La claque qui ne sert à rien
par David Valancogne
L'ensemble de la classe politique s'est prise une belle claque ce 29
mai. Mais comme en 1997, en 2002, et en 2004, plus les claques sont
fortes moins elles ont d'effet…
De l'art de
culpabiliser ceux qui aiment la France
Près de 55 % de "non" ! 55 % des Français ont refusé d'approuvé le
Traité
constitutionnel européen, pourtant voulu par l'Hexagone. Et j'en
suis. Sans
honte.
Le
libéralisme, bouc émissaire par Mathieu Laine et Jean-Philippe
Feldman
La victoire du « non » au référendum sur la Constitution européenne
vient clore l’une des campagnes électorales les plus antilibérales
de l’histoire politique française : alors que les partisans du
« oui » voyaient dans le projet de Constitution le meilleur rempart
contre « la mondialisation ultra-libérale », les partisans du
« non » annonçaient que son adoption livrerait la France à « l’ultra-libéralisme
européen ».
L'ultime sursaut par
Jean-Louis Caccomo
La Constitution fut rejetée. Ce projet était d'abord un véritable
programme politique plutôt qu'un socle constitutionnel qui se doit
d'être indépendant de toute orientation politique.
Chronique d’un hold-up
annoncé par Jean-Louis Caccomo
Dans ma dernière chronique, j’écrivais que les résultats du
référendum seraient, de toute manière, récupérés et interprétés par
la gauche comme une victoire contre le libéralisme et une défaite
d’un gouvernement considéré comme anti-social.
Le camp des non : homogène sur l’essentiel par Michel de Poncins
Les soirées de télévision après le coup de tonnerre ont montré une
nouvelle fois le vrai visage de la France officielle à savoir la
solidarité totale des fausses élites dans l’exploitation du peuple à
leur profit.
La fin de la
social-démocratie par David Valancogne
Les nationalistes et socialistes de tous bords fêtent la victoire du
non et l'enterrement de première classe d'une constitution
prétendument " ultralibérale ".
Un non libéral pour sauver
l'Europe par Yves Roucaute
Dira-t-on plus tard de l'Europe, comme le fit William Pitt à propos
de la France de 1789, qu'elle a «traversé la liberté» ?
Constitution
européenne : des droits fondamentaux contraires aux droits de
l'homme par Anne-Marie Le Pourhiet
Une phrase de Marcel Gauchet pourrait servir à résumer la Charte
européenne des doits fondamentaux : « Un nouvel homme des droits de
l’homme est né qui n’a plus que le nom en commun avec son ancêtre de
1789» (« Quand les droits de l’homme deviennent une politique », Le
Débat, n°110).
Interview de Nicolas
Dupont-Aignan par Constant Rémond
Parmi les opposants résolus à la Constitution européenne, le député
UMP Nicolas Dupont-Aignan se distingue par son courage.
Constitution
et droit-de-l'hommisme par Constant Rémond
Les Droits de l’homme servent officiellement de valeurs fondamentales à
l’Union européenne.
La nouvelle
religion de l'Union par Constant Rémond
Pourquoi le Parti socialiste, François Hollande et Jack Lang en tête,
soutiennent-ils avec autant d’ardeur la Constitution européenne ?
Why a “No” Vote Will
Be a Good Result for Europe par Anatole Kaletsky
The French referendum could transform the political and economic
prospects
for the whole of Europe for a whole
generation.
Constitution et Turquie : 2 sujets liés, par C.R.
« L'Union européenne est ouverte à tous les Etats
européens qui respectent ses valeurs », affirme solennellement l'article
58 du traité constitutionnel européen (...)
« Erdogan m'a
tuée », par C.R.
« Erdogan m'a tuée », tel pourrait être le cri d'horreur
d'une Europe assassinée le 17 décembre 2004, en ce jour fatidique où les chefs des 25
Etats membres de l'Union imposèrent aux peuples européens l'adhésion de la Turquie
(...)
Turquie, Constitution,
même combat ! par N.Dupont-Aignan
Les défenseurs de l'entrée de la Turquie en Europe
s’époumonent pour faire croire aux Français que la « constitution »
européenne n’a rien à voir avec la Turquie. C'est tout
simplement faux ! (...)
Référendum :
Pour nous, cest non ! par Claude Reichman
A quatre mois de la date probable du référendum sur la Constitution
européenne, tous les arguments ont déjà été produits.
Etats-Unis / Union Européenne: le fossé constitutionnel par Marian Tupy et Patrick
Basham
Toutes les constitutions sont des produits de leur époque. Elles reflètent une culture
politique, la force des différents intérêts politiques présents ainsi que les
inquiétudes historiques particulières de leurs rédacteurs.
Vu sur le web
Constitution: c'est non! sur sptephane.info
Un non historique: la social-démocratie vient de perdre sa dernière
bataille. Les éditorialistes expliqueront longtemps que c'est une
victoire de gauche; du haut de ma modeste tribune, j'estime que
c'est tout le contraire. Les socialistes et les communistes peuvent
fêter l'issue du scrutin, ils mettront quelques temps à réaliser que
ce c'est, en fait, leur chant du cygne.
Le crépuscule de Chirac sur lexpress.fr
Après avoir raté la dissolution en 1997, le président a échoué dans
son référendum. Peut-il échapper à une sortie par la petite porte en
2007?
La République et les médias réquisitionnés par le Parti du Oui
sur non-2005.org
Imaginez un pays où le parti au pouvoir mettrait l'essentiel de la
machine d'Etat, des moyens financiers publics et du temps d'antenne
télévisé, au service de sa propre campagne de réélection. Imaginez
que ce même parti explique toute la journée à son peuple que son
projet incarne le "bien total"...
Le Conseil constitutionnel est-il une auberge espagnole ?sur non-2005.org
C’est la question qu’on pourrait se poser à la suite de la décision
de Mme Simone Veil, quelques jours après Valéry Giscard d’Estaing,
d’entrer en campagne pour le Oui à la Constitution européenne, au
mépris évident de l’obligation de réserve très clairement disposée
dans le statut des « sages » de...
La Constitution Européenne par Jean-Louis Caccomo
Encore une fois, les français seront consultés pour se prononcer sur un
projet dont ils n’ont pas reçus les clés de lecture ni perçus les
enjeux.
Un super-Etat contre la Démocratie ? sur
non-2005.org
Un "cadre étatique" européen, des institutions centrales
court-circuitant de plus en plus les nations, de nouveaux transferts
fondamentaux aux dépens des démocraties nationales, des relations
marquées par la primauté de Bruxelles et la subordination des nations :
cette Constitution européenne, avec...
Jacques Chirac votera Non sur non-2005.org
"Favorables à l’organisation européenne, oui, nous le sommes pleinement.
Nous voulons, autant que d’autres, que se fasse l’Europe. Mais une
Europe européenne où la France conduise son destin de grande nation.
Nous disons non à une France vassale dans un empire de marchands, non à
une France qui...
Non à la Constitution européenne ! par Guy Millière
Le débat sur le référendum au sein du parti socialiste a pu laisser
croire que le camp du non représentait le socialisme pur et dur, tandis que le camp du
oui se résignait à sacrifier quelques-uns de ses principes sur l’autel de la
modernité.(...)
Exposing the EU Constitution on brugesgroup.com
The EU Constitution will significantly alter the European Union. If adopted, it will move
the EU even further away from our vision of a free trading, decentralised, deregulated and
democratic Europe of nation-states.
A
Constitution to destroy Europe on brugesgroup.com
The probable economic consequences of the draft EU Constitution.
Bill Jamieson, economic journalist, author of numerous books and pamphlets, Executive
Editor of The Scotsman and Director of the independent Scottish think-tank, The Policy
Institute, analyses what he sees as the already present economic disaster of European
integration and looks at future developments
Brèves
3 euros Le coût du référendum pour
chaque électeur
L’organisation du référendum
coûtera bien plus cher que prévu à l’Etat.
Près de 130 millions d’euros seront
dépensés pour la campagne de ratification du Traité constitutionnel
européen, soit 3 euros pour chacun des 42 millions d’électeurs inscrits.
La loi de Finances pour 2005 avait prévu de consacrer 25 millions
d'euros à la campagne référendaire, auxquels est venu s'ajouter un
crédit supplémentaire de 39,3 millions d’euros dans le collectif
budgétaire 2004. Les sommes restantes figureront dans la loi de Finances
rectificative pour 2005.
L’impression des 202 millions de bulletins de bulletins « oui » et « non
», dont la moitié destiné aux bureaux de vote, et le tirage à 46,2
millions d'exemplaires du volumineux traité figure parmi les plus gros
budgets. Quelque 35 millions d'euros à eux seuls. Le texte sera envoyé à
tous les électeurs, accompagné d'un fascicule comprenant le texte de la
question posée, le décret soumettant le projet de loi au référendum, le
projet de loi de ratification du Traité et son exposé des motifs. Par
ailleurs, l'acheminement du matériel aux électeurs, qui devrait être
achevé le 14 mai, coûtera environ 55 millions d'euros. Ce marché a été
attribué à la Poste.
La campagne officielle, avec pour la première fois un financement public
de 800.000 euros maximum pour chacun des huit partis habilités à y
participer, coûtera de 9,5 à 10 millions d'euros. Enfin, le coût des
opérations électorales, telles que la mise sous enveloppe, réalisée par
les préfectures, et la subvention forfaitaire versée aux communes pour
l'organisation du scrutin sera d'un peu plus de 25 millions d'euros. Aux
130 millions d'euros s'ajoutent les crédits du budget du ministère des
Affaires étrangères pour « l'information civique », notamment la mise en
consultation du Traité dans les lieux publics.
35 millions d'euros Le coût de l'envoi par La Poste de la
Constitution européenne aux Français
Le gouvernement vient de trancher. L'acheminement auprès des 43 millions
d'électeurs du texte de la Constitution européenne va être réalisé par
La Poste. Un portage qui coûtera à l'Etat la bagatelle de 35 millions
d'euros. Du fait de l'importance du contrat et du poids du document
supérieur à 100 grammes - le texte avec son enveloppe pèseront 383
grammes -, le ministère de l'intérieur avait dû lancer un appel
d'offres. Ainsi ce sont pas moins de 12.000 tonnes de papier, soit
l'équivalent de 700 semi-remorques, qui seront expédiées d'ici le 14 mai
aux électeurs. Jusqu'à la fin avril, La Poste va assurer la mise à
disposition du texte de la Constitution européenne aux sein des
préfectures. Ces dernières auront jusqu'au 9 mai pour effectuer la mise
sous pli. La Poste effectuant quant à elle l'expédition dans les boîtes
aux lettres.
Entrée
de la Turquie dans l'Union Européenne
Etes-vous
pour ou contre l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne?
Oui
Non
Du côté de Bruxelles : arrogance, désinvolture, volonté de
subordonner les démocraties nationales à une démocratie européenne artificielle. Du
côté des citoyens : indifférence, méfiance, sentiment de dépossession, voire
d'illégitimité des processus européens. Voilà le terrible bilan : une "Europe
sans les peuples", d'autant plus catastrophique que nous aurions vraiment besoin
d'une coopération efficace et démocratique. Pour en sortir, il faut un électrochoc, un
changement radical. L'actuel projet de Constitution européenne le laisse-t-il entrevoir ?
Non, répond Georges Berthu, car il renforce les causes mêmes qui ont produit
"l'Europe sans les peuples". Après ses analyses des traités d'Amsterdam et de
Nice, Georges Berthu fournit ici un commentaire détaillé du projet de Constitution
européenne, qui montre ses failles, ses contradictions et sans dangers. Pour sortir d'un
piège inextricable, il propose : "Europe avec les peuples". On ne peut qu'être
frappé par l'obscurité des textes européens qui décourage les meilleures bonnes
volontés, malgré l'importance des enjeux qu'ils représentent. Appuyé sur
l'intégralité du texte du projet, cet ouvrage fait une analyse claire, dégageant
l'essentiel, et permettant de comprendre la portée des ultimes marchandages à venir. Il
constitue l'outil indispensable pour tous ceux qui voudront participer activement au
débat sur la Constitution européenne.
Les
premières tentatives de construction d'une Europe fédérale. Des projets
de la Résistance au traité de C.E.D. 1940-1954 de Christophe
Réveillard
Éditeur : Oeil (juin 2001)
D'où viennent les projets d'union fédérale de l'Europe occidentale ?
Quelles étaient les propositions de la Résistance française à ce projet
et quels sont les hommes qui les ont défendues ? Comment, au sortir de
la guerre, ont pu s'organiser les mouvements fédéralistes et ont-ils pu
influencer les hommes politiques qui allaient faire naître les premières
communautés ? Quelle fut exactement l'influence américaine dans les
débuts de la construction européenne ? Comment la classe politique
a-t-elle réagi face aux projets de Jean Monnet ? Cet ouvrage retrace, à
partir d'archives et de documents, "l'épopée" des mouvements
fédéralistes et le cheminement de idée fédérale, des projets de la
Résistance à la CED. À travers cette histoire, des questions
essentielles sont aussi abordées, comme la signification du principe de
supranationalité, les fondements politiques d'une fédération...
Problèmes d'autrefois et d'aujourd'hui, à l'heure où est évoquée l'idée
d'une constitution européenne. Le livre de Christophe Réveillard est
capital parce qu'en allant au fond des définitions et des propositions
de chacun des protagonistes de cette époque, il donne les clés pour
comprendre les véritables enjeux de l'Union européenne telle qu'elle se
construit, tant il est vrai que nombre de propositions actuelles sont
issues des projets de l'époque.
L'erreur
européenne de Jean Jacques Rosa
Éditeur : Grasset (4 février 1998)
Avons-nous encore le choix ? Ici ou là, l'euro est adopté par les
gouvernements, les médias, et parfois même les citoyens. On nous promet
moins de chômage, plus de libertés. Mais sommes-nous si certains du
résultat ? Il était temps qu'un économiste, indépendant et libre de ton,
s'alarme. Jean-Jacques Rosa dénonce la création de la monnaie unique
comme la plus grave erreur commise depuis la politique déflationniste
qui a transformé la crise boursière de 1929 en une décennie tragique. De
ce jugement, Jean-Jacques Rosa apporte la démonstration logique, les
preuves au quotidien, les faits humains, les chiffres. L'euro ne
traduit-il alors que la volonté politique de fondre les nations
européennes en un Etat unique ? Mais la juste dimension des nations ne
devrait-elle pas être aujourd'hui infiniment plus modeste ? A rebours du
conformisme intellectuel, de la frilosité des élites, de l'hommage
inévitable au couple franco-allemand, Jean-Jacques Rosa, souvent
polémique, propose que nous sortions de l'impasse : notre erreur
européenne.
Non
à la constitution : Pour une certaine idée de l'Europe de Alain
Griotteray, Etienne Tarride, Pierre Messmer (Préface)
Éditeur : Editions du Rocher (26 mai 2005)
Pendant plus d'un demi-siècle, l'Europe a vécu sans constitution et elle
ne s'en portait pas plus mal. On peut même penser qu'il en résultait une
souplesse rendant possibles toutes les évolutions. Les temps ont changé
et les Français seront appelés à se prononcer au printemps par
référendum sur un projet de constitution. Alain Griotteray et Étienne
Tarride leur proposent de répondre " NON " !
Pour convaincre, ils se sont répartis la tâche : au premier la passion,
au second la raison. C'est l'amour de la France qui inspire Alain
Griotteray ; il ne supporte pas ceux qui ne croient plus à la patrie
mais proposent en même temps l'entrée de la Turquie, animée d'un
nationalisme farouche. Et les centaines de pages du projet " rédigé dans
un sabir bruxellois " lui paraissent illisibles, opinion que personne ne
contestera. Étienne Tarride fait une analyse critique de ce texte. Il en
montre, avec talent et même cruauté, les dangers, les faiblesses, les
contradictions. À vrai dire, les plus fervents défenseurs du projet en
sont conscients et le défendent mollement. Ils en seront bientôt réduits
à la menace : le rejet de la constitution plongerait la France et
l'Europe dans une crise effrayante. On a le droit de répondre que ce
serait un réveil salvateur. Le moment de vérité approche.
Le
livre blanc de l'Europe des nations : Européens et libéraux, ils votent
NON de Michel Pinton (Postface), Edouard Husson, Vaclav Klaus,
Collectif
Éditeur : Francois-Xavier De Guibert (28 avril 2005)
La Constitution européenne est un enjeu fondamental pour le libéralisme.
Ce dernier, en effet, est profondément dénaturé par cette tentative de
l'imposer en dehors du cadre de la souveraineté nationale. Il existe
bien, comme le dénoncent à juste titre les opposants de gauche au traité
constitutionnel européen, un " ultralibéralisme " qu'une oligarchieeuro-américaine tente d'imposer aux peuples de notre continent.
Mais il s'agit d'un corps de doctrine et d'un système d'action qui ne
sont libéraux qu'en apparence et qui sont même à l'opposé du
libéralisme, fondé surl'équité des échanges. Or,
à l'heure de l'étalon-dollar, de l'endettement de la majorité des États,
à commencer par les États-Unis, et des fusions transcontinentales
d'entreprises, la mondialisation est profondément inéquitable. D'une
part, les peuples de notre continent sentent confusément, et ils le
disent avec de plus en plus d'insistance, que l'Europe, telle qu'elle se
construit à Bruxelles, non seulement ne les protège pas contre les
déséquilibres causés par l'arbitraire monétaire américain et le libre
échangisme intégral, mais les désarme face à cette injustice. D'autre
part, les parlements nationaux sont toujours plus évincés des processus
de décision politique et, partout en Europe, le malaise de la démocratie
grandit parce que, comme l'expliquent les auteurs du présent ouvrage la
notion de démocratie européenne est un leurre. Le parlement européen ne
sera jamais qu'un simulacre d'assemblée politique. On le voit déjà dans
le fait que l'abstention aux élections européennes est toujours très
supérieure à celle qui se manifeste lors des scrutins nationaux. Si la
constitution européenne devait être adoptée, la crise de la démocratie
en serait accrue. Le sentiment se renforcerait, chez les citoyens des
nations d'Europe, qu'ils n'ont plus prise sur leur destin collectif.
Aujourd'hui, l'Union Européenne est une mauvaise réponse à de vrais
problèmes. Ce n'est pas par " plus d'Europe " que l'on maîtrisera les
problèmes économiques et sociaux qui résultent de la mondialisation mais
par un retour à l'exercice lucide de la souveraineté nationale,
c'est-à-dire " mieux d'Europe ". C'est pourquoi européens et libéraux,
les auteurs de ce livre votent NON pour proposer autre chose, et sortir
l'Europe d'une crise de légitimité.