BREVES
DE JUILLET 2007
Les contribuables français vont payer l’école des Français
qui ne payent plus leurs impôts en France !
54
millions d’euros de dépenses publiques nouvelles en septembre, puis des
centaines de millions d’euros chaque année.
ACTION URGENTE : Réagissez ! Envoyez un email au Ministère des Affaires
Etrangères pour manifester votre désaccord.
" Non à l’augmentation de la dépense publique pour payer l’école des
Français qui ne payent plus leurs impôts en France ! "
Au moment où la France part en vacances, Contribuables Associés découvre
avec stupeur que Nicolas Sarkozy veut offrir l’école gratuite aux Français
qui ont décidé d’aller payer leurs impôts ailleurs.
Jusqu’à présent, la scolarité des enfants français, résidant hors de France,
dans une école française située à l’étranger est à la charge des parents qui
font ce choix.
Si nous ne réagissons pas, à partir de septembre, le coût de la scolarité de
ces élèves en classes de seconde, première et terminale, pourrait passer à
la charge du contribuable français.
Cette mesure coûtera au minimum 54 millions d’euros de dépenses publiques
annuelles.
Nicolas Sarkozy a souhaité étendre ensuite la gratuité à toutes les classes,
pour les Français de l’étranger, soit des centaines de millions d’euros de
dépenses publiques à notre charge chaque année.
Nous l’avons dit : Si le président de la République veut vraiment baisser
les impôts, il faudra aussi couper dans les dépenses… pas les augmenter !
Contribuables Associés
www.contribuables.org
Le cannabis augmente les risques de schizophrénie (étude)
La consommation de cannabis augmente les risques de devenir
schizophrène, selon une étude de l'institut de psychiatrie de l'université
de Zurich, publiée lundi.
"Sur le plan de la prévention, le cannabis apparaît comme étant moins
inoffensif que ce que l'on croyait", ont indiqué les chercheurs dans un
communiqué de l'université. Le rôle du cannabis en tant que facteur de
risque pour les maladies psychiatriques doit être revu, soulignent-ils
encore. Les personnes qui sont déjà sujettes à des maladies psychiques en
raison d'un contexte familial, devraient renoncer au cannabis, selon les
chercheurs qui ont publié les résultats de leur étude sur le site internet
de la revue médicale Schizophrenia Research. Les chercheurs ont constaté une
forte hausse des cas de schizophrénie chez les hommes jeunes dans les années
90. Les cas constatés chez les 15-19 ans ont été multipliés par trois et
ceux chez les 20-24 ans par deux. Et ce sont ces catégories d'âge qui
consomment le plus de cannabis, relève l'étude. (VAD)
1,2 million de Français planent sur le cannabis
Les Français sont aux côtés des Britanniques, des Espagnols, des
Tchèques et des Chypriotes les plus gros consommateurs de cannabis en
Europe, alors que les Néerlandais, chez lesquels cette substance est licite,
sont dans la moyenne, selon une étude publié mardi à Paris.
Selon cette étude publiée par l'Observatoire français des drogues et des
toxicomanies (OFDT), «les niveaux d'usage actuel (au cours de l'année) du
cannabis des jeunes adultes varient de 3% en Grèce à 22% en République
tchèque».
En France, le cannabis est le produit illicite le plus consommé avec 1,2
million d'usagers réguliers et un chiffre d'affaires annuel estimé à 832
millions d'euros (1,2 millard $ CAN).
L'organisme souligne toutefois que ce chiffre «apparaît relativement modeste
au regard des sommes engendrées par la vente de produits psychoactifs
licites comme l'alcool (14,2 milliards d'euros ou 20,2 millards $ CAN en
2004) et le tabac (13,7 milliards d'euros ou 19,4 milliards $ CAN)».
«L'économie (du cannabis) a été en plein essor dans les années 1990
puisqu'elle a suivi en proportion l'augmentation du nombre de
consommateurs», explique à l'AFP Jean-Michel Costes, directeur de l'OFDT.
Mais depuis 2002, la tendance est à la stabilisation.
D'autant que les prix ont chuté. Selon l'OFDT, le prix moyen d'un gramme de
résine de cannabis en France se situe autour de quatre euros, soit une
baisse de 30% en 10 ans. Celui du gramme d'herbe s'élève à un peu plus de
cinq euros, deux fois moins qu'il y a 10 ans. Le développement de l'autoculture,
qui concernerait quelque 200 000 personnes en France, aurait contribué à ce
phénomène.
Cinéma à l'école : revenons au bon sens !
Doit-on s'inquiéter de ce que les élèves ne voient pas assez de films au
cinéma et à la télévision, et en particulier pas assez de films violents ?
Oui, si l'on en croit le ministère de l'Education, qui a décidé le 25
juillet 2007 qu'il fallait que tous les collégiens et lycéens de France
voient le film « 4 mois, 3 semaines et 2 jours ».
Ce film, lauréat du prix de l'Education nationale et Palme d'Or au festival
de Cannes, va à ce titre être distribué dans tous les collèges et lycées par
le Centre national de la documentation pédagogique (CNDP).
Et cependant, le public de Cannes lui-même, qui n'est pourtant pas connu
pour sa sensiblerie, avait été choqué par sa violence, lorsqu'il avait été
présenté au mois de mai.
Le quotidien Libération le 18 mai 2007 s'était étonné que :
« Le réalisateur Cristian Mungiu [aille] jusqu'à oser un plan de foetus,
insoutenable, sanglant et long, mais surtout inanimé, que l'on trouverait
scandaleux partout ailleurs (...) ».
D'après le magazine Studio du 17 mai 2007 : « [ce film] est d'une violence
et d'une ambiguïté à faire froid dans le dos. »
D'après le New York Times, « ce film s'apparente à plusieurs moments à un
film d'horreur. »
Enfin, voici ce qu'écrivait Le Monde dans une critique publiée le 27 mai
2007 : « La scène centrale du film [est] un insupportable huis clos au cours
duquel l'avorteur, prototype du salaud ordinaire, se livre, sous couvert de
morale, à un abject chantage sexuel (...). »
« Le second [plan], plus scabreux, est un surprenant travelling vertical qui
quitte le visage d'Otilia regardant longuement le foetus sur le sol de la
salle de bain pour se fixer brièvement sur la chose elle-même, abstraction
grotesque de viscères empaquetés dans une serviette. »
Ce film raconte en effet l'histoire d'un avortement clandestin en Roumanie à
l'époque communiste.
C'est pourquoi le ministre Xavier Darcos, qui avait d'abord exprimé
l'intention de s'opposer à sa diffusion dans les écoles à cause de son
extrême violence, s'est rétracté quand le Planning Familial et la Ligue des
Droits de l'Homme se sont mis à l'accuser de « céder à la pression du lobby
anti-avortement » (!) - ça ne s'invente pas...
Alors que beaucoup d'élèves ne connaissent pas les grands classiques de la
littérature, voici que l'école se mêle de leur faire voir de tels films,
avec la bénédiction du gouvernement.
Une fois le plus, nos élèves vont donc faire les frais des basses manoeuvres
de groupuscules militants qui n'ont que faire du bon sens, de l'éducation,
et du respect des consciences.
Et tant pis pour les rares enfants que leurs parents auront réussi à
préserver jusqu'ici des atrocités diffusées jusqu'à plus soif par le cinéma
et la télévision.
SOS Education
www.soseducation.com
Les fonctionnaires « actifs » champions de la retraite à 50 ans
Officiellement, depuis la loi Fillon d’août 2003, le régime de retraite
des fonctionnaires serait aligné sur celui des salariés du privé mais, en
réalité, c’est loin d’être le cas.
Près d’un tiers des fonctionnaires ont toujours la possibilité de partir à
la retraite dès 55 ou même 50 ans, dans les conditions du taux plein. Pour
ne pas les pénaliser, l’Etat leur accorde même des trimestres gratuits !
Ainsi – qu’il soit sur le terrain ou dans un bureau – un fonctionnaire de
police, par exemple, bénéficie, tous les cinq ans, de quatre trimestres
supplémentaires.
Ces fonctionnaires classés en catégorie « active » sont trois fois plus
nombreux que les agents de entreprises publiques : EDF, GDF, SNCF et RATP,
etc. Et, pourtant, personne n’en parle !
Actifs ou retraités ils sont 1,84 million à bénéficier de ces privilèges et
le coût de leurs retraites atteint plus de 11 milliards d’euros par an.
Rendez vous compte, ceux d’entre eux qui sont autorisés à cesser leur
activité dès 50 ans, partent à la retraite, en moyenne :
- 8 ans avant les autres fonctionnaires ;
- 9 ans avant les salariés du privé ;
- 12 ans avant les avocats ;
- Et, 13,5 ans avant les médecins libéraux.
Bientôt, ils passeront autant de temps à la retraite qu’en activité.
Le pire, c’est que l’Etat est incapable de continuer à financer un tel
dispositif. Depuis 2003, les dépenses de retraite des fonctionnaires ont
augmenté de 20 % (+ 6,7 milliards d’euros) ! Une somme colossale qui vient
creuser un peu plus les déficits publics et doper la dette.
Ce n’est pas aux contribuables français ou aux autres assurés sociaux, ceux
qui ont réellement subi les réformes, de payer l’addition.
La réforme des retraites prévue en 2008 doit aligner, une bonne fois pour
toutes, le régime des fonctionnaires sur celui des salariés du privé.
De tels abus persistent parce que peu de personnes sont averties. Le manque
d’information profite systématiquement à ceux qui usent et abusent du
système de retraite. Alors, pour que les choses changent, faites circuler ce
billet !
www.sauvegarde-retraites.org
Les familles monoparentales plus nombreuses et plus pauvres Les familles
monoparentales, en forte augmentation en France, cumulent souvent faible
revenu, mauvaise condition de logement et précarité de l'emploi, selon une
étude du Centre d'études de l'emploi (CEE). Le nombre de familles
monoparentales a plus que doublé depuis les années 60, principalement du
fait de la séparation des parents. De 680.000 en 1962, il est passé à près
de 1,5 millions lors du recensement de 1999, soit 16,7% des ménages avec
enfants. Cette proportion serait aujourd'hui de 20% selon l'étude. Les
parents isolés sont très vulnérables face à l'emploi. Ils sont deux fois
plus souvent au chômage que les autres parents (14,4% contre 6,9%), et plus
nombreux au chômage de longue durée. Ils connaissent une plus grande
exposition aux horaires atypiques, des rémunérations plus faibles, du fait
de faibles niveaux de formation. Au total, selon l'étude, les familles
monoparentales ont un niveau de vie inférieur de 25% à celui de l'ensemble
des ménages. Le logement est aussi un point noir pour elles, surreprésentées
dans le secteur du lgement social. Près du tiers des parents isolés sont
bénéficiaires de minima sociaux, principalement l'API (allocation parent
isolé) pour 174.000, le RMI pour 250.000 d'entre eux. Ce dernier chiffre est
en hausse de 56,4%, entre 1994 et 2004. Quand le nombre total de ménages au
RMI progressait dans le même temps de 32,9%.
Berlin veut vendre 25% de Deutsche Bahn d'ici la fin 2008 Le ministre
des transports allemand Wolfgang Tiefensee a annoncé que 25% de la
compagnie publique de chemins de fer Deutsche Bahn allait être privatisé
d'ici la fin de l'année 2008. Selon Wolfgang Tiefensee, « le marché montre
déjà un grand intérêt » pour cette opération. Elle doit cependant encore
être approuvée par le Parlement allemand. Les Lander, représentés à sa
chambre haute, s'inquiètent en particulier de l'avenir du réseau ferré,
qu'ils voudraient voir dissocié de la compagnie de chemins de fer et donc
exclu de la privatisation. Six Etats régionaux au moins s'y opposent, par
crainte d'un abandon des liaisons locales au profit de lignes plus
rentables. En France, dans un entretien accordé lundi à La Tribune, la
présidente de la SNCF Anne-Marie Idrac a jugé « hors sujet » une mise en
bourse partielle de son entreprise. « D'autant que nous avons les capacités
d'autofinancer nos investissements et nos développements, et que nous avons
abaissé notre endettement », a-t-elle justifié.
Protection des données : Microsoft s'aligne sur Google
Après Ask.Com vendredi, Microsoft a annoncé dimanche ses nouvelles
règles de protection de données personnelles, alignées sur celles de Google
: anonymisation des données personnelles à partir de 18 mois et garantie de
la séparation entre données des internautes et les informations sur leurs
recherches, utilisées en partie à des fins commerciales. Microsoft a
également lancé un appel, soutenu par Ask.com, à toute l'industrie pour
édicter de meilleurs garde-fous sur la protection des données personnelles.
Microsoft et Google sont actuellement dans le collimateur des autorités de
la concurrence américaine et européenne à propos de rachat de régie
publicitaire en ligne, respectivement aQuantive et DoubleClick.
Les lectures
préférées des cadres
Si plus
de 90% des cadres en France lisent la presse, ils consultent plus
particulièrement Le Monde (9,8%) comme quotidien, Télérama (11,8%) comme
hebdomadaire et Capital (20,1%) comme mensuel. La dernière étude intitulée «
France Cadres Actifs 2007 » d'Ipsos Médias révèle aussi que le gratuit 20
Minutes demeure le 2ème titre le plus lu au jour le jour à égalité avec
L'Equipe. Sur le front des hebdomadaires, L'Equipe Magazine l'emporte d'un
souffle sur Le Nouvel Observateur (10,5% contre 10,3%). Enfin, sur le
segment des mensuels, Capital est talonné par Géo (19,6%).
ÉTATS-UNIS • Des caméras de surveillance à New York
A l'instar de Londres, New York se lance dans l'installation de caméras
de surveillance. D'ici à la fin de l'année, 116 appareils destinés à
photographier les plaques d'immatriculation des voitures seront implantés
dans le bas de Manhattan, une section de la ville qui inclut le quartier des
finances et le quartier chinois. "La police new-yorkaise veut créer un
réseau de surveillance incluant plus de 3 000 caméras qui veilleront sur les
rues, les trottoirs et autres places publiques dans l'espoir d'arrêter les
terroristes avant qu'ils n'agissent", explique le Los Angeles Times.
Les 116 caméras seront reliées à un réseau de milliers de caméras de
surveillance déjà installées sur les édifices publics et privés de
Manhattan. Un logiciel sophistiqué tentera d'identifier toutes activités ou
personnes suspectes. Ce système n'est que la première initiative d'un plan
de sécurité de 90 millions de dollars pour la ville de New York, soit "le
plus ambitieux projet de ce type, mais pas le seul. Ces deux dernières
années, le ministère de la Sécurité intérieure a mis à la disposition des
villes 1,4 milliard de dollars pour des projets de lutte antiterroriste, une
somme qui a surtout servi à l'achat d'équipement de surveillance", précise
le quotidien californien.
37,5%
Le (faible) taux de recouvrement des sommes dues en cas de fraude fiscale
Daprès un rapport de la Cour des comptes, si le montant des droits
redressés au titre du contrôle fiscal s'établit chaque année à 12 milliards
d'euros, les sommes effectivement encaissées n'atteignent que 4,5 milliards
d'euros. Soit un taux de recouvrement de 37,5%. Un niveau jugé
"particulièrement faible" par la commission des finances du Sénat, à
l'origine de ce rapport sur le recouvrement des créances de contrôle fiscal.
De plus, "le niveau global des remises accordées aux contribuables apparaît
préoccupant" aux yeux du Sénat: alors que les droits rappelés en contrôle
fiscal supportent 25 à 50% de pénalités, celles-ci ne sont recouvrés en
moyenne qu'à hauteur de 15%. Sans compter que les délais de recouvrement
sont particulièrement longs: 620 à 850 jours entre la première intervention
et la première mise en recouvrement. Le Sénat craint que cela donne "le
sentiment que la fraude fiscale n'est pas ou peu sanctionnée en France, ce
qui pourrait entretenir des comportements d'incivisme fiscal". Par ailleurs,
en 2006, seulement 33,1% des amendes forfaitaires majorées et des
condamnations judiciaires avaient été payées par les contrevenants: sur 1,65
milliard d'euros de créances, seulement 506 millions d'euros ont été
recouvrés par le Trésor public.
Parmi les explications, le Sénat souligne dans sa note de synthèse qu'il
s'agit de "recouvrements forcés" et que "par nature, leur mise en oeuvre
présente des difficultés". Mais, alors que les peines d'amendes forfaitaires
majorées et les autres condamnations pécuniaires (prononcées par les
tribunaux), sont toutes recouvrées par le Trésor public, pas moins de trois
administrations sont chargées de percevoir les créances de contrôle fiscal:
celle des impôts, celle de la comptabilité publique et celle des douanes.
Apparemment, l'organisation ne suit pas.
http://www.senat.fr/presse/cp20070712b.html
Poweo débauche Bercy et le CEA
Belle opération de com' pour Poweo. Quelques jours après l'ouverture
effective du marché de l'énergie des particuliers, le premier opérateur
indépendant d'électricité et de gaz annonce triomphalement ses « prises de
guerre » chez les professionnels. Parmi les grands comptes captés, le groupe
dirigé par Charles Beigbeder a décroché notamment la Direction centrale du
service d'infrastructure de la Défense (DCSID), soit un contrat de l'ordre
de 50 millions d'euros. Surtout, le rival d'EDF et GDF a récupéré les 12
sites du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) – de l'ordre de 120
millions – ainsi que le site de Bercy du Ministère de l'Economie. Une
affaire de 2,5 millions d'euros par an. Du côté des entreprises privées,
Poweo a engrangé entre autres les renouvellements d'Adecco, Neuf Cegetel et
NRJ. A Paris, l'action prenait presque 2,3% jeudi.
Le patron de l'institut allemand Ifo dénonce « l'interventionnisme
français »
Dans un entretien à la presse, Hans-Werner Sinn, le patron de l'influent
institut de conjoncture Ifo fustige « l'interventionnisme français ». La
France « mène depuis toujours une politique interventionniste en faveur de
ses entreprises » et « au détriment d'autres pays », déplore-t-il. Or,
revendique Hans-Werner Sinn, « nous avons besoin de règles de l'Union
européenne qui mettent des limites, qui signalent qu'on ne doit pas
intervenir mais laisser faire le marché ». « Pourquoi l'Etat français a-t-il
besoin de se mêler des affaires d'Airbus et d'en détenir une part ? Ce n'est
pas nécessaire », jugé l'économiste. Cette « sortie » survient alors que la
chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy
doivent se retrouver lundi à Toulouse, sur fond de crispation entre les deux
pays. Berlin s'agace de la volonté du président français de se mêler de la
politique monétaire européenne, au mépris de l'indépendance de la BCE, afin
de faire baisser un euro qu'il juge trop fort. Paris et Berlin peinent par
ailleurs à se mettre d'accord sur la stratégie et la direction future du
groupe européen EADS.
Géolocalisation, biométrie, vidéo : les menaces de la "société de
surveillance"
Dans son rapport annuel, la Cnil revient sur la "société de
surveillance" qui menace nos libertés. Les systèmes biométriques, de
vidésurveillance ou de géolocalisation se sont multipliés l'an dernier. Et
la Commission manque de moyens pour exercer son contrôle.
Dans les transports, dans la rue, au travail et même chez soi, il est
désormais particulièrement difficile d'échapper à la société de
surveillance. C'est un des principaux enseignements du rapport 2006 de la
Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). Les exemples
affluent. En 2006, la Cnil a enregistré 360 demandes de mise en place de
systèmes biométriques, contre seulement 40 en 2005. « La Commission a ainsi
autorisé certains casinos à proposer une carte de fidélité dans laquelle est
enregistrée l'empreinte digitale des personnes volontaires », détaille le
rapport. En revanche, la Cnil a refusé la mise en place de dispositifs
biométriques pour contrôler l'entrée des enfants dans les cantines. «
Vigilante mais préoccupée », elle a consacré plus de 30% de ses contrôles
sur place à la biométrie, par exemple à la RATP pour le passe Navigo, et
prononcé une dizaine de mise en demeure.
Même inquiétude sur la vidéosurveillance. La Cnil a reçu 880 déclarations en
2006, contre 300 en 2005. Cela traduit-il une meilleure connaissance des
obligations légales des professionnels du secteur ? Pas seulement : les
entreprises, selon la Commission, musclent leur équipement de sécurité, en
recourant à des systèmes toujours plus perfectionnés. « Certains
constructeurs proposent […] l'enregistrement simultané des sons en
complément des images, mais aussi des logiciels d'analyse des images (le
système étant, par exemple, capable de détecter seul un colis abandonné ou
de procéder au comptage du nombre de clients entrant et sortant d'un
magasin) », explique la Cnil.
Autre sujet de préoccupation : la géolocalisation. La Cnil a adopté l'an
dernier une recommandation, qui « rappelle qu'un traitement automatisé de
données à caractère personnel doit répondre à l'exigence d'une finalité
légitime ». En clair, s'il veut suivre les déplacements des véhicules de ses
salariés, préalablement informés, et bientôt de ses salariés eux-mêmes,
l'employeur doit démontrer qu'il existe un impératif de sécurité, ou que le
procédé amène un suivi des prestations, du temps de travail ou une meilleure
allocation des ressources. La collecte des informations en dehors des
horaires de travail, de même que la vitesse de déplacement, sont en revanche
totalement proscrits.
Encore faut-il que la Cnil ait les moyens d'exercer son contrôle. Alors que
son activité a augmenté de 570% en trois ans, la Commission s'estime de plus
en plus mal dotée et appelle à une revalorisation et une « sanctuarisation »
de son budget. « Les évolutions liées au progrès technologique sont par
nature irréversibles », jugeait Alex Türk, président de la Cnil en novembre
dernier. « Nous ne vivrons plus jamais dans un monde sans ordinateurs, sans
Internet, sans téléphones portables, sans identification biométrique, sans
géolocalisation,sans vidéosurveillance. Bien au contraire, ces technologies
ont tendance à s'imbriquer les unes dans les autres. »
Google menace
davantage les libertés individuelles que Microsoft
Google
porte une menace sérieuse aux libertés individuelles. C'est la conclusion,
sans appel, d'un rapport de Privacy International publié samedi. Parce qu'il
collecte systématiquement des données sur les internautes, parce qu'il est
en position de force sur Internet, parce que ses engagements pour respecter
la confidentialité des données sont trop frileux, le moteur de recherche se
classe dernier d'un classement des principaux sites high-tech établi par
l'association londonnienne.
65%
Le poids de la dette française en pourcentage du Produit Intérieur Brut
La dette des administrations publiques françaises a augmenté de 1,3% au
premier trimestre 2007 par rapport au dernier trimestre 2006, atteignant fin
mars 1175,9 milliards d'euros, indique vendredi l'Insee. Soit une hausse de
33,7 milliards d'euros par rapport à la fin 2006. Exprimée en pourcentage du
produit intérieur brut, la dette se situe "approximativement" à 65,0%, en
progression de 1,3 point par rapport à la fin 2006, précise l'Institut
national de la statistique. C'est la dette de l'Etat qui explique pour une
large part cette hausse, puisqu'elle progresse de 31,1 milliards au premier
trimestre et "retrouve un profil comparable à celui de 2005", souligne
l'Insee, une année qui s'était soldée par un taux d'endettement record. L'Institut
souligne aussi le rôle de la "faiblesse de la Trésorerie en fin d'année
2006" qui a "conduit le Trésor à s'endetter à court terme" pour faire face à
ses échéances.
La dette publique a augmenté de 33,7 milliards d'euros
La dette publique de la France a augmenté de 33,7 milliards d'euros au
premier trimestre 2007 pour atteindre 1.175,9 milliards d'euros soit environ
65% du PIB contre 1.142,2 milliards et 63,7% du PIB à fin décembre, selon
les données publiées par l'Insee.
La dette de l'Etat a progressé de 31,1 milliards d'euros sur les trois
premiers mois de l'année et celle des organismes de sécurité sociale de 7,6
milliards.
La dette des administrations publiques locales a diminué, comme c'est
traditionnellement le cas au premier trimestre, de quatre milliards d'euros
contre une baisse de 2,9 milliards un an plus tôt, précise l'Insee dans un
communiqué.
La dette des Organismes divers d'administrations centrales (ODAC) a diminué
de un milliard.
Outre la dette de l'Etat (915,1 milliards d'euros à fin mars), la dette
publique au sens du traité de Maastricht prend en compte celle des
administrations de sécurité sociale (48 milliards), des administrations
publiques locales (123,4 milliards) et des ODAC (89,5 milliards).
Sécu: un déficit de 12 milliards d'euros, dont 6,4 pour
l'assurance-maladie
La Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS) doit annoncer ce
mercredi après-midi un déficit prévisionnel pour 2007 de 12 milliards
d'euros pour la Sécurité sociale, dont 6,4 milliards pour la seule branche
maladie, a-t-on appris auprès de représentants syndicaux siégeant à la CCSS
et disposant des documents à la mi-journée.
Le gouvernement avait initialement prévu un déficit global de 8 milliards
d'euros, dont 3,9 milliards d'euros pour l'assurance-maladie.
De source syndicale, on précise que ce déficit prend en compte un milliard
d'euros que l'Etat doit à la Sécurité sociale, au titre des sommes avancées
pour l'Aide médicale d'Etat (AME).
Londres tacle le patriotisme économique de Sarkozy
Alistair Darling, le nouveau ministre des finances britannique voit dans
l'idée de patriotisme économique « une absurdité ». Dans un entretien donné
mercredi au Financial Times, le chancelier de l'Echiquier estime que « le
patriotisme économique, c'est du protectionnisme. Il n'y a pas d'autre nom
pour ça ». Selon lui, l'Europe fait actuellement les frais d'une bataille
idéologique entre les pays soucieux « de protéger leur économie, et ceux qui
veulent être ouverts et plus libéraux ». Ce conflit, poursuit-il, se
retrouve entre « ceux qui croient sincèrement au processus de Lisbonne
auquel nous avons souscrit il y a sept ans et ceux qui n'y croient pas ».
Des propos qui visent implicitement la France et Nicolas Sarkozy, affirme le
Financial Times. Dans ce même entretien, Alistair Darling déclare par
ailleurs ne pas vouloir se précipiter pour relever le taux d'imposition des
fonds d'investissements de type « private equity ». Ce qui, estime-t-il,
pourrait avoir des conséquences « inattendues et indésirables » pour
l'économie britannique. La Grande Bretagne est le premier pays hôte de ces
fonds.
La délinquance coûte 20 milliards d'euros par an
Une étude établit la facture de la délinquance en France. Réalisée par
l'Institut national de hautes études de sécurité, ce document évalue à plus
de 300€ par an et par habitant le coût de la délinquance en 2006. Soit 20
milliards d’euros au total.
L’auteur du rapport, le commandant de police Jean-Philippe Arlaud, a chiffré
le préjudice subi par les victimes des actes de délinquance et le coût des
réponses apportées. Les délits financiers (travail au noir, arnaques
informatiques, chèques volés…) représentent plus de la moitié de la facture
totale (10 Md€). Suivent les vols : 6 Md€ (dont 4 Mds de préjudices subis
par les commerçants). La réparation des actes de vandalisme a engendré une
dépense de 1,5 Md€, de même que la fraude dans les transports. |