La fabrique du crétin : La mort programmée de l'école de Jean-Paul
Brighelli, Bernard Lecherbonnier (Préface)
Éditeur : Jean-Claude Gawsewitch (22 août 2005)
Nos enfants ne savent plus lire, ni compter, ni penser. Le constat est
terrible, et ses causes moins obscures qu'on ne veut bien le dire. Un
enchaînement de bonnes intentions mal maîtrisées et de calculs
intéressés a délité en une trentaine d'années ce qui fut l'un des
meilleurs systèmes éducatifs au monde. Faut-il incriminer les
politiques, les profs, les parents, les syndicats, les programmes ? En
tout cas, la Nouvelle Pédagogie a fait ses " preuves " : l'école a cessé
d'être le moteur d'un ascenseur social défaillant. Ceux qui sont nés
dans la rue, désormais, y restent. Dès lors, que faire ?
Tout sur l'école
de Alain Bentolila
Éditeur : Odile Jacob (1 septembre 2005)
" Si nous voulons que nos enfants construisent un monde un peu meilleur
que celui que nous leur laissons, il faut tout miser sur l'école. ".
Pourquoi et comment les garçons lisent-ils moins bien que les filles ?
Est-ce lié au milieu social ? Dans quelle mesure la télévision a-t-elle
sa part de responsabilité concernant la méfiance générale à l'égard du
livre ? L'école est-elle réformable ? Peut-on sauver l'école ?
Pourquoi et comment j'enseigne le b.a.-ba : Conseils et récits d'instits
à l'usage des collègues débutants et des parents curieux de Rachel
Boutonnet
Éditeur : Ramsay (1 août 2005)
Après le succès de journal d'une institutrice clandestine, Rachel
Boutonnet a reçu des centaines de lettres d'instituteurs et de parents
déboussolés, en quête de repères. Elle a donc décidé de partager ici ce
que lui ont appris ses cinq ans de métier et l'expérience de ses
collègues. Elle explique avec clarté et précision la manière dont elle
conduit son enseignement, de l'organisation d'une journée de cours à
l'élaboration de méthodes d'apprentissage, en passant par la
construction d'une progression. Enfin, parce que le relais de la "
mémoire pédagogique " est à ses yeux fondamental, elle a fait appel à
des enseignants chevronnés pour compléter ses propos. Ainsi, ils
dévoilent tour à tour leurs conseils avisés et leurs astuces. Comment
apprend-on à lire à des enfants du cours préparatoire ? Comment
enseigne-t-on le calcul en CEl ? Comment travaille-t-on l'expression
écrite au CM2 ? En bref, voici comment on dispense ce b.a.-ba essentiel
à la poursuite d'une scolarité fructueuse, mais qui est aujourd'hui trop
souvent délaissé. En livrant, dans leurs détails, quelques principes et
ficelles du métier, Rachel Boutonnet espère répondre en partie aux
interrogations des enseignants débutants et des parents désireux
d'accompagner leurs enfants dans leur scolarité.
Nous sommes les enfants de personne de Jacques de Guillebon
Éditeur : Presses de la Renaissance (3 février 2005)
Comment être père ou mère quand on veut rester jeune jusqu'à la mort ?
Comment transmettre le savoir, les valeurs, l'héritage culturel et
spirituel quand on a été nourri au lait de la contre-culture et de la
transgression des interdits ? Du haut de ses vingt-cinq ans, l'auteur
s'interroge sur l'héritage qu'a reçu sa génération de la part de parents
porteurs d'idées généreuses peut-être, mais qui ont eu bien du mal à
assumer les exigences de l'âge adulte. Le bilan est dur pour ceux qui
ont " craché dans la gueule à papa " et qui arrivent aujourd'hui à l'âge
de la retraite. Cri du cœur et parole d'une génération, ce premier essai
dévoile un vrai talent d'écrivain. Il interpelle nos consciences et nous
invite à une méditation salutaire sur le sens de nos responsabilités.

Confessions d'une jeune prof de Véronique Bouzou
Éditeur : Bartillat (25 août 2005)
" Ce jour-là, nous avons bien pris soin de fermer les vitres du car.
Le véhicule suit une allure constante à travers la ville, et nous,
jeunes gens âgés d'une vingtaine d'années, nous restons collés à nos
fauteuils envahis par des sentiments mêlés d'anxiété et de curiosité
malsaine. (...) Au mois de septembre, tous les profs qui viennent de
recevoir leur affectation dans les collèges réputés difficiles de la
ville sont conviés à faire un tour de Mantes-la-Jolie... en car! "
Pendant six ans professeur de français en zone sensible, Véronique
Bouzou enseigne aujourd'hui dans un collège " classique " des
Yvelines. Elle raconte ici son expérience, son apprentissage sur le
terrain, confrontée aux plus rudes difficultés d'une jeunesse en
quête d'idéal, mais souvent en rupture. Elle décrit les similitudes
de plus en plus évidentes entre les collèges " difficiles " et ceux
réputés calmes. Véronique Bouzou rend sa profession attachante,
humaine. Elle offre son regard plein de compréhension et
d'impertinence sur la jeunesse actuelle avec ses codes et son
langage.
Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter ! de Marc le Bris
Langue : Français Éditeur : Stock (7 avril 2004)
" Jai mis 20 ans à me débarrasser de toutes les théories pédagogiques avec
lesquelles les cadres de léducation nationale mont empêché de faire mon
métier.
Jétais un jeune instituteur progressiste, militant des pédagogies actives,
convaincu de la supériorité et de lintelligence de la méthode de lecture dite
naturelle. A ma sortie de lécole normale dinstituteurs en 1977,
javais surtout bien appris une chose: mes prédécesseurs, instituteurs
davant, étaient des quasi-incapables, des petits tâcherons un peu ridicules,
travaillant à lenvers, retournant inlassablement la terre là où elle ne produira
jamais rien, et laissant en friche les secteurs productifs quil suffit de remuer si
peu.
Moi, j'ai cru tout. J'ai été un normalien convaincu. Sous la propagande de mes
professeurs, j'ai blâmé mes anciens pour leur désinvolture à faire des dictées, qui
ne sont que basses " évaluations normatives ". J'ai été un gentil, j'ai tout
fait, des groupes, des activités d'éveil, de la grammaire fonctionnelle, de la lecture
naturelle, des maths modernes, de l'animation, de l'auto-apprentissage, de lhistoire
des objets, du décloisonnement, de la créativité, des études dirigées ... Non, non,
c'est vrai. J'ai cru tout et j'ai fait, bien loin et bien fort, et les maîtres plus
anciens qui continuaient à oser faire des dictées ou à apprendre la lecture par
syllabage systématique ou à faire apprendre les tables, arrivaient à mieux. En 6ème,
leurs élèves passaient tous devant. Et les miens, choyés de méthodes modernes, ont
subi un handicap scolaire dont j'ai honte maintenant. Honte Pas tant que ça, pas
tant que ça ... Car je suis comme bon nombre d'entre nous, j'ai corrigé le tir, j'ai
bouché les trous trop criants, j'ai essayé et remué dans beaucoup de directions. Et ce
travail m'a fait faire une révolution ... Aujourd'hui, j'ai fait le grand tour. Alors,
jai écrit un livre. "
Pour une école du savoir de Bertrand Vergely
Editions Milan (février 2000)
Essai qui vise à redonner à l'école sa véritable mission: un lieu où le savoir est
une fin en soi. L'auteur examine les maux de l'école actuelle (sens de l'effort banni,
adaptation aux lois du marché, politisation, dénigrement de la connaissance...). Il
préconise des remèdes simples: restauration des savoirs, valorisation de la fonction
enseignante, etc.

Journal
d'une institutrice clandestine de Rachel Boutonnet
Éditeur : Ramsay (26 août 2003)
Je suis une jeune institutrice : ma troisième année d'enseignement vient de se boucler.
Je sais, le terme de " clandestine " peut faire sourire. Pourtant, j'insiste.
J'efface soigneusement le tableau quand je quitte ma classe pour qu'on ne voie pas trace
de mon travail, je fais recouvrir de papier kraft les manuels avec lesquels mes élèves
apprennent à lire - et que j'ai achetés sur mes deniers. Je tais soigneusement mes
convictions et beaucoup de mes méthodes. Elles n'ont pas l'heur de plaire à certains de
mes collègues et, en tout cas, elles répugnent franchement aux membres de l'Inspection.
En fait, dès mon entrée à l'Institut universitaire déformation des maîtres (IUFM),
j'ai presque aussitôt compris que je n'avais rien à en attendre. Nous avons passé en
tout et pour tout six heures sur l'année à l'enseignement de la lecture et de
l'écriture ! Le credo des formateurs se résumait à : " Le maître ne doit pas
être un référent pour l'apprenant (l'enfant). " J'ai donc résolu de me comporter
en reporter clandestin. De septembre à janvier, j'ai tenu un journal tous les soirs, pour
résumer mes journées et mes impressions. Quand l'année s'est achevée, j'étais
épuisée, je ne me sentais pas du tout formée au métier, mais j'étais au moins indemne
moralement. J'applique aujourd'hui des méthodes pédagogiques auxquelles j'ai longuement
réfléchi, qui sont aussi précisément celles que l'IUFM voue aux gémonies, mais je
vois mes élèves apprendre et en être fiers. Un document authentique et passionnant :
les réflexions stupéfaites, incisives et incroyablement lucides d'une jeune
institutrice, pour la première fois confrontée à l'école, telle qu'elle est conçue
aujourd'hui. On croit rêver parfois...

Refonder l'école catholique de J. D. Nordmann
Langue : Français
Éditeur : Ad Solem (15 avril 2004)
Format : Broché - 157 pages
Elèves
sous influence de Barbara Lefebvre, Eve Bonnivard
Éditeur : Louis Audibert Editions (14 octobre 2005)
Le temps où l'école était indifférente aux tensions du monde est révolu.
Les événements sont à peine survenus qu'ils sont déjà au programme. Aux
enseignants revient la difficile tâche de transformer l'écho en
information, la rumeur en connaissance. Quel discours l'école tient-elle
sur le monde du début du XXIe siècle, ce monde bouleversé par les
attentats du 11 Septembre ? Barbara Lefebvre et Ève Bonnivard sont
allées explorer ce qu'en disent les manuels d'histoire de collège et
lycée, qui restent le principal outil de travail des enseignants et des
élèves. Soumis à diverses influences, médiatique, familiale, scolaire,
ces derniers ont sans doute un bien meilleur accès à l'information que
leurs aînés, mais la comprennent-ils pour autant ? L'école les
aidera-t-elle à l'interpréter, l'analyser ? Les auteurs décryptent
finement tous les messages et dérives idéologiques qui imposent aux
élèves une certaine vision du monde actuel. Elles aboutissent à ce
constat stupéfiant : les manuels ne sont-ils pas en train de fabriquer
une génération anti-américaine ? Terrorisme, jihadisme, puissance
américaine, alter-mondialisme, mutations de la société française, rôle
de la France dans le monde, autant de thèmes traités par les manuels et
dont le décryptage révèle une photographie de l'opinion française
actuelle, inquiétante pour l'avenir.
Journal
d'une institutrice clandestine de Rachel Boutonnet
Éditeur : Ramsay (26 août 2003)
Je suis une jeune institutrice : ma troisième année d'enseignement vient de se boucler.
Je sais, le terme de " clandestine " peut faire sourire. Pourtant, j'insiste.
J'efface soigneusement le tableau quand je quitte ma classe pour qu'on ne voie pas trace
de mon travail, je fais recouvrir de papier kraft les manuels avec lesquels mes élèves
apprennent à lire - et que j'ai achetés sur mes deniers. Je tais soigneusement mes
convictions et beaucoup de mes méthodes. Elles n'ont pas l'heur de plaire à certains de
mes collègues et, en tout cas, elles répugnent franchement aux membres de l'Inspection.
En fait, dès mon entrée à l'Institut universitaire déformation des maîtres (IUFM),
j'ai presque aussitôt compris que je n'avais rien à en attendre. Nous avons passé en
tout et pour tout six heures sur l'année à l'enseignement de la lecture et de
l'écriture ! Le credo des formateurs se résumait à : " Le maître ne doit pas
être un référent pour l'apprenant (l'enfant). " J'ai donc résolu de me comporter
en reporter clandestin. De septembre à janvier, j'ai tenu un journal tous les soirs, pour
résumer mes journées et mes impressions. Quand l'année s'est achevée, j'étais
épuisée, je ne me sentais pas du tout formée au métier, mais j'étais au moins indemne
moralement. J'applique aujourd'hui des méthodes pédagogiques auxquelles j'ai longuement
réfléchi, qui sont aussi précisément celles que l'IUFM voue aux gémonies, mais je
vois mes élèves apprendre et en être fiers. Un document authentique et passionnant :
les réflexions stupéfaites, incisives et incroyablement lucides d'une jeune
institutrice, pour la première fois confrontée à l'école, telle qu'elle est conçue
aujourd'hui. On croit rêver parfois...
J'ai
rêvé d'une autre école : Une révolution libérale de gauche pour transformer notre
système éducatif de Sylvie Steff, Jérôme Logre
Éditeur : Editions L'Harmattan (3 janvier 2003)
L'Education Nationale multiplie pseudo-réformes et débats périphériques, mais rien ne
change sur le fond, et chaque ministre qui a voulu faire plus l'a payé de son poste. La
première ambition de ce livre est de proposer un diagnostic des vraies causes qui
plombent notre système : hypertrophie des structures, multiplicité des hiérarchies,
irresponsabilité de l'encadrement, gestion bureaucratique des carrières... Au lieu de
disserter à l'infini sur d'hypothétiques trouvailles pédagogiques, c'est à ces
défauts structurels que cet essai prétend s'attaquer. En distinguant l'architecture des
diplômes et le financement, qui restent au niveau national, et la gestion, qui est
totalement décentralisée, il propose une organisation originale et inédite de notre
système éducatif. Celui-ci se libérera alors de sa paralysie actuelle pour répondre
aux attentes du corps social, finalement unanime sur l'objectif : donner à chaque élève
toutes ses chances. Il imagine enfin un processus prudent, généreux et progressif pour
réussir cette révolution, éviter la révolte corporatiste des défenseurs du statu quo,
et redonner à tous les acteurs optimisme et ambition.
Tant qu'il y aura
des profs de Hervé Hamon, Patrick Rotman
Éditeur : Seuil (1 septembre 1986)
Collection : Points
Format : Poche - 367 pages
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2020093081/consciencepol-21
Analyse et bilan critique de la situation des enseignants et de l'enseignement secondaire
public en France, à partir d'une enquête menée pendant deux ans.
Le baccalauréat n'aura pas lieu de Guy Bourgeois
Éditeur : Payot (3 mai 1989)
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2228881880/consciencepol-21
L'horreur
pédagogique: Parole de profs et vérité des copies de Guy Morel
Éditeur : Ramsay (2 juin 2003)
Ce livre exprime clairement les inquiétudes des enseignants face à l'avenir de l'école.
En effet que dire sur les 20 % d'illettrés en classe de 6ème et sur les lacunes des
lycéens quant à leur maîtrise de la langue française ???
Vers
une école totalitaire ? L'enfance massifiée à l'école et dans la société. 2e
édition mise à jour de Liliane Lurçat
Éditeur : Oeil (juillet 2001)
Depuis de longs mois, la crise de l'école est au coeur de l'actualité, qu'il s'agisse
des faits divers, de la politique ou des débats d'idées qui semblent, le plus souvent,
obscurs au grand public.
Mais, en fait, d'une manière accélérée sous la conduite de ses nouveaux responsables,
l'école subit, en ce moment, une transformation radicale, dans ses objectifs, comme dans
ses moyens. Ce changement inquiète les parents. Pourtant, ils n'en soupçonnent pas
encore l'ampleur.
L'objectif, c'est " l'école de masse " où les individualités ne doivent plus
être prises en considération. C'est ainsi que la décrivent les sociologues et les
" pédagogistes " qui inspirent les décisions ministérielles, avec l'ambition
de bouleverser la société en commençant par les enfants.
Les moyens, c'est " le pédagogisme ", c'est-à-dire la prétention de faire de
la pédagogie un " en soi " supérieur à toutes les disciplines.
En analysant les textes les plus récents des penseurs qui dirigent l'école aujourd'hui,
des plus anodins en apparence aux plus confus, Liliane Lurçat discerne clairement,
derrière le projet pédagogique, un véritable projet politique remplacer l'instruction
obligatoire par l'école obligatoire, pour créer un " homme nouveau ". Une
démarche suicidaire vers une école totalitaire ?
Le scandale de l'Education nationale de Thierry Desjardins
Langue : Français Éditeur : Robert Laffont (19 août 1999)
Format : Broché - 253 pages
Avant de parler de citoyenneté, comme c'est aujourd'hui à la mode, ne faudrait-il pas
d'abord apprendre aux enfants à lire et à écrire si l'on ne veut pas que la France
devienne un pays d'analphabètes et de chômeurs ?
Cette question, Thierry Desjardins la pose à tous, parents, enseignants, syndicats,
ministres, pour qui l'éducation des jeunes générations devrait être une priorité
essentielle. Le ministère de l'Éducation nationale emploie aujourd'hui 1 300 000
fonctionnaires dont, il est vrai, 800 000 seulement remplissent des fonctions
d'enseignants. Comment, dans ce cas, expliquer que la France, pays moderne et grande
puissance, abrite encore 40 % d'illettrés ? !
C'est à cela que Thierry Desjardins tente de répondre en allant, comme à son habitude,
chercher l'information là où elle se trouve : à la base, là où se fait
l'enseignement, des écoles maternelles aux plus grandes universités.
Depuis un demi-siècle, tous les gouvernements, de droite comme de gauche, se sont cassé
les dents sur le problème de l'éducation. On ne compte plus les réformes - du bac, des
horaires scolaires, des matières à enseigner, des filières, etc. - que chaque ministre
a cru devoir lancer, et qui, souvent, se sont heurtées à la puissance paralysante des
syndicats d'enseignants et ont été très rapidement abandonnées puis oubliées. Elles
relevaient d'une même idéologie qui, affirmant, contre toute évidence, que tous les
enfants étaient égaux, voulait leur imposer à tous une même éducation.
Après un long voyage à travers le monde de l'Éducation nationale, Thierry Desjardins
revient avec un document qui ressemble parfois à un cri d'indignation et que tous ceux
ayant compris que l'Éducation nationale préparait la France de demain doivent lire. Pour
réagir et exiger enfin la révolution qui s'impose.
L'OCDE donne de l'illettrisme la définition suivante : une personne illettrée est une
personne incapable de lire un texte usuel de 20 lignes et d'en faire un résumé de 5
lignes. Le rapport donnant ce pourcentage n'a jamais été publié en France.
Sale
prof! de Nicolas Revol
Éditeur : Robert Laffont (19 août 1999)
Récit de l'expérience de dérive d'un lycée d'enseignement professionnel de la région
parisienne telle que vécue, au jour le jour, par un professeur d'arts appliqués.
Egalement, témoignage sur la grave agression subie.
L'Instit
et le Mammouth. Journal d'un prof en colère de Antoine Chareyre
Éditeur : Albin Michel (2 septembre 1999)
Le
chaos pédagogique de Philippe Nemo
Éditeur : Albin Michel (2 septembre 1993)
L'auteur dénonce la déroute et la dégradation des contenus des programmes de
l'enseignement secondaire en France. Il fait un constat alarmant sur ces réformes
éducatives ratées qui sont des non-sens, et ne mènent qu'au chaos. Bref, un ouvrage qui
trouvera écho au Québec.
De
l'Ecole de Jean-Claude Milner
Éditeur : Seuil (1 mai 1984)
Si on vous demandait de choisir un livre sur l'école à emporter sur une île déserte ?
Vous choisiriez sans doute de partir le cartable vide. Et vous auriez tort. L'ouvrage de
Jean-Claude Milner est la somme qu'il faut avoir lue pour saisir les tenants et les
aboutissants de la querelle scolaire et l'origine idéologique des réformes en cours
depuis les années cinquante.
Si vous n'êtes ni professeur, ni étudiant, ni parent d'élèves, ni grands-parents
d'élèves, ce livre vous passionnera tout de même. Avec une précision quasi
chirurgicale, l'auteur nous explique pourquoi on ne peut moderniser l'école. Et si les
hommes politiques, ayant tendance à prendre les élèves pour des citoyens et à traiter
les citoyens comme des élèves, avaient fini par confondre éduquer et gouverner ? Et si
leur rêve secret, de quelque bord qu'ils soient, était de devenir un jour pédagogues ?
Mais quelle mouche les a piqués de vouloir changer l'école, après avoir renoncé à
changer la société ?
Une dissection savante du "mammouth" qui révèle des pesanteurs là où l'on ne
les attendait pas.
Tant
qu'il y aura des élèves de Hervé Hamon
Éditeur : Seuil (20 août 2004)
Voici un livre sans équivalent. Tout juste vingt ans après Tant qu'il y aura des profs,
qui a fait date, permettant aux Français de voir leur école toute nue, Hervé Hamon est
revenu sur ses pas, visitant de la cave au grenier nos lycée et collèges publics. Il a
retrouvé ses anciens témoins, rencontré ceux qui les ont remplacés, suivi les cours au
fond des classes, écouté tout le monde, élèves, profs, experts français et
étrangers. Sur ses traces, on va de surprises en surprises. La banlieue, c'est pire, mais
le collège, c'est mieux. L'enseignement professionnel, c'était un parking à chômeurs
et, aujourd'hui, c'est là que ça bouge. Quant aux lycées, ils produisent deux fois plus
de bacheliers, mais ils les discriminent. Cette école n'est pas juste. Elle n'est pas
juste avec les plus démunis. Elle n'est pas juste avec les filles - qui sont pourtant les
meilleures élèves. Elle oriente mal et hypocritement. Elle crée, sous la pression de
parents consommateurs, des zones de relégation. Les Français exigent le meilleur
établissement pour leur rejeton. Mais surtout pas pour celui du voisin. La question n'est
pas de conserver ou non " le collège unique ". Car il n'est pas unique, le
collège. La question n'est pas d'inscrire ou non " l'élève au cur du
système ". Il ne s'y trouve guère, l'élève. La question est de sortir de cette
hypocrisie, de former mieux les jeunes, de gagner en qualité. Car une école plus
exigeante, plus performante, est une école plus équitable. Ce n'est pas d'abord une
question d'argent mais de volonté politique et de renoncement aux corporatismes. Un livre
de faits. Un livre de terrain, qui se lit comme un récit de voyage.
L'Ecole
à la dérive : Ce qui se passe vraiment au collège de Evelyne Tschirhart
Éditeur : Paris (28 janvier 2004)
Format : Broché - 258 pages
On se lamente sur l'illettrisme, les incivilités, l'ennui des élèves, la violence à
l'école, comme s'il s'agissait d'un mal étrange, inhérent à l'évolution de notre
société et de son système éducatif... Mais que reste-t-il de celui-ci, devenu un vaste
champ d'expérimentations souvent délirantes, travaillé par une succession de réformes
qui n'ont fait que brouiller le sens de sa véritable mission, déboussolant et
culpabilisant les enseignants et les soumettant aux diktats du " politiquement
correct " et de l'" égalité citoyenne ". L'auteur de ce livre relate
fidèlement son quotidien d'enseignante au collège et décrit les situations
d'apprentissage, souvent ubuesques, imposées par les directives ministérielles dont le
credo est d'" apprendre autrement " et qui justifient en grande partie l'échec
scolaire. Ce qui prévaut désormais dans nos établissements, c'est que l'effort est
inutile, que l'on n'a plus à se référer au patrimoine culturel et que l'on ne se soucie
plus des notions fondamentales comme apprendre à lire, à écrire et à compter. Mais
cela vaut pour l'ensemble des disciplines où l'enseignement, de plus en plus, se réduit
à être à l'écoute des jeunes, sinon à leur service. En voulant " s'ouvrir sur la
vie ", l'école s'est laissée polluer, envahir par l'air du temps : elle est
aujourd'hui menacée de perdre ses valeurs républicaines. Un constat affligeant, où
l'espoir réside dans le sursaut que sauront peut-être donner ceux qui refusent cet état
de fait et veulent faire entendre enfin la voix du bon sens
Qui
a eu cette folle idée de casser l'école de Fanny Capel
Éditeur : Ramsay (18 mars 2004)
Format : Broché - 289 pages
Des lycéens de Terminale persuadés que Victor Hugo est un auteur du XVIe siècle, j'en
ai croisé des milliers depuis que j'enseigne. Et pourtant, tous finissent par décrocher
leur baccalauréat. Leurs parents pensent : " Il est dyslexique, il a eu de mauvais
profs, il n'est pas motivé... " Et moi, je dois objecter que c'est l'institution
elle-même qui orchestre pour les jeunes générations une insupportable privation de
savoir. En prenant connaissance des nouveaux programmes du lycée, inaugurés à la
rentrée 1999, je me suis rendue à l'évidence. On demandait désormais aux professeurs
de français de susciter " le plaisir " des élèves, d'encourager l'"
écriture en liberté ". Mais le programme d'uvres littéraires disparaissait
purement et simplement. Sur instructions de l'institution, l'école, devenue donc
officiellement un " lieu de vie ", a cessé d'être un lieu d'apprentissage. Au
fil des réformes de ces quinze dernières années, l'enseignement secondaire a ainsi
été peu à peu vidé de son contenu. Au nom de la modernité, de la lutte contre
l'ennui, de la massification du public scolaire. Cependant, loin d'aboutir à une
démocratisation du savoir, le système est plus injuste que jamais : les plus démunis
restent les plus touchés par l'échec scolaire. En réponse à La Lettre à tous ceux qui
aiment l'école du ministre Luc Ferry, ce livre présente un contre-diagnostic sur l'état
de l'enseignement, et formule des propositions pour son avenir. Refuser la libéralisation
du système éducatif, mettre fin au report indéfini des apprentissages, défendre une
école régie par des programmes solides et cohérents, qui se donne les moyens de
développer les capacités de tous les élèves. Renouer avec un idéal humaniste, auquel
les gestionnaires de l'Education nationale ont renoncé depuis longtemps. L'auteur ose se
faire la voix de milliers de professeurs anonymes qui voudraient résister aux absurdes
directives venues d'en haut. Une voix qui mérite d'être entendue par tous les citoyens,
pour qu'ils disposent enfin des vrais éléments d'information et qu'ils reprennent les
rênes de leur école.
L'enseignement en detresse de Romilly J
Éditeur : Julliard (9 septembre 1998)
Parents
contre profs de Maurice T. Maschino
Éditeur : Fayard (27 août 2002)
Format : Broché - 270 pages
Si l'on observe dans la société française une démission croissante des parents, on
constate simultanément, depuis une dizaine d'années, une irruption des mêmes dans
l'enceinte des établissements scolaires. Depuis qu'en 1989 une " loi d'orientation
", confiant l'école à la " communauté éducative ", les a placés au
rang de " partenaires permanents de l'école ou de l'établissement scolaire ",
de plus en plus nombreux sont les parents d'élèves, organisés ou non en association,
qui se croient autorisés à faire la leçon aux enseignants quant à l'instruction qu'ils
dispensent à leurs enfants. Quelle est la situation exacte, comment en est-on arrivé
là, et que faire pour apaiser cette nouvelle guerre scolaire ? Fruit de nombreux
entretiens avec des chefs d'établissements, des conseillers principaux d'éducation, des
professeurs des collèges et lycées, des instituteurs, ce document témoigne pour un
corps enseignant malmené, discrédité, et relate des faits extravagants, certains
parents se permettant par exemple de juger le contenu des cours, le bien-fondé de telle
sanction disciplinaire et de faire valoir leur prétendu droit de décider. Dédié à
" ceux qui veulent sauver l'école ", ce livre est un plaidoyer en faveur de la
survie du noble métier d'enseignant et de l'intelligence active des parents en milieu
scolaire.
L'ecole,
usine a chomeurs de M. Maschino
Éditeur : Hachette Littérature (1 janvier 1994)
Une critique acerbe de l'enseignement en France. L'auteur, grand pourfendeur de l'école
française, la considère comme une machine infernale, tout juste bonne à faire des
chômeurs. --
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