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Histoire


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sevillahistoriquement.jpg (3104 octets)
Historiquement correct : Pour en finir avec le passé unique de Jean Sévillia
Éditeur : Perrin (10 avril 2003)
Appliqué à l'histoire, le politiquement correct s'appelle l'historiquement correct. Analysant le monde d'hier d'après les critères de notre époque, l'historiquement correct traque l'obscurantisme, l'impérialisme, le colonialisme, le racisme, le fascisme ou le sexisme à travers les siècles. Que ces mots n'aient pas de sens hors d'un contexte précis, l'historiquement correct s'en moque : son but n'est pas de comprendre le passé, mais d'en fournir une version conforme à la philosophie dominante.
A l'école, à la télévision ou au café du Commerce, l'historiquement correct règne en maître, proposant une histoire tronquée, falsifiée, manipulée.
Les croisades, les cathares, l'Inquisition, les guerres de Religion, la Révolution, la Commune, l'affaire Dreyfus, le fascisme et l'antifascisme, la Résistance et la Collaboration, l'affaire Pie XII, la décolonisation, la guerre d'Algérie... Ce livre étudie dix-huit points chauds de l'histoire française et européenne. Pour chacun d'eux, les conclusions les plus récentes des chercheurs remettent en cause les préjugés, les idées reçues et les mensonges concernant notre passé.
Contre l'historiquement correct, les historiens authentiques nous permettent donc de regarder notre propre histoire en face, et nous réapprennent à l'aimer.

courtoislivrenoir.jpg (4116 octets)Le Livre noir du communisme : Crimes, terreur, répression de Collectif
Éditeur : Robert Laffont (30 novembre 2000)
Ce "livre noir" est un procès intenté au communisme réel, un réquisitoire général après les terrifiants témoignages accumulés depuis L'Aveu d'Arthur London, ou L'Archipel du Goulag, d'Alexandre Soljenitsyne. On ressort accablé de cette litanie d'exactions sanglantes. Les purges de Staline, les famines idiotes du Grand Bond en avant ont une monstruosité abstraite. Mais ce qui, dans cet ouvrage, laisse sans voix, ce sont les très nombreuses paroles de survivants. Rescapés de la Kolyma, du Laogai chinois ou de l'Angkar khmer rouge, ils sont des dizaines dont les filets de voix font jaillir des visages blessés, des vies en miettes. Et leurs petites voix confluent pour donner mille visages, mille âmes, à la foule anonyme des centaines de millions de victimes. Le Livre noir du communisme rend compte de l'abjecte réalité du crime de masse, où, derrière des prétextes idéologiques, se dissimulent les nombreuses complicités, la bestialité des bourreaux et de leurs chefs. C'est une lecture amère. Mais n'en faut-il que d'aimables ?

courtoislazare.jpg (3214 octets)Histoire du Parti communiste français, 2e édition de Stéphane Courtois, Marc Lazar
Éditeur : Presses Universitaires de France - PUF (1 octobre 2000)

hayekrouteservitude.jpg (3109 octets)La Route de la servitude de Friedrich August Hayek, Quadrige
Éditeur : Presses Universitaires de France - PUF (1 septembre 2002)
Aussitôt que l'État entreprend de diriger toute la vie économique d'après un plan, l'encadrement et l'organisation des différents groupements et des individus deviennent le problème politique central. Comme c'est le pouvoir coercitif de l'État qui décide de ce qui sera accordé à telle ou telle personne, on aura avant tout intérêt à chercher à participer de ce pouvoir dirigeant. Toute question économique ou sociale sera, en même temps, une question politique. Sa solution dépendra principalement de la personnalité de celui qui exerce le pouvoir coercitif, de l'opinion des hommes influents.
Je crois que ce fut Lénine lui-même qui lança, au cours des premières années du régime soviétique, la fameuse locution " qui ? pour qui ? ", slogan que, par la suite, le peuple a adopté pour résumer le critère général de la société socialiste. Qui fait des plans pour qui, qui dirige et commande, qui assigne leur place aux hommes dans la vie, qui aura à recevoir sa part déterminée par d'autres ? Seul le pouvoir suprême peut décider de ces questions capitales.
FRIEDRICH A. HAYEK.

dostaler.jpg (3818 octets)Le libéralisme de Hayek de Gilles Dostaler
Éditeur : La Découverte (22 février 2001)

nemohistoireideepolitiquecontemporain.jpg (2977 octets)Histoire des idées politiques aux Temps modernes et contemporains de Philippe Nemo Ed. Presses Universitaires de France - PUF -
La première partie de cette étude est parue en 1998 dans la collection Fondamental et était consacrée à : Histoire des idées politiques dans l'Antiquité et le Moyen Age. Ces deux volumes constituent une étude synthétique de la pensée politique en Occident, des Présocratiques et de la Bible jusqu'à John Rawls. Du XVI au XXe siècle, la pensée politique européenne a élaboré les principes de l'Etat de droit démocratique et libéral. Cette forme d'Etat permettait pour la première fois la gestion d'un ordre social polycentrique déterminant la croissance économique et démographique, l'explosion des sciences et des techniques caractéristiques de la modernité. Mais ce paradigme de l'ordre par le pluralisme n'a pas été compris par tous et l'Etat démocratique et libéral a été fortement contesté en se référant à des anciens modèles d'ordre social. Telle est la problématique qui commande en profondeur cette "Histoire des idées politiques aux Temps modernes et contemporains".

nemohistoireideepolitiqueantiquite.jpg (4171 octets)Histoire des idées politiques dans l'Antiquité et au Moyen Age de Philippe Nemo
Éditeur : Presses Universitaires de France (PUF) (6 novembre 1998)

La civilisation féodale : De l'an mil à la colonisation de l'Amérique de Jérôme Baschet
Éditeur : Aubier (5 février 2004)
Un très grand livre et probablement la meilleure synthèse sur le moyen âge depuis la Civilisation de l'occident médiéval de Le Goff. Ce qui est remarquable, c'est la présentation claire et intelligente de la construction par l'Eglise d'une société, d'une communauté qu'elle façonne politiquement, culturellement et socialement. Atteindre ce degré de maîtrise dans la synthèse et la conceptualisation, c'est du grand art.


jouvenel.jpg (4531 octets)Du Pouvoir de B. de Jouvenel
Éditeur : Hachette Littérature (11 février 1998)
Conçu en pleine débâcle de la Seconde Guerre mondiale, ce livre offre une analyse détaillée du Pouvoir, ce Minotaure, sous tous ses aspects : sa métaphysique, son origine, sa nature, sa croissance. Bertrand de Jouvenel y exprime sa colère contre l'absurdité de la guerre et des pouvoirs qui l'ont engendrée et essaie de mettre à jour les constantes de tout pouvoir politique. Cette longue réflexion sur les rapports Guerre-Pouvoir-Etat aborde les grands problèmes de la philosophie politique : formes des pouvoirs, droit, liberté, sécurité, ordre, etc.
Un ouvrage classique de la pensée politique moderne.

montenay.jpg (4543 octets)Nos voisins musulmans : Histoire et mécanisme d'une méfiance réciproque de Yves Montenay
Éditeur : Belles Lettres (8 mars 2004)
Depuis quatorze siècles, et particulièrement depuis les attentats de ces dernières années, une vue très critique des Musulmans s'est développée en Occident. Et réciproquement.
Beaucoup d'Occidentaux voient les Musulmans empêtrés dans leur archaïsme et rattrapés par la modernité, d'où leurs réactions violentes, mais vouées à l'échec. Beaucoup de Musulmans répondent qu'ils sont croyants et qu'analyser leur foi, c'est déjà les attaquer. Vu d'Occident, cette réaction est irritante (on étudie bien le catholicisme), mais à la rigueur compréhensible. Le problème est que certains sacralisent de simples rites sociaux, veulent les imposer, et considèrent comme hostile ou impie toute idée différente. Ils se sentent agressés et dénoncent une animosité croissante envers l'Islam. On voit donc l'importance des regards réciproques et la nécessité de leur analyse. Il nous faut donc revisiter l'histoire, car, vraie ou fausse, c'est elle qui structure la vision du monde et donc la réaction à " l'Autre ". Nous n'entrons donc pas dans le domaine de la foi : il ne s'agit pas de parler de l'Islam mais des Musulmans, ces hommes et ces femmes qui sont nos voisins, du Maroc à l'Iran.


Goulag : Le peuple des zeks de Geneviève Piron, Collectif
Éditeur : Infolio (26 mars 2004)
Occulté pendant des décennies et révélé par la littérature, l'univers du Goulag a peu à peu dévoilé au monde depuis le perestroïka. Ce mode d'enferment à l'échelle d'un continent a meurtri des millions d'hommes et de femmes, embarqués de force dans des chantiers titanesques, pour le progrès de l'homme et de l'URSS. Après des années de censure, le voile s'est déchiré \; les photos de propagande sont démasquées et les objets transmis par les familles ou recueillis dans les champs, ultimes vestiges d'un monde où chacun était à bord de la survie, donnent sobrement la démesure de cette réalité tragique...


lclemont.jpg (4939 octets)De Lenine à Ben Laden de Pierre Clermont
Editions du Rocher (22 janvier 2004)

Les multiples affrontements qui ont ensanglanté l'histoire de la planète depuis la Première Guerre mondial s'ordonnent presque tous autour d'un conflit central : celui qui, tout au long du XXe siècle et dans le monde entier, opposé partisans et adversaires de la modernité. Les adversaires de la modernité ne s'affichent pas comme tels. Ils préfèrent se couvrir du manteau du communisme, du nazisme, du fascisme ou de l'islamisme. Mai par-delà leur diversité, tous manifestent leurs réactions de refus du monde moderne, tel qu'il est apparu en Occident depuis la révolution industrielle. Rejetant la liberté individuelle et la démocratie, ils prétendent leur opposer un ordre social nouveau, communautaire, où régneraient l'harmonie et la justice. Mais, dans la mesure où il asservit l'individu au pouvoir despotique de la communauté cet ordre n'est que la reconstitution - sous des forme nouvelles et totalitaires - de la forme d'Etat la plu archaïque qu'ait connue l'histoire humaine. La grande révolte anti-occidentale du XXe siècle est donc d'abord une révolte antimoderniste. Amorcée avec la révolution zapatiste au Mexique en 1911, elle commence vraiment avec la révolution soviétique de 1917, elle se poursuit avec l'arrivée au pouvoir du nazisme allemand et connaît son apogée après la Seconde Guerre mondial avec l'expansion planétaire du communisme. Elle s'achève aujourd'hui avec l'islamisme, dernière flambée de ce vaste mouvement de retour au passé, qui a débuté avec Lénine et se clôt avec Ben Laden. Les attentats du 11 septembre 2001, en propulsant sur le devant de la scène l'islamisme radical et en contraignant les Etats-Unis à intervenir avec fermeté, montrent que la forme totalitaire du refus de la modernité risque à nouveau d'êtri un enjeu mondial en ce début de IIIe millénaire.

crouzet.jpg (2591 octets)Histoire de l'économie européenne, 1000-2000 de François Crouzet
Éditeur : Albin Michel
Ce livre remarquablement documenté illustre les raisons profondes du miracle économique européen depuis l’an mille. Contrairement à une vision ancienne héritée des Lumières, le Moyen-Age est intégré dans ce formidable développement d’un continent qui dépassa rapidement les anciennes civilisations d’Asie. Proximité géographique des mers et des fleuves catalysant les échanges commerciaux, émiettement politique favorisant la concurrence, liberté d’initiative et diffusion des innovations grâce à un espace culturel favorable figurent parmi les causes majeures d’une réussite autant économique, technologique que militaire. L’auteur en profite pour tordre définitivement le cou de certaines idées en vogue chez les Tiers-mondistes, ainsi l’enrichissement de l’Europe par la seule spoliation des Colonies. Par contre, ce livre passionnant se termine par un inquiétant avertissement : si la crise démographique des pays européens persiste, l’avenir de notre continent risque fort d’être réduit à une tragique mort lente.

Les nuages noirs s'amoncellent de Chen Ming, Jean-Luc Domenach (Avec la contribution de)
Éditeur : Zulma
" Je suis né dans une famille pauvre. La première moitié de ma vie était déjà passée, traversée de mille expériences tragiques, lorsqu'une Chine nouvelle apparut. J'espérais que l'autre moitié de ma vie serait plus douce. Mais je n'étais pas né sous une bonne étoile. La période néfaste qui suivit dura plus de trente ans.
C'est en 1988 que Camille Loivier, alors jeune étudiante française en Chine, rencontre le professeur Chen Ming. Ils se voient chaque semaine pendant deux ans. Le vieil homme entreprend d'écrire ses mémoires. Il lui confie le manuscrit - impubliable en Chine populaire -, à charge pour elle de le traduire. Chen Ming meurt en 1996. Il laisse un témoignage exceptionnel sur le " goulag " chinois


aftalionrosenberg.jpg (6647 octets)La trahison des Rosenberg de Florin Aftalion
Éditeur : Lattès
Juin 1953. Condamnés pour espionnage, Julius et Ethel Rosenberg sont exécutés sur la chaise électrique en dépit d'une intense campagne mondiale pour les sauver. En France, les manifestations, les pétitions se multiplient, l'antiaméricanisme fait rage.
Pour beaucoup, la cause est entendue. Les Rosenberg ont été victimes du fascisme et de l'antisémitisme du gouvernement des États-Unis. Pourtant, cinquante ans
après, il nous faut réexaminer les faits. Les archives du KGB se sont entrouvertes ; le FBI a révélé le contenu des télégrammes secrets soviétiques qu'il interceptait; des espions, dont Feklissov l'homme qui contrôlait les Rosenberg, ont parlé.
Ce livre est d'abord une passionnante enquête policière au cœur des services du contre-espionnage américain. Mais également une étude psychologique - pourquoi trahit-on son pays ? Y aurait-il de bons et de mauvais coupables ? Enfin, par quel aveuglement des juifs ont-ils sacrifié leurs vies par amour dur Staline ordonnateur de crimes antisémites ?
Car, avant d'être érigés en martyrs, Julius et Ethel Rosenberg formaient un couple étonnant, soldé par un amour indéfectible, qui, se croyait intouchable.

lazar.jpg (11003 octets)Le communisme une passion française, de Marc Lazar (coauteur du livre noir du communisme), Ed. Perrin

courtoistablerase.jpg (5572 octets)Du passé faisons table rase ! Histoire et mémoire du communisme en Europe, Ed. Robert Laffont, sous la direction de Stéphane Courtois
La parution du Livre noir du communisme a donné lieu à une polémique de dimension internationale. Aujourd’hui, ce nouvel ouvrage collectif publié sous la direction de Stéphane Courtois, prolonge et approfondit l’indispensable travail de bilan et d’analyse inauguré il y a quatre ans.
Car – malgré ses mauvais scores électoraux en France – le communisme n’est pas mort. Dans les anciens pays du bloc soviétique, les ex-communistes sont parfois revenus au pouvoir (comme en Pologne) ou bien constituent une force politique non négligeable. En Occident – la France étant un exemple particulièrement frappant – il existe toujours une revendication intellectuelle du communisme, dans les lieux les plus divers et inattendus, comme si le bilan dévastateur n’existait pas. Pour remettre les pendules à l’heure une bonne fois pour toutes.
D’une part, il complète l’analyse pour les pays dont l’expérience n’avait pas été traitée dans Le Livre noir (la RDA, la Roumanie, les pays Baltes, etc.). D’autre part, dans un essai qui synthétise l’état de la question aujourd’hui, Stéphane Courtois aborde le paradoxe du déni de la nature réelle du communisme dont semble souffrir une partie des intellectuels français.


Thomas More, l'homme complet de la Renaissance. Elisabeth-Marie Ganne. Ed. Nouvelle cité
Dans cette biographie très documentée du point de vue historique, très riche du point de vue culturel et spirituel, l'auteur parvient à nous faire connaître en profondeur celui pour lequel elle a réussi la synthèse de nombreuses années de travail. Thomas More, grand humaniste de la Renaissance, ami d’Érasme, homme politique intègre, laïc catholique à la forte vie spirituelle, époux et père apprécié, est allé jusqu'au martyre pour demeurer fidèle à sa conscience, malgré les pressions du roi Henry VIII qui le considérait comme son ami. Canonisé en 1935, 400 ans après sa mise à mort, Thomas More a été proclamé patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques par Jean-Paul II, en automne 2000. Ceci est d'autant plus intéressant que Thomas More a poussé très loin la réflexion sur les fondements du droit et de la légitimité politique. Un livre d'histoire pour retrouver le sens profond de la politique.


Les fondements historiques du national-socialisme. Par Ernst Nolte, Ed. du Rocher.
Aux yeux de Nolte, le fascisme et le national-socialisme constituent des réactions au bolchévisme, dont ils copient les méthodes. Le national-socialisme comme phénomène politique, social et culturel, est replacé dans le contexte de son époque et de son environnement international...


Goulag : Une histoire de Anne Applebaum, Pierre-Emmanuel Dauzat (Traduction)
Éditeur : Grasset (5 octobre 2005)

Contrairement aux camps nazis, le gigantesque univers concentrationnaire propre au régime soviétique demeure largement méconnu. Les Kontslaguer apparurent en Russie dès 1918, comme instrument de répression politique et bientôt comme réservoir de main-d'œuvre forcée pour l'industrialisation soviétique. De la Révolution à la Glasnost, 18 millions d'individus en furent les victimes ; 4,5 millions n'en revinrent jamais. Si Soljenitsyne, avec son Archipel du Goulag, en a donné un inoubliable témoignage littéraire, aucun historien n'en avait encore entrepris la relation globale. Anne Applebaum, puisant dans une masse encore à peine explorée d'archives, de témoignages et interviews de survivants, nous propose ici une étude sociologique minutieuse de la vie quotidienne des millions de zeks : l'absurdité des arrestations, la cadence infernale des travaux, la terreur, les violences inouïes et la mort omniprésente, les effroyables conditions d'hygiène mais aussi les stratégies de survie, les tentatives d'évasion, l'espoir et la solidarité qui, en dépit de tout, subsistent. Les camps devinrent rapidement une nation à l'intérieur de la nation, presque une civilisation à part entière, avec ses propres lois, sa diversité sociologique, sa littérature, son folklore, son argot, ses coutumes : c'est au cœur ténébreux de ce monde clos que nous convie l'auteur.


krivocheinestaline.jpg (5009 octets)Piégés par Staline : Des milliers de citoyens français derrière le rideau de fer de Nikita Krivochéine (Postface), Nicolas Jallot
Éditeur : Pocket (21 octobre 2004)

Mesurera-t-on jamais l'étendue des crimes staliniens ? A la fin de la guerre le dictateur propose l'amnistie et un visa à tous les Français d'origine russe ou mariés à un ressortissant russe souhaitant s'installer en URSS. La nostalgie, la foi communiste et une propagande synonyme de désinformation incitent dix mille d'entre eux à accepter l'invitation. Le piège ne tarde pas à se refermer. Privés de leur identité française, déchus de leurs droits civiques, déportés aux quatre coins de l'empire, ils vivront en parias, en citoyens de seconde zone. Ils découvrent avec stupeur le cauchemar du régime soviétique. Leur déportation, dans des conditions inhumaines, conduit la plupart d'entre eux au goulag. Ils n'y survivront pas. Un document unique, impitoyable, bouleversant.

rossimemoiregoulag.jpg (5459 octets)Jacques le Français : Pour mémoire du Goulag de Jacques Rossi, Michèle Sarde
Éditeur : Pocket (3 mars 2005)

Jacques Rossi - surnommé Jacques, le Français par ses compagnons de captivité - a confié pour la première fois à l'écrivain Michèle Sarde son parcours avant et après son séjour au Goulag. Tout commença en 1909. Né d'une mère française, il vécut en Pologne, et adhéra très jeune au parti communiste. A vingt ans, se trouvant à Berlin, ce polyglotte fut affecté à la section des liaisons internationales OMS du Komintern et au service de renseignements de l'armée Rouge. Le jeune agent secret mena à bien de dangereuses missions à travers l'Europe avant d'être rappelé à Moscou lors des grandes purges de 1937. Accusé d'espionnage, il est condamné à " huit ans de redressement par le travail " qui se prolongeront en vingt années forcées en Arctique et en Sibérie... " Hormis Soljenitsyne, personne n'a mieux décrit que Jacques Rossi l'univers du Goulag. " Le Figaro littéraire " Son témoignage donne le vertige. " André Burguière - Le Nouvel Observateur


Le Portail de Francois Bizot, John Le Carré (Préface)
Éditeur : Gallimard (31 janvier 2002)
Ce voyage en pays khmer, orchestré par un homme d'exception, l'ethnologue François Bizot, est un parcours quasi-initiatique. S'il fut prisonnier des révolutionnaires khmers rouges pendant trois mois en 1971, touchant du doigt l'atroce et l'innommable, Bizot fut aussi un interlocuteur privilégié de Douch, son tortionnaire cambodgien. Cet homme deviendra d'ailleurs l'un des plus terribles chefs de guerre du siècle. Trente ans après, à travers ce témoignage d'une sensibilité et d'une intelligence remarquables, l'auteur revient sur cette expérience traumatisante et met ainsi le doigt sur les paradoxes de l'être humain, sur les rapports ambigus entre victime et bourreau et sur la quête d'idéal, présente en chacun de nous et coupable des pires atrocités. Sa connaissance de l'Asie du Sud-Est et du bouddhisme fait de son ouvrage un document exemplaire, une véritable leçon de vie.

Les Naufragés de la terre promise de Robert Arnoux
Éditeur : Edisud (1 mai 2004)
Le 6 septembre 1947, sous un soleil radieux, un paquebot soviétique quitte Marseille pour le port de Batoum, sur la mer Noire. Le Rossia emporte avec lui 3 600 passagers, des Arméniens établis en France depuis le début des années vingt. Ces familles ont répondu à l'appel que Staline, au lendemain de la victoire sur l'Allemagne nazie, leur avait lancé : ils tournent la page de l'exil et, dans l'enthousiasme, partent s'établir en Arménie soviétique. Trois mois et demi plus tard, le 23 décembre, un deuxième paquebot, le Podeba, prendra le même chemin. Au total, les Arméniens de France seront plus de 5 000 à s'embarquer pour cette " patrie " qui n'est pas vraiment la leur. Ce livre décrit ce que fut leur existence quotidienne dans l'URSS de Staline et de ses successeurs, l'espérance qui les avait animés, leurs désillusions et leurs souffrances. Il raconte la faim et la terreur, les tentatives d'évasion, la déportation en Sibérie, les révoltes et la résignation. A la lumière de nombreux témoignages et de documents d'archives jusqu'ici inédits, l'auteur éclaire les aspects les moins connus de ce drame : l'action de la propagande soviétique au sein de la communauté arménienne dans les années d'après-guerre, les tensions diplomatiques que le départ des rapatriés a suscitées, la visite inattendue de Christian Pineau, ministre des Affaires étrangères, à Erevan en 1956, l'appel lancé au général de Gaulle deux ans plus tard. Délaissés par la France, devenus citoyens soviétiques, les " rapatriés " devront attendre 1e milieu des années soixante pour obtenir enfin un visa de sortie. Certains ne retrouveront Marseille, Valence, Lyon ou la banlieue parisienne qu'au milieu de la décennie suivante, voire plus tard encore. Les plus âgés devront réapprendre à a vivre en immigrés, les plus jeunes à parler une langue depuis longtemps oubliée. D'autres, quelques dizaines, ne pourront jamais rentrer - cinquante-sept ans après le départ du Rossia, ils sont les derniers des naufragés de la Terre promise.


Les Habits neufs de la terreur de P. Berman
Éditeur : Hachette Littérature (3 mars 2004)
Notre ennemi dans la guerre contre le terrorisme n'est pas le monde arabe, mais le totalitarisme : le même qui ensanglanta l'Europe du XXe siècle et qui nous revient aujourd'hui repeint aux couleurs du nationalisme arabe ou de l'islamisme. Telle est la responsabilité de l'Occident dans la montée du terrorisme : une responsabilité intellectuelle. A la lecture de Sayyid Qutb, le principal doctrinaire des Frères musulmans, ou de ses épigones (Tariq Ramadan), Paul Berman retrouve les thèmes familiers et inquiétants des doctrines totalitaires de naguère : la réprobation de la décadence occidentale, l'éloge d'une avant-garde pure et déterminée, la promesse du paradis sur terre et, surtout, l'apologie de la mort et du martyre pour y parvenir. Loin des fantasmes néo-conservateurs sur " l'axe du mal ", Les Habits neufs de la terreur est une plaidoirie pour réveiller la gauche de son angélisme qui lui fait trop souvent considérer le terrorisme comme une réponse désespérée aux insuffisances des démocraties libérales alors qu'il est une négation de la démocratie elle-même.

Premier retour à Bagdad de Pierre Rigoulot, Ilios Yannikakis
Éditeur : Buchet-Chastel (18 juin 2004)
Vue à la télévision, entendue à la radio l’Irak semble se résumer à une succession d’attentats et au décompte des morts qu’ils soient américains ou irakiens, kurdes, chiites ou sunnites. Quelques mots semblent suffire à décrire la situation en terme d’affrontement, de résistance, d’occupation, de marchandage politique. Mais que recouvrent-ils ? Comment vit-on quotidiennement à Bagdad ? Quel est l’état d’esprit de la société ?
Existe-t-il une opinion publique ? Que pensent les Irakiens ? Quid de la peur ? Qu’est-ce qui fonctionne et qu’est-ce qui ne marche pas ? Comment travaille-t-on dans les écoles, les universités ? Trouve-t-on de l’essence ? Y a-t-il encore des coupures d’électricité ? Comment la capitale est-elle approvisionnée ?
Quelques comptes rendu de voyage d’Irakiens exilés en France, revenant d’un séjour dans leur pays, laissent entrevoir une autre réalité que celle que traduisent sommairement les grands médias.
Pierre Rigoulot et Ilios Yannakakis, qui réfléchissent depuis plusieurs années sur les difficiles transitions des sociétés victimes de régime totalitaire vers la démocratie ont voulu en avoir le coeur net et ont décidé de se rendre sur place, pour voir par eux-mêmes de quoi il retourne. Ils ramènent un carnet de voyage riche de leurs rencontres avec des enseignants, des directeurs de journaux, des médecins, des responsables politiques, des représentants religieux… Un témoignage particulièrement important au moment où un gouvernement intérimaire doit se mettre en place (fin juin) pour préparer les élections fin 2004 ou début 2005, alors qu’un accord a enfin été trouvé entre toutes les parties sur la « loi fondamentale » qui sera en vigueur jusqu’à l’élaboration de la nouvelle constitution.
Un document de première main au moment où les États-Unis devrait rendre le contrôle du pays aux Irakiens.



Mao Tsé-toung de Philip Short, Colette Lahary-Gautié (Traduction)
Éditeur : Fayard (7 septembre 2005)
On ne saurait comprendre l'extraordinaire " éveil " de la Chine d'aujourd'hui sans connaître le rôle qu'y a joué Mao Tsé-toung des années vingt aux années soixante-dix. Car s'il y eut un géant au XXe siècle, ce fut bien lui ! Ce personnage à facettes multiples, poète et philosophe, chef de guerre et homme d'État, stratège génial mais aussi, à l'occasion, politicien rusé, suscite à la fois une forme d'admiration pour l'œuvre accomplie et un violent mouvement de recul pour les moyens employés. Son parcours rien moins que rectiligne, la nature totalitaire du régime avec son inévitable et morbide culture du secret et son goût pour le paraître ; ses interventions dans tous les domaines de la vie des Chinois, sa longévité au pouvoir (près de quarante ans) et l'adulation absurde dont il a longtemps fait l'objet en Occident ont découragé bon nombre d'analystes. Seuls une présence sur place au long de deux décennies (complétée par de nombreux séjours ultérieurs), une parfaite familiarité avec la langue, l'histoire et le mode de vie des Chinois, une connaissance précise des rouages du Parti communiste, une fréquentation durable de certains hommes clefs et un esprit d'observation aigu ont permis à Philip Short de proposer le récit, aussi exact et objectif que possible, d'un destin hors norme dont l'intéressé lui-même a embrouillé à plaisir la compréhension.

Le cri de la Taïga de Aron Gabor, Stéphane Courtois (Préface), Mathias Kolos (Traduction)
Éditeur : Rocher (5 mai 2005)
Par une belle journée d'août 1945, un homme grand, élégamment vêtu, la trentaine, marche dans Budapest. Ce fils d'une famille très connue pour sa participation à la révolte de Kossuth en 1848, est secrétaire général de la Croix-Rouge hongroise. Il se rend, l'esprit tranquille, à l'invitation de l'ambassadeur soviétique. Reçu dans une villa cossue par un major fort sympathique, il comprend soudain qu'il s'est jeté de lui-même dans la gueule du loup. Séquestré, arrêté, emprisonné, interrogé, il est condamné à mort. À l'isolement total pendant seize mois, au bord de la folie, il est soudain transféré à l'hôpital-prison de Lvov, en Ukraine. Finalement condamné à cinq ans de Goulag, il est expédié début 1948 en Sibérie, au complexe concentrationnaire du Kouzbass, en pleine taïga. Zek pendant cinq années, puis en relégation, il réussit par miracle à rentrer en Hongrie en 1960. Ne supportant plus le monde communiste, son mensonge permanent, son inhumanité quotidienne, il s'évade de Hongrie en 1965 et s'installe à Munich où il se consacre à la rédaction et à la publication - à compte d'auteur et en hongrois - de ses mémoires. II y mourra en 1982, oublié de tous. C'est le récit de cette formidable odyssée que nous publions aujourd'hui. Récit très souvent tragique de ces masses d'hommes broyés par la mécanique répressive totalitaire. Broyés par le désespoir de la perspective de 25 ans de camp, par l'arrachement à leur famille, à leur village, à leurs études. Broyés, l'hiver, par la chute d'un sapin géant à la coupe dans la taïga ou, lors du flottage de printemps, par le déferlement hurlant des billes de bois. Et pourtant, du fond de cet enfer, Aron Gabor - c'est le nom de ce témoin exceptionnel - préserve la petite flamme de l'espoir, cultive avec passion et reconnaissance chaque signe d'humanité. II tombe amoureux de cette Sibérie où la nature est si puissante et où les hommes, en dépit du communisme, ont conservé une authenticité millénaire. Après L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljénitsyne, les Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov et Un monde à part de Gustav Herling, Le Cri de la taïga est le dernier très grand témoignage littéraire d'un Européen sur le Goulag. Un témoignage " oublié " pendant près de quarante ans et aujourd'hui restitué au monde.

Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov
Éditeur : Verdier (4 septembre 2003)
Les Récits de la Kolyma, réunis pour la première fois en français, retracent l'expérience de Varlam Chalamov dans les camps du Goulag où se sont écoulées dix-sept années de sa vie. Fragments qui doivent se lire comme les chapitres d'une œuvre unique, un tableau de la Kolyma, ces récits dessinent une construction complexe, qui s'élabore à travers six recueils. Chaque texte s'ouvre sur une scène du camp. Il n'y a jamais de préambule, jamais d'explication. Le lecteur pénètre de plain-pied dans cet univers. Les premiers recueils, écrits peu après la libération, portent en eux toute la charge du vécu. À mesure que le narrateur s'éloigne de l'expérience, le travail de la mémoire se porte aussi sur la possibilité ou l'impossibilité de raconter le camp. Certains thèmes sont alors repris et transformés. La circulation des mêmes motifs entre différents récits, différentes périodes, constitue à elle seule un élément capital pour le décryptage de la réalité du camp ; on y retrouve la grande préoccupation de Chalamov : comment traduire dans la langue des hommes libres une expérience vécue dans une langue de détenu, de " crevard ", composée de vingt vocables à peine ? Les récits s'agencent selon une esthétique moderne, celle du fragment, tout en remontant aux sources archaïques du texte, au mythe primitif de la mort provisoire, du séjour au tombeau et de la renaissance. On y apprend que le texte est avant tout matière : il est corps, pain, sépulture. C'est un texte agissant. À l'inverse, la matière du camp, les objets, la nature, le corps des détenus, sont en eux-mêmes un texte, car le réel s'inscrit en eux. Le camp aura servi à l'écrivain de laboratoire pour capter la langue des choses. Le camp, dit Chalamov, est une école négative de la vie. Aucun homme ne devrait voir ce qui s'y passe, ni même le savoir. Il s'agit en fait d'une connaissance essentielle, une connaissance de l'être, de l'état ultime de l'homme, mais acquise à un prix trop élevé. C'est aussi un savoir que l'art, désormais, ne saurait éluder

Un Monde à part de Herling G
Éditeur : Gallimard (24 octobre 1995)
Publiée dès 1951 en traduction anglaise, cette oeuvre littéraire parfaitement maîtrisée, remarquée par Albert Camus, Bertrand Russel et Jorge Semprun, constitue un remarquable témoignage sur le goulag soviétique des années quarante (1940-1942).

Manifeste du Parti communiste de Karl Marx, Friedrich Engels, Claude Mazauric (Préface), Laura Lafargue (Traduction)
Éditeur : J'ai Lu (1 février 2004)
Vous êtes saisis d'horreur parce que nous voulons abolir la propriété privée. Mais, dans votre société actuelle, la propriété privée est abolie pour les neuf dixièmes de ses membres : si cette société existe, c'est précisément parce qu'elle n'existe pas pour ces neuf dixièmes. Vous nous reprochez donc de vouloir abolir une forme de propriété qui a pour condition nécessaire que l'immense majorité de la société soit frustrée de toute propriété. En un mot, vous nous accusez de vouloir abolir votre propriété à vous. En vérité, c'est bien ce que nous voulons. " Publié pour la première fois en février 1848 à Londres, le Manifeste de Marx et Engels, à l'écriture si rigoureuse et tranchante, n'a rien perdu de sa vigueur critique ni de son intérêt philosophique.

Staline, 1878-1953 de Jean-Jacques Marie
Éditeur : J'ai Lu (5 février 2003)
Commissaire du peuple aux Nationalités, puis Secrétaire général du parti communiste d'Union Soviétique en 192, Staline s'est très vite installé au pouvoir après la mort de Lénine. Suite à l'élimination de ses rivaux en 1928, il s'impose comme seul maître de l'URSS, jusqu'à sa mort. La victoire de l'URSS aux côtés des Alliés contre l'Allemagne nazie renforce le prestige de Staline. Mais il est aussi à l'origine des répressions les plus violentes. Vers la fin de sa vie, ce " petit père des peuples " est l'objet d'un véritable " culte de la personnalité " de la part des communistes du monde entier.

Les Trotskistes de C. Nick, Fayard (Litt.Gene.) - Que sait-on au juste du trotskisme ? D'où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Qui sont-ils ? Pourquoi se subdivisent-ils en autant de partis et groupuscules ? Les Trotskistes sont "à la mode", et pourtant on ne sait rien de leur culture, de leurs pratiques, de leur passé. D'octobre 17 à Mai 68, de juin 36 aux années 70, de la Deuxième Guerre mondiale aux années Mitterrand, de la guerre d'Algérie à l'anti-mondialisation, un fil conducteur : le rêve de révolution de quelques formations déterminées. Au centre de cette épopée : Trotsky, un des personnages les moins bien cernés de l'histoire contemporaine.

La Chute de Berlin, de Antony Beevor, Jean Bourdier (Traduction), Ed. De Fallois - Antony Beevor nous propose le récit de la chute de Berlin qui consacre, en 1945, l'effondrement du Troisième Reich et du rêve hitlérien de domination mondiale. Appuyé sur des archives très souvent inédites, c'est un document historique capital, mais aussi un grand récit tragique et poignant, où l'on voit se déchaîner, portées à leur paroxysme, toutes les passions humaines, où l'orgueil rejoint la folie, la ruse côtoie la bêtise, l'héroïsme cohabite avec la peur, l'abnégation avec la cruauté. Ancien élève de Sandhurst, le Saint-Cyr britannique, Antony Beevor fut officier de carrière avant de devenir historien et romancier. On lui doit notamment des ouvrages sur la guerre d'Espagne et sur la bataille de Crète.

L'Empire de la poudre aux yeux : Carnets de Chine 1970-2001 - En sa qualité de correspondant de l'AFP en Chine, l'auteur a été le témoin privilégié de l'évolution de la Chine entre 1970 et 2000, de la fin du règne de Mao Zedong à l'économie de marché. Avec verve et humour, ce qui n'exclut pas le sérieux de l'analyse, l'auteur nous donne à voir ce qu'il peut observer, qu'il s'agisse du peuple, qu'il côtoie d'assez loin puisque les Chinois ne sont pas autorisés à parler aux étrangers, ou de la gérontocratie qui préside aux destinées de ce gigantesque pays.

Ronald Reagan, écrits personnels par Ronald Reagan, préface d’Alain Griotteray, traduction et introduction à l’édition française de Guy Millière, Ed. du Rocher - Loin des stéréotypes ambiants, Ronald Reagan était un homme d'esprit autant qu'un homme d'action, et qu'il a été le concepteur de l'ensemble des décisions cruciales ayant marqué sa présidence. Les Ecrits personnels éclairent d'un jour nouveau l'histoire de la fin du XX° siècle.

Les Voix de la liberté : Les Ecrivains engagés au XIXe siècle de Michel Winock
Éditeur : Seuil (21 septembre 2002)
Collection : Points
Format : Poche - 832 pages
De 1815 à 1885, la France aura vu se succéder six régimes : la brève résurrection de l'Empire, la Restauration, la monarchie de Juillet, la IIe République, le Second empire, la IIIe République. " Stupide XIXe siècle ", ironisera Léon Daudet.
Au cours de celui-ci, les hommes de lettres ont participé à tous les combats politiques, créant des journaux, s'engageant dans leurs articles ou leurs œuvres, affrontant parfois la prison ou l'exil. Pour que triomphent leurs idées, ils deviennent députés, sénateurs, parfois ministres. Leurs noms ? Chateaubriand, Constant, Hugo, Stendhal, Balzac, Sand, Michelet, Lamartine, Quinet, Renan, Flaubert, Maupassant, Zola, Vallès, et tant d'autres qui ont su tisser le politique et la littérature.


Ronald Reagan, écrits personnels par Ronald Reagan , préface d’Alain Griotteray, traduction et introduction à l’édition française de Guy Millière, Ed. du Rocher
Loin des stéréotypes ambiants, Ronald Reagan était un homme d'esprit autant qu'un homme d'action, et qu'il a été le concepteur de l'ensemble des décisions cruciales ayant marqué sa présidence. Les Ecrits personnels éclairent d'un jour nouveau l'histoire de la fin du XX° siècle.

La civilisation féodale : De l'an mil à la colonisation de l'Amérique de Jérôme Baschet
Éditeur : Aubier (5 février 2004)
Un très grand livre et probablement la meilleure synthèse sur le moyen âge depuis la Civilisation de l'occident médiéval de Le Goff. Ce qui est remarquable, c'est la présentation claire et intelligente de la construction par l'Eglise d'une société, d'une communauté qu'elle façonne politiquement, culturellement et socialement. Atteindre ce degré de maîtrise dans la synthèse et la conceptualisation, c'est du grand art.


Du Pouvoir de B. de Jouvenel
Éditeur : Hachette Littérature (11 février 1998)
Conçu en pleine débâcle de la Seconde Guerre mondiale, ce livre offre une analyse détaillée du Pouvoir, ce Minotaure, sous tous ses aspects : sa métaphysique, son origine, sa nature, sa croissance. Bertrand de Jouvenel y exprime sa colère contre l'absurdité de la guerre et des pouvoirs qui l'ont engendrée et essaie de mettre à jour les constantes de tout pouvoir politique. Cette longue réflexion sur les rapports Guerre-Pouvoir-Etat aborde les grands problèmes de la philosophie politique : formes des pouvoirs, droit, liberté, sécurité, ordre, etc.
Un ouvrage classique de la pensée politique moderne.
Nos voisins musulmans : Histoire et mécanisme d'une méfiance réciproque de Yves Montenay
Éditeur : Belles Lettres (8 mars 2004)
Depuis quatorze siècles, et particulièrement depuis les attentats de ces dernières années, une vue très critique des Musulmans s'est développée en Occident. Et réciproquement.
Beaucoup d'Occidentaux voient les Musulmans empêtrés dans leur archaïsme et rattrapés par la modernité, d'où leurs réactions violentes, mais vouées à l'échec. Beaucoup de Musulmans répondent qu'ils sont croyants et qu'analyser leur foi, c'est déjà les attaquer. Vu d'Occident, cette réaction est irritante (on étudie bien le catholicisme), mais à la rigueur compréhensible. Le problème est que certains sacralisent de simples rites sociaux, veulent les imposer, et considèrent comme hostile ou impie toute idée différente. Ils se sentent agressés et dénoncent une animosité croissante envers l'Islam. On voit donc l'importance des regards réciproques et la nécessité de leur analyse. Il nous faut donc revisiter l'histoire, car, vraie ou fausse, c'est elle qui structure la vision du monde et donc la réaction à " l'Autre ". Nous n'entrons donc pas dans le domaine de la foi : il ne s'agit pas de parler de l'Islam mais des Musulmans, ces hommes et ces femmes qui sont nos voisins, du Maroc à l'Iran.


Goulag : Le peuple des zeks de Geneviève Piron, Collectif
Éditeur : Infolio (26 mars 2004)
Occulté pendant des décennies et révélé par la littérature, l'univers du Goulag a peu à peu dévoilé au monde depuis le perestroïka. Ce mode d'enferment à l'échelle d'un continent a meurtri des millions d'hommes et de femmes, embarqués de force dans des chantiers titanesques, pour le progrès de l'homme et de l'URSS. Après des années de censure, le voile s'est déchiré \; les photos de propagande sont démasquées et les objets transmis par les familles ou recueillis dans les champs, ultimes vestiges d'un monde où chacun était à bord de la survie, donnent sobrement la démesure de cette réalité tragique...


De Lenine à Ben Laden de Pierre Clermont
Editions du Rocher (22 janvier 2004)

Les multiples affrontements qui ont ensanglanté l'histoire de la planète depuis la Première Guerre mondial s'ordonnent presque tous autour d'un conflit central : celui qui, tout au long du XXe siècle et dans le monde entier, opposé partisans et adversaires de la modernité. Les adversaires de la modernité ne s'affichent pas comme tels. Ils préfèrent se couvrir du manteau du communisme, du nazisme, du fascisme ou de l'islamisme. Mai par-delà leur diversité, tous manifestent leurs réactions de refus du monde moderne, tel qu'il est apparu en Occident depuis la révolution industrielle. Rejetant la liberté individuelle et la démocratie, ils prétendent leur opposer un ordre social nouveau, communautaire, où régneraient l'harmonie et la justice. Mais, dans la mesure où il asservit l'individu au pouvoir despotique de la communauté cet ordre n'est que la reconstitution - sous des forme nouvelles et totalitaires - de la forme d'Etat la plu archaïque qu'ait connue l'histoire humaine. La grande révolte anti-occidentale du XXe siècle est donc d'abord une révolte antimoderniste. Amorcée avec la révolution zapatiste au Mexique en 1911, elle commence vraiment avec la révolution soviétique de 1917, elle se poursuit avec l'arrivée au pouvoir du nazisme allemand et connaît son apogée après la Seconde Guerre mondial avec l'expansion planétaire du communisme. Elle s'achève aujourd'hui avec l'islamisme, dernière flambée de ce vaste mouvement de retour au passé, qui a débuté avec Lénine et se clôt avec Ben Laden. Les attentats du 11 septembre 2001, en propulsant sur le devant de la scène l'islamisme radical et en contraignant les Etats-Unis à intervenir avec fermeté, montrent que la forme totalitaire du refus de la modernité risque à nouveau d'êtri un enjeu mondial en ce début de IIIe millénaire.

Histoire de l'économie européenne, 1000-2000 de François Crouzet
Éditeur : Albin Michel
Ce livre remarquablement documenté illustre les raisons profondes du miracle économique européen depuis l’an mille. Contrairement à une vision ancienne héritée des Lumières, le Moyen-Age est intégré dans ce formidable développement d’un continent qui dépassa rapidement les anciennes civilisations d’Asie. Proximité géographique des mers et des fleuves catalysant les échanges commerciaux, émiettement politique favorisant la concurrence, liberté d’initiative et diffusion des innovations grâce à un espace culturel favorable figurent parmi les causes majeures d’une réussite autant économique, technologique que militaire. L’auteur en profite pour tordre définitivement le cou de certaines idées en vogue chez les Tiers-mondistes, ainsi l’enrichissement de l’Europe par la seule spoliation des Colonies. Par contre, ce livre passionnant se termine par un inquiétant avertissement : si la crise démographique des pays européens persiste, l’avenir de notre continent risque fort d’être réduit à une tragique mort lente.

Les nuages noirs s'amoncellent de Chen Ming, Jean-Luc Domenach (Avec la contribution de)
Éditeur : Zulma
" Je suis né dans une famille pauvre. La première moitié de ma vie était déjà passée, traversée de mille expériences tragiques, lorsqu'une Chine nouvelle apparut. J'espérais que l'autre moitié de ma vie serait plus douce. Mais je n'étais pas né sous une bonne étoile. La période néfaste qui suivit dura plus de trente ans.
C'est en 1988 que Camille Loivier, alors jeune étudiante française en Chine, rencontre le professeur Chen Ming. Ils se voient chaque semaine pendant deux ans. Le vieil homme entreprend d'écrire ses mémoires. Il lui confie le manuscrit - impubliable en Chine populaire -, à charge pour elle de le traduire. Chen Ming meurt en 1996. Il laisse un témoignage exceptionnel sur le " goulag " chinois


La trahison des Rosenberg de Florin Aftalion
Éditeur : Lattès
Juin 1953. Condamnés pour espionnage, Julius et Ethel Rosenberg sont exécutés sur la chaise électrique en dépit d'une intense campagne mondiale pour les sauver. En France, les manifestations, les pétitions se multiplient, l'antiaméricanisme fait rage.
Pour beaucoup, la cause est entendue. Les Rosenberg ont été victimes du fascisme et de l'antisémitisme du gouvernement des États-Unis. Pourtant, cinquante ans
après, il nous faut réexaminer les faits. Les archives du KGB se sont entrouvertes ; le FBI a révélé le contenu des télégrammes secrets soviétiques qu'il interceptait; des espions, dont Feklissov l'homme qui contrôlait les Rosenberg, ont parlé.
Ce livre est d'abord une passionnante enquête policière au cœur des services du contre-espionnage américain. Mais également une étude psychologique - pourquoi trahit-on son pays ? Y aurait-il de bons et de mauvais coupables ? Enfin, par quel aveuglement des juifs ont-ils sacrifié leurs vies par amour dur Staline ordonnateur de crimes antisémites ?
Car, avant d'être érigés en martyrs, Julius et Ethel Rosenberg formaient un couple étonnant, soldé par un amour indéfectible, qui, se croyait intouchable.

Le communisme une passion française, de Marc Lazar (coauteur du livre noir du communisme), Ed. Perrin

Du passé faisons table rase ! Histoire et mémoire du communisme en Europe, Ed. Robert Laffont, sous la direction de Stéphane Courtois
La parution du Livre noir du communisme a donné lieu à une polémique de dimension internationale. Aujourd’hui, ce nouvel ouvrage collectif publié sous la direction de Stéphane Courtois, prolonge et approfondit l’indispensable travail de bilan et d’analyse inauguré il y a quatre ans.
Car – malgré ses mauvais scores électoraux en France – le communisme n’est pas mort. Dans les anciens pays du bloc soviétique, les ex-communistes sont parfois revenus au pouvoir (comme en Pologne) ou bien constituent une force politique non négligeable. En Occident – la France étant un exemple particulièrement frappant – il existe toujours une revendication intellectuelle du communisme, dans les lieux les plus divers et inattendus, comme si le bilan dévastateur n’existait pas. Pour remettre les pendules à l’heure une bonne fois pour toutes.
D’une part, il complète l’analyse pour les pays dont l’expérience n’avait pas été traitée dans Le Livre noir (la RDA, la Roumanie, les pays Baltes, etc.). D’autre part, dans un essai qui synthétise l’état de la question aujourd’hui, Stéphane Courtois aborde le paradoxe du déni de la nature réelle du communisme dont semble souffrir une partie des intellectuels français.


Thomas More, l'homme complet de la Renaissance. Elisabeth-Marie Ganne. Ed. Nouvelle cité
Dans cette biographie très documentée du point de vue historique, très riche du point de vue culturel et spirituel, l'auteur parvient à nous faire connaître en profondeur celui pour lequel elle a réussi la synthèse de nombreuses années de travail. Thomas More, grand humaniste de la Renaissance, ami d’Érasme, homme politique intègre, laïc catholique à la forte vie spirituelle, époux et père apprécié, est allé jusqu'au martyre pour demeurer fidèle à sa conscience, malgré les pressions du roi Henry VIII qui le considérait comme son ami. Canonisé en 1935, 400 ans après sa mise à mort, Thomas More a été proclamé patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques par Jean-Paul II, en automne 2000. Ceci est d'autant plus intéressant que Thomas More a poussé très loin la réflexion sur les fondements du droit et de la légitimité politique. Un livre d'histoire pour retrouver le sens profond de la politique.


Les fondements historiques du national-socialisme. Par Ernst Nolte, Ed. du Rocher.
Aux yeux de Nolte, le fascisme et le national-socialisme constituent des réactions au bolchévisme, dont ils copient les méthodes. Le national-socialisme comme phénomène politique, social et culturel, est replacé dans le contexte de son époque et de son environnement international...


Le siècle des camps
Le XXième siècle aura vu se multiplier les camps de détention, de concentration, d’extermination.
Le portail, par François Bizot  signet3.jpg (790 octets) Acheter ce livre
Ed. La Table Ronde, 400p 120 F

Tu vivras mon fils, par Pin Yathay  signet3.jpg (790 octets) Acheter ce livre
Ed. L’Archipel, 308p 120 F

Pol Pot, le bourreau du Cambodge, par Paul Dreyfus   signet3.jpg (790 octets) Acheter ce livre
Ed. Stock, 360p 130 F

Les aquariums de Pyongyand. Dix ans au goulag Nord Coréen par Kang Chol-hwan
Ed. Robert Laffont, 240p 109 F

Le siècle des camps, par Joël Kotc et Pierre Rigoulot
814 p 175 F

Prisonnière de Staline et de Hitler, M. Buber-Neumann, Le Seuil, 1986-1988.
signet3.jpg (790 octets) Acheter ce livre tome 1
signet3.jpg (790 octets) Acheter ce livre tome 2

The Tragedy of Cambodian History Politics, D. Chandler, Yale University Press, 1991.

Le Goulag chinois, H. Wu, Dagorno, 1996.
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Ce que j'ai cru comprendre, A. Kriegel, Laffont, 1991. signet3.jpg (790 octets) Acheter ce livre

Quelle était belle cette utopie. Chronique du goulag de Jacques Rossi,
aux édition du Cherche Midi, 2000.

Jacques Rossi qui a été un communiste convaincu dans sa jeunesse, s’est retrouvé 20 ans au Goulag, victime innocente d’un système impitoyable institué par l’idéologie communiste. Jacques. Lui qui s’est battu pour la révolution et la justice sociale, a réalisé beaucoup plus tard que cette utopie n’est que perversion et n’aboutit qu’à un système totalitaire, privant l’homme de sa liberté et de sa dignité. Le Goulag n’est d’après lui que la seule forme possible d’un tel système.
Ce très grand témoignage, d’un homme de plus de 90 ans, doit nous servir de leçon et nous persuader que l’idéologie communiste n’a plus lieu d’être en France en ce début de 3ième millénaire.


les pierres crieront, une enfance cambodgienne,1975-1980 par Molyda Szymusiak
actes et mémoire du peuple/la découverte
"Unique survivante de sa famille, Molyda a dicté à ses parents adoptifs le récit de l'agonie des siens sous le régime des Khmers rouges. elle avait douze ans lorque les troupes de Pol Pot occupèrent Phnom Penh le 17 avril 1975.
Ce récit est accablant par sa simplicité. Ce n'est pas une prise de parole politique, mais l'égrenement impitoyable de longues journées de faim, de peur, de silence, de travail forcé. Il débouche sur l'espérance d'un nouveau départ dans la vie sur un sol hospitalier. Une famille s'est reconstituée, auprès de parents européens, avec deux autres enfants rescapés."

Un " procès de Moscou " à Paris par Charles Tillon, signet3.jpg (790 octets) Acheter ce livre
Ed. du Seuil 1971.

On chantait rouge
par Charles Tillon,
Ed. Robert Laffont 1977.

J’ai cru au matin par Pierre Daix,
Collection " vécu ", Ed. Robert Laffont.

T Captifs du Vietminh, les victimes de Boudarel parlent par Thomas Capitaine :
livre à télécharger sur internet:
http://www.chez.com/archives/

La Démocratie Massacrée, Nouvelle-Calédonie Témoignage
par le Général ( c.r.) Michel Franceschi,
Ed. Pygmalion / Gérard Watelet.

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Récit des événements qui ont secoué l’île au cours des années 80, notamment met en cause l’action de la Ligue Communiste Révolutionnaire d’Alain Krivine et des complicités jusqu’au Palais de l’Elysée... 

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