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BREVES DE JANVIER - FEVRIER 2008

ISF: 528.000 contribuables en 2007, contre 457.000 en 2006
Près de 528.000 contribuables français ont réglé l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en 2007, contre 457.000 en 2006, ce qui représente un nouveau record, a indiqué Le Figaro vendredi.
La barre symbolique du demi million de redevables est donc franchie pour la première fois, a souligné le journal sans citer de sources.
En 2006, les recettes de l'ISF étaient de 3,7 milliards, en hausse de près de 20% par rapport à 2005.
Selon les annexes au projet de loi de finances 2008, publiés début octobre, les recettes de l'impôt sur la fortune (ISF) ont de nouveau fortement progressé en 2007 (+19%), s'établissant à 4,42 milliards d'euros contre 3,85 milliards initialement prévu. Les recouvrements de l'ISF étaient quasiment achevés à ce stade de l'année.
Citant ces chiffres, Le Figaro a souligné qu'"il ne s'agit là que de données brutes qui ne prennent pas en compte les restitutions faites au titre du bouclier fiscal à 50%".
Pour 2008, la recette de l'ISF prévu par le budget s'élève à 4,2 mds d'euros, en baisse de 5% par rapport au dernier montant pour 2007 communiqué par Bercy.
Exclusif ! Les drôles de comptes d’Attali

Combien coûteraient les réformes Attali, si d’aventure on les mettait en route ? Pour la première fois, est publiée intégralement la note confidentielle rédigée par les services de la commission Attali à l’attention de la commission des finances de l’Assemblée. Ce document avait été publié par le site du quotidien Les Echos, mais de façon partielle (sept pages sur onze).
Cette note est pleine d’enseignements. Elle lève le voile -  de façon souvent assez floue - sur les financements des réformes du rapport, sujet sur lequel Jacques Attali s’est toujours montré discret, lui d’habitude si disert. Face aux journalistes, le jour de la remise du rapport, le 23 janvier, il avait éludé la question, évoquant de vagues partenariats avec le privé. A l’Assemblée, il avait déclaré aux députés : « Je ne veux pas jeter trois chiffres sur la table, ça ne serait pas sérieux ». Dans cette note, après avoir insisté sur l’absence d’impact sur les finances publiques de beaucoup de ses mesures, il admet que oui, finalement, certaines auraient tout de même un coût.
Revue de détail.
          - Les « dix pôles universitaires » coûteraient à l’Etat et aux collectivités locales deux milliards sur sept ans.
          - La « mise en place du très haut débit pour tous sera financée pour l’essentiel par le secteur privé », dit la note. Coût total : 40 milliards d’euros, dont 13 milliards à la charge de l’Etat et des collectivités locales. Mesure financée par un « redéploiement des aides aux entreprises ».
          - Le « contrat d’évolution » pour les chômeurs représente 10 milliards d’euros. La moitié est autofinancée par la création de 500 000 emplois en trois ans, indique très sérieusement la note. L’autre moitié serait financée par des redéploiements, décidément, d’une partie des dépenses de la formation professionnelle (25 milliards), et par une baisse de l’indemnisation chômage.
          - Les dix « Ecopolis », villes écologiques de 50 000 habitants, dont nul ne sait combien elles coûteront au juste, seront financées par le « secteur privé, des partenariats public-privé et une implication forte de la Caisse des dépôts et consignations ». Il est prévu, là encore, un « redéploiement » des fonds consacrés à la politique du logement qui dégagerait « a minima » 1,5 milliard d’euros.
On voit à travers ces chiffres et ces idées, somme toute assez fumeuses, l’aspect peut-être le plus pervers du rapport Attali : son interventionnisme étatique forcené. L’Etat n’est pas la solution, Monsieur Attali, l’État est, pour une bonne part, le problème !
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16.8% des salariés touchaient le smic en 2005
Ils étaient 11.1% en 1995 (source : Dares). Annuellement, le montant du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) est de 1005.37 euros net par mois.

20000 C’est, en euros, le montant par habitant de la dette publique de la France.
Selon l’Insee, cette dette atteignait 1218.3 milliards au troisième trimestre 2007, soit une augmentation de 1.9 milliard par rapport au trimestre précédent. En revanche, calculée en pourcentage, la dette a légèrement diminué pour s’établir à 65.9% du PIB (-0.6%).

Les rameurs technocrates ou la dissonance cognitive
Les chroniques racontent qu'en 1999 aurait eu lieu un challenge d'aviron entre l'équipe des rameurs de la Technocratie et ceux de l'Académie des Hommes de Terrain. Les rameurs de l'Académie brillèrent dès le départ et arrivèrent avec 10 minutes d'avance sur l'équipe de la Technocratie.
De retour dans les locaux de la Technocratie, le Comité Supérieur d'Analyse se réunit pour étudier les causes d'un résultat si imprévu et si déconcertant. Les constatations furent les suivantes :
1) L'équipe de l'Académie était formée d'un chef d'équipe et de 10 rameurs;
2) L'équipe de la Technocratie était, elle, composée d'un rameur et de 10 chefs d'équipe. Le Comité demanda à l'Ensemble Majeur de Planification Générale de mettre en place, pour l'année suivante, une réforme dont les répercussions se feraient sentir à tous les niveaux de la délégation.
En 2000, lors du départ du nouveau challenge, l'équipe de l'Académie reprit une fulgurante avance.
Cette fois-ci, l'équipe de la Technocratie arriva avec 20 minutes de retard.
Face à ce nouvel échec, il fut décidé de réunir à nouveau le Comité Supérieur d'Analyse qui, après étude des fiches de l'Ensemble Majeur de Planification Générale (frappées au coin du bon sens, naturellement) prit en compte les faits suivants :
1) Dans l'équipe de l'Académie, il y avait un chef et 10 rameurs;
2) L'équipe de la Technocratie, suite aux réformes décidées par le Comité Supérieur d'Analyse et approuvées par la haute sphère du Management Directeur, comprenait :
- 1 chef d'équipe,
- 2 assistants au chef d'équipe,
- 7 chefs de section,
- 1 rameur.
Cet examen de la situation fut suivi d'une discussion très ouverte où, avec beaucoup de bon sens, l'analyse du président de l'équipe de la Technocratie fut adoptée avec enthousiasme par la majorité, constatant ainsi avec un sens de la formule lapidaire, que \" ce rameur n'était bon à rien \".
En 2001, se présenta une nouvelle opportunité pour l'équipe des Technocrates. En effet, le Département Central de Coordination d'Analyse de la Technocratie, en collaboration avec le Centre Général d'Analyse, avait mis au point une stratégie novatrice qui améliorerait sans aucun doute possible le rendement et la productivité, grâce à de substantielles modifications dans la structure. C'était la clé de voûte du succès, l'aboutissement ultime d'une méthodologie qui ferait pâlir d'envie même les meilleurs managers du monde.
Le résultat fut catastrophique. L'équipe de l'Académie arriva cette fois-ci avec 30 minutes d'avance sur l'équipe de la Technocratie.
L'analyse de la situation conforta la pertinence des choix qui avaient conduit à cette situation :
1) Dans un but évident de déstabilisation spéculative, l'équipe de l'Académie avait opté pour une formation traditionnelle : un chef d'équipe et de 10 rameurs;
2) L'équipe de la Technocratie avait introduit une formation avant-gardiste :
- 1 chef d'équipe,
- 2 consultants qualifiés,
- 1 auditeur empowerment,
- 1 superviseur de downsizing,
- 1 analyste de procédures,
- 1 technologue,
- 1 contrôleur,
- 1 chef de section,
- 1 technicien chronomètre,
- 1 rameur.
Après plusieurs jours d'épuisantes réunions et autant de séances de brainstorming, avec une logique de dissonance cognitive parfaitement caractérisée, le Comité décida de punir le rameur en supprimant sa bourse d'études et en le radiant de l'Ecole dont la Grandeur et la Réputation risquaient de se voir ternir par une telle incompétence.
Lors de la réunion de clôture, le Comité statua :
\" Pour le prochain challenge, nous conserverons la même organisation qui a fait ses preuves, mais nous engagerons un nouveau rameur par le biais d'un contrat d'Outsourcing, de manière à éviter toute implication directe et afin de réduire au mieux les coûts directs sans pour cela dégrader l'efficacité et la productivité des ressources de la Technocratie affectées aux objectifs définis par le Département Central de Coordination d'Analyse et approuvés par le Centre Général d'Analyse dans le cadre d'un Game Plan d'un contrôle de gestion fondé sur l'adhésion des acteurs dans une approche volontariste d'un objectif commun. \"
Toute ressemblance ou similitude avec votre environnement serait fortuite !

« Les ordinateurs vont-ils devenir les pires ennemis des voyous ? La police est en passe d’obtenir le droit de placer sur les machines des particuliers et des entreprises des clés de connexion, souvent semblables à des clés USB, pour espionner des suspects dans le cadre d’enquêtes sur la délinquance organisée. Elle pourra même installer à distance des logiciels pirates, sortes de chevaux de Troie, qui la renseigneront en temps réel sur tout ce qui entre et sort d’un PC ou d’un Mac. (SOURCE : Jean-Marc Leclerc, « Pour combattre le crime organisé et la pédophilie, la future loi d’orientation sur la sécurité va autoriser les services à placer des dispositifs espions sur les Mac et PC », site « Le Figaro » le 14/12/07.)

Ecotaxes : Concept flou / Imposition bien réelle
Alors que les comités de suivi du Grenelle de l’environnement commencent à remettre leurs rapports, Contribuables Associés publie une Monographie attendue sur un sujet sensible :
« Les écotaxes, fausse bonne idée ou vraie mauvaise idée ? »
Lors de ses vœux à la presse, Nicolas Sarkozy a confirmé que 2008 serait « l’année de la mise en œuvre de ce qui a été décidé lors du Grenelle de l’environnement ». Or à partir du 15 janvier, les 33 comités de suivi du Grenelle vont remettre leur rapports. Les conséquences directes doivent donc voir le jour dans les prochaines semaines. Cette mise en œuvre ne peut pas laisser les contribuables indifférents, puisque la décision a été prise, au cours du Grenelle de l’environnement, de créer plusieurs « écotaxes ». Ces nouveaux impôts répondent à la double préoccupation de modifier le comportement de nos concitoyens dans un sens plus « écologique », et de financer à la fois le « développement durable ».
Dans une monographie publiée par l’association Contribuables Associés, M. Gérard Bramoullé,  professeur d’économie à l’Université d’Aix-Marseille III et adjoint au maire d’Aix-en-Provence, étudie l’impact de ces écotaxes. Les effets directs ne concernent pas seulement l’environnement mais aussi l’économie et surtout les citoyens appelés à en faire les frais. Sans souci du « politiquement correct », Gérard Bramoullé s’interroge sur leur efficacité. Il souligne les contradictions de cette politique d’incitation fiscale et fait le point sur les différents types d’impôts « écologiques » auxquels les Français sont déjà, ou seront bientôt, assujettis. Une étude qui sort du lot et qui n’a d’autre objectif que de contribuer au débat actuel.
Quelques chiffres
    * Taxe sur les véhicules particuliers polluants, dite « éco-pastille » :
      15 % des acheteurs vont bénéficier du bonus alors que 58 % vont devoir supporter le malus.
    * La fiscalité environnementale est un concept économiquement flou :
      Selon les définitions, on l’estime entre 2,5 % et 22 % du budget de l’Etat, soit un écart de presque 1 à 10 !
    * L’un des objectif du Grenelle de l’environnement est de réduire de 100 millions de tonnes par an les émissions de CO2 en France, soit une réduction de 1/30.000 du stock planétaire :
Pour atteindre cet objectif, un prélèvement annuel de 50 milliards d’euros est nécessaire, soit un surcoût de plus de 3 % du PIB !
télécharger l'étude au format pdf
« Les écotaxes, fausse bonne idée ou vraie mauvaise idée ? »
http://contribuables.cabestan.com/Go/index.cfm?WL=611&WS=232_284&WA=605

Pas de politique de civilisation sans réduction de la dépense publique !
La conférence de presse de Nicolas Sarkozy, le 8 janvier 2008, a tourné autour d’une formule montée en slogan, la « politique de civilisation ». Les thèmes les plus variés s’entrechoquent dans ce fourre-tout commode : la sécurité, l’hôpital, l’immigration et la « diversité », les 35 heures… ou encore, la fiscalité !
« En 2008, a déclaré le président, la politique de civilisation s’exprimera dans la réforme des prélèvements obligatoires et dans le choix des principes sur lesquels elle sera fondée, dans la manière dont elle encouragera la prise de risque, l’effort, l’innovation, le développement durable, dans les idées de justice et de solidarité qu’elle reflètera. »
A la fois imprécise et vaste, cette déclaration de principe ne l’engage à rien. S’il faut en retenir quelque chose, c’est que, pour Nicolas Sarkozy, la fiscalité n’est pas seulement un moyen de financer l’action publique, mais surtout  un outil politique, à utiliser pour inciter ou contraindre les citoyens à adopter certains comportements ou à en changer. A cet égard, il n’y a pas de rupture avec ses prédécesseurs. Les écotaxes s’inscrivent dans cette logique.
Les nouvelles technologies seront taxées
     Plus concrètement, le président a annoncé la création de deux nouvelles taxes,
destinées à compenser la suppression de la publicité sur les chaînes audiovisuelles publiques : une taxe sur les recettes publicitaires accrues des chaînes privées ; mais aussi et surtout, une taxe « infinitésimale » sur le chiffre d’affaires des nouveaux moyens de communication comme la téléphonie mobile et l’accès à Internet.
     Les contribuables ne peuvent pas rester insensibles à cette menace. En effet, ils savent depuis longtemps :
          • D’une part, qu’une taxe sur une recette est toujours finalement payée par le consommateur.
          • Et d’autre part, que les taxes « infinitésimales » ne le restent jamais longtemps.
     Voilà longtemps que l’Etat cherche à taxer les « nouvelles technologies », comme il taxe l’audiovisuel. Le discours du président officialise cette résolution.
     Le plus inquiétant ne doit cependant pas être cherché dans ce que Nicolas Sarkozy a dit, mais dans ce qu’il n’a pas dit.
     Bien qu’il ait souligné à plusieurs reprises que les caisses sont vides et évoqué les dangers que fait courir à l’économie française la récurrence, depuis trente ans, du déficit budgétaire, il n’a donné aucune indication explicite sur la réduction des dépenses publiques. Pourtant, peut-on concevoir une véritable « politique de civilisation » sans prendre les moyens de la financer ?
Contribuables Associés
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La hausse des prix s'est généralisée en 2007
Les uns auprès les autres, les instituts statistiques nationaux dressent le même bilan de l'inflation en 2007 : forte hausse. Alors qu'elle dépasse les 4 % aux Etats-Unis (voir brève), elle atteint 3,1 % en Europe, selon les dernières estimations. Des chiffres bien au-delà des objectifs de la BCE, plafonnés à 2 %. En Allemagne, la hausse des prix a atteint 2,8 %, un niveau qui n'avait pas été enregistré depuis 13 ans. En Espagne, elle grimpe même jusqu'à 4,2 %. En Hongrie, elle double et dépasse les 8 %.  En France, elle atteint les 2,6 %. Une accélération de la demande des pays émergents, poussant les prix du pétrole et des matières premières vers le haut, contribue à cette situation.

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