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France in Crisis: Welfare, Inequality and Globalization since 1980 de Timothy B. Smith
Éditeur : Cambridge University Press (novembre 2004)
Le règne de Narcisse : Les enjeux du déni de la différence sexuelle de Tony Anatrella
Éditeur : Presses de la Renaissance (6 octobre 2005)
ISBN : 2750901758
La montée actuelle des revendications homosexuelles - droit au mariage, à l'adoption... - soulève de nombreuses questions sur le sens du couple et de la famille, sur la psychologie de l'enfant...
Pour Tony Anatrella, vouloir faire de chaque " orientation sexuelle " un modèle social parmi d'autres est une idéologie dangereuse pour l'intérêt général.
La mentalité narcissique qui caractérise notre société défend l'idée que chacun devrait disposer des mêmes droits, indépendamment de sa situation. Ce déni de la différence sexuelle et du sens de la procréation laisse entendre que le désir de " posséder " un enfant est suffisant pour être " parent " au singulier et sans sexe, au lieu de l'être au pluriel et dans l'altérité sexuelle. Mais comment une " tendance pulsionnelle " peut-elle être légalisée jusqu'à devenir une institution ? Quelle est l'idéologie sous-jacente à une vision aussi fragmentée de la sexualité humaine ?
Pour l'auteur, l'homosexualité ne doit pas devenir un instrument de censure, et sa défense instituer un délit d'opinion et une juridiction d'exception,
Un livre éclairant pour tous ceux - parents, éducateurs, enseignants, médecins ou élus - qui s'interrogent sur ce délicat sujet.

Le Choc de 2006 de Michel Godet Ed. Odile Jacob -
La France recule. Partout, sur tous les fronts. Inutile d’accuser la mondialisation, la construction européenne, les mutations technologiques. Le grand tournant démographique de 2006, marqué par l’explosion du système des retraites, révélera le gaspillage des décennies de pilotage à vue. Car là où il n’y a plus d’hommes, y a-t-il encore un avenir ? Tel est le cri d’alarme que lance Michel Godet dans une vision prospective sans précédent. Refusant le faux dilemme de l’Etat et du Marché, bousculant les mythes et les blocages ( sur la PAC comme les OGM, le SMIC comme les 35 heures, l’insécurité comme la nouvelle économie), brisant les tabous sur les chiffres et les statistiques, il prend le facteur humain, et donc la famille, comme fil d’Ariane dans ce voyage au cœur du mal français. Echanges internationaux, flux migratoires, environnement, décentralisation, éducation : comment assurer un développement durable au sein d’une authentique démocratie participative ? Ce réquisitoire iconoclaste, aux formules enlevées, est avant tout un message volontariste de lucidité et d’espoir.

La Face cachée du Monde : Du contre-pouvoir aux abus de pouvoir de Pierre Péan, Philippe Cohen -
Le monde change; Le Monde aussi, mais pas forcément dans le bon sens. Le quotidien fondé par Hubert Beuve-Méry a été la victime d'un détournement. Après avoir conquis la direction du Monde en 1994 et s'être affranchi de tout contrôle réel sur la gestion de l'entreprise, Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc ont installé le nouveau Monde au coeur des réseaux de pouvoir français. Du soutien à Balladur lors de la campagne électorale pour la présidentielle de 1995 à "la chasse au Messier ", en passant par un appui aux nationalistes corses dans le cadre du Processus de Matignon et par les campagnes contre les " nouveaux réactionnaires ", la direction peut à loisir honorer ou discréditer hommes politiques, patrons et intellectuels, selon leurs intérêts propres et leurs choix partisans. Usant de son pouvoir d'intimidation, Le Monde a insidieusement glissé de son rôle de contrepouvoir vers l'abus de pouvoir permanent... C'est l'histoire de cette dérive que racontent les deux auteurs après deux années d'enquête. Le danger est devenu d'autant plus grand pour la démocratie que Le Monde bénéficie encore de l'aura de son passé et qu'il demeure un média influent, voire dominant, dont les télévisions et radios s'inspirent tous les jours, même s'il est davantage craint que respecté. Bref, il fallait " investiguer sur l'investigateur ". Pierre Péan est enquêteur-écrivain. Philippe Cohen est journaliste et responsable du service Économie de Marianne. nouveauté

La Censure des bien-pensants - Liberté d'expression : L'Exception française de Robert Menard, Emmanuelle Duverger Ed. Albin Michel -
Au nom de la morale, des droits de l'homme ou des bons sentiments, les bien-pensants ont inscrit dans la loi l'interdiction des propos racistes, antisémites ou négationnistes. Invoquant le respect de la vie privée, la défense des bonnes moeurs ou la protection des secrets d'État, ils ne tolèrent pas davantage que certaines informations soient dévoilées. Au point qu'il devient légitime de s'interroger : est-il encore permis, en France, de penser et de débattre librement ? Criminaliser certaines opinions, fussent-elles abjectes ou aberrantes, n'est pas acceptable dans une démocratie. Tout doit pouvoir être discuté. Les Français sont adultes. Il faut en finir avec cette caporalisation de la pensée, cette " exception française ", l'autre nom de la censure, dans le domaine de la liberté d'expression pour qu'en France nous n'ayons plus seulement le droit de nous taire. Postulat de base, pourrait-on croire, et droit imprescriptible figurant dans notre Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen depuis la Révolution française, la liberté de pensée, de parole et d'opinion reste et doit rester un droit fondamental et sacré. Emmanuelle Duverger, juriste, et Robert Mesnard, fondateur de Reporters sans frontières, ont associé leur plume et leur pensée dans cet essai pour montrer que, de façon insidieuse, c'est de la démocratie même que vient maintenant la privation des libertés. "Il n'est pas acceptable dans une démocratie de criminaliser certaines opinions quelles qu'elles soient" soulignent les auteurs. nouveauté

"Bien entendu, c'est off" : Ce que les journalistes politiques ne vous racontent jamais de Daniel Carton
Pendant plus de quinze ans, Daniel Carton était là où on ne l’attendait pas. A table avec un proche collaborateur de Rocard qui lui racontait comment celui-ci avait négocié directement avec Chirac une place de ministre des Affaires étrangères. En vain : Jospin avait peu apprécié. Dans les congrès du RPR ou de l’UDF où il apprenait comment Léotard se préparait à torpiller la candidature présidentielle de Barre qu’il soutenait pourtant en public. A bord de l’avion de Claude Allègre, alors ministre de l’Education, qui lui expliquait pourquoi Jack Lang ne pourrait jamais être nommé ministre. Dans le bureau d’un conseiller de Michel Noir qui lui dévoilait le système de corruption mis en place par l’ancien maire de Lyon. A chaque fois le journaliste essayait de faire son métier. Il écrivait un article. A partir de cet instant, un déluge de conseils provenant d’amis, de confrères ou de chefs s’abattait sur lui. " Ça ne se dit pas ". " Tu es vraiment sûr ? ". " C’était pas " off " votre conversation ? ". Car tout est là : tout - ou presque - ce qui mériterait d’être dévoilé aux lecteurs est " off the record ", expression américaine désignant à l’origine des confidences qui n’étaient pas destinées à être publiées, du moins pas tout de suite. Mais en France les médias ont fini par faire du " off " un usage de plus en plus large jusqu’à en pervertir l’idée même. C’est tout cela que nous raconte l’auteur, cette cohabitation quotidienne amicale, quasi-incestueuse, qui a peu à peu transformé beaucoup de journalistes en relais complaisants, voire serviles du pouvoir. nouveauté

Silence, on tue : Crimes et Mensonges à. L'Elysée... par Pascal Krop, Ed. Flammarion, 2001
Vers une société sans état par David Friedman (le fils du célèbre prix Nobel). Collection - "Une société fondée uniquement sur les échanges volontaires entre individus, et donc débarassée de la violence étatique, serait-elle juste pour tous ? Et si oui comment pourrait-elle fonctionner ?"

Avertissement aux malades, aux médecins et aux élus de Bernard Debré, Philippe Even
Éditeur : Le Cherche-midi éditeur (21 novembre 2002)
Notre système de santé, jugé l'un des premiers au monde, recueille l'adhésion des Français. L'implosion les menace pourtant : les mouvements récents d'infirmières et de médecins en sont révélateurs. L'ouvrage raconte malades, médecins et infirmières, pointe les dysfonctionnements et les gisements d'économie et montre que tout peut être sauvé. Un Etat garant et non gérant, davantage de place pour les acteurs de santé, pour une médecine plus proche des patients, telles sont les propositions de ce livre : un ministère de la Santé fort ; des Caisses d'assurance maladie - séparées des caisses de retraite et d'allocations familiales - élargies aux professionnels de santé et gérées à l'échelon régional ; des hôpitaux publics responsables et autonomes (participation des soignants à leur direction) financés sur les mêmes bases que les hôpitaux privés, en fonction des pathologies. Il faudra réviser la carte hospitalière ("trop d'hôpitaux, pas assez de soignants"). Il faudra fermer, fusionner ou reconvertir, alléger les administrations tentaculaires ; accentuer l'effort de prévention ; établir un dialogue confiant avec l'industrie pharmaceutique ; défendre une médecine clinique sobre et à l'échelle humaine ; mieux former médecins et professionnels de santé, apprendre à mieux, donc à moins prescrire, promouvoir la recherche, source des progrès futurs.

Le grand réveil des mafias de Xavier Raufer
Éditeur : JC Lattès (17 septembre 2003)
Nul ne sait encore qui perdra la "guerre à la terreur" post 11/09/01. Mais on commence à comprendre qui l'a gagnée : les mafias. Une réalité d'autant moins perceptible que la presse ne démord pas de l'idée reçue que la "mafia est mourante, la mafia agonise". L'objet de ce livre est de montrer que, tout au contraire, les grandes sociétés criminelles ont gagné du terrain et marqué des points durant la parenthèse historique 1989-2001 (de la chute du Mur de Berlin à celle des Twin Towers) et plus encore depuis. Du même auteur : La guerre ne fait que commencer (avec Alain Bauer).

plasait.jpg (4501 octets)Cannabis : Scandaleuses complaisances de Bernard Plasait
Éditeur : Francois-Xavier De Guibert (9 septembre 2004)
Paradoxe, alors que les Français sont massivement hostiles à tout laxisme vis-à-vis des drogues, un puissant lobby anti-prohibition a réussi à banaliser l'usage du cannabis, notamment chez les adolescents. Paradoxe encore, c'est au moment même où le gouvernement s'attaque avec vigueur au fléau légal que constitue le tabac, que ce lobby réclame la dépénalisation voire la légalisation du cannabis. Or, tous la communauté scientifique est d'accord : le cannabis est un produit dangereux. Ce livre nous met en garde et nous explique ce qui est en train de réellement se produire dans la jeunesse de nos pays occidentaux.

macescaron.jpg (4359 octets)L'homme libéré de Joseph Macé-Scaron
Éditeur : Plon (4 novembre 2004)

Qui suis-je ? Qui sommes-nous ? L'exigence d'être soi sonne, aujourd'hui, comme un impératif. Et pourtant tout conspire à nous détourner de nous-même. Le moindre commencement de réponse à ces interrogations conduit sur un terrain miné par nos piètres penseurs.
Jamais époque n'a fait usage aussi fréquent de la notion d'individu. Jamais pourtant l'emploi du terme n'en a été aussi contradictoire, se plaisant dans l'équivoque, entretenant malentendus et dérives. L'épuisement des modèles politiques, la chute proclamée des idéologies, loin de nous libérer, a ouvert la voie à de nouvelles servitudes et à des formes inédites de pensées iniques. Il est temps d'oser penser par soi-même et de courir le risque de la liberté. L'Homme libéré dont il est question ici, est contemporain de Montaigne et de Socrate, de Gombrowicz et de Suarès, de Stirner et de Stendhal. C'est l'homme pluriel, l'homme rendu à sa singularité et à sa souveraineté, c'est-à-dire au fardeau et à la grâce d'être humain.


falkehed.jpg (49974 octets)
Le modèle suédois : Santé, services publics, environnement : ce qui attend les Français de Magnus Falkehed
Éditeur : Payot (4 février 2005)

Les réformes menées par la Suède durant la dernière décennie sont, à quelques détails près, celles qu'on voudrait aujourd'hui nous faire adopter en France. Nombre de fonctionnaires en chute libre ; système de santé reposant sur la prévention et la maîtrise des coûts ; doctrine du " zéro mort " en matière de sécurité routière ; bureaux de poste transférés dans des supérettes et des stations-service ; télécommunications, électricité et transports publics totalement libéralisés... Parce que demain la société française risque en partie de vivre " à la suédoise ", le moment n'est-il pas venu d'y regarder de plus près ?

jouffroy.jpg (37014 octets)Il n'y a plus d'hôpital au numéro que vous avez demandé…de Pomme Jouffroy
Éditeur : Plon (mai 2002)

J'accomplissais mon travail de chirurgien comme chacun d'entre nous dans ce métier. Opérer. Consulter. Faire la visite. Enseigner. Assurer les urgences. Les gardes le week-end. Plus une vie de famille avec trois enfants. Les journées n'avaient pas assez de 24 heures et les semaines bien plus de 35 mais tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, et je n'avais à me plaindre de rien. Coup de tonnerre. En novembre 2000, l'Agence régionale d'hospitalisation, qui a décidé de la mort de notre hôpital, prend des mesures pour fermer le service de néonatalogie et les quatre services de chirurgie. Aucune concertation, aucune discussion. Les décisions arbitraires tombent contre toute logique. L'agence a été créée par les ordonnances Juppé pour être toute-puissante. Son directeur a rang de préfet et la seule autorité qu'il ait au-dessus de lui, c'est le ministre de la Santé. Ce livre est le récit d'une bataille menée par tout le personnel d'un hôpital et son administration. Mais cette histoire n'aurait pas d'intérêt si elle n'était représentative du grand désarroi des professions de santé aujourd'hui. Au-delà du combat de l'hôpital Saint-Michel, c'est la qualité des soins qu'il faut défendre. La seule médecine qui soit économique, c'est la médecine bien faite.

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Le Mariage Gay : Les Enjeux d'une revendication de Thibaud Collin
Français Éditeur : Editions Eyrolles (17 mars 2005)
Collection : Ed. Organisation
Format : Broché - 155 pages
Pour que le débat ait lieu sur la question du mariage gay, il est nécessaire de bien comprendre le discours de ceux qui le revendiquent. Demandent-ils seulement l'" égalité des droits " ? Sur quoi fondent-ils cette revendication ? Que veulent-ils vraiment ? Dans cet essai, Thibaud Collin se propose de décrypter le discours des partisans du mariage gay. Il s'en tient à leurs écrits, qu'il dévoile et analyse, afin de permettre l'émergence d'un vrai débat.

Lettre ouverte aux technocrates qui prennent l'hôpital pour une usine de Professeur Jean-Paul Escande
Éditeur : Albin Michel (1 janvier 2000)



Le défi de l'immigration : La vérité - Les solutions de Maxime Tandonnet
Éditeur : Francois-Xavier De Guibert (25 novembre 2004)
Les statistiques officielles, les instructions administratives, les références légales, les conséquences : tout pour comprendre de manière pragmatique et dépassionnée les phénomènes migratoires en France.
L'auteur, expert en la matière, se met au service du lecteur pour une mise en lumière et en perspective d'un sujet qui entraine tant de conséquences économiques, culturelles, sociales, mais aussi politique.

Déportée en Sibérie : Prisonnière de Staline et d'Hitler de Margarete Buber-Neumann, Anise Postel-Vinay (Traduction)
Éditeur : Seuil (17 mars 2004)
En 1926, à 25 ans, Margarete Buber-Neumann entre au parti communiste allemand. Après avoir fui le nazisme avec son compagnon Heinz Neumann, l'un des leaders du Parti, le couple se retrouve à Moscou. Mais, en 1937, Heinz est arrêté et Margarete, jugée à son tour " déviationniste ", est condamnée à cinq ans de travail forcé dans un " camp d'amélioration " en Sibérie. Un " geste d'amitié " de Staline à Hitler, en 1940, lui vaut d'être livrée à la Gestapo, et internée au camp de concentration pour femmes de Ravensbrück. Après la guerre, le témoignage de Margarete Buber-Neumann au procès Kravchenko devait faire sensation. C'était la première fois qu'un témoin digne de foi venait attester l'existence des camps de déportés politiques en Sibérie.

Hitler : Essai sur le charisme en politique de Ian Kershaw
Langue : Français Éditeur : Gallimard (11 octobre 2001)
Événement majeur de notre siècle, le nazisme demeure également une énigme majeure posée aux historiens. Entre l'omnipotence diabolique de Hitler et la description de son pouvoir comme celui d'un « dictateur faible » face à un appareil d'État tout-puissant, Ian Kershaw risque une vision nouvelle. Ce qui devient objet d'histoire, ce n'est plus Hitler, mais sa position exceptionnelle qui excédait la mesure d'un individu sans qualité, tribun de brasserie, déclassé social, artiste raté. Hitler exerçait une autorité charismatique, fondée sur la perception, toujours renouvelée, par la masse de qualités, d'une mission, d'un héroïsme supposés du chef. Le charisme permet enfin de tenir ensemble tous les traits que les interprétations précédentes avaient jusqu'alors séparément soulignés: le pouvoir de Hitler résultait de la collaboration, de la tolérance, des faux espoirs ou de la faiblesse de tous ceux qui, en Allemagne, occupaient une position de pouvoir ou d'influence tous reportèrent leurs attentes ou leurs ressentiments dans la personne du dictateur. Il devint l'emblème de l'activisme, la source de l'autorité légitime, l'instance de confirmation ou de sanction des faits et gestes de quiconque agissait selon les intentions qu'il prêtait au Führer. De cela résultait une combinaison sans précédent d'instabilité institutionnelle et de dynamisme hors du commun, qui, incapable de stabilisation dans des formes légales, finit dans l'autodestruction.

Lénine de Hélène Carrère d'Encausse
Éditeur : Fayard (2 septembre 1998)
"De toutes les hypothèses que l'on pouvait échafauder avant avril 1917, le succès des bolcheviks était la moins plausible."L'impression la plus nette que l'on retire de cette remarquable biographie signée par l'académicienne spécialiste des pays de l'ex-URSS, c'est bien le caractère très contingent de la prise du pouvoir par Lénine. A la tête d'une faction minoritaire, ce "révolutionnaire de métier" a imposé une version assez biaisée du marxisme : méfiance à l'égard du " spontanéisme " prolétarien, primauté absolue du politique et du parti. Sans expérience de gouvernement, il " se transforme en gestionnaire d'un Etat où tout doit être créé ", et institue en à peine quatre ans un système qui lui survivra un demi-siècle. Ce " mystère Lénine ", qui inspire à l'auteur le même sentiment de répulsion admirative que semblent avoir éprouvé ses proches, donne au livre son ton et son élan.

Le communisme, une passion française de Marc Lazar
Éditeur : Librairie Académique Perrin (13 octobre 2005)
Au moment où mondialisation, antilibéralisme, crise européenne et chômage élevé exhument la lutte des classes, Marc Lazar en décortique les ressorts, via le communisme. Déconsidéré comme expérience historique du pouvoir, dénué de crédibilité comme projet, le communisme jouit d'une étonnante bienveillance d'ordre moral. Ses partis sont groupusculaires, mais l'affiche séduit encore. Le passé communiste borne l'horizon de notre présent, car il exprime à la fois la passion soviétique, la passion totalitaire, la passion de la nation, la passion du social et la passion du bonheur. C'est l'histoire de cette curieuse passion tricolore que brosse, pour la première fois, Marc Lazar.

Le Commissaire disparaît : La falsification des photographies et des oeuvres d'art dans la Russie de Staline de David King, Stephen Cohen (Préface), Pascale Haas (Traduction)
Éditeur : Calmann-Lévy (5 octobre 2005)
Le Commissaire disparaît n'est rien moins que l'histoire de l'Union soviétique racontée à travers ses images falsifiées. Ce livre pose un regard glaçant sur la manière dont un homme, Joseph Staline, manipula l'opinion, par le photomontage dans le but d'exalter le culte de sa propre personnalité tout en effaçant la mémoire de ses victimes. En effet, sur ordre de Staline, des laborantins du Parti supprimèrent à l'aérographe l'image de ses rivaux réels ou supposés dans les portraits de groupe au fur et à mesure des purges qui les frappaient, trafiquèrent des scènes de foules et rapprochèrent photographiquement le " Petit Père des peuples " du grand Lénine pour lui conférer une légitimité factice.
Au cours des trente dernières années, David King, historien la photographie, a rassemblé la plus importante collection au monde de photos, d'affiches et de tableaux retouchés sous l'ère soviétique. Sa collection rassemble plus de vingt-cinq mille images, dont les plus éloquentes ont été réunies dans le présent ouvrage. Dans certains cas, quand le rythme des liquidations dépassait les capacités de la machine à falsifier, les visages de ses victimes étaient sauvagement noircis à l'encre dans les documents officiels du Parti, les survivants craignant qu'on leur reproche de ne pas les avoir censurés eux-mêmes. Dans chaque cas, la juxtaposition de l'original et de l'image altérée livre un aperçu terrifiant - et parfois d'un comique tragique - d'un régime régi par la paranoïa et le mensonge institutionnalisé, et dévorant, physiquement et symboliquement, ses meilleurs serviteurs.

L'Hôpital en danger de Véronique Vasseur, Emmanuel Hirsch (Préface)
Éditeur : Flammarion (3 octobre 2005)
Il y a cinq ans, Véronique Vasseur a défrayé la chronique en publiant Médecin-chef à la prison de la Santé, une description sans concession de la vie quotidienne dans cet établissement pénitentiaire. Un ouvrage choc qui a suscité des polémiques et marqué les esprits. Aujourd'hui, cette femme de tempérament ouvre un nouveau débat de société; le délabrement du système hospitalier et les réformes à lui apporter. Parce que ce médecin indépendant d'esprit n'aime rien cacher, son journal d'hôpital ne va pas plaire. Conditions de travail difficiles, manque de moyens et de personnel, cabales internes, lenteurs malheureuses, gabegie, mais aussi dévouement extrême de certains médecins, internes et infirmières, rapports délicats avec la souffrance des patients, accompagnement des mourants comme des familles éplorées... tous les aspects du quotidien du monde hospitalier sont, ici, racontés sans fard. A la fois terrible et angoissante, émouvante et vraie, enflammée et humaine, cette plongée dans un univers méconnu terrifie autant qu'elle fascine, inquiète autant qu'elle émeut. Un témoignage bouleversant, direct, dont personne ne sort indemne parce qu'il pousse chacun à s'interroger sur son rapport à la santé, à la maladie, à la vieillesse et à la mort.

La société parano : Théories du complot, menaces et incertitudes de Véronique Campion-Vincent
Éditeur : Payot (7 octobre 2005)
" Rien n'arrive par hasard ", " Tout est lié ", " Les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être " : nous voyons partout des complots - en particulier des " mégacomplots ", dont les ambitions seraient planétaires. Ce phénomène est massif, varié, et touche à peu près tous les secteurs de la société, augmentant la confusion et l'incertitude qui caractérisent notre époque.
Comment s'y retrouver ? Comment distinguer un vrai complot d'un complot fantasmé ? Que disent ceux qui y croient - les " théoriciens du complot " - et qu'en pensent les spécialistes ? Si l'heure est au soupçon généralisé, avons-nous de bonnes raisons d'être paranos ? Réponse dans ce livre, premier décryptage de l'une des grandes tendances de la société contemporaine.

God save la France de Stephen Clarke, Léon Mercadet (Traduction)
Éditeur : Nil (21 avril 2005)
Les tribulations d'un jeune anglais au pays de la lingerie féminine, des suppositoires et des grèves - surprises... Nom : Paul West. Age : 27 ans. Costume : Paul Smith. Langue française : niveau très moyen. Fonction : jeune cadre dynamique promis à un grand avenir. Occupation : déjouer les pièges potentiellement désastreux du quotidien français. Ambition : qu'un jour un garçon de café vienne le servir quand il le hèle. Hobby : lingerie féminine. Signe particulier : Paul West serait le fruit d'un croisement génétique entre Hugh Grant et David Beckam. Histoire d'un succès : Stephen Clarke, journaliste installé en France depuis dix ans, écrit un petit " guide de survie " à l'usage de ses compatriotes en exil. Il imprime l'ouvrage à deux cents exemplaires, le met en vente sur son site Internet et le livre lui-même à domicile. Le bouche à oreille faisant son œuvre, le texte est remarqué par quelques libraires et journalistes, et s'écoule à plusieurs milliers d'exemplaires à Paris avant qu'un éditeur anglais en acquière les droits. Le livre devient un best-seller au Royaume-Uni. Il doit aujourd'hui paraître dans seize pays. Stephen Clarke travaille à la suite des aventures de Paul West.

Intégrisme Guerre incivile : Sarkozy vs Villepin, sur la ligne de front de Max-Henri Boulois
Français Éditeur : Acteurs de la Société (1 mai 2005)
" Selon la Direction Centrale des Renseignements Généraux, des centaines de quartiers sensibles présentent en France des signes inquiétants de repli communautaire aggravé. Cette dérive associe références à un islam radicalisé, souvent inculqué par des prédicateurs extrémistes, antisémitisme exacerbé et racisme anti-français. " Le Monde (06 07 04). Un constat qui ne surprendra pas ceux des Français qui sont confrontés au quotidien à cette situation explosive. Ont-ils d'autre alternative que le vote extrémiste ou les milices d'autodéfense ? Est-il trop tard pour désamorcer ces véritables bombes à retardement ? Max-Henri Boulois a été le témoin de trop de conflits et de deuils pour ne pas s'inquiéter du tableau. L'auteur de Tous pourris... tous dopés plonge dans la poudrière et son enquête n'est pas rassurante. Tous les acteurs de la société soulignent l'autisme des gouvernants en général et l'échec des politiques successives de la ville en particulier. Mais depuis trois ans, deux hommes, habités par la même foi d'un destin national, se sont saisis du dossier. Zorro contre Don Quichotte ? Max-Henri Boulois les connaît bien. Nicolas Sarkozy, effets d'annonce ou pas, dans l'esprit de l'un de ses modèles qui voulait " terroriser les terroristes ", a rendu leur fierté aux forces de police et mis les musulmans, radicaux et modérés, à la table commune d'un " Islam de France ". Dominique de Villepin, l'homme de " la dissolution " et du veto aux Américains, le marque à la culotte. Il s'est reconverti avec succès dans la sécurité intérieure et le financement du culte musulman. 2007 est au coin de la rue, la bataille fait rage, puisse leur compétition contribuer à la paix civile. Si toutefois il n'est pas trop tard !

Frères musulmans : Dans l'ombre d'Al Qaeda de Emmanuel Razavi, Alexandre Del Valle (Préface)
Éditeur : Jean Cyrille Godefroy (10 février 2005)
Depuis le 11 septembre 2001, le terrorisme islamiste est associé au nom d'Al Qaeda. Mais dans l'ombre d'Oussama Ben Laden, il existe une puissante confrérie secrète. Composée de théoriciens de l'Islamisme, elle manipule les plus intégristes et tente de séduire les moins crédules. Son nom : l'organisation des Frères Musulmans. Créée en 1928 par l'égyptien Hassan Al Banna, sa doctrine révèle à elle seule le projet de ses disciples : "Dieu est notre but, le prophète notre chef, le Coran notre constitution, le jihad notre voie, le martyre notre plus grande espérance". Ces derniers considèrent en effet qu'il ne peut y avoir d'organisation étatique sans que celle-ci repose juridiquement et politiquement sur l'Islam. Tout en formant les activistes de leur mouvement au Moyen-Orient et en Asie Centrale, les Frères Musulmans diffusent parallèlement, en Europe, un discours faussement rassurant sur leur vision réformatrice d'un Islam à l'occidentale. Pourtant, de Kaboul à Hambourg, de Riad à Londres et du Caire à Paris, leur organisation n'est jamais loin des kamikazes et des preneurs d'otages.

Les banlieues de l'Islam de Gilles Kepel
Éditeur : Seuil (3 janvier 1991)
Avec près de 3 000 000 de musulmans, plus de 1000 mosquées et lieux de prières, quelque 600 associations confessionnelles, l'Islam est la deuxième religion de l'Hexagone. Gilles Kepel retrace la progression de l'Islam en France depuis 1926, les querelles qui animent cette communauté plurinationale et les événements qui la soudent, les problèmes politiques, sociaux, économiques qui l'opposent à la société française ou l'en rapprochent, le sensible regain des jeunes générations pour la religion de leurs pères, le débat entre insertion ou assimilation. Une étude lucide et sereine sur les musulmans en France, mais aussi un regard éloquent des musulmans sur la France, révélant des abimes de malentendus de part et d'autre. Une enquête sur le terrain, un ouvrage de réflexion. Le livre de référence sur une question qui touche tous les points sensibles de la vie française.

Que sont les médias ? : Pratiques, identités, influences de Rémy Rieffel
Éditeur : Editions Gallimard (29 septembre 2005)
Il suffirait de prononcer " les médias ", mot devenu talisman, et tout serait expliqué du pouvoir, sinon des turpitudes d'une force pour le moins singulière et anonyme. Or, le plus souvent, le terme demeure vague et ambigu. Parle-t-on de la presse ou, au contraire, de l'audiovisuel ? Entend-on leur influence sur la société dans son ensemble ou plutôt sur certains groupes sociaux (les électeurs, les jeunes, les femmes, la classe politique, etc.), voire sur certains individus ? Suggère-t-on leur impact sur les pratiques de travail et de loisirs ou le bouleversement qu'ils opéreraient sur les normes sociales ? Évoque-t-on l'emprise des mots et des images qu'ils transmettent ou des représentations qu'ils véhiculent ? Il faut, en réalité, pour savoir ce que " médias " veut dire, reprendre depuis le commencement. Répondre à la question " Que sont les médias ? " suppose en effet de s'intéresser à l'environnement global dans lequel ils évoluent ; d'étudier conjointement la production, le contenu et la réception des messages médiatiques ; de s'inscrire enfin dans le domaine plus vaste de la communication. C'est à ce problème multidimensionnel appréhendé sous l'angle des relations entre les médias et le politique d'une part, entre les médias et la culture d'autre part, que s'attache cette somme sans équivalent.

Le journaliste et ses pouvoirs de Gérard Spitéri
Éditeur : Presses Universitaires de France - PUF (26 novembre 2004)
Manipulation, désinformation, dépendance aux pouvoirs, inculture, cynisme... tels sont quelques-uns des multiples reproches couramment adressés aux journalistes. Cet essai se propose de repérer l'origine de ces accusations et d'examiner sans fard les conditions d'exercice d'un métier longtemps improbable à l'ère de l'information de masse, principalement dans la presse d'opinion au cours des trois dernières décennies du XXe siècle. C'est par une démarche fondée sur l'observation et l'expérience, à la manière d'un reportage de terrain, que l'auteur évalue ici le rôle et les pouvoirs réels du journaliste dans un environnement social inédit, traversé de courts-circuits informatifs, de stratégies de communication et d'enjeux de puissance. Comment le médiateur se comporte-t-il dans un tel milieu ? Quels rapports entretient-il avec les experts, les intellectuels, les politiques, les entreprises, avec ses confrères ou avec les éléments les plus agressifs de la société civile ? De quelle marge de manœuvre dispose-t-il ? Quels sont ses modes d'intervention dans l'espace public ? A bien des égards, cette étude " vend la mèche " par un examen de la réalité pratique étayé de nombreux exemples : on comprend alors que les griefs récurrents contre le journaliste et ses pouvoirs occultent des questions d'une toute autre gravité.

L'agriculture française en proie à l'écologisme : Moissons interdites de Claude Monnier
Éditeur : Editions L'Harmattan (8 avril 2005)
Quels souffles irrésistibles ont pu répandre sur l'Agriculture française moderne des traînées de suspicion assez larges pour la recouvrir tout entière ? Sous quelles influences lui a-t-on porté des coups que ses réussites l'avaient mal préparée à recevoir et qu'elle ne s'entend pas à rendre ? Trop, c'est trop. Les anathèmes des écologistes ont fait mouche. Pourtant, leurs thèses couramment admises et désormais politiquement correctes. telles l'incompatibilité de l'agriculture conventionnelle avec le développement durable, ou les méfaits du productivisme. sont largement excessives et méritent d'être réfuté. Les remèdes proposés, inspirés par la routine, acceptés sans piper ne peuvent manquer de fourvoyer une foule de consommateurs. Au risque de déplaire. l'auteur prend la défense de l'agriculture, scientifique et compétitive, fille de l'agronomie moderne, assurée de présenter, comme elle l'a fait depuis cinquante ans, des garanties scientifiquement établies. Cette position est parfaitement compatible avec l'amour de la Nature, et avec son respect, ataviques chez les gens de la Terre, ceux qui, cependant, inquiètent. Le lecteur de juger paralysante la politique de précaution absolue et leurs motifs de pleurer leur enthousiasmes rebutés. Délibérément privés, par ailleurs d'objectifs de croissance blâmer de vouloir, et volontairement empêcher en somme, de pouvoir faire mieux, ces terriens trouvent amère la frustration des moissons interdites.

Ordre sensoriel : Une enquête sur les fondements de la psychologie théorique de von Hayek
Éditeur : CNRS Editions (28 novembre 2001)
Format : Broché
Il est ici question des rapports entre l'esprit et le monde physique et entre le mental et le cérébral : comment le monde des objets physiques est-il traduit dans le monde subjectif des entités mentales ? Avec "l'Ordre sensoriel", Hayek complète par ailleurs sa théorie sociale, fournissant en particulier une assise épistémologique solide à sa théorie des phénomènes complexes et à sa conception des limitations de la rationalité humaine.
Dès avant la guerre, Friedrich A. von Hayek, contre l'avis et l'engouement de la plupart des économistes de son temps, n'a cessé de s'opposer à toute forme de planification économique, convaincu qu'il était que nul ne peut disposer des connaissances nécessaires pour appréhender l'entière complexité d'un système économique et social. Avec L'Ordre sensoriel, paru en 1952, sa pensée socio-économique et sa pensée psychologique se rejoignent et se complètent l'esprit, tout comme le marché ou la société, sont des phénomènes d'une complexité telle qu'on ne peut espérer ni expliquer, ni planifier, ni prédire leur fonctionnement détaillé. Mais comment l'esprit émerge-t-il de la matière ? Quels sont les rapports entre l'esprit et le cerveau ? Comment, sur la base de l'ordre du monde physique, se construit un autre ordre, l'ordre sensoriel ? En répondant à ces questions, Hayek édifie une théorie de l'esprit qui, en s'inspirant des grands représentants de la psychophysiologie d'avant 1914 (en particulier Ernst Mach) et des psychologues de la gestalt, anticipe de plusieurs décennies quelques-uns des développements les plus importants des sciences cognitives contemporaines : les différentes théories de l'identité esprit-cerveau,

Mémoire et identité : Conversations au passage entre deux millénaires de Jean-Paul II, François Donzy (Préface)
Éditeur : Flammarion (3 mars 2005)
Il m'a été donné de faire l'expérience personnelle des " idéologies du mal ". C'est une chose qui ne peut s'effacer de ma mémoire. Ce fut tout d'abord le nazisme. Ce que l'on pouvait voir en ces années-là était quelque chose de terrible. A ce moment, pourtant, beaucoup d'aspects du nazisme demeuraient encore cachés. La véritable dimension du mal qui se déchaînait en Europe ne fut pas perçue de tous, ni même de ceux d'entre nous qui étaient au centre de ce tourbillon. Nous vivions plongés dans une grande éruption de mal et ce n'est que peu à peu que nous avons commencé à nous rendre compte de sa réelle importance [...]. Plus tard, en réalité une fois la guerre finie, je pensais en moi-même : " Le Seigneur Dieu a accordé douze années d'existence au nazisme et après douze années, ce système s'est écroulé [...]. Si le communisme a survécu plus longtemps et devant lui une perspective de développement c'est qu'il doit y avoir un sens à tout cela. " Jean-Paul II. Dans cet ouvrage d'une ampleur : exceptionnelle, Jean-Paul II nous lire les fruits d'une vie de méditation politique et spirituelle sur le monde. Pourquoi le mal existe-t-il ? Comment l'homme doit-il exercer sa liberté ? Quels dangers guettent nos démocraties ? Relecture de l'histoire, retour sur le parcours d'un homme hors du commun, ce livre sera pour tous, croyants et non-croyants, une magistrale leçon de sagesse.

Intégrisme Guerre incivile : Sarkozy vs Villepin, sur la ligne de front de Max-Henri Boulois
Éditeur : Acteurs de la Société (1 mai 2005)
" Selon la Direction Centrale des Renseignements Généraux, des centaines de quartiers sensibles présentent en France des signes inquiétants de repli communautaire aggravé. Cette dérive associe références à un islam radicalisé, souvent inculqué par des prédicateurs extrémistes, antisémitisme exacerbé et racisme anti-français. " Le Monde (06 07 04). Un constat qui ne surprendra pas ceux des Français qui sont confrontés au quotidien à cette situation explosive. Ont-ils d'autre alternative que le vote extrémiste ou les milices d'autodéfense ? Est-il trop tard pour désamorcer ces véritables bombes à retardement ? Max-Henri Boulois a été le témoin de trop de conflits et de deuils pour ne pas s'inquiéter du tableau. L'auteur de Tous pourris... tous dopés plonge dans la poudrière et son enquête n'est pas rassurante. Tous les acteurs de la société soulignent l'autisme des gouvernants en général et l'échec des politiques successives de la ville en particulier. Mais depuis trois ans, deux hommes, habités par la même foi d'un destin national, se sont saisis du dossier. Zorro contre Don Quichotte ? Max-Henri Boulois les connaît bien. Nicolas Sarkozy, effets d'annonce ou pas, dans l'esprit de l'un de ses modèles qui voulait " terroriser les terroristes ", a rendu leur fierté aux forces de police et mis les musulmans, radicaux et modérés, à la table commune d'un " Islam de France ". Dominique de Villepin, l'homme de " la dissolution " et du veto aux Américains, le marque à la culotte. Il s'est reconverti avec succès dans la sécurité intérieure et le financement du culte musulman. 2007 est au coin de la rue, la bataille fait rage, puisse leur compétition contribuer à la paix civile. Si toutefois il n'est pas trop tard !

Tocqueville aujourd'hui de Raymond Boudon
Éditeur : Odile Jacob (5 mai 2005)
Pourquoi est-il si difficile de réformer l'État français ? Pourquoi y a-t-il beaucoup plus de fonctionnaires en France qu'en Allemagne ? Pourquoi les Américains sont-ils beaucoup plus religieux que les Anglais ou les Français ? Pourquoi le culte de l'égalité prend-il le pas sur celui de la liberté ? La réponse à ces questions est contenue dans les deux derniers chefs-d'œuvre de Tocqueville. II y prédit et explique l'apparition du culte des droits de l'homme, l'éclatement des religions, le succès de la littérature facile, les effets pervers de l'État-providence, les résistances au libéralisme. L'un des penseurs français les plus puissants et les plus originaux, Tocqueville nous fournit d'irremplaçables repères pour comprendre les sociétés modernes.






Le temps des derniers hommes : démographie, politiques, familiales, modernité de Roland Hureaux
Éditeur : Hachette Littérature (22 novembre 2000)
Une certaine rhétorique tend à présenter la crise démographique des pays occidentaux comme la " fin de l'homme blanc " tout prêt à être submergé par les barbares immigrés venus du tiers-monde. En réalité, le prolongement des courbes actuelles montre que la crise européenne n'est que le prélude à une crise mondiale, où les différents pays entrent les uns après les autres. C'est à terme la survie de l'humanité qui est en question. Les causes de la baisse des naissances sont complexes : ni la contraception moderne, ni le travail des femmes, ni la crise économique, ni l'individualisme ambiant - raisons communément avancées - ne l'expliquent à eux seuls. Les sociétés modernes ont mis en place toute une série de mécanismes (division du travail, salariat, systèmes de retraite...) dont elles ne maîtrisent pas les effets pervers comme la dénatalité qui va souvent à l'inverse des vraies aspirations des femmes. Pour corriger ces effets pervers, il est vain de rêver à un retour aux équilibres démographiques " naturels " du passé : il faut ajouter l'artifice à l'artifice. C'est là le sens des politiques dites familiales, efficaces quand elles sont suffisamment résolues. Encore faut-il que l'homme veuille sa propre survie.

La désinformation par les mots : Les mots de la guerre, la guerre des mots de Maurice Pergnier
Éditeur : Rocher (17 juin 2004)
La Désinformation par les mots est un réquisitoire aussi cruel que pertinent sur l'usage admis de certains vocables, une fois ces derniers passés à la moulinette du politiquement correct. Aussi Maurice Pergnier s'en prend-il particulièrement à tous les thèmes qui " font problème ", et sur lesquels une position même légèrement dissidente effarouche les tenants de la " pensée unique " : les jeunes, les banlieues, la démocratie, l'islamisme, l'Europe, ou encore le multiethnisme. Présenté sous la forme d'un dictionnaire alphabétique, La Désinformation par les mots bénéficie en outre d'une entrée en matière qui est un véritable morceau d'anthologie. Livre drôle, percutant et qui s'éloigne résolument des sentiers battus, l'ouvrage est vivement recommandé à tous ceux qui ont su conserver une authentique liberté d'esprit.

La Face cachée d'Halloween de Damien Le Guay
Éditeur : Cerf (8 octobre 2003)
Êtes-vous condamné à fêter Halloween sans rien en penser ? Si vous croyez que cette fête favorise l'équilibre psychique de nos enfants, qu'elle contribue à redonner du sens à la démocratie et à lutter contre les extrémismes qui corrodent les liens sociaux, alors allez jouer avec les tristes sorcières, laissez vos rejetons s'adonner à la magie et applaudissez les squelettes qui défilent dans les rues. Mais si vous avez un doute, ouvrez ce livre.

Les Dangers de l'euthanasie de Professeur Lucien Israël
Éditeur : Editions des Syrtes (28 mars 2002)
Qui peut décider d'interrompre la vie d'un homme ? Faut-il euthanasier des patients atteints de maladies incurables ? Qui souffre le plus du malade ou de son entourage ? Dans un contexte où l'euthanasie est en voie de légalisation, la voix puissante du professeur Lucien Israël s'élève au-dessus des idéologies, des croyances et des débats partisans et nous livre un témoignage poignant de médecin qui a consacré sa vie au combat contre la mort. Pour lui, l'euthanasie n'est ni un geste empreint d'humanisme ni un acte de compassion, mais un projet qui remet en question le sens de l'acte médical et, plus généralement, le lien symbolique entre les générations. « Des années de confrontation au destin et à la maladie, écrit-il, m'ont appris que la demande réelle du patient n'est pas exclusivement de guérir. Parfois, quelque chose en lui sait que ce n'est pas possible. Mais il a besoin de rencontrer des êtres humains qui reconnaissent, par leurs actes, que la vie qu'il leur confie a une valeur sacrée. »


Le néo-conservatisme est un humanisme de Yves Roucaute
Éditeur : Presses Universitaires de France - PUF (25 mai 2005)
Peut-on ignorer la pensée qui anime la politique de la première puissance mondiale ? Et qui peut être mieux placé qu'un néo-conservateur pour expliquer ce qu'est le néo-conservatisme ? Yves Roucaute ne dissimule pas son propre itinéraire. Comment avoir été à la direction de l'UNEF, président de l'Institut Gramsci, et devenir néo-conservateur ? Le philosophe raconte sa recherche des valeurs perdues, l'histoire de la montée d'un doute qui le rongeait lors des soirées avec Louis Althusser, l'ami de la famille, Félix Guattari, le copain des combats marginaux, au cours des discussions informelles avec Jean-François Lyotard ou Michel Foucault, des rencontres plus cérémoniales avec Gilles Deleuze ou Jacques Derrida... Ce livre est celui des valeurs retrouvées contre le relativisme de la gauche intellectuelle et de la droite archaïque. Le néo-conservatisme est né en proclamant " plus jamais Auschwitz " : il a détruit l'URSS du goulag et ne détermine pas sans raisons la politique des États-Unis face au nouveau défi barbare et aux tyrans. Contre le relativisme, donc, et au nom de l'humanité de l'homme, le néo-conservatisme exige le respect des droits naturels inaliénables. Contre le laxisme, il affirme une philosophie des devoirs respecter les anciens, défendre la grande culture, obéir au droit, punir avec sévérité, instruire des mœurs policées. Ni Dieu État, ni Dieu Marché, ni maternage, ni irresponsabilité, mais " dynamique de la liberté ", sur les chemins ouverts par John Locke et les Pères fondateurs des États-Unis. L'auteur place le néo-conservatisme sous le principe espérance : une philosophie de la recherche du bonheur, appelée " singularisme ", qui exige la construction des " Cités de la compassion ", pour répondre à la souffrance et vivre dans le respect du " Vieil Homme " ; qui exige aussi une nouvelle conception de la prudence et de la guerre juste, dont la finalité est la liberté et le traité de paix universelle.


Ainsi soient-ils : Sans de vrais hommes, point de vraies femmes...de Hélène Vecchiali
Éditeur : Calmann Levy (26 janvier 2005)

Les nouveaux imposteurs de Antoine Vitkine
Langue : Français Éditeur : Editions de La Martinière (4 février 2005)


La fabrique des meilleurs: Enquête sur une culture d'exclusion de Patrick Fauconnier
Langue : Français Éditeur : Seuil (1 avril 2005)


L'Ethique de la liberté de M. Rothbard, F. Guillaumat, P. Lemieux
Éditeur : Belles Lettres (11 mars 1991)


S'ils savaient à Paris... : Ce que la France d'en haut ne voit plus de Daniel Carton
Éditeur : Albin Michel (2 mars 2005)


La Tyrannie collectiviste de Yves Guyot, Philippe Nataf
Éditeur : Belles Lettres (12 avril 2005)

Passionnément vieux : Portraits intimes de vieillesses épanouies de Frédéric Delpech, Liliane Delwasse
Éditeur : Editions Anne Carrière (12 janvier 2005)
Et si l'on était plus riche à la fin de son existence qu'au début ? A l'ère du jeunisme érigé en valeur, il semblait nécessaire de remettre les choses à leur place. A travers une série de portraits intimes, les auteurs nous présentent des vieillesses épanouies, des gens âgés qui travaillent toujours, créent, aiment, voyagent, rêvent, font des projets. Savourant un sentiment inédit de liberté, les uns parlent de " transformation ", les autres de " reconversion ", voire de " nouvelle vie ", jamais de fin. Sans nier les soucis du quotidien, tous revendiquent un appétit de vivre intact, adouci par " cette sérénité et cette sagesse que seul donne le grand âge " (Jacqueline de Romilly). Leur recette ? Aucune, si ce n'est, pour le Pr Baulieu, spécialiste du vieillissement, cette évidence : " Le secret pour bien vieillir ? Avoir bien vécu ! " Un livre salutaire quand on sait qu'en 2010 les plus de 60 ans seront plus nombreux que les moins de 20 ans.


Le pouvoir d'un média: TF1 et son discours de Jean-Pierre Esquenazi
Éditeur : L'Harmattan (25 mars 1996)

Discours politique et télévision de Rodolphe Ghiglione, Marcel Bromberg
Éditeur : Presses Universitaires de France - PUF (1 février 1998)

La Parole confisquée. Un genre télévisuel : le talk show de Patrick Charaudeau, Rodolphe Ghiglione
Éditeur : Dunod (1997)
Le talk show télévisé connait une vogue grandissante. L'ouvrage démontre comment ce nouveau genre télévisuel est le signe d'une dérive mystificatrice : la télévision s'attribuant le rôle d'intervenant capable de traiter l'ensemble des désordre sociaux, psychologiques ou politiques.
Un livre qui démonte les mécanismes de l'information "spectacularisée" et dénonce la télécratie comme mythe de la démocratie directe.

La France en danger d'islam : Entre Jihâd et Reconquista de Réné Marchand
Éditeur : L'Age d'Homme (14 septembre 2002)
Avec "La France en danger d'islam", René Marchand prend le risque de déplaire aux dictats des bien-pensants. Et il le fait avec un courage salutaire. Ce n'est ni un pamphlet ni un exercice littéraire, pas plus qu'un compte-rendu pour cabinet ministériel ; mais un ouvrage écrit par un universitaire arabisant, journaliste, au ton alerte, s'appuyant sur des faits irrécusables, soutenu par une connaissance de l'islam et de la culture arabe que seule procure un long chemin d'amitié.
L'objet de ce livre est de dessiller nos bienveillantes illusions sur la nature expansive de l'islam.

Surtout pas de vagues ! De la douce gouvernance aux conflits sociaux de Christian Bourion
Éditeur : Eska (4 juillet 2003)
Dans la gouvernance française, il est de tradition que le lobby syndical du secteur public développe une forte conflictualité et toutes sortes d'entraves à la liberté du travail et de la libre circulation jusqu'à obtenir satisfaction avec, en prime la tête d'un ministre ou d'un secrétaire d'État. Le bilan 2002 de cette gestion est le suivant : Il nous attribue la première place pour les dépenses publiques, mais en contre partie la queue du peloton pour les santés économique et mentale de la nation. Est-ce vraiment ce que nous souhaitons ?
SANTÉ SOCIALE : 569 grèves à la SNCF. 230 grèves à la RATP. 229 grèves à Air France. 105 dans les transports routiers. Soit, en 2000, 2 460 200 journées perdues.
SANTÉ ÉCONOMIQUE: N° 1 de l'OCDE pour le chômage. Dernier d'Europe pour le nombre de fondations. N° 3 mondial pour les dépenses publiques en % PIB. N° 1 mondial pour la précocité du départ à la retraite. N°1 pour le plus petit % de salariés syndiqués d'Europe. N° 1 pour la plus petite PNB per capita d'Europe du nord. Taux d'activité le plus faible d'Europe des 55 - 64 ans : 37,2 %. Création de deux fois moins d'entreprises que chez nos voisins. N°1 mondial pour le coût des retraites avec 16 % du PIB en 2040. N°1 pour la plus faible proportion des 15/24 ans occupant un emploi. N°2 mondial pour l'investissement à l'étranger et la fuite des entreprises.
SANTÉ MENTALE : N°1 mondial pour la consultation à domicile. N°2 de la zone Euro pour les accidents de la route. N°1 de la zone Euro pour la prise de psychotropes. N°1 mondial pour les 25 médicaments les plus prescrits. N°1 mondial pour la possession d'animaux de compagnie. 4 fois plus d'hospitalisations psychiatriques d'office que dans les autres pays, etc.


L'écologiste sceptique de Bjorn Lomborg, Claude Allègre (Préface), Anne Terre (Traduction)
Éditeur : Le Cherche midi (4 mars 2004)
Pollution atmosphérique, épuisement des ressources naturelles, dÉforestation : la planète court-elle à sa perte ? Non, répond Bjorn Lomborg. A rebours des discours Écologistes alarmistes, ce scientifique danois, statisticien et ancien membre de Greenpeace, clame haut et fort que la planète va mieux.
Chiffres à l'appui, il démontre avec précision que, globalement, la qualité de l'air est meilleure et que les habitants des pays en voie de développement meurent moins de faim aujourd'hui qu'hier. Mais attention, affirmer que les choses vont mieux ne veut pas forcÉment dire qu'elles vont bien... Evènement mondial, L'écologiste sceptique est un ouvrage iconoclaste et exemplaire pour qui veut connaître le véritable État de la planète, à l'heure ou la controverse fait rage au sein d'une partie de la communauté scientifique. Le grand livre d'un scientifique optimiste et humaniste.
Indispensable pour une politique de l'environnement plus efficace.

Nos voisins musulmans : Histoire et mécanisme d'une méfiance réciproque de Yves Montenay
Éditeur : Belles Lettres (8 mars 2004)
Depuis quatorze siècles, et particulièrement depuis les attentats de ces dernières années, une vue très critique des Musulmans s'est développée en Occident. Et réciproquement.
Beaucoup d'Occidentaux voient les Musulmans empêtrés dans leur archaïsme et rattrapés par la modernité, d'où leurs réactions violentes, mais vouées à l'échec. Beaucoup de Musulmans répondent qu'ils sont croyants et qu'analyser leur foi, c'est déjà les attaquer. Vu d'Occident, cette réaction est irritante (on étudie bien le catholicisme), mais à la rigueur compréhensible. Le problème est que certains sacralisent de simples rites sociaux, veulent les imposer, et considèrent comme hostile ou impie toute idée différente. Ils se sentent agressés et dénoncent une animosité croissante envers l'Islam. On voit donc l'importance des regards réciproques et la nécessité de leur analyse. Il nous faut donc revisiter l'histoire, car, vraie ou fausse, c'est elle qui structure la vision du monde et donc la réaction à " l'Autre ". Nous n'entrons donc pas dans le domaine de la foi : il ne s'agit pas de parler de l'Islam mais des Musulmans, ces hommes et ces femmes qui sont nos voisins, du Maroc à l'Iran.

La République des Faux Gentils de Ivan Rioufol
Éditeur : Rocher (6 mai 2004)
Dans cet ouvrage, qui est avant tout un formidable coup de gueule, Ivan Rioufol s'attaque de front à tout ce qui menace la démocratie française et la cohésion nationale : le consensus mou et le politiquement correct, mais aussi le communautarisme et l'islam politique extrémiste. Surtout il dénonce avec force les faux-semblants humanistes qui mettent la France en porte-à-faux jusque sur la scène internationale, comme l'a révélé l'opposition des plus hautes autorités du pays à la guerre voulue par George Bush en Irak. Analysant également avec une acuité implacable le rôle délétère de certains médias et de la forteresse frappée d'autisme qu'est devenue l'Éducation nationale, l'auteur soulève à rebours de tout conformisme des questions essentielles qui concernent le devenir de notre pays, faisant de La République des gentils une contribution extrêmement salubre et authentiquement subversive sur l'identité française.

La face cachée de l'écologie : Un anti-humanisme contemporain ?
de Laurent Larcher
Langue : Français Éditeur : Cerf (9 mars 2004)
Sans qu'on en prenne toujours conscience, l'écologie est devenue, dans beaucoup de domaines, l'ultime critère pour juger de la valeur d'un acte. Comment l'idéologie verte a-t-elle acquis cette autorité, au point d'accuser le vieil humanisme de mettre en péril l'avenir de la planète ? Dans le discours consensuel sur l'environnement, l'harmonie, l'osmose entre l'homme et la nature, on peut discerner une réaction contre l'état alarmant de notre monde. Mais ce rêve d'une réconciliation dans la biosphère traduit surtout la nostalgie d'un âge d'or où coexistaient le bon sauvage et une nature généreuse. L'adversaire est donc bien l'homme civilisé, l'homme qui prime sur la nature et qui la gouverne. Puisqu'il a toujours accordé la première place à la personne humaine, le christianisme est en fin de compte accusé d'être le pire ennemi de la Terre. Avec de nombreux exemples - les grands singes d'Afrique, les réseaux de l'écologie militante, les bébés phoques, les commandos contre la vivisection, le lobby pour les ours des Pyrénées, la doctrine des chefs de partis verts - Laurent Larcher décrypte l'influence des terroristes de la chlorophylle sur nos consciences.

Que veulent les Arabes ? de Fereydoun Hoveyda, Guy Millière (Préface)
Éditeur : Page après Page (23 mars 2004)
Enfin ! Voilà le livre qui apporte des réponses claires, précises, étayées, et sans langue de bois, à des questions brûlantes que de nombreux Français se posent concernant l'islam, le monde arabe, le voile et le conflit israélo-palestinien. Il recense sans passion mais sans aucun tabou toutes les dimensions et tous les traits de mentalité qui permettent de définir l'univers arabe. Ce livre essentiel et précieux, il faut le lire absolument pour mieux déchiffrer l'avenir qui se prépare.


L'antiaméricanisme : Critique d'un prêt-à-penser rétrograde et chauvin
de Pierre Rigoulot
Éditeur : Robert Laffont (8 janvier 2004)
On entend tout et son contraire : que les États-Unis sont un pays sans culture et que cette culture nous envahit ; qu'ils sont puritains et asservis aux intérêts matériels ; isolationnistes et impérialistes... Non seulement ces accusations sont incohérentes et caricaturales, mais elles se nourrissent depuis des décennies des mêmes préjugés rétrogrades. Peu importent les faits et leur analyse dans le discours antiaméricain : en temps de guerre comme en temps de paix, l'ennemi, ce sont les États-Unis. Derrière cette prédisposition passionnelle à l'hostilité, montre Pierre Rigoulot, il y a une crise d'identité de la France. Cultiver le ressentiment aveugle à l'égard de la première puissance mondiale est plus simple en effet que de considérer sa propre situation. Et plus risible aussi... Avec un humour féroce, Pierre Rigoulot traque le mensonge et le ridicule dans les thématiques récurrentes de l'antiaméricanisme, ce prêt-à-penser unique en son genre puisque, de l'extrême gauche à l'extrême droite, il réussit à faire l'unanimité.

Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme
de Raymond Boudon
Éditeur : Odile Jacob (9 mars 2004)

Lettre à Luc Ferry sur la liberté des universités de Michel Leter
Éditeur : Belles Lettres (1 février 2004)

" La liberté - à qui les universités doivent leur existence même - apparaît aujourd'hui à nombre d'étudiants comme une menace pesant sur leur avenir. Notre université de Paris, au treizième siècle, fut pourtant le berceau de cette culture universelle de l'autonomie, de l'initiative individuelle et de la responsabilité. Victime, dès la fin du quinzième siècle, de la montée du sentiment national, l'idée de liberté des universités renaît, sous sa forme sécularisée aux dix-huitième et dix-neuvième siècles. Elle est défendue et illustrée alors par des esprits aussi essentiels à notre tradition démocratique que Mirabeau, Condorcet, Daunou, Constant, Dunoyer, Courcelle-Seneuil, Duruy, Boutmy et Laboulaye.
Dernier vestige de l'Université impériale qui, en 1806, avait confisqué la liberté de l'enseignement, le monopole de l'enseignement supérieur fut aboli en 1875 sous l'impulsion du grand constitutionnaliste républicain Edouard Laboulaye. Dès 1880, Jules Ferry vida cette liberté de sa substance en rétablissant le monopole universitaire.
Ayant grandi depuis dans la croyance que le monopole est laïque et la liberté cléricale, les Français sont rebelles à l'autonomie des universités que Luc Ferry tente de greffer par la loi. Aussi l'auteur est-il conduit à revenir à l'essence de la laïcité qui n'est une digue contre la théocratie que parce qu'elle s'inscrit dans une philosophie des limites de l'Etat.
En s'adressant au philosophe, Michel Leter invite le ministre à envisager la restitution à la société civile de la liberté de fonder des universités, ultime réforme qui l'autoriserait à faire l'économie de toutes les autres.

Le Franc-parler 2002-2003 de Maurice Druon
Editions du Rocher
" Chacun sait que la quatrième page de couverture d'un livre, de même que le prière d'insérer sont toujours soumis à l'auteur, sinon même entièrement rédigés par lui. Ne tenant pas à me dissimuler sous ma propre apologie, je préfère présenter ouvertement mon ouvrage. Notre époque manque-t-elle, autant qu'on l'entend dire, de pamphlétaires ? J'ai tenté de combler très partiellement ce vide. Pendant quatorze mois, à cheval sur les années 2002-2003, j'ai tenu dans Le Figaro une chronique hebdomadaire, Le Franc-parler, en essayant de justifier, ce qui ne m'a pas demandé un excessif effort, le titre que j'avais choisi. Nombre de mes lecteurs m'ont manifesté le souhait que ces articles fussent rassemblés en volume, afin de pouvoir en garder trace. D'autres, qui ne sont pas habitués de ce quotidien, trouveront peut-être intérêt à cette revue, faite sur l'instant, des événements peu ou prou historiques de notre passé immédiat : les élections présidentielles et législatives de 2002, la guerre d'Irak, les agitations sociales, les essais de réforme de la fonction publique, le projet de Constitution européenne, les blessures faites, dans les médias, dans l'enseignement, dans le monde, à notre langue. Si ce livre a quelque originalité, il le doit sans doute à ce que l'actualité, souvent médiocre, décevante, ou tragique, y est observée par rapport à deux principes permanents, à mes yeux indissociables : la dignité de la personne humaine et l'intérêt supérieur de la France. " Maurice Druon


L'antiaméricanisme : Critique d'un prêt-à-penser rétrograde et chauvin
de Pierre Rigoulot
Éditeur : Robert Laffont (8 janvier 2004)
L’antiaméricanisme est un vieux mouvement d’opinion, mais il a pris ces derniers temps des formes de plus en plus violentes et caricaturales qui appellent une réponse décapante.
Les suites du 11 septembre 2001, puis la préparation comme l’issue de la guerre en Irak ont exacerbé, en France et en Europe, le ressentiment systématique à l’égard des États-Unis. Alors que les enjeux politiques du monde actuel sont radicalement nouveaux, on constate la persistance obstinée d’un discours qui se nourrit au fond des mêmes préjugés rétrogrades et chauvins que ceux d’un Chateaubriand voyageant en " Amérique " à la fin du XVIIIe siècle.
L’antiaméricanisme, parce qu’il consiste en une prédisposition passionnelle (et non critique) à l’hostilité envers les États-Unis, multiplie les contradictions et s’en tient à une connaissance stéréotypée du pays qu’il fustige.
" Ils n’ont pas de culture " ou " ils ont une culture dangereuse et mutilante " ; " ils sont hésitants et isolationnistes " ou " ils sont interventionnistes et unilatéraux " ; " ils sont asservis aux intérêts marchands " ou " ils sont des puritains messianiques " : on entend tout et son contraire dans la bouche des antiaméricains. Tout au long de son livre, Pierre Rigoulot souligne ainsi la récurrence stéréotypée de certains thèmes, leur nature caricaturale, la faiblesse des arguments et l’incohérence des images que suscite l’antiaméricanisme.
Contre la partialité de l’antiaméricanisme, Pierre Rigoulot signe un essai à la fois provocateur et engagé. Parce que selon lui la vague actuelle d’antiaméricanisme reflète une grave crise d’identité de la France ; parce qu’il estime que les États-Unis, avec leurs imperfections, sont les seuls capables, ces prochaines années, de contrer la montée de l’islamisme radical et son hostilité aux démocraties, Pierre Rigoulot, avec un humour sarcastique, tord le cou à ces " vérités " sur les États-Unis, qui parlent bien plus de passion que de politique.

Le Pouvoir du Monde : Quand un journal veut changer la France de Bernard Poulet
Ed. La Découverte

Depuis sa relance en 1995, "Le Monde" a reconquis une hégémonie médiatique qu'il avait longtemps laissée échapper. On l'avait dit moribond, il est redevenu un faiseur d'opinion, un acteur majeur de la vie politique. C'est précisément ce rôle retrouvé qui explique l'ampleur du séisme politico-médiatique provoqué début 2003 par le livre de Philippe Cohen et Pierre Péan, La face cachée du Monde. Un livre qui, par ses partis pris et ses excès, permet difficilement de comprendre la place qu'il occupe désormais sur l'échiquier politique français.
Écrit sans haine, nourri d'une enquête au long cours, ce livre de Bernard Poulet porte sur le célèbre "quotidien du soir" un regard critique autrement révélateur de la crise du journalisme contemporain. Revenant sur la crise qui a secoué "Le Monde", il explique comment et pourquoi ses dirigeants se sont si mal défendus. Surtout, loin des attaques ad hominem, il met à jour les ressorts de l'incroyable ambition qui a animé Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc depuis huit ans : rien moins que changer la République…
Bernard Poulet révèle ainsi l'ancienne et étrange fascination-répulsion entre François Mitterrand et les leaders de la gauche de la rédaction, un facteur clé pour comprendre l'évolution ultérieure du quotidien depuis que ces derniers ont pris le pouvoir. Et il raconte comment, sans jamais s'en expliquer clairement auprès de leurs lecteurs, ils ont conduit une véritable révolution journalistique, faite d'innovations mais aussi, en privilégiant les "coups" et la mise en scène de l'information, de graves dérapages…


La République des lâches : La Faillite des politiques d'intégration
de Rachid Kaci
Editions des Syrtes (16 octobre 2003)
Le tout nouveau Conseil français du culte musulman (CFCM), créé sous l'égide du ministère de l'Intérieur, va-t-il pouvoir remédier à l'absence de représentativité de la deuxième religion de France sans contrevenir aux règles fondamentales de la laïcité ? Pour Rachid Kaci, musulman et français, militant pour l'ouverture d'un débat sans tabou sur l'Islam, l'initiative du gouvernement est certes louable, mais ce conseil révèle une fois de plus ses limites et n'a d'autre effet que de masquer l'échec cuisant de la politique française en matière d'immigration et d'intégration depuis quatre décennies. Politisé, divisé, et majoritairement composé d'instances religieuses liées à des pays étrangers, que pourra-t-il résoudre ? " Rachid Kaci est de ceux qui regardent la réalité en face ", écrit Jean Sévillia dans sa préface. Fondateur du mouvement La Droite libre au sein de l'UMP, l'auteur est en effet depuis longtemps un acteur de ce débat, et son analyse constitue le fruit d'une réflexion enrichie d'une expérience de terrain.

La Dictature des syndicats de Bernard Zimmern
Éditeur : Albin Michel (3 novembre 2003)
Qui dirige Bercy ? Matignon ? Le ministre ? Non : le SNUI, le syndicat maison. Et la rue de Grenelle ? Le SNES et la FSU. On pourrait continuer la liste. Ce livre est un réquisitoire mais un réquisitoire argumenté, nourri par un travail de recherches de plusieurs années. Dans ce livre l’auteur dénonce l’imposture de syndicats qui passent leur temps à protester alors qu’ils se sont emparés de État depuis des années.
Car ils font la loi. Ils sont en grève quasi permanente comme à la SNCF -un tiers des journées non travaillées en France en 2001- ou dans l’éducation nationale. Ailleurs ils refusent tout changement et cassent les ministres qui essaient de promouvoir quelques timides réformes. 

Migrations : La nouvelle vague de Maxime Tandonnet

Éditeur : L'Harmattan (1 mai 2003)
Collection : Questions contemporaines

L'angélisme exterminateur de Alain-Gérard Slama
Hachette Littérature Collection : Plur.Poche Format : Poche
ISBN : 2012787347
Un nouvel ordre moral, défini par Alain-Gérard Slama comme un "angélisme exterminateur", se serait installé en France depuis le début des années quatre-vingt. La sacralisation de la sécurité et de la vie, ainsi que l'extension des mesures de contrôle social préconisée par des experts auxquels l'esprit du temps prête compétence et sagesse, constituent, selon l'auteur, les symptômes patents d'un dépérissement sans précédent de l'esprit de liberté et du sens de la responsabilité. La France aurait inversé en religion du consensus l'excès de ses anciennes passions. Tout conflit idéologique serait désormais rendu impossible dans la patrie des droits de l'homme.
La France, gagnée par le conformisme, devenue moralisatrice et animée par une véritable passion sécuritaire, ne serait pas à l'abri d'une possible dérive totalitaire. Alain-Gérard Slama, universitaire et chroniqueur au Figaro, en appelle aux intellectuels accusés de démission face aux experts. Un essai vainement alarmiste ou franchement inquiétant ? Au lecteur d'en juger ! --Paul Klein

LA CROIX ET LE CROISSANT - LE CHRISTIANISME FACE A L'ISLAM de : "Antoine Moussali"
Editeur : Editions Paris - Comète

Quand les autruches prendront leur retraite de Alain Madelin, Jacques Bichot
Seuil (1 mai 2003) 299 pages
Depuis longtemps on savait. Mais on a pratiqué la politique de l'autruche. On a refusé de voir le péril financier et l'on a continué de distribuer de faux droits à la retraite qu'il sera difficile d'honorer le moment venu.
On a refusé de voir que le système n'est pas seulement en péril financier, mais qu'il est aussi profondément injuste, opaque, incompréhensible et rigide. Et qu'il faut donc le rendre plus équitable et plus lisible en même temps que plus robuste, plus adaptable, plus gouvernable.
Aujourd'hui enfin on relève la tête. Mais trop souvent hélas le débat porte sur des notions dépassées, comme le nombre d'années de cotisation, le taux plein, bric-à-brac dont nos voisins (Allemands, Italiens, Suédois) se sont débarrassés.
C'est pourquoi Alain Madelin et Jacques Bichot ont pris la plume, ensemble.
L'homme politique, auteur de Quand les autruches relèveront la tête, parce que cette fois il est vital de regarder la réalité en face. L'économiste, après Quelles retraites en l'an 2000 ?et Retraites en péril, parce que nous sommes maintenant au pied du mur.
Ils proposent les dix critères qui permettent de tester la qualité d'une réforme. Les dix clés aussi d'une vraie refondation de nos régimes de retraites qu'il faudra bien engager tôt ou tard !

Ecologie et liberté, 1re édition. Une autres approche de l'environnement
de G. Millière, M. Falque

Comment guérir du complexe de gauche de Thierry Wolton
Éditeur : Plon - Omnibus (7 mai 2003)
La démocratie française peut-elle devenir enfin adulte ? Un réquisitoire sans concessions contre tous les clichés (de gauche comme de droite). Un remède contre le complexe qui empoisonne la vie politique depuis plus d’un siècle. Une nouvelle preuve du talent polémique de Thierry Wolton.
Nous avons tous un complexe de gauche. Il fait partie de notre patrimoine, il s'acquiert par l'éducation, il se répand dans les médias, il influence notre perception du passé, il agit sur notre compréhension du monde, il impose son magistère à l'ensemble de la vie politique. D'où vient ce complexe ? De la gauche elle-même qui a accaparé la plupart des valeurs positives pour s'identifier à la liberté, au progrès, aux droits de l'homme, à l'antifascisme, à l'anticolonialisme... Et nous avons fini par le croire. Pourtant, son histoire n'est pas sans tache, et la gauche n'a pas plus d'autorité que d'autres pour donner des leçons de morale à la planète. Il est temps de guérir de ce complexe. A
commencer par la gauche française qui doit profiter de sa cure d'opposition pour en finir avec ses mythes d'un autre siècle. A commencer aussi par la droite qui, revenue au pouvoir, ne doit plus avoir peur de ses idées comme de son ombre. Avec ce réquisitoire sans concession contre les clichés de gauche comme de droite, Thierry Wolton bouscule les idées reçues et donne des remèdes pour sortir de ce complexe de gauche qui pèse sur nos esprits.
Thierry Wolton est l'auteur de nombreux livres à succès, parmi lesquels Le KGB en France, Le Grand Recrutement, L'Histoire interdite.
L'auteur vu par l'éditeur
Sociologue, journaliste, écrivain, Thierry Wolton est l’auteur de nombreux essais et enquêtes, dont Le KGB en France, La France sous influence, L’Histoire interdite, Rouge-Brun : le monde du siècle, La Fin des nations (Plon)


"Bien entendu, c'est off" : Ce que les journalistes politiques ne vous racontent jamais de Daniel Carton
Albin Michel
Pendant plus de quinze ans, Daniel Carton était là où on ne l’attendait pas. A table avec un proche collaborateur de Rocard qui lui racontait comment celui-ci avait négocié directement avec Chirac une place de ministre des Affaires étrangères. En vain : Jospin avait peu apprécié. Dans les congrès du RPR ou de l’UDF où il apprenait comment Léotard se préparait à torpiller la candidature présidentielle de Barre qu’il soutenait pourtant en public. A bord de l’avion de Claude Allègre, alors ministre de l’Education, qui lui expliquait pourquoi Jack Lang ne pourrait jamais être nommé ministre. Dans le bureau d’un conseiller de Michel Noir qui lui dévoilait le système de corruption mis en place par l’ancien maire de Lyon.
A chaque fois le journaliste essayait de faire son métier. Il écrivait un article. A partir de cet instant, un déluge de conseils provenant d’amis, de confrères ou de chefs s’abattait sur lui. " Ça ne se dit pas ". " Tu es vraiment sûr ? ". " C’était pas " off " votre conversation ? ". Car tout est là : tout - ou presque - ce qui mériterait d’être dévoilé aux lecteurs est " off the record ", expression américaine désignant à l’origine des confidences qui n’étaient pas destinées à être publiées, du moins pas tout de suite. Mais en France les médias ont fini par faire du " off " un usage de plus en plus large jusqu’à en pervertir l’idée même.
C’est tout cela que nous raconte l’auteur, cette cohabitation quotidienne amicale, quasi-incestueuse, qui a peu à peu transformé beaucoup de journalistes en relais complaisants, voire serviles du pouvoir.

Les Maîtres censeurs de Elisabeth Levy
Poche

Liberer le mamouth, nos enfants etouffent
Emmanuel Tranchant et Thierry Brac de la Perrière
Mallard
Les deux auteurs portent un regard sans illusion sur l’état du système éducatif français tel que nous l’ont transmis deux siècles de jacobinisme, un siècle de laïcisme militant et plus de trente ans d’esprit soixante-huitard. Aujourd’hui, ils posent le diagnostic d’une " incapacité congénitale à s’adapter à une post-modernité dominée par la liberté des échanges qui ne tolère pas la sclérose d’une centralisation décrite par Tocqueville comme "l’apoplexie au centre et la paralysie aux extrémités" ".
Ils dénoncent le monopole éducatif de l’Etat comme " un abus de pouvoir à forte teneur idéologique ".

Enfants sans foi ni loi
de C. Combaz
Editions du Rocher

Droit et Révolution, Harold J. Berman, Librairie l'Université.
Le droit n’est pas un ensemble de règles instituées. Pour le comprendre, il faut saisir les caractéristiques ontologiques de ce droit, il faut aussi être sensible au sentiment d’identité des peuples occidentaux. Il s’agit d’une tradition juridique occidentale qui ne subsiste et ne se développe que dans une lutte permanente, comme par exemple le combat de Thomas Becket contre Henri II.  Lorsque Berman s’inscrivit, en 1938, à la faculté d’Economie Politique de Londres, on lui conseilla vivement de s’instruire d’abord à fond du droit du XIIe siècle. Harold Berman considère la révolution papale de Grégoire VII comme l’origine de la tradition juridique et la réforme grégorienne comme un point culminant du mouvement réformateur clunisien. L’abbaye bénédictine de Cluny (fondée en 910) est décrite par Berman comme « la première association transnationale », car les monastères clunisiens « étaient tous régis par des prieurs sou la juridiction de l’abbé de Cluny ». Le livre de Berman est aussi une bonne illustration de l’ « ordre spontané » décrit par Hayek, qui est le meilleur processus pour engendrer des institutions de qualité. Dans ce processus la sélection des règles grâce à la diversité et à la concurrence joue un rôle décisif : une leçon pour nos « harmonisateurs européens ».


Ignare Academy : Les Naufrages de l'enseignement de Claire Laux, Isabel Weiss
Nil Editions;
En effet, dans une école qui se veut avant tout utilitaire (sans parvenir d’ailleurs à atteindre le moins du monde ce médiocre but), il est clair que la littérature, l’histoire, la philosophie apparaissent comme un luxe dont on peut se passer.

C’est vrai, on ne peut défendre leur survie qu’au nom de principes qui ne sont pas les leurs, montrer sans cesse patte blanche à des valeurs qui ne leur sont pas opposées mais étrangères (l’égalité, la démocratie, l’intégration). Même si, ponctuellement bien-entendu, elles peuvent les appuyer, ce ne sera jamais que conjoncturel, ce n’est pas leur essence. Autrefois lieu où l’on apprenait le respect des grandes œuvres, l’école est maintenant l’agora où l’on bafoue leur gloire immarcescible.
À l’heure où l’on confond sans vergogne l’utile et l’essentiel, la liberté et la facilité, la littérature semble forcément inutile puisque non reproductible. Éternelle par essence, une œuvre occupe dans la culture un espace qu’aucune production journalistique ne pourrait occuper si elle venait à disparaître. Le statut de la littérature n’est pas négociable. Or justement, c’est cela que les différentes réformes ne cessent de négocier : on discute le bout de gras pour savoir quelle place, nécessairement de plus en plus modeste, doivent tenir les œuvres littéraires, éternelles et magistrales dans l’enseignement du français. Sans les lettres, sans évidemment la grammaire et l’orthographe aux oubliettes depuis belle lurette, ce dernier se voit attribuer une vocation de plus en plus modeste (comme d’ailleurs le volume horaire qui lui est imparti et les coefficients qui lui sont attribués) et indéfinie : aider probablement les jeunes générations à se sentir en phase avec leur époque, tout comme la philosophie qui devient de moins en moins philosophique, l’histoire ou la géographie amalgamées en un vague jeu de " connaissances " (ou illusion de connaissances) du monde.
Les réformes, loin de porter sur la forme ou sur les moyens, comme les apparences le laisseraient croire, des enseignements, en dénaturent le fond. Le choix n’est pas entre immobilisme et abandon. Réformer, c’est changer en améliorant, pas faire table rase. Seule une contestation radicale de ces réformes pourrait alors amorcer un changement de tendance : tant que les finalités de l’éducation ne seront pas clairement repensées, les racines de cette exceptionnelle dégradation resteront vivaces. Raymond Aron disait que " la Révolution comme la guerre risque de déchirer la pellicule de civilisation lentement formée au cours des siècles ". C’est exactement ce que font ces différentes réformes et l’évolution générale de l’éducation avec notre culture.


L'imposture verte, Pierre Kohler, Ed. Albin Michel.
Chapitre après chapitre, la mise à plat des principaux dossiers qui, depuis une vingtaine d’années, ont symbolisé le combat écologiste. L’auteur montre combien, souvent, nous avons été manipulés. L’exemple le plus frappant est sans doute celui de

Seveo et de la pollution à la dioxine. Alors que dans l’imaginaire collectif ce nom reste synonyme de catastrophe, il n’a en réalité provoqué aucun décès.
Autres démonstrations, tout aussi déroutantes, avec l’amiante, les pluies acides, la couche d’ozone, etc… Souvent, derrière les dénonciations « écologistes » se dissimulent en réalité des intérêts économiques ou politiques. Greenpeace, explique l’auteur, constitue l’exemple le plus manifeste de caractère parfois manipulatoire du combat écologiste.


La tyrannie des bien-pensants : Débat pour en finir, le nouveau livre dirigé par Jean Marc Chardon spécialiste de la pensée unique aux éditions Economica avec la participation des fondateurs de Conscience Politique
34 auteurs s'insurgent contre une nouvelle tyrannie : celle des bien pensants.
Le résumé.

Ignare Academy : Les Naufrages de l'enseignement de Claire Laux, Isabel Weiss Nil Editions;
En effet, dans une école qui se veut avant tout utilitaire (sans parvenir d’ailleurs à atteindre le moins du monde ce médiocre but), il est clair que la littérature, l’histoire, la philosophie apparaissent comme un luxe dont on peut se passer. C’est vrai, on ne peut défendre leur survie qu’au nom de principes qui ne sont pas les leurs, montrer sans cesse patte blanche à des valeurs qui ne leur sont pas opposées mais étrangères (l’égalité, la démocratie, l’intégration). Même si, ponctuellement bien-entendu, elles peuvent les appuyer, ce ne sera jamais que conjoncturel, ce n’est pas leur essence. Autrefois lieu où l’on apprenait le respect des grandes œuvres, l’école est maintenant l’agora où l’on bafoue leur gloire immarcescible.
À l’heure où l’on confond sans vergogne l’utile et l’essentiel, la liberté et la facilité, la littérature semble forcément inutile puisque non reproductible. Éternelle par essence, une œuvre occupe dans la culture un espace qu’aucune production journalistique ne pourrait occuper si elle venait à disparaître. Le statut de la littérature n’est pas négociable. Or justement, c’est cela que les différentes réformes ne cessent de négocier : on discute le bout de gras pour savoir quelle place, nécessairement de plus en plus modeste, doivent tenir les œuvres littéraires, éternelles et magistrales dans l’enseignement du français. Sans les lettres, sans évidemment la grammaire et l’orthographe aux oubliettes depuis belle lurette, ce dernier se voit attribuer une vocation de plus en plus modeste (comme d’ailleurs le volume horaire qui lui est imparti et les coefficients qui lui sont attribués) et indéfinie : aider probablement les jeunes générations à se sentir en phase avec leur époque, tout comme la philosophie qui devient de moins en moins philosophique, l’histoire ou la géographie amalgamées en un vague jeu de " connaissances " (ou illusion de connaissances) du monde.
Les réformes, loin de porter sur la forme ou sur les moyens, comme les apparences le laisseraient croire, des enseignements, en dénaturent le fond. Le choix n’est pas entre immobilisme et abandon. Réformer, c’est changer en améliorant, pas faire table rase. Seule une contestation radicale de ces réformes pourrait alors amorcer un changement de tendance : tant que les finalités de l’éducation ne seront pas clairement repensées, les racines de cette exceptionnelle dégradation resteront vivaces. Raymond Aron disait que " la Révolution comme la guerre risque de déchirer la pellicule de civilisation lentement formée au cours des siècles ". C’est exactement ce que font ces différentes réformes et l’évolution générale de l’éducation avec notre culture.

L'Ecole des ego : Contre les gourous du "pédagogiquement correct"
de Elisabeth Altschull
Albin Michel (Essais Doc.)
Avec sa verve habituelle, Christiane Olivier pousse un salutaire et vigoureux cri d’alarme sur la façon désastreuse dont les enfants sont élevés, ou plutôt mal élevés, aujourd’hui.
A force de leur éviter frustration et mécontentement, les parents en font des tyrans qui ne supportent plus la contrainte et réagissent plus face à la contrariété que par l’agressivité et la violence. Plus ils grandissent, plus cela s’aggrave. En passant en revue de nombreuses situations quotidiennes de la petite enfance à l’adolescence, elle souligne ainsi l’indispensable fermeté nécessaire avec les enfants petits. C’est entre deux et quatre ans explique-t-elle qu’ils acquièrent le respect de l’autorité, apprennent à accepter les contraintes et peuvent s’habituer à la discipline. Or c’est précisément à cet âge où on les trouve " si mignons " qu’on leur cède sur tout aujourd’hui. Avec ensuite les résultats que l’on connaît : des enfants épouvantables dit-elle.
" Plus jamais d’enfants aussi mal élevés ! ", tel pourrait être le slogan de Christiane Olivier qui s’adresse de façon volontairement extrêmement simple au public le plus large possible car ce combat est, dit-elle, d’utilité publique.

Peut-on être catholique et libéral ? de P. Simon
Pendant deux siècles, les hasards de l'histoire ont souvent placé le catholicisme et le libéralisme dans des camps opposés ou, au moins, leur ont assigné des rôles différents dans le grand mouvement des idées qui agite le monde. Il en est résulté une certaine méfiance réciproque qui a fait perdre de vue l'essentiel. Que les catholiques ne comprennent pas le libéralisme et le dénaturent m'a toujours paru injuste et me semble relever du préjugé. Ce livre est un plaidoyer qui a pour objet de lever l'équivoque et de répondre par l'affirmative à la question qu'il pose. Mais cette réponse que j'ai tenu à déclarer liminairement pour que tout soit clair n'est pas formulée a priori. Elle est, au contraire, le résultat d'une recherche rationnelle et méthodique, comme d'une expérience pratique. Les deux convictions examinées dans ce livre ont des convergences et des divergences, mais les divergences ne sont qu'apparentes : le libéralisme n'est pas muet sur les valeurs et le catholicisme n'est pas opposé à la séparation des pouvoirs séculier et religieux. Surtout les convergences sont tellement plus fortes qu'on peut discerner facilement leur compatibilité et leurs points d'accord. Beaucoup de choses, en effet, les rapprochent : catholicisme et libéralisme de même origine philosophique et intellectuelle, sont optimistes, ont foi en l'homme et respectent la personne individuelle. Ils sont également universels et réalistes ; ils ne sont pas totalitaires et les critiques qu'ils s'adressent l'un à l'autre sont des sortes d'autocritiques qui ne résistent pas à l'analyse ; enfin, depuis les dernières encycliques, la réconciliation a été scellée. Et puis, il y a cette grande idée de la création continuée et de l'évolution du monde, comme des hommes, qui traverse les deux philosophies et les font "resplendir de vérité". J'espère profiter de l'éclat de cette lumière pour ouvrir des yeux jusque-là fermés.


Violence : La Démocratie en danger
* de Florent Montillot, Claude Pernès
L'insécurité est devenue la préoccupation numéro 1 des Français. Pour la première fois en 2001, 4 000 000 de crimes et délits ont été officiellement recensés. Jour après jour, la montée de la délinquance et les flambées de violence déstabilisent notre pays, menacent notre démocratie, sapent les fondements de la République.
Au sentiment d'insécurité s'ajoute le sentiment d'impunité. Un mot, un regard, et c'est la violence gratuite qui se déchaîne. Un fait divers qui tourne mal et ce sont les voitures et les commissariats qui brûlent. Personne n'est épargné.
Grâce à une longue pratique du terrain, les auteurs révèlent les histoires cachées, dévoilent les chiffres qui dérangent. Ils instruisent un procès sans concession contre le laxisme des pouvoirs publics, la perte d'autorité de certains parents, l'échec de l'Éducation Nationale, la permissivité de notre société, les ravages de la drogue, la faillite de la politique de la ville.
Si la situation est grave, la bataille n'est pas perdue. Avec leurs 30 mesures pour lutter contre l'insécurité, les auteurs proposent à nos dirigeants des solutions de bon sens déjà expérimentées en France et à l'étranger.


L'Empire de la morale ** de Christophe Donner
326 pages Grasset (Libel. Pas Inst)
Si le "bien écrit" est une notion floue et éminemment partiale, le "bien lisible" l’est moins. Christophe Donner a ce talent. L’auteur de L’empire de la morale brille par sa prose limpide, coulante comme l’eau de source et vivifiante d’à-propos. Bien sûr, elle fera grincer des dents, on ne s’attaque pas ainsi au marxisme et à la psychanalyse sans risquer de retour de bâton. Les petits valets des dogmes sont nombreux et Donner, avec sa vie de petit garçon plein des bleus à l’âme, fera sûrement l’objet de quelques campagnes de dénégation virulente. On lui reprochera sûrement son statut, comme on l’a fait à Viviane Forrester, le genre littéraire employé, celui du roman, et cette fabuleuse capacité à mêler théorie et fiction.
Pourtant, dans cette histoire d’enfant trop malin interné pour une hallucination qui lui interdit tout contact physique, on trouve la marque d’un écrivain majeur. Si le cri poussé, "mes parents n’ont été pour moi que des pièges", est classique, les parents en question ne le sont pas : la mère, analyste inféodée à la cause freudienne comme à une église, passe tout au travers de ses relectures plus ou moins hasardeuses de livres plus ou moins lus. Le père régurgite les leçons de l’école du parti et de ses errances léninistes. Ces deux idéologies-là ont bien failli le tuer, par les mécanismes de violence et d’accusation qu’elles engendrent, quand elles sont en de mauvaises mains. Le quadra a survécu à cette éducation, et dans cette perle d’autofiction, il nous livre sa recette.

Les voix de la liberté : Les écrivains engagés au XIXe siècle de Michel Winock
676 pages (12 janvier 2001) Seuil (Essai politique)
De 1815 à 1885 -à savoir des Cent jours à la mort de Victor Hugo- la France voit se succéder six régimes non seulement antinomiques mais eux-mêmes traversés de mouvements alternatifs. Dans cet imbroglio la France trouve son unité grace à l'attitude de ses " intellectuels ". Car rarement siècle aura vu si peu d'écrivains enfermés dans leur tour d'ivoire. Ces gens tissent étroitement politique et littérature, ils bataillent sur tous les fronts, acharnés à instaurer, maintenir ou rétablir la liberté d'expression, notamment la liberté de la presse. Ils payent de leur personne, de leurs deniers, créent des journaux, des revues, s'engagent dans leurs articles, dans leurs oeuvres même ; affrontent parfois la prison ou l'exil. Beaucoup se font députés, sénateurs, ministres, alors même qu'ils ont une oeuvre immense à écrire. Rien n'est moins éthéré que ces gens-là. Ils sont à l'époque aussi connus pour leurs discours, leurs prises de position, que pour leurs ouvrages qui sont souvent une autre manière de " militer ". En 40 chapitres (qui sont autant de monographies littéraires croisées), Michel Winock nous restitue la voix de ceux dont nous ne