BREVES DE
AVRIL 2005
Les
Français pour l’ouverture des services publics à la concurrence
Plus de la moitié
des Français estime que « les services publics doivent être mis en
concurrence avec les entreprises privées » au sein de l’Union européenne,
selon un sondage CSA/France 3. Interrogés sur la Constitution, les Français
sont 69% à considérer que « chaque Etat doit donner sa position sur les
sujets internationaux » et se montrent réticents à la création d’un poste de
ministre des Affaires étrangères de l’Union.
Blague
Un jour dans un train, Sarko, Chirac et une jolie Norvégienne voyagent
dans le même compartiment.
Ils roulent sans se parler depuis des heures, quand un tunnel vient plonger
le train dans l'obscurité la plus totale. On entend alors un bruit de bisou
immédiatement suivi d'un bruit de baffe monumental.
Quand le tunnel est passé et que la lumière revient, Chirac et la
Norvégienne sont assis comme si de rien n'était.
Sarko, lui, se tient la tête à deux mains, visiblement sonné.
Il se dit : " Chirac a embrassé la Norvégienne, elle a cru que c'était moi
et elle m'a collé un pain.
La Norvégienne pense : " Sarko a voulu m'embrasser mais il a loupé son coup
et a embrassé Chirac qui n'a pas apprécié. "
Chirac se dit : " Au prochain tunnel, je refais le bruit du bisou et je
lui en recolle une autre, à ce con de Sarko."
Une conséquence prévisible du non selon les experts de Bruxelles serait
la consécration d’une « Europe à deux vitesses dans laquelle la France
perdrait son rôle moteur » .Voilà un excellente raison pour voter non au
prochain référendum. En effet la France est depuis plus de trente ans
alternativement gérée par des hommes politiques de droite qui gouvernent à
gauche et des socialistes qui le font eux naturellement dans le même sens
comme leur doctrine les y engage. Dès lors le rôle « moteur » de la France
continuerait avec le oui à pousser toujours plus à gauche la politique
européenne faisant la part belle aux pays qui n’ont pas l’assistanat pour
religion mais l’effort individuel. En effet seul l’effort de chacun peut
faire progresser le bien être social du plus grand nombre. Pas l’assistanat
excessif qui démotive souvent trop ceux qui en profitent le pays perd de
plus en plus de sa compétitivité sur le marché mondial et en même temps les
recettes fiscales qui pourraient être redistribuées plus généreusement aux
vrais démunis. Il vaudrait mieux, pour l’Europe de demain, devant la montée
en puissance de la Chine, de l’Inde et celle déjà au zénith des Etats-Unis
une Europe ayant pour moteur des pays qui ne songeraient pas à donner
Notre mauvais mais Le bon exemple de gouvernance. Et ceci tant que les
Français eux-mêmes n’auront pas compris que travailler plus est encore et
pour longtemps encore le meilleur remède contre le chômage, ce qui ne pourra
se faire que lorsque les syndicats, y compris ceux des fonctionnaires ou
assimilés , auront compris qu’il est aberrant économiquement d’acculer des
entreprises à la faillite ou à la délocalisation par des exigences
impossibles à satisfaire ou de bloquer par la rue toute réforme des
structures administratives qui obligent les gouvernement à céder au maintien
d’avantages qui ne sont plus justifiés par l’évolution des techniques. Nous
n’aurons, nous, Français de base, aucun intérêt à voir notre pays redevenir
ce moteur tant qu’il sera bridé par ces freins là. . . Raoul Altimare
Paris.
RÉFÉRENDUM (TER) Le “quizz” de Villiers
Dirigée par Guillaume Peltier, l’équipe de campagne de Philippe de
Villiers va publier prochainement un “Quizz sur l’Europe”. Intitulé “Testez
vos connaissances sur la Constitution européenne”, il propose de deviner le
nombre de fois où certains mots clés apparaissent dans le traité. Effets de
surprise garantis. Ainsi de “Commission européenne”, citée 403 fois contre…
0 fois pour “gouvernements nationaux”. Ainsi, encore, de “lois européennes”
(78 fois), surreprésentées par rapport à “lois nationales” (0 fois encore).
À noter, poursuit le questionnaire villiériste, que les expressions “lutte
contre l’immigration”, “frontières de l’Europe” et “limites géographiques de
l’Europe” ne sont, elles non plus, jamais citées dans la (pourtant
volumineuse) Constitution.
CHÔMAGE Le sondage qui accuse
83 % des Français ne croient pas que le nombre de chômeurs baissera de
10 %, comme initialement promis par Jean-Pierre Raffarin, avant (il y a
quinze jours) qu’il ne révise ses prévisions à la baisse. C’est ce qui
ressort, notamment, d’un sondage BVA publié dans le trimestriel le Cri du
contribuable, qui consacre un large dossier à l’ANPE. Une ANPE dont l’action
est jugée aussi, dans le même sondage, “pas satisfaisante” par 50 % des
Français (contre 38 %). Autre enseignement de cette étude : 67 % des
personnes interrogées estiment qu’il «faut sanctionner, y compris
financièrement, un chômeur qui refuse une ou plusieurs propositions
d’emplois». Selon l’enquête réalisée par le Cri du contribuable, le
placement réussi d’un chômeur par l’ANPE revient, il est vrai, à 34 000
euros par an.
Ce n’est pas bien de mentir, Monsieur le Président !
Au cours de son récent débat télévisé avec des jeunes, le président de
la République a déclaré : « Nous avons depuis deux ans et demi le taux de
croissance le plus fort de l’ensemble de l’Union européenne ». Je ne sais
pas pourquoi cette comparaison porte sur une durée bizarre de deux ans et
demi, mais les comparaisons sur trois ans montrent (données de l’OCDE
consultables sur internet) que de 2002 à 2004 la croissance réelle moyenne
annuelle a été pour la France de 1,2%.
Est-ce le record de l’Union ? Non, 15 pays ont fait mieux, sans compter les
Etats baltes, Chypre et Malte (qui ne font pas partie de l’OCDE). Citons la
performance du champion, l’Irlande, ce pauvre pays ultra-libéral, avec 4,5%.
Seuls ont fait moins bien que la France l’Italie (0,7%), l’Allemagne (0,4%),
et le Portugal (0,2%). Le cas de ce dernier pays montre, en passant, qu’il
ne suffit pas de recevoir des subsides européens pour prospérer. Bien
entendu, les comparaisons effectuées sur les deux dernières années donnent
la même hiérarchie.
Pour finir, remarquons que personne dans les médias n’a relevé le mensonge
présidentiel !
Florin Aftalion, professeur à l’ESSEC
1 Selon Le Monde du 16 avril 2005
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Les transferts des travailleurs
émigrés représentent 100 milliards de dollars
Les fonds envoyés par les travailleurs émigrés dans leur pays d'origine
ont atteint près de 100 milliards de dollars en 2003. C'est ce que révèle un
rapport du Fonds monétaire international, publié jeudi soir. Il précise que
ces sommes représentent souvent « la source la plus importante de devises
étrangères, dépassant les revenus des exportations, les investissements
directs étrangers et d'autres flux de capitaux ». En croissance constante
depuis trente ans, ces transferts de fonds représentent près de 2% du PIB
des pays en développement. Les cinq principaux bénéficiaires de cette manne
sont l'Inde, le Mexique, les Philippines, l'Egypte et la Turquie. Les fonds
proviennent majoritairement des Etats-Unis (34 milliards d'euros), l'Arabie
saoudite, la Suisse, l'Allemagne et la France.
http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2005/01/index.htm
EUROPE Bolkestein contre le référendum
L’ex-commissaire européen Frits Bolkestein, auteur de la fameuse
directive sur la libre circulation des prestataires de services artisans et
professions libérales en Europe, a plaidé en sa faveur les 5 et 6 avril à
Paris. Il a promis que des amendements pourraient être adoptés au Parlement
européen d’ici à 2010, tout en rappelant que le principe économique de libre
circulation figurait déjà… dans le traité de Rome de 1957, antécédent de la
Constitution soumise au référendum. Un référendum qu’il a, en outre, déclaré
désapprouver dans son principe, se disant plutôt favorable à la “démocratie
représentative”.
Pluie de mauvaises nouvelles sur Raffarin
Production industrielle en baisse, défaillances d'entreprises en hausse,
sur fond de chômage persistant : Jean-Pierre Raffarin a admis lundi que le
nombre de demandeurs d'emplois ne pourrait pas baisser de 10% cette année,
comme il l'avait promis.
Le climat économique de la France ne s'améliore pas. Après la hausse du
chômage, la baisse de la consommation et l'accentuation du blues des
chefs d'entreprise diagnostiqués il y a quelques jours par l'Insee, voilà
que la production industrielle, en recul de 0,5% en février, vient elle
aussi grossir les rangs des mauvais indicateurs. Sans compter que les
défaillances d'entreprises sont elles aussi en forte augmentation au premier
trimestre, de 6% sur un an, si l'on en croit l'étude publiée lundi par
l'assureur crédit Euler Hermes SFAC. Un phénomène dû en grande partie à la
hausse préalable des créations d'entreprise, observée depuis la loi Dutreil,
effective depuis août 2003. En règle générale, la moitié des entreprises ont
en effet déjà disparu cinq ans après leur naissance. Ces piteuses
statistiques viennent étayer la conviction de nombreux économistes,
désormais persuadés que la croissance ne dépassera pas 2% cette année. Un
chiffre qui correspond à l'estimation la plus basse faite par le
gouvernement, alors que le budget 2005 reste bâti sur une hypothèse de 2,5%.
Non, merci
Copies of the European Union (EU) constitution are circulating in
France, and people seem to dislike what they are reading. Polls show rising
support for a “Non” vote in the country's referendum on the constitution, to
be held on May 29th; the “Oui” camp, comprising most of the political
establishment, is starting to panic. Jacques Chirac, the French president,
reportedly snapped at José Manuel Barroso, the EU Commission leader, after
France failed to get its way in a debate over liberalising trade in
services. On March 28th, Mr Chirac reportedly pressured F2, a national
television station, into cancelling an appearance by Mr Barroso on the show
“100 Minutes to Convince”, fearing even a brief airing of Mr Barroso's
comparatively liberal views would further imperil the constitution's
chances.
Two main factors are driving French opposition: first, the constitution is
widely seen as promoting a business-friendly, “Anglo-Saxon” model of
government rather than a traditional French “social” model. Second,
opponents have deftly tied support for the constitution to fears of Turkey's
accession to the EU, which most French people oppose. Still others worry
that voters will use the referendum to express general discontent, rather
than as a considered view on Europe.
Etats-Unis : un niveau record de
dons aux associations (The New York Times/Etats-Unis)
Après deux ans de baisse, les dons des fondations et des associations
caritatives ont atteint en 2004 un niveau record aux Etats-Unis. En 2004, 66
000 fondations ont distribué 32,4 milliards de dollars, par rapport à 30,3
milliards de dollars en 2003. Le fondateur de Microsoft, Bill Gates, a
offert, l’année dernière, à sa fondation plus de trois milliards de dollars
issus d'un dividende spécial de sa compagnie.
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La
gestion de la Banque de France
Face au
déluge de critiques sur sa gestion, la Banque de France a répondu mercredi
point à point, défendant ses missions, la rémunération de ses agents et
déploré le recours à certains "clichés".
Partiellement dévoilé la semaine dernière dans la presse, le rapport de la
Cour des Comptes sur la Banque de France rendu public le 30 mars constitue
bien un réquisitoire. Sur le fond, il reproche à la BdF de ne pas avoir
procédé à une réforme à la hauteur du « contexte très déstabilisant » de ces
dernières années. A savoir la création de la Banque centrale européenne et
l'intégration au système européen des banques centrales qui ont lui ont
enlevé toute une série d'attributions. Et le premier président Philippe
Séguin de regretter que cela n'ait « pas entraîné de révolution dans
l'organisation ni la gestion de la BdF ». Avec pour conséquence en 2003 le
premier exercice négatif de l'histoire de la banque. Or "les causes de cette
détérioration ont été identifiées", poursuit Philippe Séguin. A commencer
par des charges de personnels trop lourdes.
S'ouvre alors un véritable catalogue de reproches assorties de
recommandations. La Cour des comptes estime en effet que le plan de
restructuration de la Banque annoncé en 2003 (fermeture de 115 succursales
sur 211 et suppression de 2.600 emplois sur 16.000 d'ici 2006) n'était pas
suffisant, et qu'une "réflexion poussée était désormais nécessaire sur le
périmètre même des missions exercées par la Banque, qui demeurent nombreuses
et peu homogènes". Dans cette même recherche de "réduction de coût de
structure", elle suggère une "réappréciation" des avantages sociaux accordés
au personnel, trop "généreux" et "onéreux" à ses yeux, et une réforme du
régime de retraite spécifique. Enfin, la Banque doit également "remettre en
question les règles de gestion de son parc locatif" et "revoir les
conditions de rémunération des activités exercées pour le compte de l'Etat".
http://www.ccomptes.fr/Cour-des-comptes/publications/rapports/banque-de-france/banque-de-france.pdf
Le "non" à la constitution confirmé par un cinquième sondage
Une majorité de Français (53%) a l'intention de voter non au référendum
sur la Constitution européenne du 29 mai, contre 47% qui se déclarent prêts
à voter oui, selon un sondage Ifop-Paris Match, 18% des sondés ne se
prononçant pas.Depuis le 17 mars, quatre sondages - deux de CSA (17 et 25
mars) et deux d'Ipsos (20 et 28 mars) - ont donné le non gagnant dans des
pourcentages allant de 51 à 55%. Selon l'enquête de l'Ifop, que doit publier
jeudi Paris Match, le oui reste toutefois majoritaire chez les sympathisants
PS (55% contre 45%), UDF (55% contre 45%) et à l'UMP (77% contre 23%), alors
que le non est majoritaire chez les sympathisants de l'extrême-gauche (66%
contre 34%), du PCF (75% contre 25%), des Verts (61% contre 39%) et FN-MNR
(74% contre 26%).
Le trou de la Sécu se creuse malgré la réforme
A la fin juin, la trésorerie de la Sécu accusera un déficit de 800
millions d'euros de plus que prévu, d'après une note de l'Agence centrale
des organismes de sécurité sociale (Acoss). Soit une dérive de 5,3 milliards
d'euros contre un déficit initialement estimé à 4,5 milliard. Autant dire
une mauvaise nouvelle pour Philippe Douste Blazy dont la réforme de la Sécu
est entrée dans sa première année. Cause principale du dérapage? Une hausse
des dépenses, +4,3%, supérieure à celles des recettes, +3,9%. Avec
notamment une branche maladie qui continuerait à déraper au deuxième
trimestre "de 6,6% sur un an". Les objectifs 2005 du ministre de la Santé
sont donc déjà compromis. Philippe Douste-Blazy a prévu de réduire le
déficit du régime général de 14 milliards d'euros à 10 milliards à la fin de
l'année et celui de la branche maladie de 13 à 8 milliards.
Les industriels français n'ont plus le moral
L’indicateur de conjoncture industrielle passe de 104 en février à 101
au mois de mars, selon l'enquête mensuelle de l'Insee. L'indicateur de
retournement se situe désormais dans la zone caractérisant une conjoncture
défavorable. Les perspectives personnelles de production ne suggèrent pas
d'amélioration globale au cours des trois prochains mois, tandis que les
carnets de commandes, aussi bien globaux qu'étrangers seulement, se
dégarnissent. Les stocks de produits finis, qui sont en légère hausse, se
rapprochent de leur niveau de long terme. Les perspectives générales de
production s'inscrivent également en retrait, ce qui traduit un climat
général incertain. Les perspectives de prix de vente diminuent également.
RÉFÉRENDUM Objectif : “diaboliser” le “non“ Une coïncidence qui n’en est
pas une : coup sur coup, Nicolas Sarkozy (le 19 mars devant les Jeunes
de l’UMP) et Jean-François Copé, porte-parole du gouvernement (le 21 mars
sur France 2), ont cité Jean-Marie Le Pen (pourtant peu présent dans la
campagne) comme “épouvantail” du “non”. « Qui, en France, fait campagne pour
le “non” ? Le Pen. Ce n’est quand même pas à lui qu’on va confier l’avenir
de la France ! », a déclaré Sarkozy. « Les arguments d’un Fabius, d’un
Villiers ou d’un Le Pen, il faut les démonter », a renchéri Copé.
Explication : pour une fois sur la même longueur d’onde, le président de l’UMP
et l’Élysée ont décidé, comme le confie un proche de Chirac, de « braquer
les projecteurs sur Le Pen afin de diaboliser le “non” ». Mais la
ressemblance s’arrête là, poursuit le même : « Chirac espère vraiment une
victoire du “oui”, tandis que Sarkozy veut éviter une trop large victoire du
“non”, qui risquerait de l’atteindre par ricochet. »
PARIS Des HLM à… 8 000 euros le mètre carré ! Premier adjoint au maire du
VIIe et conseiller UMP de la capitale, Christian Le Roux – « favorable,
dit-il, à la mixité sociale, mais pas à n’importe quel prix pour le
contribuable » – conteste les chiffres de Bertrand Delanoë relatifs au coût
(achat + travaux d’aménagement) de transformation de plusieurs logements de
luxe de son arrondissement en logements sociaux (quinze au total).
Concernant les neuf appartements de la rue de Varenne – situés face à
l’Hôtel Matignon ! –, Le Roux a calculé qu’ils revenaient à 7 841 euros le
mètre carré (3 531 selon la Mairie de Paris). Mieux (si l’on peut dire) :
les six logements de la très chic rue de Sèvres, dont « le coût de l’achat
de l’immeuble était de 1 509 245 euros et le coût global de l’opération
estimé à 1 313 207 euros pour 349 mètres carrés de surface utile »,
reviennent, eux, à… 8 087 euros le mètre carré. Soit, note Le Roux, «
largement plus que le prix de vente moyen (6 000 euros du mètre carré) des
appartements vendus à la découpe dans la capitale »… contre lesquels Delanoë
réclame pourtant une loi !
Rémunération au mérite à la SNCF
La grogne monte contre le nouveau système de notation au mérite que la
SNCF a remis à l'ordre du jour. Depuis le début de la semaine, les agents de
Paris-Est puis ceux de Paris-Nord et de Toulouse ont lancé des mouvements de
grève, à l'appel des syndicats CGT, FO, SUD-rail et de la Fédération
générale autonome des agents de conduite (Fgaac), pour protester contre ce
nouveau système. Ces mouvements sont reconduits aujourd'hui, avec notamment
deux ou trois trains par heure aux heures de pointe sur les lignes de
Paris-Est à Meaux et d'Haussmann à Tournan et 50% du trafic sur la ligne B
du RER.
Alors que jusqu'à présent les évolutions de carrière se faisaient
principalement en fonction de l'ancienneté, une liste de critères a été
appliquée plus strictement cette année. Parmi ceux-ci, la ponctualité, le
comportement vis-à-vis de la hiérarchie ou encore la qualité du service aux
clients. Des critères que les syndicats jugent trop subjectifs. La FGAAC
avait mené une grève sur ce thème le 3 mars dernier.
Le Prix Nobel d'économie 1992 se penche, avec une approche très libérale,
sur les conséquences du vieillissement de la population dans les pays
développés
Parce que c'est un sujet essentiel ! La démographie mondiale est marquée par
deux changements majeurs. Le premier est la chute des taux de naissance dans
toute l'Europe et dans la plupart de l'Asie - Japon, Corée, Chine, etc.
Aujourd'hui, la moitié du monde est au dessous du taux de remplacement de la
population ! Le second est l'allongement de l'espérance de vie, surtout dans
les nations riches. Ces bouleversements entraînent des défis considérables.
Il y a d'abord la question du financement de la santé et des retraites. Dans
la quasi-totalité des pays européens, le système de retraite est fondé sur
un principe de répartition. Les jeunes paient pour les vieux. Pendant
plusieurs décennies, les actifs étaient nombreux, et les retraités beaucoup
moins. Mais le nombre de cotisants va aller diminuant pour un nombre de
pensionnés qui ira croissant. Le système va donc être soumis à de très
fortes tensions. Ensuite vient la question de l'immigration. Il y aura de
moins en moins de jeunes travailleurs dans les pays développés, ce qui
constituera une forte incitation pour les actifs des pays pauvres à venir,
alors que beaucoup d'habitants des pays riches ne veulent pas de cette
immigration. Là aussi, il y a une source potentielle de conflits. Enfin, la
croissance économique dépend de la croissance démographique. Surtout dans
l'économie de la connaissance, où le principal actif est le capital humain.
Au XXe siècle, dynamisme démographique et croissance économique sont allés
de pair. Au XXIe siècle, la population ralentit et la croissance aussi.
Le vrai-faux blog de Jacques Chirac
Ca devait arriver et des petits malins l'ont fait , et bien fait, Le
blog personnel de Jacques Chirac est un pastiche politique très réussi. Bien
rédigé, solidement documenté (enfin, on serait prêt à le croire...), ce
vrai-faux blog détaille la vie publique et privée de notre président sans
jamais sombrer dans l'outrage et la facilité.
Entre comptes-rendus de Conseil des Ministres et commentaires très réactifs
sur la campagne du référendum européen, et sa désormais fameuse directive
Bolkestein, les pasticheurs se permettent quelques envolées et vrais faux
scoops intimes plus vrais que natures.
Ainsi en apprend-on davantage sur le régime alimentaire du locatiare de
l'Elysée et l'usage qu'il fait de son journal en ligne : "mon blog commence
à tourner un peu partout dans les hautes sphères, et des références
s’installent. Ceci dit, si je n’ai qu’à poster par le menu mes plats
préférés dans mon journal pour me les faire servir en dîner officiel,
j’aurais tort de me priver. Ca fait un moment par exemple que je n’ai plus
mangé de taboulé oriental, de salade niçoise, de homard mayonnaise, de
faisan farci aux cèpes, de pintade au chou, de cailles rôties, de tarte aux
myrtilles, de pastèque, de clafoutis aux cerises, de mousse au chocolat et
de kouign amann. Encore que l’on pourra se dispenser du kouign amann. Ce
n’est pas mauvais ( si on aime manger une plaque de beurre avec du sucre ),
mais c’est très lourd à digérer. Il vaut mieux ne pas avoir de choses
importantes à faire derrière, comme par exemple diriger la France.."
De même, on y découvre sa franchise et sa sollicitude lorsque, à propos des
JO, il confesse qu'"il va falloir que je fasse semblant de saliver à l’idée
de recevoir des épreuves de canoë-kayak sur la Seine. Je plains d’avance les
malheureux dont le canoë va se retourner et qui vont patauger dans les eaux
parisiennes. Le fleuve n’est plus aussi limpide qu’il ne l’a été."... Plus
vrai que nature !
Les chirurgiens libéraux réitèrent leur menace d'un "exil symbolique"
Les chirurgiens libéraux, qui prévoyaient un "exil symbolique" en
Angleterre en août 2004 pour protester contre l'explosion de leurs primes
d'assurance, envisagent de mettre leur menace à exécution dans les prochains
mois si l'accord signé avec le gouvernement reste "inappliqué".
Le collectif Chirurgiens de France avait annulé son opération après la
conclusion, le 24 août, d'un accord doté d'une enveloppe de 52 millions
d'euros, entre le ministre de la Santé et les représentants de la profession
portant sur les tarifs et le montant des primes d'assurance.
Sept mois plus tard, "seul un point, sur les neuf que comportait l'accord, a
été mis en oeuvre, qui porte sur la moitié de l'augmentation tarifaire
prévue, et son effet est en passe d'être annulé", déplore le porte-parole de
Chirurgiens de France, le Pr Philippe Cuq, chirurgien vasculaire à Toulouse.
"Notre action, qui sera engagée à partir du 9 mai, est en voie de
préparation mais elle risque d'être importante car les chirurgiens se
sentent trahis", relève-t-il.
"L'assurance maladie avait promis en 1990 de rétablir la liberté de choix
entre les deux secteurs, mais ça n'a jamais été suivi d'effet", relève le Pr
Xavier Gouyou-Beauchamp, orthopédiste à Bergerac (Dordogne) en secteur 1.
La Cour des comptes pointe des dysfonctionnements de la Banque de France
La Cour des comptes pointe des dysfonctionnements de la Banque de France
et l'incite à poursuivre ses efforts de réforme, dans un rapport qui sera
rendu public le 30 mars, cité dans le quotidien Les Echos mercredi.
Selon le quotidien, le rapport, "qui s'apparente à un réquisitoire",
encourage la Banque de France "à poursuivre son effort de réforme en
adaptant ses moyens à ses missions et en rationalisant sa politique sociale,
jugée extrêmement généreuse".
La Cour, qui recense ainsi 96 primes versées aux agents, dénonce également,
selon le journal, "une confusion des responsabilités entre l'employeur et
les institutions de gestion des activités sociales et culturelles". Elle
pointe par ailleurs "une opacité juridique et financière" de la Banque de
France.
Le document souligne néanmoins que la Banque de France ne pourra pas
poursuivre ses efforts sans l'appui de l'Etat. Les pouvoirs publics sont eux
aussi épinglés par la Cour, qui estime qu'ils ont leur part de
responsabilité dans le maintien des coûts de structure à un niveau élevé.
Objet: le Paradis de François Hollande
François Hollande meurt
accidentellement. Il est accueilli au Paradis par Saint Pierre qui lui dit :
- Bienvenue. Cependant, nous
devons régler un petit problème. Nous voyons sirarement des chefs de parti,
ici que nous ne sommes pas certains de ce que
nous devons faire de toi. Le
Grand Patron veut que tu passes un jour en Enfer et un jour au Paradis. Tu
devras ensuite choisir l'endroit où tu voudras passer l'éternité.
- Mais j'ai déjà décidé, je
veux rester au Paradis.
- Je regrette, mais nous avons
nos règlements.
Saint-Pierre conduit François
Hollande vers un ascenseur qui le conduit en Enfer.
Quand la porte s'ouvre, il se
retrouve sur un magnifique terrain de golf tout vert, le soleil brille dans
un ciel sans nuages et il y fait un parfait 25 degrés. Au loin se profile un
superbe club house. A l'avant de l'édifice
se trouvent son papa ainsi que
Guy Mollet, Charles Hernu et le promeneur du
Champ de mars. Une grande
partie de la droite est là aussi; tous ces beaux personnages s'amusent,
heureux et habillés de façon élégante mais décontractée (Dior, Versace,
Armani, etc.). Ils accourent à sa rencontre,
l'embrassent et se mettent à
brasser leurs souvenirs d'antan et leurs débats homériques (ha! ha!).
Ils jouent une partie de golf
amicale et dînent au homard et au caviar. Le Diable offre même une
consommation glacée.
- Bois donc ce Margarita et
relaxe un peu, François !
- Euh, ben, je ne peux plus
boire, j'ai fait un serment.
- Voyons, mon garçon, c'est
l'Enfer ici. Tu peux boire et manger tout ce que tu veux sans t'inquiéter .
À partir de maintenant, ça ne peut qu'aller de mieux en mieux!
François Hollande boit son
cocktail et commence à trouver le Diable
sympathique. Il est gentil,
raconte de bonnes blagues, aime aussi jouer de bons tours, etc.
Ils s'amusent tellement qu'ils
ne voient pas le temps passer. Arrive pourtant l'heure de partir. Tous ses
amis le serrent dans leurs bras et François Hollande prend l'ascenseur qui
monte vers le Ciel.
Saint-Pierre l'attend à la
sortie.
- C'est maintenant le temps de
visiter le Ciel ”, lui dit le vieil homme, en
ouvrant la porte du Paradis.
Pendant 24 heures, François
Hollande doit frayer avec Jean Moulin, Jean Jaurès, De Gaulle et toute une
confrérie de gens bienveillants qui conversent de sujets beaucoup plus
intéressants que l'argent et qui se
traitent l'un l'autre avec
courtoisie. Pas un seul mauvais coupou une seule
blague cochonne; pas de “ club
house ” mirobolant mais un resto ordinaire
Etant donné que ces gens sont
tous pauvres, il ne rencontre aucune connaissance, et il n'est pas reconnu
comme quelqu'un d'important ou de spécial ! Pire ! Jésus est une espèce de
hippie, un hurluberlu qui ne parle que de “ paix éternelle ” et ne cesse de
répéter ses insipides rengaines :
“Chasser les marchands du
Temple, il sera plus difficile à un riche d'entrer dans mon royaume qu'à un
chameau de passer par le chas d'une aiguille, etc.”
La journée terminée, Saint
Pierre revient.
- Alors, François, tu dois
maintenant choisir.
François Hollande réfléchit
pendant une minute et répond :
- Bien, je n'aurais jamais
pensé faire ce choix. Hum? Bon, je trouve le Paradis “intéressant”, mais
néanmoins je crois que je serais plus à l'aise en Enfer avec mes amis.
Saint-Pierre l'escorte alors
jusqu'à l'ascenseur et François Hollande redescend jusqu'en Enfer.
Quand les portes s'ouvrent et
il se retrouve au beau milieu d'une grande plaine brûlée et stérile,
couverte de vidanges et de déchets toxiques industriels. Il est horrifié
d'apercevoir tous ses amis, en guenilles et enchaînés tous ensemble, qui
ramassent des déchets pour les mettre dans des
grands sacs noirs. Ils
gémissent de douleur, se plaignant de leur supplice,
leurs mains et leurs visages
noirs de saleté.
Le Diable s'amène, mettant son
bras velu et puant autour des épaules du nouveau.
- Je ne comprends pas,
balbutie François Hollande en état de choc, lorsque j'étais ici hier, il y
avait un terrain de golf et un “ club house ”; nous avons mangé du homard et
du caviar et nous nous sommes soûlé. On s'est
envoyé en l'air comme des
lapins et on s'est tous follement amusés.
Maintenant, je ne vois qu'un
désert rempli d'immondices et tout le monde a l'air misérable.
Le Diable le regarde, lui
sourit sournoisement et lui susurre à l'oreille :
- Hier nous étions en campagne
électorale; aujourd'hui, tu as voté pour
nous!
TOUT RAPPROCHEMENT AVEC LE
REFERENDUM POUR L'EUROPE SERAIT SANS FONDEMENT !
73 millions d'euros
Le montant des financement publics aux partis politiques pour 2005
Cette somme, attribuée après examen des comptes de chaque parti par la
Commission nationale des comptes de campagne, se décompose en deux parts. 33
millions d’ euros sont répartis en fonction des voix obtenues lors des
élections législatives de 2002. L'UMP touche 9,7 millions, le regroupement
PS-PRG 9 millions, le FN 4,5 millions, les Verts 1,8 million, comme le PCF,
l'UDF 1,5 et Chasse, Pêche, Nature et Traditions 600 000 euros. La deuxième
part, 40 millions, est réparti entre les formations ayant des
parlementaires. L'UMP se taille la part du lion avec 22,3 millions, devant
PS-PRG à 10,9 millions et l'UDF à 3 millions
Les sureffectifs de Météo France en accusation
Dans un rapport que s'est procuré la Tribune, la Cour des comptes vient
d'épingler assez sèchement Météo France. Selon l'institution, « la nécessité
d'une présence systématique » dans 92 départements est de fait « loin
d'être évidente ». Autrement dit, l'établissment public serait en
sureffectif manifeste. Pour les sages de la rue Cambon, la comparaison avec
le Meteo Office britannique est même sans appel : Météo France emploie 3 700
agents, contre 1 820 pour son homologue outre-Manche.
« La Terre est toujours plus verte » (El Correo/Espagne)
Nous reprenons une interview publiée par El Complice du géographe et
climatologue Antón Uriarte. Il rejette la tendance actuelle à s'alarmer sur
le changement climatique. Selon le scientifique et auteur de nombreux livres
sur le sujet, "penser que la Terre souffre de désertification est erroné.
Les images satellite montrent le contraire : la Terre est toujours plus
verte ". Il ajoute : "nous connaissons bien l'histoire du climat en
continuel changement".
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