Conscience Politique   "le journal à contre pied de la pensée unique"   www.conscience-politique.org

+4,4% La croissance des Etats-Unis en 2004, la plus forte depuis 1999
Malgré un quatrième trimestre relativement décevant, les Etats-Unis ont affiché sur l'ensemble de l'année 2004 un taux de croissance de 4,4%. Du jamais vu depuis 1999.
L'économie américaine est sur la bonne voie. Après 0,8% en 2001, 1,9% en 2002 et 3% en 2003, elle a renoué l'année dernière avec des chiffres de croissance dignes de ceux de l'époque du boom Internet, avec une hausse du PIB de 4,4%. C'est ce qu'indiquent les chiffres publiés vendredi par le département du commerce. Du jamais vu depuis 1999, même si les chiffres du seul quatrième trimestre ont déçu les analystes qui, au lieu des 3,1% réalisés en rythme annuel, attendaient 3,5%.

Comme les années précédentes, ce sont les consommateurs qui ont tiré l'essentiel de la croissance en 2004, avec des dépenses en hausse de 3,8% et un investissement immobilier en progression de 9,5%, grâce à la faiblesse des taux d'intérêt. Mais les entreprises ont aussi commencé à prendre leur part du fardeau avec des investissements en hausse de 10,3%, soit le triple de l'année précédente. Il faut remonter à 1998 pour retrouver une progression plus élevée. Sans surprise, en revanche, le déficit commercial a lourdement pesé sur les comptes du pays, retirant l'équivalent de 0,61 point à la croissance. Les exportations ont certes bondi de 8,1% alors que le dollar faible rendait les produits américains plus attractifs, mais les importations ont accéléré encore davantage, de 9,8%.

9,5% La croissance de la Chine en 2004
C'est un chiffre à faire pâlir d'envie toute la planète : la Chine a enregistré l'année dernière une croissance de 9,5%, avec un PIB atteignant 13.651 milliards de yuans, soit 1265 milliards d'euros. Il s'agit de la meilleure performance enregistrée depuis sept ans. Et les observateurs prévoient que cette expansion va se poursuivre cette année, même si l'un des soucis principaux du gouvernement est, depuis quelques mois, d'éviter la surchauffe. Ainsi les investissements en capital fixe, indicateur clé en la matière, avaient bondi de 43% au premier trimestre avant de retomber à 28,6% sur les six premiers mois après des mesures de resserrement du crédit. Au final, ces investissements ont augmenté de 25,8% l'an passé. La production industrielle a quant à elle progressé de 11,5%, en net recul par rapport aux 17% de 2003.

43,9 milliards d'euros de déficit pour l'État en 2004
Le déficit public a représenté 3,6% du PIB
L’absentéisme à la française, entre sanction et prévention
Selon un rapport de l’Igas et de l’IGF, les dépenses d’indemnités journalières ont augmenté de 46% entre 1997 et 2002. Cette progression de l’absentéisme pour maladie inquiète non seulement les employeurs, mais aussi les pouvoirs publics.

L’absentéisme à la française, entre sanction et prévention
Selon un rapport de l’Igas et de l’IGF, les dépenses d’indemnités journalières ont augmenté de 46% entre 1997 et 2002. Cette progression de l’absentéisme pour maladie inquiète non seulement les employeurs, mais aussi les pouvoirs publics. Pour les entreprises, il coûte d’abord cher : heures supplémentaires, remplacement du salarié absent, formation des intérimaires, désorganisation et perte de temps. Convaincues du caractère "bidon" de ces arrêts maladie, les entreprises font ainsi de plus en plus appel à la contre-visite médicale, qui permet à l’employeur de cesser de verser le complément de salaire si la maladie n’est pas prouvée. Pour Bernard Salengro, médecin du travail, cet absentéisme peut se comprendre : "L’augmentation des arrêts de travail est totalement concomitante avec celle de la productivité. Il faudrait donc que le même esprit de contrôle règne au niveau des conditions de travail". En effet, d’après les résultats de l’enquête Sumer 2003, les risques et la pénibilité du travail sont en augmentation constante depuis 10 ans, d’où une hausse des pathologies ostéo-articulaires, premier motif d’arrêt maladie. Une réflexion s’engage ainsi dans certaines entreprises, comme Peugeot, sur l’ergonomie des postes de travail. Deuxième cause d’absence, les dépressions.

On ne rejouera pas 2002 en 2007."
Jean-Marc AYRAULT pour écarter l’hypothèse d’un retour de Lionel JOSPIN (AFP)

Les seniors, laissés-pour-compte du marché du travail
Selon une étude de la Dares, 36,8% seulement des français de 55 à 64 ans occupaient un emploi en 2003. Soit 5 points de moins que la moyenne européenne.

La colère de Delanoë
C’est peu dire que Bertrand Delanoë n’a pas apprécié – mais alors pas du tout ! – notre dossier de la semaine dernière consacré à son bilan à mi-mandat. Furieux de n’avoir pas été informé du contenu du livre noir de l’UMP dénonçant son action – et dont nous révélions les meilleurs extraits en exclusivité –, le maire de Paris, malgré l’interview que nous avait accordée sa première adjointe, Anne Hidalgo, a carrément refusé que notre enquête figure dans la revue de presse quotidienne (distribuée notamment aux élus) de la Mairie de Paris. Au nom de la transparence ?

EDITION Le "carton" de Villiers
Paru depuis seulement quelques semaines, les Turqueries du grand Mamamouchi (Albin Michel), le livre pamphlet de Philippe de Villiers contre l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, va faire l’objet d’un nouveau tirage : passé de la dixième à la sixième place du classement de l’Express, ses ventes approchent 70 000 exemplaires. Sous-titré "Adresse à Jacques Chirac", l’ouvrage dénonce avec virulence la position du chef de l’État, campé en grand Mamamouchi de Molière. De bon augure, selon le président du MPF, pour le résultat du référendum : " C’est un signe, dit-il. Les Français sont en train de comprendre que le meilleur moyen de dire non à la Turquie, c’est de dire non à la Constitution européenne. "

FABIUS À la table de Danielle Mitterrand
Comme chaque année, un dîner a (discrètement) réuni autour de Danielle Mitterrand plusieurs proches de l’ancien président de la République au restaurant La Cagouille, l’une de ses anciennes "cantines". Étaient présents le 10 janvier, pour le neuvième anniversaire de la mort de Mitterrand, les habituels Roger Hanin, Pierre Bergé, Michel Charasse et Jack Lang. Défait lors du référendum interne sur la Constitution européenne, et désireux, selon certains, de renouer avec le "clan des mitterrandistes" auquel il avait fait quelques infidélités, Laurent Fabius avait lui aussi tenu à figurer parmi les invités. Pour ne pas être oublié, " il a fait des pieds et des mains ", rapporte même un proche de Lionel Jospin.

Interview de Marie Novak, présidente de l'Association pour le droit à l'initiative économique
Marie Novak défend le micro-crédit comme moyen efficace et le moins cher de réduire la pauvreté dans le monde. L'Association pour le droit à l'initiative économique (ADI) accorde des prêts de faible montant et à court terme aux exclus des banques que ce soit dans les pays en développement ou dans les pays riches. L'ADI finance environ 6.000 prêts par an en France.
Marie Novak défend le micro-crédit comme moyen efficace et le moins cher de réduire la pauvreté dans le monde. L'Association pour le droit à l'initiative économique (ADI) accorde des prêts de faible montant et à court terme aux exclus des banques que ce soit dans les pays en développement ou dans les pays riches. L'ADI finance environ 6.000 prêts par an en France. Marie Novak défend le micro-crédit comme moyen efficace et le moins cher de réduire la pauvreté dans le monde. L'Association pour le droit à l'initiative économique (ADI) accorde des prêts de faible montant et à court terme aux exclus des banques que ce soit dans les pays en développement ou dans les pays riches. L'ADI finance environ 6.000 prêts par an en France.

Chirac propose une taxe internationale contre le SIDA
Le président Français a proposé mercredi à Davos de créer, "à titre expérimental", une taxe internationale sur les transactions financières internationales ou les billets d'avion pour financer la lutte contre le sida.
Jacques Chirac a plaidé avec force mercredi à Davos en faveur d'une taxe internationale pour financer le développement des pays pauvres, proposant de commencer avec la lutte contre le sida. Il a en particulier suggéré, devant le Forum économique mondial, une taxe internationale sur les transactions financières internationales, sur les carburants des avions et navires ou sur les billets d'avion. "Plusieurs assiettes pour ces nouvelles ressources sont envisageables", a dit M. Chirac, évoquant plusieurs pistes, en premier lieu "une contribution sur les transactions financières internationales" pouvant rapporter 10 milliards de dollars par an. "Ce ne serait pas la taxe Tobin", a-t-il précisé. Mais il s'agirait d'un prélèvement "au maximum d'un dix millième" appliqué à une fraction des transactions quotidiennes de 3.000 milliards de dollars.
M. Chirac, qui s'exprimait par visio-conférence depuis Paris, a tenté de convaincre des décideurs, a priori sceptiques, du bien fondé d'un prélèvement obligatoire ou volontaire pour recueillir 50 milliards de dollars par an afin de réduire de moitié l'extrème pauvreté dans le monde d'ici à 2015. Les Etats-Unis sont foncièrement hostiles à tout ce qui ressemblerait à un impôt international, mais l'idée est co-parrainée par le Brésil, l'Espagne et le Chili, et plus ou moins soutenue par une centaine de pays. "Notre but est d'aboutir à des décisions lors du sommet des Nations Unies de septembre sur la mise en oeuvre des objectifs du millénaire", après le G8 de Gleneagles sous présidence britannique en juillet, a-t-il assuré. "Je propose aujourd'hui d'aller de l'avant, par la création à titre expérimental d'un prélèvement pour financer la lutte contre le sida".
Affirmant que la communauté internationale était "en train d'échouer face à cette terrible pandémie" qui a fait 2,3 millions de morts en 2004 dans la seule Afrique-sub-saharienne, il a souligné qu'il fallait "mobiliser au moins 10 milliards de dollars par an" pour enrayer la progression du sida. Il a aussi proposé "une contribution sur le carburant utilisé par le transport aérien et maritime", pouvant rapporter plusieurs milliards de dollars, et "un faible prélèvement", par exemple d'un dollar, "sur les trois milliards de billets d'avion vendus chaque année dans le monde". Il également suggéré "de susciter en plus grand nombre des contributions volontaires pour le développement" par le biais d'incitations fiscales encourageant les dons privés. Pour désamorcer les critiques, le président français affirme qu'"il ne saurait être question d'outrepasser la souveraineté et les compétences fiscales des Etats" et qu'il n'était pas question de créer "de nouvelles bureaucraties internationales". M. Chirac a appelé à "combiner les approches", invitant les pays riches à consacrer 0,7% de leur PIB d'ici à 2015 à l'aide publique au développement, et a aussi soutenu l'initiative britannique de Facilité financière internationale.

Vive polémique sur les hausses d'impôts locaux
L'UMP et le PS s'écharpent sur les causes de la hausse des impôts locaux qui, dans certains régions, atteint 50%. La gauche, qui dirige la quasi totalité des exécutifs régionaux, assure que c'est la faute de la décentralisation. Le gouvernement l'accuse de "mauvaise foi".

La " drôle de cohabitation " commence à devenir violente. La polémique enfle, en effet, entre le gouvernement, de droite, et les conseils régionaux qui, depuis la victoire électorale de la gauche en mars dernier, sont quasiment tous dirigés par le parti socialiste. Au centre de la controverse, la hausse des impôts locaux, votée cette année par l'ensemble des exécutifs régionaux. Elle va de 10% à 50% dans la plupart d'entre elles, exceptée l'Alsace, seule région gérée par l'UMP en métropole, où elle est cantonnée à 3,8%. Ainsi, si elle est limitée à 15% environ en Aquitaine, elle atteint par exemple 23% en Ile-de-France, 30% en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, et, pour certaines taxes, 50% dans le Centre, 75% en Bourgogne, et 80% en Languedoc-Roussillon.

La Cour des comptes fustige l'opacité financière d'EDF
Mais c'est la situation d'EDF qui est la plus critique. Au titre des nouvelles normes comptables IFRS, le groupe a passé une provision de 24,8 milliards d'euros. En données brutes, c'est-à-dire sous les anciennes normes comptables, ce montant atteint 48 milliards d'euros. Seul problème : ce montant a été dilapidé ces dernières années pour financer la frénésie d'acquisitions réalisées par EDF. Avec les succès que l'on sait en Italie et en Argentine. Face à ses engagements, l'électricien ne dispose aujourd'hui que de 2 milliards d'euros d'actifs dédiés. C'est bien peu, dénonce la Cour des comptes, qui souhaiterait que l'on sécurise cette situation financière pour ne pas avoir à faire payer demain le consommateur ou le contribuable.

Barroso veut des services sans frontière
Les services devront être un jour capables de migrer sans frontière d'un Etat à l'autre de l'Union européenne. Au moment où en France, la directive Bolkestein, prévoyant une libéralisation du secteur, provoque une polémique, José Manuel Barroso annonce son souhait de faire sauter d'ici à 2011 les verrous empêchant l'accomplissement complet du marché intérieur. "Il est temps de réaliser une nouvelle étape dans l'intégration économique", a déclaré hier le nouveau président de la Commission européenne, en présentant son programme de travail pour les cinq ans à venir. "D'ici à la fin de la décennie, il devrait être aussi naturel d'offrir des services à travers les frontières que de transporter des biens", a-t-il précisé. Ces derniers présentent un "énorme potentiel de croissance".

Les policiers travaillent 27 heures par semaine
Vingt-sept heures de travail effectif en moyenne par semaine pour un policier en tenue, dont neuf sur le terrain. A l'heure où Dominique de Villepin – qui sera ce soir sur France 2 l'invité de l'émission "100 minutes pour convaincre" – appelle à une "nouvelle stratégie de sécurité", Le Figaro dévoile pour l'année 2004 les premiers résultats de la main courante informatisée (MCI), cette puissante base de données devenue le principal outil de pilotage de la police du quotidien.
Alors que 35% des faits se déroulent entre 18 heures et minuit, la police compte trop de présents le matin et pas assez le soir.
Premier enseignement : la distribution horaire des événements signalés et celle de la présence policière ne coïncident pas (voir infographie). Alors que 35% des faits se déroulent entre 18 heures et minuit, la police compte trop de présents le matin et pas assez le soir. Le déficit atteint presque 40% le samedi soir et le dimanche. Car, contrairement à une idée reçue, il n'y pas de jour calme. La répartition des événements est homogène sur la semaine : 7 000 interventions de police par jour.
Deuxième enseignement : le taux global d'indisponibilité des fonctionnaires est élevé. Selon le "test d'emploi des personnels", outil phare de la MCI adapté des techniques d'audit de la police des polices, il atteint 33%. D'où les 27 heures de travail effectif, après soustraction des arrêts maladie, congés et temps de repos (lire encadré).
Troisième enseignement : l'occupation de la voie publique est insuffisante. Selon la MCI, sur 27 heures de travail, un policier en tenue passe 62,3% de son temps dans les locaux administratifs. "C'est beaucoup trop", affirme un haut responsable policier qui milite contre "l'enfermement des fonctionnaires dans leur commissariat". Sur le temps disponible pour la police de terrain, il faudra encore retrancher 5,1% pour les missions d'assistance, comme les gardes statiques ou les transfèrements de détenus. Ce qui laisse donc seulement 9 heures par semaine (32,6% du temps disponible) à la police de voie publique (voir infographie).

750 millions de dollars pour la vaccination
Aux Etats-Unis, la Fondation Bill & Melinda Gates a annoncé qu'elle ferait un don de 750 millions de dollars à la " Vaccine Fund " pour vacciner la population de 72 pays pauvres contre des maladies comme la diphtérie ou la poliomyélite. Les fonds serviront aussi au développement de nouveaux vaccins contre certaines maladie dont la méningite. En 1999, la fondation des Gates avait déjà offert 750 millions de dollars à cette fondation

Un rapport réclame davantage d'inspecteurs du travail
Commandé début juillet par le gouvernement, le rapport Bessière sur l'inspection du travail, rendu public lundi, décrit un corps en proie à "un sentiment de crise" accru après le meurtre de deux inspecteurs en septembre. Il prône une augmentation "sensible" du nombre des agents, une diversification des modes de recrutement et une affirmation plus grande de "l'autorité publique". A ce titre, une mission d'enquête interministérielle devrait recenser les différentes formes "d'incivilité" ou de "délégitimation subies par les services publics chargés du contrôle".

Kofi Annan dans la tourmente (The Wall Street Journal/Etats-Unis)
Après un voyage dans les pays ravagés par les raz-de-marée du 26 décembre dernier, le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, est de retour dans son quartier général de New York pour affronter un autre sujet difficile : la réforme de l'organisme international. Confronté à une série de scandales dont celui du programme «oil-for-food» en Iraq et celui des abus des casques bleus au Congo, Kofi Annan a encore deux ans devant lui pour accomplir ce qu’il avait promis en 1997 : réorganiser et relancer l’ONU.

France : les faillites ont progressé de dépit de la reprise 
Les défaillances d’entreprises ont progressé de 1,5% après un bond de 11,7% en 2003, pour atteindre 48.664 sociétés. Mais la performance est décevante compte tenu de l’accélération de la croissance. Pourtant l’amélioration a bien eu lieu dans l’industrie, puisque les faillites ont chuté de 9% après une hausse de 20% en 2003. Mais elle a été largement compensée par l’hécatombe dans la restauration (+7,7%), le BTP (+3,2%) et le commerce (+2,9%). 

Chine : le Dragon chinois envahit le Monde   
La machine chinoise à exporter a accéléré sa cadence en 2004. L'excédent commercial a atteint un record, à plus de 30 milliards de dollars. Et pour le seul mois de décembre, les exportations ont bondi de 32% alors que les importations ont progressé, elles, de 25%. Le rythme devrait se poursuivre cette année.

"Si Jospin veut être candidat en 2007, je suis partant"
C'est actuellement l'homme d'Etat en France qui réunit le mieux les qualités de compétence, d'honnêteté intellectuelle, de rigueur. Je ne sais pas s'il voudrait être candidat à l'élection présidentielle de 2007, s'il sera en situation de l'être, si ce sera opportun. Mais si jamais il le veut et est en situation de l'être, je suis partant.
Bertrand Delanoë, maire (PS) de Paris, au "Grand Jury RTL- "Le Monde"-LCI".

Les lois et les nations sur guile.net
Les situations économiques de certains pays ayant pourtant beaucoup de choses en commun, comme la Malaisie et l’Indonésie, sont souvent très différentes. En effet, pendant que la Malaisie jouit d’une économie florissante, l’Indonésie est en difficulté. D’après la théorie des économistes Rafael La Porta, Florencio Lopez-de-Silanes, Andrei Shleifer et Robert Vishny -les célèbres LLSV-, l'explication serait le fait que la Malaisie soit une ancienne colonie britannique avec un système juridique anglo-saxon et l'Indonésie une ancienne colonie hollandaise avec un système juridique napoléonien.

La Chine «un État hautement répressif»
Dans un rapport publié la semaine dernière, l'organisation Human Rights Watch critique la Chine, affirmant que le pays le plus peuplé au monde restait aujourd'hui «un État hautement répressif» où la violation des droits fondamentaux par les autorités est quotidienne. Le rapport de l’organisme critique en particulier la répression dans les régions occidentales du Tibet et du Xinjiang où Pékin se montre très sensible aux manifestations séparatistes.

Les dépenses maladie ont augmenté de 4,4% en 2004
Les dépenses maladie du régime général de la sécurité sociale ont progressé de 4,4% en 2004, selon des chiffres provisoires publiés mardi par la Cnam. Ce chiffre est supérieur à celui fixé par le Parlement, qui était de 4%. Mais il marque un net ralentissement par rapport à l'augmentation de l'année dernière, qui s'était montée à 6,7%.

Hotspots Wifi : Paris et la France quatrièmes
JiWire.com, site spécialisé dans la recherche de points d’accès à l’Internet sans-fil, livre un classement des pays et des villes les mieux dotés en hotspots. Confirmant les bonnes dispositions de la France dans l’ADSL (un foyer sur quatre dispose d’un accès haut débit), la France se classe quatrième. Avec 3,238 points d’accès, elle est devancée par les 21.033 hotspots des Etats-Unis, les 9355 de la Grande-Bretagne et les 5711 de l’Allemagne. Elle devance le Japon, la Suisse, l’Italie, l’Espagne, le Canada et l’Australie. De même, Paris ne démérite pas, avec ses 757 hotspots recensés, gratuits ou payants. Derrière Londres (1177), Tokyo (854) et New York (757), elle fait mieux que Singapour, Hongkong, Berlin, Chicago, San Francisco et Seattle.
http://jiwire.com/

Le président Bush veut revenir sur l'avortement (généthique.org/France)
Dans sa proclamation sur "le caractère sacré de la vie humaine", G. Bush a rappelé les différentes étapes qui l'ont déjà amené à revenir sur cette question : la loi de 2004 sur les "victimes non nées" qui considère comme un double crime le meurtre ou la blessure volontaire d'une femme enceinte ; la loi de 2003 qui interdit les avortements au delà de 12 semaines de grossesse : enfin la loi de 2002 sur la protection des enfants nés pendant un avortement. Enfin, il ne cache pas qu'il veut mettre fin "à la dépense des deniers des contribuables pour financer des programmes internationaux destinés à promouvoir l'avortement à l'étranger."

L'Allemagne, championne du monde à l'export
Le chancelier Schröder a au mois un sujet de satisfaction : le « made in Germany » fait toujours recette. En 2004, le montant des exportations des entreprises allemandes s'est élevé à 731 milliards d'euros. Un record mondial. Mieux, l'Allemagne affiche un surplus commercial sans précédent de 155,6 milliards d'euros, une hausse de 20 % sur 2003, et devrait conserver son titre de « championne du monde des exportations » que lui avait décerné pour 2003 l'OMC. En dépit de l'appréciation de l'euro face au dollar et aux monnaies asiatiques. Certes, l'Union européenne, avec 64 % des débouchés, demeure de très loin le principal marché des produits allemands. Mais, pour le reste du monde, les exportations allemandes ont progressé de plus de 10 %, à 262,9 milliards d'euros. Pour Stefan Bielmeier, économiste de la Deutsche Bank de Francfort, ce succès commercial allemand provient de la bonne spécialisation de ses ventes dans les biens d'équipement, mais tient aussi au rebond de compétitivité des entreprises.

Nouveau recensement : la France compte 62 millions d'habitants
La France compte 1,7 million d'habitants de plus qu'en 1999 : l'Insee, qui a publié hier les premiers résultats du nouveau recensement, montre qu'avec 62 millions d'habitants le pays a connu une croissance plus forte entre 1999 et 2004 qu'entre 1990 et 1999. Ce dynamisme s'explique, pour les trois quarts, par l'excédent des naissances sur les décès, et, pour le quart restant, par le solde migratoire. La population vieillit et le nombre des personnes seules s'a ccroît fortement.

Le sondage CSA / Profession Politique
2007 : CHIRAC n’est pas le candidat naturel   
Seul un Français sur trois souhaite que Jacques CHIRAC se représente en 2007, 56% sont contre. Les opposants veulent un renouvellement du personnel politique. Les partisans (53% chez les sympathisants de l’UMP) mettent en avant la stature internationale du chef de l’État.
Lire les résultats du sondage

Menace de boycott. Le Premier ministre n’est "pas sûr" d’aller voter au conseil national de l’UMP du 6 mars sur l’Europe et la Turquie. En privé, il se montre sévère et sceptique à l’égard de la méthode SARKOZY qui pose le vote des militants comme principe de fonctionnement dans le parti. "De toute façon pour les législatives, c’est le président de la République qui décidera des investitures. Les partis politiques ne jouent plus aucun rôle", a poursuivi le chef du gouvernement.

Ballon d’essai ou maladresse ? [mercredi 19 janvier 2005]
Une proposition de loi, préparée par le sénateur UMP Patrice GÉLARD, a rouvert la controverse autour de l’immunité de Jacques CHIRAC.
Le sénateur chiraquien Patrice GÉLARD a décidé de reculer. Il n’a pas déposé la proposition de loi qu’il avait préparée dans le but de permettre aux anciens présidents de la République de devenir sénateurs à vie.
Le texte de Patrice GÉLARD prévoyait tout d’abord de supprimer le deuxième alinéa de l’article 56 de la Constitution, qui stipule que les chefs d’État arrivés au bout de leur mandat "font de droit partie du Conseil constitutionnel". S’appuyant sur les difficultés de VGE à respecter le devoir de réserve qui s’impose aux Sages de la rue Montpensier, le parlementaire UMP estime que ce statut ne convient pas aux ex-locataires de l’Élysée. En compensation, Patrice GÉLARD proposait que ceux-ci puissent devenir sénateurs à vie. C’est cette mesure qui a déclenché la polémique. Jacques CHIRAC, mis en cause dans plusieurs procédures sur le financement occulte de l’ex-RPR, est actuellement à l’abri de la justice grâce à l’immunité liée à sa fonction. En quittant l’Élysée, il perdra cette protection. En revanche, en devenant sénateur il aurait pu bénéficier de l’immunité parlementaire. Celle-ci est très relative, mais elle permet néanmoins aux députés et sénateurs de jouir d’un régime juridique dérogatoire au droit commun.

Devant les critiques, Patrice GÉLARD a décidé de ne pas déposer sa proposition de loi dans l’immédiat. Il affirme être déterminé à "mettre fin à l’appartenance des anciens présidents de la République au Conseil constitutionnel". Mais il reconnaît que l’idée de faire des ex-chefs d’État de véritables sénateurs à vie n’était pas appropriée. Il faut dire que l’Élysée s’était rapidement démarqué de cette proposition de loi qui ressemblait fort à un ballon d’essai destiné à tester la réaction de l’opinion. Une opération contre-productive puisqu’elle a réveillé la polémique. François HOLLANDE a en effet profité de cette occasion pour réclamer que le projet de loi sur le statut pénal du chef de l’État soit enfin déposé à l’Assemblée nationale.



2005 Index of Economic Freedom
France remains a relatively statist country. Public expenditure amounted to 54.4 percent of GDP in 2003, and the state employs 25 percent of the workforce. The country also remains awash in regulation and has striven mightily to preserve its overregulated politico-economic culture by adopting protectionist stances in global trading forums. As a result, France has a persistently high unemployment rate and, according to the European Commission, was likely to violate the European Union Stability Pact 3 percent (of GDP) deficit limit for the third year in a row with a 2004 deficit of around 3.7 percent. Growth remains sluggish. However, since the overwhelming re-election victory of President Jacques Chirac in May 2002, some progress has been made. A long-term unemployment benefit cut-off period for workers under 50 years of age has been reduced from three years to two. New Finance Minister Nicolas Sarkozy has promised further government privatization. France’s biggest immediate economic problem is the government’s overly generous health insurance program, which has a deficit that is set to rise from 11 billion euros in 2004 to a staggering 29 billion euros by 2010. France's overall score is unchanged this year.

Ouverture du marché de l’énergie
A Boissey-le-Châtel : La première concession publique de gaz à un opérateur privé
La commune de Boissey-Le-Châtel (Eure) a signé le lundi 10 janvier un contrat de concession de distribution publique de gaz avec la société Antagaz. C’est, avec l’ouverture du marché de l’énergie à tous les professionnels, le premier contrat en France de cette nature qui unit une collectivité à un opérateur privé depuis l’après-guerre. " Cela fait 9 ans que nous demandions le gaz, c’est désormais chose faite " a résumé Noël Berthou, le maire de cette bourgade de 700 habitants situé à l’ouest du département, à deux pas de la future autoroute.
Gaz de France préférant se concentrer sur les zones à forte densité de population, l’élu a lancé en novembre 2003 avec le syndicat Intercommunal de l’Electricité et du Gaz de l’Eure (SIEGE) un appel d’offres, le premier du genre, vers le marché privé. " L’opérateur historique est certes toujours compétitif. Mais l’importance des demandes des communes et le souhait de nous concitoyens de disposer d’une énergie moins chère et écologique justifient l’entrée en scène de nouveaux opérateurs, non pas en remplacement mais en complément de Gaz de France ", explique le président du SIEGE, Alain Pluchet, qui s’est déclaré particulièrement satisfait de " voir s’élargir le potentiel d’entreprises de distribution de gaz ". La société Antagaz qui obtenu en 2003 l’agrément d’opérateur de distribution de gaz délivré par la direction générale de l’Energie a été la seule à répondre à l’appel d’offres de concession. Une bonne offre, selon Alain Pluchet. " Nous ne faisons pas aujourd’hui un effet d’annonce mais nous nous engageons dans une politique volontaire sur le long terme de distribution de gaz en réseau aux communes qui ne sont pas desservies ", souligne François Varagne, le PDG d’Antagaz qui engage 250 000 euros d’investissement dans cette opération. Pour Antargaz, un habitat groupé de 40 foyers peut justifier la mise en place d’un réseau gazier.
A Boissey-le-Châtel, la société va installer en aérien deux bonbonnes de gaz liquéfié de 5 tonnes qui seront reliées d’ici l’hiver prochain à 100 foyers de particuliers et une vingtaine de professionnels. Ainsi pour Thérèse qui est née ici il y a 74 ans, c’est une véritable révolution dans le village, comparable en son temps à l’arrivée de l’électricité. Déjà elle a mis en vente sa vielle cuisinière à bois et décidé de se raccorder au réseau de gaz, trop contente de ne plus avoir à transporter les bûches. On estime qu’il y a en France 2.500 communes potentiellement clientes du secteur privé pour la fourniture de gaz en réseau.IBM va mettre 500 de ses brevets dans le domaine public

Le géant américain de l'informatique IBM a fait savoir lundi soir qu'il comptait mettre 500 de ses brevets dans le domaine public pour que les créateurs de logiciels puissent s'en inspirer, un geste inédit pour le numéro un du micro-ordinateur.
Jim Stallings, vice-président d'IBM chargé de la propriété intellectuelle, a déclaré dans un entretien que cette initiative visait à encourager d'autres entreprises du secteur à faire profiter les autres de leurs brevets, afin d'encourager l'innovation technologique.
"Cela constitue, de loin, la plus grande mise à disposition de brevets dans l'histoire américaine", déclare IBM dans un communiqué qui doit être publié mardi.
"Vous pouvez les utiliser, pour progresser, innover, (et) (...) créer quelque chose de nouveau", lance Stallings, à l'intention des créateurs de logiciels.
Campagne contre les cheveux longs et tenues "décadentes" en Corée du Nord

La Corée du Nord a intensifié une campagne contre les cheveux longs et les tenues négligées, dénonçant notamment à cet égard la "décadence capitaliste", selon la BBC citant les médias dans une dépêche datée de Pyongyang.
Les télévision, radios et journaux ont demandé aux hommes de porter les cheveux courts, pas plus de 5 cm, et d'aller chez le coiffeur deux fois par mois. La télévision nord-coréenne a même expliqué que les cheveux longs "consommaient beaucoup d'éléments nutritifs" et pouvaient priver le cerveau d'une partie de son énergie.
La radio considère, de son côté, qu'il est important de se vêtir correctement "pour repousser les manoeuvres ennemies d'infiltration d'idées et du mode de vie capitalistes".
Le quotidien du parti communiste au pouvoir, le Rodong Sinmun, met, lui, en garde contre la décadence.
"Les gens qui portent des vêtements d'un style et mènent une vie qui ne sont pas les leurs vont devenir des idiots et provoquer la ruine de la nation", dit-il.
La télévision a montré des Nord-Coréens aux cheveux longs dans les rues de Pyongyang dans une émission inhabituelle utilisant une caméra cachée.

La colère monte chez les médecins généralistes français
Des médecins généralistes sont partis en guerre contre le nouveau dispositif du médecin traitant, qui favorise selon eux leurs confrères spécialistes sans garantir l'amélioration des soins et les économies promises par la réforme de l'assurance maladie.
Depuis lundi, les quelque 38 millions d'assurés sociaux de plus de 16 ans ont commencé à recevoir de leurs caisses d'assurance maladie des formulaires personnalisés d'inscription auprès de leur futur médecin traitant. Ils devront l'avoir choisi avant le 1er juillet, sous peine de ne pas être remboursés au tarif "Sécu".
Mais dans le même temps, les opposants à cette mesure phare de la réforme du ministre de la Santé Douste-Blazy, et en particulier aux dépassements d'honoraires des spécialistes, ont commencé à se faire entendre.
Sans surprise, un vent de fronde a d'abord soufflé dans les rangs du principal syndicat de médecins généralistes, MG France, farouche opposant à la convention médicale qui doit être signée avant le 15 janvier par l'assurance maladie et trois syndicats de médecins - la CSMF (1er syndicat des médecins libéraux), le SML et Alliance.
MG France, qui n'était pas parvenu lors des laborieuses négociations à obtenir pour les généralistes des revalorisations d'honoraires équivalentes à celles concédées aux spécialistes, ne décolère pas contre un dispositif qui revient, selon lui, à soigner "plus cher, plus vite, et seulement pour certains".
Très remonté, son président le Dr Pierre Costes a même demandé aux praticiens "de surseoir au renvoi" aux caisses d'assurance maladie des formulaires d'inscription de leurs patients. MG France a aussi appelé les médecins à participer à la "marche contestataire" organisée le 22 janvier à Paris par un syndicat d'internes en médecine générale, l'ISNAR-IMG.
Une initiative moins attendue a été prise par deux médecins-écrivains, les Dr Martin Winckler et Christian Lehmann, qui ont lancé une pétition, déjà signée par 2.000 médecins et patients.
Pour eux, tout comme le Syndicat national des jeunes médecins généralistes, il est urgent de se mobiliser "contre les mensonges d'une réforme dont le ministre de la Santé cache obstinément les conséquences".
Car la réforme ne donne aucuns moyens aux généralistes de la faire fonctionner et ne fera rien d'autre que "mettre en place un accès aux soins dépendant des revenus", estiment-ils. "Au final, il faudra constater l'échec de cette contre-réforme, en faire porter la responsabilité aux lampistes que sont les généralistes, et ouvrir la porte aux assurances privées, en disant que la Sécu, bien malade, n'a pas pu être sauvée", assène leur texte.

France: déficit commercial de 1,080MdsE en novembre.
(Cercle Finance) - La balance commerciale de la France a accusé un déficit de 1,080 milliard d'euros en novembre 2004, selon les données publiées ce matin par les Douanes.
Sur les onze premiers mois de l'année 2004 le déficit cumulé totalise 5,696 milliards d'euros, contre un excédent de 1,149 milliard sur la période janvier-novembre 2003.
En novembre, les exportations s'élèvent à 29,510 milliards d'euros, soit un glissement trimestriel de 3,5% à trois mois et de 7,7% à douze mois d'écart, pour des importations de 30,590 milliards d'euros (glissement trimestriel de 3,8% à trois mois et de 13,1% à douze mois d'écart).
Hollande : le suicide assisté recule ses limites (British Medical Journal/Royaume-Uni)

En Hollande, un rapport élaboré par une association médicale suggère d'étendre la loi sur l’euthanasie très controversée - entrée en vigueur en avril 2002 - aux personnes pour lesquelles la lassitude de vivre constitue une souffrance insupportable. Selon le directeur de l’Institut Lindeboom pour l'Éthique Médicale, Henk Jochemsen, ce document contient des éléments " dangereux ".

Le trafic de drogue dans l’Union Européenne
Selon le dernier rapport d'Europol - le Bureau Européen de Police ayant son siège à l'Hayes, en Hollande - la production, le commerce et la consommation de drogue prospèrent à l'intérieur de l'Union européenne. Malgré les efforts des pays membres de l'UE pour réduire l’offre et la demande de substances stupéfiantes, aucune baisse de la consommations n'a été enregistrée. Pour cette agence, le trafic de drogue est de loin la plus répandue et la plus lucrative activité de criminalité organisée en Europe.

Le président et Dieu
Lors d’une interview aux journalistes du Washington Times, dans le bureau ovale de la Maison Blanche, George W. Bush a déclaré qu'il ne concevait pas une présidence sans relation avec la religion. Selon le président des Etats-Unis, dont le second mandat débutera la semaine prochaine, nombreux sont ceux qui ne comprennent pas le rôle de Dieu dans sa vie.

Bush en campagne pour privatiser les retraites
Le président américain veut faire des retraites la grande question de son second mandat. Adversaire résolu du système par répartition, dont il prédit la faillite, il préconise le recours à des fonds d'épargne privés. Seul problème: une majorité d'américains n'est pas d'accord...
Le petit patron d'une société d'ambulances, une mère célibataire, un fermier de l'Utah, un homme d'affaires noir : c'est au milieu de cet échantillon de la société civile soigneusement choisi que George Bush a, mardi, publiquement lancé son plan de privatisation des retraites. " Si vous avez 20 ans et que vous entrez sur le marché du travail, je vous demande de réfléchir à ce peut vous offrir un système voué à la faillite à moins que le Congrès réagisse dès maintenant ", a affirmé le président lors de cette " conversation avec des gens ordinaires " à l'Auditorium Andrew Mellon de Washington.
Pour justifier son pessimisme quant à l'évolution du système par répartition, Bush reprend des études qui montrent que la Social Security aura plus de dépenses que de recettes fiscales dès 2018 et qu'elle ne pourra plus verser de pleines retraites après 2042. Des chiffres contestés par les Démocrates, de nombreux économistes et même certains élus Républicains au Congrès, qui accusent l'administration de dramatiser la situation. Les opposants à la privatisation affirment que le système sera encore en mesure de payer les trois quarts du montant promis des retraites dans 40 ans, quand tous les baby-boomers auront cessé leur activité depuis longtemps. Il suffirait, selon eux, d'augmenter les cotisations et de diminuer les prestations pour sauver un régime qui fonctionne depuis les années 30 …
C'est pour vaincre ces résistances que Bush dépêche ses hommes sur le terrain. Le secrétaire au Trésor, John Snow, finit ce mercredi une visite de trois jours à Wall Street durant laquelle il a tenté de rassurer les dirigeants de Goldman Sachs, JPMorgan et autres Lehman Brothers, sur l'impact de la réforme pour les finances publiques. Le vice-président Dick Cheney et le directeur du Budget Josh Bolten s'exprimeront à ce propos cette semaine. Si le président fait ainsi monter la pression, c'est qu'il souhaite que la question des retraites domine son second mandat, qui débute officiellement le 20 janvier. Son premier projet, annoncé en 2000, avait été gelé après l'éclatement de la bulle boursière, mais le président juge aujourd'hui les conditions réunies pour remettre la réforme sur le tapis.

L'audience des blogs explose aux Etats-Unis
A en croire le Pew Internet and American Life Project, les blogs, ou carnets de bord en ligne, " se sont établis comme un élément clé de la culture en ligne " outre-atlantique. Fin 2004, on comptait en effet pas moins de 32 millions d'américains lecteurs de blogs. Soit 27% des internautes d'après une étude réalisée en novembre, contre 17% en février. Autrement dit, un bond de 58% en moins d'un an. Entre ces deux dates, les élections présidentielles américaines ont été l'occasion d'apporter un surcroît de notoriété à ce nouveau moyen d'expression, qui a la particularité d'être utilisé aussi bien par le grand public que par des commentateurs professionnels. 9% des internautes ont ainsi fréquenté des blogs politiques au moment de la campagne électorale. A noter que des auteurs de blogs avaient reçu des accréditations officielles pour "couvrir" les conventions républicaines et démocrates, au même titre que des journalistes "classiques".
Cela dit, les auteurs ou les éditeurs de blogs sont encore très minoritaires : ils seraient 8 millions aux Etats-Unis, soit 7% des internautes. Et les blogs restent un mystère pour une majorité des surfeurs. 62% déclarent en effet " ne pas être sûrs " de connaître la signification du mot blog. Rappelons que selon l'éditeur de dictionnaires américain Merriam-Webster, cette définition a été la plus recherchée sur son site Internet au cours des douze derniers mois, ce qui en ferait "le mot de l'année" selon lui. Il définit le blog comme "un site web qui contient un journal en ligne personnel avec des réflexions, des commentaires et souvent des liens hypertextes". Assumant l'héritage de la bonne vieille "page perso", le blog y ajoute également de l'interactivité avec la possibilité d'accueillir les réactions et les commentaires des lecteurs. Le raz de marée en Asie du Sud vient malheureusement de vérifier toute la richesse potentielle des blogs en terme de réactivité, via la publication d'informations et d'images inédites.
Réalisée à partir de deux sondages, l'enquête de Pew dresse le portrait robot des internautes membres de la "blogosphère" américaine. C'est ainsi que le créateur de blog se caractérise majoritairement comme un homme (à 57%), jeune (48% ont moins de 30 ans), et surtout, vétéran d'Internet : 82% sont branchés depuis 6 ans ou plus. Les lecteurs de blogs ont quant à eux un profil plus proche de l'internaute " ordinaire ". Dernier élément intéressant de cette enquête, 5% des internautes déclarent utiliser des lecteurs de flux RSS ou XML. C'est la première fois que le Pew Internet and American Life project, qui a pour objet d'ausculter la toile américaine et ses usages, peut mesurer la popularité naissante de ces outils. Lesquels permettent d'être informés en temps réel des dernières nouvelles publiées par un blog ou tout autre site recourant à la syndication RSS pour diffuser ses contenus.

La planète de CHIRAC
En peaufinant son image de vieux sage du monde, le chef de l'État pense déjà à 2007 et aux soutiens internationaux qu'il pourrait mobiliser.
"Nous formons une seule et même humanité dont le destin ne se distingue pas de celui de notre planète" : en une phrase, le 31 décembre à la télévision, Jacques CHIRAC a laissé apparaître ce qui est aujourd'hui la vérité d'un homme, la sienne.
Issu d'un parti sinon nationaliste, en tout cas patriotique - le RPR de la fin des années 1970 -, le Président croit désormais à une appartenance mondialiste qui transcende le sentiment national et peut-être même la construction d'ensembles politiques comme l'Union européenne. Ainsi serions-nous devenus des citoyens de la planète, auprès desquels le chef de l'État a l'ambition de passer pour un sage. C'est sa conviction et c'est sa stratégie. Samedi a ainsi été créée, par décret au Journal officiel, la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, qui retracera deux siècles d'immigration en France, une volonté élyséenne. Si CHIRAC devait se représenter en 2007, ce serait avec l'espoir d'être soutenu par des dirigeants du Tiers-Monde - il soigne ses relations avec le Brésilien LULA - ou des figures emblématiques comme le prix Nobel de la Paix, Rigoberta MENCHU, pour contrer l'hyperpuissance américaine. Un rôle inédit pour terminer sa carrière, en préférant le Zambèze à la Corrèze.

Les Etats-Unis hors du Top 10 des économies les plus ouvertes
Les Etats-Unis ne sont plus classés parmi les dix économies les plus libres, pour la première fois depuis que l'institut conservateur Heritage Foundation a créé ce classement, dominé depuis onze ans par Hong Kong. La première économie mondiale partage cette année avec la Suisse la 12e place de ce classement qui tente de déterminer le degré de liberté d'une économie sur la base de la fiscalité, des politiques budgétaires et monétaires ou encore de la règlementation. La France arrive au 44ème rang de ce classement loin derrière ses grands partenaires européens, comme l'Allemagne (18è), la Grande-Bretagne (7è) ou l'Italie (26è) mais aussi le Japon (39e) ou encore la Lithuanie (23e) ou le Botswana (37e). Le titre de lanterne rouge revient à la Corée du nord juste derrière la Birmanie et la Libye. La liberté économique progresse dans le monde, selon les critères de la Heritage Foundation, 86 pays faisant mieux cette année que lors du classement précédente et 12 pays restant au même rang. En revanche 57 pays font moins bien.

France : le PIB a stagné au troisième trimestre
Le produit intérieur brut français a stagné au troisième trimestre de l'année dernière, par rapport au deuxième. C'est ce qu'indiquent les données détaillées publiées mardi par l'Insee, qui revoit ainsi en baisse de 0,1% sa précédente estimation. Au premier trimestre comme au second trimestre 2004, la croissance s'est établie à 0,6%. Sur l'ensemble de l'année, la croissance ne devrait guère dépasser 2,1%, même avec de bons chiffres pour le dernier trimestre, bien loin finalement des 2,5% espérés par le gouvernement.

L'aide pour l'Asie du Sud bat de nouveaux records
Huit jours après le tsunami qui a fait plus de 145.000 morts, deux milliards de dollars sont pour le moment mobilisés par les gouvernements. L'aide privée, des entreprises et des particuliers, atteint de son côté des proportions sans précédent. Reste à en assurer la coordination.
Huit jours après le raz-de-marée qui a ravagé l'Asie du Sud, les aides se multiplient en direction des pays les plus touchés par une catastrophe qui a provoqué la mort d'au moins 145 000 personnes. Tout se passe comme si les gouvernements prenaient de plus en plus conscience des gigantesques besoins de la région, au fur et à mesure des jours. Ainsi, les Etats-Unis, qui avaient commencé par annoncer une aide de 35 millions de dollars, l'ont multiplié par dix : elle atteint aujourd'hui 350 millions de dollars, soit 259 millions d'euros, et pourrait, à terme, se monter à plusieurs milliards, selon Richard Lugar, président de la commission des affaires étrangères du Sénat américain. La Norvège a annoncé lundi qu'elle ferait passer son aide de 16 à 179 millions de dollars, soit 132 millions d'euros. Le Canada a quant à lui doublé lundi le montant de l'enveloppe débloquée, qui passe à 66 millions de dollars, ou 49 millions d'euros. La France, elle, qui a été chargée de coordonner la politique de l'Union européenne, va débourser environ 60 millions de dollars, soit 44 millions d'euros. Nation la plus généreuse, le Japon, contribue pour près d'un quart aux quelques 2 milliards de dollars pour le moment mobilisés par les gouvernements. Soit 1,4 milliard d'euros.
La générosité a atteint des proportions sans doute comparables chez les donateurs privés, les entreprises, mais aussi les particuliers. Les grandes compagnies américaines comme Citigroup ou Cisco, certains poids lourds du CAC 40 comme Total ou Carrefour, les opérateurs mobiles qui ont lancé des opérations de solidarité via les SMS, rivalisent d'initiatives. En Grande-Bretagne, les dons atteignaient dimanche la somme de 85 millions d'euros. En Suède, l'élan de solidarité a permis de lever 43 millions d'euros. Les Français ont quant à eux donné environ 35 millions, dont 20 millions à la Croix Rouge. Partout, les dons affluent et il est difficile d'évaluer leur montant total.
Mais, au-delà de cette mobilisation sans précédent, subsiste la question de la coordination de ces fonds. Alors que George W. Bush a annoncé le lancement d'une large coalition pour le secours aux victimes, il est accusé de vouloir supplanter l'ONU dans ce rôle qui lui échoit normalement. L'Europe, de son côté, est également dans le collimateur de certains hommes politiques. Ainsi, Philippe Douste-Blazy, le ministre français de la santé, a " regretté " qu'il faille " attendre dix jours pour qu'il y ait une réunion du conseil des ministre européens ", laquelle a été fixée au 7 janvier. Et il a plaidé pour un " Samu mondial ", " une force d'action rapide humanitaire " permettant " une coordination de l'action sur le terrain ". La conférence des donateurs de l'ONU aura lieu, elle, le 11 janvier. Elle permettra de faire le point sur une mobilisation sans précédent, mais qui reste bien en-deça des besoins d'une région qui, selon Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU, pourrait mettre 5 à 10 ans pour se relever complètement.

ÎLE-DE-France Huchon va augmenter impôts et emprunt
Jean-Paul Huchon, président PS du conseil régional d’Île-de-France, s’apprêterait à augmenter les impôts régionaux de 30 % et le recours à l’emprunt de 15 %. C’est, en tout cas, ce qu’assure Roger Karoutchi, président du groupe UMP au conseil régional, lequel a disséqué le projet de budget 2005 présenté par Huchon. " L’exécutif compte sur des recettes fiscales de 900 millions d’euros, alors qu’elles ne s’élevaient, en 2004, qu’à 645 millions d’euros. Les hausses d’impôts seront donc de 30 et non de 15 % ", assure Karoutchi. Par ailleurs, ajoute-t-il, " compte tenu des nombreuses dépenses engagées, l’autorisation d’emprunt augmentera également de 15 % pour atteindre 600 millions d’euros par an. " De quoi creuser encore la dette de la région, laquelle a déjà augmenté de… 28 % en huit ans !

"La Sécu fait la bombe à Pékin" (Le Canard Enchaîné 22/09/04).
Quelques semaines à peine après l'adoption par le parlement du plan Douste-Blazy sur la Sécu, 180 dirigeants français des caisses de protection sociale ont séjourné, aux frais de la princesse, dans les plus luxueux hôtels de Pékin.
Motif : participer à l'assemblée générale de l'association internationale de sécurité sociale qui se tenait du 12 au 18 septembre, dans cette fameuse patrie des droits de l'homme.
Un millier de délégués représentaient 130 pays dont 30 Allemands, 25 Américains, et pas moins on l'a dit de 180 Français. À croire que la France est fière d'exhiber son trou de la Sécu devant le
monde entier !!!!!
Le premier jour (le 12) les travaux ont été ouverts à 16h30 pour se terminer
par un cocktail à 18h.
Les 13, 14, 15 et 16 septembre ont été réservés à des cogitations techniques de commissions techniques, ce qui a permis aux congressistes, peu intéressés par ces bavardages, de s'initier aux beautés de la cité interdite.
De même n'était-il pas indispensable de consacrer son après-midi du 17 à suivre l'exposé sur la sécurité sociale chinoise. Enfin, les débats, qui devaient en principe se clore le 18 ont pris fin la veille... pour avoir quartier libre le 18.
Coût du séjour des fonctionnaires de la sécurité sociale française: 700 000 euros.


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