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| Vague bleue Le président de la République Jacques Chirac est en passe dobtenir sa "vraie majorité" à lAssemblée nationale, les Français ayant placé la droite largement en tête, dimanche 9-06, au premier tour des élections législatives, rejetant ainsi une nouvelle cohabitation. Le scrutin a également été marqué par une abstention record et un fort recul de lextrême droite. La droite a recueilli quelque 44% des voix, en progression de huit points par rapport à 1997. Selon les instituts de sondage, elle pourrait avoir de 380 à 440 députés sur les 577 de lAssemblée nationale, soit largement plus que la majorité absolue de 289. Cure de minceur pour la Gauche La gauche devrait perdre la moitié de ses députés, les instituts leur accordant entre 132 et 191 sièges. Ce serait la sixième fois consécutive quune majorité sortante est battue, depuis la première alternance de 1981. Les Verts stagnent Outre la confirmation du déclin du PCF, les Verts stagnent à leur niveau de 1997, avec seulement 4,5% des suffrages en métropole et sa chef de file, Dominique Voynet, est en difficulté à Dole (Jura). Les nationaux-socialistes dans les choux Quant au Pôle républicain, il dépasse à peine les 1%. Son fondateur Jean-Pierre Chevènement est en ballottage délicat à Belfort, son principal lieutenant Georges Sarre est éliminé à Paris, de même que lancien juge Eric Halphen dans lEssonne. Le Parti communiste français à lagonie. Le PCF avec 4,91%, il a perdu la moitié de ses voix depuis 1997- qui succèdent au séisme du 21 avril, le score le plus faible de son histoire (3,37%). L'absence d'un groupe politique à l'Assemblée nationale (20 membres au minimum) constituerait "une première" depuis la Libération où il comptait 182 députés. Elle marquerait une étape importante dans sa descente aux enfers qui s'est accélérée durant la dernière période. Les instituts de sondage situent le nombre de députés communistes dans une large fourchette entre 8 et 17 mais en tous cas sous la barre fatidique des 20. Sans groupe (35 sortants) son expression politique et son action législative seraient sérieusement diminués. Il subirait aussi des conséquences importantes sur le plan financier alors qu'il est déjà en difficulté pour le remboursement de sa campagne de la présidentielle (8 millions d'euros). En effet, les députés communistes reversent une très grande partie de leur salaire de parlementaire à la caisse du parti, ce qui constitue une manne non négligeable pour les finances de la place du Colonel Fabien. Il reste la possibilité de descendre à 15 membres pour la constitution d'un groupe comme cela est le cas au Sénat. Déjà en 1993, les députés avaient accepté de passer de 30 à 20 membres pour former un groupe politique dans le but que le PCF puisse y avoir droit. Sinon, il restera aux députés communistes la solution de se rapprocher des Verts et du PRG pour mettre en place un groupe composite. Limplosion du parti Communiste est pour bientôt ! Le sort de son leader Robert Hue -qui se trouve en ballottage difficile- dans la circonscription d'Argenteuil-Bezons (5ème, Val-d'Oise) est symboliquement important. Une défaite dimanche aurait une grande résonance, son nom étant étroitement associé au renouveau du PCF dont il a entrepris la mutation depuis quelques années. Elle risquerait d'ouvrir une crise interne qui pourrait éclater lors de la conférence nationale des 26 et 27 juin ou au cours d'un congrès extraordinaire. "Il n'est pas impossible que le parti implose", a confié un responsable. Des anciens de l'équipe Marchais, qui avaient accepté de plus ou moins bon gré le leadership de Robert Hue après la départ de leur patron, sont déjà montés au créneau et proposent que les communistes décident "les changements d'orientation et de direction" qu'ils jugent nécessaires.Autour de Nicolas Marchand (Val-de-Marne), très proche de Georges Marchais, on retrouve des anciens fidèles comme Henri Malberg, Marcel Zaidner, Antoine Casanova et Paul Boccara. D'ailleurs, signe des temps, pour la première fois un socialiste arrive en tête dans l'ancienne circonscription de Georges Marchais du Val-de-Marne (11ème-Villejuif), devançant le candidat communiste Claude Billard, successeur de l'ancien secrétaire général. L'ancienne ministre des Sports, secrétaire nationale, Marie-George Buffet, en ballottage favorable en Seine-Saint-Denis, pourrait sauver son poste de député et par là même conforter sa place à la tête de l'organisation. "Nous ne ferons pas l'économie d'un très vaste débat. Si les communistes souhaitent modifier leurs dirigeants, c'est leur libre choix", a-t-elle lancé lundi. Panique à bord ! Les socialistes, voyant le pouvoir leur échapper, sont littéralement pris de panique; tous les moyens sont donc utilisés pour ruiner la légitimité du gouvernement Raffarin et plus généralement de la droite dans l'esprit des électeurs; le petit François Hollande, qui se rêvait sans doute déjà à Matignon, se rend soudain compte qu'il a désormais bien peu de chances de succéder à Lionel Jospin affreusement mortifié qui a choisi d'aller panser ses plaies loin de tout. Aussi ne cesse-t-on plus, à gauche, de porter un maximum de coups qui font mal, souvent d'ailleurs en dessous de la ceinture, dans l'espoir de ramener au bercail un peuple de gauche crucifié par son vote forcé en faveur de Chirac. Une situation désespérée qui a sans doute incité le journal Le Monde, vitrine légale de la gauche morale, de voler au secours des socialistes en allant opportunément déterrer, à Alger même, des arguments dignes des porteurs de valises de la guerre d'Algérie et officiellement destinés à conjurer la menace tous azimuts en effet représentée par l'ascension du Front national ! Cette manoeuvre de plus destinée à cacher l'indigence de la pensée politique du PS n'aura certainement trompé personne et représente une faute majeure qui risque fort, à l'inverse du but recherché, d'apporter des voix supplémentaires à Jean-Marie Le Pen et de semer un peu plus la confusion dans un pays moralement et intellectuellement exsangue. Je ne peux donc m'empêcher de penser que cette façon d'agir, qui ne saurait honorer ceux qui s'y adonnent avec tant de légèreté, est un mauvais coup supplémentaire porté à la nation française toute entière; car une fois de plus les socialistes n'hésitent pas, en lançant une campagne d'affolement et de dénigrement outrancière, à faire bon marché des deux millions d'appelés du contingent que l'Etat socialiste de l'époque, déjà, avait jeté dans les djebels; des 24.614 morts* pour la France et 64.985 blessés* dans leurs rangs dont beaucoup, atteints de névrose de guerre, ne trouveront jamais le repos de l'âme; et je n'aurais garde d'omettre l'horrible massacre d'un minimum de 65.000 harkis par le FLN*, à peine l'encre des Accords d'Evian séchée, qui ont ainsi payé au prix fort une indépendance arrachée à la France par le terrorisme le plus sanglant qu'ait connu cette terre que nous avions pourtant fécondée avec amour. * Chiffres relevés dans le Quid 2000. Philippe ROBERT Avec Delanoë, la Droite assure son avenir Daprès plusieurs de ses proches, Bertrand Delanoë nexclut pas de devenir chef de file de la gauche en cas de déroute du PS aux élections législatives, comme Jacques Chirac, avant 1986, avait profité de sa situation de maire de Paris et de patron du RPR pour prendre le leadership à droite. Démocratie Libérale et le RPR signent leur arrêt de mort l'UMP est en train de relever le défi: unifier l'opposition actuelle pour affronter en rangs serrés les prochaines échéances électorales. Un enjeu d'autant plus important qu'une défaite aux législatives enlèverait une grosse partie de sa légitimité à Jacques Chirac. l'UMP a publié sur l'internet (u-m-p.org) "une première série de 526 noms" auxquels "elle a proposé son investiture" pour les élections du 9 et 16 juin. La publication des 51 candidats manquants (il y a en tout 577 circonscriptions) se fera dans "les jours à venir", selon le site de l'UMP. Restent trois cas, ceux des DL Alain Madelin (Ille-et-Vilaine), Jean-Jacques Descamps et Hervé Novelli (Indre-et-Loire), qui ont décidé de se présenter sous leur étiquette d'origine, mais auxquels l'UMP apporte son "soutien" et ne leur opposera donc aucun candidat. Tous les autres députés sortants de DL ont rejoint l'UMP. DL n'a investi aucun nouveau postulant sous son label. DL va donc disparaître en tant que parti, puisque la manne va se tarir automatiquement. La loi sur le financement des partis politique stipule en effet qu'un parti reçoit une aide publique uniquement s'il présente au moins cinquante candidats. Même conséquence pour le RPR qui ne présente aucun candidat sous ce sigle. "Le RPR et DL ont accepté de sacrifier leurs structures pour renaître sous forme de courants de pensée dans un grand parti de droite et du centre", fait-on valoir de source proche de l'UMP. "L'UMP ne sera pas un parti centralisé et unitaire. Il sera plus intelligent que le RPR", ajoute-t-on de même source. Bayrou résiste au centre Reste une exception de taille: l'UDF. Lâché par une quarantaine de ses députés, François Bayrou est entré en résistance. "Doit-on concentrer tous les pouvoirs dans les mains d'un seul parti?", s'est-il exclamé lundi en annonçant sa candidature, avant d'asséner: "Ce plan ne marchera pas". Lundi, son entourage a laissé entendre qu'une centaine de primaires seraient organisées un peu partout en France. Réaction de l'UMP: "Nous ne serons pas les agresseurs... Mais si nous sommes confrontés à des attitudes agressives..." Le FN compte sur des accords locaux Le Front national, après le score de son candidat Jean Marie Le Pen à lélection présidentielle, table sur l'élan donné mais surtout sur des accords locaux avec la droite pour transformer l'essai et obtenir quelques députés en juin. Carl Lang assure compter sur "l'usure du pouvoir" et "le transfert des électorats" pour récupérer "beaucoup de déçus de l'état RPR". Le potentiel électoral du FN, au vu du score de M. Le Pen au premier tour, le FN devrait pouvoir se maintenir dans 40 % des circonscriptions, mais il n'y a que dans cinq d'entre elles qu'en cas de triangulaire, mathématiquement il aurait des chances de battre les deux autres candidats. Un chiffre qui pourrait passer pour M. Iorio à douze, compte tenu de situations locales et des résultats du second tour, et avec "un coup de pouce de l'actualité". Pour obtenir un groupe parlementaire (20 députés), "un groupe charnière qui contribuerait à remettre les choses à l'endroit" dit M. Le Pen, il faut essayer de gagner des duels de second tour, après retrait - réciproque - d'un candidat de droite. "Si la droite veut battre la gauche, elle doit négocier un accord de retrait ou de désistement avec le FN", assure-t-il. De fait, au vu des résultats de 1997, quand un candidat FN est opposé au second tour à un candidat de gauche, il progresse beaucoup plus nettement que lorsque le duel l'oppose à un candidat de droite. Mais comme aucun accord national n'est envisageable, le FN compte sur des accords individuels dans les circonscriptions les plus favorables au parti. "Pour le second tour nous ne fermons la porte à aucune possibilité, nous allons mettre en contradiction des candidats avec leur direction", dit Carl Lang. Celui ci ajoute quil faudrait cependant qu'il y ait "clarification" le plus tôt possible pour éviter que les électeurs de droite ne soient "bernés". Et s'il n'y a pas de réciprocité? "On sera présents au second tour partout", dit M. Lang. "Parce qu'on ne peut pas faire autrement : nous sommes en concurrence pour l'électorat de droite", ajoute-t-il. Au FN, on ne croit pas beaucoup à la mise en place d'un "front républicain", même si la gauche pourrait s'attendre à un "retour d'ascenseur" après l'élection de M. Chirac. Une fois seulement, dit-on, dans la 7e de l'Hérault en 1997, un candidat de droite (UDF) s'est retiré au profit d'un candidat de gauche pour faire obstacle au FN. En lançant le mot d'ordre "d'ostracisme et d'exclusion" du FN, M. Chirac a été "exclusivement responsable" des triangulaires négatives pour la droite, dit M. Le Pen. De même, cette fois-ci, si la droite n'accepte pas de se désister au profit du FN, elle sera "exclusivement responsable" de la victoire de la gauche, ce qui ne "lui fait pas tant de peine". LUMP le nouveau parti unique Cest au nom dune nécessaire victoire que, dès le lendemain du premier tour, les chiraquiens ont sorti le rouleau compresseur en lançant lUMP, lUnion pour la majorité présidentielle, censée remplacer le RPR, lUDF et Démocratie libérale. La configuration inédite du 21 avril les a incités à accélérer le tempo. Alain Madelin, patron de DL, et François Bayrou, président de lUDF, nétant plus en état de négocier, les chiraquiens en ont profité pour faire le coup de force et proclamer la mort des vieilles structures. En échange du label UMP, les candidats aux élections législatives devront répondre à plusieurs engagements : sinscrire à la préfecture sous létiquette UMP, siéger dans un groupe commun à lAssemblée nationale et adhérer au nouveau parti. Ceux qui refuseront linvestiture UMP auront des candidats contre eux. Bayrou tente de négocier son indépendance Alors que les débauchages continuent chez les centristes - Jean-Louis Borloo, Pierre Méhaignerie et Gérard Longuet sapprêtent à rejoindre lécurie chiraquienne -, Bayrou, fort de ses 6,5%, exige des gourmands de lUMP de pouvoir conserver une vingtaine de députés, de manière à constituer un groupe parlementaire. En échange, il se dit prêt à voir ses élus siéger avec ceux de lUMP dans un groupe commun. La Droite Nationale veut négocier Bruno GOLLNISCH, délégué général du FN, estime que, si la droite exclut tout accord avec les candidats de l'extrême droite pour les législatives, un risque de cohabitation se profile : "Si M. RAFFARIN tient à être le Premier ministre le plus court de la Vème république, se suicider politiquement au profit de la gauche, c'est son problème". On ne change pas une équipe qui perd Les chiraquiens ont jeté les bases dune nouvelle formation de droite et du centre, lUnion pour la majorité présidentielle (UMP), malgré lhostilité de François Bayrou, dAlain Madelin et de Charles Pasqua à un "parti du président". Patron de cette nouvelle usine à gaz : Alain Juppé. Autre point fort de désaccord, le financement de cette nouvelle structure serait entièrement assuré par le RPR avant que lUMP ne prenne le relais, dans un an. Ce qui signifie que lensemble des députés, encartés UMP, nauraient dès lors plus aucune marge de manuvre. Remise en question en Europe avec la poussée de la Droite Nationale Le Premier ministre britannique a tenté de rassurer les Européens en se déclarant confiant que les Français rejetteront "toute forme dextrémisme". Mais cela na pas empêché le président travailliste de la Commission des Affaires étrangères de la chambre des Communes, Donald Anderson, de reprendre à son compte un constat largement partagé en Europe : le message du scrutin de dimanche en France est que "les hommes politiques dans leur ensemble doivent se reconnecter (au pays) et se mettre à lécoute", a-t-il averti. Cette remise en question apparaît aussi comme une nécessité en Allemagne, où le Parti social-démocrate (SPD) du chancelier Gerhard Schröder a enregistré une défaite sévère dimanche 21-04 lors dun scrutin régional. "Le chiffre des voix de lextrême droite est alarmant", a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, estimant que cette élection donnait "beaucoup à réfléchir". Poussée prévisible de lextrême droite aux Pays Bas Après le Danemark ou la France, les Pays-Bas pourraient enregistrer à leur tour une poussée de lextrême droite lors des élections législatives du 15 mai prochain, avec la percée attendue dun dandy homosexuel pourfendant linsécurité et limmigration, Pim Fortuyn. Les sondages créditent Pim Fortuyn de 23 à 25 sièges au Parlement sur un total de 150. Son parti, centré principalement autour de sa personne et formé il y a peine quelques mois, pourrait devenir la deuxième ou troisième formation politique des Pays-Bas. Le PCF touché à mort Crédité denviron 3,6% au premier tour de lélection présidentielle, le Parti communiste français, avec son candidat Robert Hue, subit une défaite historique en obtenant le plus mauvais score, toutes élections confondues, depuis sa création à Tours en 1920. Le trésorier du PCF, Roland JACQUET, lance auprès des militants une souscription de 1,5 million EURO. Le PCF, qui comptait sur les 7,398 millions EUR alloués aux candidats ayant recueilli plus de 5% des suffrages, a dépensé plus de 8 millions d'euros pour sa campagne. L'aide de l'État ne sera dans son cas que de 738.800 EUR, c'est-à-dire dix fois moindre. DL aussi Avec 3,91 % Alain Madelin abandonné par ses députés chiraquiens va être obligé de mettre la clef sous la porte et rejoindre lui aussi Chirac après avoir provoqué la défaite de son camp. Les récidivistes de l'union. Voici naître l'Union pour la majorité présidentielle (UMP) dont le premier acte constitutif consiste, je suppose, à renvoyer l'Union en mouvement (UEM) dans les limbes; la droite française n'aura jamais fait un usage aussi intensif d'unions Kleenex que depuis qu'elle tente désespérément de créer... L'union ! Nos élites installées et obsolescentes semblent décidément ne pas s'être aperçues que le XXème siècle a fait place au troisième millénaire et encore moins concevoir que les modes de pensée valant au siècle dernier n'ont définitivement plus cours aujourd'hui... Cette situation est d'autant plus scandaleuse et catastrophique que la France, qui a pourtant tout pour réussir, n'a finalement besoin que de courage et de lucidité pour que ses yeux se dessillent et connaissent enfin la lumière ! Les chiraquiens RPR, UDF et DL qui essaient de nous convaincre que le salut de la droite et du centre réside désormais dans une union placée sous la tutelle exclusive du RPR reproduisent, encore et toujours, des schémas de pensée totalement dépourvus d'innovation dont il est vain d'attendre, selon le verdict toujours défavorable de l'expérience sans cesse réitérée, autre chose que cécité, impuissance et régression... Car suffit-il réellement d'entasser "union" sur "union" pour donner le change et faire ainsi croire aux électeurs, privés de diversité politique, qu'ils ont été enfin compris alors que rien ne change vraiment ? L'heure est grave, disais-je précédemment; aussi devons-nous bien nous mettre dans la tête que nous ne sortirons pas de nos épreuves tant que l'action politique n'aura pas été reconsidérée, les hommes renouvelés et la mentalité française métamorphosée. Philippe ROBERT Offre demploi Vous êtes calme et réservé, votre cerveau est extrêmement lent, vos neurones déconnectés, à la fin de votre phrase, vous ne vous rappelez plus du début ? Alors bravo, vous avez trouvé du travail ! Sil est élu, envoyez votre CV à M. Chirac qui veut former une commission de sages pour réfléchir sur lopportunité de supprimer limmunité présidentielle. Jm.trapp Les communistes aveugles et muets sur le score de lextrême gauche. L'analyse du score de l'extrême-gauche se limitait, dans L'Humanité du 23 avril, à une simple addition de chiffres, quelques lignes de comparaison des résultats d'Arlette LAGUILLER avec ceux d'Olivier BESANCENOT. À aucun moment n'est apparu le début d'une critique de la campagne de Robert HUE, alors que l'accent est mis sur "le camouflet" infligé à JOSPIN sur "les vieilles terres socialistes" du Nord-Pas-de-Calais, en oubliant "fort opportunément" le très mauvais score du candidat du PC dans la plupart de ses bastions traditionnels. Débat télévisé Chirac / Le Pen Jacques CHIRAC se dédit, Jean-Marie LE PEN dénonce une "piteuse dérobade" et au Front national on rajoute : finalement, COLUCHE avait raison, "on ne peut pas tout dire à la TV, il y a trop de gens qui écoutent". Le MDC du " Che " va essuyer des représailles Le PS devrait présenter des candidats d'union contre tous les sortants chevènementistes aux élections législatives. À Paris, Georges SARRE a du souci à se faire, le député du MDC affrontera sans doute le Vert Jean-Luc BENNHAMIAS, qui aurait en effet renoncé à se présenter en Seine-Saint-Denis contre Elisabeth GUIGOU, pour ne pas risquer un échec de la gauche. Avertissement Pour nos hommes politiques, ce qui se passe est la faute des autres ! Super explication, mais il faut espérer pour notre pays qu'ils ont compris. Si le 6 mai, le seul changement est celui des énarques quinqua par les énarques quadra, n'oubliez pas que le septennat est devenu un quinquennat et Le Pen n'aura que 77 ans ... Alors Mesdames, Messieurs, il vous faut du courage,de l'audace mais le plus dure pour vous, il vous faut de l'imagination et des idées neuves. Henri-Georges VRILLAUD Tentative de désinformation : Jean Marie Le Pen aurait repris un élément de discours dHitler Il a été déclaré que la phrase de Jean-Marie Le Pen, selon laquelle il était " socialement de gauche, économiquement de droite et nationalement de France " était emprunte au corpus idéologique du nazisme, cette formule ayant été prononcée par Adolf Hitler lui même lors dune réunion du NSDAP à Nuremberg le 29 novembre 1932. Il sagit bien sûr dun mensonge éhonté. Comme le quotidien Libération a fini par lavouer dans son édition du 25 avril, " renseignement pris, il ny a pas eu de congrès du NSDAP en novembre 1932 et Hitler na jamais prétendu que son coeur était à gauche, pour reprendre les termes exacts de la rumeur ". Le quotidien conclut cependant son propos assez finement en ajoutant qu " il sest néanmoins passé quelque chose le 29 novembre 1932 : la naissance de Jacques Chirac "... (Cette phrase faisait en fait référence à un discours de Michael Bloomberg, le maire juif de New York ) La CGT PTT dIndre-et-Loire veut refuser la distribution des journaux de campagne du FN Le syndicat CGT-PTT dIndre-et-Loire a appelé lensemble du personnel de La Poste à refuser de distribuer des prospectus du Front National aux prochaines élections législatives. De son côté, Mohamed Elgadi, directeur de La Poste dIndre-et-Loire estime que "La Poste ne pouvait pas refuser de travailler avec un client qui répondait à toutes les conditions de la réglementation du droit et de la République. Nous avons signé un contrat au niveau national le 19 avril 2002, qui a été visé et validé par notre service juridique. Nous nous devons de lhonorer", a-t-il ajouté. Le FN espère beaucoup dans les législatives L'état-major du dirigeant du Front national est en effet convaincu que des "digues" ont irrémédiablement cédé au soir du 21 avril et que le FN est désormais en mesure de conquérir par ses propres moyens un groupe parlementaire. Le rétablissement il y a 14 ans du scrutin majoritaire, après un bref intermède de vote à la proportionnelle, a privé le Front national d'une représentation parlementaire. "Le premier tour de la présidentielle, c'est déjà un succès et Chirac a perdu. Maintenant, il nous reste à transformer l'essai", estime Martial Bild, délégué national adjoint et numéro deux de la campagne de Jean-Marie Le Pen. Les dirigeants frontistes n'excluent pas une victoire de leur leader le 5 mai au soir mais beaucoup laissent entendre qu'un score de 35% à 40% serait déjà un énorme succès. D'ici là, les cadres du FN disent voir un excellent présage dans la multiplication des ralliements à Jacques Chirac et la mobilisation grandissante des partis de gauche, syndicats et associations de défense des droits de l'homme. Bruno Gollnisch, souligne ainsi que le général de Gaulle avait obtenu une victoire sans précédent après les événements de Mai-68. " C'est une mobilisation hystérique comme on en avait connu en 1997 et 1998. Cette fois c'est hystérie III, mais c'est du pipi de chat. Ça ne peut que nous servir", renchérit Martial Bild. "Si Jean-Marie Le Pen ne gagne pas et si le FN ne dispose pas d'un groupe parlementaire, le système s'effondrera. On ne peut pas écarter de la vie publique un tiers ou peut-être même la moitié du corps électoral", dit-il. Jean-Marie Le Pen a répété que la droite RPR-UDF prendrait la responsabilité de provoquer un retour en force des socialistes à l'Assemblée en juin prochain si elle persistait à maintenir le cordon sanitaire autour de l'extrême droite. Mais, fait nouveau, le FN compte bien gagner son groupe parlementaire tout seul. "Il n'y aura pas seulement des triangulaires mais des duels", prévient Martial Bild. "Le FN à 15%, nos adversaires savent déjà ce que cela représente, à 20% cela créé des conditions objectives d'avoir des députés lors de nombreux duels", ajoute-t-il. Il estime néanmoins que des accords locaux avec la droite seront possibles, comme cela avait été le cas, selon lui, en 1997 dans 50 circonscriptions. "Il n'est pas dit que tous les élus de droite souhaitent se faire hara-kiri comme le leur propose Jacques Chirac", ajoute-t-il. Les étudiants de Science Po vexés Le "collectif" de Sciences-Po a fait circuler une pétition réclamant aux instituts de sondage un moratoire sur les enquêtes d'opinion d'ici au second tour le 5 mai. Lors d'un débat houleux, les étudiants ont reproché aux représentants des instituts de sondage présents de les avoir trompés car ils n'ont pas prévu la vague lepéniste du 21 avril. Les manifestations encadrées par lextrême gauche avec la bénédiction du PS se renforcent Certains lycéens ont dit s'être vu offrir leur billet de train par leur établissement scolaire. Jeudi, selon les chiffres du ministère, les manifestations avaient mobilisé 75.000 personnes à travers la France, dont 7.000 à Rennes et 8.000 à La Rochelle. Lundi, les autorités avaient dénombré 60.000 manifestants dans 18 villes, notamment 10.000 manifestants à Paris et 8.000 à Strasbourg. Les caméras ont pu montrer les drapeaux rouges et les drapeaux jaunes de SUD, le syndicat dextrême gauche, flotter On va bientôt chanter lInternationale. A Aix-en-Provence, des piquets de grève ont été mis en place à l'entrée de la faculté de lettres, où des cours ont été annulés et des examens reportés. Les étudiants de la faculté de droit n'ont pas fait grève. A Droite on craint que les manifestations favorisent le FN Après l'ancien Premier ministre RPR Edouard Balladur et Roselyne Bachelot, porte-parole de campagne de Jacques Chirac, mercredi, le député RPR François Fillon et le sénateur-maire DL de Marseille Jean-Claude Gaudin ont craint jeudi que les manifestations ne fassent le jeu de l'extrême droite. "Il ne faut pas faire de Jean-Marie Le Pen un martyr", a dit Jean-Claude Gaudin sur LCI. Les quatres principaux instituts de sondages assignés en justice CSA, Ipsos, Ifop et BVA, ont été assignés vendredi en justice par un collectif de journalistes et de citoyens pour leur demander des comptes sur leurs méthodes de travail. Selon le collectif, il s'agit d'une "démarche tendant à lutter contre les effets démobilisateurs sur le corps électoral produit par les sondages". Le collectif réclame que la publication des sondages soit désormais assortie d'une notice rendant compte de façon précise de la méthodologie utilisée, des marges d'erreurs et des chiffres bruts obtenus. Les quatre instituts ou leurs représentants légaux sont cités à comparaître mardi matin à 9h devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris. Bruno Mégret condamne les manifestations anti-lepénistes Le candidat du Mouvement national républicain (MNR) s'est dit scandalisé vendredi par la tenue de manifestations anti-Le Pen dans les villes françaises. Il a notamment demandé au ministre de l'Education de "faire respecter la neutralité des institutions d'enseignement". "Je trouve inadmissible ces manifestations qui se multiplient actuellement dans les rues: je trouve cela extrêmement scandaleux car les élections sont faites justement pour que les problèmes ne se résolvent pas dans la rue", a déclaré Bruno Mégret sur LCI. "On ne manifeste pas contre un candidat, on vote contre lui, c'est le propre de la démocratie", a-t-il poursuivi. Bruno Mégret a affirmé que les lycéens et les collégiens "manifestent avec la complicité, parfois à l'initiative des enseignants et des autorités du ministère de l'Education nationale." "Ce qui est absolument contraire aux principes de la neutralité des écoles publiques et des universités françaises et là il y a une dérive extrêmement grave", a-t-il lancé, avant de conclure: "je demande au ministre de l'Education de faire respecter les règles de la République et de la démocratie, c'est-à-dire de faire respecter la neutralité des institutions d'enseignement universitaire ou du sencondaire." Sacré Chirac : " Comment vous voulez que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui ensemble gagnent environ 15000 francs qui voit sur le palier à côté de son HLM entassée une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses et une vingtaine de gosses et qui gagne 50 000 francs de prestation sociale sans naturellement travailler... Et si vous ajoutez à cela le bruit et les odeurs, hé bien le travailleur français sur le palier, il devient fou. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela. Nous n'avons plus les moyens d'honorer le regroupement familial, il faut enfin ouvrir le grand débat qui s'impose dans notre pays qui est un vrai débat moral pour savoir s'il est naturel que les étrangers puissent bénéficier au même titre que les français d'une solidarité nationale puisqu'ils ne payent pas d'impôts". Jacques Chirac 1995 Toute la jeunesse dans la rue ? Selon un sondage réalisé à la sortie des urnes par lInstitut CSA auprès de plus de 5300 personnes, il apparaît que 21 % des 18/24 ans qui sont allés votés (soit environ 60 % seulement de tous ceux qui sont inscrits sur les listes électorales) ont accordé leur suffrage à Le Pen ou Mégret. Ceci vient grandement nuancer limage dune jeunesse toute entière dressée contre lextrême-droite. La Gauche dépitée, joue la suspicion contre ses amis dhier Les instituts de sondages, accusés de ne pas avoir prévu que Lionel Jospin serait éliminé du second tour, sont maintenant suspectés de démobiliser les électeurs en annonçant des scores trop élevés pour Jacques Chirac. Pasqua : pas de consignes de vote ! Charles Pasqua a refusé de donner une consigne de vote pour le second tour de la présidentielle et évoqué une "crise politique" à droite comme à gauche, après "léchec" du premier tour pour "les deux tenants de la cohabitation". La droite et la gauche "ont perdu une partie de leur crédibilité", a-t-il souligné. Le Pen au deuxième tour : un bon business pour la presse Suite à la présence au 2è tour de lélection présidentielle de Jean-Marie Le Pen, Libération et Le Monde ont tiré lundi 22 avril à 1 million dexemplaires chacun. Ce tirage est environ quatre fois supérieur à la normale pour le quotidien de Serge July, tandis que celui dun numéro habituel du Monde est de 550 000 ex.. Le Figaro a de son côté été imprimé à 740 000 ex., contre 500 000 à lordinaire. Jacques Chirac et Lionel Jospin sont contre la baisse des prix des factures délectricité des français Au sommet de Barcelone, les deux têtes de lexécutif ont négocié avec leurs partenaire européens le report de la mise en concurrence dEDF. Autrement dit, pour les français les prix ne pourront pas baisser. Mais les membres de lU.E. ne pourront supporter longtemps cette esquive française. Car EDF profitant de son monopole sur son territoire, est en concurrence déloyale avec les autres opérateurs à létranger, en leur mangeant des parts de marché, ce qui exaspère nos voisins allemands et espagnols notamment. Jacques Chirac et Lionel Jospin, non seulement trompent lEurope, mais en plus ils sont contre lintérêt du Peuple. Pourquoi Chirac va perdre Dans ce jeu de massacre, Lionel Jospin occupe désormais la pole position, même s'il est sans doute allé un ton trop loin en critiquant la fatigue, la vieillesse et l'usure de son adversaire, alors que ses déclarations mêmes témoignent de ce que ces qualités sont très équitablement partagées. A défaut d'envergure ou de projet, il dispose en effet de deux atouts qui font cruellement défaut à Jacques Chirac: une équipe cohérente et une organisation partisane performante. Depuis 1997, Jacques Chirac a reconstruit à partir de l'Elysée son leadership sur la droite en liquidant toute forme de contestation ou de concurrence. D'un côté, son rétablissement a été fondé sur la désertification intellectuelle, la désintégration partisane et l'appauvrissement humain de son camp. De l'autre, il s'est contenté du statut de demi-solde propre au président cohabitant sans préparer l'échéance de 2002, misant sur la simple réédition de la campagne menée par François Mitterrand en 1988. La seule initiative, témoignant d'un sens aigu du contretemps, consista à vouloir créer avec l'UEM un parti du président avant même de l'avoir élu: le fiasco programmé de Toulouse a enterré le parti et compromis les chances du candidat. C'est donc dans une solitude et une improvisation totales autant qu'inattendues que Jacques Chirac se présente devant les Français. Nicolas Baverez, ( Le Point du 29 mars 2002 ) Chirac " contre les sécurités sociales privées ", alors que 78% de ses électeurs sont pour ! Le candidat sortant, a déclaré au Quotidien du médecin : " La santé nest pas une marchandise et les professionnels de santé ne sont pas des prestataires de service. ". Jacques Chirac semble oublier que la Sécurité Sociale actuelle nest pas soumise à la transparence fiscale du marché : sa comptabilité est des plus opaques et nest absolument pas contrôlée. Alors que toute entreprise se soumet au contrôle fiscal, à des audits financiers internes et externes, au contrôle de gestion, que dire de la Sécurité Sociale ? Quand on paye une assurance sociale qui se monte à 35 % du salaire (cotisations patronales + cotisations individuelles) on en attend des prestations de santé de qualité ce qui nest pas le cas. Les français étant obligés de souscrire à une mutuelle ou une assurance complémentaire. De qui se moque-t-on ? Autant prendre une assurance intégrale chez un assureur privé, cela coûtera moins cher ! Mais Monsieur Chirac préfère le système soviétique. Enfin, le pauvre Jacques est à côté de la plaque : il pensait récupérer des électeurs chez Jospin sur cette question. Pas de chance, le dernier sondage IPSOS montre que la majorité des électeurs de Jospin y sont favorables (54%)et ses électeurs encore plus (78%) ! Pauvre Chirac ! Lionel Jospin est contre létatisme mais pour lintervention de lEtat Lionel Jospin a déclaré: "Je suis contre l'étatisme", ajoutant aussitôt que l'Etat devait assurer "l'harmonie sociale". Logique implacable. LUnion Européenne embarrasse Chirac et Jospin avec le recul de lâge de la retraite Jacques Chirac et Lionel Jospin se sont pris les pieds dans les retraites, au sommet de Barcelone. Le communiqué final du conseil européen indique la volonté commune des Quinze de reculer de cinq ans "lâge moyen de la cessation dactivité", dici à 2010. Comme celui-ci est en France de 58,5 ans pour les hommes et de 56,5 ans pour les femmes, cela revient à programmer une retraite au-delà de 63 ans pour les hommes et de 61 ans pour les femmes. Un engagement qui contraste avec les déclarations des deux candidats. Gaillot, lévêque à scandale soutient les trotskistes aux présidentielles ! Mgr Jacques Gaillot a rejoint le comité de soutien à Olivier Besancenot, le candidat de la Ligue communiste révolutionnaire, tout comme le comédien Philippe Caubère, le Pr Léon Schwartzenberg et le dessinateur Siné. A quand une excommunication de ce trouble fête ? Site internet de Lionel Jospin : zones dombre sur sa biographie Lionel Jospin est dune discrétion de rosière. Dans la longue biographie qui lui est consacrée sur son site internet on ne trouve aucune allusion à son passé trotskiste dans le chapitre 1962-1971, les années de formation politique. Et pas plus dailleurs sur son infiltration au Parti socialiste dans les années qui suivirent. Basse manuvre pour écarter Jean-Marie Le Pen Un grand nombre de maires à travers la France auraient reçu une enveloppe porteuse dune étiquette informatique postée le 28 mars 2002 à 18 heures à la poste de Suresnes (92). Cette enveloppe contiendrait la photocopie dun courrier signé Jean-Marie LE PEN et qui avait pour destinataires exclusifs 70 maires ayant signé à son bénéfice un formulaire de pré-engagement sur lhonneur et ayant renié celui-ci. La lettre menacerait de poursuites judiciaires, ces maires qui se seraient engagés à moitié. Surpris le FN, dans un communiqué a déclaré que " Cette basse manuvre à la veille du week-end pascal et à 4 jours de la clôture du dépôt des parrainages au Conseil Constitutionnel sinscrit dans la lignée des calomnies, diffamations et autres pressions effectuées à légard des parrains potentiels dans le but dempêcher Jean-Marie LE PEN dêtre présent à lélection présidentielle. " et souligne que " Jean-Marie LE PEN nest évidemment pas lauteur de cet envoi massif qui constitue une évidente provocation tendant à le faire croire aux maires. " Jean Marie Le Pen a donc annoncé quil déposera une plainte contre X auprès du Procureur de la République de Nanterre afin de faire la lumière sur les auteurs de cette manipulation. Dautres part de ce même bureau de poste aurait été adressé à plusieurs milliers de maires le tract titré " Parrainer LE PEN cest faire élire JOSPIN ". A qui profite le crime ? La majorité des français souhaitent que Jean-Marie Le Pen obtienne ses 500 signatures Le quotidien Le Parisien a publié jeudi un sondage CSA portant sur lopinion des français sur les difficultés rencontrées par certains candidats à lélection présidentielle pour recueillir les 500 signatures. Selon celui-ci, plus de la moitié des Français (51%), ont déclaré que " même sils nont pas lintention de voter pour lui ", ils souhaitaient que " Jean-Marie Le Pen obtienne les 500 parrainages délus nécessaires à sa candidature ". Jean Marie Le Pen tonne : " Lennemi de la droite, cest Chirac " Le leader charismatique du FN a précisé que si la " trahison de Mégret " lavait privé de 90 élus, il lui en restait 140 dont le parrainage lui était acquis. Il sest aussi élevé contre " le mensonge " colporté par certains, " qui veulent installer lidée que le Front National est lallié de la gauche ". " Il ny a quune seule personne qu ait favorisé larrivée de la gauche au pouvoir, cest Chirac. En coupant 15% des voix de droite et en les retirant du jeu. Aux élections régionales, par exemple, nous avons tendu la main partout : les responsables RPR et de lUDF navaient pas le droit de laccepter. Ceux qui lont fait ont été sanctionnés. Qui, dans ces conditions, fait le jeu de la gauche ? ". " Pourquoi croyez-vous que je bondisse de cinq points dans les sondages ? " a encore ajouté le candidat des nationaux, " cest le peuple qui est furieux. Pour une fois, les observateurs, les journalistes et la majorité des responsables politiques- Bayrou, Madelin, Pasqua, Jospin, Mamère...-sont de mon côté. Il ny a que Chirac pour ne pas voir le déni de démocratie ". " Si lon mempêche de me présenter, Chirac est mort politiquement. Ce sera lapocalypse électorale pour la droite. A la présidentielle et ensuite aux législatives. Je naurai même pas à donner la moindre consigne : mes électeurs indignés, non seulement ne donneront pas leurs voix à Chirac, mais ils voteront contre lui " Et Jean-Marie Le Pen de préciser que les médias ne manqueront pas de donner de lécho à ses propos, au " Zorro qui descend de sa montagne pour se venger de Chirac ". Il a aussi indiqué quil lui était égal dêtre opposé à Chirac où à Jospin au second tour puisque " ce sont les mêmes ". Chirac : Le Pen naura pas ses signatures. A six mois de lélection présidentielle, ce nest pas un pronostic, cest un mot dordre " Le Figaro a publié dans son édition de vendredi le long entretien que Jean-Marie Le Pen a accordé aux journalistes Olivier Pognon et Alexis Brezet. Le candidat du rassemblement national a une nouvelle fois souligné que ces pressions sur les maires émanaient du RPR, dont les pontes nont rien fait pour " appeler à une meilleure interprétation de la loi ", pour rappeler que celle-ci a pour but de " filtrer les candidatures fantaisistes ", que " signature nest pas soutien ", et " quil serait absolument inique quelle aboutisse à écarter un courant de pensée qui, à la dernière élection présidentielle, rassemblait plus de quatre millions délecteurs ". Jacques Chirac, RPR, Yves Guéna, RPR, Président du Conseil Constitutionnel, François Poncelet, RPR, président du Sénat, grand conseil des communes de France, Jean-Paul Delevoye, RPR, président de lassociation des maires de France, nont rien fait, rien dit, voire presque justifié cette " grève des maires ". " Il y a donc évidemment une opération RPR ". De plus a précisé Jean-Marie Le Pen, " le 23 octobre sest déroulé une réunion électorale à lElysée, dont la presse sest fait lécho. Ce jour là, Chirac dit : Le Pen naura pas ses signatures. A six mois de lélection présidentielle, ce nest pas un pronostic, cest un mot dordre ". " Le lendemain, dans les couloirs de lassemblée, Devedjian, Goasguen et Perben annoncent quils contrôleront les signatures des maires socialistes ". Le RPR serait-il contre la démocratie ? Il est tout à fait nécessaire de se poser la question de savoir si Lionel Jospin est vraiment capable de présider aux destinées de la France; car tout de même cet homme, qui me paraît décidément immature en politique et qui d'ailleurs reconnaît volontiers qu'il lui arrive d'être naïf, me semble aussi un peu trop enclin à perdre sa maîtrise de soi. De plus, les excuses formulées du bout des lèvres par le premier ministre candidat ne devraient tromper personne dans le sens où, manifestement, il n'en pense pas le premier mot. Cela vaut de la même façon pour ceux qui, à droite, sont désertés par la nécessaire réflexion que leur impose leur haute fonction quand la politique internationale les confronte brutalement à une situation qui sort de l'ordinaire; je pense très précisément au cas de l'Autriche lorsque ce pays, le plus démocratiquement du monde, a permis un temps à Jörg Haider d'accéder partiellement aux affaires de son pays avec 27% des voix. Immédiatement, d'aucuns se sont sentis obligés de placer l'Autriche et le peuple autrichien au ban de l'Europe comme s'ils avaient vu le diable en personne alors qu'il ne s'agissait que d'une pâle copie ! De toute évidence, la France se trouve aujourd'hui exposée à une épreuve de vérité qui va conditionner son avenir et nous ne sommes même pas sûrs que les candidats actuels à l'Elysée en aient pris la vraie mesure; car nous ne pouvons plus ignorer la gravité de la situation quand un vent de révolte souffle au sein même de l'Etat déconsidéré et impuissant et quand la violence la plus sauvage s'abat désormais à coups redoublés sur les citoyens et les biens ! Tout cela recouvre un drame intime national que nos élites, toutes occupées d'elles-mêmes, paraissent superbement méjuger; mais plus le temps passe et plus le choc en retour risque d'être redoutable et sans pitié. Philippe ROBERT Si tu ne votes pas pour moi On va te torpiller. Inquiétude au MDC, le PS est clair : si le "Che" n'appelle pas à voter Jospin au soir du premier tour de la présidentielle, même à titre individuel, le PS présentera des candidats face à tous les parlementaires sortants du MDC aux élections législatives, ce qui, dans la plupart des cas, signifiera pour eux la défaite. La fédé de Paris réfléchit d'ailleurs à faire partir à la bataille contre Georges SARRE une candidate emblématique, susceptible de placer réellement en difficulté le député - maire du XIème. Fort de son succès dans les sondages, Arlette la rouge veut créer un nouveau parti communiste après les élections Au PCF, on ne prend pas très au sérieux les dernières déclarations d'Arlette LAGUILLER. Forte d'un score à deux chiffres dans les sondages, la porte-parole de LO annonce en effet son intention de créer un "nouveau parti communiste" après l'élection présidentielle. Or, non seulement un électeur sur deux parmi ceux qui disent choisir "Arlette" se définissent eux-mêmes comme socialistes ou proches du PS et affirment qu'ils voteront JOSPIN au second tour, mais encore un très grand nombre des personnes interrogées avouent qu'en deuxième choix, elles donneraient leur voix à... Jean-Marie LE PEN. Iniquité... Le 7 mars dernier, Jean-Marie Le Pen sindignait de la " disproportion dans le traitement des candidats par la télévision ", laquelle, toutes chaînes confondues, " accorde toute ses faveurs aux deux candidats arbitrairement désignés comme étant ceux du second tour ". Un constat qui était également celui du CSA, lequel se contentait de déplorer comme " une banale anomalie " ce qui constitue pourtant " un véritable déni de démocratie qui met en cause la légitimité même du résultat du scrutin présidentiel ". La publication par le CSA du " temps consacré aux candidats et à leurs soutiens dans les journaux télévisés et émissions quotidiennes dinformation " pour la période du 1er février au 28 février corrobore lanalyse lepéniste. Ainsi, pour ne prendre que ces exemples, Jacques Chirac et Lionel Jospin ont bénéficié de six heures vingt minutes dantenne chacun, François Bayrou denviron une heure, Jean-Pierre Chevènement dune heure six minutes, Robert Hue de plus dune demi heure, Alain Madelin de 31 minutes, Noël Mamère de 36 minutes et Jean-Marie Le Pen, pourtant désigné sondage après sondage comme le troisième homme, de 28 minutes seulement... Et Claude Reichman 0 minutes à cause du dossier de labrogation du monopole de la Sécurité Sociale. Trotskistes Jospin blêmit devant Stora Lhistorien dextrême-gauche Benjamin Stora, spécialiste de la guerre dAlgérie, nen est pas encore revenu : alors quil assistait récemment avec son fils à un match de foot au Stade de France, dans la tribune officielle, il croise Lionel Jospin et sapprête à le saluer quand lintéressé blêmit et se décompose ! Il faut dire quà lOCI, le groupuscule trostkiste de Pierre "Boussel-Lambert", Stora fut naguère le supérieur hiérarchique dun certain "Michel" Bussereau Arlette nest pas Guy Lux ! Le député DL chiraquien Dominique Bussereau, cofondateur de lUnion en mouvement, dénonce avec vigueur le courant de sympathie médiatique dont bénéficie Arlette Laguiller : " Il est grand temps dalerter les Français sur ses véritables intentions. Jinvite tous ceux qui viennent applaudir Arlette en croyant assister à une émission télévisée, à bien vérifier ce quest Lutte ouvrière : si LO arrivait au pouvoir, il ny aurait plus de députés, plus de meetings, et la dictature du prolétariat évacuerait tous les mécanismes démocratiques et même les élections. Il ne faut pas confondre Guy Lux et la camarade Laguiller, qui représente la quintessence de lextrémisme en matière de propositions politiques. " Scandale, dérapage à gauche et trahison Le candidat de la Droite Nationale, Jean-Marie Le Pen a déclaré que ce serait " un drame personnel ", " un drame pour le mouvement national tout entier ", sil ne pouvait se présenter, précisant que " 45 millions de francs ", le prix dune campagne présidentielle, avait déjà été engagés dans la bataille. Il sagirait aussi dune " faute extraordinaire de mes adversaires, un scandale à léchelle nationale et internationale ". Au passage, il a souligné que les candidats extrémistes et marginaux, trotskistes et communistes, ne semblaient avoir aucun mal à obtenir les 500 signatures, une preuve a-t-il dit que " la France a dérapé plus à gauche que je ne le pensais ". Mais a-t-il ajouté, " ce nest pas mon cas personnel qui est en cause, cest la possibilité pour des millions délecteurs de voter pour le candidat de leur choix à lélection présidentielle ". Dieudonné candidat à la République Française ? ! ? Le " comique " Dieudonné MBala MBala, candidat à lélection présidentielle a, en effet, déclaré à VSD (21.02.02) : " La carte nationale didentité, cest de la merde ( ) Moi, je me torche du drapeau français. " Et dajouter : " Je suis un descendant desclaves, je ne suis pas un être civilisé ". Un programme démagogique et dogmatique au possible ! Robert Hue souhaite ainsi une hausse des salaires et des minima, et le droit à la retraite à taux plein à 60 ans au bout de 37,5 ans d'annuités. Il demande " une réforme des 35 heures " pour que tous les salariés en bénéficient réellement, sans réduction de salaire et sans intensification du travail, ainsi que la garantie pour chacun de bénéficier, tout au long de leur vie, d'un emploi stable ou d'une formation qualifiante sans baisse de revenu. Tout cela exige " une véritable justice fiscale ", poursuit-il, demandant l'instauration de la taxe Tobin, la hausse de l'impôt sur la fortune, et une cotisation additionnelle sur les revenus financiers des entreprises et des institutions financières pour financer la protection sociale. Sur " la défense, la modernisation et l'extension des services publics ", Robert Hue se veut tout aussi déterminé : il réclame le gel des directives européennes qui les ouvrent à la concurrence, préconise leur renforcement dans des domaines comme la santé, l'éducation, le logement, les transports, et n'oublie pas de revendiquer la hausse des rémunérations des fonctionnaires. A cela s'ajoute la dimension " citoyenne " que le PCF veut donner à son projet depuis sa mutation. Pour mettre fin à toutes les discriminations, il propose une loi pour l'égalité des salaires entre hommes et femmes, un droit à l'autonomie des jeunes, la régularisation des sans-papiers et le droit de vote des étrangers. LORSQUE CHEVENEMENT SEMBLE DERAILLER Chirac propose de diminuer les impôts d'un tiers, ce qui est un argument de poids et Chevènement lui répond que cette baisse d'impôts ne profiterait qu'aux riches du fait qu'un tiers des français ne paient pas d'impôts. Autrement dit Chevènement tient compte du parasitage obligatoire de ceux qui travaillent par ceux qui n'acceptent de travailler qu'exceptionnellement et ne paient pas d'impôts. En cela il a raison, car si la norme était que tous les français travaillent, gagnent suffisamment pour vivre décemment, et payent en proportion des gains, ce serait accéder à la dignité de citoyen libre. Or un gain suffisant pour tous, et des citoyens satisfaits, ce n'est pas l'objectif de la gauche quelle qu'elle soit. C'est même absurde pour eux. Car où trouveraient-il leurs électeurs ? Pour eux il faut paralyser les sources de productivité créatrices de bien être. Conserver un peuple suffisamment pauvre et mécontent pour qu'il revendique, attiser les jalousies par exemple désigner les compagnies pétrolières comme coupables de superbénéfices, alors que pour un franc par litre elles font les travaux de prospection, payent les pays producteurs, extraient le pétrole brut, le transportent jusqu'à un port, le chargent, le transportent jusqu'à un autre port, le déchargent, le transportent jusqu'à une raffinerie où elles le raffinent, le transportent jusqu'aux pompes et payent le distributeur ; tandis que les gestionnaires des finances publiques eux prennent six francs !!! Il en est de même au restaurant où en plus des taxes qui n'apparaissent pas sur l'addition, mais qui existent, la T.V.A.représente 150% de plus que le service, qui après distribution payera impôts et T.V.A sur les achats. Le service est pourtant un travail, la T.VA. à un taux élevé représente une incapacité de gestion. Les mêmes politiques attisent les revendications corporatives : paralyser le commerce comme le fait Delanoë maire de Paris, quitte à faire fuir de France les jeunes éléments dynamiques, enfin mener une politique qui consiste à créer des problèmes là où il n'y en a pas pour maintenir le mécontentement, par exemple être contre l'énergie nucléaire bon marché, préconiser les éoliennes et protester énergiquement lorsqu'on en installe, ou lorsqu'on crée un barrage hydroélectrique qui noie forcément une vallée. Quoi qu'en disent nos bourreurs de crâne, propagateurs de fausses nouvelles, le drame américain du 11 septembre nous a montré un peuple fier, digne et satisfait, toutes origines réunies. Au fond Chevènement connaît bien ses partenaire de gauche, il sait très bien qu'ils ne lâcheront pas leur but, l'appauvrissement de la France source de leurs électeurs naïfs. C'est aussi la raison pour laquelle ils veulent ouvrir l'électorat vers les illettrés ou ceux qui ne maîtrisent pas la langue, comme le fait déjà Delanoë ancien proche de Jospin et maire de Paris Capitale, en cours de destruction. Parrainages : Les mises en garde de Le Pen Dans un entretien publié le 7 mars dans Le Figaro, Jean-Marie Le Pen est longuement revenu sur la question des parrainages et les pressions exercées sur les maires qui avaient dans un premier temps promis leur signature au candidat des nationaux. "Jai été effaré du nombre de gens qui ont promis leur signature et qui ont changé davis. La défection se situe entre 10 et 20 %. Pusillanimité délus qui affirment avoir reçu des ordres de leur "hiérarchie", démontrant par là même linsupportable implication du camp présidentiel dans cette machination politique. " Certains maires ont justifié leur retournement par le fait que leur " hiérarchie " sopposait à ce quils me donnent leur signature. Il y a des mots dordre passés par les sénateurs à travers les conseils généraux. Ceux-ci donnent les subventions, donc les maires sont coincés." Rappelant aux maires que "cest la loi qui leur demande de donner leur signature", Jean-Marie Le Pen souligne "quon ne se prononce pas en fonction de sa sympathie pour tel ou tel, mais du sérieux de sa candidature. Et quand on a obtenu 15 % des voix lors de la précédente élection présidentielle, on remplit me semble-t-il les conditions de sérieux". En persistant dans cette stratégie politiquement suicidaire, les amis de Jacques Chirac "signeraient leur arrêt de mort car vous pensez bien que les gens se vengeraient cruellement. Ils préféreraient voter Jospin". Le CSA donne raison à Le Pen Dans un communiqué publié le 5 mars, le Conseil supérieur de lAudiovisuel (CSA) demande aux chaînes hertziennes (TF1, France 2, France 3, Canal Plus et M6) de "veiller davantage" au respect du principe déquité jusquà louverture de la campagne officielle pour lélection présidentielle, le 5 avril prochain. Dans une étude menée sur le mois de février, lautorité de régulation a constaté ce que Jean-Marie Le Pen dénonce depuis plusieurs semaines à savoir la disparité dans le traitement des candidats par la télévision. En effet si Jacques Chirac et Lionel Jospin ont bénéficié de 6 heures et 9 minutes de temps dantenne pour le premier et de 6 heures et 30 minutes pour le second, Jean-Marie Le Pen qui arrive en troisième position dans les sondages na obtenu quun peu plus de 28 minutes ! Jean-Pierre Chevènement porté par une campagne médiatique sans précédent a totalisé sur la même période 1 heures et 5 minutes alors que François Bayrou, Noël Mamère, Alain Madelin, et Robert Hue, tous largement devancés par le candidat des nationaux ont bénéficié dune couverture médiatique plus importante que ce dernier. Une situation scandaleuse qua vivement condamné Jean-Marie Le Pen. "Le CSA constate que la télévision accorde toutes ses faveurs aux deux candidats arbitrairement désignés comme étant ceux du second tour. Il ne suffit pas de le déplorer comme une banale anomalie. La disproportion dans le traitement des candidats par la télévision, quand elle atteint un tel degré, est un véritable déni de démocratie qui met en cause la légitimité même du résultat du scrutin présidentiel". Les avertissements des politologues Interrogés par le Figaro, les politologues saccordent tous à dire que labsence de Jean-Marie Le Pen à lélection présidentielle serait lourde de conséquences pour la démocratie. Pour Philippe Méchet, directeur général adjoint de la Sofres, la loi sur les parrainages a été conçue "pour éliminer les clowns, non pas les candidats représentant une tendance politique". Ecarter Jean-Marie Le Pen "serait une anomalie vis-à-vis de la démocratie. Une élection, cest fait pour échanger des idées et la démocratie ce nest pas un carnet dhonorabilité, cest lacceptation du poids de lopinion". Même analyse de la part de Pascal Perrineau directeur du Cevipof (centre dobservation de la vie politique française) qui estime que linterdiction de participer à la campagne, faite à un candidat qui est "dans la position du troisième homme" et représente "quon laime ou non le troisième courant politique du pays poserait la question de la pertinence du filtre des 500 signatures". Clandestins : les folles promesses de Jospin 200 clandestins se sont rappelés au bon souvenir du candidat socialiste, manifestant bruyamment le 6 mars devant son QG de campagne. Au cri de "Jospin = Chirac", ces étrangers en situation irrégulière ont été reçus par deux responsables socialistes. Un entretien au cours duquel les manifestants ont longuement insisté sur le poids du vote ethnique qui a déjà permis au socialiste Bernard Delanoë de remporter la mairie de Paris en mars 2001. Exigeant "des actes et non plus des promesses", la coordination immigrationniste sest semble-t-il fait entendre. Coopératifs, les collaborateurs de Lionel Jospin ont en effet promis "la suppression de la double peine pour les étrangers arrivés en France avant lâge de 10 ans", se sont engagés de "ramener de dix à cinq ans le temps de présence en France nécessaire pour pouvoir être régularisé" et proposé "daccélérer la procédure permettant aux demandeurs dasile de travailler en France". En clair, la France pour tous version Jospin ! L'aversion profonde que se portent nos cohabitants candidats à la présidence de la République éclate au grand jour; d'ailleurs à gauche, l'on ne fait plus aucun effort pour masquer le sectarisme et la haine qui prévalent désormais dans une campagne électorale dont le seul but désormais avoué consiste, par tous les moyens, à abattre l'adversaire honni qu'il a bien fallu supporter envers et contre tous pendant cinq longues années. Dans ces conditions, les Français peuvent à bon droit se poser la question de savoir dans quelle mesure, pendant toute une législature socialiste, le président et le premier ministre ont été aptes à bien servir la France. Car il ne fait aucun doute, selon les statistiques les plus fiables, que notre pays a plus régressé que qu'avancé dans la plupart des domaines qui fondent la souveraineté et la vitalité d'une nation; il n'est d'ailleurs que de voir, ne serait-ce que sur le plan européen, comment nos partenaires les plus avancés tiennent la France à l'écart lorsqu'il s'agit de poser les réformes libérales qui devront permettre à l'Union européenne, dont la monnaie unique a perdu 25% de sa valeur sans jamais avoir les moyens de les regagner, de mieux se mesurer au monde et en particulier aux Etats-Unis d'Amérique ! En effet, ce n'est sûrement pas l'effet du hasard si Tony Blair, José Maria Aznar, Silvio Berlusconi et même Gerhard Schröder, conscients que la grande Europe ne sera viable que si elle est forte et puissante, se concertent ostensiblement entre eux pour définir les réformes structurelles qui doivent être apportées si les Européens veulent réellement que l'Union tienne le rang qui lui revient, à 28 Etats membres, dans le concert mondial des nations; le mépris dans lequel les libéraux et sociaux-libéraux européens tiennent ainsi la France lorsqu'il s'agit de préparer l'avenir est humiliant et carrément catastophique pour notre pays. A moins de quarante-cinq jours du premier tour de l'élection présidentielle, les Français demandent clairement à ceux qui ambitionnent de les gouverner non pas de s'étriper comme des animaux sauvages mais de leur présenter, si c'est possible dans la sérénité, leurs projets pour la France et pour l'Europe; ils veulent aussi que les candidats puissent s'affronter publiquement propositions en mains afin de pouvoir, en toute connaissance de cause, exercer le meilleur choix selon leurs propres critères. Car il ressort de l'évidence qu'on ne pourra plus faire, au XXIème siècle, la même politique confiscatoire qui n'a cessé, depuis de trop longues années, de dénaturer la démocratie française. Et le XXIème siècle, n'en déplaise à nos élites obsolescentes, c'est aujourd'hui ! Philippe ROBERT Proposition dun lecteur : Pourquoi ne pas exiger des candidats au deuxième tour un engagement notarié sur leurs promesse électorales assorti de pénalités financières voir d'un engagement à démissionner ? Lionel le rouge critique le programme de Jacques Chirac Lionel Jospin s'en est notamment pris aux propositions du président sortant concernant les baisses d'impôts, qualifiées d'"injustes" et "un peu irréalistes". En quoi baisser les impôts est injuste ? Peut être que taper moins sur les riches est immoral pour Mr Jospin. Car la justice sociale voudrait que lEtat écrase dimpôts ces gens qui nauraient jamais du être riches Pour ce qui est de lirréalisme, comme nous lavons souligné dans une brève la semaine dernière, la gauche ne peut envisager de baisse dimpôts car il faudrait diminuer les dépenses publiques ! Ce quelle est incapable de faire. Il a aussi prôné une solution "collective" pour sauvegarder le régime de retraites par répartition, face aux fonds de pension "à la française" proposés par Jacques Chirac. Avec quoi Mr Jospin compte-t-il financer la retraite par répartition ? Va-t-il créer encore un impôt alors que la France crève sous la pression fiscale ? Le mensonge de la gauche : baisser les impôts ne serait pas possible ! Le ministre français de lEconomie Laurent Fabius a estimé que la maîtrise des déficits budgétaires, requise par lUnion Européenne (UE), rendait "démagogique" toute promesse de diminution massive des impôts, position qua approuvée le commissaire européen Pedro Solbes lors dune émission télévisée. Faux : la gauche a omis quon pouvait réduire les impôts en réduisant les dépenses publiques ! Mais cest électoralement dangereux pour elle, sachant que son électorat est pour majorité constituée de fonctionnaires. Le MEDEF exhorte les candidats à la réforme Le président du Medef, Ernest-Antoine Seillière, a profité du point presse mensuel de lorganisation patronale pour lancer un appel aux candidats à la présidentielle 2002. Il les a exhorté à placer le prochain quinquennat sous le signe "de la réforme, du changement et de ladaptation de notre pays". Car "les indicateurs qui marquent un certain glissement de la France loin de ses espoirs est quelque chose quil faut à tout prix enrayer", a-t-il souligné. Madelin le candidat netpolitique Le président de Démocratie libérale Alain Madelin, qui a organisé 48 heures de débat non-stop sur Internet, a estimé que le Net, cest un bel outil, et il a invité les candidats à lélection présidentielle à faire la même chose que lui. "Je suis totalement dépassé par le succès extraordinaire que cela a rencontré", a-t-il affirmé lors dune interview sur TF1. "Nous avons aussi reçu 87.000 messages texto", a-t-il ajouté. Jacques Chirac ne recule décidément devant rien. Pour conforter son image de " type sympa ", ses conseillers en communication lui ont conseillé de révéler au grand public, dans le journal Gala, quil avait adopté une vietnamienne en 1979 linformation avait été divulguée en 1995 par Emmanuel Ratier- cette dernière sétant depuis mariée avec un député RPR. Deux mois avant les élections, Chirac nous joue la séquence émotion, tentant le coup de François Mitterrand avec la révélation de son cancer de la prostate, qui lui permit dobtenir la ratification du traité de Maastricht, " au forceps médiatique " comme lécrit encore Jean-Marie Le Pen dans Le Figaro mercredi. Mieux encore Mr Chirac a réclamé mercredi à Saint-Cyr-sur-Loire un allègement dun tiers des impôts sur cinq ans. De belles promesses qui prêtent à rire lorsquon se souvient que sous le gouvernement Chirac de 1986 à 1988, et sous sa présidence, notamment de 1995 à 1997 avec Alain Juppé Premier ministre, les prélèvements obligatoires nont cessé de croître. Jean-Pierre Soisson connaît le sens du vent Même sil na plus de poids politique, le soutien à Jacques CHIRAC de Jean-Pierre SOISSON est un signe pour les politologues : en effet, le président de la région Bourgogne est un expert reconnu en opportunisme qui a toujours su se rallier à temps au camp du vainqueur. Jean-Pierre Soisson a soutenu la candidature de Giscard puis celle de Mitterrand et Chirac Devant 2.000 personnes, à Nice, Alain Madelin a déclaré : On ne battra pas Jospin en faisant avec lui la course au centre, dans la compétition des demi-mesures, des demi-réformes,dans le repli, la frilosité" . Le grand regret de Madelin, auquel j'adhère sans aucune réserve, réside dans le fait que la dissolution de 1997, qui est déjà une erreur politique renversante, se soit en plus accompagnée d'une "dissolution des idées et des propositions"... Cela me conduit directement à "l'Appel des cent neuf" lancé en faveur de Jacques Chirac dans lequel je relève que parmi les signataires, "parlementaires issus des familles républicaine, indépendante, démocrate-chrétienne et radicale", ne figure au sens vrai du terme aucun libéral digne de ce nom; de plus ce texte, qui est un appel à voter Chirac dès le premier tour, n'est d'évidence inspiré par aucun projet susceptible de faire réellement entrer la France dans le XXIème siècle. Si une victoire de Jacques Chirac au second tour est sans doute préférable à l'accession de Jospin et de sa gauche plurielle à la tête du pays, cela n'en demeure pas moins, à mon sens, une erreur fatale que de s'engager ainsi les yeux fermés à reconduire un homme dont le suis convaincu qu'il ne montrera pas plus de talent demain qu'il n'a été capable d'en montrer hier ! De plus, a-t-on seulement songé qu'à tant soutenir Chirac l'on ne fait qu'augmenter, en bipolarisant à l'excès cette élection vitale pour la France, les chances de Jospin de l'emporter ? Philippe ROBERT La trahison des 109 : tous derrière Chirac ! 109 députés et sénateurs UDF et DL ou apparentés ont rangé leur bannière " avec courage " derrière Chirac. Les convictions politiques, ils sen moquent ! Ils nen ont plus depuis longtemps. La réussite personnelle, voilà ce qui les dévorent. Des parlementaires au service des intérêts du peuple, voilà une belle illusion ! Ils ne souhaitent que leur réélection avec la bénédiction du RPR sans qui elle serait compromise Ils ont trahi leur camp, mais rien ne permet daffirmer quils seront réélus. La colère du peuple de droite pourrait bien les déchoir. La riposte de Bayrou François Bayrou n'a pas tardé à riposter. Lors d'une réunion convoquée à la hâte au siège de l'UDF, le candidat centriste a publié une liste de 91 députés, sénateurs et députés européens qui le soutiennent. Le candidat UDF s'est emparé de cette nouvelle occasion de dénoncer les ''menaces et les coups bas'' du camp chiraquien. ''Je suis persuadé que les Français n'aiment pas ces manoeuvres-là'', a estimé François Bayrou. ''Ils les considèrent à juste titre comme étant d'un autre temps.'' Encore plus explicite, l'entourage du candidat centriste a dénoncé le ''chantage'' et les ''pressions'' pratiquées par les chiraquiens sur les parlementaires UDF en vue des législatives des 9 et 16 juin. Alain Madelin et les adeptes du "centre mou" Le candidat libéral à la présidence de la République, ironise sur l'engouement apparent de ses rivaux pour le centre. "Même Jean-Marie Le Pen est au centre maintenant. Ca va devenir un vrai marais", a-t-il déclaré lors d'un meeting à Nice. "Pour ma part je suis ailleurs que dans ce centre mou et dilué", a ajouté l'ancien ministre. La dernière cohabitation, "la plus difficile de l'histoire", a été trop longue et se termine dans la confusion. "Aujourd'hui, la prolonger serait une erreur d'autant que deux tiers des Français n'en veulent plus". "De candidat disponible, possible et probable, Jospin est aujourd'hui candidat tout court et on peut lui appliquer cette phrase qu'il connaît bien : ce n'est pas seulement le candidat du passé, c'est le candidat du passif", a-t-il dit. Il a promis de dénoncer aussi le bilan de Jacques Chirac dans lequel il ne se retrouve pas par rapport aux engagements d'hier. "J'appellerai les Français à rejeter le projet fadasse de ces deux hommes pour que nous retrouvions l'audace et que nous rattrapions le temps perdu". Madelin négociera un désistement et rappelle que ses voix se mériteront A lémission Grand Jury RTL-Le Monde-LCI, Alain Madelin a prévenu quil négocierait un éventuel désistement pour Jacques Chirac entre les deux tours de l'élection. "Il faudra donner quelque chose en échange. Il faudra donner quelque chose en termes d'engagements forts vis-à-vis de ces trois, quatre, cinq millions de Français qui auraient pu voter pour moi", a-t-il "Croyez-moi, (...) ils ne sont pas prêts à mettre le petit doigt sur la couture du pantalon et à voter comme ça au deuxième tour. Ils n'ont pas envie d'être trompés et ils voudront des engagements forts", a-t-il ajouté. Ses voix " se mériteront " a-t-il insisté. , ''ces voix, on ne peut pas les décevoir, on ne peut pas les trahir''. ''Je ne les marchanderai pas; je ne les vendrai pas. Je dis qu'elles se mériteront, qu'il y aura ou il n'y aura pas un contrat de confiance au second tour'', a-t-il affirmé. ''Si le projet de 1995 que nous avions formulé ensemble avec Jacques Chirac avait pris corps, je ne serai pas là aujourd'hui; je ne serai pas candidat'', a-t-il ajouté. ''Si je suis là, c'est bien qu'il y a eu un 'blem' et comme il y a eu un problème, effectivement, j'ai préféré tenir à mes convictions et aux engagements que j'avais pris devant les électeurs plutôt qu'à mon poste, et je suis parti du gouvernement.'' Par ailleurs, Alain Madelin a sévèrement critiqué le président de la République qui ''a tendance à reprendre les promesses de 1986, de 1988, de 1993, de 1995, mais en modèles réduits, un peu compactées, les mêmes (promesses) au rabais''. ''Jacques Chirac s'est déclaré; c'est très bien. Il ne lui reste donc qu'à avoir un projet. Il a déclaré sa flamme pour les Français mais un projet, ce n'est pas cela. Un projet, c'est des propositions'', a-t-il lancé, en affirmant que ''Jacques Chirac n'est pas crédible'' en matière de santé. Robert Hue sallie avec des écrivains Le candidat communiste à la présidentielle, Robert Hue, a proposé à lécrivain Frédéric Beigbeder de travailler à ses côtés. Les deux hommes font le même "constat", selon lauteur de 99 francs: "La planète est gouvernée par des gens cravatés qui sont très cyniques." Une aubaine pour Robert Hue. Le RPR menace des députés de DL pour les élections législatives Si je suis correctement informé, le RPR et des conseillers de Jacques Chirac candidat auraient menacé des députés Démocratie libérale sortants de ne pas leur accorder d'investiture (de toute évidence par le truchement de l'Union en mouvement) pour les prochaines législatives s'ils avaient le mauvais goût de ne pas soutenir Jacques Chirac dès le premier tour. Ce contre quoi le candidat libéral Alain Madelin, scandalisé par ce geste déloyal, s'est vivement élevé par écrit auprès du chef de l'Etat lui-même. Cela ne m'étonne pas outre mesure car le président sortant, dont la prestation télévisée sur TF1 a rapidement montré les limites politiques, sait parfaitement qu'il joue une partie vitale pour son avenir personnel; en effet Jacques Chirac, qui regarde désormais la France et les Français avec les yeux de Chimène, appartient néanmoins, et quoi qu'il fasse, à une élite politique dont le mode de pensée archiconformiste n'a pas résisté aux temps nouveaux symbolisés par l'accession au XXIème siècle. Après une lecture de l'intéressant ouvrage de Jean-Pierre Raffarin, "Pour une nouvelle gouvernance" (aux éditions de L'archipel), j'avais déjà émis des réserves explicites quant à l'engagement de ce dernier dans le camp de Jacques Chirac; car je suis convaincu que le vice-président de DL prend alors le risque considérable, en cas de victoire (par défaut) du président sortant, de se retrouver lui-même et ses propres convictions libérales rapidement mis hors-jeu tant la garde prétorienne de Jacques Chirac, commandée par les fidèles grognards du RPR, fait aujourd'hui désespérément corps autour du dernier champion d'une droite française en fin de course. Philippe ROBERT LA LOGIQUE DE L'ILLOGISME ! L'amer Mamère s'est rendu au Brésil à Porto Alegre avec tous les mondialistes, qui sont anti-mondialistes, pour les autres. Pour cela il a pris l'avion qui à chaque décollage et à chaque atterrissage pollue autant que toutes les voitures circulant dans Paris. Mais il est contre les voitures des autres. Cependant de retour en France il nous a fait comprendre pourquoi lui et ses amis sont contre les suppressions d'impôts puisqu'il recherchait les moyens de se faire rembourser son billet d'avion par les contribuables français, ses partisans étant trop radins. Le prétexte c'est qu'au cours du voyage il a rencontré des électeurs possibles ! Vous voyez vous, un chef d'entreprise donnant rendez-vous à un homologue au Japon pour discuter de l'achat éventuel de sa brosse à dents ? Alain MADELIN reproche à Jacques CHIRAC et Lionel JOSPIN de "polluer" le débat présidentiel avec les affaires : "les Français semblent condamnés à un débat non pas projet contre projet, mais affaire contre affaire, Destrade contre Schuller, ce n'est plus le débat des idées, mais le combat des mots gras et des coups bas". Les rumeurs des présidentielles En cas de victoire de Jacques Chirac, le ministère de lIntérieur serait éclaté en deux : serait créé dune part un ministère de lIntérieur et de la décentralisation, dautre part un ministère de la Sécurité, dont la direction devrait revenir à Philippe Massoni, conseiller pour la sécurité de lactuel président de la République et ancien préfet de police de Paris (et 33° de la Grande Loge de France). Françoise de Panafieu est tellement persuadée quelle obtiendra le ministère de la Culture, quelle a commencé des consultations dans le milieu artistique. Le Pen pourrait être au deuxième tour Alors que la côte dopinions favorables de Jean-Marie Le Pen atteint désormais 18% (+2) dans le dernier sondage IPSOS, comme tous les ans à la même époque, le président du Front National présentait mercredi ses voeux à la presse à Saint-Cloud. Le candidat a affirmé quil pouvait "être au 2ème tour de lélection présidentielle ". " La providence nous a fourni le candidat Chevènement qui se partage avec Jospin les voix que leur laissent leurs alliés de la majorité plurielle ". " Comme lannonçait il y a plus dun an notre cher Jean-Claude Martinez, le second tour se jouera aux alentours de 18%, peut-être moins et cet objectif est à notre portée ". " Le peuple français asservi au politiquement correct, à la pensée unique ", qui subit " une immigration planétaire ", " le déclin économique, culturel, démographique quont conduit Messieurs Chirac depuis 7 ans et Jospin depuis 5 ans ", doit savoir que " les deux prochaines élections vont lui donner loccasion, pour la dernière fois dans le cadre dune République française et indépendante, de débattre de sa situation actuelle, de son avenir et des moyens de le rendre possible, dans la liberté, la dignité et la sécurité ". Jacques Chirac et la mondialisation Lors de la cérémonie de présentation des voeux du corps diplomatique à l'Elysée, le chef de l'Etat s'est cru obligé de déclarer que puisque "la mondialisation génère par elle-même des richesses immenses", l'on pourrait tout à fait concevoir de prélever sur cette manne, "sous une forme à déterminer, une part très modeste de ces richesses nouvelles" qui apporteraient "les ressources complémentaires dont le monde a besoin". Dans l'esprit du président de la République, dont le coeur n'est plus à démontrer, il s'agit avant tout d'aborder "avec pragmatisme le débat sur l'aide internationale; mais je crains fort que Jacques Chirac ne soit animé, pour tout pragmatisme, que de schémas anciens et rebattus par la Banque mondiale, le FMI et les gouvernements des pays riches qui, en donnant le plus souvent sans compter et sans contrepartie, ont fait la preuve de leur inefficacité si ce n'est de leur nocivité. Si je peux me permettre une suggestion toute trouvée, la solution existe bel et bien qui nous est offerte par le prix Nobel d'économie 1981, James Tobin, qui fait les choux-gras de la gauche et de l'extrême gauche française sous le nom de taxe Tobin; à tel point que son concepteur, scandalisé de voir sa démonstration détournée par des gens à ses yeux si peu recommandables, serait sûrement très reconnaissant à une personnalité de la droite libérale aussi incontestable que Jacques Chirac de reprendre son idée afin de lui restituer tout son prestige. Philippe ROBERT Les signes précurseurs du printemps des élections de 2002 sont bien en avances , création de postes de fonctionnaires, baisse des impôts. Les françaises et les français sont bien habitués à ces promesses pré-électorales, et nous savons très bien, que quelque soit le vainqueur, l'addition sera pour nous. Ce qui me semble le plus grave, c'est l'indifférence totale dans laquelle tout cela se passe. Pourtant nous sommes entrain de dépenser l'argent de nos enfants, voire de nos petits-enfants. Henri-Georges VRILLAUD Bayrou " gonfle les mécaniques " Le président de la nouvelle UDF, François Bayrou, a tout récemment présidé une réunion publique à Aix-en-Provence; Monsieur Bayrou, qui est candidat à la magistrature suprême, a déclaré tout à trac que "Le devoir d'un homme d'Etat est de dire ce qu'il pense bon pour l'avenir de son pays, que les sondages soient bons ou mauvais". Bayrou a parfaitement raison et parce qu'il procède manifestement du coeur, j'aime ce langage direct et farouche dont la langue de bois est à l'évidence proscrite. Toutefois, j'aimerais apporter une restriction au discours de François Bayrou qui, à n'en pas douter, se considère lui-même comme un homme d'Etat. Après tout pourquoi pas, encore qu'il lui faille en faire la démonstration auprès des Français qui ne semblent pas, pour le moment, lui accorder l'attention à laquelle il pense sincèrement avoir droit. Mais courageusement Bayrou persiste et signe : "La France a besoin d'hommes d'Etat qui se foutent des sondages et osent proposer à leur peuple le cap qui façonnera leur destin". Ce à quoi, bien entendu, il m'est agréable de souscrire totalement. Mais on chercherait en vain, dans notre France contemporaine, des hommes d'Etat dignes de ce nom alors que nous sommes seulement affublés d'hommes de l'Etat fort ordinaires et surtout privés d'une vision politique élevée; il crève donc hélas les yeux que notre pays, s'il n'est plus capable de produire de grands hommes à la mesure du monde d'aujourd'hui, finira bientôt par ne plus compter que pour des clopinettes dans le concert européen et mondial. Cela, les Français au désespoir le sentent très bien qui ne cessent plus, "à la française", de crier casse-cou ! Philippe ROBERT Pour Monsieur Jospin la liberté de licenciement ça ne devrait pas exister Rappelons lui cette notion déconomie de base : limiter les licenciements dune manière ou dune autre cest compromettre les emplois futurs ! De plus sans liberté de licenciement, il ne peut y avoir de liberté dentreprendre ! Pour Sarkozy, Chirac est le meilleur ! Nicolas Sarkozy s'est évertué, au Grand Jury RTL-Le Monde-LCI, à démontrer les qualités de Jacques Chirac candidat à sa propre succession : "Jacques Chirac aura un projet fort, imaginatif, audacieux", a-t-il affirmé car, pour lui, le président de la République "a clairement conscience qu'une campagne électorale se mène avec un projet fort, des idées modernes. Il faut réveiller la France, il faut la faire bouger; Jacques Chirac doit être ce candidat du mouvement". Ce constat nous conduit donc tout naturellement à considérer que l'Union en mouvement, largement inspirée par Alain Juppé, est désormais érigée en machine de guerre chargée d'ouvrir la route vers l'Elysée à l'actuel chef de l'Etat. Car aux yeux de Sarkozy, Alain Juppé a "un rôle indispensable à jouer" car, d'évidence, "c'est un des hommes dans l'opposition qui a le plus de qualités". Cette opinion du député-maire de Neuilly me fait craindre qu'en cas de réélection de Chirac, ce dernier ne donne libre cours à son coeur en se lançant dans une nouvelle expérience irrationnelle qui finit mal ! Mais ce qui me préoccupe le plus, c'est de voir tant de personnalités de droite, pressées de n'en rien perdre, se disputer par avance les postes et en particulier celui de premier ministre... Comme si cela tombait sous le sens de ne tenir aucun compte des attentes des électeurs et encore moins de faire droit aux temps nouveaux qui déferlent sans discontinuer sur le monde... Et sur notre malheureux pays. Quant au nouveau candidat Chirac, j'aurais bien entendu préféré que toutes ces bonnes résolutions d'aujourd'hui eussent pris effet dès 1995. Philippe ROBERT Robert Hue candidat pour " redonner des couleurs " Rouges " à la gauche " La secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet a affirmé mercredi que la candidature à la présidentielle de Robert Hue allait ''redonner des couleurs à la gauche''. ''La candidature de Robert Hue est utile maintenant pour agir, et agir à gauche'', a-t-elle déclaré lors de la présentation de ses vux à le presse Place du Colonel-Fabien. ''Utile maintenant pour battre la droite en redonnant des couleurs à la gauche''. Elle profite pour de son intervention pour piétiner la liberté dentreprende à mots couverts en appelant " la représentation nationale "à " débatte en urgence ". ''Il y a une forte attente face à cela, il faut que le gouvernement fasse un geste fort'', a-t-elle ajouté. Lattente de qui ? Présidentielles : Bayrou rejette le libéralisme Dans son discours duniversité dété UDF de Ramatuelles, François Bayrou a clairement condamné le libéralisme et a évoqué sa troisième voie. Celle ci sapparente à la démocratie sociale alternance de la social-démocratie du Parti Socialiste... Monsieur Bayrou espère ainsi rassembler une bonne partie de la Gauche derrière sa bannière ! Lionel Jospin a découvert que le Président de la République fait partie de l'exécutif. Est-ce parce que, à l'approche des élections, il essaye de se persuader que ce poste, hors son prestige, sert décidemment à quelque chose ? Est-ce parce qu'il voudrait faire partager par l'autre camp la responsabilité de ses échecs ? Quoi qu'il en soit, cette attitude est nouvelle et contraste singulièrement avec le dédain qu'il avait jusque là exprimé envers les critiques présidentielles. Il serait bon que l'Elysée rende désormais publiques les "directives" que le Président ne doit pas manquer de donner au conseil des ministres. Cela lui vaudrait d'éviter d'être accusé de critiquer, après coup, la politique menée par un exécutif dont il fait partie. Jospin Aveugle et incohérent Discours : Quatre jours avant le drame de Béziers, le premier ministre sexprimait sur la violence à la télévision. Édifiant. Le raid meurtrier de Safir Bghioua dans les rues de Béziers a été précédé ces dernières semaines de diverses agressions, toutes caractérisées par laggravation de la violence qui les accompagne. Fin août, scène ordinaire à Marseille : une passante est frôlée par deux jeunes prédateurs en scooter. Les criminels lui arrachent son sac, la traînent au sol. Sa tête heurte le trottoir. La passante meurt deux jours plus tard. Cétait sa seconde agression en six mois. La première fois, elle navait eu que le bassin fracturé. Cétait une vieille dame de quatre-vingt-deux ans. Les criminels courent toujours. Le lendemain, deux autres " marginaux connus pour vols et violence " (quinze et dix-neuf ans) montent (sans billet bien sûr) à bord du train Marseille-Toulon pour y dépouiller les voyageurs. Surpris par une contrôleuse, ils la molestent, puis entreprennent de la précipiter par la portière du train roulant alors à 150 kilomètres-heure. Une tentative dhomicide caractérisée. Le soir même de cette seconde "incivilité", le premier ministre faisait son discours de rentrée à la télévision, et sy exprimait notamment sur la sécurité. M. Jospin explique ainsi piteusement lexplosion criminelle : " Cest la société qui est violente. " Cette consternante "explication" du premier ministre ne répond pas à la question de fond. Elle est même à la fois fausse et incohérente. Fausse, car ce nest pas " la société " qui est violente, mais les malfaiteurs. Que ceux-ci soient sévèrement poursuivis et condamnés et " la violence " baissera illico. Faut-il une preuve ? La "tolérance zéro" est appliquée sur un seul point du territoire français : les Champs-Elysées, à Paris. La police y réprime toute infraction, même mineure. Résultat : alors que les vols avec violence augmentent à Paris de 46 % au premier semestre 2001, ils baissent de 22 % sur les Champs-Elysées. Quon fasse de même à Marseille, et la criminalité y baissera dautant. Incohérente, puisque pendant des décennies la gauche na prôné quune seule réponse, quune panacée pour tout ce qui touche à la délinquance et au crime : le tout-social. Cette conception sest traduite par la mise en place dune "politique de la ville" dont les crédits augmentaient à proportion du crime ce qui nest pas peu dire. Or, aujourdhui, " cest la société qui est violente ". Mais alors, à quoi ont servi les milliards du tout-social ? Quelle a été lutilité concrète des cent mille travailleurs sociaux censés "réinsérer" les jeunes malfaiteurs ? Tout cela a-t-il été inutile ? Lensemble est-il passé par pertes et profits ? On aimerait comprendre. Un aveuglement et une incohérence qui promettent aux Français un triste bilan criminel pour lannée 2001. Xavier Raufer Jospin Bientôt les mémoires de "Lambert" Pierre Boussel, alias "Lambert", fondateur de lOrganisation communiste internationaliste (OCI), devrait publier dici à la fin de lannée aux éditions du Rocher ses Mémoires dagitateur clandestin et y multiplier les révélations sur un certain "Michel", le "blaze" de Lionel Jospin dans le jargon trotskiste. Le livre est écrit en collaboration avec un certain David Glückstein, dont le pseudonyme est "Seldjouk" au parti des Travailleurs (le nouveau nom de lOCI), et qui est lui-même un transfuge de la LCR, où il se faisait appeler "Michaël". Décidément, cest une manie Moulinex: Arlette Laguiller fustige ''la rapacité des capitalistes'' Arlette Laguiller déclare vendredi dans un communiqué que ''l'annonce du dépôt de bilan de Moulinex a plongé des dizaines de milliers de familles dans la détresse (qui) se voient jetés à la rue par le jeu de ce capitalisme qui ne fonctionne pas pour ceux qui le font vivre''. La porte-parole de Lutte ouvrière estime que ce nouveau dépôt de bilan ''ne doit rien à la mondialisation. C'est la rapacité des capitalistes, parfois européens ou mondiaux, mais dans ce cas avant tout français, qui est responsable de cette situation, couverte par l'hypocrisie des hommes politiques qui défendent ce régime économique''. Il est quand même incroyable que de tels propos soient repris par lAFP. Les propos irresponsable et dépassés de Mlle Laguiller sont pourtant mensonger, la chute du mur de Berlin en ai la preuve éclatante. A propos de CHIRAC il me semble que le personnage soit usé jusqu'a la corde à cause de ses erreurs répétées et dont il ne tire aucune conséquence ! Chirac est en politique depuis 40 ans, il a trahi Chaban pour faire passer GISCARD il a trahi Giscard pour faire passer MITTERRAND et n'a jamais été capable de nous en débarrasser sauf pour remettre JOSPIN en selle ( sans sa maladie MITTERRAND serait probablement encore là !) Sans parler de sa dissolution !!!! et de ses prises de positions au moment du traité de NICE ou il a bradé aveuglement et inconsciemment les intérêts de la France ( les journaux Allemands ont même titré NICE: ALLEMAGNE 4 / FRANCE 0 !) Cela fait beaucoup pour un seul homme qui comme tout bon géronte a fait le vide autour de lui ( meme GISCARD fait moderne à coté ! ) La prochaine présidentielle nous fera donc choisir entre la peste et le choléra. Le vainqueur de cette élection sera une fois encore la masse des fonctionnaires et assimilés qui d'erreur politique en cohabitation représente aujourdhui un Français sur dix et dont le poids financier et électoral rend impossible toute réforme ! Le dernier à avoir timidement et au mois daoût 95 dénoncé cette anomalie est notre trublion stérile MADELIN qui fut illico viré du gouvernement JUPPE ( JUPPE qui est le meilleur d'entre nous daprès .....CHIRAC) Pauvre France ou ce qu'il en reste H B J'ai suivi avec la plus grande attention la prestation télévisée d'Alain Lipietz, candidat des Verts à la présidence de la République; j'ai été frappé de constater combien Mr Lipietz faisait preuve, dans ses réponses aux questions pourtant précises des journalistes du Grand Jury LCI-RTL-Le Monde, d'une sorte de décalage intellectuel avec les réalités de l'heure. Car j'avoue n'avoir pas toujours vraiment compris ce qu'Alain Lipietz tentait de nous expliquer, hormis deux choses : il reconnaît avoir commis, et ne cesse plus de s'en battre la coulpe, une énorme erreur d'appréciation en ce qui concerne l'amnistie dont les terroristes corses doivent, selon lui, bénéficier; en second lieu, j'ai retenu de Mr Lipietz, qui se prétend aussi économiste, que "la prochaine législature devrait être celle de la marche à la semaine de quatre jours, aux 32 heures" puisqu'il lui paraît limpide qu'il "faut partager le travail au fur et à mesure que la productivité augmente". Malheureusement, nous savons que cette idée (fixe) du partage du travail, outre qu'elle participe du plus parfait sophisme économique, n'a pas d'autre véritable fonction que de produire un appauvrissement général avec, en ligne de mire, l'apparition d'un chômage de masse permanent; car c'est bien l'innovation, qui est à l'origine de toute création de richesses, et non l'inertie paralysante du partage du travail, comme le veut croire Mr Lipietz, qui est seule capable de créer massivement des emplois rémunérateurs et de les maintenir durablement. Philippe ROBERT Interview dAlain Madelin: le processus de Matignon "touché par la mort de Santoni" Le président de Démocratie libérale, Alain Madelin, estime qu'"assurément le processus (de Matignon pour la Corse) est touché par la mort de (François) Santoni", dans une interview du Journal du Dimanche. Ce processus reste "la seule politique qui pouvait être suivie", mais "il donne le sentiment qu'on négocie avec les indépendantistes corses et donc qu'on récompense le terrorisme " Le journal "Le Monde" fait état, en se basant sur une expertise complémentaire versée au dossier de la justice, d'un nouveau montant de plus de 3 millions de francs (exactement 3.126.947 frs) pour les voyages payés en liquide imputés à Jacques Chirac; dans ces conditions, comment croire que le chef de l'Etat n'est l'objet d'aucun acharnement particulier de la part de la gauche qui, de toute évidence, ne cache plus sa volonté tenace et nauséabonde d'abattre l'homme sans égard aucun pour la fonction ?... Sans compter que cela permet aux socialistes, comme l'arbre cache la forêt, de détourner l'attention des Français de la faillite générale du gouvernement Jospin à réformer profondément la France pour lui éviter l'affront d'une humiliante régression. Philippe ROBERT Monsieur Jospin a-t-il choisi l'inflation? On ne peut que souscrire aux déclarations du premier Ministre. En souhaitant la reprise de la croissance aux États-Unis, il affirme clairement que notre bonne santé économique en est le corollaire. En d'autres termes, nous avons été les wagons de la locomotive USA. Alors pourquoi ne pas s'inspirer davantage de leur modèle libéral, tout en demeurant social, voire en l'étant encore davantage vis à vis des exclus? Oui, il faut favoriser l'investissement et donc le bénéfice sur l'épargne. Ne pas handicaper par des charges excessives tous ceux qui produisent ou commercialisent: agriculteurs, commerçants, artisans, TPE, PME, et surtout créer de nouvelles entreprises sources de richesses. La France ne manque aucunement de personnes instruites ou de cerveaux, diplômés ou autodidactes, mais essentiellement d'imagination et d'audace. Pourquoi? La sécurité de l'emploi, acquise à vie par un concours scolaire, paye beaucoup mieux que le risque sur une carrière. En d'autres termes, mieux vaut être rémunéré par les impôts que par les entreprises ou les consommateurs. Pour inverser la vapeur, il ne reste plus qu'une seule solution pour éviter le chômage: l'inflation qui ne va pas tarder à s'installer en Europe avec la plongée en montagnes russes de la monnaie unique par rapport au dollar. Les fameux voyages de Chirac Dans son dernier numéro, L'Express a publié un article selon lequel des juges parisiens ont saisi le parquet sur la découverte d'une vingtaine de voyages, payés en liquide entre 1992 et 1995 par Jacques Chirac pour un montant de 2,4 millions de francs. Des révélations qui n'enchantent guère le locataire de l'Elysée, qui n'avait pas besoin de cette nouvelle casserole , déjà fortement soupçonné d'être mouillé jusqu'au cou dans l'affaire des HLM de Paris. Mais ces révélations ont aussi ravivé la polémique sur l'utilisation des fonds dit secrets. Ces fonds spéciaux, votés en fait par le Parlement, sélèvent dans le budget 2001 à 393,7 millions de francs, la moitié étant attribué à la DGSE pour ses activités opérationnelles, ce qui se justifie totalement, l'autre étant répartie en trois parts par le Premier ministre : l'une à Matignon, l'autre aux ministres, la troisième à l'Elysée ; une manne, faut-il le préciser, qui échappe à l'impôt et qui sert uniquement à arrondir scandaleusement les fins de mois des dirigeants de l'établissement. Dans leur livre " L'Omerta française ", les journalistes Sophie Coignard et Alexandre Wickham s'étaient déjà attiré les foudres des caciques du système, notamment de Jack Lang, en écrivant que ce dernier, alors ministre de la Culture, avait allègrement pioché dans ces fonds secrets mis à la disposition du ministère, et ce, à des fins d'enrichissement personnel pour un montant qu'ils estimaient à 8,4 millions de francs en 10 ans ! (QP du 29/06/2000). L'éléphant du PS, furieux avait d'ailleurs perdu le procès qu'il avait intenté aux deux journalistes devant le tribunal correctionnel (QP du 21/09/2000). Achevant de prendre les Français pour des imbéciles et les contribuables pour des vaches à lait, les services de l'Elysée ont expliqué que les sommes litigieuses déboursées par le chef de l'Etat " provenaient de primes perçues par Jacques Chirac en sa qualité de ministre et de Premier ministre et d'argent personnel ou familial ".Plus c'est gros plus ça passe ? Lionel Jospin, l'homme qui tient les patrons à distance Ce n'est pas parce qu'on a fait l'ENA (promotion Stendhal, 1965) avec le patron des patrons, Ernest-Antoine Seillière, qu'on a des amis dans ce monde-là. Lionel Jospin en a si peu que c'est à se demander s'il ne le fait pas exprès. Cette particularité le distingue en tout cas de l'ensemble de ses prédécesseurs à Matignon, de gauche comme de droite, et de tous les candidats sérieux à l'Elysée. Le seul spécimen approchant répertorié, parmi ses vrais intimes, a disparu de son entourage quand ses ennuis judiciaires ont commencé, en 1995. Il s'agit de l'homme d'affaires Richard Moatti, mis en examen en février 2000 dans un dossier de trafic d'influence lié au financement occulte du PS et portant notamment sur l'implantation d'hypermarchés dans toute la France. Lionel Jospin l'a rencontré grâce à des amis communs, de gauche, forcément. Hors politique, que ce soit pendant sa formation ou au cours de sa carrière, il n'a noué de contacts durables avec aucun chef d'entreprise. Sur les bancs de l'ENA, outre Ernest-Antoine Seillière, qu'il tutoie seulement quand ils se rencontrent de manière informelle, sa promotion comptait pourtant un nombre non négligeable de futurs patrons. Renseignement pris, pas un n'a gardé de relations amicales avec lui. Alain Gomez (ex-PDG de Thomson) était chevènementiste et l'est resté, Jacques Delmas-Marsallet (ex-Banque populaire), Antoine Jeancourt-Galignani (ex-AGF) ou, encore, Patrick Peugeot (La Mondiale), n'ont jamais fait partie de ses proches. Il est vrai qu'à l'époque, l'énarque Jospin passait plus volontiers son temps libre avec Pierre Boussel-Lambert, son patron trotskiste, qu'avec ses camarades d'école. La suite de son cursus l'a tenu éloigné de la sphère entrepreneuriale. Diplomate de "profession", enseignant et surtout apparatchik du PS, ses diverses activités ne l'ont jamais mis en contact avec le monde de l'entreprise. Au sein de la machine socialiste, il ne s'est occupé que de questions strictement politiques. Ce qui ne l'a pas freiné dans son ascension, au contraire: à gauche, jusqu'au milieu des années 80, cultiver des amitiés patronales n'était pas spécialement bien vu. Ministre de l'Éducation, il n'a pas étendu ses fréquentations. Un patron de gauche, Jean Peyrelevade, président du Crédit lyonnais, a encore soulevé le problème de Lionel Jospin dans une interview à L'Express le mois dernier: "Sa méthode d'action relève souvent de la gauche jacobine: l'État est le recours, lui seul inspire confiance. Sans doute en est-il lui-même convaincu (...). L'État est à la fois providence et souverain." L'ancien directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy à Matignon voit dans la façon dont les 35 heures ont été imposées aux entreprises une illustration tragiquement parlante de l'inadaptation de la "décision centralisée" aux nécessités entrepreneuriales. "En économie, je suis certain que c'est une mauvaise chose, pour l'ensemble de la société, je ne crois pas que cela soit très bon", conclut-il. chuter dans la dernière ligne droite. Financement du PCF: un procès écoeurant Le procès du financement présumé occulte du PCF par la CGE (devenue Vivendi) via le groupe Gifco s'est achevé mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris, qui a remis son jugement en délibéré au 14 novembre. Aucune peine n'avait été requise à l'encontre du secrétaire national du PCF, Robert Hue, le parquet laissant la décision à la seule "sagesse" du tribunal. Une nouvelle fois la justice a montré son manque dindépendance, dans une affaire hautement politique. Cela ne peut malheureusement, que continuer à la discréditer. Dautres part ce procès montre à quel point on cherche à protéger leffondrement des tenants du totalitarisme planétaire pour éviter dentraîner, une possi Lionel Jospin, lhomme qui na pas damis patrons Depuis son accession au poste de Premier ministre, Lionel Jospin na pas su sentourer dentrepreneurs et na pas dinterlocuteur privilégié qui le conseille. Une particularité qui le distingue des autres personnalités politique de droite comme de gauche. Jospin naime pas lentreprise ? En aurait-il peur ? Certains patrons de gauche qui lont côtoyé souligne sa méconnaissance du monde de lentreprise, et le fait quil se réfugie derrière une conception idéologique de létat entre jacobinisme et état-providence. Un mauvais point pour accéder à lElysée. A propos du passé trotskiste de Lionel Jospin les médias et les journalistes de gauche s'emploient jour après jour à banaliser ces errements de jeunesse d'un homme ayant cherché sa voie à gauche "comme d'autre le faisaient à droite ou dans la droite extrême". C'est de bonne guerre pour gommer ce que ce passé peut avoir de gênant pour un homme qui s'apprête à briguer les suffrages des Français pour qu'ils lui confient la responsabilité suprême de l'état. C'est de bonne guerre, mais fallacieux : Le problème n'est pas qu'avant d'être socialiste Jospin ait un temps flirté avec l'extrême gauche. Ce qui est en question c'est la moralité d'un homme qui s'était engagé sciemment dans une voie qui impliquait une allégeance clandestine différente de celle qu'il se devait d'avoir dans les fonctions qu'il devait remplir officiellement. En clair, avoir accepté la discipline lambertiste, avoir sciemment assumé le double jeu comme ligne de conduite politique. Et c'est cela qui est inadmissible pour quelqu'un qui souhaite être Président de la République. La droite se doit de marteler cette évidence : Jospin n'est pas fiable. Il n'est pas seulement un homme qui a menti pendant vingt ans à ses propres amis et à tous les Français. Il est un homme sans conscience. Pour beaucoup moins que cela, n'importe quel candidat à un poste ministériel serait retoqué aux Etats-Unis! R.C. Paris. Martine Aubry accuse Jacques Chirac de démagogie et de clientélisme ''Nous ne sommes pas non plus, contrairement toujours à la droite, l'oeil rivé sur les études d'opinion, le nez reniflant la moindre mode nouvelle, l'ensemble des sens concentrés sur un seul et unique objectif, quel qu'en soit le prix, quels que soient les reniements nécessaires: garder coûte que coûte le pouvoir'', a poursuivi Martine Aubry en faisant allusion à Jacques Chirac. ''Depuis quatre ans, nous, nous n'avons pas abandonné nos engagements électoraux au profit de la démagogie et du clientélisme au pouvoir.'' Mme Aubry a également accusé le chef de l'Etat de creuser entre la classe politique et les Français ''une fracture politique et démocratique dangereuse'' et de discréditer la fonction présidentielle ''à force de dénoncer la fracture sociale puis la fracture écologique et à force de ne rien faire''. Martine Aubry s'en est également prise aux propositions de la droite sur la sécurité, et notamment à l'idée d'un couvre-feu pour les jeunes dans certaines villes. ''Et après, on fait quoi? On met des barbelés autour des quartiers difficiles et on envoie l'armée patrouiller dans les rues?'' On croit rêver ! Martine Aubry ne manque décidément pas de soufle. Contrairement à ce quelle veut nous faire croire, voilà une description exacte de la politique menée par la gauche... Brice Lalonde : un nouveau candidat écolo qui ne veut pas " enfermer lécologie dans un gauchisme dadolescent ", en parlant de ses concurrents directs : " les verts ". Brice Lalonde, le leader de Génération Ecologie a donc décidé de se lancer dans la course des présidentielles, après Antoine Waechter (MEI) et le très marxiste-maoïste Alain Lipietz représentant les Verts. Pour lui " le sort de la planète ne peut pas relever seulement dun groupuscule de gauchistes qui sait tout... ". Cette candidature pourrait bien faire vaciller le mouvement écolo-gauchiste, avec son discours ringard, qui pense avoir recyclé son idéologie gauchiste contre une idéologie verte imposée à tous. Hue de nouveau devant la justice Jeudi 26 octobre 2000, le procès du financement " présumé occulte " du Pc était " miraculeusement " annulé pour vice de forme (QP du 28/10/2000). Robert Hue, prévenu de " recel de trafic dinfluence " dans le cadre du financement du parti par la Compagnie générale des Eaux avait du sexpliquer sans convaincre grand monde- sur les 19 millions de francs versés selon laccusation par la CGE, via les filiales du groupe Gifco (QP du 3/10/2000). Cette fois, cest la 31ème chambre correctionnelle qui a commencé lundi le réexamen de cette affaire, le parquet ayant requis contre Hue en première audience 15 mois de prison avec sursis et " deux ans dinéligibilité ". La justice avait réclamé contre les 17 autres prévenus, notamment des cadres de la régie publicitaire du journal LHumanité, des peines allant de 8 à 15 mois de prison avec sursis, des amendes de 20 000 à 50 000 francs ainsi quun an dinterdiction des droits. |