avec EasyJet et Virgin. Les deux groupes se sont empressés de démentir. Le porte-parole d'EasyJet, assurant que les alliances étaient compliquées et coûteuses, a notamment rappelé que « tout le business model du low cost était basé sur la simplicité ». Il n'y a pas là de quoi démentir l'optimisme de Tony Fernandes, qui multiplie les emplettes. Air Asia X commandera en effet une vingtaine d'appareils, soit des Airbus, soit des Boeing, tandis que Air Asia a confirmé vendredi qu'elle procèderait à l'acquisition de 100 A-320 supplémentaires, pour porter sa flotte à 200.

Présidentielle : le CSA dénonce l'inéquité des temps de parole
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a assuré vendredi dans un communiqué que "certaines chaînes reproduisent la bipolarisation excessive constatée lors de la campagne de 2002 au profit de deux candidats", Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy - qu'il ne nomme pas, pas plus que les chaînes incriminées, d'ailleurs. Le CSA dénonce parallèlement "l'insuffisance des  temps de parole ou d'antenne accordés à certains des candidats au regard des critères d'équité". Le gendarme de l'audiovisuel observe par ailleurs que le volume horaire consacré à la couverture de la campagne était en hausse de 75% par rapport à 2002.

Désir d'avenir?
La course aux études, avec la massification de l'enseignement, s'est avérée être
fortement contre-productive aussi bien pour ceux qui réussissent que pour ceux qui échouent sur le tard, démunis d'expérience professionnelle comme des bases indispensables pour l'acquérir. Les instituteurs autrefois munis du brevet supérieur, avaient de bien meilleurs résultats que nos professeurs des écoles surdiplômés dans une seule spécialité. Et cela, malgré des classes dont les effectifs ont été depuis divisés  par deux! Un agent de police recruté avec le certificat d'études était plus efficace, à lui tout seul, que 3 policiers ayant de nos jours au minimum le bac, faisant la causette entre eux. Le toujours plus de diplômes n'est pas un progrès social quand il produit l'incompétence, conduit à l'occupation d'emplois sous-qualifiés, ou lorsqu'il génère le chômage car il ne correspond pas aux emplois disponibles. Il provoque alors de nombreuses frustrations. Le pire reste cependant à venir, car en diminuant constamment le temps d'activité, la retraite des jeunes générations sera de plus en plus réduite à néant, surtout quand le salaire n'est pas à la hauteur du temps perdu. Il faut ajouter à cette duperie collective que la France dépose de moins en moins de brevets industriels. Ainsi, tous nos malheurs n'ont qu'une seule et unique cause: l'éducation devenue plus quantitative que qualitative, plus un endoctrinement idéologique qu'un enseignement, plus un moyen d'échapper aux statistiques du chômage que d'intégrer un travail. Peu importe.  Guy Mollet nous disait déjà: "On nous dit que notre politique a échoué. Mais est-ce une raison pour en changer?"
Jean-Marc Mercier

Le "patrimoine de départ" refait surface... à 23.000 euros 
Le CAS, ex-commissariat au plan, propose de mettre en place un "patrimoine de départ" pour les jeunes. Il fait ainsi écho à une proposition de Dominique Strauss-Kahn, quoique moins ambitieuse. Coût estimé de la mesure : entre 1,5 et 2,5 milliards d'euros.
L'idée, lancée à la volée par Dominique Strauss-Kahn lors de la campagne interne au parti socialiste, fait son chemin. Le « patrimoine de départ » est en effet l'une des propositions faites par le Centre d'analyse stratégique, qui a succédé au Commissariat au plan il y a moins d'un an, dans son rapport annuel. Remis jeudi au premier ministre, le document dresse le portrait d'une France  où, certes, la pauvreté recule, mais où, parallèlement, apparaissent de nouveaux clivages. Parmi eux, les inégalités entre les générations. Le CAS constate notamment : « une entrée plus difficile sur le marché du travail, l'expérience de carrières plus heurtées, et la perspective d'une réforme du système de protection sociale dont les coûts d'ajustement reposeraient essentiellement sur les nouvelles générations risquent de fragiliser le pacte intergénérationnel ». 
Les experts convoqués par le CAS préconisent donc de donner un coup de pouce supplémentaire à la jeunesse. D'abord, avec la création d'une année de formation gratuite pour améliorer le bagage des salariés les moins qualifiés, qui ont quitté l'école trop tôt. Une idée jugée « intéressante », lundi matin, par Dominique de Villepin. Surtout, avec l'instauration de ce patrimoine de départ, déjà évoqué par un DSK qui n'est plus en mesure, après sa défaite lors de la primaire socialiste, de le défendre politiquement. Le CAS définit ainsi le principe de ce dispositif : « assurer aux jeunes adultes, quelle que soit la situation de leur famille, de disposer d'un pécule de départ leur permettant d'envisager leur première période d'investissement universitaire et/ou professionnel avec une plus grande égalité des chances ».  Le secret : il faudra choisir, prévient-il, entre une allocation universelle, mais de plus faible montant, ou un versement substantiel à 18 ans – jusqu'à 23.000 euros cumulés, mais réservé aux enfants élevés dans les familles pauvres.

La distribution de la ''soupe au cochon'' interdite
Malgré son interdiction en décembre par la préfecture de la capitale, le tribunal administratif avait autorisé mardi cette distribution aux SDF au titre de la liberté de manifestation. Le ministère de l'Intérieur avait fait appel de cette décision. Vendredi, le Conseil d'Etat a confirmé l'arrêté, estimant qu'en interdisant les distributions, le préfet de police n'avait pas porté une « atteinte grave et manifestement illégale » à la liberté de manifestation.
Le représentant du ministère de l'Intérieur, Me Jean-François Boutet, a estimé que ces distributions de soupe par l'association Solidarité des Français (SDF) étaient « discriminatoires » et donc susceptibles de troubler l'ordre public. Me Boutet a cité une phrase du site internet de SDF: « Pas de soupe, pas de dessert, les nôtres avant les autres », ajoutant que la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) s'était émue de l'aspect discriminatoire de ces « soupes au cochon ».

http://www.journaldunet.com/economie/tendances/impots-fortune/5.shtml
Et les plus riches déménagent
http://www.journaldunet.com/economie/tendances/impots-fortune/6.shtml

Canton se hisse au niveau des pays développés
Le PIB de la ville de Canton, dans le sud de la Chine, a dépassé le cap des 10.000 dollars par habitant, c'est à dire la limite admise par la Banque mondiale pour caractériser les pays développés. C'est ce qu'a annoncé jeudi l'agence Chine Nouvelle. Le PIB de cette agglomération de 7 millions d'habitants, métropole de la très active province du Guangdong, devrait en effet atteindre 623,6 milliards de yuans, soit 80 milliards de dollars, en 2006. Une augmentation de 14,4% par rapport à 2005. La croissance de Canton repose sur la construction automobile, la pétrochimie, l'électronique et les industries d'équipements de la communication.

Ryanair attaque l'Etat français en justice
Ryanair a annoncé mercredi avoir intenté une action contre l'Etat français devant le conseil d'Etat. La compagnie à bas coûts irlandaise conteste un décret qui l'oblige à appliquer le droit du travail français à ses salariés basés dans l'hexagone. Selon elle, ce décret, pris le 23 novembre, est "illégal et anti-concurrentiel" et "contraire aux lois européennes sur la libre circulation de la main d'oeuvre et des services et sur la liberté d'établissement". Et Ryanair d'ajouter : "Ce décret est à l'évidence conçu pour décourager les compagnies aériennes étrangères d'établir une base d'exploitation en France afin de concurrencer le monopole à tarifs élevés Air France". La compagnie précise avoir également porté le dossier devant la commission européenne. Rappelons que sa concurrente EasyJet a déjà déposé un recours contre ce même décret à la mi-décembre depuis qu'elle est sous le coup d'une information judiciaire pour "travail dissimulé et entrave aux organes de représentation du personnel". La compagnie emploie sous contrats britanniques quelque 130 salariés navigants commerciaux et des pilotes rattachés techniquement à sa base d'Orly.

La SNCF menacée par la libéralisation du fret 
Le 1er janvier marquera la libéralisation totale du secteur. Autant dire des soucis en perspective pour la SNCF, dont les concurrents, notamment Veolia, se veulent ambitieux.
La SNCF a du souci à se faire au moment où le fret ferroviaire s'apprête à être totalement libéralisé dès lundi prochain, 1er janvier. Pour l'heure, en France, ce marché pèse 2 milliards d'euros annuels, dont 99,5% au profit du transporteur national. Mais les concurrents privés, Veolia Environnement en tête, entendent bien lui disputer cette manne, afin de s'intégrer eux-même dans une logique multiservices vis-à-vis de leurs clients industriels. Au début du mois, le groupe dirigé par Henri Proglio rappelait ainsi que son objectif à cinq ans était d'osciller entre 300 et 400 millions d'euros de chiffre d'affaires. Autant dire une perspective de 20% d'un marché jusque là chasse gardée de l'ancien monopole. D'ores et déjà, Veolia s'emploie à s'affranchir de la SNCF en formant ses propres cheminots pour piloter sa flotte de « locotracteurs ». A la SNCF, justement, Olivier Marembaud, le nouveau patron de la division, doit présenter début janvier son plan de relance pour la période 2008-2010. La branche sera encore déficitaire en 2006, avec une perte de l'ordre de 220 millions comparable à celle de 2005.

Un collectif dénonce les chiffres tronqués du chômage
Un collectif d'associations et de syndicats, baptisé "les autres chiffres du chômage", a affirmé mercredi que le nombre réel de demandeurs d'emplois en France était de 4,4 millions de personnes. Or, les statistiques officielles font état de 2,1 millions de chômeurs. Selon ce collectif, "plus de la moitié des personnes inscrites à l'ANPE, soit 2,27 millions de demandeurs d'emploi, ne sont donc pas comptabilisées dans les statistiques officielles: ce sont des chômeurs invisibles". Parmi ces derniers, le collectif distingue 220.000 chômeurs des départements d'Outre-Mer, 870.000 personnes demandeuses d'emploi temporaire ou à temps partiel, 412.000 "dispensés de recherche d'emploi", 452.000 ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois mais cherchant un emploi et 321.000 "demandeurs d'emploi non immédiatement disponibles".

 

 

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