France in Crisis: Welfare, Inequality and Globalization since 1980
de Timothy B. Smith
Éditeur : Cambridge University Press (novembre 2004)
Le règne de
Narcisse : Les enjeux du déni de la différence sexuelle de Tony
Anatrella
Éditeur : Presses de la Renaissance (6 octobre 2005)
ISBN : 2750901758
La montée actuelle des revendications homosexuelles - droit au mariage,
à l'adoption... - soulève de nombreuses questions sur le sens du couple
et de la famille, sur la psychologie de l'enfant...
Pour Tony Anatrella, vouloir faire de chaque " orientation sexuelle " un
modèle social parmi d'autres est une idéologie dangereuse pour l'intérêt
général.
La mentalité narcissique qui caractérise notre société défend l'idée que
chacun devrait disposer des mêmes droits, indépendamment de sa
situation. Ce déni de la différence sexuelle et du sens de la
procréation laisse entendre que le désir de " posséder " un enfant est
suffisant pour être " parent " au singulier et sans sexe, au lieu de
l'être au pluriel et dans l'altérité sexuelle. Mais comment une "
tendance pulsionnelle " peut-elle être légalisée jusqu'à devenir une
institution ? Quelle est l'idéologie sous-jacente à une vision aussi
fragmentée de la sexualité humaine ?
Pour l'auteur, l'homosexualité ne doit pas devenir un instrument de
censure, et sa défense instituer un délit d'opinion et une juridiction
d'exception,
Un livre éclairant pour tous ceux - parents, éducateurs, enseignants,
médecins ou élus - qui s'interrogent sur ce délicat sujet.
Le Choc de 2006 de Michel Godet Ed. Odile Jacob -
La France recule. Partout, sur tous les fronts. Inutile d’accuser la
mondialisation, la construction européenne, les mutations
technologiques. Le grand tournant démographique de 2006, marqué par
l’explosion du système des retraites, révélera le gaspillage des
décennies de pilotage à vue. Car là où il n’y a plus d’hommes, y a-t-il
encore un avenir ? Tel est le cri d’alarme que lance Michel Godet dans
une vision prospective sans précédent. Refusant le faux dilemme de
l’Etat et du Marché, bousculant les mythes et les blocages ( sur la PAC
comme les OGM, le SMIC comme les 35 heures, l’insécurité comme la
nouvelle économie), brisant les tabous sur les chiffres et les
statistiques, il prend le facteur humain, et donc la famille, comme fil
d’Ariane dans ce voyage au cœur du mal français. Echanges
internationaux, flux migratoires, environnement, décentralisation,
éducation : comment assurer un développement durable au sein d’une
authentique démocratie participative ? Ce réquisitoire iconoclaste, aux
formules enlevées, est avant tout un message volontariste de lucidité et
d’espoir.
La Face cachée du Monde : Du contre-pouvoir aux abus de pouvoir de
Pierre Péan, Philippe Cohen -
Le monde change; Le Monde aussi, mais pas forcément dans le bon sens. Le
quotidien fondé par Hubert Beuve-Méry a été la victime d'un
détournement. Après avoir conquis la direction du Monde en 1994 et
s'être affranchi de tout contrôle réel sur la gestion de l'entreprise,
Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc ont installé le nouveau
Monde au coeur des réseaux de pouvoir français. Du soutien à Balladur
lors de la campagne électorale pour la présidentielle de 1995 à "la
chasse au Messier ", en passant par un appui aux nationalistes corses
dans le cadre du Processus de Matignon et par les campagnes contre les "
nouveaux réactionnaires ", la direction peut à loisir honorer ou
discréditer hommes politiques, patrons et intellectuels, selon leurs
intérêts propres et leurs choix partisans. Usant de son pouvoir
d'intimidation, Le Monde a insidieusement glissé de son rôle de
contrepouvoir vers l'abus de pouvoir permanent... C'est l'histoire de
cette dérive que racontent les deux auteurs après deux années d'enquête.
Le danger est devenu d'autant plus grand pour la démocratie que Le Monde
bénéficie encore de l'aura de son passé et qu'il demeure un média
influent, voire dominant, dont les télévisions et radios s'inspirent
tous les jours, même s'il est davantage craint que respecté. Bref, il
fallait " investiguer sur l'investigateur ". Pierre Péan est
enquêteur-écrivain. Philippe Cohen est journaliste et responsable du
service Économie de Marianne. nouveauté
La Censure des bien-pensants - Liberté d'expression : L'Exception
française de Robert Menard, Emmanuelle Duverger Ed. Albin Michel -
Au nom de la morale, des droits de l'homme ou des bons sentiments, les
bien-pensants ont inscrit dans la loi l'interdiction des propos
racistes, antisémites ou négationnistes. Invoquant le respect de la vie
privée, la défense des bonnes moeurs ou la protection des secrets
d'État, ils ne tolèrent pas davantage que certaines informations soient
dévoilées. Au point qu'il devient légitime de s'interroger : est-il
encore permis, en France, de penser et de débattre librement ?
Criminaliser certaines opinions, fussent-elles abjectes ou aberrantes,
n'est pas acceptable dans une démocratie. Tout doit pouvoir être
discuté. Les Français sont adultes. Il faut en finir avec cette
caporalisation de la pensée, cette " exception française ", l'autre nom
de la censure, dans le domaine de la liberté d'expression pour qu'en
France nous n'ayons plus seulement le droit de nous taire. Postulat de
base, pourrait-on croire, et droit imprescriptible figurant dans notre
Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen depuis la
Révolution française, la liberté de pensée, de parole et d'opinion reste
et doit rester un droit fondamental et sacré. Emmanuelle Duverger,
juriste, et Robert Mesnard, fondateur de Reporters sans frontières, ont
associé leur plume et leur pensée dans cet essai pour montrer que, de
façon insidieuse, c'est de la démocratie même que vient maintenant la
privation des libertés. "Il n'est pas acceptable dans une démocratie de
criminaliser certaines opinions quelles qu'elles soient" soulignent les
auteurs. nouveauté
"Bien entendu, c'est off" : Ce que les journalistes politiques ne vous
racontent jamais de Daniel Carton
Pendant plus de quinze ans, Daniel Carton était là où on ne l’attendait
pas. A table avec un proche collaborateur de Rocard qui lui racontait
comment celui-ci avait négocié directement avec Chirac une place de
ministre des Affaires étrangères. En vain : Jospin avait peu apprécié.
Dans les congrès du RPR ou de l’UDF où il apprenait comment Léotard se
préparait à torpiller la candidature présidentielle de Barre qu’il
soutenait pourtant en public. A bord de l’avion de Claude Allègre, alors
ministre de l’Education, qui lui expliquait pourquoi Jack Lang ne
pourrait jamais être nommé ministre. Dans le bureau d’un conseiller de
Michel Noir qui lui dévoilait le système de corruption mis en place par
l’ancien maire de Lyon. A chaque fois le journaliste essayait de faire
son métier. Il écrivait un article. A partir de cet instant, un déluge
de conseils provenant d’amis, de confrères ou de chefs s’abattait sur
lui. " Ça ne se dit pas ". " Tu es vraiment sûr ? ". " C’était pas " off
" votre conversation ? ". Car tout est là : tout - ou presque - ce qui
mériterait d’être dévoilé aux lecteurs est " off the record ",
expression américaine désignant à l’origine des confidences qui
n’étaient pas destinées à être publiées, du moins pas tout de suite.
Mais en France les médias ont fini par faire du " off " un usage de plus
en plus large jusqu’à en pervertir l’idée même. C’est tout cela que nous
raconte l’auteur, cette cohabitation quotidienne amicale,
quasi-incestueuse, qui a peu à peu transformé beaucoup de journalistes
en relais complaisants, voire serviles du pouvoir. nouveauté
Silence, on tue : Crimes et Mensonges à. L'Elysée...
par Pascal Krop, Ed. Flammarion, 2001
Vers une société sans état par David Friedman (le
fils du célèbre prix Nobel). Collection - "Une société fondée uniquement
sur les échanges volontaires entre individus, et donc débarassée de la
violence étatique, serait-elle juste pour tous ? Et si oui comment
pourrait-elle fonctionner ?"
Avertissement aux
malades, aux médecins et aux élus de Bernard Debré, Philippe Even
Éditeur : Le Cherche-midi éditeur (21 novembre 2002)
Notre système de santé, jugé l'un des premiers au
monde, recueille l'adhésion des Français. L'implosion les menace pourtant : les
mouvements récents d'infirmières et de médecins en sont révélateurs. L'ouvrage
raconte malades, médecins et infirmières, pointe les dysfonctionnements et les gisements
d'économie et montre que tout peut être sauvé. Un Etat garant et non gérant, davantage
de place pour les acteurs de santé, pour une médecine plus proche des patients, telles
sont les propositions de ce livre : un ministère de la Santé fort ; des Caisses
d'assurance maladie - séparées des caisses de retraite et d'allocations familiales -
élargies aux professionnels de santé et gérées à l'échelon régional ; des hôpitaux
publics responsables et autonomes (participation des soignants à leur direction)
financés sur les mêmes bases que les hôpitaux privés, en fonction des pathologies. Il
faudra réviser la carte hospitalière ("trop d'hôpitaux, pas assez de
soignants"). Il faudra fermer, fusionner ou reconvertir, alléger les administrations
tentaculaires ; accentuer l'effort de prévention ; établir un dialogue confiant avec
l'industrie pharmaceutique ; défendre une médecine clinique sobre et à l'échelle
humaine ; mieux former médecins et professionnels de santé, apprendre à mieux, donc à
moins prescrire, promouvoir la recherche, source des progrès futurs.
Le grand réveil des mafias de Xavier Raufer
Éditeur : JC Lattès (17 septembre 2003)
Nul ne sait encore qui perdra la "guerre à la terreur" post 11/09/01. Mais on
commence à comprendre qui l'a gagnée : les mafias. Une réalité d'autant moins
perceptible que la presse ne démord pas de l'idée reçue que la "mafia est
mourante, la mafia agonise". L'objet de ce livre est de montrer que, tout au
contraire, les grandes sociétés criminelles ont gagné du terrain et marqué des points
durant la parenthèse historique 1989-2001 (de la chute du Mur de Berlin à celle des Twin
Towers) et plus encore depuis. Du même auteur : La guerre ne fait que commencer (avec
Alain Bauer).
Cannabis
: Scandaleuses complaisances de Bernard Plasait
Éditeur : Francois-Xavier De Guibert (9 septembre 2004)
Paradoxe, alors que les Français sont massivement hostiles à tout laxisme vis-à-vis des
drogues, un puissant lobby anti-prohibition a réussi à banaliser l'usage du cannabis,
notamment chez les adolescents. Paradoxe encore, c'est au moment même où le gouvernement
s'attaque avec vigueur au fléau légal que constitue le tabac, que ce lobby réclame la
dépénalisation voire la légalisation du cannabis. Or, tous la communauté scientifique
est d'accord : le cannabis est un produit dangereux. Ce livre nous met en garde et nous
explique ce qui est en train de réellement se produire dans la jeunesse de nos pays
occidentaux.
L'homme
libéré de Joseph Macé-Scaron
Éditeur : Plon (4 novembre 2004)
Qui suis-je ? Qui sommes-nous ? L'exigence d'être soi sonne, aujourd'hui, comme un
impératif. Et pourtant tout conspire à nous détourner de nous-même. Le moindre
commencement de réponse à ces interrogations conduit sur un terrain miné par nos
piètres penseurs.
Jamais époque n'a fait usage aussi fréquent de la notion d'individu. Jamais pourtant
l'emploi du terme n'en a été aussi contradictoire, se plaisant dans l'équivoque,
entretenant malentendus et dérives. L'épuisement des modèles politiques, la chute
proclamée des idéologies, loin de nous libérer, a ouvert la voie à de nouvelles
servitudes et à des formes inédites de pensées iniques. Il est temps d'oser penser par
soi-même et de courir le risque de la liberté. L'Homme libéré dont il est question
ici, est contemporain de Montaigne et de Socrate, de Gombrowicz et de Suarès, de Stirner
et de Stendhal. C'est l'homme pluriel, l'homme rendu à sa singularité et à sa
souveraineté, c'est-à-dire au fardeau et à la grâce d'être humain.

Le
modèle suédois : Santé, services publics, environnement : ce qui attend les Français
de Magnus Falkehed
Éditeur : Payot (4 février 2005)
Les réformes menées par la Suède durant la dernière décennie sont, à quelques
détails près, celles qu'on voudrait aujourd'hui nous faire adopter en France. Nombre de
fonctionnaires en chute libre ; système de santé reposant sur la prévention et la
maîtrise des coûts ; doctrine du " zéro mort " en matière de sécurité
routière ; bureaux de poste transférés dans des supérettes et des stations-service ;
télécommunications, électricité et transports publics totalement libéralisés...
Parce que demain la société française risque en partie de vivre " à la suédoise
", le moment n'est-il pas venu d'y regarder de plus près ?
Il
n'y a plus d'hôpital au numéro que vous avez demandé
de Pomme Jouffroy
Éditeur : Plon (mai 2002)
J'accomplissais mon travail de chirurgien comme chacun d'entre nous dans ce métier.
Opérer. Consulter. Faire la visite. Enseigner. Assurer les urgences. Les gardes le
week-end. Plus une vie de famille avec trois enfants. Les journées n'avaient pas assez de
24 heures et les semaines bien plus de 35 mais tout allait pour le mieux dans le meilleur
des mondes, et je n'avais à me plaindre de rien. Coup de tonnerre. En novembre 2000,
l'Agence régionale d'hospitalisation, qui a décidé de la mort de notre hôpital, prend
des mesures pour fermer le service de néonatalogie et les quatre services de chirurgie.
Aucune concertation, aucune discussion. Les décisions arbitraires tombent contre toute
logique. L'agence a été créée par les ordonnances Juppé pour être toute-puissante.
Son directeur a rang de préfet et la seule autorité qu'il ait au-dessus de lui, c'est le
ministre de la Santé. Ce livre est le récit d'une bataille menée par tout le personnel
d'un hôpital et son administration. Mais cette histoire n'aurait pas d'intérêt si elle
n'était représentative du grand désarroi des professions de santé aujourd'hui.
Au-delà du combat de l'hôpital Saint-Michel, c'est la qualité des soins qu'il faut
défendre. La seule médecine qui soit économique, c'est la médecine bien faite.

Le Mariage Gay : Les Enjeux d'une revendication de Thibaud Collin
Français Éditeur : Editions Eyrolles (17 mars 2005)
Collection : Ed. Organisation
Format : Broché - 155 pages
Pour que le débat ait lieu sur la question du mariage gay, il est nécessaire de bien
comprendre le discours de ceux qui le revendiquent. Demandent-ils seulement l'"
égalité des droits " ? Sur quoi fondent-ils cette revendication ? Que veulent-ils
vraiment ? Dans cet essai, Thibaud Collin se propose de décrypter le discours des
partisans du mariage gay. Il s'en tient à leurs écrits, qu'il dévoile et analyse, afin
de permettre l'émergence d'un vrai débat.
Lettre
ouverte aux technocrates qui prennent l'hôpital pour une usine de Professeur
Jean-Paul Escande
Éditeur : Albin Michel (1 janvier 2000)

Le défi de l'immigration : La vérité - Les solutions
de Maxime Tandonnet
Éditeur : Francois-Xavier De Guibert (25 novembre 2004)
Les statistiques officielles, les instructions administratives, les
références légales, les conséquences : tout pour comprendre de manière
pragmatique et dépassionnée les phénomènes migratoires en France.
L'auteur, expert en la matière, se met au service du lecteur pour une
mise en lumière et en perspective d'un sujet qui entraine tant de
conséquences économiques, culturelles, sociales, mais aussi politique.
Déportée en Sibérie : Prisonnière
de Staline et d'Hitler de
Margarete Buber-Neumann, Anise Postel-Vinay (Traduction)
Éditeur : Seuil (17 mars 2004)
En 1926, à 25 ans, Margarete Buber-Neumann entre au parti communiste
allemand. Après avoir fui le nazisme avec son compagnon Heinz Neumann,
l'un des leaders du Parti, le couple se retrouve à Moscou. Mais, en
1937, Heinz est arrêté et Margarete, jugée à son tour " déviationniste
", est condamnée à cinq ans de travail forcé dans un " camp
d'amélioration " en Sibérie. Un " geste d'amitié " de Staline à Hitler,
en 1940, lui vaut d'être livrée à la Gestapo, et internée au camp de
concentration pour femmes de Ravensbrück. Après la guerre, le témoignage
de Margarete Buber-Neumann au procès Kravchenko devait faire sensation.
C'était la première fois qu'un témoin digne de foi venait attester
l'existence des camps de déportés politiques en Sibérie.
Hitler : Essai sur le charisme en politique
de Ian Kershaw
Langue : Français Éditeur : Gallimard (11 octobre 2001)
Événement majeur de notre siècle, le nazisme demeure également une
énigme majeure posée aux historiens. Entre l'omnipotence diabolique de
Hitler et la description de son pouvoir comme celui d'un « dictateur
faible » face à un appareil d'État tout-puissant, Ian Kershaw risque une
vision nouvelle. Ce qui devient objet d'histoire, ce n'est plus Hitler,
mais sa position exceptionnelle qui excédait la mesure d'un individu
sans qualité, tribun de brasserie, déclassé social, artiste raté. Hitler
exerçait une autorité charismatique, fondée sur la perception, toujours
renouvelée, par la masse de qualités, d'une mission, d'un héroïsme
supposés du chef. Le charisme permet enfin de tenir ensemble tous les
traits que les interprétations précédentes avaient jusqu'alors
séparément soulignés: le pouvoir de Hitler résultait de la
collaboration, de la tolérance, des faux espoirs ou de la faiblesse de
tous ceux qui, en Allemagne, occupaient une position de pouvoir ou
d'influence tous reportèrent leurs attentes ou leurs ressentiments dans
la personne du dictateur. Il devint l'emblème de l'activisme, la source
de l'autorité légitime, l'instance de confirmation ou de sanction des
faits et gestes de quiconque agissait selon les intentions qu'il prêtait
au Führer. De cela résultait une combinaison sans précédent
d'instabilité institutionnelle et de dynamisme hors du commun, qui,
incapable de stabilisation dans des formes légales, finit dans
l'autodestruction.
Lénine de Hélène Carrère d'Encausse
Éditeur : Fayard (2 septembre 1998)
"De toutes les hypothèses que l'on pouvait échafauder avant avril 1917,
le succès des bolcheviks était la moins plausible."L'impression la plus
nette que l'on retire de cette remarquable biographie signée par
l'académicienne spécialiste des pays de l'ex-URSS, c'est bien le
caractère très contingent de la prise du pouvoir par Lénine. A la tête
d'une faction minoritaire, ce "révolutionnaire de métier" a imposé une
version assez biaisée du marxisme : méfiance à l'égard du " spontanéisme
" prolétarien, primauté absolue du politique et du parti. Sans
expérience de gouvernement, il " se transforme en gestionnaire d'un Etat
où tout doit être créé ", et institue en à peine quatre ans un système
qui lui survivra un demi-siècle. Ce " mystère Lénine ", qui inspire à
l'auteur le même sentiment de répulsion admirative que semblent avoir
éprouvé ses proches, donne au livre son ton et son élan.
L e communisme, une passion française
de Marc Lazar
Éditeur : Librairie Académique Perrin (13 octobre 2005)
Au moment où mondialisation, antilibéralisme, crise européenne et
chômage élevé exhument la lutte des classes, Marc Lazar en décortique
les ressorts, via le communisme. Déconsidéré comme expérience historique
du pouvoir, dénué de crédibilité comme projet, le communisme jouit d'une
étonnante bienveillance d'ordre moral. Ses partis sont groupusculaires,
mais l'affiche séduit encore. Le passé communiste borne l'horizon de
notre présent, car il exprime à la fois la passion soviétique, la
passion totalitaire, la passion de la nation, la passion du social et la
passion du bonheur. C'est l'histoire de cette curieuse passion tricolore
que brosse, pour la première fois, Marc Lazar.
Le Commissaire disparaît : La falsification des photographies et des
oeuvres d'art dans la Russie de Staline de David King, Stephen Cohen
(Préface), Pascale Haas (Traduction)
Éditeur : Calmann-Lévy (5 octobre 2005)
Le Commissaire disparaît n'est rien moins que l'histoire de l'Union
soviétique racontée à travers ses images falsifiées. Ce livre pose un
regard glaçant sur la manière dont un homme, Joseph Staline, manipula
l'opinion, par le photomontage dans le but d'exalter le culte de sa
propre personnalité tout en effaçant la mémoire de ses victimes. En
effet, sur ordre de Staline, des laborantins du Parti supprimèrent à
l'aérographe l'image de ses rivaux réels ou supposés dans les portraits
de groupe au fur et à mesure des purges qui les frappaient, trafiquèrent
des scènes de foules et rapprochèrent photographiquement le " Petit Père
des peuples " du grand Lénine pour lui conférer une légitimité factice.
Au cours des trente dernières années, David King, historien la
photographie, a rassemblé la plus importante collection au monde de
photos, d'affiches et de tableaux retouchés sous l'ère soviétique. Sa
collection rassemble plus de vingt-cinq mille images, dont les plus
éloquentes ont été réunies dans le présent ouvrage. Dans certains cas,
quand le rythme des liquidations dépassait les capacités de la machine à
falsifier, les visages de ses victimes étaient sauvagement noircis à
l'encre dans les documents officiels du Parti, les survivants craignant
qu'on leur reproche de ne pas les avoir censurés eux-mêmes. Dans chaque
cas, la juxtaposition de l'original et de l'image altérée livre un
aperçu terrifiant - et parfois d'un comique tragique - d'un régime régi
par la paranoïa et le mensonge institutionnalisé, et dévorant,
physiquement et symboliquement, ses meilleurs serviteurs.
L'Hôpital en danger de Véronique Vasseur, Emmanuel Hirsch (Préface)
Éditeur : Flammarion (3 octobre 2005)
Il y a cinq ans, Véronique Vasseur a défrayé la chronique en publiant
Médecin-chef à la prison de la Santé, une description sans concession de
la vie quotidienne dans cet établissement pénitentiaire. Un ouvrage choc
qui a suscité des polémiques et marqué les esprits. Aujourd'hui, cette
femme de tempérament ouvre un nouveau débat de société; le délabrement
du système hospitalier et les réformes à lui apporter. Parce que ce
médecin indépendant d'esprit n'aime rien cacher, son journal d'hôpital
ne va pas plaire. Conditions de travail difficiles, manque de moyens et
de personnel, cabales internes, lenteurs malheureuses, gabegie, mais
aussi dévouement extrême de certains médecins, internes et infirmières,
rapports délicats avec la souffrance des patients, accompagnement des
mourants comme des familles éplorées... tous les aspects du quotidien du
monde hospitalier sont, ici, racontés sans fard. A la fois terrible et
angoissante, émouvante et vraie, enflammée et humaine, cette plongée
dans un univers méconnu terrifie autant qu'elle fascine, inquiète autant
qu'elle émeut. Un témoignage bouleversant, direct, dont personne ne sort
indemne parce qu'il pousse chacun à s'interroger sur son rapport à la
santé, à la maladie, à la vieillesse et à la mort.
La société parano : Théories du complot, menaces et incertitudes de
Véronique Campion-Vincent
Éditeur : Payot (7 octobre 2005)
" Rien n'arrive par hasard ", " Tout est lié ", " Les choses ne sont pas
ce qu'elles semblent être " : nous voyons partout des complots - en
particulier des " mégacomplots ", dont les ambitions seraient
planétaires. Ce phénomène est massif, varié, et touche à peu près tous
les secteurs de la société, augmentant la confusion et l'incertitude qui
caractérisent notre époque.
Comment s'y retrouver ? Comment distinguer un vrai complot d'un complot
fantasmé ? Que disent ceux qui y croient - les " théoriciens du complot
" - et qu'en pensent les spécialistes ? Si l'heure est au soupçon
généralisé, avons-nous de bonnes raisons d'être paranos ? Réponse dans
ce livre, premier décryptage de l'une des grandes tendances de la
société contemporaine.
God save la France
de Stephen Clarke, Léon Mercadet (Traduction)
Éditeur : Nil (21 avril 2005)
Les tribulations d'un jeune anglais au pays de la lingerie féminine, des
suppositoires et des grèves - surprises... Nom : Paul West. Age : 27
ans. Costume : Paul Smith. Langue française : niveau très moyen.
Fonction : jeune cadre dynamique promis à un grand avenir. Occupation :
déjouer les pièges potentiellement désastreux du quotidien français.
Ambition : qu'un jour un garçon de café vienne le servir quand il le
hèle. Hobby : lingerie féminine. Signe particulier : Paul West serait le
fruit d'un croisement génétique entre Hugh Grant et David Beckam.
Histoire d'un succès : Stephen Clarke, journaliste installé en France
depuis dix ans, écrit un petit " guide de survie " à l'usage de ses
compatriotes en exil. Il imprime l'ouvrage à deux cents exemplaires, le
met en vente sur son site Internet et le livre lui-même à domicile. Le
bouche à oreille faisant son œuvre, le texte est remarqué par quelques
libraires et journalistes, et s'écoule à plusieurs milliers
d'exemplaires à Paris avant qu'un éditeur anglais en acquière les
droits. Le livre devient un best-seller au Royaume-Uni. Il doit
aujourd'hui paraître dans seize pays. Stephen Clarke travaille à la
suite des aventures de Paul West.
Intégrisme Guerre incivile : Sarkozy vs Villepin, sur la ligne de front
de Max-Henri Boulois
Français Éditeur : Acteurs de la Société (1 mai 2005)
" Selon la Direction Centrale des Renseignements Généraux, des centaines
de quartiers sensibles présentent en France des signes inquiétants de
repli communautaire aggravé. Cette dérive associe références à un islam
radicalisé, souvent inculqué par des prédicateurs extrémistes,
antisémitisme exacerbé et racisme anti-français. " Le Monde (06 07 04).
Un constat qui ne surprendra pas ceux des Français qui sont confrontés
au quotidien à cette situation explosive. Ont-ils d'autre alternative
que le vote extrémiste ou les milices d'autodéfense ? Est-il trop tard
pour désamorcer ces véritables bombes à retardement ? Max-Henri Boulois
a été le témoin de trop de conflits et de deuils pour ne pas s'inquiéter
du tableau. L'auteur de Tous pourris... tous dopés plonge dans la
poudrière et son enquête n'est pas rassurante. Tous les acteurs de la
société soulignent l'autisme des gouvernants en général et l'échec des
politiques successives de la ville en particulier. Mais depuis trois
ans, deux hommes, habités par la même foi d'un destin national, se sont
saisis du dossier. Zorro contre Don Quichotte ? Max-Henri Boulois les
connaît bien. Nicolas Sarkozy, effets d'annonce ou pas, dans l'esprit de
l'un de ses modèles qui voulait " terroriser les terroristes ", a rendu
leur fierté aux forces de police et mis les musulmans, radicaux et
modérés, à la table commune d'un " Islam de France ". Dominique de
Villepin, l'homme de " la dissolution " et du veto aux Américains, le
marque à la culotte. Il s'est reconverti avec succès dans la sécurité
intérieure et le financement du culte musulman. 2007 est au coin de la
rue, la bataille fait rage, puisse leur compétition contribuer à la paix
civile. Si toutefois il n'est pas trop tard !
Frères musulmans : Dans l'ombre d'Al Qaeda
de Emmanuel Razavi,
Alexandre Del Valle (Préface)
Éditeur : Jean Cyrille Godefroy (10 février 2005)
Depuis le 11 septembre 2001, le terrorisme islamiste est associé au nom
d'Al Qaeda. Mais dans l'ombre d'Oussama Ben Laden, il existe une
puissante confrérie secrète. Composée de théoriciens de l'Islamisme,
elle manipule les plus intégristes et tente de séduire les moins
crédules. Son nom : l'organisation des Frères Musulmans. Créée en 1928
par l'égyptien Hassan Al Banna, sa doctrine révèle à elle seule le
projet de ses disciples : "Dieu est notre but, le prophète notre chef,
le Coran notre constitution, le jihad notre voie, le martyre notre plus
grande espérance". Ces derniers considèrent en effet qu'il ne peut y
avoir d'organisation étatique sans que celle-ci repose juridiquement et
politiquement sur l'Islam. Tout en formant les activistes de leur
mouvement au Moyen-Orient et en Asie Centrale, les Frères Musulmans
diffusent parallèlement, en Europe, un discours faussement rassurant sur
leur vision réformatrice d'un Islam à l'occidentale. Pourtant, de Kaboul
à Hambourg, de Riad à Londres et du Caire à Paris, leur organisation
n'est jamais loin des kamikazes et des preneurs d'otages.
Les banlieues de l'Islam de Gilles Kepel
Éditeur : Seuil (3 janvier 1991)
Avec près de 3 000 000 de musulmans, plus de 1000 mosquées et lieux de
prières, quelque 600 associations confessionnelles, l'Islam est la
deuxième religion de l'Hexagone. Gilles Kepel retrace la progression de
l'Islam en France depuis 1926, les querelles qui animent cette
communauté plurinationale et les événements qui la soudent, les
problèmes politiques, sociaux, économiques qui l'opposent à la société
française ou l'en rapprochent, le sensible regain des jeunes générations
pour la religion de leurs pères, le débat entre insertion ou
assimilation. Une étude lucide et sereine sur les musulmans en France,
mais aussi un regard éloquent des musulmans sur la France, révélant des
abimes de malentendus de part et d'autre. Une enquête sur le terrain, un
ouvrage de réflexion. Le livre de référence sur une question qui touche
tous les points sensibles de la vie française.
Que sont les médias ? : Pratiques, identités, influences de Rémy
Rieffel
Éditeur : Editions Gallimard (29 septembre 2005)
Il suffirait de prononcer " les médias ", mot devenu talisman, et tout
serait expliqué du pouvoir, sinon des turpitudes d'une force pour le
moins singulière et anonyme. Or, le plus souvent, le terme demeure vague
et ambigu. Parle-t-on de la presse ou, au contraire, de l'audiovisuel ?
Entend-on leur influence sur la société dans son ensemble ou plutôt sur
certains groupes sociaux (les électeurs, les jeunes, les femmes, la
classe politique, etc.), voire sur certains individus ? Suggère-t-on
leur impact sur les pratiques de travail et de loisirs ou le
bouleversement qu'ils opéreraient sur les normes sociales ? Évoque-t-on
l'emprise des mots et des images qu'ils transmettent ou des
représentations qu'ils véhiculent ? Il faut, en réalité, pour savoir ce
que " médias " veut dire, reprendre depuis le commencement. Répondre à
la question " Que sont les médias ? " suppose en effet de s'intéresser à
l'environnement global dans lequel ils évoluent ; d'étudier
conjointement la production, le contenu et la réception des messages
médiatiques ; de s'inscrire enfin dans le domaine plus vaste de la
communication. C'est à ce problème multidimensionnel appréhendé sous
l'angle des relations entre les médias et le politique d'une part, entre
les médias et la culture d'autre part, que s'attache cette somme sans
équivalent.
Le journaliste et ses pouvoirs
de Gérard Spitéri
Éditeur : Presses Universitaires de France - PUF (26 novembre 2004)
Manipulation, désinformation, dépendance aux pouvoirs, inculture,
cynisme... tels sont quelques-uns des multiples reproches couramment
adressés aux journalistes. Cet essai se propose de repérer l'origine de
ces accusations et d'examiner sans fard les conditions d'exercice d'un
métier longtemps improbable à l'ère de l'information de masse,
principalement dans la presse d'opinion au cours des trois dernières
décennies du XXe siècle. C'est par une démarche fondée sur l'observation
et l'expérience, à la manière d'un reportage de terrain, que l'auteur
évalue ici le rôle et les pouvoirs réels du journaliste dans un
environnement social inédit, traversé de courts-circuits informatifs, de
stratégies de communication et d'enjeux de puissance. Comment le
médiateur se comporte-t-il dans un tel milieu ? Quels rapports
entretient-il avec les experts, les intellectuels, les politiques, les
entreprises, avec ses confrères ou avec les éléments les plus agressifs
de la société civile ? De quelle marge de manœuvre dispose-t-il ? Quels
sont ses modes d'intervention dans l'espace public ? A bien des égards,
cette étude " vend la mèche " par un examen de la réalité pratique étayé
de nombreux exemples : on comprend alors que les griefs récurrents
contre le journaliste et ses pouvoirs occultent des questions d'une
toute autre gravité.
L'agriculture
française en proie à l'écologisme : Moissons interdites de Claude
Monnier
Éditeur : Editions L'Harmattan (8 avril 2005)
Quels souffles irrésistibles ont pu répandre sur l'Agriculture française
moderne des traînées de suspicion assez larges pour la recouvrir tout
entière ? Sous quelles influences lui a-t-on porté des coups que ses
réussites l'avaient mal préparée à recevoir et qu'elle ne s'entend pas à
rendre ? Trop, c'est trop. Les anathèmes des écologistes ont fait
mouche. Pourtant, leurs thèses couramment admises et désormais
politiquement correctes. telles l'incompatibilité de l'agriculture
conventionnelle avec le développement durable, ou les méfaits du
productivisme. sont largement excessives et méritent d'être réfuté. Les
remèdes proposés, inspirés par la routine, acceptés sans piper ne
peuvent manquer de fourvoyer une foule de consommateurs. Au risque de
déplaire. l'auteur prend la défense de l'agriculture, scientifique et
compétitive, fille de l'agronomie moderne, assurée de présenter, comme
elle l'a fait depuis cinquante ans, des garanties scientifiquement
établies. Cette position est parfaitement compatible avec l'amour de la
Nature, et avec son respect, ataviques chez les gens de la Terre, ceux
qui, cependant, inquiètent. Le lecteur de juger paralysante la politique
de précaution absolue et leurs motifs de pleurer leur enthousiasmes
rebutés. Délibérément privés, par ailleurs d'objectifs de croissance
blâmer de vouloir, et volontairement empêcher en somme, de pouvoir faire
mieux, ces terriens trouvent amère la frustration des moissons
interdites.
Ordre
sensoriel : Une enquête sur les fondements de la psychologie théorique
de von Hayek
Éditeur : CNRS Editions (28 novembre 2001)
Format : Broché
Il est ici question des rapports entre l'esprit et le monde physique et
entre le mental et le cérébral : comment le monde des objets physiques
est-il traduit dans le monde subjectif des entités mentales ? Avec
"l'Ordre sensoriel", Hayek complète par ailleurs sa théorie sociale,
fournissant en particulier une assise épistémologique solide à sa
théorie des phénomènes complexes et à sa conception des limitations de
la rationalité humaine.
Dès avant la guerre, Friedrich A. von Hayek, contre l'avis et
l'engouement de la plupart des économistes de son temps, n'a cessé de
s'opposer à toute forme de planification économique, convaincu qu'il
était que nul ne peut disposer des connaissances nécessaires pour
appréhender l'entière complexité d'un système économique et social. Avec
L'Ordre sensoriel, paru en 1952, sa pensée socio-économique et sa pensée
psychologique se rejoignent et se complètent l'esprit, tout comme le
marché ou la société, sont des phénomènes d'une complexité telle qu'on
ne peut espérer ni expliquer, ni planifier, ni prédire leur
fonctionnement détaillé. Mais comment l'esprit émerge-t-il de la matière
? Quels sont les rapports entre l'esprit et le cerveau ? Comment, sur la
base de l'ordre du monde physique, se construit un autre ordre, l'ordre
sensoriel ? En répondant à ces questions, Hayek édifie une théorie de
l'esprit qui, en s'inspirant des grands représentants de la
psychophysiologie d'avant 1914 (en particulier Ernst Mach) et des
psychologues de la gestalt, anticipe de plusieurs décennies quelques-uns
des développements les plus importants des sciences cognitives
contemporaines : les différentes théories de l'identité esprit-cerveau,
Mémoire
et identité : Conversations au passage entre deux millénaires de
Jean-Paul II, François Donzy (Préface)
Éditeur : Flammarion (3 mars 2005)
Il m'a été donné de faire l'expérience personnelle des " idéologies du
mal ". C'est une chose qui ne peut s'effacer de ma mémoire. Ce fut tout
d'abord le nazisme. Ce que l'on pouvait voir en ces années-là était
quelque chose de terrible. A ce moment, pourtant, beaucoup d'aspects du
nazisme demeuraient encore cachés. La véritable dimension du mal qui se
déchaînait en Europe ne fut pas perçue de tous, ni même de ceux d'entre
nous qui étaient au centre de ce tourbillon. Nous vivions plongés dans
une grande éruption de mal et ce n'est que peu à peu que nous avons
commencé à nous rendre compte de sa réelle importance [...]. Plus tard,
en réalité une fois la guerre finie, je pensais en moi-même : " Le
Seigneur Dieu a accordé douze années d'existence au nazisme et après
douze années, ce système s'est écroulé [...]. Si le communisme a survécu
plus longtemps et devant lui une perspective de développement c'est
qu'il doit y avoir un sens à tout cela. " Jean-Paul II. Dans cet ouvrage
d'une ampleur : exceptionnelle, Jean-Paul II nous lire les fruits d'une
vie de méditation politique et spirituelle sur le monde. Pourquoi le mal
existe-t-il ? Comment l'homme doit-il exercer sa liberté ? Quels dangers
guettent nos démocraties ? Relecture de l'histoire, retour sur le
parcours d'un homme hors du commun, ce livre sera pour tous, croyants et
non-croyants, une magistrale leçon de sagesse.
Intégrisme
Guerre incivile : Sarkozy vs Villepin, sur la ligne de front
de Max-Henri Boulois
Éditeur : Acteurs de la Société (1 mai 2005)
" Selon la Direction Centrale des Renseignements Généraux, des centaines
de quartiers sensibles présentent en France des signes inquiétants de
repli communautaire aggravé. Cette dérive associe références à un islam
radicalisé, souvent inculqué par des prédicateurs extrémistes,
antisémitisme exacerbé et racisme anti-français. " Le Monde (06 07 04).
Un constat qui ne surprendra pas ceux des Français qui sont confrontés
au quotidien à cette situation explosive. Ont-ils d'autre alternative
que le vote extrémiste ou les milices d'autodéfense ? Est-il trop tard
pour désamorcer ces véritables bombes à retardement ? Max-Henri Boulois
a été le témoin de trop de conflits et de deuils pour ne pas s'inquiéter
du tableau. L'auteur de Tous pourris... tous dopés plonge dans la
poudrière et son enquête n'est pas rassurante. Tous les acteurs de la
société soulignent l'autisme des gouvernants en général et l'échec des
politiques successives de la ville en particulier. Mais depuis trois
ans, deux hommes, habités par la même foi d'un destin national, se sont
saisis du dossier. Zorro contre Don Quichotte ? Max-Henri Boulois les
connaît bien. Nicolas Sarkozy, effets d'annonce ou pas, dans l'esprit de
l'un de ses modèles qui voulait " terroriser les terroristes ", a rendu
leur fierté aux forces de police et mis les musulmans, radicaux et
modérés, à la table commune d'un " Islam de France ". Dominique de
Villepin, l'homme de " la dissolution " et du veto aux Américains, le
marque à la culotte. Il s'est reconverti avec succès dans la sécurité
intérieure et le financement du culte musulman. 2007 est au coin de la
rue, la bataille fait rage, puisse leur compétition contribuer à la paix
civile. Si toutefois il n'est pas trop tard !
Tocqueville
aujourd'hui de Raymond Boudon
Éditeur : Odile Jacob (5 mai 2005)
Pourquoi est-il si difficile de réformer l'État français ? Pourquoi y
a-t-il beaucoup plus de fonctionnaires en France qu'en Allemagne ?
Pourquoi les Américains sont-ils beaucoup plus religieux que les Anglais
ou les Français ? Pourquoi le culte de l'égalité prend-il le pas sur
celui de la liberté ? La réponse à ces questions est contenue dans les
deux derniers chefs-d'œuvre de Tocqueville. II y prédit et explique
l'apparition du culte des droits de l'homme, l'éclatement des religions,
le succès de la littérature facile, les effets pervers de l'État-providence,
les résistances au libéralisme. L'un des penseurs français les plus
puissants et les plus originaux, Tocqueville nous fournit
d'irremplaçables repères pour comprendre les sociétés modernes.
Le
temps des derniers hommes : démographie, politiques, familiales,
modernité de Roland Hureaux
Éditeur : Hachette Littérature (22 novembre 2000)
Une certaine rhétorique tend à présenter la crise démographique des pays
occidentaux comme la " fin de l'homme blanc " tout prêt à être submergé
par les barbares immigrés venus du tiers-monde. En réalité, le
prolongement des courbes actuelles montre que la crise européenne n'est
que le prélude à une crise mondiale, où les différents pays entrent les
uns après les autres. C'est à terme la survie de l'humanité qui est en
question. Les causes de la baisse des naissances sont complexes : ni la
contraception moderne, ni le travail des femmes, ni la crise économique,
ni l'individualisme ambiant - raisons communément avancées - ne
l'expliquent à eux seuls. Les sociétés modernes ont mis en place toute
une série de mécanismes (division du travail, salariat, systèmes de
retraite...) dont elles ne maîtrisent pas les effets pervers comme la
dénatalité qui va souvent à l'inverse des vraies aspirations des femmes.
Pour corriger ces effets pervers, il est vain de rêver à un retour aux
équilibres démographiques " naturels " du passé : il faut ajouter
l'artifice à l'artifice. C'est là le sens des politiques dites
familiales, efficaces quand elles sont suffisamment résolues. Encore
faut-il que l'homme veuille sa propre survie.
La
désinformation par les mots : Les mots de la guerre, la guerre des mots
de Maurice Pergnier
Éditeur : Rocher (17 juin 2004)
La Désinformation par les mots est un réquisitoire aussi cruel que
pertinent sur l'usage admis de certains vocables, une fois ces derniers
passés à la moulinette du politiquement correct. Aussi Maurice Pergnier
s'en prend-il particulièrement à tous les thèmes qui " font
problème ", et sur lesquels une position même légèrement
dissidente effarouche les tenants de la " pensée unique " : les jeunes,
les banlieues, la démocratie, l'islamisme, l'Europe, ou encore le
multiethnisme. Présenté sous la forme d'un dictionnaire alphabétique, La
Désinformation par les mots bénéficie en outre d'une entrée en matière
qui est un véritable morceau d'anthologie. Livre drôle, percutant et qui
s'éloigne résolument des sentiers battus, l'ouvrage est vivement
recommandé à tous ceux qui ont su conserver une authentique liberté
d'esprit.
La
Face cachée d'Halloween de Damien Le Guay
Éditeur : Cerf (8 octobre 2003)
Êtes-vous condamné à fêter Halloween sans rien en penser ? Si vous
croyez que cette fête favorise l'équilibre psychique de nos enfants,
qu'elle contribue à redonner du sens à la démocratie et à lutter contre
les extrémismes qui corrodent les liens sociaux, alors allez jouer avec
les tristes sorcières, laissez vos rejetons s'adonner à la magie et
applaudissez les squelettes qui défilent dans les rues. Mais si vous
avez un doute, ouvrez ce livre.
Les
Dangers de l'euthanasie de Professeur Lucien Israël
Éditeur : Editions des Syrtes (28 mars 2002)
Qui peut décider d'interrompre la vie d'un homme ? Faut-il euthanasier
des patients atteints de maladies incurables ? Qui souffre le plus du
malade ou de son entourage ? Dans un contexte où l'euthanasie est en
voie de légalisation, la voix puissante du professeur Lucien Israël
s'élève au-dessus des idéologies, des croyances et des débats partisans
et nous livre un témoignage poignant de médecin qui a consacré sa vie au
combat contre la mort. Pour lui, l'euthanasie n'est ni un geste empreint
d'humanisme ni un acte de compassion, mais un projet qui remet en
question le sens de l'acte médical et, plus généralement, le lien
symbolique entre les générations. « Des années de confrontation au
destin et à la maladie, écrit-il, m'ont appris que la demande réelle du
patient n'est pas exclusivement de guérir. Parfois, quelque chose en lui
sait que ce n'est pas possible. Mais il a besoin de rencontrer des êtres
humains qui reconnaissent, par leurs actes, que la vie qu'il leur confie
a une valeur sacrée. »

Le néo-conservatisme est un humanisme de Yves Roucaute
Éditeur : Presses Universitaires de France - PUF (25 mai 2005)
Peut-on ignorer la pensée qui anime la politique de la première
puissance mondiale ? Et qui peut être mieux placé qu'un néo-conservateur
pour expliquer ce qu'est le néo-conservatisme ? Yves Roucaute ne
dissimule pas son propre itinéraire. Comment avoir été à la direction de
l'UNEF, président de l'Institut Gramsci, et devenir néo-conservateur ?
Le philosophe raconte sa recherche des valeurs perdues, l'histoire de la
montée d'un doute qui le rongeait lors des soirées avec Louis Althusser,
l'ami de la famille, Félix Guattari, le copain des combats marginaux, au
cours des discussions informelles avec Jean-François Lyotard ou Michel
Foucault, des rencontres plus cérémoniales avec Gilles Deleuze ou
Jacques Derrida... Ce livre est celui des valeurs retrouvées contre le
relativisme de la gauche intellectuelle et de la droite archaïque. Le
néo-conservatisme est né en proclamant " plus jamais Auschwitz " : il a
détruit l'URSS du goulag et ne détermine pas sans raisons la politique
des États-Unis face au nouveau défi barbare et aux tyrans. Contre le
relativisme, donc, et au nom de l'humanité de l'homme, le
néo-conservatisme exige le respect des droits naturels inaliénables.
Contre le laxisme, il affirme une philosophie des devoirs respecter les
anciens, défendre la grande culture, obéir au droit, punir avec
sévérité, instruire des mœurs policées. Ni Dieu État, ni Dieu Marché, ni
maternage, ni irresponsabilité, mais " dynamique de la liberté ", sur
les chemins ouverts par John Locke et les Pères fondateurs des
États-Unis. L'auteur place le néo-conservatisme sous le principe
espérance : une philosophie de la recherche du bonheur, appelée "
singularisme ", qui exige la construction des " Cités de la compassion
", pour répondre à la souffrance et vivre dans le respect du " Vieil
Homme " ; qui exige aussi une nouvelle conception de la prudence et de
la guerre juste, dont la finalité est la liberté et le traité de paix
universelle.

Ainsi soient-ils : Sans de vrais hommes, point de vraies femmes...de
Hélène Vecchiali
Éditeur : Calmann Levy (26 janvier 2005)
Les nouveaux imposteurs de Antoine Vitkine
Langue : Français
Éditeur : Editions de La Martinière (4 février 2005)

La fabrique des meilleurs: Enquête sur une
culture d'exclusion de Patrick Fauconnier
Langue : Français Éditeur : Seuil (1 avril 2005)

L'Ethique de la liberté de M. Rothbard, F.
Guillaumat, P. Lemieux
Éditeur : Belles Lettres (11 mars 1991)

S'ils savaient à Paris... : Ce que la France d'en haut ne voit plus
de Daniel Carton
Éditeur : Albin Michel (2 mars 2005)
La Tyrannie collectiviste de Yves Guyot,
Philippe Nataf
Éditeur : Belles Lettres (12 avril 2005)
Passionnément vieux : Portraits intimes de vieillesses épanouies de
Frédéric Delpech, Liliane Delwasse
Éditeur : Editions Anne Carrière (12 janvier 2005)
Et si l'on était plus riche à la fin de son existence qu'au début ? A
l'ère du jeunisme érigé en valeur, il semblait nécessaire de remettre
les choses à leur place. A travers une série de portraits intimes, les
auteurs nous présentent des vieillesses épanouies, des gens âgés qui
travaillent toujours, créent, aiment, voyagent, rêvent, font des
projets. Savourant un sentiment inédit de liberté, les uns parlent de "
transformation ", les autres de " reconversion ", voire de " nouvelle
vie ", jamais de fin. Sans nier les soucis du quotidien, tous
revendiquent un appétit de vivre intact, adouci par " cette sérénité et
cette sagesse que seul donne le grand âge " (Jacqueline de Romilly).
Leur recette ? Aucune, si ce n'est, pour le Pr Baulieu, spécialiste du
vieillissement, cette évidence : " Le secret pour bien vieillir ? Avoir
bien vécu ! " Un livre salutaire quand on sait qu'en 2010 les plus de 60
ans seront plus nombreux que les moins de 20 ans.
Le
pouvoir d'un média: TF1 et son discours de Jean-Pierre Esquenazi
Éditeur : L'Harmattan (25 mars 1996)
Discours
politique et télévision de Rodolphe Ghiglione, Marcel Bromberg
Éditeur : Presses Universitaires de France - PUF (1 février 1998)
La
Parole confisquée. Un genre télévisuel : le talk show de Patrick
Charaudeau, Rodolphe Ghiglione
Éditeur : Dunod (1997)
Le talk show télévisé connait une vogue grandissante. L'ouvrage démontre
comment ce nouveau genre télévisuel est le signe d'une dérive
mystificatrice : la télévision s'attribuant le rôle d'intervenant
capable de traiter l'ensemble des désordre sociaux, psychologiques ou
politiques.
Un livre qui démonte les mécanismes de l'information "spectacularisée"
et dénonce la télécratie comme mythe de la démocratie directe.
La
France en danger d'islam : Entre Jihâd et Reconquista de Réné Marchand
Éditeur : L'Age d'Homme (14 septembre 2002)
Avec "La France en danger d'islam", René Marchand prend le risque de déplaire
aux dictats des bien-pensants. Et il le fait avec un courage salutaire. Ce n'est ni un
pamphlet ni un exercice littéraire, pas plus qu'un compte-rendu pour cabinet ministériel
; mais un ouvrage écrit par un universitaire arabisant, journaliste, au ton alerte,
s'appuyant sur des faits irrécusables, soutenu par une connaissance de l'islam et de la
culture arabe que seule procure un long chemin d'amitié.
L'objet de ce livre est de dessiller nos bienveillantes illusions sur la nature expansive
de l'islam.
Surtout
pas de vagues ! De la douce gouvernance aux conflits sociaux de Christian Bourion
Éditeur : Eska (4 juillet 2003)
Dans la gouvernance française, il est de tradition que le lobby syndical du secteur
public développe une forte conflictualité et toutes sortes d'entraves à la liberté du
travail et de la libre circulation jusqu'à obtenir satisfaction avec, en prime la tête
d'un ministre ou d'un secrétaire d'État. Le bilan 2002 de cette gestion est le suivant :
Il nous attribue la première place pour les dépenses publiques, mais en contre partie la
queue du peloton pour les santés économique et mentale de la nation. Est-ce vraiment ce
que nous souhaitons ?
SANTÉ SOCIALE : 569 grèves à la SNCF. 230 grèves à la RATP. 229 grèves à Air
France. 105 dans les transports routiers. Soit, en 2000, 2 460 200 journées perdues.
SANTÉ ÉCONOMIQUE: N° 1 de l'OCDE pour le chômage. Dernier d'Europe pour le nombre de
fondations. N° 3 mondial pour les dépenses publiques en % PIB. N° 1 mondial pour la
précocité du départ à la retraite. N°1 pour le plus petit % de salariés syndiqués
d'Europe. N° 1 pour la plus petite PNB per capita d'Europe du nord. Taux d'activité le
plus faible d'Europe des 55 - 64 ans : 37,2 %. Création de deux fois moins d'entreprises
que chez nos voisins. N°1 mondial pour le coût des retraites avec 16 % du PIB en 2040.
N°1 pour la plus faible proportion des 15/24 ans occupant un emploi. N°2 mondial pour
l'investissement à l'étranger et la fuite des entreprises.
SANTÉ MENTALE : N°1 mondial pour la consultation à domicile. N°2 de la zone Euro pour
les accidents de la route. N°1 de la zone Euro pour la prise de psychotropes. N°1
mondial pour les 25 médicaments les plus prescrits. N°1 mondial pour la possession
d'animaux de compagnie. 4 fois plus d'hospitalisations psychiatriques d'office que dans
les autres pays, etc.
L'écologiste
sceptique de Bjorn Lomborg, Claude Allègre (Préface), Anne Terre (Traduction)
Éditeur : Le Cherche midi (4 mars 2004)
Pollution atmosphérique, épuisement des ressources naturelles, dÉforestation : la
planète court-elle à sa perte ? Non, répond Bjorn Lomborg. A rebours des discours
Écologistes alarmistes, ce scientifique danois, statisticien et ancien membre de
Greenpeace, clame haut et fort que la planète va mieux.
Chiffres à l'appui, il démontre avec précision que, globalement, la qualité de l'air
est meilleure et que les habitants des pays en voie de développement meurent moins de
faim aujourd'hui qu'hier. Mais attention, affirmer que les choses vont mieux ne veut pas
forcÉment dire qu'elles vont bien... Evènement mondial, L'écologiste sceptique est un
ouvrage iconoclaste et exemplaire pour qui veut connaître le véritable État de la
planète, à l'heure ou la controverse fait rage au sein d'une partie de la communauté
scientifique. Le grand livre d'un scientifique optimiste et humaniste.
Indispensable pour une politique de l'environnement plus efficace.
Nos
voisins musulmans : Histoire et mécanisme d'une méfiance réciproque de Yves
Montenay
Éditeur : Belles Lettres (8 mars 2004)
Depuis quatorze siècles, et particulièrement depuis les attentats de ces dernières
années, une vue très critique des Musulmans s'est développée en Occident. Et
réciproquement.
Beaucoup d'Occidentaux voient les Musulmans empêtrés dans leur archaïsme et rattrapés
par la modernité, d'où leurs réactions violentes, mais vouées à l'échec. Beaucoup de
Musulmans répondent qu'ils sont croyants et qu'analyser leur foi, c'est déjà les
attaquer. Vu d'Occident, cette réaction est irritante (on étudie bien le catholicisme),
mais à la rigueur compréhensible. Le problème est que certains sacralisent de simples
rites sociaux, veulent les imposer, et considèrent comme hostile ou impie toute idée
différente. Ils se sentent agressés et dénoncent une animosité croissante envers
l'Islam. On voit donc l'importance des regards réciproques et la nécessité de leur
analyse. Il nous faut donc revisiter l'histoire, car, vraie ou fausse, c'est elle qui
structure la vision du monde et donc la réaction à " l'Autre ". Nous n'entrons
donc pas dans le domaine de la foi : il ne s'agit pas de parler de l'Islam mais des
Musulmans, ces hommes et ces femmes qui sont nos voisins, du Maroc à l'Iran.
La
République des Faux Gentils de Ivan Rioufol
Éditeur : Rocher (6 mai 2004)
Dans cet ouvrage, qui est avant tout un formidable coup de gueule, Ivan Rioufol s'attaque
de front à tout ce qui menace la démocratie française et la cohésion nationale : le
consensus mou et le politiquement correct, mais aussi le communautarisme et l'islam
politique extrémiste. Surtout il dénonce avec force les faux-semblants humanistes qui
mettent la France en porte-à-faux jusque sur la scène internationale, comme l'a
révélé l'opposition des plus hautes autorités du pays à la guerre voulue par George
Bush en Irak. Analysant également avec une acuité implacable le rôle délétère de
certains médias et de la forteresse frappée d'autisme qu'est devenue l'Éducation
nationale, l'auteur soulève à rebours de tout conformisme des questions essentielles qui
concernent le devenir de notre pays, faisant de La République des gentils une
contribution extrêmement salubre et authentiquement subversive sur l'identité
française.
La face cachée de l'écologie : Un anti-humanisme contemporain ?
de Laurent Larcher
Langue : Français Éditeur : Cerf (9 mars 2004)
Sans qu'on en prenne toujours conscience, l'écologie est devenue, dans beaucoup de
domaines, l'ultime critère pour juger de la valeur d'un acte. Comment l'idéologie verte
a-t-elle acquis cette autorité, au point d'accuser le vieil humanisme de mettre en péril
l'avenir de la planète ? Dans le discours consensuel sur l'environnement, l'harmonie,
l'osmose entre l'homme et la nature, on peut discerner une réaction contre l'état
alarmant de notre monde. Mais ce rêve d'une réconciliation dans la biosphère traduit
surtout la nostalgie d'un âge d'or où coexistaient le bon sauvage et une nature
généreuse. L'adversaire est donc bien l'homme civilisé, l'homme qui prime sur la nature
et qui la gouverne. Puisqu'il a toujours accordé la première place à la personne
humaine, le christianisme est en fin de compte accusé d'être le pire ennemi de la Terre.
Avec de nombreux exemples - les grands singes d'Afrique, les réseaux de l'écologie
militante, les bébés phoques, les commandos contre la vivisection, le lobby pour les
ours des Pyrénées, la doctrine des chefs de partis verts - Laurent Larcher décrypte
l'influence des terroristes de la chlorophylle sur nos consciences.
Que veulent les
Arabes ? de Fereydoun Hoveyda, Guy Millière (Préface)
Éditeur : Page après Page (23 mars 2004)
Enfin ! Voilà le livre qui apporte des réponses claires, précises, étayées, et sans
langue de bois, à des questions brûlantes que de nombreux Français se posent concernant
l'islam, le monde arabe, le voile et le conflit israélo-palestinien. Il recense sans
passion mais sans aucun tabou toutes les dimensions et tous les traits de mentalité qui
permettent de définir l'univers arabe. Ce livre essentiel et précieux, il faut le lire
absolument pour mieux déchiffrer l'avenir qui se prépare.
L'antiaméricanisme
: Critique d'un prêt-à-penser rétrograde et chauvin
de Pierre Rigoulot
Éditeur : Robert Laffont (8 janvier 2004)
On entend tout et son contraire : que les États-Unis sont un pays sans culture et que
cette culture nous envahit ; qu'ils sont puritains et asservis aux intérêts matériels ;
isolationnistes et impérialistes... Non seulement ces accusations sont incohérentes et
caricaturales, mais elles se nourrissent depuis des décennies des mêmes préjugés
rétrogrades. Peu importent les faits et leur analyse dans le discours antiaméricain : en
temps de guerre comme en temps de paix, l'ennemi, ce sont les États-Unis. Derrière cette
prédisposition passionnelle à l'hostilité, montre Pierre Rigoulot, il y a une crise
d'identité de la France. Cultiver le ressentiment aveugle à l'égard de la première
puissance mondiale est plus simple en effet que de considérer sa propre situation. Et
plus risible aussi... Avec un humour féroce, Pierre Rigoulot traque le mensonge et le
ridicule dans les thématiques récurrentes de l'antiaméricanisme, ce prêt-à-penser
unique en son genre puisque, de l'extrême gauche à l'extrême droite, il réussit à
faire l'unanimité.
Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme
de Raymond Boudon
Éditeur : Odile Jacob (9 mars 2004)
Lettre à Luc Ferry sur la liberté des universités de Michel Leter
Éditeur : Belles Lettres (1 février 2004)
" La liberté - à qui les universités doivent leur
existence même - apparaît aujourd'hui à nombre d'étudiants comme une menace pesant sur
leur avenir. Notre université de Paris, au treizième siècle, fut pourtant le berceau de
cette culture universelle de l'autonomie, de l'initiative individuelle et de la
responsabilité. Victime, dès la fin du quinzième siècle, de la montée du sentiment
national, l'idée de liberté des universités renaît, sous sa forme sécularisée aux
dix-huitième et dix-neuvième siècles. Elle est défendue et illustrée alors par des
esprits aussi essentiels à notre tradition démocratique que Mirabeau, Condorcet, Daunou,
Constant, Dunoyer, Courcelle-Seneuil, Duruy, Boutmy et Laboulaye.
Dernier vestige de l'Université impériale qui, en 1806, avait confisqué la liberté de
l'enseignement, le monopole de l'enseignement supérieur fut aboli en 1875 sous
l'impulsion du grand constitutionnaliste républicain Edouard Laboulaye. Dès 1880, Jules
Ferry vida cette liberté de sa substance en rétablissant le monopole universitaire.
Ayant grandi depuis dans la croyance que le monopole est laïque et la liberté
cléricale, les Français sont rebelles à l'autonomie des universités que Luc Ferry
tente de greffer par la loi. Aussi l'auteur est-il conduit à revenir à l'essence de la
laïcité qui n'est une digue contre la théocratie que parce qu'elle s'inscrit dans une
philosophie des limites de l'Etat.
En s'adressant au philosophe, Michel Leter invite le ministre à envisager la restitution
à la société civile de la liberté de fonder des universités, ultime réforme qui
l'autoriserait à faire l'économie de toutes les autres.
Le Franc-parler 2002-2003 de Maurice Druon
Editions du Rocher
" Chacun sait que la quatrième page de couverture d'un livre, de même que le
prière d'insérer sont toujours soumis à l'auteur, sinon même entièrement rédigés
par lui. Ne tenant pas à me dissimuler sous ma propre apologie, je préfère présenter
ouvertement mon ouvrage. Notre époque manque-t-elle, autant qu'on l'entend dire, de
pamphlétaires ? J'ai tenté de combler très partiellement ce vide. Pendant quatorze
mois, à cheval sur les années 2002-2003, j'ai tenu dans Le Figaro une chronique
hebdomadaire, Le Franc-parler, en essayant de justifier, ce qui ne m'a pas demandé un
excessif effort, le titre que j'avais choisi. Nombre de mes lecteurs m'ont manifesté le
souhait que ces articles fussent rassemblés en volume, afin de pouvoir en garder trace.
D'autres, qui ne sont pas habitués de ce quotidien, trouveront peut-être intérêt à
cette revue, faite sur l'instant, des événements peu ou prou historiques de notre passé
immédiat : les élections présidentielles et législatives de 2002, la guerre d'Irak,
les agitations sociales, les essais de réforme de la fonction publique, le projet de
Constitution européenne, les blessures faites, dans les médias, dans l'enseignement,
dans le monde, à notre langue. Si ce livre a quelque originalité, il le doit sans doute
à ce que l'actualité, souvent médiocre, décevante, ou tragique, y est observée par
rapport à deux principes permanents, à mes yeux indissociables : la dignité de la
personne humaine et l'intérêt supérieur de la France. " Maurice Druon
L'antiaméricanisme : Critique d'un prêt-à-penser rétrograde et chauvin
de Pierre Rigoulot
Éditeur : Robert Laffont (8 janvier 2004)
Lantiaméricanisme est un vieux mouvement dopinion, mais il a pris ces
derniers temps des formes de plus en plus violentes et caricaturales qui appellent une
réponse décapante.
Les suites du 11 septembre 2001, puis la préparation comme lissue de la guerre en
Irak ont exacerbé, en France et en Europe, le ressentiment systématique à légard
des États-Unis. Alors que les enjeux politiques du monde actuel sont radicalement
nouveaux, on constate la persistance obstinée dun discours qui se nourrit au fond
des mêmes préjugés rétrogrades et chauvins que ceux dun Chateaubriand voyageant
en " Amérique " à la fin du XVIIIe siècle.
Lantiaméricanisme, parce quil consiste en une prédisposition passionnelle
(et non critique) à lhostilité envers les États-Unis, multiplie les
contradictions et sen tient à une connaissance stéréotypée du pays quil
fustige.
" Ils nont pas de culture " ou " ils ont une culture dangereuse et
mutilante " ; " ils sont hésitants et isolationnistes " ou " ils sont
interventionnistes et unilatéraux " ; " ils sont asservis aux intérêts
marchands " ou " ils sont des puritains messianiques " : on entend tout et
son contraire dans la bouche des antiaméricains. Tout au long de son livre, Pierre
Rigoulot souligne ainsi la récurrence stéréotypée de certains thèmes, leur nature
caricaturale, la faiblesse des arguments et lincohérence des images que suscite
lantiaméricanisme.
Contre la partialité de lantiaméricanisme, Pierre Rigoulot signe un essai à la
fois provocateur et engagé. Parce que selon lui la vague actuelle
dantiaméricanisme reflète une grave crise didentité de la France ; parce
quil estime que les États-Unis, avec leurs imperfections, sont les seuls capables,
ces prochaines années, de contrer la montée de lislamisme radical et son
hostilité aux démocraties, Pierre Rigoulot, avec un humour sarcastique, tord le cou à
ces " vérités " sur les États-Unis, qui parlent bien plus de passion que de
politique.
Le Pouvoir du Monde : Quand un journal veut changer la France de
Bernard Poulet
Ed. La Découverte
Depuis sa relance en 1995, "Le Monde" a reconquis
une hégémonie médiatique qu'il avait longtemps laissée échapper. On l'avait dit
moribond, il est redevenu un faiseur d'opinion, un acteur majeur de la vie politique.
C'est précisément ce rôle retrouvé qui explique l'ampleur du séisme
politico-médiatique provoqué début 2003 par le livre de Philippe Cohen et Pierre Péan,
La face cachée du Monde. Un livre qui, par ses partis pris et ses excès, permet
difficilement de comprendre la place qu'il occupe désormais sur l'échiquier politique
français.
Écrit sans haine, nourri d'une enquête au long cours, ce livre de Bernard Poulet porte
sur le célèbre "quotidien du soir" un regard critique autrement révélateur
de la crise du journalisme contemporain. Revenant sur la crise qui a secoué "Le
Monde", il explique comment et pourquoi ses dirigeants se sont si mal défendus.
Surtout, loin des attaques ad hominem, il met à jour les ressorts de l'incroyable
ambition qui a animé Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc depuis huit ans :
rien moins que changer la République
Bernard Poulet révèle ainsi l'ancienne et étrange fascination-répulsion entre
François Mitterrand et les leaders de la gauche de la rédaction, un facteur clé pour
comprendre l'évolution ultérieure du quotidien depuis que ces derniers ont pris le
pouvoir. Et il raconte comment, sans jamais s'en expliquer clairement auprès de leurs
lecteurs, ils ont conduit une véritable révolution journalistique, faite d'innovations
mais aussi, en privilégiant les "coups" et la mise en scène de l'information,
de graves dérapages
La
République des lâches : La Faillite des politiques d'intégration
de Rachid Kaci
Editions des Syrtes (16 octobre 2003)
Le tout nouveau Conseil français du culte musulman (CFCM), créé sous l'égide du
ministère de l'Intérieur, va-t-il pouvoir remédier à l'absence de représentativité
de la deuxième religion de France sans contrevenir aux règles fondamentales de la
laïcité ? Pour Rachid Kaci, musulman et français, militant pour l'ouverture d'un débat
sans tabou sur l'Islam, l'initiative du gouvernement est certes louable, mais ce conseil
révèle une fois de plus ses limites et n'a d'autre effet que de masquer l'échec cuisant
de la politique française en matière d'immigration et d'intégration depuis quatre
décennies. Politisé, divisé, et majoritairement composé d'instances religieuses liées
à des pays étrangers, que pourra-t-il résoudre ? " Rachid Kaci est de ceux qui
regardent la réalité en face ", écrit Jean Sévillia dans sa préface. Fondateur
du mouvement La Droite libre au sein de l'UMP, l'auteur est en effet depuis longtemps un
acteur de ce débat, et son analyse constitue le fruit d'une réflexion enrichie d'une
expérience de terrain.
La
Dictature des syndicats de Bernard Zimmern
Éditeur : Albin Michel (3 novembre 2003)
Qui dirige Bercy ? Matignon ? Le ministre ? Non : le SNUI, le syndicat maison. Et la rue
de Grenelle ? Le SNES et la FSU. On pourrait continuer la liste. Ce livre est un
réquisitoire mais un réquisitoire argumenté, nourri par un travail de recherches de
plusieurs années. Dans ce livre lauteur dénonce limposture de syndicats qui
passent leur temps à protester alors quils se sont emparés de État depuis des
années.
Car ils font la loi. Ils sont en grève quasi permanente comme à la SNCF -un tiers des
journées non travaillées en France en 2001- ou dans léducation nationale.
Ailleurs ils refusent tout changement et cassent les ministres qui essaient de promouvoir
quelques timides réformes.
Migrations : La
nouvelle vague de Maxime Tandonnet
Éditeur : L'Harmattan (1 mai 2003)
Collection : Questions contemporaines
L'angélisme
exterminateur de Alain-Gérard Slama
Hachette Littérature Collection : Plur.Poche Format : Poche
ISBN : 2012787347
Un nouvel ordre moral, défini par Alain-Gérard Slama comme un "angélisme
exterminateur", se serait installé en France depuis le début des années
quatre-vingt. La sacralisation de la sécurité et de la vie, ainsi que l'extension des
mesures de contrôle social préconisée par des experts auxquels l'esprit du temps prête
compétence et sagesse, constituent, selon l'auteur, les symptômes patents d'un
dépérissement sans précédent de l'esprit de liberté et du sens de la responsabilité.
La France aurait inversé en religion du consensus l'excès de ses anciennes passions.
Tout conflit idéologique serait désormais rendu impossible dans la patrie des droits de
l'homme.
La France, gagnée par le conformisme, devenue moralisatrice et animée par une véritable
passion sécuritaire, ne serait pas à l'abri d'une possible dérive totalitaire.
Alain-Gérard Slama, universitaire et chroniqueur au Figaro, en appelle aux intellectuels
accusés de démission face aux experts. Un essai vainement alarmiste ou franchement
inquiétant ? Au lecteur d'en juger ! --Paul Klein
LA CROIX ET LE CROISSANT - LE CHRISTIANISME FACE A L'ISLAM de : "Antoine
Moussali"
Editeur : Editions Paris - Comète
Quand les autruches prendront leur retraite de Alain Madelin, Jacques
Bichot
Seuil (1 mai 2003) 299 pages
Depuis longtemps on savait. Mais on a pratiqué
la politique de l'autruche. On a refusé de voir le péril financier et l'on a continué
de distribuer de faux droits à la retraite qu'il sera difficile d'honorer le moment venu.
On a refusé de voir que le système n'est pas seulement en péril financier, mais qu'il
est aussi profondément injuste, opaque, incompréhensible et rigide. Et qu'il faut donc
le rendre plus équitable et plus lisible en même temps que plus robuste, plus adaptable,
plus gouvernable.
Aujourd'hui enfin on relève la tête. Mais trop souvent hélas le débat porte sur des
notions dépassées, comme le nombre d'années de cotisation, le taux plein, bric-à-brac
dont nos voisins (Allemands, Italiens, Suédois) se sont débarrassés.
C'est pourquoi Alain Madelin et Jacques Bichot ont pris la plume, ensemble.
L'homme politique, auteur de Quand les autruches relèveront la tête, parce que cette
fois il est vital de regarder la réalité en face. L'économiste, après Quelles
retraites en l'an 2000 ?et Retraites en péril, parce que nous sommes maintenant au pied
du mur.
Ils proposent les dix critères qui permettent de tester la qualité d'une réforme. Les
dix clés aussi d'une vraie refondation de nos régimes de retraites qu'il faudra bien
engager tôt ou tard !
Ecologie et liberté, 1re édition. Une autres approche de l'environnement
de G. Millière, M. Falque
Comment guérir du complexe de gauche de Thierry Wolton
Éditeur : Plon - Omnibus (7 mai 2003)
La démocratie française peut-elle devenir enfin adulte ? Un réquisitoire sans
concessions contre tous les clichés (de gauche comme de droite). Un remède contre le
complexe qui empoisonne la vie politique depuis plus dun siècle. Une nouvelle
preuve du talent polémique de Thierry Wolton.
Nous avons tous un complexe de gauche. Il fait partie de notre patrimoine, il s'acquiert
par l'éducation, il se répand dans les médias, il influence notre perception du passé,
il agit sur notre compréhension du monde, il impose son magistère à l'ensemble de la
vie politique. D'où vient ce complexe ? De la gauche elle-même qui a accaparé la
plupart des valeurs positives pour s'identifier à la liberté, au progrès, aux droits de
l'homme, à l'antifascisme, à l'anticolonialisme... Et nous avons fini par le croire.
Pourtant, son histoire n'est pas sans tache, et la gauche n'a pas plus d'autorité que
d'autres pour donner des leçons de morale à la planète. Il est temps de guérir de ce
complexe. A commencer par la gauche française qui doit
profiter de sa cure d'opposition pour en finir avec ses mythes d'un autre siècle. A
commencer aussi par la droite qui, revenue au pouvoir, ne doit plus avoir peur de ses
idées comme de son ombre. Avec ce réquisitoire sans concession contre les clichés de
gauche comme de droite, Thierry Wolton bouscule les idées reçues et donne des remèdes
pour sortir de ce complexe de gauche qui pèse sur nos esprits.
Thierry Wolton est l'auteur de nombreux livres à succès, parmi lesquels Le KGB en
France, Le Grand Recrutement, L'Histoire interdite.
L'auteur vu par l'éditeur
Sociologue, journaliste, écrivain, Thierry Wolton est lauteur de nombreux essais et
enquêtes, dont Le KGB en France, La France sous influence, LHistoire interdite,
Rouge-Brun : le monde du siècle, La Fin des nations (Plon)
"Bien
entendu, c'est off" : Ce que les journalistes politiques ne vous racontent jamais
de Daniel Carton
Albin Michel
Pendant plus de quinze ans, Daniel Carton était là où on ne lattendait pas. A
table avec un proche collaborateur de Rocard qui lui racontait comment celui-ci avait
négocié directement avec Chirac une place de ministre des Affaires étrangères. En vain
: Jospin avait peu apprécié. Dans les congrès du RPR ou de lUDF où il apprenait
comment Léotard se préparait à torpiller la candidature présidentielle de Barre
quil soutenait pourtant en public. A bord de lavion de Claude Allègre, alors
ministre de lEducation, qui lui expliquait pourquoi Jack Lang ne pourrait jamais
être nommé ministre. Dans le bureau dun conseiller de Michel Noir qui lui
dévoilait le système de corruption mis en place par lancien maire de Lyon.
A chaque fois le journaliste essayait de faire son métier. Il écrivait un article. A
partir de cet instant, un déluge de conseils provenant damis, de confrères ou de
chefs sabattait sur lui. " Ça ne se dit pas ". " Tu es vraiment sûr
? ". " Cétait pas " off " votre conversation ? ". Car tout
est là : tout - ou presque - ce qui mériterait dêtre dévoilé aux lecteurs est
" off the record ", expression américaine désignant à lorigine des
confidences qui nétaient pas destinées à être publiées, du moins pas tout de
suite. Mais en France les médias ont fini par faire du " off " un usage de plus
en plus large jusquà en pervertir lidée même.
Cest tout cela que nous raconte lauteur, cette cohabitation quotidienne
amicale, quasi-incestueuse, qui a peu à peu transformé beaucoup de journalistes en
relais complaisants, voire serviles du pouvoir.
Les Maîtres censeurs de Elisabeth Levy
Poche
Liberer le mamouth, nos enfants etouffent
Emmanuel Tranchant et Thierry Brac de la Perrière
Mallard
Les deux auteurs portent un regard sans illusion sur létat du système éducatif
français tel que nous lont transmis deux siècles de jacobinisme, un siècle de
laïcisme militant et plus de trente ans desprit soixante-huitard. Aujourdhui,
ils posent le diagnostic dune " incapacité congénitale à sadapter à
une post-modernité dominée par la liberté des échanges qui ne tolère pas la sclérose
dune centralisation décrite par Tocqueville comme "lapoplexie au centre
et la paralysie aux extrémités" ".
Ils dénoncent le monopole éducatif de lEtat comme " un abus de pouvoir à
forte teneur idéologique ".
Enfants sans foi
ni loi
de C. Combaz
Editions du Rocher
Droit et Révolution, Harold J. Berman, Librairie l'Université.
Le droit nest pas un ensemble de règles instituées. Pour le comprendre, il
faut saisir les caractéristiques ontologiques de ce droit, il faut aussi être sensible
au sentiment didentité des peuples occidentaux. Il sagit dune tradition
juridique occidentale qui ne subsiste et ne se développe que dans une lutte permanente,
comme par exemple le combat de Thomas Becket contre Henri II. Lorsque Berman
sinscrivit, en 1938, à la faculté dEconomie Politique de Londres, on lui
conseilla vivement de sinstruire dabord à fond du droit du XIIe siècle.
Harold Berman considère la révolution papale de Grégoire VII comme lorigine de la
tradition juridique et la réforme grégorienne comme un point culminant du mouvement
réformateur clunisien. Labbaye bénédictine de Cluny (fondée en 910) est décrite
par Berman comme « la première association transnationale », car les
monastères clunisiens « étaient tous régis par des prieurs sou la juridiction de
labbé de Cluny ». Le livre de Berman est aussi une bonne illustration de
l « ordre spontané » décrit par Hayek, qui est le meilleur processus
pour engendrer des institutions de qualité. Dans ce processus la sélection des règles
grâce à la diversité et à la concurrence joue un rôle décisif : une leçon pour
nos « harmonisateurs européens ».
Ignare Academy : Les Naufrages de l'enseignement de Claire Laux,
Isabel Weiss
Nil Editions;
En effet, dans une école qui se veut avant tout utilitaire (sans parvenir dailleurs
à atteindre le moins du monde ce médiocre but), il est clair que la littérature,
lhistoire, la philosophie apparaissent comme un luxe dont on peut se passer.
Cest vrai, on ne peut défendre leur survie
quau nom de principes qui ne sont pas les leurs, montrer sans cesse patte blanche à
des valeurs qui ne leur sont pas opposées mais étrangères (légalité, la
démocratie, lintégration). Même si, ponctuellement bien-entendu, elles peuvent
les appuyer, ce ne sera jamais que conjoncturel, ce nest pas leur essence. Autrefois
lieu où lon apprenait le respect des grandes uvres, lécole est
maintenant lagora où lon bafoue leur gloire immarcescible.
À lheure où lon confond sans vergogne lutile et lessentiel, la
liberté et la facilité, la littérature semble forcément inutile puisque non
reproductible. Éternelle par essence, une uvre occupe dans la culture un espace
quaucune production journalistique ne pourrait occuper si elle venait à
disparaître. Le statut de la littérature nest pas négociable. Or justement,
cest cela que les différentes réformes ne cessent de négocier : on discute le
bout de gras pour savoir quelle place, nécessairement de plus en plus modeste, doivent
tenir les uvres littéraires, éternelles et magistrales dans lenseignement du
français. Sans les lettres, sans évidemment la grammaire et lorthographe aux
oubliettes depuis belle lurette, ce dernier se voit attribuer une vocation de plus en plus
modeste (comme dailleurs le volume horaire qui lui est imparti et les coefficients
qui lui sont attribués) et indéfinie : aider probablement les jeunes générations à se
sentir en phase avec leur époque, tout comme la philosophie qui devient de moins en moins
philosophique, lhistoire ou la géographie amalgamées en un vague jeu de "
connaissances " (ou illusion de connaissances) du monde.
Les réformes, loin de porter sur la forme ou sur les moyens, comme les apparences le
laisseraient croire, des enseignements, en dénaturent le fond. Le choix nest pas
entre immobilisme et abandon. Réformer, cest changer en améliorant, pas faire
table rase. Seule une contestation radicale de ces réformes pourrait alors amorcer un
changement de tendance : tant que les finalités de léducation ne seront pas
clairement repensées, les racines de cette exceptionnelle dégradation resteront vivaces.
Raymond Aron disait que " la Révolution comme la guerre risque de déchirer la
pellicule de civilisation lentement formée au cours des siècles ". Cest
exactement ce que font ces différentes réformes et lévolution générale de
léducation avec notre culture.
L'imposture verte, Pierre Kohler, Ed. Albin Michel.
Chapitre après chapitre, la mise à plat des principaux dossiers qui, depuis une
vingtaine dannées, ont symbolisé le combat écologiste. Lauteur montre
combien, souvent, nous avons été manipulés. Lexemple le plus frappant est sans
doute celui de
Seveo et de la pollution à la dioxine. Alors
que dans limaginaire collectif ce nom reste synonyme de catastrophe, il na en
réalité provoqué aucun décès.
Autres démonstrations, tout aussi déroutantes, avec lamiante, les pluies acides,
la couche dozone, etc
Souvent, derrière les dénonciations « écologistes »
se dissimulent en réalité des intérêts économiques ou politiques. Greenpeace,
explique lauteur, constitue lexemple le plus manifeste de caractère parfois
manipulatoire du combat écologiste.
La tyrannie des bien-pensants : Débat pour en finir, le nouveau livre
dirigé par Jean Marc Chardon spécialiste de la pensée unique aux éditions Economica
avec la participation des fondateurs de Conscience Politique
34 auteurs s'insurgent contre une
nouvelle tyrannie : celle des bien pensants.
Le résumé.
Ignare Academy : Les Naufrages de l'enseignement de Claire Laux,
Isabel Weiss Nil Editions;
En effet, dans une école qui se veut avant tout utilitaire (sans parvenir dailleurs
à atteindre le moins du monde ce médiocre but), il est clair que la littérature,
lhistoire, la philosophie apparaissent comme un luxe dont on peut se passer.
Cest vrai, on ne peut défendre leur survie quau nom de principes qui ne sont
pas les leurs, montrer sans cesse patte blanche à des valeurs qui ne leur sont pas
opposées mais étrangères (légalité, la démocratie, lintégration). Même
si, ponctuellement bien-entendu, elles peuvent les appuyer, ce ne sera jamais que
conjoncturel, ce nest pas leur essence. Autrefois lieu où lon apprenait le
respect des grandes uvres, lécole est maintenant lagora où lon
bafoue leur gloire immarcescible.
À lheure où lon confond sans vergogne lutile et lessentiel, la
liberté et la facilité, la littérature semble forcément inutile puisque non
reproductible. Éternelle par essence, une uvre occupe dans la culture un espace
quaucune production journalistique ne pourrait occuper si elle venait à
disparaître. Le statut de la littérature nest pas négociable. Or justement,
cest cela que les différentes réformes ne cessent de négocier : on discute le
bout de gras pour savoir quelle place, nécessairement de plus en plus modeste, doivent
tenir les uvres littéraires, éternelles et magistrales dans lenseignement du
français. Sans les lettres, sans évidemment la grammaire et lorthographe aux
oubliettes depuis belle lurette, ce dernier se voit attribuer une vocation de plus en plus
modeste (comme dailleurs le volume horaire qui lui est imparti et les coefficients
qui lui sont attribués) et indéfinie : aider probablement les jeunes générations à se
sentir en phase avec leur époque, tout comme la philosophie qui devient de moins en moins
philosophique, lhistoire ou la géographie amalgamées en un vague jeu de "
connaissances " (ou illusion de connaissances) du monde.
Les réformes, loin de porter sur la forme ou sur les moyens, comme les apparences le
laisseraient croire, des enseignements, en dénaturent le fond. Le choix nest pas
entre immobilisme et abandon. Réformer, cest changer en améliorant, pas faire
table rase. Seule une contestation radicale de ces réformes pourrait alors amorcer un
changement de tendance : tant que les finalités de léducation ne seront pas
clairement repensées, les racines de cette exceptionnelle dégradation resteront vivaces.
Raymond Aron disait que " la Révolution comme la guerre risque de déchirer la
pellicule de civilisation lentement formée au cours des siècles ". Cest
exactement ce que font ces différentes réformes et lévolution générale de
léducation avec notre culture.
L'Ecole des ego :
Contre les gourous du "pédagogiquement correct"
de Elisabeth Altschull
Albin Michel (Essais Doc.)
Avec sa verve habituelle, Christiane Olivier pousse un salutaire et vigoureux cri
dalarme sur la façon désastreuse dont les enfants sont élevés, ou plutôt mal
élevés, aujourdhui.
A force de leur éviter frustration et mécontentement, les parents en font des tyrans qui
ne supportent plus la contrainte et réagissent plus face à la contrariété que par
lagressivité et la violence. Plus ils grandissent, plus cela saggrave. En
passant en revue de nombreuses situations quotidiennes de la petite enfance à
ladolescence, elle souligne ainsi lindispensable fermeté nécessaire avec les
enfants petits. Cest entre deux et quatre ans explique-t-elle quils
acquièrent le respect de lautorité, apprennent à accepter les contraintes et
peuvent shabituer à la discipline. Or cest précisément à cet âge où on
les trouve " si mignons " quon leur cède sur tout aujourdhui. Avec
ensuite les résultats que lon connaît : des enfants épouvantables dit-elle.
" Plus jamais denfants aussi mal élevés ! ", tel pourrait être le
slogan de Christiane Olivier qui sadresse de façon volontairement extrêmement
simple au public le plus large possible car ce combat est, dit-elle, dutilité
publique.
Peut-on être catholique et libéral ? de P. Simon
Pendant deux siècles, les hasards de l'histoire ont souvent placé le catholicisme et le
libéralisme dans des camps opposés ou, au moins, leur ont assigné des rôles
différents dans le grand mouvement des idées qui agite le monde. Il en est résulté une
certaine méfiance réciproque qui a fait perdre de vue l'essentiel. Que les catholiques
ne comprennent pas le libéralisme et le dénaturent m'a toujours paru injuste et me
semble relever du préjugé. Ce livre est un plaidoyer qui a pour objet de lever
l'équivoque et de répondre par l'affirmative à la question qu'il pose. Mais cette
réponse que j'ai tenu à déclarer liminairement pour que tout soit clair n'est pas
formulée a priori. Elle est, au contraire, le résultat d'une recherche rationnelle et
méthodique, comme d'une expérience pratique. Les deux convictions examinées dans ce
livre ont des convergences et des divergences, mais les divergences ne sont qu'apparentes
: le libéralisme n'est pas muet sur les valeurs et le catholicisme n'est pas opposé à
la séparation des pouvoirs séculier et religieux. Surtout les convergences sont
tellement plus fortes qu'on peut discerner facilement leur compatibilité et leurs points
d'accord. Beaucoup de choses, en effet, les rapprochent : catholicisme et libéralisme de
même origine philosophique et intellectuelle, sont optimistes, ont foi en l'homme et
respectent la personne individuelle. Ils sont également universels et réalistes ; ils ne
sont pas totalitaires et les critiques qu'ils s'adressent l'un à l'autre sont des sortes
d'autocritiques qui ne résistent pas à l'analyse ; enfin, depuis les dernières
encycliques, la réconciliation a été scellée. Et puis, il y a cette grande idée de la
création continuée et de l'évolution du monde, comme des hommes, qui traverse les deux
philosophies et les font "resplendir de vérité". J'espère profiter de
l'éclat de cette lumière pour ouvrir des yeux jusque-là fermés.
Violence : La
Démocratie en danger * de Florent Montillot, Claude Pernès
L'insécurité est devenue la préoccupation numéro
1 des Français. Pour la première fois en 2001, 4 000 000 de crimes et délits ont été
officiellement recensés. Jour après jour, la montée de la délinquance et les flambées
de violence déstabilisent notre pays, menacent notre démocratie, sapent les fondements
de la République.
Au sentiment d'insécurité s'ajoute le sentiment d'impunité. Un mot, un regard, et c'est
la violence gratuite qui se déchaîne. Un fait divers qui tourne mal et ce sont les
voitures et les commissariats qui brûlent. Personne n'est épargné.
Grâce à une longue pratique du terrain, les auteurs révèlent les histoires cachées,
dévoilent les chiffres qui dérangent. Ils instruisent un procès sans concession contre
le laxisme des pouvoirs publics, la perte d'autorité de certains parents, l'échec de
l'Éducation Nationale, la permissivité de notre société, les ravages de la drogue, la
faillite de la politique de la ville.
Si la situation est grave, la bataille n'est pas perdue. Avec leurs 30 mesures pour lutter
contre l'insécurité, les auteurs proposent à nos dirigeants des solutions de bon sens
déjà expérimentées en France et à l'étranger.
L'Empire de la morale ** de
Christophe Donner
326 pages Grasset (Libel. Pas Inst)
Si le "bien écrit" est une notion floue et éminemment partiale, le "bien
lisible" lest moins. Christophe Donner a ce talent. Lauteur de Lempire
de la morale brille par sa prose limpide, coulante comme leau de source et
vivifiante dà-propos. Bien sûr, elle fera grincer des dents, on ne sattaque
pas ainsi au marxisme et à la psychanalyse sans risquer de retour de bâton. Les petits
valets des dogmes sont nombreux et Donner, avec sa vie de petit garçon plein des bleus à
lâme, fera sûrement lobjet de quelques campagnes de dénégation virulente.
On lui reprochera sûrement son statut, comme on la fait à Viviane Forrester, le
genre littéraire employé, celui du roman, et cette fabuleuse capacité à mêler
théorie et fiction.
Pourtant, dans cette histoire denfant trop malin interné pour une hallucination qui
lui interdit tout contact physique, on trouve la marque dun écrivain majeur. Si le
cri poussé, "mes parents nont été pour moi que des pièges", est
classique, les parents en question ne le sont pas : la mère, analyste inféodée à la
cause freudienne comme à une église, passe tout au travers de ses relectures plus ou
moins hasardeuses de livres plus ou moins lus. Le père régurgite les leçons de
lécole du parti et de ses errances léninistes. Ces deux idéologies-là ont bien
failli le tuer, par les mécanismes de violence et daccusation quelles
engendrent, quand elles sont en de mauvaises mains. Le quadra a survécu à cette
éducation, et dans cette perle dautofiction, il nous livre sa recette.
Les voix de la
liberté : Les écrivains engagés au XIXe siècle de Michel Winock
676 pages (12 janvier 2001) Seuil (Essai politique)
De 1815 à 1885 -à savoir des Cent jours à la mort de Victor Hugo- la France voit se
succéder six régimes non seulement antinomiques mais eux-mêmes traversés de mouvements
alternatifs. Dans cet imbroglio la France trouve son unité grace à l'attitude de ses
" intellectuels ". Car rarement siècle aura vu si peu d'écrivains enfermés
dans leur tour d'ivoire. Ces gens tissent étroitement politique et littérature, ils
bataillent sur tous les fronts, acharnés à instaurer, maintenir ou rétablir la liberté
d'expression, notamment la liberté de la presse. Ils payent de leur personne, de leurs
deniers, créent des journaux, des revues, s'engagent dans leurs articles, dans leurs
oeuvres même ; affrontent parfois la prison ou l'exil. Beaucoup se font députés,
sénateurs, ministres, alors même qu'ils ont une oeuvre immense à écrire. Rien n'est
moins éthéré que ces gens-là. Ils sont à l'époque aussi connus pour leurs discours,
leurs prises de position, que pour leurs ouvrages qui sont souvent une autre manière de
" militer ". En 40 chapitres (qui sont autant de monographies littéraires
croisées), Michel Winock nous restitue la voix de ceux dont nous ne | |