Semaine du  27 août  au 02 septembre 2002

Sommet de la terre à Johannesburg.
Dans le gouvernement Raffarin, Tokia Saïfi (DL) est secrétaire d'Etat au Développement durable auprès du ministre de l'Ecologie et du Développement durable, Roselyne Bachelot-Narquin (RPR); cette dernière précision me semble importante si l'on veut bien admettre que si Madame SaÏfi peut sans doute s'exprimer en toute liberté dans le domaine d'élection qui est le sien, il tombe néanmoins sous le sens que son ministre de tutelle doit aussi, pour une simple raison de cohérence gouvernementale, être en mesure d'en approuver les termes. Aussi mon intervention présente est-elle destinée à démêler le vrai du faux, c'est-à-dire à faire la part de la recherche sincèrement libérale, donc véritablement humaniste, d'une solution viable pour la planète avec celle de la falsification idéologique insidieusement diffusée par les antimondialistes primaires (dont, en France, ATTAC et José Bové sont l'_expression la plus visible) qui parviennent ainsi, en travestissant la réalité à leur seul et unique profit, à prendre dans leurs rets les esprits les plus sincèrement libéraux.
C'est pourquoi je suis extrêmement surpris par les toutes récentes déclarations de Tokia Saïfi rapportées par l'Associated Press citant elle-même RTL. En effet, Madame le secrétaire d'Etat au Développement durable aurait affirmé, en relation directe avec le Sommet de la Terre qui se tient du 26 août au 4 septembre 2002 à Johannesburg, que "le moment du partage est venu" (entre les pays riches et les pays du Sud), que "Le message de la France, c'est d'abord la lutte contre la pauvreté" (sic), et encore que les pays du nord doivent "faire leur autocritique" et essayer d'"harmoniser la mondialisation". Ces perles chiraquiennes me laissent sans voix car aucun Sommet de la terre, destiné par nature à noyer la notion de responsabilité individuelle dans un océan d'irresponsabilité collective, ne parviendra jamais à porter durablement aide et assistance à la planète si le simple citoyen, à mille lieues des festivités de Johannesburg, n'éprouve lui-même aucune vraie raison de s'impliquer fondamentalement dans sa propre survie.
Philippe ROBERT

"Afrique, la nouvelle donne"
Le continent africain, rejeté dans les ténèbres létales d'une pauvreté intolérable et d'une expansion galopante de la maladie du sida, vient enfin d'être touché par la grâce; en effet, l'accession d'Abdoulaye Wade à la présidence du Sénégal permet désormais, si Dieu veut, de former les plus grands espoirs en ce qui concerne un réveil urgent du continent africain en perdition. Car le président Wade, qui croit à la liberté et donc aux bienfaits du libéralisme, se trouve lui-même au centre du Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) avec la présence active de l'Afrique du Sud. La France trouve ainsi une nouvelle raison de s'intéresser à l'Afrique dont on sait aussi combien ce continent, et plus particulièrement l'Afrique francophone, compte à son coeur.
Je lis donc avec intérêt, dans Le Figaro du 13 août 2002, sous le titre : "Afrique : la nouvelle donne", un article écrit par Michel Roussin qui est proche de Jacques Chirac; on y apprend avec consternation qu'"après 40 années de politique d'aide publique au développement (ADP), l'Afrique représente aujourd'hui à peine 1,5% des investissements étrangers directs mondiaux". La raison fondamentale d'un tel état de fait est naturellement que le continent africain, à de trop rares exceptions près, ne présente guère de véritables garanties susceptibles d'attirer et de fixer durablement les investisseurs internationaux. L'exemple immédiat du Zimbabwe, mis en coupe réglée et rapidement promis à la famine par le dictateur Robert Mugabe est là pour en témoigner avec force.
Les propositions de Michel Roussin démontrent une fois de plus combien nos élites, en parfaites héritières du XXème siècle, ne parviennent décidément pas à adapter leur mode de pensée aux défis gigantesques que nous promet le XXIème siècle. Car si les Africains doivent eux-mêmes promouvoir la démocratie en Afrique, il est en effet de première importance, comme l'écrit avec justesse Mr Roussin, de "Mettre en place un environnement politique, juridique et financier stable pour un développement durable (sic) : en un mot, assurer le fonctionnement d'un Etat de droit (resic) qui donne une visibilité de long terme aux investisseurs (...)". Mais en échange, nous devrons aussi avoir l'impérieux devoir de considérer l'Afrique avec un regard neuf et, de grâce, bannissons de nos esprits toute idée déplacée de constructivisme. par contre et comme je suis un partisan inconditionnel de la simplification administrative et du bon sens en politique, je ne partage absolument pas l'idée de créer une sorte de partenariat public-privé ressortissant purement et simplement à l'économie mixte; car l'expérience prouve qu'un tel schéma est par nature voué à l'immobilisme et surtout bien incapable, par dilution des responsabilités, d'atteindre à une efficacité maximale alors qu'ici comme ailleurs la liberté des échanges et les investissements, garantis par la stabilité politique, la sûreté des personnes et la sécurité des biens, portent en eux tous les ingrédients d'une accession rapide, forte et durable à la croissance mondiale et par conséquent à un développement harmonieux de l'Afrique. Il s'agit donc bien de saisir une chance historique qui ne triomphera qu'avec une nouvelle conscience puissamment ancrée dans notre siècle.
Philippe ROBERT

"La lepénisation des lois" selon Le Monde.
J'ai eu longtemps la faiblesse de tenir Jean-Marie Colombani pour un honnête homme au sens du XVIIème siècle; mais il me faut hélas perdre toutes mes illusions quand je lis (Le Monde daté du 7 août 2002) l'article du directeur de ce grand journal du soir, intitulé pour la bonne cause "Régressions", qui consiste à faire croire que la nouvelle majorité conduite par Jean-Pierre Raffarin ne trouve rien de mieux à faire, pour juguler la violence qui déshonore la France, que d'appliquer les idées du Front national. C'est une très mauvaise action, qui d'ailleurs ressortit communément à la pensée de gauche, que de consacrer ainsi son intelligence à travestir la réalité pour se réapproprier, en suscitant le plus faux des amalgames dans l'esprit des Français, une confiance populaire à qui l'on a pourtant donné les meilleures raisons de déserter de toute urgence !
Pour résumer les réflexions peu loyales de Jean-Marie Colombani, je me bornerais à rapporter la partie conclusive de son article qui donne le ton de la désinformation permanente pratiquée par ce journal pour, en l'occurrence, flétrir le courageux sursaut de dignité de la droite française succédant au coupable immobilisme de feu la gauche plurielle : "Depuis vingt ans, l'extrême droite bénéficie d'une progression continue (...). Pourquoi ? Parce que, à gauche comme à droite, on a souvent jugé que l'extrême droite posait de bonnes questions auxquelles elle apportait de mauvaises réponses. Aujourd'hui, on n'en est même plus là : la nouvelle majorité va jusqu'à adopter certaines des réponses. Au lieu de combattre le Front national, on donne droit de cité à ses idées. De la lepénisation des esprits, dénoncée par Robert Badinter, nous voilà passés à la lepénisation des lois". Devant un tel monument, je me fais donc un devoir d'adresser le plus cinglant démenti formulé par les Français eux-mêmes à Jean-Marie Colombani en me référant au sondage IFOP réalisé les 8 et 9 août 2002 pour le Journal du Dimanche.
L'agence Associated Press (10/8/02)) rapporte en effet que "Les Français accueillent plutôt favorablement les premières mesures du gouvernement Raffarin et notamment la loi d'orientation et de programmation sur la justice". Il est donc extrêmement réconfortant de constater que la protection de l'anonymat lors d'un procès recueille 92% d'avis positifs, que l'augmentation du budget de la police, de la gendarmerie et de la justice obtient 53% des suffrages et que la création de centres fermés pour mineurs délinquants est, pour sa part, approuvée par 42% y compris la suspension d'une partie des allocations familiales (68% d'opinions favorables); toutes vilenies droitières contre lesquelles s'élève dans une mélopée plaintive Mr Colombani à qui les 46% de Français favorables à la peine de six mois de prison encourue pour insulte envers un enseignant assènent le coup de gâce... Dans ces conditions, on est finalement fondé à se demander par quelle aberration des urnes Jean-Marie Le Pen n'a pas été élu au premier tour !
Philippe ROBERT

Le perpétuel procès de la liberté...
"La mondialisation libérale en échec", c'est contre toute évidence le titre plaisir que s'offre Marie-Noëlle Lienemann dans Le Figaro du 23 aoüt 2002; et pour mieux redorer le blason de la modernité contemporaine vue par le petit bout de la lorgnette socialiste, Madame Lienemann n'hésite pas à citer Joseph Stiglitz, tout récent prix Nobel d'économie et furieux transfuge de la Banque mondiale ! Je sais bien que c'est le moment ou jamais, avec le Sommet de la Terre qui vient juste de s'ouvrir à Johannesburg sous l'égide de l'ONU, de démontrer une fois de plus à l'humanité toute entière que les hommes ne sauraient échapper, pour que leur bonheur soit total et durable, à une colonisation universelle de la planète pour l'avènement de laquelle, écrit Marie-Noëlle Lienemann, "Une véritable révolution culturelle doit s'opérer dans nos modes de production et dans l'intervention publique, comme dans notre façon de consommer et de penser". Dont acte et vive l'homme nouveau !
L'arrogance de cette déclaration sans fard en dit long sur les intentions réelles qui animent ceux qui, un jour prochain, espèrent bien prendre les commandes grâce au coup d'Etat permanent qu'ils répètent inlassablement, à Durban hier, aujourd'hui à Johannesburg et demain, sans doute, par effraction dans l'intimité même de nos propres existences ! C'est pourquoi on ne peut pas rester passif devant un tel déferlement de quelque 57.000 participants dont la volonté de puissance, sans limites connues, éclate régulièrement au grand jour pour entretenir dans les esprits la fallacieuse espérance d'une vie meilleure : "Un autre monde est possible". Foutaise !... Car le monde qui ne s'en laisse plus conter a déjà largement prouvé, en brisant ses chaînes avec la chute du mur de Berlin, qu'il avait une soif inextinguible et définitive de liberté; c'est donc une grande erreur de penser que les peuples de la terre accepteront encore, après tant de souffrances infligées par les idéologies, de connaître une nouvelle barbarie de nos temps postmodernes.
Philippe ROBERT

Qui veut la peau de Roger Rabbit ?...
Lors de l'installation du nouveau gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, j'avais tout de suite fait état de ma crainte de voir le premier ministre refuser l'obstacle libéral pour s'engouffrer, sous couvert de je ne sais quel "nouvel humanisme", dans une action politique molle et privée d'une réelle volonté de réformer. Car c'est vraiment faire preuve d'une scandaleuse mauvaise foi que de nier la gravité de l'état de la France contemporaine qui, de plus en plus, exige que l'on s'engageât dans un aggiornamento impitoyable; à la limite, je peux bien comprendre que Mr Raffarin doive tenir compte d'un certain nombre de facteurs humains dont Jacques Chirac, Alain Juppé et nombre de nos élites politiques et syndicales ne sont pas les moindres et représentent les immuables ingrédients d'un échec annoncé, mais tout de même !!
Bref, nous sommes très nombreux à avoir souhaité un changement radical de politique au moment même où s'ouvrait une fenêtre de tir particulièrement favorable, qui sans doute ne se représentera plus de sitôt, pour agir et donner les meilleures raisons aux Français de modifier leurs mentalités vers plus d'esprit de liberté; ainsi aurait-on permis d'un coup à la France entière, dont la volonté de changement exprimée par les urnes eût alors pu se concrétiser dans des conditions optimales, de reconquérir un libre arbitre qui a depuis longtemps préféré déserter notre pays pour sauver sa peau et peut-être ainsi lui conserver une chance de préserver l'avenir ! Je ne crois donc plus que nous soyons aujourd'hui en mesure de réaliser ce rêve minimum et j'en donnerais, ci-après, deux manifestations des plus apparentes.Le président de la République a fait des promesses qui s'avèrent de plus en plus intenables; ainsi, la baisse de 30% de l'impôt sur le revenu (IR) sur cinq ans (30 milliards d'euros !) a-t-elle désormais du plomb dans l'aile puisque les recettes prévues par l'Etat s'amenuisent au fil des jours; aussi me paraît-il extrêmement téméraire de construire le budget 2003 sur une croissance de 3% aujourd'hui largement reconnue comme illusoire. En revanche, ce n'est un secret pour personne que la modernisation de la France passe avant tout par une réforme à marche forcée de l'Etat permettant alors à ce dernier de coûter moins cher tout en fonctionnant mieux. Quant à l'espoir de parvenir à l'équilibre de nos finances publiques en 2004 à la condition expresse que la France soit favorisée d'une hypothétique croissance moyenne (!) de 3%, je crains désormais que nous ne courions tout droit à l'opprobre européenne ! Alors ?
Philippe ROBERT

Les malheurs d'Air Lib.
L'expérience immédiate démontre abondamment que des compagnies aériennes américaines aussi prestigieuses que US Airways, United Airlines et American Airlines ne sont en réalité que des colosses aux pieds d'argile; car malgré l'aide financière massive apportée à ce secteur par l'administration Bush, dont le libéralisme a ainsi tendance à trouver rapidement ses limites, la triple conjonction de la récession intervenue début 2001, aggravée par les attentats du 11 septembre, le tout étroitement lié à la persistance d'une structure défavorable des coûts, n'ont pas manqué de faire apparaître la fragilité de ces compagnies de transport par les airs désormais promises à une quasi faillite. Les Américains en ont donc rapidement tiré la conclusion qu'il fallait vite changer leur fusil d'épaule et concevoir, pour consolider l'avenir, le transport aérien selon des critères innovants.
La question se pose dans des termes presque comparables pour Air Lib qui, en plus d'avoir été mise à tort sous perfusion par l'Etat, démontre une sorte d'incapacité permanente à assurer sa propre survie qui, pourtant, relève strictement de sa propre responsabilité d'entreprise privée; c'est d'ailleurs exactement ce que vient de lui signifier le secrétaire d'Etat aux Transports (et à la Mer), Dominique Bussereau : "La restructuration d'Air Lib va demander de l'argent, il faut que Jean-Charles Corbet (le président) trouve des investisseurs". Car il crève les yeux que la solution n'est pas, pour Air Lib, d'attendre son salut de l'Etat tutélaire; en revanche, sa chance serait bien plutôt de se lancer d'urgence, avec Air Lib Express, dans l'exploitation des liaisons à bas coûts (low cost) qui partout s'imposent avec bonheur ! Mais dans la configuration actuelle, on peut tout aussi bien envisager qu'il soit déjà trop tard. Philippe ROBERT

Semaine du  20 au 27 août 2002


L'Italie veut lever 7 milliards d'euros en vendant son patrimoine immobilier

En septembre, le gouvernement de Silvio Berlusconi mettra en vente 5 000 immeubles de luxe, qui sont actuellement propriété de l’Etat. C’est ce qu’a indiqué Maria Teresa Amosino, la sous-secrétaire d’Etat à l’Economie chargée du patrimoine, dans un entretien publié mercredi par le Corriere della Serra. Au total, près de 50 000 édifices publics, dont 2500 casernes désaffectées et 9000 bâtiments de chemin de fer, seront mis sur le marché d’ici l’automne. De quoi empocher 7 milliards d’euros, une somme qui doit servir à financer des travaux d’infrastructure ainsi que le prévoit la loi intitulée "salva deficit" adopté en juin.

Le chômage en baisse en Grande-Bretagne
Le nombre de demandeurs d’emplois a diminué de 3 100 en juillet, pour s’établir à 949 600 personnes. Soit 3,1% de la population active, selon l’Office national des statistiques britannique. Calculé selon les normes du Bureau International du Travail, qui prend aussi en compte les chômeurs non indemnisés, ce taux remonte toutefois à 5,1%.

Après l'élection de chirac ( il ne vaut pas la majuscule), je me suis demandé comment ce monsieur allait gouverner à gauche.
Et bien voilà qui est fait.
Son premier acte politique est de donner à l'assemblée nationale de modifier la constitution en ce qui concerne les régions, mortelle au combien quand l'on connait le projet de l'europe des régions concoctée par les allemands. Quant au premier acte de son premier ministre est d'insulter les Français d'avoir envoyé les juifs dans les camps allemands, sous leur seule et unique volonté.
La machine à broyer la France mise en marche depuis des décennies ( destruction de l'éducation, de la médecine, de l'armée, de la pèche, de l'agriculture, volonté d'interdiction de la langue Française, immigration imposée, dégradation par tags, violence non sanctionnées, favoritisme des étrangers par rapport aux nationaux, le meurtre d'un préfet impuni, les cagoulés corses armés tolérés....,) progresse tel un rouleau compresseur.
Français, ouvrez les yeux, de grâce....car nous en avons encore pour 5 ans. Et 5 ans c'est une éternité!

J'éprouve une profonde aversion pour tout ce qui relève du monopole d'Etat car il m'insupporte souverainement de ne pas pouvoir exercer mes propres choix d'homme libre; par conséquent, j'enrage de devoir renoncer aux avantages qu'une saine concurrence pourrait m'offrir, en particulier dans le domaine des technologies, médias et télécommunications (TMT), et à laquelle France Télécom refuse obstinément de se plier. C'est la raison pour laquelle j'en suis arrivé à détester cet opérateur "historique" qui ne cesse, dans un contexte de libéralisation favorable au consommateur, de multiplier les manoeuvres dilatoires pour retarder une âpre confrontation sur ce marché en effet extrêmement sensible. Cette tactique à courte vue ne peut donc finalement conduire qu'à une victoire à la Pyrrhus dont les conséquences, fort éloignées des espoirs de réussite que l'on y aura mises, agissent déjà puissamment contre la réputation de l'entreprise.
Comme il me faut bien justifier ma philippique par des arguments honnêtes, concrets et solides, voici donc les raisons de mon ire. J'habite à 11 malheureux kms de la grande ville où l'Internet rapide (ADSL) est installé depuis (presque) belle lurette mais dont les bienfaits ne parviennent toujours pas à m'atteindre; je possède un portable qui refuse obstinément de fonctionner là où je le souhaite vraiment et surtout pas à mon propre domicile; à ce sujet, j'ai bien adressé (au moins) mille réclamations à Michel Bon auxquelles je dois à la vérité de dire que France Télécom (FT) n'a pas manqué de me répondre poliment en m'assurant de sa très haute considération. De plus, je ne peux en aucun cas m'affranchir de mon abonnement de téléphonie fixe, dont FT vient fort opportunément d'augmenter les tarifs sans que je puisse le moins du monde protester, si jamais me venait l'idée saugrenue de m'abonner à Cegetel ou Télé2 afin de profiter de meilleures offres de prix de communications.
Tant de contrariétés accumulées, en agissant insidieusement sur mes nerfs et sans doute aussi sur mon foie fatigué comme une vieille chose qui a trop vécu, ont fini par me flanquer une jaunisse d'anthologie dont rien, hormis peut-être une vraie privatisation de France Télécom (et quelques autres), n'est aujourd'hui capable de me délivrer ! Pis encore, je me fais un sang d'encre pour les 75 milliards d'euros de dettes que le président Bon a jugé nécessaire de contracter pour créer de la valeur en achetant technocratiquement, au plus haut prix mais aussi, hélas, au plus mauvais moment de la bulle Internet, un peu de tout et n'importe quoi qu'il faut désormais brader à grands frais pour minimiser des risques pouvant conduire à une catastrophe de l'ordre du Crédit Lyonnais (et autres UAP)... Car, de nos jours, même si l'Etat possède 55,5% du capital de FT, c'est bien entendu le marché qui prime puisque le client est roi; aussi serait-il plus adroit, plutôt que de refuser farouchement l'obstacle, de tout faire pour éviter que les consommateurs aujourd'hui captifs ne désertent demain en cédant enfin au grisant parfum de la liberté.
Philippe ROBERT

EDF GDF

Voici le régime de retraite des agents d’EDF :

- 37.5 ans de cotisation pour une pension à taux plein
- 75% du dernier salaire calculé sur 13 mois
- pas de pénalité en cas de durée de cotisation inférieure
- taux de cotisation salariale à 7.85%
- revalorisation des pensions comme les salaires

En 2000, les dépenses de se régime spécial :
1.8 milliards d’euros

Les engagements hors bilan d’EDF pour assumer le service des pensions aux actifs et inactifs actuels :
45 milliards d’euros


Semaine du  12  au 19 août 2002

Privatisation d'EDF.
Francis Mer, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, s'occupe activement d'ouvrir le capital d'EDF-GDF; à ce sujet, Mr Mer vient de terminer la première phase de ses consultations avec les partenaires sociaux, ce que le ministre lui-même nomme une "concertation". Selon le voeu exprimé par ce membre éminent du gouvernement Raffarin, il ressort donc clairement que la responsabilité de modifier les statuts d'EDF-GDF demeure logiquement du domaine de l'Etat tandis que les conséquences sociales de cette mutation relèveraient, elles, tout naturellement et directement des partenaires sociaux.
Comme la France est un pays politiquement sinistré et les Français eux-mêmes largement réduits à l'ignorance des lois et des bienfaits de l'économie de marché, je voudrais d'avance rassurer tous ceux qui s'émeuvent déjà des privatisations envisagées par ce gouvernement en leur précisant la pensée d'un vrai libéral qui n'a pas eu, lors de la dernière campagne présidentielle, la chance d'être réellement entendu et compris de ses compatriotes; et pourtant, ils leur proposait avec bon sens, limpidité et tout de même aussi un peu de courage de leur part de sortir la tête haute de l'amer bourbier dans lequel, sans vergogne, des générations d'hommes de l'Etat les ont précipités et maintenus contre leur gré.
Car pour Alain Madelin, la priorité des priorités était avant tout de réduire le périmètre de l'Etat : "En privatisant les entreprises publiques dont le capital a déjà été ouvert (France Télécom, Air France...) ainsi que les entreprises dont l'Etat est propriétaire à 100% (Caisse des dépôts et consignations, Aéroports de Paris, France 2, sociétés d'autoroute, GDF...). Pour EDF, la privatisation interviendra après ouverture complète du marché de l'électricité à la concurrence, avec un cahier des charges garantissant un service public de base. Le produit de la privatisation servira à garantir les retraites EDF-GDF ainsi que le coût du démantèlement de certaines centrales nucléaires." Elémentaire, mon cher Watson !
Philippe ROBERT

Taux de chômage très inégaux en Europe
Des bons élèves comme le Luxembourg et l’Autriche (respectivement 2,3% et 4,1%) en passant par le Portugal et l’Irlande, heureux ex æquo à 4,4%, nous arrivons aux mauvais élèves avec l’Allemagne 8,3% la France (environ 11% selon l’iFRAP) et l’Espagne 11,5% (qui ne sera plus longtemps dernière). Encore une fois ce sont les pays qui ont le plus souffert du Socialisme qui se retrouvent à la traîne. Ces écarts très importants signent la divergences profondes des différents pays de l’UE en matière de politique économique et de leur vision des dépenses publiques…

Quotidiens gratuits : les syndicats tyranniques ont toujours le dernier mot
Sous la menace du Comité du syndicat du livre parisien de mener des actions contre le quotidien 20 minutes, celui ci a été contraint de négocier avec le journal Le Monde qui s’engagera à imprimer 225 000 exemplaires du journal gratuit sur les 575 000. Les membres du Comité peuvent être satisfaits. Ils ont réussi à rançonner le quotidien gratuit en échange de leur neutralité. C’est que le comité détient un quasi monopole d’impression et de distribution que nul n’a le droit de transgresser sans son autorisation…
Voilà bien un comportement mafieux qui est indigne d’un syndicat. Il se moque bien de piétiner nos droits fondamentaux à savoir la liberté d’expression et les libertés économiques en imposant un monopole de force. Dans un état de Droit, le syndicat fautif serait gravement condamné.

Semaine du  05  au 12 août 2002

Une dernière chance libérale pour la France.
Je suis frappé de constater combien les premiers "cent jours" du gouvernement Raffarin sont à l'origine, auprès d'un nombre grandissant de Français qui prennent la peine de s'informer, d'une certaine défiance dont, à titre personnel, je souhaite vivement qu'elle s'estompe rapidement mais hélas sans trop y croire... Car ainsi que je l'ai déjà récemment exposé ("Comment faut-il le dire ?!" du 2 août 2002), un irrépressible malaise me gagne insidieusement que rien ne parvient à dissiper, bien au contraire, dès lors que le premier ministre lui-même, dont nous savons combien l'humanisme (libéral ?) inspire et anime toute l'action politique, se refuse manifestement à prendre clairement parti et à engager les grandes réformes structurelles que les Français lucides, n'en déplaise aux socialistes et consorts archibattus, attendent désormais d'une vraie droite libérale qui serait enfin délivrée de ses papillons noirs. Par conséquent, je suis de plus en plus porté à croire que la paralysie du gouvernement, hormis en matière de sûreté, il faut heureusement le reconnaître, tient avant tout à la volonté située au sommet de l'Etat, c'est-à-dire Jacques Chirac lui-même, de ne rien faire qui puisse révolutionner et même et surtout l'emporter durablement sur l'ordre marxisant dont la France est tristement affublée depuis un demi-siècle.
Jean-Pierre Raffarin a donné une conférence de presse, le 31 juillet dernier, qui lui a permis de faire un premier point, certes limité dans le temps (les cent premiers jours), de l'action de son gouvernement; l'exercice était aussi destiné, me semble-t-il, à éclairer l'avenir à la lumière d'une doctrine politique qui fût limpide pour tout le monde et permette d'imprimer la marque du libéralisme aux prochaines initiatives destinées à réformer le pays en profondeur. Hélas ! Trois fois hélas !... Car le premier ministre s'est bien gardé d'annoncer quoi que ce soit de clair et précis qui eût permis de savoir à quoi s'en tenir de ses véritables intentions de bonne gouvernance; pis encore, le doute s'est installé dans nos esprits puisque nous ne savons toujours pas vraiment quelle voie veut désormais emprunter le nouveau gouvernement pour sortir la France de l'ornière profonde et tenace dans laquelle elle a été jetée. De toute évidence, notre pays est arrivé à une croisée des chemins où il lui faut absolument choisir une nouvelle route courageuse dont va dépendre sa survie; il est même peu de dire que la nation française, trop longtemps soumise à de mauvais vents tourbillonnants, a perdu une (trop) grande part de tout ce qui a fait sa grandeur et produit sa force : elle est devenue carrément autiste ce qui implique que l'universalité à laquelle elle a pu jadis légitimement prétendre s'est, aujourd'hui, tout simplement dissoute pour finalement se brouiller et devenir complètement illisible.
C'est bien tout cela que veulent nous signifier, par exemple, des auteurs aussi divers que Mathieu Laine (Pages "Débats et opinions" Le Figaro des 3/4 août 2002) et Claude Reichman (Les 4 vérités hebdo No 361 du 3 août 2002) qui concluent ainsi leurs articles respectifs chacun selon son tempérament mais néanmoins avec une indéniable convergence de vues : "Il reste quelques jours au gouvernement pour redresser la barre et puiser dans la philosophie libérale les voies à emprunter pour restaurer la liberté personnelle et l'esprit d'entreprise. Il lui reste peu de temps pour enfin oser ce que tant de leurs électeurs attendent, ce que tant de leurs électeurs ne leur pardonneront jamais de ne pas avoir fait".("Que faites-vous de vos cent jours ?", par Mathieu Laine); "Et, comme d'habitude, les politiciens de droite plient l'échine, persuadés au fond que leurs adversaires ont raison. Il faut voir comment le président de la République a rembarré le ministre de l'Economie, Francis Mer, qui avait osé faire remarquer au ministre des Affaires sociales, François Fillon, que les licenciements étaient l'affaire des entreprises et pas de l'Etat. Reagan et Thatcher ont gagné parce qu'ils étaient sûrs de leurs idées. Il n'y a rien à attendre d'une majorité qui n'ose pas affirmer les siennes..." ("Crise de croissance pour le capitalisme", par Claude Reichman). En effet, si par malheur tout foire encore en France, nul parmi les hommes et les femmes de l'Etat qui n'auront pas voulu entendre les multiples avertissements prodigués par la "France d'en bas", si chère à Monsieur Raffarin, ne pourra alors s'exonérer de sa responsabilité personnelle s'il venait à manquer à sa mission...
Philippe ROBERT

Etatisme, pas mort !...
Jean-Louis Debré, nouveau président de l'Assemblée nationale, a livré quelques réflexions de vacances parlementaires au "Parisien Dimanche" (rapportées par Associated Press); s'agissant plus particulièrement de la privatisation d'Air France qui révulse la gauche au point d'accuser le gouvernement Raffarin de monnayer "les bijoux de famille", Mr Debré déclare qu'"ils se trompent. Il s'agit tout simplement d'adapter certaines entreprises à la concurrence internationale". En effet, les monopoles d'Etat du secteur concurrentiel, plus connus sous le nom de services publics à la française, sont désormais appelés à s'affronter à la concurrence mondiale pour survivre.
On pourrait alors penser que Jean-Louis Debré comprend enfin l'époque dans laquelle il vit mais patatras ! Tout est remis en cause par l'affirmation suivante directement inspirée de la privatisation d'Air France et selon laquelle "L'Etat doit se concentrer sur ses vraies missions : sécurité, liberté, défense et recherche de l'égalité entre les hommes"... Etatisme, quand tu nous tiens... Car la recherche de l'égalité entre les hommes ne relève sûrement pas de l'Etat, à moins de ne pas craindre les chaînes de la servitude, mais des hommes eux-mêmes dès lors qu'ils acceptent d'assumer pleinement les valeurs humainement souveraines de liberté, de propriété et de responsabilité qui, elles, relèvent plus noblement du libre arbitre.
Philippe ROBERT