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Iran : la liberté d’expression écrasée
Avec l'arrestation, la semaine dernière de deux journalistes - Fereshteh Ghazi et Mahboubeh abbas-Gholizadeh -, la répression contre la liberté d'expression se poursuit en Iran. Ces derniers mois, Téhéran a bloqué des centaines de sites Internet favorables à la démocratie dont trois sites soutenant le président réformateur, Mohammad Khatami. En seulement quatre ans, le nombre d'usagers du grand réseau est passé de 250 000 à 4,8 millions en Iran. Le réseau Internet est devenu la source d'information privilégiée des Iraniens.

La téléphonie Internet de Skype menacerait les opérateurs traditionnels
D’ici 2008, plus de 50 millions d'internautes d’Europe de l’Ouest pourraient utiliser des systèmes privés de téléphonie internet, utilisant la " voix sur IP " (VoIP), selon une étude publiée jeudi par Analysys, un cabinet d’étude britannique. Le pire scénario des opérateurs traditionnels prévoit même une perte pouvant atteindre 6,4 milliards d’euros, soit 13% du marché de la téléphonie résidentielle. La VoIP "privée" est devenue populaire auprès des internautes grâce à des logiciels libres fournis par des sociétés comme Skype. Il y a deux semaines, l’entreprise luxembourgeoise avait d’ailleurs annoncé avoir atteint le seuil du million d’appels simultanés.

L'Allemagne se met à la diète
Berlin a annoncé jeudi une série de mesures destinées à permettre le retour dans les clous du pacte de stabilité l'année prochaine. Au menu, des économies mais aussi des nouvelles recettes via notamment la suppression d'un jour férié.
L’Allemagne a décidé de se reprendre en mains. Le gouvernement Schröder a en effet annoncé jeudi une série de mesures pour mettre un frein à la dérive de son déficit public, qui sera largement supérieur aux prévisions, de quelques 10 milliards d’euros. Due à des recettes fiscales en baisse, à des charges supplémentaires liées à l’indemnisation du chômage, et à des bénéfices moins importants que prévu pour la Bundesbank, cette aggravation inattendue du trou risque d’empêcher le pays de revenir dans les clous du pacte de stabilité.
Voilà pourquoi Berlin a rendu publique jeudi un paquet de mesures pour réaliser des économies ou trouver des recettes qui " ne gênent pas la croissance ". Le ministre des finances, Hans Eichel, a tout d’abord décidé de placer auprès de plusieurs investisseurs une partie des créances liées aux retraites de deux grands groupes publics, Deutsche Telekom et Deutsche Post – ils emploient toujours des fonctionnaires et à ce titre doivent dédommager l’Etat, qui paie leurs pensions. De quoi rapporter 5,5 milliards d’euros. Le gouvernement a aussi décidé de geler les salaires dans la fonction publique, ce qui lui permettra d’économiser 2 milliards d’euros, de réduire d’1 milliard les dépenses publiques et de transférer en 2005 1 milliard de recettes de privatisations initialement prévues en 2004. Enfin, comme en France, il a imposé la suppression d’un jour férié, ce qui devrait lui rapporter 500 millions. La Réunification ne sera plus célébrée le 3 octobre, mais le premier dimanche de ce même mois. Ce qui a provoqué une vive polémique dans le pays.

Le FMI appelle la France à réformer son marché du travail
Le fonds monétaire international a appelé la France à " améliorer les institutions du marché du travail ". Dans son rapport annuel sur le pays, publié mercredi soir, il insiste sur les coûts liées aux réglementations dans ce domaine, notamment celui des 35 heures. Le FMI souhaite que Paris modifie " en priorité " le régime de protection de l’emploi et le rôle des tribunaux en cas de licenciement. Selon lui, " il faut se concentrer davantage sur les moyens de remettre les gens sur le marché du travail plutôt que de leur assurer des soutiens de revenus ". Et, en référence au plan Borloo, le fonds affirme que " tout nouveau programme […] devrait être financé par des ressources existantes ".
http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2004/cr04346.pdf

110 propositions pour éviter le "décrochage" de la France
Michel Camdessus a remis mardi à Nicolas Sarkozy son rapport sur les freins à la croissance française. Un constat alarmiste mais aussi 110 propositions, parfois très innovantes, centrées notamment sur le marché du travail, le statut du salarié et le rôle de l'Etat.
La thématique du " déclin " est de retour. En remettant mardi à Nicolas Sarkozy son rapport sur le " décrochage de la France ", Michel Camdessus a martelé un message clair : la France est en danger, et il est " grand temps " d’agir pour la remettre sur les rails. Plombée par un déficit de travail, par la lourdeur et l’inefficacité de la sphère publique, le pays risquerait, si rien n’est fait, de voir sa croissance potentielle passer à 1,5% l’an à l’horizon 2015, contre 2,25% aujourd’hui. Le " sursaut " proposé par l’ancien directeur général du FMI et les vingt personnalités qui l’ont aidé dans sa tâche, vise à hisser le rythme de croisière de l’économie à 3% et à ramener le chômage sous les 5% de la population active. Alors qu’il frôle toujours les 10%, on mesure l’étendue du chemin à parcourir. Plus de 110 propositions, parfois classiques, souvent originales, sont formulées pour aider la France à passer la vitesse supérieure. La place du travail et le rôle de l’Etat sont particulièrement passés au crible.
Michel Camdessus entend tout faire pour " accroître les taux d’activité " et pour cela, il propose de porter une attention particulière à deux catégories de la population particulièrement touchées par le chômage : les jeunes, et les seniors. Pour les premiers, il affirme son soutien aux " contrats d’avenir " qui vont être mis en place dans le cadre du plan Borloo. Il souhaite aussi réhabiliter la travail manuel et les services aux particuliers. Pour les seconds, le rapport préconise de " continuer à démanteler les dispositifs de retraite anticipée ", de permettre le cumul d’un emploi avec la retraite, et, plus surprenant dans un contexte d’allègement de la dépense de l’Etat, d’encourager le recrutement public des demandeurs d’emploi de plus de 50 ans. Ceci, pour faire " un exemple ".
D’inspiration plus libérale, d’autres mesures sur l’emploi pourraient retenir l’attention du gouvernement, comme la création d’un contrat de travail unique qui assurerait " un renforcement progressif des droits des salariés ", le renforcement des contrôles des chômeurs, la suppression des coups de pouce donnés au Smic, ou encore la mise en place d’une nouvelle notion d’heures supplémentaires, " individuelles et facultatives ". S’inspirant de l’exemple américain, Michel Camdessus évoque aussi la possibilité d’instaurer un système de bonus-malus pour les entreprises qui licencient. Autrement dit, plus une entreprise allègerait ses effectifs, plus elle paierait de taxes.
Usant d’un hideux néologisme, la mission Camdessus entend par ailleurs " agiliser l’Etat ", c’est à dire lui " rendre l’agilité qu’il a perdue ". Condition sine qua non, réduire les dépenses, et donc, les effectifs. La règle du non remplacement de deux tiers des fonctionnaires partant à la retraite devrait ainsi être gravée dans le marbre pour les cinq ans à venir. Il faudrait aussi, selon le rapport, " abandonner purement et simplement certaines activités dont l’impact sur la réalisation des missions de l’Etat est trop faible ", et réduire le nombre d’échelons administratifs entre l’Union européenne et la commune. La fiscalité, elle aussi, est passée au crible. La mission souhaite " réviser rigoureusement " les trop nombreuses niches fiscales, adopter la retenue à la source pour la paiement de l’impôt sur le revenu, et " transformer le taxe professionnelle et l’impôt de solidarité sur la fortune en contributions additionnelles plafonnées à l’impôt sur les sociétés et à l’impôt sur le revenu ".
L’intégralité du rapport, sur le site de la Documentation française
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/044000498/0000.pdf

Le commerce mondial génère 400 milliards de dollars de pots de vin
Transparency International a publié son classement annuel sur la corruption dans le monde, soulignant son importance lors de la passation des marchés publics, notamment dans le secteur pétrolier. Pas vraiment exemplaire, la France ne se classe qu'au 22ème rang sur 146.
La lutte contre la misère passe par la lutte contre la corruption. Tel est le message martelé par l’organisation Transparency International, qui a publié mercredi son rapport annuel. Elle y dénonce notamment les pots-de-vin versés lors des appels d’offres lancés par les Etats, " qui entraînent une perte importante de fonds publics dont ont besoin aussi bien les pays développés que les pays en développement pour l’éducation, les soins de santé et la réduction de la pauvreté ". Et évalue à 400 milliards de dollars par an les sommes ainsi dilapidées chaque année dans ce cadre. Transparency International met particulièrement l’accent le secteur pétrolier. Beaucoup des pays qui produisent de l’or noir, de l’Equateur à l’Iran, de l’Indonésie au Nigeria, de la Russie au Venezuela, sont mal classés. Elle met notamment en garde contre les risques en Irak, en assurant " sans mesures strictes visant à lutter contre les pots-de-vin pour décrocher des contrats pétroliers, la reconstruction [du pays] sera anéantie par un détournement inutile de ressources vers une élite corrompue ".
Et l’organisation de se prononcer pour l’imposition de " sanctions sévères aux sociétés prises en flagrant délit, y compris la perte de contrats et l’inscription sur une liste noire ". Dans l'indice de perceptions de la corruption, publié par Transparency à partir d'études d'opinion auprès des milieux d'affaires, d'analystes et d'universitaires, la France améliore sa situation par rapport au classement de l'année dernière, avec une note de 7,1 sur 10. Mais cela n'a rien d'exemplaire puisque l'Hexagone arrive au 22ème rang sur 146, derrière des pays comme le Chili ou La Barbade, et surtout au 11ème rang seulement des pays de l'UE. De fait, les affaires de corruption mettant en cause ses fleurons industriels ne sont pas rares. Pour ne retenir que celles qui ont fait l'actualité la semaine dernière, Alcatel est soupçonnée d’avoir graissé la patte de certains dirigeants du Costa Rica pour obtenir un marché de 190 millions d’euros portant sur la fourniture d’équipements de téléphonie mobile. Et Total aurait eu recours à des pratiques similaires en Russie et en Irak. D’autres pays seront sans doute mécontents de leur classement. La Turquie, qui frappe à la porte de l’Union européenne, pointe à une piteuse 81ème place, avec un score de 3,2 proche du niveau où la corruption est dite " endémique ". Or il s’agit d’un des critères que prendront en compte les Vingt-Cinq pour dire, en décembre, oui ou non à Ankara, qui demande l’ouverture officielle de négociations d’adhésion.
L’intégralité du rapport, sur le site de Transparency International
http://www.transparency.org/cpi/2004/dnld/media_pack_fr.pdf

8,2%
La proportion de salariés syndiqués en France
La France compte 1,845 millions de salariés affiliés à un syndicat. Soit un taux de 8,2%, deux fois moindre qu’il y a vingt-cinq ans, mais stable depuis le début des années 1990. C’est ce que révèle une étude de la Dares, une direction de recherche appartenant au ministère de la cohésion sociale. Intitulée " Mythes et réalités de la syndicalisation en France ".

La victoire incontestable de Bush
John Kerry a téléphoné à George W. Bush pour reconnaître sa défaite. Le candidat démocrate a ainsi mis un terme au suspense né autour de la situation très serrées dans l'Ohio. Avec la majorité au Sénat et à la Chambre des représentants, les Républicains ont toutes les cartes en main.
Ce suspense autour de l’Ohio aura masqué un temps le principal enseignement de cette journée électorale de mardi, qui a consacrée un raz de marée républicain. Si l’on comptabilise le nombre total de suffrages, George W. Bush rafle en effet 56,43 millions de voix, contre seulement 52,73 millions pour John Kerry. Une victoire nette, à 51% contre 48%, qui contraste avec la situation qu’avait vécue le pays en l’an 2000. George W. Bush avait alors empoché la majorité des grands électeurs, mais, au niveau fédéral, il avait un déficit de 500 000 voix face à Al Gore. Contrairement aux prévisions, la forte mobilisation électorale - entre 58 et 60% contre 51,3% en 2000, aura profité à George Bush. Par ailleurs, les républicains ont également amélioré leurs positions au Sénat, avec trois sièges supplémentaires selon les chiffres de CNN en fin d’après midi. Ils sont désormais assurés d’avoir 53 sièges à la Chambre haute, contre 44 pour les démocrates. Même tendance à la Chambre des représentants, où ils compteront désormais au moins 229 des leurs, soit 3 de plus que précédemment, contre 200 pour les démocrates.

Le triomphe des "valeurs morales américaines"
George W. Bush a gagné au terme d'une campagne menée sur les thèmes conservateurs, sans souci de séduire le "centre mou". Une option critiquée au sein même du parti Républicain, mais qui s'est avérée payante.
Depuis la présidence de Bill Clinton, la classe politique tenait pour acquis qu’une élection présidentielle américaine se remporte nécessairement au centre. Exit les prises de position trop radicales, la défense de valeurs morales susceptibles de segmenter l’électorat ; la stratégie gagnante semblait au contraire de cajoler le " centre mou " en lui servant un programme modéré, le plus consensuel possible. Un homme, Karl Rove, le très influent conseiller politique de George Bush, a osé soutenir le contraire. Depuis le 11 Septembre, il a inlassablement défendu la thèse minoritaire selon laquelle les électeurs indécis et la base républicaine conservatrice partagent globalement les mêmes préoccupations : être bien protégés par l’Etat fédéral tout en lui versant moins d’impôts et en respectant certaines valeurs fondatrices de la société américaine. Ces thèmes ont été martelés par le camp républicain, qui a mené une campagne à la fois conséquente et limpide dans ses objectifs. Simpliste, mais payant.
Les interviews menées hier à la sortie des urnes montrent que ce sont l’économie, la peur des attentats mais aussi les valeurs morales qui ont le plus influencé le vote populaire. Rassurée sur les conceptions du président sortant, la base conservatrice s’est mobilisée en masse pour le réélire. Bush a bénéficié des voix de certains Evangéliques qui étaient restés à la maison en l’an 2000, en même temps que d’une partie non négligeable des votes des Catholiques, effrayés par les vues peu orthodoxes de l’un d’entre eux, John Kerry, sur le mariage homosexuel, l’avortement ou la recherche sur les cellules-souches embryonnaires… Dans onze Etats, les électeurs ont plébiscité, hier, le vote d’un amendement constitutionnel définissant le mariage comme l’union entre un homme et une femme, dans dix cas à plus de 75%. Cette Amérique-là se reconnaît plus George Bush que dans John Kerry, que cela plaise ou non au reste du monde. Comme l’écrit le Washington Post ce matin, " depuis quatre ans, on savait que la pays était divisé ; après cette nuit blanche électorale, on sait que c’est aussi un pays profondément plus Républicain ".

Gabriel Onesto, Président des Contribuables associés s’apprêtant à couper le gâteau
Malgré l’augmentation et l’alourdissement des prélèvements obligatoires, la France vit dans un état de déficit budgétaire permanent depuis 1975. Qu’il soit de gauche ou de droite pas un des 13 premiers ministres qui se sont succédés au gouvernement n’a réussi à présenter un budget en équilibre. Pourtant, depuis 30 ans, la France n’a connu ni guerres ni grands cataclysmes, il s’agit juste d’une gestion lamentable de l’argent des contribuables dépensé à vau-l’eau ! Conséquence : la dette publique dépassera officiellement, en cette fin d’année, 1 050 milliards d’euros, soit 17 500 euros par Français. Mais ce qui inquiète le plus encore, c’est la progression vertigineuse de cette dette. En 1985, elle franchissait la barre des 1 000 milliards de francs. Aujourd’hui, cette même barre est franchie… Mais, depuis, nous sommes passés à l’euro !
Depuis plus d’un quart de siècle, les gouvernements totalement irresponsables renvoient aux générations futures leurs dépenses du moment. Le gâteau est décidément de plus en plus amer…

Sarkozy veut une réforme rapide de La Poste
En marge de la remise du rapport Camdessus sur les "freins à la croissance française", Nicolas Sarkozy a affirmé mardi qu'il était "temps d'engager la réforme de la Poste". Le ministre de l'économie et des finances a pris l'exemple de la Poste allemande, "une grande réussite", et a assuré que "ce qu'il est possible de faire en Allemagne, il est possible de le faire en France". Le 11 septembre dernier, le premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait indiqué que le projet de loi relatif à La Poste, voté en première lecture en janvier au Sénat, serait "soumis à l'Assemblée nationale dès cet automne". Ce texte permet l'ouverture à la concurrence des services postaux et autorise la Poste, désormais privée de son monopole, à créer en 2005 un "établissement de crédit". Par ailleurs, La Poste doit étendre à partir de janvier prochain à tous les départements la restructuration de son réseau. Les syndicats affirment que la moitié des 12 000 bureaux assurant un service public de proximité vont disparaître.

Le choix des électeurs américains
Les Américains ont voté en faveur de George W.Bush à 51,37 %. En réélisant G. Bush, les Américains adhèrent massivement au respect qu'il demande pour tout embryon humain dès sa conception : refus de la recherche sur l'embryon, promotion de la recherche sur les cellules souches adultes, opposition à l'avortement. L'interdiction du financement public des recherches sur les cellules souches embryonnaires et du clonage thérapeutique devrait être maintenue au niveau fédéral. Au cours de ce second mandat, Georges Bush devra nommer des nouveaux juges suprêmes. Une majorité républicaine pourrait être susceptible de revenir sur l'arrêt "Roe contre Wade" qui a autorisé l'avortement aux Etats-Unis.

Les impôts des ménages français ont augmenté depuis 2002
Les prélèvements obligatoires payés par les ménages français ont augmenté depuis 2002 de 1,5 milliards d'euros, alors que ceux acquittés par les entreprises baissaient simultanément de 6,1 milliards d'euros, selon une étude d'une collectif d'économistes.
Le Collectif économiste pour l'action politique (Cepap), qui rassemble des universitaires et des spécialistes des principaux secteurs économiques, explique que la baisse de l'impôt sur le revenu et le patrimoine a été plus que compensée par une hausse des cotisations sociales et des impôts locaux.
Le président Chirac avait promis lors de sa campagne présidentielle de 2002 une baisse de 33% de l'impôt sur le revenu en cinq ans. Trois baisses successives de 5%, 1% et 3% ont depuis été consenties mais le Cepap estime que ces chiffres cachent une hausse de la facture fiscale des ménages.
"Au total, la synthèse des différentes décisions portant sur les prélèvements obligatoires pesant sur les ménages ne reflète pas d'objectif de réduction de ces prélèvements", écrit dans ses conclusions le Cepap dans l'étude publiée lundi.
"En revanche, il ressort une volonté de politique économique de transfert d'une part importante des prélèvements progressifs vers des prélèvements non progressifs", ajoute-t-il.
Sur les projets de loi de finances de 2002 à 2005, ces économistes relèvent que les baisses d'impôts pour les ménages pèsent 9 milliards d'euros (dont 5,9 pour l'impôt sur le revenu) mais qu'elles sont "intégralement compensées par les hausses".
Les prélèvements sociaux ont en effet augmenté de 5,7 milliards d'euros et la fiscalité locale de 3,6 milliards d'euros. Si l'on ajoute les hausses de la fiscalité sur le tabac et les produits pétroliers, les hausses cumulées s'élèvent à 10,6 milliards d'euros.

Chômage : les remèdes du rapport Camdessus
Sur le thème du déclin de l'économie française, il manquait un document de référence ; l'oubli est réparé avec le rapport remis cette semaine à Nicolas Sarkozy par Michel Camdessus, ex-gouverneur de la Banque de France et ex-directeur général du FMI. Intitulé " Le sursaut - Vers une nouvelle croissance pour la France " (*), ce rapport observe un pays possédant " des atouts remarquables en main ", mais " subrepticement engagé dans un processus de décrochage ". Un constat sévère que le ministre des Finances ne reniera pas. Lui qui avait donné mission, en mai, à Michel Camdessus, de " contribuer à éclairer, pour les Français et leur représentation nationale, les choix économiques et budgétaires à venir " retrouve ici un bon résumé des analyses dont il est convaincu depuis longtemps. Ce rapport nous dit d'abord que la croissance de la France est moins rapide que celle de nombreux pays concurrents et que cette situation n'ira pas en s'améliorant. Du seul fait du vieillissement de la population, l'augmentation moyenne du PIB tombera, de son niveau de 2,25 % par an environ, à 1,5-1,75 % à terme. Alors que d'autres zones du monde connaissent un dynamisme impressionnant, nous sommes condamnés pour notre part, si nous ne faisons rien, à perdre notre compétitivité et donc à subir une progression continue du chômage. La situation est d'autant plus alarmante que la dette publique fragilise l'Etat providence et ne lui permet plus d'intervenir pour soutenir l'activité. Le ratio endettement sur PIB de la France est passé de 20,7 %, en 1980, à 64 % aujourd'hui, et les seuls intérêts de cette dette absorbent un peu plus de 14 % de toutes les rentrées budgétaires. La marge de manoeuvre est donc étroite pour aider l'emploi. Les artifices utilisés depuis des années pour dégonfler les chiffres du chômage (emplois-jeunes, préretraites, emplois publics improductifs, etc.) ne pourront pas resservir éternellement. Quant à la concurrence des pays émergents, elle ne nous laissera aucun répit ; bien au contraire, elle ira en s'élargissant à des domaines d'activité que nous pensons aujourd'hui protégés. Une fois que l'on admet ces dures réalités, que faire ? " Accélérer notre mutation ", nous répond Michel Camdessus. Ce qui signifie d'abord et surtout travailler plus à un coût maîtrisé : revenir sur les 35 heures, mieux contrôler les chômeurs, démanteler le dispositif des retraites anticipées, alléger les charges sur les licenciements des plus de 50 ans, autoriser le cumul emploi/retraite, freiner la hausse du Smic, etc. Autrement dit, dans l'esprit de ce haut fonctionnaire, tout ce qui favorise la flexibilité du travail est bon pour l'emploi. Cette vision très libérale de l'économie, telle qu'elle est mise en pratique aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, n'est pas très originale, mais c'est un fait : elle fonctionne ! Grâce aux emplois dans le commerce, la restauration, les services, le taux de chômage est inférieur à 5,5 % aux Etats-Unis et à 5 % en Grande Bretagne, alors qu'il dépasse 10 % en Allemagne et s'en approche en France. Le rapport Camdessus nous dit autrement tout ce que nous savions déjà, notamment que l'emploi se développe d'autant plus qu'il n'est pas cher. Reste à savoir qui saura faire passer ce message aux électeurs... (*) La Documentation française (collection Rapports officiels).

Iran : la liberté d’expression écrasée
Avec l'arrestation, la semaine dernière de deux journalistes - Fereshteh Ghazi et Mahboubeh abbas-Gholizadeh -, la répression contre la liberté d'expression se poursuit en Iran. Ces derniers mois, Téhéran a bloqué des centaines de sites Internet favorables à la démocratie dont trois sites soutenant le président réformateur, Mohammad Khatami. En seulement quatre ans, le nombre d'usagers du grand réseau est passé de 250 000 à 4,8 millions en Iran. Le réseau Internet est devenu la source d'information privilégiée des Iraniens.

La téléphonie Internet de Skype menacerait les opérateurs traditionnels
D’ici 2008, plus de 50 millions d'internautes d’Europe de l’Ouest pourraient utiliser des systèmes privés de téléphonie internet, utilisant la " voix sur IP " (VoIP), selon une étude publiée jeudi par Analysys, un cabinet d’étude britannique. Le pire scénario des opérateurs traditionnels prévoit même une perte pouvant atteindre 6,4 milliards d’euros, soit 13% du marché de la téléphonie résidentielle. La VoIP "privée" est devenue populaire auprès des internautes grâce à des logiciels libres fournis par des sociétés comme Skype. Il y a deux semaines, l’entreprise luxembourgeoise avait d’ailleurs annoncé avoir atteint le seuil du million d’appels simultanés.

L'Allemagne se met à la diète
Berlin a annoncé jeudi une série de mesures destinées à permettre le retour dans les clous du pacte de stabilité l'année prochaine. Au menu, des économies mais aussi des nouvelles recettes via notamment la suppression d'un jour férié.
L’Allemagne a décidé de se reprendre en mains. Le gouvernement Schröder a en effet annoncé jeudi une série de mesures pour mettre un frein à la dérive de son déficit public, qui sera largement supérieur aux prévisions, de quelques 10 milliards d’euros. Due à des recettes fiscales en baisse, à des charges supplémentaires liées à l’indemnisation du chômage, et à des bénéfices moins importants que prévu pour la Bundesbank, cette aggravation inattendue du trou risque d’empêcher le pays de revenir dans les clous du pacte de stabilité.
Voilà pourquoi Berlin a rendu publique jeudi un paquet de mesures pour réaliser des économies ou trouver des recettes qui " ne gênent pas la croissance ". Le ministre des finances, Hans Eichel, a tout d’abord décidé de placer auprès de plusieurs investisseurs une partie des créances liées aux retraites de deux grands groupes publics, Deutsche Telekom et Deutsche Post – ils emploient toujours des fonctionnaires et à ce titre doivent dédommager l’Etat, qui paie leurs pensions. De quoi rapporter 5,5 milliards d’euros. Le gouvernement a aussi décidé de geler les salaires dans la fonction publique, ce qui lui permettra d’économiser 2 milliards d’euros, de réduire d’1 milliard les dépenses publiques et de transférer en 2005 1 milliard de recettes de privatisations initialement prévues en 2004. Enfin, comme en France, il a imposé la suppression d’un jour férié, ce qui devrait lui rapporter 500 millions. La Réunification ne sera plus célébrée le 3 octobre, mais le premier dimanche de ce même mois. Ce qui a provoqué une vive polémique dans le pays.

Le FMI appelle la France à réformer son marché du travail
Le fonds monétaire international a appelé la France à " améliorer les institutions du marché du travail ". Dans son rapport annuel sur le pays, publié mercredi soir, il insiste sur les coûts liées aux réglementations dans ce domaine, notamment celui des 35 heures. Le FMI souhaite que Paris modifie " en priorité " le régime de protection de l’emploi et le rôle des tribunaux en cas de licenciement. Selon lui, " il faut se concentrer davantage sur les moyens de remettre les gens sur le marché du travail plutôt que de leur assurer des soutiens de revenus ". Et, en référence au plan Borloo, le fonds affirme que " tout nouveau programme […] devrait être financé par des ressources existantes ".
http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2004/cr04346.pdf

110 propositions pour éviter le "décrochage" de la France
Michel Camdessus a remis mardi à Nicolas Sarkozy son rapport sur les freins à la croissance française. Un constat alarmiste mais aussi 110 propositions, parfois très innovantes, centrées notamment sur le marché du travail, le statut du salarié et le rôle de l'Etat.
La thématique du " déclin " est de retour. En remettant mardi à Nicolas Sarkozy son rapport sur le " décrochage de la France ", Michel Camdessus a martelé un message clair : la France est en danger, et il est " grand temps " d’agir pour la remettre sur les rails. Plombée par un déficit de travail, par la lourdeur et l’inefficacité de la sphère publique, le pays risquerait, si rien n’est fait, de voir sa croissance potentielle passer à 1,5% l’an à l’horizon 2015, contre 2,25% aujourd’hui. Le " sursaut " proposé par l’ancien directeur général du FMI et les vingt personnalités qui l’ont aidé dans sa tâche, vise à hisser le rythme de croisière de l’économie à 3% et à ramener le chômage sous les 5% de la population active. Alors qu’il frôle toujours les 10%, on mesure l’étendue du chemin à parcourir. Plus de 110 propositions, parfois classiques, souvent originales, sont formulées pour aider la France à passer la vitesse supérieure. La place du travail et le rôle de l’Etat sont particulièrement passés au crible.
Michel Camdessus entend tout faire pour " accroître les taux d’activité " et pour cela, il propose de porter une attention particulière à deux catégories de la population particulièrement touchées par le chômage : les jeunes, et les seniors. Pour les premiers, il affirme son soutien aux " contrats d’avenir " qui vont être mis en place dans le cadre du plan Borloo. Il souhaite aussi réhabiliter la travail manuel et les services aux particuliers. Pour les seconds, le rapport préconise de " continuer à démanteler les dispositifs de retraite anticipée ", de permettre le cumul d’un emploi avec la retraite, et, plus surprenant dans un contexte d’allègement de la dépense de l’Etat, d’encourager le recrutement public des demandeurs d’emploi de plus de 50 ans. Ceci, pour faire " un exemple ".
D’inspiration plus libérale, d’autres mesures sur l’emploi pourraient retenir l’attention du gouvernement, comme la création d’un contrat de travail unique qui assurerait " un renforcement progressif des droits des salariés ", le renforcement des contrôles des chômeurs, la suppression des coups de pouce donnés au Smic, ou encore la mise en place d’une nouvelle notion d’heures supplémentaires, " individuelles et facultatives ". S’inspirant de l’exemple américain, Michel Camdessus évoque aussi la possibilité d’instaurer un système de bonus-malus pour les entreprises qui licencient. Autrement dit, plus une entreprise allègerait ses effectifs, plus elle paierait de taxes.
Usant d’un hideux néologisme, la mission Camdessus entend par ailleurs " agiliser l’Etat ", c’est à dire lui " rendre l’agilité qu’il a perdue ". Condition sine qua non, réduire les dépenses, et donc, les effectifs. La règle du non remplacement de deux tiers des fonctionnaires partant à la retraite devrait ainsi être gravée dans le marbre pour les cinq ans à venir. Il faudrait aussi, selon le rapport, " abandonner purement et simplement certaines activités dont l’impact sur la réalisation des missions de l’Etat est trop faible ", et réduire le nombre d’échelons administratifs entre l’Union européenne et la commune. La fiscalité, elle aussi, est passée au crible. La mission souhaite " réviser rigoureusement " les trop nombreuses niches fiscales, adopter la retenue à la source pour la paiement de l’impôt sur le revenu, et " transformer le taxe professionnelle et l’impôt de solidarité sur la fortune en contributions additionnelles plafonnées à l’impôt sur les sociétés et à l’impôt sur le revenu ".
L’intégralité du rapport, sur le site de la Documentation française
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/044000498/0000.pdf

Le commerce mondial génère 400 milliards de dollars de pots de vin
Transparency International a publié son classement annuel sur la corruption dans le monde, soulignant son importance lors de la passation des marchés publics, notamment dans le secteur pétrolier. Pas vraiment exemplaire, la France ne se classe qu'au 22ème rang sur 146.
La lutte contre la misère passe par la lutte contre la corruption. Tel est le message martelé par l’organisation Transparency International, qui a publié mercredi son rapport annuel. Elle y dénonce notamment les pots-de-vin versés lors des appels d’offres lancés par les Etats, " qui entraînent une perte importante de fonds publics dont ont besoin aussi bien les pays développés que les pays en développement pour l’éducation, les soins de santé et la réduction de la pauvreté ". Et évalue à 400 milliards de dollars par an les sommes ainsi dilapidées chaque année dans ce cadre. Transparency International met particulièrement l’accent le secteur pétrolier. Beaucoup des pays qui produisent de l’or noir, de l’Equateur à l’Iran, de l’Indonésie au Nigeria, de la Russie au Venezuela, sont mal classés. Elle met notamment en garde contre les risques en Irak, en assurant " sans mesures strictes visant à lutter contre les pots-de-vin pour décrocher des contrats pétroliers, la reconstruction [du pays] sera anéantie par un détournement inutile de ressources vers une élite corrompue ".
Et l’organisation de se prononcer pour l’imposition de " sanctions sévères aux sociétés prises en flagrant délit, y compris la perte de contrats et l’inscription sur une liste noire ". Dans l'indice de perceptions de la corruption, publié par Transparency à partir d'études d'opinion auprès des milieux d'affaires, d'analystes et d'universitaires, la France améliore sa situation par rapport au classement de l'année dernière, avec une note de 7,1 sur 10. Mais cela n'a rien d'exemplaire puisque l'Hexagone arrive au 22ème rang sur 146, derrière des pays comme le Chili ou La Barbade, et surtout au 11ème rang seulement des pays de l'UE. De fait, les affaires de corruption mettant en cause ses fleurons industriels ne sont pas rares. Pour ne retenir que celles qui ont fait l'actualité la semaine dernière, Alcatel est soupçonnée d’avoir graissé la patte de certains dirigeants du Costa Rica pour obtenir un marché de 190 millions d’euros portant sur la fourniture d’équipements de téléphonie mobile. Et Total aurait eu recours à des pratiques similaires en Russie et en Irak. D’autres pays seront sans doute mécontents de leur classement. La Turquie, qui frappe à la porte de l’Union européenne, pointe à une piteuse 81ème place, avec un score de 3,2 proche du niveau où la corruption est dite " endémique ". Or il s’agit d’un des critères que prendront en compte les Vingt-Cinq pour dire, en décembre, oui ou non à Ankara, qui demande l’ouverture officielle de négociations d’adhésion.
L’intégralité du rapport, sur le site de Transparency International
http://www.transparency.org/cpi/2004/dnld/media_pack_fr.pdf

8,2%
La proportion de salariés syndiqués en France
La France compte 1,845 millions de salariés affiliés à un syndicat. Soit un taux de 8,2%, deux fois moindre qu’il y a vingt-cinq ans, mais stable depuis le début des années 1990. C’est ce que révèle une étude de la Dares, une direction de recherche appartenant au ministère de la cohésion sociale. Intitulée " Mythes et réalités de la syndicalisation en France ".

La victoire incontestable de Bush
John Kerry a téléphoné à George W. Bush pour reconnaître sa défaite. Le candidat démocrate a ainsi mis un terme au suspense né autour de la situation très serrées dans l'Ohio. Avec la majorité au Sénat et à la Chambre des représentants, les Républicains ont toutes les cartes en main.
Ce suspense autour de l’Ohio aura masqué un temps le principal enseignement de cette journée électorale de mardi, qui a consacrée un raz de marée républicain. Si l’on comptabilise le nombre total de suffrages, George W. Bush rafle en effet 56,43 millions de voix, contre seulement 52,73 millions pour John Kerry. Une victoire nette, à 51% contre 48%, qui contraste avec la situation qu’avait vécue le pays en l’an 2000. George W. Bush avait alors empoché la majorité des grands électeurs, mais, au niveau fédéral, il avait un déficit de 500 000 voix face à Al Gore. Contrairement aux prévisions, la forte mobilisation électorale - entre 58 et 60% contre 51,3% en 2000, aura profité à George Bush. Par ailleurs, les républicains ont également amélioré leurs positions au Sénat, avec trois sièges supplémentaires selon les chiffres de CNN en fin d’après midi. Ils sont désormais assurés d’avoir 53 sièges à la Chambre haute, contre 44 pour les démocrates. Même tendance à la Chambre des représentants, où ils compteront désormais au moins 229 des leurs, soit 3 de plus que précédemment, contre 200 pour les démocrates.

Le triomphe des "valeurs morales américaines"
George W. Bush a gagné au terme d'une campagne menée sur les thèmes conservateurs, sans souci de séduire le "centre mou". Une option critiquée au sein même du parti Républicain, mais qui s'est avérée payante.
Depuis la présidence de Bill Clinton, la classe politique tenait pour acquis qu’une élection présidentielle américaine se remporte nécessairement au centre. Exit les prises de position trop radicales, la défense de valeurs morales susceptibles de segmenter l’électorat ; la stratégie gagnante semblait au contraire de cajoler le " centre mou " en lui servant un programme modéré, le plus consensuel possible. Un homme, Karl Rove, le très influent conseiller politique de George Bush, a osé soutenir le contraire. Depuis le 11 Septembre, il a inlassablement défendu la thèse minoritaire selon laquelle les électeurs indécis et la base républicaine conservatrice partagent globalement les mêmes préoccupations : être bien protégés par l’Etat fédéral tout en lui versant moins d’impôts et en respectant certaines valeurs fondatrices de la société américaine. Ces thèmes ont été martelés par le camp républicain, qui a mené une campagne à la fois conséquente et limpide dans ses objectifs. Simpliste, mais payant.
Les interviews menées hier à la sortie des urnes montrent que ce sont l’économie, la peur des attentats mais aussi les valeurs morales qui ont le plus influencé le vote populaire. Rassurée sur les conceptions du président sortant, la base conservatrice s’est mobilisée en masse pour le réélire. Bush a bénéficié des voix de certains Evangéliques qui étaient restés à la maison en l’an 2000, en même temps que d’une partie non négligeable des votes des Catholiques, effrayés par les vues peu orthodoxes de l’un d’entre eux, John Kerry, sur le mariage homosexuel, l’avortement ou la recherche sur les cellules-souches embryonnaires… Dans onze Etats, les électeurs ont plébiscité, hier, le vote d’un amendement constitutionnel définissant le mariage comme l’union entre un homme et une femme, dans dix cas à plus de 75%. Cette Amérique-là se reconnaît plus George Bush que dans John Kerry, que cela plaise ou non au reste du monde. Comme l’écrit le Washington Post ce matin, " depuis quatre ans, on savait que la pays était divisé ; après cette nuit blanche électorale, on sait que c’est aussi un pays profondément plus Républicain ".

Gabriel Onesto, Président des Contribuables associés s’apprêtant à couper le gâteau
Malgré l’augmentation et l’alourdissement des prélèvements obligatoires, la France vit dans un état de déficit budgétaire permanent depuis 1975. Qu’il soit de gauche ou de droite pas un des 13 premiers ministres qui se sont succédés au gouvernement n’a réussi à présenter un budget en équilibre. Pourtant, depuis 30 ans, la France n’a connu ni guerres ni grands cataclysmes, il s’agit juste d’une gestion lamentable de l’argent des contribuables dépensé à vau-l’eau ! Conséquence : la dette publique dépassera officiellement, en cette fin d’année, 1 050 milliards d’euros, soit 17 500 euros par Français. Mais ce qui inquiète le plus encore, c’est la progression vertigineuse de cette dette. En 1985, elle franchissait la barre des 1 000 milliards de francs. Aujourd’hui, cette même barre est franchie… Mais, depuis, nous sommes passés à l’euro !
Depuis plus d’un quart de siècle, les gouvernements totalement irresponsables renvoient aux générations futures leurs dépenses du moment. Le gâteau est décidément de plus en plus amer…

Sarkozy veut une réforme rapide de La Poste
En marge de la remise du rapport Camdessus sur les "freins à la croissance française", Nicolas Sarkozy a affirmé mardi qu'il était "temps d'engager la réforme de la Poste". Le ministre de l'économie et des finances a pris l'exemple de la Poste allemande, "une grande réussite", et a assuré que "ce qu'il est possible de faire en Allemagne, il est possible de le faire en France". Le 11 septembre dernier, le premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait indiqué que le projet de loi relatif à La Poste, voté en première lecture en janvier au Sénat, serait "soumis à l'Assemblée nationale dès cet automne". Ce texte permet l'ouverture à la concurrence des services postaux et autorise la Poste, désormais privée de son monopole, à créer en 2005 un "établissement de crédit". Par ailleurs, La Poste doit étendre à partir de janvier prochain à tous les départements la restructuration de son réseau. Les syndicats affirment que la moitié des 12 000 bureaux assurant un service public de proximité vont disparaître.

Le choix des électeurs américains
Les Américains ont voté en faveur de George W.Bush à 51,37 %. En réélisant G. Bush, les Américains adhèrent massivement au respect qu'il demande pour tout embryon humain dès sa conception : refus de la recherche sur l'embryon, promotion de la recherche sur les cellules souches adultes, opposition à l'avortement. L'interdiction du financement public des recherches sur les cellules souches embryonnaires et du clonage thérapeutique devrait être maintenue au niveau fédéral. Au cours de ce second mandat, Georges Bush devra nommer des nouveaux juges suprêmes. Une majorité républicaine pourrait être susceptible de revenir sur l'arrêt "Roe contre Wade" qui a autorisé l'avortement aux Etats-Unis.

Les impôts des ménages français ont augmenté depuis 2002
Les prélèvements obligatoires payés par les ménages français ont augmenté depuis 2002 de 1,5 milliards d'euros, alors que ceux acquittés par les entreprises baissaient simultanément de 6,1 milliards d'euros, selon une étude d'une collectif d'économistes.
Le Collectif économiste pour l'action politique (Cepap), qui rassemble des universitaires et des spécialistes des principaux secteurs économiques, explique que la baisse de l'impôt sur le revenu et le patrimoine a été plus que compensée par une hausse des cotisations sociales et des impôts locaux.
Le président Chirac avait promis lors de sa campagne présidentielle de 2002 une baisse de 33% de l'impôt sur le revenu en cinq ans. Trois baisses successives de 5%, 1% et 3% ont depuis été consenties mais le Cepap estime que ces chiffres cachent une hausse de la facture fiscale des ménages.
"Au total, la synthèse des différentes décisions portant sur les prélèvements obligatoires pesant sur les ménages ne reflète pas d'objectif de réduction de ces prélèvements", écrit dans ses conclusions le Cepap dans l'étude publiée lundi.
"En revanche, il ressort une volonté de politique économique de transfert d'une part importante des prélèvements progressifs vers des prélèvements non progressifs", ajoute-t-il.
Sur les projets de loi de finances de 2002 à 2005, ces économistes relèvent que les baisses d'impôts pour les ménages pèsent 9 milliards d'euros (dont 5,9 pour l'impôt sur le revenu) mais qu'elles sont "intégralement compensées par les hausses".
Les prélèvements sociaux ont en effet augmenté de 5,7 milliards d'euros et la fiscalité locale de 3,6 milliards d'euros. Si l'on ajoute les hausses de la fiscalité sur le tabac et les produits pétroliers, les hausses cumulées s'élèvent à 10,6 milliards d'euros.

Chômage : les remèdes du rapport Camdessus
Sur le thème du déclin de l'économie française, il manquait un document de référence ; l'oubli est réparé avec le rapport remis cette semaine à Nicolas Sarkozy par Michel Camdessus, ex-gouverneur de la Banque de France et ex-directeur général du FMI. Intitulé " Le sursaut - Vers une nouvelle croissance pour la France " (*), ce rapport observe un pays possédant " des atouts remarquables en main ", mais " subrepticement engagé dans un processus de décrochage ". Un constat sévère que le ministre des Finances ne reniera pas. Lui qui avait donné mission, en mai, à Michel Camdessus, de " contribuer à éclairer, pour les Français et leur représentation nationale, les choix économiques et budgétaires à venir " retrouve ici un bon résumé des analyses dont il est convaincu depuis longtemps. Ce rapport nous dit d'abord que la croissance de la France est moins rapide que celle de nombreux pays concurrents et que cette situation n'ira pas en s'améliorant. Du seul fait du vieillissement de la population, l'augmentation moyenne du PIB tombera, de son niveau de 2,25 % par an environ, à 1,5-1,75 % à terme. Alors que d'autres zones du monde connaissent un dynamisme impressionnant, nous sommes condamnés pour notre part, si nous ne faisons rien, à perdre notre compétitivité et donc à subir une progression continue du chômage. La situation est d'autant plus alarmante que la dette publique fragilise l'Etat providence et ne lui permet plus d'intervenir pour soutenir l'activité. Le ratio endettement sur PIB de la France est passé de 20,7 %, en 1980, à 64 % aujourd'hui, et les seuls intérêts de cette dette absorbent un peu plus de 14 % de toutes les rentrées budgétaires. La marge de manoeuvre est donc étroite pour aider l'emploi. Les artifices utilisés depuis des années pour dégonfler les chiffres du chômage (emplois-jeunes, préretraites, emplois publics improductifs, etc.) ne pourront pas resservir éternellement. Quant à la concurrence des pays émergents, elle ne nous laissera aucun répit ; bien au contraire, elle ira en s'élargissant à des domaines d'activité que nous pensons aujourd'hui protégés. Une fois que l'on admet ces dures réalités, que faire ? " Accélérer notre mutation ", nous répond Michel Camdessus. Ce qui signifie d'abord et surtout travailler plus à un coût maîtrisé : revenir sur les 35 heures, mieux contrôler les chômeurs, démanteler le dispositif des retraites anticipées, alléger les charges sur les licenciements des plus de 50 ans, autoriser le cumul emploi/retraite, freiner la hausse du Smic, etc. Autrement dit, dans l'esprit de ce haut fonctionnaire, tout ce qui favorise la flexibilité du travail est bon pour l'emploi. Cette vision très libérale de l'économie, telle qu'elle est mise en pratique aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, n'est pas très originale, mais c'est un fait : elle fonctionne ! Grâce aux emplois dans le commerce, la restauration, les services, le taux de chômage est inférieur à 5,5 % aux Etats-Unis et à 5 % en Grande Bretagne, alors qu'il dépasse 10 % en Allemagne et s'en approche en France. Le rapport Camdessus nous dit autrement tout ce que nous savions déjà, notamment que l'emploi se développe d'autant plus qu'il n'est pas cher. Reste à savoir qui saura faire passer ce message aux électeurs... (*) La Documentation française (collection Rapports officiels).

Jeudi prochain, 21 octobre, paraît chez votre marchand de journaux un nouveau trimestriel intitulé Le Cri du contribuable.
Lancé par les Contribuables Associés, il nous dotera d'une arme médiatique décisive pour lutter contre les lobbies dépensiers et le gaspillage de l'argent public.
Depuis quatorze ans que nous avons engagé ce combat, nous avons successivement eu recours aux envois massifs de courrier, à internet, organisé des campagnes de pétitions et des événements comme nos assises nationales, exercé une pression salutaire sur les élus en publiant l'argus des parlementaires, collaboré avec eux en organisant des rencontres, édité la présente lettre d'information... Les résultats sont là : l'association compte aujourd'hui 136 000 membres et la dépense publique est au coeur de l'actualité.
Ce n'est pas rien ; ce n'est pas encore assez. C'est par millions que se comptent les Français victimes des excès de la fiscalité : tous, riches ou pauvres, paient la TVA, la CSG, le CRDS ou la taxe sur les produits pétroliers. C'est donc à l'ensemble de nos compatriotes que s'adresse Le Cri du contribuable, pour fédérer toujours plus d'énergies et nous faire encore mieux entendre de ceux qui nous gouvernent.
Vendu 3,50 euros, diffusé à 100 000 exemplaires à travers toute la France et politiquement indépendant, Le Cri conjugue le sérieux des informations avec un ton qui l'inscrit résolument dans une veine satirique et critique. Avec lui, les contribuables se font désormais entendre à chaque coin de rue !


8,2% la proportion de salariés syndiqués en France

La France compte 1,845 millions de salariés affiliés à un syndicat. Soit un taux de 8,2%, deux fois moindre qu'il y a vingt-cinq ans, mais stable depuis le début des années 1990. C'est ce que révèle une étude de la Dares, une direction de recherche appartenant au ministère de la cohésion sociale.

L'assurance vieillesse obtient de faire payer davantage EDF
La présidente de la caisse nationale d’assurance vieillesse se frotte les mains. La soulte qu’EDF et GDF doivent lui verser pour adosser leurs régimes de retraite à celui du privé, chiffrée au départ à 6,9 milliards d’euros, pourrait être portée à 9 milliards. C’est ce qu’a indiqué Danièle Karniewicz vendredi à l’AFP, indiquant cependant que l’accord ne serait pas finalisé vendredi. Selon elle, cette majoration comprend d’une part l’augmentation de la soulte proprement dite, à 7,7 milliards. Et d’autre part le transfert des majorations de pensions familiales, qui concerne les familles d’agents de plus de trois enfants, et porte sur 1,3 milliard. Cette charge sera supportée par le fonds de solidarité vieillesse.

Le mythe de la croissance sans d’emplois aux Etats-Unis
Vendredi dernier, le Labor Departement a publié le chiffre pour septembre de la création d'emplois aux Etats Unis: il annonce de 96 000 emplois alors que les prévisions tablaient sur 148 000.
Toutefois les auteurs de ce rapport ont procédé à la révision du chiffre l’année 2003 : l’économie américaine aurait créé 236 000 emplois de plus qu’ils ne l’avait annoncé auparavant.
Au moment de la bulle Internet, le marché du travail traversa une période de surchauffe telle que les gens tenaient assez couramment trois emplois en même temps!
C'était l'époque où McDonald recrutait des prisonniers avant même que leur peine de prison nai expiré!
Depuis 2001, la création d'emploi n'a nullement plongé: pour les américains, il s'agit d'un retour à la normale.
Le problème de la création d'emploi - c'est bien celui de l'Europe.

La France, championne d'Europe du dégroupage
La France a dégroupé plus de lignes qu'aucun autre pays européen. Résultat, elle devance l'Allemagne et l'Angleterre en taux de pénétration du haut débit. Moins chères, les connexions rapides sont désormais utilisées par 45% des 11 millions d'abonnés à Internet de l'Hexagone.
La France n’a plus à rougir du retard de ses infrastructures dans l’Internet par rapport aux voisins européens. D'après le dernier rapport trimestriel de l’ART, plus d’un million de lignes étaient dégroupées au 1er octobre 2004. L'Hexagone vient ainsi de prendre à l'Allemagne la première place européenne pour le nombre de lignes DSL dégroupées. En pratique, la moitié de la population française a désormais accès au dégroupage. Conséquence vertueuse, " la concurrence par le dégroupage a permis une baisse importante des prix de détail puis une croissance importante des parcs d'abonnés ", explique l’ART. Car le dégroupage laisse les opérateurs alternatifs s’affranchir de France Télécom et rivaliser d’offres plus rapides, plus complètes et moins chères. En deux ans, les factures fondu de moitié. Désormais, un abonné dépense de 20 à 45 euros pour un accès 1024 kbit/seconde.
Avec un taux de pénétration du haut débit de 8% de la population, la France se place au septième rang des pays européens, devançant les autres grands pays du Vieux Continent: Royaume-Uni (8), Allemagne (10), Italie (12), Espagne (14). Sur le deuxième trimestre 2004, les abonnements haut débit ont gagné 12%, atteignant les 4,9 millions d’unités. Dont 4,5 millions pour l'ADSL, et 420.000 pour le câble. Au contraire, les abonnements bas débits, même s’ils restent majoritaires en nombre (à 6,1 millions), continuent de chuter. Au total, près d’un foyer sur trois (soit 11 millions) disposait d’un accès Internet en janvier 2004, contre 5% en 1999. La recherche d’information reste l’utilisation principale (90%) devant le courrier électronique (74,2%). En troisième position, avec 32,8%, la catégorie " transfert et téléchargement de fichiers ", guère appréciée par l'industrie du disque et du film, accompagne mécaniquement la hausse des abonnements haut débit.

Dans l’émotion suscitée par l’assassinat de Kenneth Bigley son frère accuse M. Tony Blair d’avoir du sang su les mains et lui fait injonction d’avoir à arrêter la guerre. Lui est excusable car dans la détresse causée par la mort d’un parent la lucidité est occultée.. Ce n’est pas le cas pour les politiques et les médias qui font la même injonction à la coalition et son leader américain : Stop the War ! Mais pour arrêter une guerre il faut être deux et les hommes de Ben Laden et Zerkaoui comme toute la nébuleuse terroriste islamique mondiale ne sont pas prêts, eux, à cesser leurs agressons barbares contre les non musulmans et les musulmans qu’ils accusent de complaisance à l’égard du mode de vie occidentale. C’est le dilemme qui oppose les parents d’un enfant qui a été enlevé et dont les ravisseurs exigent qu’ils n’appellent pas la police sous peine de ne plus le revoir vivant et la police qui sait par expérience qu’on ne peut faire confiance à ces bandits dont la plupart, l’argent de la rançon encaissée tuent leur otage. Ce n’est pas l’Amérique qui a attaqué les terroristes à Manhattan, à Bali, et autres lieux ou des centaines de gens ont payé de leur vie la folie homicide de ces illuminés d’Allah. Aucun argument, aucune promesse ne les dissuadera jamais de cesser leurs crimes. Ils sont inaccessibles à la raison. Ils ne s’arrêteront que lorsqu’ils seront contraints de le faire par la détermination et la cohésion de ceux qu’ils attaquent. Pour eux tout signe de division est un encouragement à continuer pour élargir la brèche qui leur permettrait d’atteindre leurs objectifs. L’heure n’est pas à la faiblesse ni à la soumission : nous vaincrons ces fous mais comme contre les nazis il nous faudra accepter aussi longtemps qu’il le faudra " du sang et des larmes"s. Nous n’avons plus d’autre choix. René Herçay Paris

Budget 2005
Comment Bercy vous trompe
Chaque année, les " experts " conjoncturistes du ministère des Finances surestiment la croissance économique. Très optimistes, ils nous expliquent que la croissance miraculeuse est enfin arrivée et que l’an prochain l’Etat pourra tabler sur un surcroît de recettes et donc de dépenses…
Mais, chaque année, ces mêmes experts nous expliquent pourquoi rien ne s’est finalement passé comme prévu. Et comme la croissance conditionne les rendements des impôts, ils nous expliquent pourquoi et comment les impôts ne sont pas " rentrés " comme ils l’escomptaient.
Résultat : pour les contribuables, c’est un déficit supplémentaire à payer ; aujourd’hui par l’emprunt et demain par l’impôt.
Pour 2005, rien n’a changé ! Bercy n’a pas rompu avec ses mauvaises habitudes et persiste à surestimer la croissance, en dépit de l’avis d’économistes issus des organismes de prévision les plus reconnus : Société Générale, Deutsche Bank, Rexecode Morgan Stanley… Le gouvernement arrête, pour l’an prochain, une hypothèse de croissance de 2,5% alors que la prévision médiane des économistes s’élève à 2,2%.
Quoi qu’il en soit, la France s’achemine vers sa 31e année de déficit cumulé… L’endettement public de 1 000 milliards d’euros, n’est donc pas près d’être endigué.
Année budgétaire Taux de croissance escompté Taux réellement constaté Pourcentage d’erreur
2001/Jospin 3,3 1,8 45,4%
2002/Jospin 2,5 1,2 52%
2003/Raffarin 2,5 0,5 80%
2004/Raffarin 2,5 2,2 (estimation) 12%
2005/ ? 2,5 ?
NEWSLETTER DES CONTRIBUABLES ASSOCIES

La commission des finances vote un toilettage de l'ISF
La commission des finances de l’Assemblée nationale a voté mercredi deux amendements au budget 2005, qui visent à réformer l’impôt de solidarité sur la fortune. Le premier prévoit d’indexer le barème de l’ISF sur l’inflation à partir du 1er janvier prochain. Ce n’était plus le cas depuis 1997, ce qui avait contribué à gonfler, de façon mécanique, le nombre de contribuables qui y sont assujettis. Le second instaure un nouveau système de plafonnement : le total des impositions ne pourra pas désormais excéder 85% du revenu annuel global du contribuable. Par ailleurs, un troisième amendement, qui vise à porter de 20% à 30% l’abattement d’ISF sur la résidence principale, était encore en discussion.

RÉFÉRENDUM La campagne du "non" remboursée ? Nicolas Sarkozy s’apprête à introduire dans le projet de loi de finances une disposition (sans doute un amendement) précisant les conditions du financement de la campagne pour le référendum. Le ministre des Finances, régulièrement sollicité sur cette question, souhaite en effet que les partisans du "non" ne soient pas défavorisés face aux défenseurs du "oui", dont la campagne sera largement orchestrée – et financée – par la Commission européenne. Une part des dépenses engagées par le camp du "non" devrait donc leur être remboursée. À la condition, toutefois, qu’après Jean-Pierre Raffarin, qui a donné son accord, Jacques Chirac octroie son feu vert.

Compétitivité : la France à la traîne de l'Europe
Selon le classement annuel du Forum de Davos, consacré au pays les plus compétitifs, elle recule au 27 e rang mondial en 2004

Le déficit commercial de la France explose
Le commerce extérieur a enregistré en août un déficit de 2,45 milliards d’euros. Il s’inscrit en hausse de 440% par rapport à juillet. C’est ce que révèlent les données publiées mardi par les Douanes. La faute aux exportations, qui " marquent nettement le pas " : elles ne progressent que de 7,1%, à cause notamment des ventes décevantes d’Airbus et de la faiblesse relative des marchés asiatiques dans le domaine des biens d’équipement professionnels. Les importations, elles, bondissent de 12%. Sur les huit premiers mois de l’année, la balance commerciale affiche un trou de 2,463 milliards, alors que sur la même période l’année dernière, elle était légèrement excédentaire, de 160 million.

Le rapport Camdessus sur le déclin de la France publié le 19 octobre
Le rapport rédigé par l’ancien directeur général du FMI sur la relance de la croissance en France sera rendu public le 19 octobre. Dévoilé lundi par La Tribune, il comprend quelques mesures spectaculaires pour enrayer le " processus de décrochage " dans lequel serait englué le pays. Michel Camdessus préconise par exemple d’autoriser le cumul d’un emploi rémunéré et de la retraite, d’instaurer un contrat de travail unique où les droits relatifs à la protection de l’emploi se renforceraient au fil du temps, ou encore de taxer les entreprises qui licencient.

Les délocalisations n'auraient pas d'effet négatif sur l'emploi
Dans une étude citée par Reuters, deux chercheurs du Fonds monétaire international, Mary Amiti and Shang-Jin Wei, assurent qu’il n’y a pas de preuve que les délocalisations ont un effet négatif sur l’emploi. Ils remarquent par exemple qu’aux Etats-Unis, elles dopent l’activité des entreprises qui y ont recourt, ce qui, par ricochet, leur permettrait de créer des emplois sur le sol national et de compenser ainsi les pertes subies. La réimportation de services délocalisés ne représenterait ainsi que 0,4% du PIB aux Etats-Unis, et 1,2% en Grande-Bretagne. D’autres études, émanant de McKinsey et de l’Institut pour l’économie internationale, basé à Washington, corroborent ce constat.

Un site Internet pour la Constitution européenne
En préparation du référendum en France, la Fondation Robert Schuman lance un site Internet consacré exclusivement à la Constitution européenne. Le site, www.constitution-europeenne.info, reprend le texte de la Constitution dans sa version intégrale, téléchargeable gratuitement. On y trouve aussi l’actualité des procédures de ratification dans les 25 pays membres de l’Union européenne, un ensemble de textes de références, des chronologies, des fiches de présentation, et des questions sur les évolutions qu’entraînera le texte constitutionnel.

Licenciements économiques: le Medef dénonce "la reculade" du gouvernement
Le Medef a dénoncé dimanche dans un communiqué "la reculade précipitée du gouvernement" concernant l'avant-projet de loi sur les restructurations.
"Si cette situation était confirmée, le Medef considérerait que le gouvernement renonce à des dispositions essentielles pour la compétitivité de l'entreprise, la croissance et l'emploi", affirme le Medef.

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