| Semaine du 22 avril au 29 avril 2001 Espace Schengen : une passoire ! La secrétaire dEtat au budget, Florence Parly présentait le bilan des saisies des douanes en 2000. Celui ci fait froid dans le dos. Les saisies de drogues connaissent ainsi une augmentation spectaculaire (héroïne +159%, cannabis +26%, cocaïne +19%). Tout aussi inquiétant pour la sécurité sanitaire, la multiplication des risques épidémiologiques sest accrue par les fraudes à lalimentation animale (farines carnées véhiculant lESB) et à lalimentation humaine (filets de poulets asiatiques contaminés par diverses épidémies), auxquelles il faut notamment ajouter les importations illicites de tétines cancérigènes ou de déchets toxiques. Les accords de Schengen ont affaibli la surveillance des limites de lespace européen au lieu de la renforcer par une augmentation des effectifs concentrés sur nos frontières. On sest donc contenté dun espace sécuritaire sur le papier. LUE ne sest toujours pas donné les moyens de surveiller son espace. Jospin révèle sa vraie nature Lionel Jospin sest beaucoup dépensé pour imposer une image dhomme pondéré, sérieux et faire oublier son passé de militant trotskiste du PCI. Il cultive ainsi son " look " de présidentiable. Mais " le lifting jospinien " sest sérieusement craquelé dans lavion qui ramenait le Premier ministre dun voyage officiel au Brésil. Miné par les mauvais résultats des municipales, léchec de sa politique contre linsécurité voir plus loin-, les suppressions demplois à répétition, la colère justifiée- des sages-femmes, les grèves des syndicats marxistes de la SNCF, la grogne de ses ministres qui lui reprochent sa règle du non-cumul, Lionel Jospin a perdu son sang froid et révélé sa vraie nature. Il a ainsi incendié deux journalistes travaillant pour lAFP et France 2, auxquels il a violemment reproché davoir fait leur travail, à savoir rapporté les propos quil avait tenu devant des étudiants brésiliens au centre culturel français de Rio, avouant devant cette auditoire que les élections municipales avaient été un échec pour la gauche. La Société des journalistes (SDJ) de lAgence France Presse a dénoncé mardi " lattitude du Premier ministre ", précisant " quen dépit des excuses formulées par la suite, les remontrances quil a cru pouvoir faire constituent une pression intolérable sur la rédaction de lAFP et sur cette journaliste, dont le professionnalisme ne peut être mis en cause ". " A lapproche des échéances électorales de 2002, la SDJ entend dénoncer toute atteinte à lindépendance de lAFP, émanant de quelque responsable politique que ce soit ". Avec la presse à dos, nous vous souhaitons Bonne chance Monsieur le Premier Ministre ! Laurent Fabius découvre les méfaits de la surréglementation Laurent Fabius, s'exprimant en marge du Conseil Ecofin de Malmö, en Suède, s'est déclaré partisan d'une règlementation européenne en matière de licenciements pour l'excellente raison que "si les interventions peuvent avoir lieu au niveau européen, c'est meilleur parce que se posent toujours des problèmes de compétition", précisant même, pour se faire bien comprendre, que "si vous avez un pays qui a une règlementation qui est plus exigeante que les autres pays, ça peut le mettre en difficulté sur le plan économique". La messe est dite et Mr Fabius, au risque de désespérer la droite socialisante la plus bête du monde qui a encore cours en France, démontre ainsi qu'il est fort loin d'être le libéral-socialiste que d'aucuns, bien informés, avaient cru voir en lui... Ph. Robert Danone et les marxistes Le Parti communiste, la CGT et les Verts ont appelé à un grand défilé à Calais afin de protester contre la vague de suppressions de postes en cours. Cette pâle réplique de l'opposition au Sommet des Amériques, à Québec, est particulièrement dirigée contre Danone (LU) qui prévoit de supprimer 1.780 emplois dont 806 en France. Mais qui croira que le patron de Danone en est réduit, par on ne sait quelle aberration, à obéir au seul diktat d'actionnaires aux doigts crochus qui ont en permanence l'oeil rivé sur Wall Street ? La simple vérité, bien entendu contestée par ceux qu'elle dérange dans l'exploitation de leur confortable petit filon franco-français, c'est que la France est maintenue dans un état d'autisme avancé alors que le monde est lui-même en perpétuel changement; c'est que l'évolution des mentalités est sciemment contrariée par la dictature d'un mode de pensée marxisant et hors du temps; c'est encore que la liberté d'entreprendre et la mobilité de l'emploi, qui sonnent comme une insulte aux oreilles de la gauche, sont sans cesse récusés par une sujétion aveugle à l'idéologie la plus éculée de la planète ! Philippe ROBERT Delanoë explose le budget de la ville de Paris Fidèle à son credo socialiste du plombage des dépenses publiques, le nouveau maire de Paris a présenté le budget 2001 de la ville de Paris. "Un budget d'étape préparé dans l'urgence mais qui intègre les engagements pris pendant la campagne", selon le nouveau maire socialiste de la capitale. Le projet, qui sera débattu lundi et mardi par le Conseil de Paris, prévoit, par rapport au budget 2000, une hausse de 15,5% des dépenses d'investissements, une augmentation des dépenses de fonctionnement de 4,2% et une stabilité des impôts locaux. Ce budget a été élaboré en douze jours autour de l'ancien ministre de l'Economie Christian Sautter, adjoint aux finances du nouvel exécutif parisien. Si les impôts locaux naugmentent pas, quest ce qui va augmenter ? Les déficits publics ! !. Et comme chacun sait, le déficit public du présent est limpôt du futur ! Encore une fois les socialistes démontrent leur incapacité prévisionnelle et se montrent fidèles partisans de " après nous le déluge ". Collomb maire du grand Lyon grâce à la droite... Le nouveau maire espérait sans certitude, les voix de sept conseillers classés à droite. Celles de maires de petites communes, plus sensibles aux futures lignes budgétaires ou aux postes de vice-président qu'au respect des équilibres politiques nés des dernières municipales. Au scrutin, surprise ! Cest en fait douze voix qui sont apportés par la droite à Collomb. Charles Millon, qui avait demandé à ses quinze conseillers de voter pour Buffet, constatait "avec tristesse, consternation et dégoût" qu'un certain nombre d'élus "de droite et du centre n'ont pas respecté leurs engagements". Une attitude pour lui "honteuse et irresponsable", résultat "de calculs politiciens et d'ambitions mal placées". "Nous verrons la semaine prochaine la composition de l'exécutif. Ils se révéleront." En effet les vice-présidents de la communauté urbaine de Lyon doivent être élus vendredi prochain, et Gérard Collomb, dès son élection proclamée, a proposé à la droite de gérer avec elle, ouvrant son exécutif comme Raymond Barre l'avait fait à la gauche en 1995. Comme elle, il ne disposait pas d'une majorité stable. Grand Lyon : "trahison" pour François-Noël Buffet Cest sous ce terme que François-Noël Buffet, 37 ans, responsable du RPR départemental depuis la dissolution de la fédération, en décembre, sexprime sur le comportement de quelques-uns de ses amis. "Le mot est peut-être un peu fort, reconnaissait-il, mais ça pique quand même un peu dans le dos." Pour lui, le scrutin ne devrait cependant pas provoquer de nouvelle implosion de la droite lyonnaise. "Peut-être que, au contraire, aller au bout de la défaite peut nous permettre de faire table rase d'une situation hantée". "Nous avons encore du chemin avant de devenir intelligents", en a t-il conclu. Se désolidarisant dune partie de L'UDF locale, Christian Philip a condamné les votes en faveur de Collomb. "Je trouve qu'il y a une certaine hypocrisie, ajoutait-il, à participer à des primaires à droite le mardi, pour voter à gauche vendredi." Légalisation de l'euthanasie : "décision scandaleuse" Le président du Mouvement pour la France, Philippe de VILLIERS, a qualifié mercredi de "décision scandaleuse" la légalisation de l'euthanasie que vient d'approuver le Sénat des Pays-Bas. Cette démarche est contraire au "serment d'Hippocrate qui a établi "la règle du droit absolu à la protection de la vie", a-t-il déclaré sur RMC. "Jamais dans l'histoire des sociétés avant même notre civilisation, on n'avait osé franchir ce pas. N'importe qui peut maintenant, à l'hôpital aux Pays-Bas, tuer quelqu'un". Pour l'ancien ministre, "la légalisation de l'euthanasie aux Pays-Bas est un acte grave, parce cela consiste à permettre à la société de voler la vie de quelqu'un au moment précisément où la personne vieillissante n'est pas forcément en situation de dire ce qu'elle souhaite". "Il ne faut pas confondre les soins palliatifs et l'euthanasie (...) Je pense d'abord à ceux qui s'occupent de soigner la vie dans les hôpitaux qui doivent être très perturbés par cette légalisation. J'espère que la France et que l'Europe ne suivront pas cette décision scandaleuse", a ajouté le président du MPF. Le tour de passe-passe pour les fonds de réserve de retraite Le sénateur RPR Alain Vasselle a fait part dans son rapport définitif à la Commission des affaires sociales du Sénat, de ses doutes sur la capacité du Fonds de réserve des retraites (FRR) à assurer leur financement, accusant le gouvernement de "jouer aux apprentis-sorciers". Le FRR doit être doté de 1.000 milliards de francs à l'horizon 2020, selon le plan retraite annoncé par le Premier ministre en mars 2000. Mais selon le sénateur, le FRR présente des "contradictions" et des "incertitudes", son avenir étant de ce fait "hypothéqué". Le sénateur a rappelé que la prévision de dotation du fonds reposait sur "l'hypothèse très optimiste d'un chômage de 4,5% en 2020". "Dès la deuxième année de son existence, le fonds de réserve est en retard sur son plan de marche ". "Fin 2001, il manque plus de quinze milliards de francs par rapport à la somme affichée en loi de financement de la sécurité sociale" (LFSS). Dans son rapport rédigé à partir de documents émanant des ministères des Finances et de la Solidarité, M. Vasselle affirme que le gouvernement a renoncé à l'objectif de 55 milliards de francs affiché dans la LFSS pour 2001 et ne prévoit d'alimenter le FRR que de 40 milliards. Ce retard s'explique par les ponctions faites sur le Fonds de solidarité vieillesse (FSV, tutelle du FRR) pour financer les 35 heures, la dette de l'Etat à l'égard de l'Agirc-Arrco (régimes de retraite complémentaires, ndlr) et la toute nouvelle allocation personnalisée d'autonomie (APA). "Gestion confinée dans le provisoire" a-t-il déclaré. "Au total, ce sont 540 milliards de francs en cumulé 2020", intérêts financiers non compris, qui vont être prélevés sur le FSV, a-t-il noté, fustigeant "l'opacité complète" qui entoure les modalités de financement du fonds de réserve. Ce "fonds ne recevra en définitive que la portion congrue" des produits des licences UMTS (licences de téléphonie mobile de troisième génération) et "il est bien peu probable que de nouvelles ressources viennent l'alimenter. Pour M. Vasselle, seul un fonds de réserve autonome, doté de réels moyens de gestion, permettrait "le recours à des instruments financiers suffisamment diversifiés pour garantir une rentabilité optimale des actifs du fonds". Même en créant le fonds et en l'alimentant de 1.000 milliards, le gouvernementl ne pourra pas échapper à une réforme structurelle des retraites du régime général", a-t-il estimé. Détournement Le gouvernement,grâce au boycott de DANONE et de MARKS and SPENCER,tente de détourner l'attention des français et de minimiser sa défaite des municipales. Cette défaite est due à l'incapacité de nos dirigeants à maitriser l'insécurité galopante dont les populations les plus fragiles sont les premières victimes. Incapacité à gérer le personnel sous contrôle de l'état,la fonction publique,en grêve excessive pour des revendications inconsidérées. >Incapacité à rien réformer, les retraites, la fiscalité délirante, l'immigration....... Capacité à être "champion" du déficit budgétaire de l'UE OUI POUR LE BOYCOTT DE LA GAUCHE PLURIELLE A LA PROCHAINE CONSULTATION ELECTORALE. jean-claude janet Evacuation de VIMY : gouverner cest prévoir... Le mépris avec lequel ont été traités quelques milliers de citoyens, boutés hors de chez eux sans autre motif qu'un "nettoyage" particulièrement urgent de matières dangereuses ou explosives, sans indications de délais et sans explications, est une honte pour tout notre pays. Fallait-il que ce nettoyage se fasse expressément pendant les fêtes de Pâques, sans autre préambule qu'une mise en demeure pour tous ces gens de quitter leurs foyers... pour n'importe où ? C'est de tout un pays, qu'on se moque. Le battage fait autour d'une opération qui n'honore personne serait simplement scandaleux s'il n'était, en plus, ridicule. L'impéritie, ici, est ridicule. Qu'est-ce qu'un Etat incapable de gérer autrement qu'en urgence la sécurité et la protection des citoyens ? Et s'il y a tant d'urgence à préserver tous ceux qu'on évacue, qu'en est-il donc de ceux, à l'autre bout, dont le territoire va recevoir ( et a déjà reçu) ces produits si dangereux ? Pourquoi ne seraient-ils pas, aussi, évacués ? Quatre vingt ans que c'est ainsi. Et en quatre vingt ans, avec une autre guerre, on n'a pas eu le temps "d'y penser "? Une fois encore, nos gouvernants fabriquent un amalgame matraqué par tous les médias : on mélange prévoyance et précaution, n'agitant ce dernier mouchoir, taillé en forme de principe, qu'in extrémis. On agite, on bouscule, on dépense. Mais on est-on bien capable, seulement, de penser ? Faut-il rappeler ici que gouverner, c'est d'abord prévoir ? Anne Argillet Punir les entreprises Le gouvernement socialiste s'échine a vouloir punir des entreprises qui restructurent alors qu'elles ont l'impudence de faire des profits; Ce que l'on omet de dire, c'est que c'est précisément au moment où la conjoncture est la plus favorable qu'il convient de prévoir l'avenir et de préserver la compétitivité de l'entreprise. C'est exactement ce que l'Etat socialiste, durant les toutes dernières années de haute croissance, s'est refusé de s'appliquer à lui-même pour des raisons dont la plus évidente tient à un manque scandaleux de courage politique masqué par l'octroi démagogique (où sont les financements ?) de généreuses lois sociales. Ce qui est ainsi reproché aux entreprises qui gagnent ne saurait donc valoir pour l'Etat; aussi les Français ne vont-ils pas manquer de subir un puissant choc en retour dès lors que les revenus de l'Etat inconséquent vont se tarir. Philippe ROBERT Semaine du 16 avril au 22 avril 2001 Paris : Les Verts "allergiques" "Virez-moi toutes ces plantes vertes ! Jy suis allergique " Cest par ces mots que lélu des Verts parisiens Christophe Girard a pris possession, à lHôtel de Ville, de son magnifique bureau dadjoint au maire chargé de la culture. On ne sait pas encore le sort quil réserve aux tapisseries et aux tableaux Il se chuchote, à Paris, que Lionel Jospin pourrait finalement renoncer à se présenter à l'élection présidentielle; l'une des raisons (majeure) serait que les caisses de l'Etat ayant été méthodiquement vidées par une gauche plurielle follement présomptueuse et avide de surenchères, Jospin se trouverait aujourd'hui placé au pied du mur et définitivement incapable de se sortir du mauvais pas dans lequel il s'est lui-même placé. Aussi l'idée fait-elle son chemin que notre sémillant premier ministre pourrait choisir, pour éviter d'en assumer les conséquences, de laisser à quelqu'un d'autre (si possible la droite) le soin de restaurer une situation que les socialistes, en donnant toute la mesure de leur talent et même au-delà, auront largement compromise tout en espérant sans cesse se refaire au loto de la croissance... Philippe ROBERT Le déficit budgétaire s'accentue Le solde négatif des comptes de l'Etat français s'établissait fin février à 72,3 milliards de francs (11 mds d'euros), contre 50,3 Mds (7,7 Mds d'euros), à la même époque l'année précédente. Les recettes du budget général s'élevaient à 215,5 Mds de francs, en baisse sensible de 6,9% par rapport à fin février 2000. SNCF : la grève estimée à un 1 MdF La seule partie "voyageurs" devrait coûter à la SNCF entre 400 et 450 millions de francs, soit "laéquivalent de cinq rames de TGV neuves". La facture de la grève, qui dure depuis douze jours et qui pourrait encore continuer quelques jours, devrait coûter plus d'un milliard de francs à la SNCF, dont 400 à 450 millions pour la seule partie "voyageurs". C'est ce qu'a indiqué lundi le directeur délégué à la clientèle SNCF, Guillaume Pépy, à l'antenne de Radio Classique. Cette estimation comprendrait non seulement les remboursements de billets émis pour des trains qui ne sont jamais partis, mais aussi les titres de transport qui auraient été normalement commercialisés. Selon Guillaume Pépy, la facture "voyageurs", à elle seule, représenterait "à titre de comparaison" cinq rames de TGV neuves. La direction de la SNCF n'est pas encore en mesure d'évaluer la facture du fret, dont les clients pourraient se lasser. Georges Di Lallo, le président de l'Association des utilisateurs de transport de fret (AUTF) avait ainsi qualifié la situation de "gravissime". Il doit être reçu ce mardi, dans l'après-midi, par Louis Gallois, le Pdg de la SNCF. "Après la fin du conflit, le transport de marchandises sera encore perturbé pour trois semaines, le temps de remettre le système en route", s'est inquiété lundi Georges Di Lallo. La grève de 1995, qui avait paralysé la France pendant trois semaines, avait coûté quelque 2,5 milliards de francs, soit 380 millions d'euros. Patrick Devedjian juge le gouvernement ''en plein désarroi'' Le conseiller politique du RPR, Patrick Devedjian, a estimé jeudi après l'annonce des mesures sociales du Premier ministre Lionel Jospin que ''le gouvernement est en plein désarroi''. ''C'est une politique totalement illisible, qui fait l'effet de mesures dispersées qui n'ont aucun effet d'ensemble'' a déploré Patrick Devedjian sur France Info, ''pour tout dire, l'ensemble de ces mesures hétéroclites ressemble un peu à un inventaire à la Prévert''. Et d'ironiser, ''il ne manque guère que le raton-laveur''. Le maire d'Antony a souligné qu'''on retiendra de tout ça que c'est surtout beaucoup plus de dépenses publiques alors que la France a déjà le record dans ce domaine et alors que les recettes diminuent''. ''Ce gouvernement est en plein désarroi, et il le manifeste par une série de petites mesures ponctuelles, dont certaines ne sont pas mauvaises mais dont le résultat global n'aura absolument aucun effet sur le corps social'', a-t-il conclu. Conflits du secteur public : la rediffusion d'un mauvais film Nous avons l'impression d'assister à la rediffusion d'un mauvais film. L'Etat qui prétend tout savoir se montre incapable d'assurer un fonctionnement régulier de ses propres services. Il se refuse à envisager la mise en place d'un service minimum pour les transports qui serait pourtant une solution, comme le démontre l'exemple d'autres pays Commentant le contexte social, le président Seillière a dénoncé l'incapacité de l'Etat à résoudre les multiples conflits et grèves du secteur public qui occasionnent une gêne de plus en plus forte pour l'économie, les entreprises et l'ensemble des clients de ces services publics.. L'Etat crie : haro sur l'entreprise ! Par un réflexe archaïque, l'Etat, qui cherche à s'exonérer de ses responsabilités, crie haro sur l'entreprise. Il appelle à de nouveaux interdits et à de nouvelles réglementations, voire à de nouveaux impôts. Il s'apprête à donner un coup de pouce au SMIC, sachant pourtant très bien qu'une augmentation excessive nuit à l'emploi des salariés peu qualifiés. Nous nous trouvons dans une atmosphère de régression, avec des pointes d'intégrisme. Notre pays donne des signes d'immaturité et d'immobilisme. Il ne doit pas y avoir d'exception française dans une Europe qui avance. Chirac: ''Immunité ça rime avec vérité, ça ne rime pas avec impunité'', selon Philippe de Villiers Le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers affirme que ''l'immunité présidentielle a sa logique'', mais estime qu'''immunité, ça rime avec vérité, ça ne rime pas avec impunité'' et que le chef de l'Etat doit ''trouver les moyens de dire la vérité aux Français''. ''Je pense que l'immunité présidentielle a sa logique car il ne faut pas aller dans le sens de la dégradation de la fonction présidentielle'', a déclaré M. de Villiers, interrogé mercredi sur RMC. La gauche, ''challenger'' des prochaines élections, selon M. Gayssot Le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot, a estimé mercredi que la situation difficile dans laquelle se trouve le gouvernement place la gauche plurielle dans la position du ''challenger'' pour les prochaines élections. Réformette de Jack Lang La montagne aura accouché d'une souris et Monsieur Lang perdu son temps, ainsi que la mairie de Blois, pour rien. Depuis des décennies réformettes et contre réformettes se seront ainsi succédées à un rythmes accéléré donnant l'illusion d'un changement permanent. Mais ce dernier ne fait qu'occulter le conservatisme le plus réactionnaire, le dogme égalitariste, et des privilèges se transformant aujourd'hui en cauchemars pour les enseignants exerçant en ZEP. Mais peu importe, l'inefficacité du système sert toujours le même objectif: des postes, des postes, des postes. Si la musique est ancienne, les Sirènes continuent leur chant, repris en chur par le tam-tam télévisuel. Mais il y a des slogans qui ont la vie dure. Par exemple, supprimer la violence en supprimant les armes des particuliers et en créant toujours plus de postes de policiers municipaux ou autres. Ne découlent-ils pas d'une conception visant avant tout à accroître le nombre des fonctionnaires et à étatiser la responsabilité? Monsieur Claude Allègre a pourtant suggéré la seule réforme à réaliser : vive l'école libre! Quand sera-t-il écouté? JM Schouller Monsieur Giscard d'Estaing, s'opposant ainsi à l'opinion de la très grande majorité des magistrats, et à la prise de position du Conseil Constitutionnel, a déclaré le 8 avril sur France 3 que rien ne s'opposait juridiquement à ce que le Président de la République se rende à la convocation du juge Halphen, pour être "entendu comme témoin". Monsieur Giscard d'Estaing, qui n'est évidemment pas ignorant de ce que représente la fonction de Président de la République, sait parfaitement que monsieur Chirac, es-qualité ne peut pas déférer à l'injonction comminatoire d' un "petit juge", si médiatique soit-il. Sa déclaration sur France 3 ne peut apparaître que comme une manoeuvre politicienne, véritable coup de poignard dans le dos, visant à décrédibiliser le président en fonction, et cela après plusieurs autres "amabilités" du même ordre. Faut-il que la rancoeur de l'ex- président de la République à l'égard de son ex- premier ministre soit virulente pour qu'il se livre à un tel procédé, d'une totale inélégance, qui exhale des relents assez nauséabonds. G. LAPY. Le boycott est une stupidité. L'appel au boycott , démagogique et irresponsable, est né dans la curée politico-médiatique où tous les médias et tous les journaux ( y compris de droite ) participent , à l'exception sans doute du journal Les Echos qui reste indépendant et impartial. On assiste à un amalgame de situations très différentes, voire opposées; un grand nombre de gens totalement étranger au problème présentent des caricatures tronquées à des fins partisanes et ...la foule suit. Tout ce tintamarre fait suite à la défaite de la gauche aux municipales, mais il risque de porter le plus grand tort à l'ensemble du personnel de Danone, qui est le plus concerné et qui est le seul à qui on n'a pas demandé son avis.Je n'ai, malheureusement, pas entendu un seul leader de la droite tenir sur cette question un langage de raison. Le suffrage universel ne pousse-t-il pas parfois à la lâcheté ? Jean Léon Donnadieu Bernard Tapie : Vie à crédit Un reportage présenté le lundi 9 avril au journal du soir de Fr3 nous présente le retour de M. Tapie à l'Olympique de Marseille. En voilà une nouvelle. Et qui plaît semble-t-il aux masses, laborieuses ou non. Mais tout ce qui nous aurait été dit, toutes ces années, serait donc faux ? On nous disait Tapie ruiné ? Le bon peuple était prêt à plaindre, non, il plaignait déjà cet homme mis à terre qu'il allait bientôt aduler en acteur, son plus grand rôle. Il vivrait nous dit-on à crédit, dans ce fameux hôtel qu'il n'aurait paraît-il jamais payé et dont la vente, curieusement, n'aurait été réclamée (ou imposée comme c'eût été le cas pour n'importe qui d'autre) par aucun de ses créanciers ? On dit qu'il leur devrait pourtant un milliard ? Ce n'est pas rien, un milliard. C'est même très au-dessus de ces pauvres millions cachés en Suisse par le fils de notre ancien monarque, devenu si malencontreusement chômeur au départ de son père, même si on y ajoute les très confortables indemnités de chômage que lui versèrent un an durant nos Assedic ! Comment tout cela est-il possible ? Où est la vérité ? Quel est donc ce pays gouverné par des donneurs de leçons, des faiseurs de morale qui la laissent ainsi piétiner ? Anne Argillet En France, aujourd'hui, on répertorie 28 prestations familiales ! La famille est une valeur sûre : 1ère place dans les sondages. Instaurée en France en 1939, la politique familiale n'a cessé de baisser, en termes de pouvoir d'achat des prestations familiales. Le droit civil et la fiscalité ne cessent d'évoluer en sa défaveur, participant à la dénatalité et à la délinquance. La lutte contre les inégalités sociales (pas synonyme d'injustices !), se substitue à la politique familiale. Ainsi, on passe du principe du "droit de l'enfant" au principe du "coût de l'enfant". La politique sociale (atténuer une situation difficile pour l'adulte), contrairement à la politique familiale (mesures en faveur de l'enfant), est une "trappe à la pauvreté" (maintien en situation de dépendance). Au cours des 25 dernières années, la politique familiale, au fur et à mesure qu'elle s'est transformée en politique sociale, a perdu en efficacité : la constitution des familles n'a pas été encouragée, la stabilité des unions s'est détériorée, la fécondité s'est réduite. Ne pas promouvoir un mode d'organisation sociale, reconnu bon pour la société, revient à programmer volontairement l'éclatement de la société.>>. Près de cent députés de la majorité plurielle ainsi que nombre de municipalités se sont associés, de la manière la plus irresponsable, au mot d'ordre de boycottage des produits Danone. Il se trouve, hélas, que deux personnalités de droite en qui nous aurions aimé remettre notre confiance se sont joints, sans que l'on comprenne réellement pourquoi, à la meute de ceux qui portent le plus grand mépris aux entreprises françaises en n'hésitant pas à les désigner à la vindicte publique ! Beaucoup d'entre nous avaient déjà exprimé des réserves à propos d'Alternance 2002 (devenu l'Union en Mouvement) et de son programme sans relief et socialisant; c'est ainsi que Renaud Dutreil (UDF), président de l'Union en Mouvement, et Hervé Gaymard (RPR), secrétaire général, ont publiquement exprimé leur sympathie pour cette idée de boycottage qui, finalement, n'est faite que pour servir toute une gauche désormais en grande difficulté. Philippe ROBERT Les socialistes songent à majorer l'impôt sur les bénéfices des sociétés qui licencient. Devant les tensions suscitées par les conflits Marks & Spencer et Danone, le PS veut obtenir un renforcement de la législation sur les plans sociaux. Il réclame un renchérissement des licenciements pour les entreprises bénéficiaires. Chargé du dossier au PS, le secrétaire national à l'Emploi, Eric Besson, propose de taxer ces entreprises en soumettant à un taux majoré de l'impôt sur les sociétés (IS) la part du taux de profit réalisée après le plan social, pendant plusieurs années. Le PS souhaite faire passer sa réforme par voie d'amendement, lors de la discussion du projet de loi de modernisation sociale début mai à l'Assemblée. Monsieur le Député, Votre position concernant DANONE et son boycotte est inadmissible pour un élu dit "de droite". Ceci s'adresse également à Monsieur H. Gaymard. Si vous pensez pouvoir rassembler les électeurs de droite sur de telles idées, vous vous trompez lourdement. C'est le type même de réaction "politiquement correcte" que veut imposer la gauche. Si l'UDF, auquel vous appartenez, veut promouvoir les idées de la gauche, dites-le ouvertement. Pour avoir de telles idées, il faut n'avoir jamais mis les pieds dans une entreprise. Je ne sais pas si tel est votre cas, mais je peux vous dire que vous le laissez penser. DANONE est une entreprise privée et comme telle est tributaire de la concurrence internationale ; la seule question à laquelle vous devez répondre est celle-ci : voulez-vous ou non que la France ait des multinationales capables de soutenir la concurrence ? si c'est oui, ces entreprises doivent maintenir aujourd'hui et demain une rentabilité au moins égale mais plus probablement supérieure à la concurrence sous peine de péricliter dans un proche avenir et, pour le coup, supprimer encore plus d'emplois. Ceci n'a strictement rien à voir avec les bénéfices réalisés aujourd'hui qui sont le résultat des efforts de toute nature réalisés précédemment. Taxer ces bénéfices parce qu'on licencie c'est ne rien comprendre à la logique de l'entreprise. Quant à boycotter les produits DANONE, c'est le sommet de l'absurdité ; en agissant ainsi, vous incitez les entreprises à licencier encore plus puisque vous leur faites prendre des risques supplémentaires vis à vis de la concurrence et éventuellement à délocaliser leurs activités. Nous voyons dans cette affaire la logique du fonctionnaire dans toute sa splendeur, lui qui n'a jamais à se soucier de rentabilité. Aymeri de La Rochefoucauld Les Pays-Bas viennent de légaliser l'euthanasie. Des voix sélèvent pour que la France fasse de même. Une loi ne changerait rien, ou pas grand chose, à la pratique actuelle tout en constituant un pas vers une libéralisation progressive de l'euthanasie, avec des dérives prévisibles, comme cela a été le cas pour l'avortement qui, à l'origine, était destiné à résoudre les cas les plus douloureux. On en est maintenant à distribuer la pilule du lendemain à l'école et à légaliser l'avortement des mineures sans autorisation parentale. On pouvait comprendre la tentation d'euthanasie, pour les malades incurables connaissant souffrances et dégradations, à une époque où certains médecins parlaient de "douleur salvatrice", se refusaient à utiliser la morphine ou à des doses insuffisantes ou bien encore se livraient à l'acharnement thérapeutique. Il en va autrement depuis qu'existent les soins palliatifs. Il faut être clair: on parle parfois d'euthanasie active ou passive; cette définition est incorrecte. L'euthanasie consiste à provoquer la mort au moyen de drogues, souvent de cocktails lytiques. Le fait de débrancher un appareil ou de cesser les soins curatifs, pour les malades auxquels ces traitements ne peuvent plus laisser espérer une guérison, mais douleurs et inconfort, r evient à laisser faire la nature (Dieu si on est croyant). cordialement à tous. JC Janet SNCF Les hauts dirigeants de la SNCF sont venus sur le terrain, à la rencontre des voyageurs victimes de la grève. On aurait aimé y voir GAYSSOT, de qui dépendent ces dirigeants. Mais on aurait surtout souhaité la présence des grévistes eux mêmes, afin de pouvoir leur administrer les nombreuses paires de giffles qu'ils méritent. Courageux, mais pas téméraires, ils se réfugient dans leurs tanières, à l'abri des agressions méritées et sont trop heureux de parader sans risques devant micros et caméras. Ne sont-ils pas vraiment méprisables? MENAGE TAPIE "fait le ménage" à l'OM. Qui dépoussièrera Marseille de la présence de TAPIE? Cet indivdu n'a, dit-on, jamais remboursé la dette énorme qu'il a contractée envers une filiale du Crédit Lyonnais, mais il continue de parader sans honte et de résider dans un hôtel particulier du sixième arrondissement dont on dit qu'il ne trouve pas d'acheteur! Paye-t-il taxe d'habitation et ISF? Ne devrait-il pas plutôt habiter en prison.....pour dettes? Qui le protège? Sait-il trop de choses? DERAPAGE JOSPIN n'a pas apprécié le reportage de sa visite à Rio et a "lavé la tête" des journalistes. On évoque un "dérapage". JOSPIN a, en effet, dérapé sur son sectarisme et sur l'idée qu'il se fait de la liberté de la presse, valable seulement quand elle ne le gêne pas. -- - Jacques EUZEBY Cher monsieur, Vimy ? Cela pourrait être risible, si ce n'était atterrant. Aussi quelques questions se posent... qui ne semblent être posées qu'en catilini : 1. Comment se fait-il que le danger soit apparu si soudainement qu'il faille en catastrophe déménager une population entière que rien ne préparait à ce soudain exode ? 2. Ce qui paraît dangereux à Valmy semble inoffensif à Suippes. En quoi et comment ? 3. Comment se fait-il qu'après tant d'années où rien n'a été fait apparemment pour identifier le problème et lui apporter un début de solution, il a fallu toutes affaires cessantes jeter l'affaire sous les feux de la rampe ? Le principe de précaution a, certes, bon dos comme l'argumentation selon laquelle nous étions jusqu'ici désarmés et incapables de nous débarrasser de ces munitions antiques. (Saluons au passage, la qualité de nos chercheurs qui, en moins d'une semaine, ont mis au point des méthodes nouvelles de destruction qui faisaient défaut depuis 1917). Cependant, la rapidité de la décision et de sa mise en oeuvre, tellement inhabituelles dans d'autres cas tout aussi dramatiques, ne manquent pas d'éveiller des soupçons : est-ce que par le plus grand des hasards, la proximité passée d'une défaite électorale, où il a été fortement question de proximité, n'a pas eu une influence prépondérante dans cette mise en scène inattendue ? Je ne me souviens pas d'une telle promptitude dans les affaires de sang contaminé, d'ESB...ou de blocage de la SNCF. Dans l'espoir que vous pourrez nous aider à dissiper ces agitations mystérieuses, je vous prie de croire à l'expression de mes sentiments distingués et reconnaissants. R. JACOUD Exécutions en Chine La Chine pratique, apparemment allègrement et sans état d'âme, la peine de mort. Ainsi, avons-nous appris dans le Figaro paru le vendredi 13 avril, que pour "nettoyer la société" avant la fête du 1er mai, 89 personnes ont été exécutées d' un balle dans la nuque et 46 autres condamnées à mort dans la seule journée du 12 avril.Selon certains sondages, il semble que la majorité de la population approuve totalement ces exécutions. Il y a quelques semaines, une campagne médiatique d'envergure, relayée par des "personnalités" du show-biz, de la gauche caviar et de la soi-disant "intelligentsia", visait à faire pression sur le gouvernement américain, pour faire interdire la peine de mort aux Etats-Unis. Devoir d' ingérence, sans doute ? Il y a fort à parier, qu'une campagne similaire à l'encontre du gouvernement chinois ne sera jamais orchestrée. Ce qui est, paraît-il, hautement critiquable dans une démocratie occidentale de droite, ne l'est probablement pas, lorsqu'il s'agit d'un pays communiste, donc de gauche. Idéologie oblige, vraisemblablement. G. LAPY. Quelques réflexions... 1) Danone, Marks&Spencer...et mobilité. Une entreprise n'est-elle pas faite pour faire des bénéfices? Les actionnaires sont en grande majorité les retraités de demain, sauf en France où les fonds de pension sont presque inexistants en tant que tels. Mais la bourse draine de nombreux capitaux qui dans le secteur exposé servent à préserver l'avenir ( épargne de précaution). Pourquoi focaliser sur les très grandes entreprises? En France, il y a de nombreux licenciements chaque jour, dont on ne parle pas. J'ai une cousine qui travaille aux États-Unis dans l'informatique. En 25 ans, elle a changé environ 30 fois d'employeur! Le problème chez nous vient de l'absence de mobilité, ce qui ne favorise pas la réembauche. La fonction publique ne constitue-t-elle pas un mauvais exemple? Les socialistes veulent appliquer les statuts des fonctionnaires aux salariés des entreprises privées. Mais ils ne sont pas les seuls et vous avez bien raison de fustiger les faux libéraux. 2) Blanc bonnet et bonnet blanc. L'inamovibilité des fonctionnaires explique l'impossibilité de réformer l'État. Mais aussi la similitude des politiques. Les dossiers sont étudiés et présentés par les mêmes personnes au politique, qui n'a pas les moyens d'imposer les objectifs pour lesquels il a été élu. C'est, en fait, la fonction publique qui dirige le pays. 3) Endoctrinement. L'école endoctrine la jeunesse toujours dans la même direction. Les syndicats, de même sensibilité politique, parachèvent l'endoctrinement avec le tam-tam télévisuel. La pensée libérale n'a aucune chance d'exister, tant que des changements profonds n'interviendront pas dans le secteur protégé. 4) Utiliser le référendum. Les Suisses ont supprimé les statuts des fonctionnaires transformés en employés de l'État. Ils utilisent fréquemment le référendum. N'est-ce pas le seul moyen débloquer la situation? 5) Chirac, Madelin, Bayrou, Pasqua, Le Pen, Mégret ou autre libéral? Ce sont tous des libéraux. Chacun vote pour son candidat préféré au premier tour. Et au second, tous les votes doivent se reporter sur le candidat ayant eu le plus de voix. La même logique devrait prévaloir aux législatives. Ce n'est pas un programme commun qu'il convient d'élaborer, mais un protocole d'accord. Une droite plurielle est le contraire de la pensée unique. Laissons donc le totalitarisme aux socialistes. Que chacun élabore son propre programme le mieux possible. Mais le pragmatisme nécessite toujours des adaptations. Le dosage entre mondialisme et nationalisme... doit venir du peuple souverain en démocratie, c'est à dire des suffrages des électeurs. Si vous êtes d'accords avec l'analyse, il faut faire des projets constructifs. Rappelez-vous, "la droite construit, la gauche détruit". Mais peut-être faut-il aussi détruire la société socialiste, avant de construire une société libérale et humaniste? Semaine du 10 avril au 16 avril 2001 La vraie nature (trotskiste) de Jospin se révèle... Le Premier perd son calme Les nouvelles diffusées sur Europe 1 ne sont pas nécessairement les mêmes qu'à France Culture, on s'en doute bien. Ainsi apprenait-on ce midi sur Europe 1 que notre Premier Ministre avait littéralement "explosé" dans l'Airbus qui le transportait de Rio à Buenos-Ayres avec ses ministres et les journalistes accrédités à Matignon. Blanc de rage, s'en serait pris vertement à deux d'entre eux pour n'avoir pas suffisamment insisté sur l'aspect "international" de sa visite au Brésil mais plutôt sur le caractère interne de ses réflexions, en particulier celles adressées aux étudiants brésiliens à propos de nos municipales, comme lui en aurait d'ailleurs fait part son propre fils au télépone. Il aurait ainsi fait pleurer non pas margot, mais une plumassière en titre. Gageons qu'il ne se sera pas fait de nouveaux amis du côté de la presse et, surtout, qu'il ne s'est peut-être pas exactement comporté comme il convenait.... pour ce qu'il se croit sans doute déjà : un Président. AA S.N.C.F : il y en a marre Ils vont nous faire exécrer le train. La prise en otage de millions d¹usagers, que la SNCF ne peut appeler des clients puisqu¹elle ne les respecte pas comme tels, par de toutes petites minorités de ses agents est un scandale qui ne cesse de se répéter. . Il ne s¹agit plus là - tout le monde en est conscient mais qui ose le dire ? - du libre exercice du droit de grève inscrit dans la constitution mais d¹un dévoiement toléré parce que la force dans ces affrontements est du côté de ceux qui bafouent la loi et non de ceux qui devraient la faire respecter. Et cela risque de s¹aggraver encore dans les années qui viennent : Quand on aura à grands frais organisé le ferroutage et immobilisé temporairement des dizaines de milliers de camions sur leur plate-forme pour les transporter d¹une extrémité à l¹autre de notre hexagone il sera plus difficile encore de faire entendre raison à des gens qui n¹hésiteront pas, quand cela leur chantera, de mettre encore plus en péril chaque fois toute l¹économie du pays. Ne serait-il pas temps de tout remettre à plat dans ce qu¹on appelle encore, alors qu¹il le mérite de moins en moins, un service public ? Faute d¹espérer voir le parlement se saisir du problème, ne serait-il pas temps de demander au peuple de trancher ce nud gordien par la voie du référendum ? René Crignola 60560 Orry-la-Ville Et çà continue. Partagés entre l'exaspération et l'écoeurement, des centaines de milliers "d'usagers" sont encore mis "aux galères" par des syndicats minoritaires et extrémistes, qui en veulent toujours plus pour en faire toujours moins. L'irresponsabilité et le corporatisme farouchement égoïste de ces partenaires sociaux jusqu'au-boutistes, sont d'autant plus révoltants qu'ils entraînent, outre la gène majeure qu'ils font subir aux personnes, des pertes très importantes pour les entreprises, des milliers d'heures de travail perdues, des centaines de millions gaspillés qui seront, comme d'habitude, payés par le contribuable. Bel exemple, urbi et orbi, du modèle de service public à la française. Le statut privilégié de la fonction publique en général, et des personnels de la S.N.C.F. en particulier, et la sécurité totale de l'emploi qui y est attaché, sont les causes initiales de cette "chienlit". Existera-t-il un jour un gouvernement courageux et responsable pour entreprendre les réformes nécessaires et, notamment, en instituant un service minimum indispensable, pour permettre aux "clients"de la S.N.C.F. d'aller au travail ou en vacances et d'en revenir sans problème, comme celà se pratique partout en Europe ? Dans ces temps difficiles, il n'est pas interdit de rêver ! G. LAPY. Lionel Jospin reconnaît que la gauche a perdu les élections municipales Dérogeant à sa règle de ne pas évoquer la politique intérieure française à l'étranger, Lionel Jospin a concédé vendredi soir à Rio de Janeiro que la droite avait ''plutôt gagné'' les dernières élections municipales. En visite au Brésil depuis vendredi, le Premier ministre a été interrogé sur ces questions de politique intérieure par des étudiants du centre Candido-Mendes de Rio, et a reconnu que les victoires de la gauche à Paris et à Lyon ne pouvaient faire oublier les nombreuses municipalités conquises par la droite. Jospin joue les vièrges effarouchées à l'annonce des restructurations de Danone et Mark & Spencer ; quand Renault rachète Nissan et supprime 25 000 emplois Nippon , on ne l'a pas entendu murmurer le moindre regret ! Peut-on parler de conducteur de train? Les trains suivent des rails. Rien de commun avec le routier qui dirige son camion. Silence médiatique télévisuel sur les salaires ( +de 16000F/mois, parfois 22.000!) et surtout les conditions de travail: 4h30 de "conduite" (?) par jour. En revanche, on n'y voit que des usagers compatissants soutenant les grévistes. Manipulation ou intimidation, courage ou imbécillité? L'Assemblée confirme l'inversion du calendrier Les députés ont approuvé mardi soir en nouvelle lecture une proposition de loi visant à faire passer les législatives après la présidentielle. Le texte a été adopté par 296 voix contre 147 et 6 abstentions. 27 députés UDF se sont prononcés pour, au côté des socialistes. Cette large majorité laisse prévoir une adoption définitive. LUDF continue ainsi de faire le jeu de la gauche Julien Dray propose des ''états généraux'' anti-libéraux Le député socialiste de l'Essonne Julien Dray prône des ''états généraux'' anti-libéralisme pour préparer la gauche à l'élection présidentielle de 2002. Dans un entretien à paraître mercredi dans Le Parisien, Julien Dray estime que le mauvais climat social actuel ''ne met pas en cause directement'' Lionel Jospin, mais condamne le libéralisme qui traite les salariés comme des ''travailleurs-kleenex''. Le député PS considère qu'il revient ''à la gauche de savoir contrecarrer ce mouvement'' libéral qui ''jette'' les travailleurs ''après usage''. Selon M.Dray, ''le danger est, aujourd'hui, que la gauche s'institutionnalise trop''. ''Nous devons organiser des états généraux avec tous ceux qui veulent créer les conditions d'un projet politique d'avenir qui soit alternatif au libéralisme''. Commentaire: Je relève cette perle rare, "Oui à la libéralisation des échanges sous réserve d'un maximum d'harmonisation dans les textes et les comportements", dans le texte intitulé "France Alternance" que l'on tente néanmoins de nous présenter comme une contribution sans égale à la régénération de la Droite française. Les bras vous en tombent !... Car cette pseudo-droite qui, sans cesse, récidive dans la contrefaçon et la facilité par peur de dire la vérité aux Français n'est pas digne de l'estime des électeurs; cette droite "illibérale", selon le néologisme de Pierre Rosanvallon, se montre définitivement incapable de concevoir, en termes d'innovation, les temps nouveaux dont la chute du mur de Berlin (qui semble totalement lui échapper) fut, aux yeux du reste du monde, le signal le plus éclatant. Nous avons été heureux d'apprendre, par la bouche même du premier ministre à l'Assemblée nationale, que "L'entreprise SNCF (...) ne réduit plus le nombre de ses membres mais a embauché comme on embauche partout dans ce pays". cette manière biaisée de justifier l'inflation d'emplois publics en France, sans laquelle le socialisme n'aurait d'ailleurs plus de raison d'être, justifie au-delà de toute espérance, en 2001, le jugement de Clémenceau qui disait déjà de la France qu'elle "est un pays extrêmement fertile. On y sème des fonctionnaires et on y récolte des impôts". 500 milliards prélevés depuis 1997 par la gauche plurielle pour 120 milliards restitués à contrecoeur aux Français qui n'en peuvent mais... Philippe ROBERT Pays-Bas, Belgique : Les enfants en danger? Pour la première fois dans lhistoire, le maire dAmsterdam Job Cohen a présidé dimanche le mariage de quatre couples homosexuels, trois masculins et un féminin . Selon la nouvelle loi hollandaise en vigueur, ce mariage civil prévoit les mêmes droits pour les homosexuels que pour les hétérosexuels, notamment le droit dadopter un enfant, lequel devra être obligatoirement de nationalité hollandaise pour éviter tout imbroglio juridique. Cest au mois de décembre que les sénateurs hollandais par 47 voix contre 28- ont approuvé le mariage homosexuel déjà validé par les députés (QP du 21/12/2000). Pourtant, nombreuses sont les voix qui sélèvent, notamment au sein du monde médical, pour contester le droit à ladoption accordé à ces nouveaux couples. Selon le résultat dune étude effectuée par des médecins et publiée par le bi-mensuel Faits et documents en décembre, " 41% des enfants élevés par des couples homosexuels en France sont suivis par un psychologue, un orthophoniste ou un psychomotricien ". Il naura échappé à personne que ce genre dinformation est soigneusement occulté par la quasi totalité des médias aux ordres, lesquels rivalisent au contraire de commentaires louangeurs pour célébrer lévénement Le Figaro journal de gauche ? Non, mais largement infiltré par des journalistes et peut-être surtout des titreurs de gauche. Pour exemples, pas toujours récents, les articles en faveur de Tony Blair avant la victoire des travaillistes en Grande-Bretagne et après, ceux qui se montrent favorable à la promotion de l'homosexualité, notamment, mais pas seulement, dans la page "Télévision", las pages scientifiques favorables au clonage et à l'utilisation des embryons humains pour la recherche, les titres qui ne reflètent aucunement la pensée, de droite, de l'auteur de l'article, etc. Tant que la page "Débats et Opinions" subsistera telle qu'elle est (et il faut reoconnaître qu'elle a aujourd'hui plus d'espace et paraît plus souvent qu'auparavant), on ne pourra pas dire que le Figaro est un journal de gauche ; mais il me semble que c'est précisément la seule partie du journal où devraient pouvoir s'exprimer des positions de gauche (et c'est le cas), or en fait c'est parfois le seul contrepoids à une tendance résolument penchant vers la gauche. Le fait de faire figurer l'éditorial et le dessin de Faizant (qui est souvent un second éditorial de droite) dans ces pages, n'est pas innocent : la pensée de droite, et souvent elle seule, est affaire de débats et d'opinions tandis que la pensée unique dispose en fait de presque tout le journal, alors que la pensée de droite ne dispose que d'une partie de ces deux pages. Question posée à un représentant de la direction de la SNCF, invité du journal de la mi-journée sur LCI : "quelle est la différence entre les termes d'"usager" et de "client" qui sont souvent indifféremment utilisés à la SNCF" ? Réponse lapidaire de l'invité : "le client peut choisir !" CQFD. Ci-dessous le texte envoyé à R. Dutreil co-organisateur avec Dominique Bussereau et Hervé Gaymard de la convention du 4/4/01 de France Alternance. Monsieur, Je reçois ce jour votre lettre m'informant de la tenue de votre prochaine convention, demain 4 avril ; vous m'avouerez que c'est un peu limite comme invitation, 24 heures avant la date prévue. Ceci étant, je veux vous répéter dés à présent que votre mouvement ne peut avoir un impact sur vos électeurs que si vous leur proposez un projet appuyé sur un programme répondant à leurs attentes et qui ne soit pas "une bouillie indigeste" semblable au texte que vous avez fait paraître dans le Figaro. Si vous cherchez à présenter un projet qui tienne compte des différents courants politiques en essayant de plaire à tout le monde politique et qui ne soit qu'un projet plus petit commun multiple, soyez certain que votre rassemblement ne tiendra pas et que les électeurs ne vous suivront pas ; ce sera l'échec encore l'échec et toujours l'échec. Le rassemblement que vous voulez initier ne peut prendre racine que sur un projet ambitieux,courageux, crédible et original et non sur une organisation ; le propos n'est pas de savoir s'il faut un parti de droite ou plusieurs : les électeurs s'en moquent et se moquent de vous sachant fort bien que chacun essaye de "tirer la couverture à soi" afin de garder son rôle de petit chef. La seule chose que nous voulons entendre, et peu importe celui ou celle qui le dira, est ce projet : moins d'Etat, moins de dépenses de fonctionnement, moins de statuts de fonctionnaires qui empêchent toute réforme indispensable, plus de transparence, plus de décentralisation, une éducation de nos enfants à la hauteur des défis de notre temps, un Etat moderne, efficace, performant au service de la Nation et non pas des syndicats de fonctionnaires, la continuité du service public, des retraites égales pour tous, en alignant les fonctionnaires sur le privé et non l'inverse (il ne faut pas être démagogique), des fonds de pension permettant d'assurer l'avenir de ces retraites et non ce fond de réserve socialiste qu'on nous annonce déjà comme impossible à financer ; cet Etat moderne qui aura su par ses économies se réserver des marges de manoeuvres, pourra ensuite réduire les prélèvements fiscaux et sociaux et développer des moyens afin de venir en aide aux deshérités, aux malades sous des formes diverses et démontrer au monde que la France humaniste n'a pas sombré "corps et biens". Voilà ce que les électeurs de droite veulent entendre et non des théories fumeuses dont sont trop coutumiers nos élus. Vous êtes jeune ; ayez le courage d'un discours qui ne plaira pas forcément à la classe politique mais qui plaira à une majorité d'électeurs ; le "politiquement correcte" n'a plus d'avenir. L'abstention vous le démontre à chaque élection. Bon courage et bien à vous, Un ancien soissonnais qui a vécu toute sa jeunesse dans la région. Aymeri de La Rochefoucauld La question se pose à Lionel Jospin de savoir quel est désormais son avenir; car la majorité au pouvoir, minée par l'usure du pouvoir et les luttes intestines, rompt avec une cohésion vitale qui, ayant jusqu'à présent soigneusement masqué l'absence de réel sens politique du premier ministre, lui a tout de même permis de donner le change pendant plus de trois ans. Car ce que n'a pas vu Jospin, ou pire encore ce qu'il a volontairement refusé de prendre en compte, c'est qu'en s'enfermant dans une bulle idéologique conduisant d'évidence à l'impasse, il flattait peut-être les Français dans leur désir de changement mais, en contrepartie, il ne pouvait pas non plus trop longtemps espérer que ces derniers, alors que le monde entier pénétre en force dans notre pays, demeurent éternellement dupes d'une politique rétrograde et isolationniste en totale rupture avec les réalités du monde d'aujourd'hui. P. ROBERT Le syndicat Sud-rail est arc-bouté contre toute idée de service minimum; pour ce syndicat d'obédience ultramarxisante, le service minimum est déjà largement assuré par le fait qu'il y a toujours un train sur deux ou sur trois en circulation en période de grève du rail... Cette définition d'un pseudo-service minimum est absolument fallacieuse et démagogique; car l'application d'un vrai service minimum signifie impérativement que personne ne sera laissé livré à lui-même sur un quai aux heures de pointe et ainsi privé de sa liberté fondamentale d'aller travailler. P. ROBERT SNCF : Le coût des privilèges Que veulent les cheminots ? Toujours plus ! Ils ont pourtant des salaires et primes 23 % plus élevés que dans le privé (en moyenne 203000 frs par an contre 163940 frs), le départ à la retraite entre 50 et 55 ans avec une pension très supérieure à celle du privé qu'il prend entre 5 et 10 ans plus tard et elle coûte 14 milliards par an au contribuable, une semaine de travail de 25 heures pour les conducteurs de TGV, gratuité du transport SNCF pour les agents et leur famille, un comité d'entreprise particulièrement généreux pour lequel le contribuable paye 600 millions de Francs par an. Selon l'iFRAP, le coût total de la SNCF pour le contribuable est de 75 milliards par an soit un scandale du Crédit Lyonnais tous les deux ans. Ce n'est pas le cantonnement artificiel des pertes sur le RFF (Réseau Ferré de France) qui change la nature des choses. Et l'irresponsabilité syndicale réclame des embauches, des augmentations de salaire, refuse toute réforme et prend en ôtage l'ensemble des français. Aymeri de La Rochefoucauld Le président socialiste de la région Île de France, Jean-Paul Huchon, a cru de son devoir de suspendre l'octroi d'une subvention de 4 millions de francs destinée à financer les aménagements routiers et les infrastructures nécessaires à l'implantation, par le groupe agroalimentaire Danone, de son Centre de recherche mondial, à Palaiseau. Bien entendu, Danone a immédiatement répliqué en annonçant qu'il suspendait provisoirement les travaux de construction de son centre. La décision de Mr Huchon, qui relève plus du réflexe de Pavlov que d'une décision mûrement réfléchie, risque d'être lourde de conséquences puisque Danone se proposait d'installer, dans la zone d'activité de Palaiseau, plus de 600 chercheurs... Philippe ROBERT La dimension sociale du libéralisme est mal connue quand elle n'est pas carrément récusée. L'étiquette libérale a trop servi dans le passé à couvrir des marchandises frelatées et diverses formes de conservatisme qui n'avaient rien à voir avec le libéralisme. C'est ainsi que le libéralisme est trop souvent identifié à une absence de générosité sociale, une loi de la jungle où le fort triompherait aisément des faibles. Pour les libéraux, la confiance dans les libertés économiques est le plus sûr moyen pour conduire à la prospérité. Mais les libéraux sont les premiers à reconnaître que s'il y a dans l'homme un besoin de liberté, il y existe en parallèle un fort besoin de sécurité. C'est ce qu'expriment très clairement les libéraux français du XIXème siècle. Chez Frédéric Bastiat par exemple, qui a consacré de très belles pages pour montrer que le besoin de sécurité est fondamental dans l'âme humaine, et qu'il faut donc travailler à donner aux hommes les moyens d'assurer leur sécurité. C'est pourquoi les libéraux du XIXème siècle furent les initiateurs de nombreuses institutions de protection sociale sous forme d'assurances ou de sociétés de secours mutuels; institutions destinées à prévenir la maladie, le chômage ou la vieillesse, à permettre aux ouvriers de se créer un patrimoine au travers de caisses d'épargne. C'est un libéral, l'économiste Gustave de Molinari, qui, joignant l'acte à la parole, tenta par exemple le premier en France de créer des "bourses du travail". Bien des expériences et réalisations qui ont marqué l'évolution de notre société et de son environnement social à la fin du XIXème siècle, furent en fait le produit d'initiatives libérales. Mais la grande différence avec la pensée sociale contemporaine est que les libéraux mettent l'accent sur le rôle prioritaire des associations et du monde associatif. La pensée libérale est une pensée d'équilibre, une pensée qui considère que si l'on veut éviter l'oppression des faibles par les forts, il existe une autre voie que le recours à la loi ou à l'Etat : la libre association. Le libéral est quelqu'un qui, à une intervention de l'Etat, préfère, chaque fois que cela est possible, une intervention des intéressés eux-mêmes, sponténément associés (NDLR : nous entrons là directement dans le domaine du principe de subsidiarité). C'est ainsi, là encore, qu'au XIXème siècle ce sont les libéraux qui, en France, demandaient la liberté des syndicats, syndicats libres et libre entreprise étant à leurs yeux deux formes complémentaires d'un même ordre social. A la condition toutefois que ces syndicats respectent eux-mêmes les règles du jeu des libertés et n'utilisent pas l'Etat pour passer d'un ordre de contrats volontaires à un nouvel ordre d'essence réglementaire construit sur un pyramide d'alibis quasi-contractuels (NDLR : nous sommes, je crois, aujourd'hui arrivés à l'ultime palier d'un tel ordre qui présente tous les signes avant-coureurs de l'insurrection sociale). Cet extrait est tiré de la préface d'Alain Madelin à un ouvrage de référence, "Aux sources du modèle libéral français" (Perrin) dans lequel historiens, juristes, philosophes, économistes français et étrangers apportent leur contribution dans le cadre d'un cycle de conférence à la Sorbonne. Philippe ROBERT S.N.C.F . Ils vont nous faire exécrer le train. La prise en otage de millions dusagers, que la SNCF ne peut appeler des clients puisquelle ne les respecte pas comme tels, par de toutes petites minorités de ses agents est un scandale qui ne cesse de se répéter. . Il ne sagit plus là - tout le monde en est conscient mais qui ose le dire ? - du libre exercice du droit de grève inscrit dans la constitution mais dun dévoiement toléré parce que la force dans ces affrontements est du côté de ceux qui bafouent la loi et non de ceux qui devraient la faire respecter. Et cela risque de saggraver encore dans les années qui viennent : Quand on aura à grands frais organisé le ferroutage et immobilisé temporairement des dizaines de milliers de camions sur leur plate-forme pour les transporter dune extrémité à lautre de notre hexagone il sera plus difficile encore de faire entendre raison à des gens qui nhésiteront pas, quand cela leur chantera, de mettre encore plus en péril chaque fois toute léconomie du pays. Ne serait-il pas temps de tout remettre à plat dans ce quon appelle encore, alors quil le mérite de moins en moins, un service public ? Faute despérer voir le parlement se saisir du problème, ne serait-il pas temps de demander au peuple de trancher ce nud gordien par la voie du référendum ? René Crignola Semaine du 2 avril au 9 avril 2001 La SNCF encore en grève ! Après avoir remporté la coupe d'Europe de la grève avec 180 432 jours de grève totalisés dans lannée. (Correspondant à 40% de la totalité des journées de grève toute entreprise confondue en France !). Les syndicats de cheminots récidivent pour un nouveau record sur le thème des salaires. Un thème de bien mauvais goût, mal choisi, quand on pense aux avantages sociaux considérables accumulés par ces salariés, qui s'apparentent plutôt à un trésor de guerre par rapport aux salariés du privé. Trop c'est trop ! Jospin choqué... Lionel Jospin se dit choqué par l'attitude de Danone et Marks & Spencer qui n'hésitent pas, à ses yeux, à traiter leurs salariés comme moins que rien; le premier ministre annonce donc que l'Etat (socialiste) va sévir contre ces ennemis du peuple que sont aujourd'hui devenus ces deux groupes industriels. Mais Jospin se trompe d'époque et de politique car l'Etat providence n'a plus les moyens de se poser en père Fouettard de la nation; de plus, une telle posture gouvernementale présente le risque de voir les investisseurs se détourner plus qu'ils ne le font déjà de notre pays. Il relève néanmoins de l'intérêt des entreprises, qui sont par ailleurs parfaitement libres de mener leurs affaires comme elles l'entendent, de se montrer civilisées lorsque vient le temps des restructurations; de son côté l'Etat, s'il veut réellement agir dans l'intérêt des salariés, devrait plutôt s'attacher à garantir la mobilité de l'emploi en libérant le travail des entraves étatiques qui, à contre-courant de tout sens commun, brident scandaleusement l'économie française. Philippe ROBERT Maurice Druon, auteur de "La France aux ordres d'un cadavre", est invité sur LCI où il est mis en présence de deux syndicalistes, l'un cégétiste de la SNCF et l'autre patron de FO transports. Ces derniers, arc-boutés sur leur fonds de commerce corporatiste, resservent à satiété les mêmes plaintes et revendications mille fois entendus évoquant, à l'aube du XXIème siècle, la persistence d'une condition sociale digne de Germinal ! Notre académicien, excédé, soudain se fâche et lance aux deux autres que la France est tout de même autre chose que la représentation perpétuellement misérabiliste qu'ils ne cessent d'en donner... Voilà un vrai feu moral qui devrait appeler les Français à abandonner un système de fausse pensée, le marxisme, dont la persistance dans notre pays les condamne à vivre dans un état de régression permanente. Philippe ROBERT Courrier des lecteurs François Bayrou aurait fait perdre Lyon à la droite aux municipales. Mais ce Monsieur n'est ni de droite, ni de gauche. Il n'est rien. Ministre de l'éducation nationale, ne fut-il pas l'homme lige d'un syndicat marxiste? Ne s'est-il pas opposé au référendum promis par le Président Jacques Chirac sur l'éducation ? Un humoriste irlandais, Bernard Show écrivait: "Celui qui peut agir, agit. Celui qui ne peut pas agir, enseigne". Ne faudrait-il pas ajouter aujourd'hui : celui qui ne peut pas enseigner fait de la politique? J'ai reçu un choc lorsque, sur France 2, le présentateur du journal de 20 heures a fait l'apologie de la stérilisation humaine comme moyen (définitif) de contraception pour hommes et femmes... Froidement celui-ci a fait valoir que notre pays compterait moins d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) si la stérilisation, contrairement à de nombreux pays étrangers, n'était pas tenue pour illégale en France. On peut à bon droit se demander quel intérêt peut bien trouver le service public, à part le désir - en l'occurrence fort mal placé - de retrouver une audience qui le fuit, à traiter de tels sujets dont la pertinence échappe définitivement au sens commun... Salut la victoire, Un État, un peuple et un guide. Lionel Jospin n'a-t-il pas désormais toutes les chances d'être élu? Soutenu par les jeunesses jospiniennes encadrées par l'école, les Sections d'Assaut syndicales, les médias télévisuels et Karl Zéro chef de la propagande, comment peut-on encore douter de sa victoire? Professeurs, postiers, cheminots, juges, bref toute la logistique étatique, marchent déjà en rangs serrés, d'un pas tranquille, dans son sillage, tous unis pour faire triompher leur leader national. Que le champagne coule à flot! Bien cordialement Grève dans les transports: la réponse du PC à la bergère, qui n'a pas bien voté. Scénario au sommet : il faut (se) manifester, reprendre le terrain, alerter les militants, ceux qui restent (les cégétistes). Mobiliser toutes les troupes, rallier les autres syndicats sur un vrai combat. La retraite à 55 ans. Un combat qui risque d'être très dur, pour les militants eux-mêmes, mais aussi et surtout, comme toujours, pour les usagers. Dans cette histoire, le mépris du PC pour l'usager est le même que pour le militant. C'est dans la tradition stalinienne. Tant pis pour ceux qui ne l'ont pas compris. Mais quand on verra les cégétistes voter à bulletin secret, et non à main levée au risque de se faire casser la figure à la sortie, c'est que le PC sera définitivement mort et la CGT devenue un simple syndicat. Anne Argillet Sciences Po Le Conseil de direction de Sciences Po a ratifié par 26 voix pour, 2 contre et une abstention la possibilité, pour les élèves issus de lycées situés en zone d'éducation prioritaire (ZEP), d'entrer quasi directement en première année de Sciences Po. Cette volonté de "démocratisation" de l'accès à l'Institut d'études politiques (IEP Paris) ne peut faire illusion car elle tend, en fait, à occulter la faillite abyssale de l'Education nationale que l'on doit intégralement aux excès de l'Etat providence à la française; en effet, il n'est plus possible de dissimuler que notre système d'éducation, sous la forme monolithique et sans vie que nous lui connaissons, est aujourd'hui bien incapable de préparer, selon leurs dons et talents, une majorité de jeunes Français à un avenir digne de leurs efforts. Philippe ROBERT Lorsque ses partenaires de la gauche plurielle lui demandent de mettre à coup de barre à gauche, Jospin leur répond : quil mène une " politique de gauche " depuis son arrivée à Matignon. Mieux : " il nest pas dautres pays dans lUnion européenne qui mène une politique plus à gauche que la nôtre ", a-t-il assuré devant le Conseil national du PS, en évoquant les 35 heures, la CMU et les emplois jeunes.On avait déjà remarqué, mais Monsieur Jospin risque de devoir ravaler sa fierté à très court terme... François Fillon réclame l'union de la droite Le conseiller politique du RPR, a souhaité mardi la création ''à terme'' d'''une force politique de droite moderne'' mais a jugé qu'il était ''trop tard pour reconstruire l'opposition avant'' la présidentielle et les législatives de 2002. Déçu par la "timidité" de la direction du RPR vis à vis du processus d'union en cours, il a démissionné. Courrier des lecteurs "J'ai reçu un choc lorsque, sur France 2, le présentateur du journal de 20 heures a fait l'apologie de la stérilisation humaine comme moyen (définitif) de contraception pour hommes et femmes... Froidement celui-ci a fait valoir que notre pays compterait moins d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) si la stérilisation, contrairement à de nombreux pays étrangers, n'était pas tenue pour illégale en France. On peut à bon droit se demander quel intérêt peut bien trouver le service public, à part le désir - en l'occurrence fort mal placé - de retrouver une audience qui le fuit, à traiter de tels sujets dont la pertinence échappe définitivement au sens commun..." "François Bayrou aurait fait perdre Lyon à la droite aux municipales. Mais ce Monsieur n'est ni de droite, ni de gauche. Il n'est rien. Ministre de l'éducation nationale, ne fut-il pas l'homme lige d'un syndicat marxiste? Ne s'est-il pas opposé au référendum promis par le Président Jacques Chirac sur l'éducation ? Un humoriste irlandais, Bernard Show écrivait: "Celui qui peut agir, agit. Celui qui ne peut pas agir, enseigne". Ne faudrait-il pas ajouter aujourd'hui : celui qui ne peut pas enseigner fait de la politique?" "La loi interdit de faire des différences suivant les origines ethniques. J'ai donc été stupéfait par les articles parus page 14 du Figaro d'aujourd'hui: "révolution culturelle à Sciences po, l'embourgeoisement des immigrés, et un choc salutaire". Heureusement qu'il y avait l'article de Ivan Rioufol: Le "grand brassage" ne se décrète pas. La famille de mon épouse se compose d'émigrés polonais venus dans les mines du Nord au début du siècle passé. Si les parents ont travaillé dur, avec souvent déjà de fortes promotions sociales (cadres), les enfants se sont tous hissés à des places importantes au sein d'entreprises privées (directeurs de personnels de grands groupes, PDG d'entreprises moyennes...). Changer les règles pour des ethnies particulières, c'est admettre qu'elle constituent des ethnies inférieures. N'est-ce pas du racisme? Il est vrai que le véritable responsable est "le tout-école" socialiste. " |