BREVES
DE JUIN 2007
Les retraités du
monde entier confrontés à la baisse des pensions
Dans
un rapport, l'OCDE note que les populations des pays membres devront
épargner d'avantage en vue de leur retraite. Car la promesse de pension
moyenne dans les 16 pays de l'OCDE a été réduite de 22% depuis les réformes
entreprises. Seuls deux pays ont vu leurs promesses augmenter : la Hongrie
et la Grande-Bretagne. En Allemagne, en France, au Japon, en Italie et en
Suède en revanche, les pensions seront réduites de 15 à 25% par rapport à ce
que les gens auraient eu droit avant les réformes. Au Mexique et au
Portugal, elles le seront de 30%. L'élément le plus commun des réformes est
le recul de l'âge de départ à la retraite. Lorsque les réformes auront été
menées à leur terme, la plupart des pays de l'OCDE auront un âge normal de
départ fixé à 65 ans. En Allemagne, au Danemark, aux Etats-Unis, en Islande,
en Norvège et au Royaume-Uni, il est d'ores et déjà ou sera de 67 ans.
Seules la France, la Hongrie, la République slovaque et la République
Tchèque prévoient d'avoir un âge d'accès à la pension inférieur à 65 ans.
L'étude s'attarde par ailleurs sur le taux moyen de remplacement brut. Il
est de 51,2% des revenus d'activité en France et de 59% pour la moyenne des
pays de l'OCDE.
Fillon envisage jusqu'à 5 points de hausse de TVA La TVA à 24,6% ?
Le gouvernement a déjà pour projet d’augmenter drastiquement la fiscalité !
La TVA représente la première recette de l’Etat, estimée pour 200 à 133
milliards d’euros
Le premier ministre a été contraint de dévoiler ses projets sur la TVA
sociale. Mardi soir, il a évoqué une hausse pouvant aller jusqu'à 5 points,
à compter de 2009.
François Fillon a été contraint de sortir du bois. Invité de France 2 mardi
soir, il n’a pas écarté une hausse de la TVA à compter de 2009 pour financer
la protection sociale. Ajoutant que « l’ordre de grandeur pourrait être de 5
points ». Depuis quelques jours, la gauche a trouvé avec la TVA sociale son
angle d’attaque privilégié contre le gouvernement. Dimanche soir, pressé par
les questions de Laurent Fabius sur les plateaux de télévision, le ministre
de l’économie Jean-Louis Borloo a été contraint de vendre la mèche,
concédant que le gouvernement allait « regarder l’ensemble des sujets, y
compris la TVA ».
La France au troisième rang mondial des dépenses militaires
Les dépenses militaires mondiales s'élèvent à plus de 1.200 milliards en
2006 en hausse de 37% depuis dix ans d'après l'Institut international de
recherche pour la paix à Stockholm (SIPRI). Selon le SIPRI, cette tendance à
la hausse « ne devrait pas être inversée tant que le pays au monde qui
dépense le plus dans le (secteur) militaire est en guerre », c'est-à-dire
la « guerre mondiale contre le terrorisme » menée par les Etats-Unis. A eux
seuls ils représentent 46% des dépenses totales. Autres régions du monde où
les dépenses militaires augmentent : la Russie (+155% depuis 1998), l'Asie
centrale (+73%), la Chine dont les investissements ont dépassé celle du
Japon, même si les données sur ces pays datant de 1998 sont jugées « pas
tout à fait fiables ». La France est le troisième pays le plus dépensier
derrière la Grande-Bretagne avec 53 milliards de dollars, soit 5% des
dépenses totales.
Le marché des armes représente près d'un quart des dépenses à 290 milliards,
dominé par les sociétés américaines et d'Europe de l'Ouest (92% du marché).
Le nombre d'assujettis à l'ISF a bondi de 16% en 2006
Près de 457.000 foyers fiscaux ont acquitté l'impôt sur la fortune (ISF)
en 2006, soit 16% de plus qu'en 2005, indique le rapport annuel de
performance de la Direction générale des impôts. L'ISF a rapporté 3,68
milliards d'euros l'an dernier, un produit en hausse de 20%. Il était dû en
2006 par les personnes physiques domiciliées en France dont le patrimoine
privé excédait 750.000 euros au 1er janvier. l'ISF avait rapporté à l'Etat
3,07 milliards d'euros en 2005 et 2,64 milliards d'euros en 2004. Le nombre
d'assujettis à cet impôt a grimpé l'an dernier, notamment en raison de la
hausse de la bourse et des prix de l'immobilier. D'après le Syndicat
national unifié des impôts (Snui), le nombre de contribuables acquittant l'ISF
devrait encore progresser de 32.000 en 2007. Selon Le Figaro, le bouclier
fiscal à 60%, instauré par le gouvernement Villepin et entré en vigueur au
1er janvier 2007, a rencontré un succès limité. Alors que le gouvernement
avait évoqué le chiffre de 93.000 bénéficiaires, seules 1400 demandes ont
été déposées fin avril, sur lesquelles 300 ont été re-toquées. Environ 67
millions d'euros ont été reversés aux quelque 1100 bénéficiaires.
Benoît XVI : Le
respect de la dignité des travailleurs, patrimoine de l’entreprise
Audience
aux jeunes entrepreneurs italiens
ROME, Lundi 28 mai 2007 (ZENIT.org) – Le respect de la dignité des
travailleurs, tel est le plus précieux patrimoine de l’entreprise, pour
Benoît XVI, qui a reçu en audience samedi matin une délégation de jeunes
entrepreneurs italiens de la « Confindustria ». Le profit, soulignait le
pape, en peut pas être l’unique critère des choix d’une entreprise.
« Le bien-être social dont jouit aujourd’hui l’Italie ne serait pas
pensable, faisait observer Benoît XVI, sans l’apport des entrepreneurs ».
Le pape ajoutait que « chaque entreprise doit d’abord être considérée comme
un ensemble de personnes à respecter dans leurs droits et leur dignité ».
Benoît XVI a invité le monde des entreprises à mettre l’accent « sur le
caractère central de l’homme dans le domaine de l’économie ».
« Il est indispensable, affirmait le pape, que la référence ultime de toute
intervention soit le bien commun et la satisfaction des attentes légitimes
de l’être humain. En d’autres termes, la vie humaine et ses valeurs doivent
toujours être le principe et la fin de l’économie ».
Pour ce qui est du profit de l’entreprise, Benoît XVI précisait : « Le
magistère social de l’Eglise reconnaît son importance et souligne en même
temps la nécessité de protéger la dignité des personnes ».
Dans les moments de crise aussi, « le critère qui gouverne les choix
d’entreprise ne peut pas être la pure promotion d’un plus grand profit »,
avertissait le pape.
Benoît XVI citait à l’appui le « Compendium de l’enseignement social de
l’Eglise », en disant que le respect de la dignité des travailleurs
constitue le plus précieux patrimoine de l’entreprise : « Dans les grandes
décisions stratégiques et financières, d’acquisition et de vente, de
redimensionner ou de fermer les implantations, dans la politique des
fusions, on ne peut se limiter exclusivement à des critères de nature
financière ou commerciale. Il est nécessaire que l’activité de travail
redevienne le milieu où l’homme peut réaliser ses potentialités en faisant
fructifier ses capacités et son génie personnel, et il dépend en grande
partie de vous, les entrepreneurs, de créer des conditions plus favorables
pour que cela se produise ».
Le pape a reconnu que ce n’est pas un engagement facile dans un monde du
travail « marqué par une crise forte et persistante », mais il s’est dit
certain que les entrepreneurs n’épargneront pas leurs efforts pour «
protéger l’emploi, en particulier celui des jeunes ».
Les jeunes, soulignait le pape, doivent « pouvoir compter sur une source de
revenus sûre », de façon à construire « leur avenir avec confiance ».
Le pape a également souligné que la famille fondée sur le mariage constitue
un élément important de la vie et du développement de la société. Aux
entrepreneurs italiens, le pape adressait en effet cet encouragement : «
Travailler en faveur des familles signifie contribuer à renouveler le tissu
de la société et assurer les fondements d’un développement économique
authentique ».
Enfin, pour ce qui est de la mondialisation, Benoît XVI a relevé que d’une
part elle nourrit l’espérance d’une participation plus générale au
développement, tout en présentant « différents risques liés aux nouvelles
dimensions des relations commerciales et financières, qui vont dans la
direction d’une augmentation du fossé entre la richesse économique d’un
petit nombre et la croissance de la pauvreté de beaucoup ».
Aussi le pape a-t-il renouvelé l’appel de Jean-Paul II pour une «
globalisation de la solidarité » et « sans marginalisation »
Les comptes 2006 de l'Etat certifiés "avec réserves"
Pour
la première fois, la Cour des comptes a été chargée de certifier de la
régularité, de la sincérité et de la fidélité des comptes de l'Etat. Dans
son avis rendu mardi, elle certifie les comptes publics au titre de
l'exercice 2006, avec toutefois 13 réserves. La Cour constate des désaccords
ou des incertitudes sur les méthodes comptables retenues ou leur mode
d'application. Elle indique également avoir formulé 191 observations d'audit
qui, « dans la grande majorité » ont été prises en compte par
l'administration. Selon le Premier président de la Cour, Philippe Séguin,
« les observations portent beaucoup sur les méthodes et sont à prendre
autant comme des encouragements que comme des critiques ». Car pour
permettre cette première certification, les services de Bercy ont dû
plancher sur une réforme de la comptabilité de l'Etat. Afin qu'apparaisse
désormais un bilan et un tableau des flux de trésorerie, à l'image des
entreprises. « Les réserves traduisent avant tout le fait que tout ne
pouvait pas être parfait dès le premier exercice » a tempéré Philippe
Séguin. Parmi les 13 « réserves substantielles » la Cour mentionne que
certains actifs du ministère de la Défense n'ont pas été comptabilisés,
notamment les satellites et les missiles nucléaires. Ou encore que le
recensement du réseau routier est incomplet.
LE BILLET DE SAUVEGARDE RETRAITES
Bonne retraite Monsieur Chirac !
De tous les régimes spéciaux, le régime de retraites des élus mérite la
palme.
Il accorde tous les avantages :
- des pensions aux petits oignons : après seulement un mandat,
les parlementaires peuvent toucher une retraite de 1 548 euros par mois,
c'est-à-dire le montant de la retraite moyenne perçue par les retraités du
privé après une carrière complète (40 annuités)1.
- un rendement sans équivalent : l'élu cotise souvent double les premières
années
de son mandat mais, une fois à la retraite, il perçoit 6 fois sa mise alors
que, dans
le régime général des salariés du privé, le rapport est seulement de 1 ou de
1,5.
- un cumul illimité : en plus de sa retraite parlementaire, l'élu a la
possibilité de
percevoir les retraites liées à sa profession ou aux autres mandats qu'il a
exercés : retraite de maire,
retraite de conseiller général ou régional, retraite de fonctionnaire,
etc...
Des pensions souvent également servies par des régimes spéciaux.
Summum des privilèges, les droits à la retraite du fonctionnaire élu au
Parlement
continuent à courir comme si son traitement lui était effectivement payé.
Arrivé à 60 ans,
il touche ainsi une retraite à taux plein !
Dans ces conditions, pas étonnant que la pension du nouveau retraité,
Jacques Chirac,
crève les plafonds :
Président de la République : 5 250 euros
Député : 5 000 euros
Magistrat à la Cour des comptes : 3 500 euros
Maire de Paris, conseiller général de Corrèze : 5 000 euros
Plus de 18 000 euros auxquels il faut ajouter 12 000 euros au titre des
indemnités perçues en tant que membre de droit du Conseil Constitutionnel.
30 000 à 31 000 euros mensuels, c'est un peu plus que les 29 000 euros de
Valéry Giscard d'Estaing...
Réforme des retraites : et si les élus montraient enfin l'exemple ?
PS : Je compte sur vous pour diffuser cette newsletter auprès du plus grand
nombre.
C'est en diffusant l'information que nous pourrons faire avancer la
transparence sur notre régime retraite afin de gagner notre combat sur sa
réforme en profondeur pour un système plus juste et plus responsable.
___________________________
1 D'après le ministère de l'Emploi et de la cohésion sociale, le
montant moyen de la pension des retraités affiliés au régime général était,
fin 2004, pour une carrière complète, de 1 871 euros pour les hommes et de 1
131 euros pour les femmes.
L'endettement des ménages français atteint un niveau record
Le
niveau d'endettement des ménages français a atteint un nouveau record
historique en 2006, avec une dette qui a représenté plus des deux tiers de
leur revenu disponible, selon les comptes financiers de la nation publiés
mardi. Une étude conjointe de l'Insee et de la Banque de France indique
ainsi que le taux d'endettement des ménages s'élevait à 68,4% à la fin de
l'année dernière, contre 64,1% en 2005. Soit une hausse de 11,3% qualifiée
de "soutenue". "Ces niveaux demeurent toutefois sensiblement inférieurs à
ceux de la zone euro, du Royaume-Uni ou des Etats-Unis", nuance toutefois
l'étude. Le mouvement est tiré par les prêts à l'habitat, qui affichent une
progression de 15% en 2006 malgré la hausse des taux d'intérêt.
Si Jacques Chirac possède un patrimoine coquet, il
sera un retraité à l’abri du besoin. D’abord, parce que, en tant qu’ancien
président de la République, il a droit à une pension de 63 000 euros brut
par an (fixée par une loi de finances de 1955, elle est équivalente à la
retraite d’un conseiller d’Etat en service extraordinaire).
Ce n’est pas tout: le président cumule d’autres retraites. Celle de député
de Corrèze, conseiller général de Meymac (Corrèze), de maire de Paris, sans
oublier sa pension de conseiller référendaire à la Cour des comptes dont il
est retraité depuis 1993.
Si l’on ajoute son indemnité de membre de droit du Conseil constitutionnel
(12 000 euros par mois) en tant qu’ancien président de la République,
Jacques Chirac devrait percevoir chaque mois, à compter de la cessation
officielle de ses fonctions -le 16 mai en principe- environ 31 000 euros
de retraite et traitements divers...
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