
Historiquement
correct : Pour en finir avec le passé unique de Jean Sévillia
Éditeur : Perrin (10 avril 2003)
Appliqué à l'histoire, le politiquement correct s'appelle l'historiquement correct.
Analysant le monde d'hier d'après les critères de notre époque, l'historiquement
correct traque l'obscurantisme, l'impérialisme, le colonialisme, le racisme, le fascisme
ou le sexisme à travers les siècles. Que ces mots n'aient pas de sens hors d'un contexte
précis, l'historiquement correct s'en moque : son but n'est pas de comprendre le passé,
mais d'en fournir une version conforme à la philosophie dominante.
A l'école, à la télévision ou au café du Commerce, l'historiquement correct règne en
maître, proposant une histoire tronquée, falsifiée, manipulée.
Les croisades, les cathares, l'Inquisition, les guerres de Religion, la Révolution, la
Commune, l'affaire Dreyfus, le fascisme et l'antifascisme, la Résistance et la
Collaboration, l'affaire Pie XII, la décolonisation, la guerre d'Algérie... Ce livre
étudie dix-huit points chauds de l'histoire française et européenne. Pour chacun d'eux,
les conclusions les plus récentes des chercheurs remettent en cause les préjugés, les
idées reçues et les mensonges concernant notre passé.
Contre l'historiquement correct, les historiens authentiques nous permettent donc de
regarder notre propre histoire en face, et nous réapprennent à l'aimer.
Le
Livre noir du communisme : Crimes, terreur, répression de Collectif
Éditeur : Robert Laffont (30 novembre 2000)
Ce "livre noir" est un procès intenté au communisme réel, un réquisitoire
général après les terrifiants témoignages accumulés depuis L'Aveu d'Arthur London, ou
L'Archipel du Goulag, d'Alexandre Soljenitsyne. On ressort accablé de cette litanie
d'exactions sanglantes. Les purges de Staline, les famines idiotes du Grand Bond en avant
ont une monstruosité abstraite. Mais ce qui, dans cet ouvrage, laisse sans voix, ce sont
les très nombreuses paroles de survivants. Rescapés de la Kolyma, du Laogai chinois ou
de l'Angkar khmer rouge, ils sont des dizaines dont les filets de voix font jaillir des
visages blessés, des vies en miettes. Et leurs petites voix confluent pour donner mille
visages, mille âmes, à la foule anonyme des centaines de millions de victimes. Le Livre
noir du communisme rend compte de l'abjecte réalité du crime de masse, où, derrière
des prétextes idéologiques, se dissimulent les nombreuses complicités, la bestialité
des bourreaux et de leurs chefs. C'est une lecture amère. Mais n'en faut-il que
d'aimables ?
Histoire
du Parti communiste français, 2e édition de Stéphane Courtois, Marc Lazar
Éditeur : Presses Universitaires de France - PUF (1 octobre 2000)
La
Route de la servitude de Friedrich August Hayek, Quadrige
Éditeur : Presses Universitaires de France - PUF (1 septembre 2002)
Aussitôt que l'État entreprend de diriger toute la vie économique d'après un plan,
l'encadrement et l'organisation des différents groupements et des individus deviennent le
problème politique central. Comme c'est le pouvoir coercitif de l'État qui décide de ce
qui sera accordé à telle ou telle personne, on aura avant tout intérêt à chercher à
participer de ce pouvoir dirigeant. Toute question économique ou sociale sera, en même
temps, une question politique. Sa solution dépendra principalement de la personnalité de
celui qui exerce le pouvoir coercitif, de l'opinion des hommes influents.
Je crois que ce fut Lénine lui-même qui lança, au cours des premières années du
régime soviétique, la fameuse locution " qui ? pour qui ? ", slogan que, par
la suite, le peuple a adopté pour résumer le critère général de la société
socialiste. Qui fait des plans pour qui, qui dirige et commande, qui assigne leur place
aux hommes dans la vie, qui aura à recevoir sa part déterminée par d'autres ? Seul le
pouvoir suprême peut décider de ces questions capitales.
FRIEDRICH A. HAYEK.
Le
libéralisme de Hayek de Gilles Dostaler
Éditeur : La Découverte (22 février 2001)
Histoire
des idées politiques aux Temps modernes et contemporains de Philippe Nemo Ed. Presses
Universitaires de France - PUF -
La première partie de cette étude est parue en 1998 dans la collection Fondamental et
était consacrée à : Histoire des idées politiques dans l'Antiquité et le Moyen Age.
Ces deux volumes constituent une étude synthétique de la pensée politique en Occident,
des Présocratiques et de la Bible jusqu'à John Rawls. Du XVI au XXe siècle, la pensée
politique européenne a élaboré les principes de l'Etat de droit démocratique et
libéral. Cette forme d'Etat permettait pour la première fois la gestion d'un ordre
social polycentrique déterminant la croissance économique et démographique, l'explosion
des sciences et des techniques caractéristiques de la modernité. Mais ce paradigme de
l'ordre par le pluralisme n'a pas été compris par tous et l'Etat démocratique et
libéral a été fortement contesté en se référant à des anciens modèles d'ordre
social. Telle est la problématique qui commande en profondeur cette "Histoire des
idées politiques aux Temps modernes et contemporains".
Histoire
des idées politiques dans l'Antiquité et au Moyen Age de Philippe Nemo
Éditeur : Presses Universitaires de France (PUF) (6 novembre 1998)
La
civilisation féodale : De l'an mil à la colonisation de l'Amérique de Jérôme
Baschet
Éditeur : Aubier (5 février 2004)
Un très grand livre et probablement la meilleure synthèse sur le moyen âge depuis la
Civilisation de l'occident médiéval de Le Goff. Ce qui est remarquable, c'est la
présentation claire et intelligente de la construction par l'Eglise d'une société,
d'une communauté qu'elle façonne politiquement, culturellement et socialement. Atteindre
ce degré de maîtrise dans la synthèse et la conceptualisation, c'est du grand art.
Du
Pouvoir de B. de Jouvenel
Éditeur : Hachette Littérature (11 février 1998)
Conçu en pleine débâcle de la Seconde Guerre mondiale, ce livre offre une analyse
détaillée du Pouvoir, ce Minotaure, sous tous ses aspects : sa métaphysique, son
origine, sa nature, sa croissance. Bertrand de Jouvenel y exprime sa colère contre
l'absurdité de la guerre et des pouvoirs qui l'ont engendrée et essaie de mettre à jour
les constantes de tout pouvoir politique. Cette longue réflexion sur les rapports
Guerre-Pouvoir-Etat aborde les grands problèmes de la philosophie politique : formes des
pouvoirs, droit, liberté, sécurité, ordre, etc.
Un ouvrage classique de la pensée politique moderne.
Nos
voisins musulmans : Histoire et mécanisme d'une méfiance réciproque de Yves
Montenay
Éditeur : Belles Lettres (8 mars 2004)
Depuis quatorze siècles, et particulièrement depuis les attentats de ces dernières
années, une vue très critique des Musulmans s'est développée en Occident. Et
réciproquement.
Beaucoup d'Occidentaux voient les Musulmans empêtrés dans leur archaïsme et rattrapés
par la modernité, d'où leurs réactions violentes, mais vouées à l'échec. Beaucoup de
Musulmans répondent qu'ils sont croyants et qu'analyser leur foi, c'est déjà les
attaquer. Vu d'Occident, cette réaction est irritante (on étudie bien le catholicisme),
mais à la rigueur compréhensible. Le problème est que certains sacralisent de simples
rites sociaux, veulent les imposer, et considèrent comme hostile ou impie toute idée
différente. Ils se sentent agressés et dénoncent une animosité croissante envers
l'Islam. On voit donc l'importance des regards réciproques et la nécessité de leur
analyse. Il nous faut donc revisiter l'histoire, car, vraie ou fausse, c'est elle qui
structure la vision du monde et donc la réaction à " l'Autre ". Nous n'entrons
donc pas dans le domaine de la foi : il ne s'agit pas de parler de l'Islam mais des
Musulmans, ces hommes et ces femmes qui sont nos voisins, du Maroc à l'Iran.
Goulag
: Le peuple des zeks de Geneviève Piron, Collectif
Éditeur : Infolio (26 mars 2004)
Occulté pendant des décennies et révélé par la littérature, l'univers du Goulag a
peu à peu dévoilé au monde depuis le perestroïka. Ce mode d'enferment à l'échelle
d'un continent a meurtri des millions d'hommes et de femmes, embarqués de force dans des
chantiers titanesques, pour le progrès de l'homme et de l'URSS. Après des années de
censure, le voile s'est déchiré \; les photos de propagande sont démasquées et les
objets transmis par les familles ou recueillis dans les champs, ultimes vestiges d'un
monde où chacun était à bord de la survie, donnent sobrement la démesure de cette
réalité tragique...
De Lenine à Ben
Laden de Pierre Clermont
Editions du Rocher (22 janvier 2004)
Les multiples affrontements qui ont ensanglanté l'histoire de
la planète depuis la Première Guerre mondial s'ordonnent presque tous autour d'un
conflit central : celui qui, tout au long du XXe siècle et dans le monde entier, opposé
partisans et adversaires de la modernité. Les adversaires de la modernité ne s'affichent
pas comme tels. Ils préfèrent se couvrir du manteau du communisme, du nazisme, du
fascisme ou de l'islamisme. Mai par-delà leur diversité, tous manifestent leurs
réactions de refus du monde moderne, tel qu'il est apparu en Occident depuis la
révolution industrielle. Rejetant la liberté individuelle et la démocratie, ils
prétendent leur opposer un ordre social nouveau, communautaire, où régneraient
l'harmonie et la justice. Mais, dans la mesure où il asservit l'individu au pouvoir
despotique de la communauté cet ordre n'est que la reconstitution - sous des forme
nouvelles et totalitaires - de la forme d'Etat la plu archaïque qu'ait connue l'histoire
humaine. La grande révolte anti-occidentale du XXe siècle est donc d'abord une révolte
antimoderniste. Amorcée avec la révolution zapatiste au Mexique en 1911, elle commence
vraiment avec la révolution soviétique de 1917, elle se poursuit avec l'arrivée au
pouvoir du nazisme allemand et connaît son apogée après la Seconde Guerre mondial avec
l'expansion planétaire du communisme. Elle s'achève aujourd'hui avec l'islamisme,
dernière flambée de ce vaste mouvement de retour au passé, qui a débuté avec Lénine
et se clôt avec Ben Laden. Les attentats du 11 septembre 2001, en propulsant sur le
devant de la scène l'islamisme radical et en contraignant les Etats-Unis à intervenir
avec fermeté, montrent que la forme totalitaire du refus de la modernité risque à
nouveau d'êtri un enjeu mondial en ce début de IIIe millénaire.
Histoire
de l'économie européenne, 1000-2000 de François Crouzet
Éditeur : Albin Michel
Ce livre remarquablement documenté illustre les raisons
profondes du miracle économique européen depuis lan mille. Contrairement à une
vision ancienne héritée des Lumières, le Moyen-Age est intégré dans ce formidable
développement dun continent qui dépassa rapidement les anciennes civilisations
dAsie. Proximité géographique des mers et des fleuves catalysant les échanges
commerciaux, émiettement politique favorisant la concurrence, liberté dinitiative
et diffusion des innovations grâce à un espace culturel favorable figurent parmi les
causes majeures dune réussite autant économique, technologique que militaire.
Lauteur en profite pour tordre définitivement le cou de certaines idées en vogue
chez les Tiers-mondistes, ainsi lenrichissement de lEurope par la seule
spoliation des Colonies. Par contre, ce livre passionnant se termine par un inquiétant
avertissement : si la crise démographique des pays européens persiste, lavenir de
notre continent risque fort dêtre réduit à une tragique mort lente.
Les
nuages noirs s'amoncellent de Chen Ming, Jean-Luc Domenach (Avec la contribution de)
Éditeur : Zulma
" Je suis né dans une famille pauvre. La première moitié de ma vie était déjà
passée, traversée de mille expériences tragiques, lorsqu'une Chine nouvelle apparut.
J'espérais que l'autre moitié de ma vie serait plus douce. Mais je n'étais pas né sous
une bonne étoile. La période néfaste qui suivit dura plus de trente ans.
C'est en 1988 que Camille Loivier, alors jeune étudiante française en Chine, rencontre
le professeur Chen Ming. Ils se voient chaque semaine pendant deux ans. Le vieil homme
entreprend d'écrire ses mémoires. Il lui confie le manuscrit - impubliable en Chine
populaire -, à charge pour elle de le traduire. Chen Ming meurt en 1996. Il laisse un
témoignage exceptionnel sur le " goulag " chinois
La
trahison des Rosenberg de Florin Aftalion
Éditeur : Lattès
Juin 1953. Condamnés pour espionnage, Julius et Ethel Rosenberg sont exécutés sur la
chaise électrique en dépit d'une intense campagne mondiale pour les sauver. En France,
les manifestations, les pétitions se multiplient, l'antiaméricanisme fait rage.
Pour beaucoup, la cause est entendue. Les Rosenberg ont été victimes du fascisme et de
l'antisémitisme du gouvernement des États-Unis. Pourtant, cinquante ans
après, il nous faut réexaminer les faits. Les archives du KGB se sont entrouvertes ; le
FBI a révélé le contenu des télégrammes secrets soviétiques qu'il interceptait; des
espions, dont Feklissov l'homme qui contrôlait les Rosenberg, ont parlé.
Ce livre est d'abord une passionnante enquête policière au cur des services du
contre-espionnage américain. Mais également une étude psychologique - pourquoi
trahit-on son pays ? Y aurait-il de bons et de mauvais coupables ? Enfin, par quel
aveuglement des juifs ont-ils sacrifié leurs vies par amour dur Staline ordonnateur de
crimes antisémites ?
Car, avant d'être érigés en martyrs, Julius et Ethel Rosenberg formaient un couple
étonnant, soldé par un amour indéfectible, qui, se croyait intouchable.
Le
communisme une passion française, de Marc Lazar (coauteur du livre noir du
communisme), Ed. Perrin
Du
passé faisons table rase ! Histoire et mémoire du communisme en Europe, Ed. Robert
Laffont, sous la direction de Stéphane Courtois
La parution du Livre noir du communisme a donné lieu à une polémique de dimension
internationale. Aujourdhui, ce nouvel ouvrage collectif publié sous la direction de
Stéphane Courtois, prolonge et approfondit lindispensable travail de bilan et
danalyse inauguré il y a quatre ans.
Car malgré ses mauvais scores électoraux en France le communisme
nest pas mort. Dans les anciens pays du bloc soviétique, les ex-communistes sont
parfois revenus au pouvoir (comme en Pologne) ou bien constituent une force politique non
négligeable. En Occident la France étant un exemple particulièrement frappant
il existe toujours une revendication intellectuelle du communisme, dans les lieux
les plus divers et inattendus, comme si le bilan dévastateur nexistait pas. Pour
remettre les pendules à lheure une bonne fois pour toutes.
Dune part, il complète lanalyse pour les pays dont lexpérience
navait pas été traitée dans Le Livre noir (la RDA, la Roumanie, les pays Baltes,
etc.). Dautre part, dans un essai qui synthétise létat de la question
aujourdhui, Stéphane Courtois aborde le paradoxe du déni de la nature réelle du
communisme dont semble souffrir une partie des intellectuels français.
Thomas More,
l'homme complet de la Renaissance. Elisabeth-Marie Ganne. Ed. Nouvelle cité
Dans cette biographie très documentée du point de vue historique, très riche du point
de vue culturel et spirituel, l'auteur parvient à nous faire connaître en profondeur
celui pour lequel elle a réussi la synthèse de nombreuses années de travail. Thomas
More, grand humaniste de la Renaissance, ami dÉrasme, homme politique intègre,
laïc catholique à la forte vie spirituelle, époux et père apprécié, est allé
jusqu'au martyre pour demeurer fidèle à sa conscience, malgré les pressions du roi
Henry VIII qui le considérait comme son ami. Canonisé en 1935, 400 ans après sa mise à
mort, Thomas More a été proclamé patron des responsables de gouvernement et des hommes
politiques par Jean-Paul II, en automne 2000. Ceci est d'autant plus intéressant que
Thomas More a poussé très loin la réflexion sur les fondements du droit et de la
légitimité politique. Un livre d'histoire pour retrouver le sens profond de la
politique.
Les fondements historiques du national-socialisme. Par Ernst Nolte,
Ed. du Rocher.
Aux yeux de Nolte, le fascisme et le national-socialisme constituent des réactions au
bolchévisme, dont ils copient les méthodes. Le national-socialisme comme phénomène
politique, social et culturel, est replacé dans le contexte de son époque et de son
environnement international...
Goulag
: Une histoire de Anne Applebaum, Pierre-Emmanuel Dauzat
(Traduction)
Éditeur : Grasset (5 octobre 2005)
Contrairement aux camps nazis, le gigantesque univers
concentrationnaire propre au régime soviétique demeure largement
méconnu. Les Kontslaguer apparurent en Russie dès 1918, comme
instrument de répression politique et bientôt comme réservoir de
main-d'œuvre forcée pour l'industrialisation soviétique. De la
Révolution à la Glasnost, 18 millions d'individus en furent les
victimes ; 4,5 millions n'en revinrent jamais. Si Soljenitsyne, avec
son Archipel du Goulag, en a donné un inoubliable témoignage
littéraire, aucun historien n'en avait encore entrepris la relation
globale. Anne Applebaum, puisant dans une masse encore à peine
explorée d'archives, de témoignages et interviews de survivants,
nous propose ici une étude sociologique minutieuse de la vie
quotidienne des millions de zeks : l'absurdité des arrestations, la
cadence infernale des travaux, la terreur, les violences inouïes et
la mort omniprésente, les effroyables conditions d'hygiène mais
aussi les stratégies de survie, les tentatives d'évasion, l'espoir
et la solidarité qui, en dépit de tout, subsistent. Les camps
devinrent rapidement une nation à l'intérieur de la nation, presque
une civilisation à part entière, avec ses propres lois, sa diversité
sociologique, sa littérature, son folklore, son argot, ses coutumes
: c'est au cœur ténébreux de ce monde clos que nous convie l'auteur.
Piégés par
Staline : Des milliers de citoyens français derrière le rideau de fer de Nikita
Krivochéine (Postface), Nicolas Jallot
Éditeur : Pocket (21 octobre 2004)
Mesurera-t-on jamais l'étendue des crimes staliniens ? A la fin de la guerre le
dictateur propose l'amnistie et un visa à tous les Français d'origine russe ou mariés
à un ressortissant russe souhaitant s'installer en URSS. La nostalgie, la foi communiste
et une propagande synonyme de désinformation incitent dix mille d'entre eux à accepter
l'invitation. Le piège ne tarde pas à se refermer. Privés de leur identité française,
déchus de leurs droits civiques, déportés aux quatre coins de l'empire, ils vivront en
parias, en citoyens de seconde zone. Ils découvrent avec stupeur le cauchemar du régime
soviétique. Leur déportation, dans des conditions inhumaines, conduit la plupart d'entre
eux au goulag. Ils n'y survivront pas. Un document unique, impitoyable, bouleversant.
Jacques
le Français : Pour mémoire du Goulag de Jacques Rossi, Michèle Sarde
Éditeur : Pocket (3 mars 2005)
Jacques Rossi - surnommé Jacques, le Français par ses compagnons de captivité - a
confié pour la première fois à l'écrivain Michèle Sarde son parcours avant et après
son séjour au Goulag. Tout commença en 1909. Né d'une mère française, il vécut en
Pologne, et adhéra très jeune au parti communiste. A vingt ans, se trouvant à Berlin,
ce polyglotte fut affecté à la section des liaisons internationales OMS du Komintern et
au service de renseignements de l'armée Rouge. Le jeune agent secret mena à bien de
dangereuses missions à travers l'Europe avant d'être rappelé à Moscou lors des grandes
purges de 1937. Accusé d'espionnage, il est condamné à " huit ans de redressement
par le travail " qui se prolongeront en vingt années forcées en Arctique et en
Sibérie... " Hormis Soljenitsyne, personne n'a mieux décrit que Jacques Rossi
l'univers du Goulag. " Le Figaro littéraire " Son témoignage donne le vertige.
" André Burguière - Le Nouvel Observateur

Le Portail de Francois Bizot, John Le Carré (Préface)
Éditeur : Gallimard (31 janvier 2002)
Ce voyage en pays khmer, orchestré par un homme d'exception,
l'ethnologue François Bizot, est un parcours quasi-initiatique. S'il fut
prisonnier des révolutionnaires khmers rouges pendant trois mois en
1971, touchant du doigt l'atroce et l'innommable, Bizot fut aussi un
interlocuteur privilégié de Douch, son tortionnaire cambodgien. Cet
homme deviendra d'ailleurs l'un des plus terribles chefs de guerre du
siècle. Trente ans après, à travers ce témoignage d'une sensibilité et
d'une intelligence remarquables, l'auteur revient sur cette expérience
traumatisante et met ainsi le doigt sur les paradoxes de l'être humain,
sur les rapports ambigus entre victime et bourreau et sur la quête
d'idéal, présente en chacun de nous et coupable des pires atrocités. Sa
connaissance de l'Asie du Sud-Est et du bouddhisme fait de son ouvrage
un document exemplaire, une véritable leçon de vie.
Les
Naufragés de la terre promise de Robert Arnoux
Éditeur : Edisud (1 mai 2004)
Le 6 septembre 1947, sous un soleil radieux, un paquebot soviétique
quitte Marseille pour le port de Batoum, sur la mer Noire. Le Rossia
emporte avec lui 3 600 passagers, des Arméniens établis en France depuis
le début des années vingt. Ces familles ont répondu à l'appel que
Staline, au lendemain de la victoire sur l'Allemagne nazie, leur avait
lancé : ils tournent la page de l'exil et, dans l'enthousiasme, partent
s'établir en Arménie soviétique. Trois mois et demi plus tard, le 23
décembre, un deuxième paquebot, le Podeba, prendra le même chemin. Au
total, les Arméniens de France seront plus de 5 000 à s'embarquer pour
cette " patrie " qui n'est pas vraiment la leur. Ce livre décrit ce que
fut leur existence quotidienne dans l'URSS de Staline et de ses
successeurs, l'espérance qui les avait animés, leurs désillusions et
leurs souffrances. Il raconte la faim et la terreur, les tentatives
d'évasion, la déportation en Sibérie, les révoltes et la résignation. A
la lumière de nombreux témoignages et de documents d'archives jusqu'ici
inédits, l'auteur éclaire les aspects les moins connus de ce drame :
l'action de la propagande soviétique au sein de la communauté arménienne
dans les années d'après-guerre, les tensions diplomatiques que le départ
des rapatriés a suscitées, la visite inattendue de Christian Pineau,
ministre des Affaires étrangères, à Erevan en 1956, l'appel lancé au
général de Gaulle deux ans plus tard. Délaissés par la France, devenus
citoyens soviétiques, les " rapatriés " devront attendre 1e milieu des
années soixante pour obtenir enfin un visa de sortie. Certains ne
retrouveront Marseille, Valence, Lyon ou la banlieue parisienne qu'au
milieu de la décennie suivante, voire plus tard encore. Les plus âgés
devront réapprendre à a vivre en immigrés, les plus jeunes à parler une
langue depuis longtemps oubliée. D'autres, quelques dizaines, ne
pourront jamais rentrer - cinquante-sept ans après le départ du Rossia,
ils sont les derniers des naufragés de la Terre promise.

Les Habits neufs de la terreur de P. Berman
Éditeur : Hachette Littérature (3 mars 2004)
Notre ennemi dans la guerre contre le terrorisme n'est pas le monde
arabe, mais le totalitarisme : le même qui ensanglanta l'Europe du XXe
siècle et qui nous revient aujourd'hui repeint aux couleurs du
nationalisme arabe ou de l'islamisme. Telle est la responsabilité de
l'Occident dans la montée du terrorisme : une responsabilité
intellectuelle. A la lecture de Sayyid Qutb, le principal doctrinaire
des Frères musulmans, ou de ses épigones (Tariq Ramadan), Paul Berman
retrouve les thèmes familiers et inquiétants des doctrines totalitaires
de naguère : la réprobation de la décadence
occidentale, l'éloge d'une avant-garde pure et déterminée, la promesse
du paradis sur terre et, surtout, l'apologie de la mort et du martyre
pour y parvenir. Loin des fantasmes néo-conservateurs sur " l'axe du mal
", Les Habits neufs de la terreur est une plaidoirie pour réveiller la
gauche de son angélisme qui lui fait trop souvent considérer le
terrorisme comme une réponse désespérée aux insuffisances des
démocraties libérales alors qu'il est une négation de la démocratie
elle-même.
Premier retour à Bagdad de Pierre Rigoulot, Ilios Yannikakis
Éditeur : Buchet-Chastel (18 juin 2004)
Vue à la télévision, entendue à la radio l’Irak semble se résumer à une
succession d’attentats et au décompte des morts qu’ils soient américains
ou irakiens, kurdes, chiites ou sunnites. Quelques mots semblent suffire
à décrire la situation en terme d’affrontement, de résistance,
d’occupation, de marchandage politique. Mais que recouvrent-ils ?
Comment vit-on quotidiennement à Bagdad ? Quel est l’état d’esprit de la
société ?
Existe-t-il une opinion publique ? Que pensent les Irakiens ? Quid de la
peur ? Qu’est-ce qui fonctionne et qu’est-ce qui ne marche pas ? Comment
travaille-t-on dans les écoles, les universités ? Trouve-t-on de
l’essence ? Y a-t-il encore des coupures d’électricité ? Comment la
capitale est-elle approvisionnée ?
Quelques comptes rendu de voyage d’Irakiens exilés en France, revenant
d’un séjour dans leur pays, laissent entrevoir une autre réalité que
celle que traduisent sommairement les grands médias.
Pierre Rigoulot et Ilios Yannakakis, qui réfléchissent depuis plusieurs
années sur les difficiles transitions des sociétés victimes de régime
totalitaire vers la démocratie ont voulu en avoir le coeur net et ont
décidé de se rendre sur place, pour voir par eux-mêmes de quoi il
retourne. Ils ramènent un carnet de voyage riche de leurs rencontres
avec des enseignants, des directeurs de journaux, des médecins, des
responsables politiques, des représentants religieux… Un témoignage
particulièrement important au moment où un gouvernement intérimaire doit
se mettre en place (fin juin) pour préparer les élections fin 2004 ou
début 2005, alors qu’un accord a enfin été trouvé entre toutes les
parties sur la « loi fondamentale » qui sera en vigueur jusqu’à
l’élaboration de la nouvelle constitution.
Un document de première main au moment où les États-Unis devrait rendre
le contrôle du pays aux Irakiens.
Mao Tsé-toung de Philip Short, Colette Lahary-Gautié (Traduction)
Éditeur : Fayard (7 septembre 2005)
On ne saurait comprendre l'extraordinaire " éveil " de la Chine
d'aujourd'hui sans connaître le rôle qu'y a joué Mao Tsé-toung des
années vingt aux années soixante-dix. Car s'il y eut un géant au XXe
siècle, ce fut bien lui ! Ce personnage à facettes multiples, poète et
philosophe, chef de guerre et homme d'État, stratège génial mais aussi,
à l'occasion, politicien rusé, suscite à la fois une forme d'admiration
pour l'œuvre accomplie et un violent mouvement de recul pour les moyens
employés. Son parcours rien moins que rectiligne, la nature totalitaire
du régime avec son inévitable et morbide culture du secret et son goût
pour le paraître ; ses interventions dans tous les domaines de la vie
des Chinois, sa longévité au pouvoir (près de quarante ans) et
l'adulation absurde dont il a longtemps fait l'objet en Occident ont
découragé bon nombre d'analystes. Seuls une présence sur place au long
de deux décennies (complétée par de nombreux séjours ultérieurs), une
parfaite familiarité avec la langue, l'histoire et le mode de vie des
Chinois, une connaissance précise des rouages du Parti communiste, une
fréquentation durable de certains hommes clefs et un esprit
d'observation aigu ont permis à Philip Short de proposer le récit, aussi
exact et objectif que possible, d'un destin hors norme dont l'intéressé
lui-même a embrouillé à plaisir la compréhension.
Le cri de la Taïga
de Aron Gabor, Stéphane Courtois (Préface),
Mathias Kolos (Traduction)
Éditeur : Rocher (5 mai 2005)
Par une belle journée d'août 1945, un homme grand, élégamment vêtu, la
trentaine, marche dans Budapest. Ce fils d'une famille très connue pour
sa participation à la révolte de Kossuth en 1848, est secrétaire général
de la Croix-Rouge hongroise. Il se rend, l'esprit tranquille, à
l'invitation de l'ambassadeur soviétique. Reçu dans une villa cossue par
un major fort sympathique, il comprend soudain qu'il s'est jeté de
lui-même dans la gueule du loup. Séquestré, arrêté, emprisonné,
interrogé, il est condamné à mort. À l'isolement total pendant seize
mois, au bord de la folie, il est soudain transféré à l'hôpital-prison
de Lvov, en Ukraine. Finalement condamné à cinq ans de Goulag, il est
expédié début 1948 en Sibérie, au complexe concentrationnaire du
Kouzbass, en pleine taïga. Zek pendant cinq années, puis en relégation,
il réussit par miracle à rentrer en Hongrie en 1960. Ne supportant plus
le monde communiste, son mensonge permanent, son inhumanité quotidienne,
il s'évade de Hongrie en 1965 et s'installe à Munich où il se consacre à
la rédaction et à la publication - à compte d'auteur et en hongrois - de
ses mémoires. II y mourra en 1982, oublié de tous. C'est le récit de
cette formidable odyssée que nous publions aujourd'hui. Récit très
souvent tragique de ces masses d'hommes broyés par la mécanique
répressive totalitaire. Broyés par le désespoir de la perspective de 25
ans de camp, par l'arrachement à leur famille, à leur village, à leurs
études. Broyés, l'hiver, par la chute d'un sapin géant à la coupe dans
la taïga ou, lors du flottage de printemps, par le déferlement hurlant
des billes de bois. Et pourtant, du fond de cet enfer, Aron Gabor -
c'est le nom de ce témoin exceptionnel - préserve la petite flamme de
l'espoir, cultive avec passion et reconnaissance chaque signe
d'humanité. II tombe amoureux de cette Sibérie où la nature est si
puissante et où les hommes, en dépit du communisme, ont conservé une
authenticité millénaire. Après L'Archipel du Goulag d'Alexandre
Soljénitsyne, les Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov et Un monde à
part de Gustav Herling, Le Cri de la taïga est le dernier très grand
témoignage littéraire d'un Européen sur le Goulag. Un témoignage "
oublié " pendant près de quarante ans et aujourd'hui restitué au monde.
Récits de la Kolyma
de Varlam Chalamov
Éditeur : Verdier (4 septembre 2003)
Les Récits de la Kolyma, réunis pour la première fois en français,
retracent l'expérience de Varlam Chalamov dans les camps du Goulag où se
sont écoulées dix-sept années de sa vie. Fragments qui doivent se lire
comme les chapitres d'une œuvre unique, un tableau de la Kolyma, ces
récits dessinent une construction complexe, qui s'élabore à travers six
recueils. Chaque texte s'ouvre sur une scène du camp. Il n'y a jamais de
préambule, jamais d'explication. Le lecteur pénètre de plain-pied dans
cet univers. Les premiers recueils, écrits peu après la libération,
portent en eux toute la charge du vécu. À mesure que le narrateur
s'éloigne de l'expérience, le travail de la mémoire se porte aussi sur
la possibilité ou l'impossibilité de raconter le camp. Certains thèmes
sont alors repris et transformés. La circulation des mêmes motifs entre
différents récits, différentes périodes, constitue à elle seule un
élément capital pour le décryptage de la réalité du camp ; on y retrouve
la grande préoccupation de Chalamov : comment traduire dans la langue
des hommes libres une expérience vécue dans une langue de détenu, de "
crevard ", composée de vingt vocables à peine ? Les récits s'agencent
selon une esthétique moderne, celle du fragment, tout en remontant aux
sources archaïques du texte, au mythe primitif de la mort provisoire, du
séjour au tombeau et de la renaissance. On y apprend que le texte est
avant tout matière : il est corps, pain, sépulture. C'est un texte
agissant. À l'inverse, la matière du camp, les objets, la nature, le
corps des détenus, sont en eux-mêmes un texte, car le réel s'inscrit en
eux. Le camp aura servi à l'écrivain de laboratoire pour capter la
langue des choses. Le camp, dit Chalamov, est une école négative de la
vie. Aucun homme ne devrait voir ce qui s'y passe, ni même le savoir. Il
s'agit en fait d'une connaissance essentielle, une connaissance de
l'être, de l'état ultime de l'homme, mais acquise à un prix trop élevé.
C'est aussi un savoir que l'art, désormais, ne saurait éluder
Un Monde à part de Herling G
Éditeur : Gallimard (24 octobre 1995)
Publiée dès 1951 en traduction anglaise, cette oeuvre littéraire
parfaitement maîtrisée, remarquée par Albert Camus, Bertrand Russel et
Jorge Semprun, constitue un remarquable témoignage sur le goulag
soviétique des années quarante (1940-1942).
Manifeste du Parti communiste
de Karl Marx, Friedrich Engels, Claude
Mazauric (Préface), Laura Lafargue (Traduction)
Éditeur : J'ai Lu (1 février 2004)
Vous êtes saisis d'horreur parce que nous voulons abolir la propriété
privée. Mais, dans votre société actuelle, la propriété privée est
abolie pour les neuf dixièmes de ses membres : si cette société existe,
c'est précisément parce qu'elle n'existe pas pour ces neuf dixièmes.
Vous nous reprochez donc de vouloir abolir une forme de propriété qui a
pour condition nécessaire que l'immense majorité de la société soit
frustrée de toute propriété. En un mot, vous nous accusez de vouloir
abolir votre propriété à vous. En vérité, c'est bien ce que nous
voulons. " Publié pour la première fois en février 1848 à Londres, le
Manifeste de Marx et Engels, à l'écriture si rigoureuse et tranchante,
n'a rien perdu de sa vigueur critique ni de son intérêt philosophique.
Staline, 1878-1953 de Jean-Jacques Marie
Éditeur : J'ai Lu (5 février 2003)
Commissaire du peuple aux Nationalités, puis Secrétaire général du parti
communiste d'Union Soviétique en 192, Staline s'est très vite installé
au pouvoir après la mort de Lénine. Suite à l'élimination de ses rivaux
en 1928, il s'impose comme seul maître de l'URSS, jusqu'à sa mort. La
victoire de l'URSS aux côtés des Alliés contre l'Allemagne nazie
renforce le prestige de Staline. Mais il est aussi à l'origine des
répressions les plus violentes. Vers la fin de sa vie, ce " petit père
des peuples " est l'objet d'un véritable " culte de la personnalité " de
la part des communistes du monde entier.
Les Trotskistes de C. Nick, Fayard (Litt.Gene.) - Que sait-on au
juste du trotskisme ? D'où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Que veulent-ils
? Qui sont-ils ? Pourquoi se subdivisent-ils en autant de partis et
groupuscules ? Les Trotskistes sont "à la mode", et pourtant on ne sait
rien de leur culture, de leurs pratiques, de leur passé. D'octobre 17 à
Mai 68, de juin 36 aux années 70, de la Deuxième Guerre mondiale aux
années Mitterrand, de la guerre d'Algérie à l'anti-mondialisation, un
fil conducteur : le rêve de révolution de quelques formations
déterminées. Au centre de cette épopée : Trotsky, un des personnages les
moins bien cernés de l'histoire contemporaine.
La Chute de Berlin, de Antony Beevor, Jean Bourdier (Traduction),
Ed. De Fallois - Antony Beevor nous propose le récit de la chute de
Berlin qui consacre, en 1945, l'effondrement du Troisième Reich et du
rêve hitlérien de domination mondiale. Appuyé sur des archives très
souvent inédites, c'est un document historique capital, mais aussi un
grand récit tragique et poignant, où l'on voit se déchaîner, portées à
leur paroxysme, toutes les passions humaines, où l'orgueil rejoint la
folie, la ruse côtoie la bêtise, l'héroïsme cohabite avec la peur,
l'abnégation avec la cruauté. Ancien élève de Sandhurst, le Saint-Cyr
britannique, Antony Beevor fut officier de carrière avant de devenir
historien et romancier. On lui doit notamment des ouvrages sur la guerre
d'Espagne et sur la bataille de Crète.
L'Empire de la poudre aux yeux : Carnets de Chine 1970-2001 - En sa
qualité de correspondant de l'AFP en Chine, l'auteur a été le témoin
privilégié de l'évolution de la Chine entre 1970 et 2000, de la fin du
règne de Mao Zedong à l'économie de marché. Avec verve et humour, ce qui
n'exclut pas le sérieux de l'analyse, l'auteur nous donne à voir ce
qu'il peut observer, qu'il s'agisse du peuple, qu'il côtoie d'assez loin
puisque les Chinois ne sont pas autorisés à parler aux étrangers, ou de
la gérontocratie qui préside aux destinées de ce gigantesque pays.
Ronald Reagan, écrits personnels par Ronald Reagan, préface d’Alain
Griotteray, traduction et introduction à l’édition française de Guy
Millière, Ed. du Rocher - Loin des stéréotypes ambiants, Ronald Reagan
était un homme d'esprit autant qu'un homme d'action, et qu'il a été le
concepteur de l'ensemble des décisions cruciales ayant marqué sa
présidence. Les Ecrits personnels éclairent d'un jour nouveau l'histoire
de la fin du XX° siècle.
Les
Voix de la liberté : Les Ecrivains engagés au XIXe siècle de Michel Winock
Éditeur : Seuil (21 septembre 2002)
Collection : Points
Format : Poche - 832 pages
De 1815 à 1885, la France aura vu se succéder six régimes : la brève résurrection de
l'Empire, la Restauration, la monarchie de Juillet, la IIe République, le Second empire,
la IIIe République. " Stupide XIXe siècle ", ironisera Léon Daudet.
Au cours de celui-ci, les hommes de lettres ont participé à tous les combats politiques,
créant des journaux, s'engageant dans leurs articles ou leurs uvres, affrontant
parfois la prison ou l'exil. Pour que triomphent leurs idées, ils deviennent députés,
sénateurs, parfois ministres. Leurs noms ? Chateaubriand, Constant, Hugo, Stendhal,
Balzac, Sand, Michelet, Lamartine, Quinet, Renan, Flaubert, Maupassant, Zola, Vallès, et
tant d'autres qui ont su tisser le politique et la littérature.
Ronald
Reagan, écrits personnels par Ronald Reagan , préface dAlain Griotteray,
traduction et introduction à lédition française de Guy Millière, Ed. du Rocher
Loin des stéréotypes ambiants, Ronald Reagan était un
homme d'esprit autant qu'un homme d'action, et qu'il a été le concepteur de l'ensemble
des décisions cruciales ayant marqué sa présidence. Les Ecrits personnels éclairent
d'un jour nouveau l'histoire de la fin du XX° siècle.
La civilisation féodale : De l'an mil à la colonisation de l'Amérique
de Jérôme Baschet
Éditeur : Aubier (5 février 2004)
Un très grand livre et probablement la meilleure synthèse sur le moyen âge depuis la
Civilisation de l'occident médiéval de Le Goff. Ce qui est remarquable, c'est la
présentation claire et intelligente de la construction par l'Eglise d'une société,
d'une communauté qu'elle façonne politiquement, culturellement et socialement. Atteindre
ce degré de maîtrise dans la synthèse et la conceptualisation, c'est du grand art.
Du
Pouvoir de B. de Jouvenel
Éditeur : Hachette Littérature (11 février 1998)
Conçu en pleine débâcle de la Seconde Guerre mondiale, ce livre offre une analyse
détaillée du Pouvoir, ce Minotaure, sous tous ses aspects : sa métaphysique, son
origine, sa nature, sa croissance. Bertrand de Jouvenel y exprime sa colère contre
l'absurdité de la guerre et des pouvoirs qui l'ont engendrée et essaie de mettre à jour
les constantes de tout pouvoir politique. Cette longue réflexion sur les rapports
Guerre-Pouvoir-Etat aborde les grands problèmes de la philosophie politique : formes des
pouvoirs, droit, liberté, sécurité, ordre, etc.
Un ouvrage classique de la pensée politique moderne.
Nos voisins musulmans : Histoire et mécanisme d'une méfiance réciproque
de Yves Montenay
Éditeur : Belles Lettres (8 mars 2004)
Depuis quatorze siècles, et particulièrement depuis les attentats de ces dernières
années, une vue très critique des Musulmans s'est développée en Occident. Et
réciproquement.
Beaucoup d'Occidentaux voient les Musulmans empêtrés dans leur archaïsme et rattrapés
par la modernité, d'où leurs réactions violentes, mais vouées à l'échec. Beaucoup de
Musulmans répondent qu'ils sont croyants et qu'analyser leur foi, c'est déjà les
attaquer. Vu d'Occident, cette réaction est irritante (on étudie bien le catholicisme),
mais à la rigueur compréhensible. Le problème est que certains sacralisent de simples
rites sociaux, veulent les imposer, et considèrent comme hostile ou impie toute idée
différente. Ils se sentent agressés et dénoncent une animosité croissante envers
l'Islam. On voit donc l'importance des regards réciproques et la nécessité de leur
analyse. Il nous faut donc revisiter l'histoire, car, vraie ou fausse, c'est elle qui
structure la vision du monde et donc la réaction à " l'Autre ". Nous n'entrons
donc pas dans le domaine de la foi : il ne s'agit pas de parler de l'Islam mais des
Musulmans, ces hommes et ces femmes qui sont nos voisins, du Maroc à l'Iran.
Goulag
: Le peuple des zeks de Geneviève Piron, Collectif
Éditeur : Infolio (26 mars 2004)
Occulté pendant des décennies et révélé par la littérature, l'univers du Goulag a
peu à peu dévoilé au monde depuis le perestroïka. Ce mode d'enferment à l'échelle
d'un continent a meurtri des millions d'hommes et de femmes, embarqués de force dans des
chantiers titanesques, pour le progrès de l'homme et de l'URSS. Après des années de
censure, le voile s'est déchiré \; les photos de propagande sont démasquées et les
objets transmis par les familles ou recueillis dans les champs, ultimes vestiges d'un
monde où chacun était à bord de la survie, donnent sobrement la démesure de cette
réalité tragique...
De Lenine à Ben
Laden de Pierre Clermont
Editions du Rocher (22 janvier 2004)
Les multiples affrontements qui ont ensanglanté l'histoire de
la planète depuis la Première Guerre mondial s'ordonnent presque tous autour d'un
conflit central : celui qui, tout au long du XXe siècle et dans le monde entier, opposé
partisans et adversaires de la modernité. Les adversaires de la modernité ne s'affichent
pas comme tels. Ils préfèrent se couvrir du manteau du communisme, du nazisme, du
fascisme ou de l'islamisme. Mai par-delà leur diversité, tous manifestent leurs
réactions de refus du monde moderne, tel qu'il est apparu en Occident depuis la
révolution industrielle. Rejetant la liberté individuelle et la démocratie, ils
prétendent leur opposer un ordre social nouveau, communautaire, où régneraient
l'harmonie et la justice. Mais, dans la mesure où il asservit l'individu au pouvoir
despotique de la communauté cet ordre n'est que la reconstitution - sous des forme
nouvelles et totalitaires - de la forme d'Etat la plu archaïque qu'ait connue l'histoire
humaine. La grande révolte anti-occidentale du XXe siècle est donc d'abord une révolte
antimoderniste. Amorcée avec la révolution zapatiste au Mexique en 1911, elle commence
vraiment avec la révolution soviétique de 1917, elle se poursuit avec l'arrivée au
pouvoir du nazisme allemand et connaît son apogée après la Seconde Guerre mondial avec
l'expansion planétaire du communisme. Elle s'achève aujourd'hui avec l'islamisme,
dernière flambée de ce vaste mouvement de retour au passé, qui a débuté avec Lénine
et se clôt avec Ben Laden. Les attentats du 11 septembre 2001, en propulsant sur le
devant de la scène l'islamisme radical et en contraignant les Etats-Unis à intervenir
avec fermeté, montrent que la forme totalitaire du refus de la modernité risque à
nouveau d'êtri un enjeu mondial en ce début de IIIe millénaire.
Histoire
de l'économie européenne, 1000-2000 de François Crouzet
Éditeur : Albin Michel
Ce livre remarquablement documenté illustre les raisons
profondes du miracle économique européen depuis lan mille. Contrairement à une
vision ancienne héritée des Lumières, le Moyen-Age est intégré dans ce formidable
développement dun continent qui dépassa rapidement les anciennes civilisations
dAsie. Proximité géographique des mers et des fleuves catalysant les échanges
commerciaux, émiettement politique favorisant la concurrence, liberté dinitiative
et diffusion des innovations grâce à un espace culturel favorable figurent parmi les
causes majeures dune réussite autant économique, technologique que militaire.
Lauteur en profite pour tordre définitivement le cou de certaines idées en vogue
chez les Tiers-mondistes, ainsi lenrichissement de lEurope par la seule
spoliation des Colonies. Par contre, ce livre passionnant se termine par un inquiétant
avertissement : si la crise démographique des pays européens persiste, lavenir de
notre continent risque fort dêtre réduit à une tragique mort lente.
Les
nuages noirs s'amoncellent de Chen Ming, Jean-Luc Domenach (Avec la contribution de)
Éditeur : Zulma
" Je suis né dans une famille pauvre. La première moitié de ma vie était déjà
passée, traversée de mille expériences tragiques, lorsqu'une Chine nouvelle apparut.
J'espérais que l'autre moitié de ma vie serait plus douce. Mais je n'étais pas né sous
une bonne étoile. La période néfaste qui suivit dura plus de trente ans.
C'est en 1988 que Camille Loivier, alors jeune étudiante française en Chine, rencontre
le professeur Chen Ming. Ils se voient chaque semaine pendant deux ans. Le vieil homme
entreprend d'écrire ses mémoires. Il lui confie le manuscrit - impubliable en Chine
populaire -, à charge pour elle de le traduire. Chen Ming meurt en 1996. Il laisse un
témoignage exceptionnel sur le " goulag " chinois
La
trahison des Rosenberg de Florin Aftalion
Éditeur : Lattès
Juin 1953. Condamnés pour espionnage, Julius et Ethel Rosenberg sont exécutés sur la
chaise électrique en dépit d'une intense campagne mondiale pour les sauver. En France,
les manifestations, les pétitions se multiplient, l'antiaméricanisme fait rage.
Pour beaucoup, la cause est entendue. Les Rosenberg ont été victimes du fascisme et de
l'antisémitisme du gouvernement des États-Unis. Pourtant, cinquante ans
après, il nous faut réexaminer les faits. Les archives du KGB se sont entrouvertes ; le
FBI a révélé le contenu des télégrammes secrets soviétiques qu'il interceptait; des
espions, dont Feklissov l'homme qui contrôlait les Rosenberg, ont parlé.
Ce livre est d'abord une passionnante enquête policière au cur des services du
contre-espionnage américain. Mais également une étude psychologique - pourquoi
trahit-on son pays ? Y aurait-il de bons et de mauvais coupables ? Enfin, par quel
aveuglement des juifs ont-ils sacrifié leurs vies par amour dur Staline ordonnateur de
crimes antisémites ?
Car, avant d'être érigés en martyrs, Julius et Ethel Rosenberg formaient un couple
étonnant, soldé par un amour indéfectible, qui, se croyait intouchable.
Le
communisme une passion française, de Marc Lazar (coauteur du livre noir du
communisme), Ed. Perrin
Du
passé faisons table rase ! Histoire et mémoire du communisme en Europe, Ed. Robert
Laffont, sous la direction de Stéphane Courtois
La parution du Livre noir du communisme a donné lieu à une polémique de dimension
internationale. Aujourdhui, ce nouvel ouvrage collectif publié sous la direction de
Stéphane Courtois, prolonge et approfondit lindispensable travail de bilan et
danalyse inauguré il y a quatre ans.
Car malgré ses mauvais scores électoraux en France le communisme
nest pas mort. Dans les anciens pays du bloc soviétique, les ex-communistes sont
parfois revenus au pouvoir (comme en Pologne) ou bien constituent une force politique non
négligeable. En Occident la France étant un exemple particulièrement frappant
il existe toujours une revendication intellectuelle du communisme, dans les lieux
les plus divers et inattendus, comme si le bilan dévastateur nexistait pas. Pour
remettre les pendules à lheure une bonne fois pour toutes.
Dune part, il complète lanalyse pour les pays dont lexpérience
navait pas été traitée dans Le Livre noir (la RDA, la Roumanie, les pays Baltes,
etc.). Dautre part, dans un essai qui synthétise létat de la question
aujourdhui, Stéphane Courtois aborde le paradoxe du déni de la nature réelle du
communisme dont semble souffrir une partie des intellectuels français.
Thomas More,
l'homme complet de la Renaissance. Elisabeth-Marie Ganne. Ed. Nouvelle cité
Dans cette biographie très documentée du point de vue historique, très riche du point
de vue culturel et spirituel, l'auteur parvient à nous faire connaître en profondeur
celui pour lequel elle a réussi la synthèse de nombreuses années de travail. Thomas
More, grand humaniste de la Renaissance, ami dÉrasme, homme politique intègre,
laïc catholique à la forte vie spirituelle, époux et père apprécié, est allé
jusqu'au martyre pour demeurer fidèle à sa conscience, malgré les pressions du roi
Henry VIII qui le considérait comme son ami. Canonisé en 1935, 400 ans après sa mise à
mort, Thomas More a été proclamé patron des responsables de gouvernement et des hommes
politiques par Jean-Paul II, en automne 2000. Ceci est d'autant plus intéressant que
Thomas More a poussé très loin la réflexion sur les fondements du droit et de la
légitimité politique. Un livre d'histoire pour retrouver le sens profond de la
politique.
Les fondements historiques du national-socialisme. Par Ernst Nolte,
Ed. du Rocher.
Aux yeux de Nolte, le fascisme et le national-socialisme constituent des réactions au
bolchévisme, dont ils copient les méthodes. Le national-socialisme comme phénomène
politique, social et culturel, est replacé dans le contexte de son époque et de son
environnement international...
Le siècle des camps
Le XXième siècle aura vu se multiplier les camps de détention, de concentration,
dextermination.
Le portail, par François Bizot Acheter ce livre
Ed. La Table Ronde, 400p 120 F
Tu vivras mon fils, par Pin Yathay Acheter ce livre
Ed. LArchipel, 308p 120 F
Pol Pot, le bourreau du Cambodge, par
Paul Dreyfus Acheter ce livre
Ed. Stock, 360p 130 F
Les aquariums de Pyongyand. Dix ans au
goulag Nord Coréen par Kang Chol-hwan
Ed. Robert Laffont, 240p 109 F
Le siècle des camps, par Joël Kotc et
Pierre Rigoulot
814 p 175 F
Prisonnière de Staline et de
Hitler, M. Buber-Neumann, Le Seuil, 1986-1988.
Acheter
ce livre tome 1
Acheter
ce livre tome 2
The Tragedy of Cambodian History
Politics, D. Chandler, Yale University Press, 1991.
Le Goulag chinois, H. Wu, Dagorno, 1996. Acheter ce livre
Ce que j'ai cru comprendre, A.
Kriegel, Laffont, 1991. Acheter ce livre
Quelle était belle cette utopie.
Chronique du goulag de Jacques Rossi,
aux édition du Cherche Midi, 2000.
Jacques Rossi qui a été un communiste convaincu dans sa jeunesse,
sest retrouvé 20 ans au Goulag, victime innocente dun système impitoyable
institué par lidéologie communiste. Jacques. Lui qui sest battu pour la
révolution et la justice sociale, a réalisé beaucoup plus tard que cette utopie
nest que perversion et naboutit quà un système totalitaire, privant
lhomme de sa liberté et de sa dignité. Le Goulag nest daprès lui que
la seule forme possible dun tel système.
Ce très grand témoignage, dun homme de plus de 90 ans, doit nous servir de leçon
et nous persuader que lidéologie communiste na plus lieu dêtre en
France en ce début de 3ième millénaire.
les pierres crieront, une enfance
cambodgienne,1975-1980 par Molyda Szymusiak
actes et mémoire du peuple/la découverte
"Unique survivante de sa famille, Molyda a dicté à ses
parents adoptifs le récit de l'agonie des siens sous le régime des Khmers rouges. elle
avait douze ans lorque les troupes de Pol Pot occupèrent Phnom Penh le 17 avril 1975.
Ce récit est accablant par sa simplicité. Ce n'est pas une prise de parole politique,
mais l'égrenement impitoyable de longues journées de faim, de peur, de silence, de
travail forcé. Il débouche sur l'espérance d'un nouveau départ dans la vie sur un sol
hospitalier. Une famille s'est reconstituée, auprès de parents européens, avec deux
autres enfants rescapés."
Un " procès de
Moscou " à Paris par Charles Tillon, Acheter ce livre
Ed. du Seuil 1971.
On chantait rouge par Charles Tillon,
Ed. Robert Laffont 1977.
Jai cru au matin par Pierre
Daix,
Collection " vécu ", Ed. Robert Laffont.
T Captifs du Vietminh, les victimes de Boudarel parlent par Thomas Capitaine :
livre à télécharger sur internet:
http://www.chez.com/archives/
La Démocratie Massacrée, Nouvelle-Calédonie Témoignage par le Général ( c.r.)
Michel Franceschi,
Ed. Pygmalion / Gérard Watelet.
Acheter
ce livre
Récit des événements qui ont secoué
lîle au cours des années 80, notamment met en cause laction de la Ligue
Communiste Révolutionnaire dAlain Krivine et des complicités jusquau Palais
de lElysée...
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