Semaine du 28
avril au 5 mai
Je ne saurais trop conseiller la lecture d'un livre extraordinaire, "Ronald
Reagan, écrits personnels" (aux éditions du
Rocher, traduction de Guy Millière), dont le contenu illuminé par l'intelligence de
Reagan, d'une grande curiosité intellectuelle victorieusement soumise à l'épreuve des
faits, contient cette parcelle de génie politique qui, sous sa présidence, sauva
l'Amérique de son temps et offrit aussi à celle-ci les moyens de son avenir. Pour ma
part, je ne saurais trop dire si l'antiaméricanisme qui ronge notre pays en particulier
et peu ou prou ce qu'il est désormais convenu de nommer "La vieille Europe",
symbolisée par le couple franco-allemand et consorts, a réellement quelque chose à voir
avec l'oeuvre régénératrice de Ronald Reagan; encore que le terme
d'"hyperpuissance" dont Paris a affublé Washington mette crûment en lumière
notre incapacité à concevoir sainement la réalité qui nous entoure... Mais ce qui est
sûr, c'est que la France du camp de la paix (sic) n'a rien vu venir et encore moins
compris la portée planétaire des nouveaux enjeux qui ont surgi, avec une extrême
brutalité, lors du choc tragique intervenu le 11 septembre 2001.
Nous sommes parvenus, je crois, à une croisée des chemins vitale pour l'Europe; car, de
toute évidence, ce qu'il est convenu d'appeler l'Union européenne n'est toujours pas
prête à entendre le grand appel du large qui exige, et c'est bien le moins, que ses
bâtisseurs de toujours fassent en sorte qu'elle existât enfin au monde. En fait, après
plus de quarante ans d'une construction à l'aveugle, force est de constater qu'il manque
encore à l'Europe le minimum vital qui lui permettrait réellement d'avoir droit de cité
parmi ses pairs ce qui, pour Ronald Reagan, relève du pur bon sens : "La puissance,
ce n'est pas seulement une force militaire suffisante, mais une économie performante, des
sources d'énergie fiables et de la crédibilité - la certitude transmise à tout ennemi
potentiel que vous ne choisirez pas de préserver la paix en capitulant"
("Ecrits personnels", avril 1975). Tout est dit en quelques mots limpides et
compréhensibles par tout un chacun et nous ne sommes tout de même pas plus bêtes que
nos chers cousins américains; aussi serait-il vraiment criminel de ne pas saisir la
chance historique de nous élever, autrement qu'à coups de déclarations lénifiantes et
sans lendemain, à la hauteur d'une telle Amérique.
Philippe ROBERT
Insécurité : 5 pompiers volontaires
en garde à vue près de Colmar
Depuis des mois une bande de "jeunes"
terrorisait la petite commune de Biesheim, en Alsace, à 15km de Colmar. Malgré 21
plaintes déposées par les habitants, la dégradation continuelle de véhicules, des feux
de poubelles et même des menaces de morts lancées contre les pompiers volontaires,
l'insécurité régnait sans que les pouvoirs publics ne semblent réagir, malgré les
parades du ministre de l'intérieur, il est vrai davantage préoccupé par le téléphone
portable au volant.
Une femme blessée
Depuis trois semaines le climat s'est encore dégradé, et le 28 mars dernier, des
"jeunes" ont pénétré dans la mairie pour la saccager; enfin jeudi la voiture
d'un pompier a été brûlée.
Dans la nuit de Samedi à Dimanche, des pompiers en civil et les "jeunes" se
sont cette fois affrontés, et Dimanche soir en guise de "représailles" le
domicile du chef de la brigade de pompiers a subit une attaque en règle de la part des
"jeunes" venus le caillasser.
Mais cette fois il y a eu dommage corporel: l'épouse du pompier a été blessé par une
pierre au cours de l'attaque.
Incompréhension
Mais le plus remarquable est probablement que ce sont finalement les cinq pompiers
volontaires qui se sont affrontés avec les "jeunes" qui ont placés en garde à
vue par la gendarmerie lundi soir ! Ils sont accusés de s'en être pris aux
"jeunes" au cours d'une "expédition punitive" qu'ils auraient monté
suite aux incidents de ces dernières semaines provoquant un sentiment de ras le bol dans
la caserne.
Cette garde à vue suscite l'incompréhension de la population écoeurée de voir mis en
garde à vue les pompiers suite à la bagarre de samedi soir, alors que depuis des mois
les "jeunes" ont créé en totale impunité un climat d'insécurité et de
violences dans la petite commune alsacienne.
Responsabilité
Et si même était prouvé que les incidents de samedi avait pour cause l'exaspération
des pompiers, il est évident que la responsabilité des pouvoirs publics ne fait, elle,
aucun doute quant à la dégradation du climat dans cette bourgade alsacienne où la
population a subit pendant des mois la violence et la terreur des "jeunes" sans
que nul n'intervienne.
Pessimiste
Laurent FABIUS est revenu de Chicago, où il a donné
une série de conférences, très pessimiste sur les relations entre la France et les
États-Unis. Impressionné par les médias, qui parlent tous de "corrupt CHIRAC"
et placent la France au troisième rang des ennemis affichés de l'Amérique, après
l'Irak et la Syrie...
Jacques Chirac reçoit les syndicats du
G8 pour préparer le sommet d'Evian
Le président français Jacques Chirac a reçu vendredi
matin pendant deux heures les responsables des syndicats des pays membres du G8 pour
préparer avec eux le sommet d'Evian, les 1er, 2 et 3 juin prochains.
Cette initiative a été saluée par les participants, et notamment par les leaders de la
CGT, de FO et de la CFDT, respectivement Bernard Thibault, Marc Blondel et François
Chérèque.
Le président français a promis aux syndicalistes qu'il serait "leur
interprète" à Evian sur les thèmes évoqués vendredi matin croissance et emploi,
économie socialement responsable, solidarité et développement durable, gouvernance
mondiale-, et qu'il les tiendrait informés des résultat du sommet.
Plaidant à nouveau en faveur d'une "mondialisation humanisée", le chef de
l'Etat a expliqué que l'objectif de la France était "de lancer un message pour la
croissance" à Evian.
Le ministre des Affaires sociales
François Fillon a qualifié "d'absurde" jeudi soir "l'idée" du
non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partis à
la retraite.
"Cette idée qu'on ne remplacera qu'un fonctionnaire sur deux est une idée qui est
absurde", a-t-il déclaré. "C'est une formule stupide qui a été
employée" et "il n'est pas question de raisonner de cette manière",
a-t-il déclaré dans "Cent minutes pour convaincre" sur France 2.
Je vous l'affirme : quel bonheur que
l'Amérique existe dont les moindres gestes, qui
confinent toujours au crime, permettent sans vergogne à ses contempteurs les plus
enragés de l'accuser de ranger en toute impunité le monde sous ses lois iniques ! Quelle
chance, donc, pour nos télévisions avides de scoops antiaméricains de pouvoir faire
profiter le téléspectateur de base, qui trop souvent ne se doute de rien, du spectacle
de centaines de milliers de Chiites irakiens défilant en rangs serrés dans la ville
sainte de Kerbala en scandant : "Non, non au colonialisme, non, non à
l"occupation, non, non à l'impérialisme" et bien entendu, cerise sur le
gâteau : "non, non à Israël" !! Voici donc des gens qui, émergeant à peine
d'une servitude barbare et sanguinaire, se plaignent déjà d'avoir été délivrés d'une
tragique dictature qui leur avait jusqu'à ce jour littéralement interdit de pratiquer
leur culte et, bien plus encore pour tous les Irakiens, de vivre selon leur bon plaisir !
Tout cela est fort spectaculaire mais n'accablons pas trop vite les seuls Irakiens grisés
par une liberté toute neuve que certains tentent, promptement, de récupérer à leur
unique profit; en effet, au sein même du camp occidental qui tente, pour un meilleur
équilibre du monde, d'insuffler la liberté au sein d'une société arabo-musulmane
immuable depuis son reflux historique, il y a plus de cinq siècles, un Hans Blix aigri se
répand sur les ondes de la BBC pour dénoncer une falsification effrénée, de la part
des vainqueurs de Saddam Hussein, des preuves nécessaires à la justification de cette
guerre, comme s'il lui appartenait d'instruire un véritable procès en sorcellerie ! Mais
cela ne m'étonne pas outre mesure de la part d'un homme qui, finalement, a toujours
considéré qu'il relevait de sa propre responsabilité de chef des inspecteurs en
désarmement de dicter leur politique aux adversaires déclarés de la dictature sous
quelque forme que ce soit.
Philippe ROBERT
La conjoncture allemande se dégrade de
nouveau
Schroder menace de démissionner si ses réformes sont
rejetées
Le chancelier allemand Gerhard Schroeder a menacé lundi de démissionner si ses réformes
économiques étaient rejetées par le Parlement. Cette menace est clairement à
destination de son propre parti, le SPD, alors que le gouvernement ne dispose que
dune courte majorité au Bundestag pour faire passer les réformes sur
lindemnisation des chômeurs, sur le droit de licenciement et sur la baisse des
prestations de santé.
La tension politique monte ainsi dun cran alors que le climat des affaires se
détériore de nouveau outre-Rhin
Islam
Prenant la parole devant lUnion des organisations
islamiques de France, au Bourget, Nicolas Sarkozy est hué lorsquil rappelle que la
loi française oblige les femmes à figurer tête nue sur leurs papiers didentité.
UMP Vers un congrès anticipé ?
Le renouvellement des instances dirigeantes de
lUMP, prévu originellement pour novembre 2004, aura-t-il bien lieu à cette date ?
Dans lentourage dAlain Juppé, on réfléchit ces jours-ci à la formule
suivante : un congrès anticipé dès la fin de cette année, pour lancer la campagne des
régionales et des européennes du printemps 2004, et un report à 2005 des élections à
la présidence du mouvement. Et ce afin de " ne pas précipiter la constitution
décuries présidentielles ". Officiellement, rien nest encore décidé,
mais on se demande, dans lentourage de Nicolas Sarkozy, si tel ne serait pas le
moyen pour Juppé de rester un an de plus à la tête de lUMP. Comme ce même Juppé
lavait dabord souhaité, avant dêtre contraint daccepter un
mandat de deux ans à la demande expresse
du ministre de lIntérieur !
Emploi Quel avenir pour lANPE ?
Une étude de lANPE et du ministère du Travail
révèle que la majorité des chômeurs trouvent un emploi grâce à leurs relations
personnelles et professionnelles, alors que seulement 16 % dentre eux sont
embauchés par lintermédiaire de lANPE.
A quel niveau rampant de l'idéologie
de gauche se situe la pensée du Premier secrétaire du PS, le petit François Hollande, lorsqu'il se croit obligé, lors d'une réunion de
soutien à sa motion pour le prochain Congrès socialiste de Dijon, de lancer :
"J'invite ceux qui ne voient pas la différence entre la gauche et la droite à
suivre des cours du soir. Je vais leur expliquer". Si l'on n'est jamais aussi bien
servi que par soi-même, il n'en demeure pas moins que la clarification que Hollande
appelle ainsi de ses voeux mérite un autre traitement, certainement plus réfléchi et
plus intellectuellement honnête, que celui avec lequel notre sémillant premier
socialiste a tenté de capter l'attention de son auditoire !
Car s'employer à démontrer, devant une assemblée de nouveaux adhérents du PS (AFP du
24/04/03), que la conception de la société socialiste se fonde "sur la
solidarité", c'est-à-dire, à mes yeux, quelque chose d'aussi creux et d'aussi
nocif, pour ne pas dire même criminel, que tout ce que l'expérience historique n'a
cessé de démontrer depuis que le socialisme prétend faire le bonheur des hommes malgré
eux relève purement et simplement de l'artifice ! En effet : "Est-ce que le modèle
de société est de construire de plus en plus de prisons alors que l'Etat va avoir de
moins en moins de moyens" s'interroge, sérieux comme un pape, notre haut
représentant de la gauche morale... Tu peux m'en croire, camarade, plus démagogue que le
petit Hollande, tu meures !!
Philippe ROBERT
On se souviendra que François Fillon,
récemment à l'Assemblée nationale, n'avait pas
hésité à entrer de plain-pied dans le jeu politique pervers auxquels se livrent en
toutes occasions les tenants officiels de feue l'idéologie marxiste et, en l'occurrence,
le député communiste de l'Aisne, Jacques Desallangre en personne; comment, en effet,
pourrions-nous oublier que le ministre du Travail n'a nullement hésité, sur une question
apparemment légitime touchant aux licenciements (forcément boursiers) qui secouent
actuellement le pays, à répondre la bouche en coeur à Mr Desallangre : "Je suis
choqué comme vous des mouvements de la Bourse, qui semble se réjouir des
licenciements". A la loterie du suffrage universel démocratique, quel beau ministre
de droite avons-nous gagné là !
Si je prends la peine de rappeler aujourd'hui ce misérable épisode, c'est que Mr Fillon
me semble réellement posséder toutes les qualités requises pour perpétuer, au-delà de
toute raison, l'idéologie socialiste dont la France ne cesse plus de payer les outrages
au prix fort ! En effet notre ministre, invité de l'émission "100 minutes pour
convaincre", sur France-2, n'a de nouveau pas manqué sa sortie en tentant une fois
de plus de concilier l'inconciliable; car François Fillon, selon les termes mêmes de
l'agence Associated Press : "Soucieux de ménager les puissants syndicats de la
fonction publique" aurait même "jugé "stupide" et
"absurde" la proposition de Francis Mer de ne pas remplacer un fonctionnaire sur
deux en 2004"... Une énième usine à gaz - S.G.D.G - fera donc l'affaire.
Philippe ROBERT
Semaine du 15 au 21 avril
Bravo la police !
Mais qui dit que la police ne se dérange plus que pour
les cas graves ? Des malveillants, des Français den bas mal embouchés. La
réalité est tout autre et en voici la preuve. Le 11 avril dernier, rue de Médicis à
Paris, à deux pas du Sénat, un automobiliste se gare un instant sur un " bateau
", juste en face dun magasin où il a fait quelques achats quil veut
charger rapidement dans sa voiture. Arrive un car de police dont les occupants dressent
aussitôt contravention. Qui les a alertés ? Un chauffeur de taxi qui veut garer son
véhicule dans la cour de limmeuble dont laccès est très momentanément
impossible. Il aurait bien entendu suffi au chauffeur de taxi de demander au client du
magasin de déplacer son véhicule, ce quil aurait fait aussitôt. Mais le phaéton,
qui, aux dires des témoins, est lépoux de la concierge de limmeuble, est un
homme important et il le sait. Car limmeuble appartient à Mme de Courcel, sur
de Mme Chirac. Et il est vraisemblable que la police ne lignore pas non plus.
Doù son intervention immédiate. Moralité : si vous vous faites agresser, veillez
à ce que cela se produise aussi près que possible du domicile dun Français
den haut. Vous aurez alors les meilleures chances de voir la police intervenir pour
protéger un Français den bas.
Pendant que le "parti de la
paix" donne, par Jacques Chirac interposé à
Saint-Petersbourg, le lamentable spectacle d'une "vieille Europe" sans vraie
vision d'avenir, réduite aux vaines parlottes et finalement perdue de réputation,
Dominique de Villepin choisit Le Caire pour abreuver de conseils les vainqueurs de Saddam
Hussein. Après avoir pris le risque insensé de mettre à mal une amitié historique et
multiséculaire avec les Etats-Unis d'Amérique, dont dépend d'ailleurs la cohésion de
l'ensemble de la civilisation occidentale, Jacques Chirac, ayant brandi la menace du veto
à l'ONU, tente aujourd'hui de revenir dans le jeu diplomatique complexe issu de la chute
du répugnant dictateur d'Irak. Ainsi notre président fait-il savoir (Associated Press,
12/4/03) que "Si les premières tâches sont de la responsabilité principale des
forces américaines et britanniques", la reconstruction politique, administrative,
économique et sociale ne peut relever que des Nations unies, qui ont la légitimité et
l'expérience nécessaire pour le faire" : à croire qu'il est tout à coup devenu
respectable de prendre place dans les fourgons des armées anglo-américaines...
Quant à notre ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin, s'exprimant au
Caire, il ne manque pas d'arrogance bien française ni même de panache (comme veulent
encore le croire les tenants d'une défunte grandeur française) en souhaitant "que
"tout soit fait" pour sécuriser la situation en Irak, mettant en avant "la
responsabilité spécifique" des troupes anglo-américaines présentes sur le
terrain" (Associated Press). Mais par tous les diables !! Qui sommes-nous donc, nous
qui avons brandi comme des enfants inconséquents notre droit de veto à l'ONU pour,
finalement, abreuver ainsi de nos conseils ceux qui ont fait droit à la liberté pendant
qu'à l'arrière nous défilions, à Paris et ailleurs dans le monde, plus pour clouer au
pilori l'obscène hyperpuissance américaine que pour réellement stigmatiser une
authentique exécration de la guerre ? Tout cela est fort choquant et démontre combien
ceux qui parlent d'instaurer un monde multipolaire sont bien incapables de s'en donner les
moyens; car ce n'est pas en se livrant l'incantation perpétuelle que le monde, par pure
magie, retrouvera un semblant d'équilibre.
Philippe ROBERT
Retraites: 57% des Français favorables
à l'allongement de la durée de cotisation pour les fonctionnaires
Quelque 57% des Français sont favorables à
l'allongement de la durée de cotisation des fonctionnaires, de 37,5 ans à 40 ans, d'ici
2008, selon un sondage IFOP publié dans le "Journal du Dimanche".
L'Etat va vendre son patrimoine
immobilier pour réduire le déficit
L'Etat devrait se lancer rapidement dans une importante
opération financière en vendant une partie de son patrimoine immobilier, dont le produit
ira à la réduction du déficit budgétaire. L'Etat vendra dans les trois ou quatre ans
"un million de mètres carrés qui ne servent à rien aujourd'hui" sur les 14
millions du parc national, a annoncé le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin début
avril à la télévision.
L'opération rapporterait environ 1,5 milliard d'euros.
"Bagdad martyrisée, Bagdad
libérée"...C'est en prenant d'énormes
précautions pour limiter le maximum de victimes civiles irakiennes et pour que le coût
humain des armées de la coalition américano-britanique soit le plus bas possible
qu'elles ont chassé le dictateur de Bagdad avec toute sa cour en trois semaines
seulement, malgré les chausses trapes des Turques et l'anti-américanisme stupide des
Européens à la pointe desquels s'illustra la véhémence de notre diplomatie et une
bonne partie de la classe politique représentant cette "nouvelle France"
soixante-huitarde pseudo-socialiste et pacifiste qui ne veut pas dire son nom et que plus
de vingt ans de gouvernement de gauche ont réussi à nous imposer.
Saddam s'en est allé avec sa "smalla", mais la pacification de l'Irak reste à
faire, ce ne sera pas facile après trente cinq ans de brimades et de frustrations. Il
faut penser à sa reconstruction et là, tel un théâtre d'ombres chinoises, l'on voit
déjà les ombres de nos girouettes pro-Saddam s'agiter pour essayer de reprendre une main
qu'ils ont rejeter, tel des roquets, pour qu' une part du gâteau leur soit attribué...
Ce manque de pudeur, cette hypocrisie sont d'une indécence qui dépasse tout entendement.
J'approuverais sans réserve le fait que les américains et les britanniques, magnanimes,
donnent à nos pacifistes de petites vertus un os décharné à ronger, en tant
qu'occidental. "On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre" sans prendre
le moindre risque...
Alors tant pis pour notre "pauvre" France, si l'après Saddam coïncide avec une
reprise économique, comme se sera probable, elle se contentera de regarder passer les
trains ( Quand ils ne seront pas en grèves) et de comptabiliser ses millions de chômeurs
et de fonctionnaires "pépères", défiler dans nos rues en brandissant des
drapeaux rouges pour réclamer toujours plus, les bras levés vers le ciel le poing
fermé...
Gérard DI GIORGIO
Je ne sache pas qu'aucun ministre du
gouvernement de Jean-Pierre Raffarin ait eu à ce jour
le courage de déclarer sans ambiguïté que le salut de la nation, qui se voit pourtant
comme le nez au milieu de la figure, passe par une sévère cure d'amaigrissement de
l'Etat. Sauf un. En effet, le ministre délégué au Budget, Alain Lambert, a cru de son
devoir de rappeler, à l'Assemblée nationale, que "La France consacre, selon les
chiffres de l'OCDE, près de 54% du PIB à la dépense publique. C'est 12 points de PIB de
plus que la moyenne de l'OCDE, c'est 6 points de plus que la moyenne de l'Union
européenne". Les Français le savent-ils ? Savent-ils aussi quavec un niveau
de dépenses simplement aligné sur la moyenne de nos partenaires européens, nous aurions
de quoi financer la suppression totale de l'impôt sur le revenu et de l'impôt sur les
sociétés ou bien, si l'on préfère, de la totalité de la CSG et de la taxe
d'habitation" ? Mais par quelle souveraine aberration avons-nous laissé l'Etat,
depuis des décennies, décider en tout à notre place de ce qui était bon pour nous ?!
Surtout, le ministre Lambert a su dire sans détour ce que le président et sa cour
éprouvent les plus grandes peines du monde à concevoir, c'est-à-dire que la
modernisation de la France et des Français eux-mêmes, si je puis m'exprimer ainsi, passe
avant tout par une déchirante remise en cause de l'Etat providence; car 5,2 millions de
fonctionnaires et un gouvernement de quarante ministres, c'est une situation carrément
intenable dans un pays qui, par ailleurs, se veut historiquement à la source de toutes
les (fausses) libertés. Si Jean-Pierre Raffarin a lui-même récemment déclaré, à la
télévision, que si l'on veut pérenniser les baisses d'impôt il faut faire des
"économies", pour sa part Alain Lambert a eu le vrai courage d'appeler un chat,
un chat à la tribune de l'Assemblée nationale : "Mettons à profit l'occasion
historique que nous offre la pyramide des âges dans la Fonction publique pour mettre en
oeuvre les réformes". Monsieur Lambert est un honnête homme au sens du XVIIème
siècle qui n'hésite pas, car le temps nous est tragiquement compté, à proclamer sans
peur la vérité toute nue.
Philippe ROBERT
Très intelligemment, Le Figaro permet
volontiers à Pascal Salin, professeur à l'Université
Paris-Dauphine, d'exposer sa pensée libérale qui est non seulement d'une grande qualité
mais aussi possède le don précieux entre tous d'être limpide; en effet, je ne vois pas
très bien comment les arguments développés par le professeur Salin dans son article
intitulé "la croissance entravée" (pages "Débats et opinions" du 7
avril 2003) pourraient être réfutés sans faire preuve au mieux d'une grossière
ignorance, au pire d'une haïssable mauvaise foi. Je ne me fais néanmoins aucune illusion
en ce qui concerne les esprits marqués à gauche qui, par nature, sont réputés rebelles
à concevoir la notion de liberté individuelle, les empêchant ainsi définitivement
d'intellectualiser les thèses libérales... Mais ils ne devront s'en prendre qu'à
eux-mêmes s'ils décident de poursuivre, par pure idolâtrie, dans une voie dont
l'expérience historique démontre sans la moindre équivoque qu'elle est définitivement
sans issue...
Or le professeur Salin veut à juste titre démontrer que le gouvernement de Jean-Pierre
Raffarin, auquel semble vraiment manquer les bases salvatrices de la philosophie
libérale, n'a pas su sortir, malgré tous ses efforts, des chemins archibattus suivis
depuis plus de trois décennies par tous les gouvernements de quelque couleur soient-ils;
on voit ce qu'il en est résulté, en particulier sur le plan économique, quand la France
contemporaine se montre de moins en moins experte à tenir son rang dans le concert des
nations développées. Seul le manque de courage politique, parce que, nous affirme-t-on
de toute part, les Français seraient inaptes à concevoir qu'ils doivent à tout prix
innover pour ne pas tomber plus bas qu'ils ne sont déjà, peut expliquer que l'Etat
puisse à ce point battre en retraite dès lors qu'il s'agit de faire droit aux lois de
bon sens qui fondent l'économie. Ainsi en va-t-il de la notion de croissance, dont les
médias nous rebattent les oreilles qu'elle serait, surtout à l'heure actuelle où la
France va mal, le fruit du dernier rempart que représenterait aujourd'hui la consommation
!
Aussi Pascal Salin ne se prive-t-il pas de démontrer combien il peut être faux de penser
que l'augmentation (artificielle) de la consommation, en période de vaches maigres, peut
à elle seule susciter et pérenniser la croissance. En effet, "(...) comment la
consommation pourrait-elle jouer ce rôle moteur et autonome, alors qu'on ne peut
consommer que ce que l'on a gagné et qu'on ne peut gagner qu'en fonction de ce que l'on a
produit ?" Elémentaire, mon cher W... Tellement élémentaire, d'ailleurs, que
"privilégier ainsi la consommation c'est aussi faire une autre erreur intellectuelle
: c'est supposer que les ressources non consommées, c'est-à-dire celles qui sont
épargnées, disparaissent du circuit économique. C'est pourtant bien le contraire qui
est vrai : les ressources consommées sont détruites par la consommation, alors que les
ressources épargnées sont réintroduites dans le circuit économique pour permettre de
produire des ressources supplémentaires". Ce qui fait que tout le monde peut en
effet comprendre sans trop de peine que la croissance ne tombe pas du ciel mais qu'elle
reste, avant tout, l'affaire de tous les Français.
Philippe ROBERT
" J'ai eu tort d'avoir
accepté dans certains cas l'argent d'Elf "
Loïk Le Floch-Prigent, ex-PDG d'Elf
Le méga-procès Elf suit son cours avec son lots daveux et de révélations
édifiantes. Lancien patron du groupe pétrolier français reconnaît donc avoir
bénéficié de largent détourné, ce pour quoi il était poursuivi.
Pour se justifier, Loïk Le Floch-Prigent invoque le surdimensionnement du groupe, les
pratiques du milieu qui "érodent le sens des réalités". Avec cette
"caisse noire", il aurait financé lachat dun somptueux appartement
rue de la Faisanderie dans le XVIème arrondissement de Paris, puis celui dune belle
demeure dans lOrne (Normandie) ainsi que son divorce. Son épouse aurait obtenu
15.000 euros de rentes mensuelles.
Le FMI pessimiste pour le monde
Dans ses perspectives économiques mondiales de
printemps, publiées mercredi, le Fonds monétaire international estime que la situation
mondiale reste "fragile", "malgré la levée des incertitudes sur
lIrak". Il a révisé à la baisse la plupart de ses estimations de croissance
pour cette année : +1,2% pour la France au lieu des 2,3% prévus cet automne, +0,5% pour
lAllemagne au lieu de +2%, +1,1% pour la zone euro au lieu de 2,3%, +2,2% pour les
Etats-Unis contre 2,6%. En ce qui concerne lensemble du monde, le FMI a baissé de
0,5 point ses prévisions, à +3,2%.
Vers une Sécu à trois niveau
Le rapport Chadelat préconise un rôle plus grand du
privé
A côté de la réforme des retraites, il en est une autre, tout aussi délicate : celle
de la Sécurité sociale, qui doit être présentée à lautomne par Jean-François
Mattéi. Pour laider dans ce chantier, le ministre de la santé avait commandé en
septembre un rapport que devait lui remettre officiellement mardi soir Jean-François
Chadelat, directeur du fonds de financement de la Couverture maladie universelle. La
philosophie du texte est connue depuis déjà quelques semaines. Il sagit de
renforcer le rôle des organismes complémentaires, qui pour le moment ne prennent en
charge quun peu plus de 10% de lensemble des dépenses de santé. Un
dispositif à trois étages a été imaginé : dabord une assurance-maladie
obligatoire, ensuite une assurance-maladie complémentaire de base pour laquelle
lEtat aiderait les ménages les moins aisés, enfin une assurance totalement à la
charge des ménages pour les dépenses jugés moins essentielles.
L'inflation accélère en France
Les prix à la consommation ont progressé de 0,5% en
mars, par rapport à février, selon létude mensuelle que lInsee a publiée
vendredi. Sur un an, linflation atteint 2,6%, au plus haut depuis juin 1992 et bien
au-dessus donc de la barre des 2% tolérée par la Banque centrale européenne. Cause de
cette accélération : "le renchérissement des prix de lhabillement et des
chaussures", consécutif à la fin des soldes, et laugmentation de la facture
énergétique, qui sétablit à près de 16% sur un an.
La France devra payer un prix
Paul Wolfowitz, le secrétaire américain adjoint à la
Défense
Pour le numéro 2 du Pentagone, Paul Wolfowitz, la vengeance est un plat qui se mange
chaud. Et il entend bien que la France "paie un prix" pour son hostilité à la
guerre. Reste à savoir lequel. S'exprimant devant la commission des forces armées du
Sénat, il a estimé que "Le comportement des Français d'une certaine façon a été
très néfaste pour l'Otan" et que "la France devra en assumer les
conséquences, pas seulement avec nous mais aussi avec les autres pays qui pensent la
même chose". Il a toutefois précisé "ne pas vouloir que le peuple irakien
soit la victime de cette querelle".
Immigration Le retour des attestations Les élus locaux sont de plus en plus nombreux à réclamer un
pouvoir de contrôle sur les attestations daccueil. Une centaine de députés UMP
viennent de soulever le problème auprès de Nicolas Sarkozy. Par exemple, Jacques-Alain
Bénisti, député UMP et maire de Villiers-sur-Marne, souligne que " le maire ne
peut pas sassurer que le ressortissant étranger, accueilli dans sa commune,
retourne dans son pays dorigine dans le délai requis ". Face à ce mouvement
de fond, le ministre de lIntérieur devrait prendre rapidement des mesures.
Aujourdhui jai rencontré
lhorreur. Lignominie a fait couler des
larmes sur mon visage. Cétait au cimetière militaire dEtaples, une stèle
rendait hommage à plus de 11000 soldats dont 9000 britanniques tués au combat, un combat
pour la France, ma France. Elle a été profanée, on peut lire peint en rouge "
Déterrez vos déchets, Ils souillent notre sol, Rosbeefs go home, Sadam vaincra et fera
couler votre sang, (dessin dune croix gammée) Mort aux Yankees, Bush, Blair au TPI
". Cet acte odieux aura fait quelques lignes dans les journaux et une trentaine de
secondes au journal télévisé où nous naurons pas vu les images, " pour ne
pas donner lidée à dautres " oseront me dire certains. Monsieur Chirac,
votre lâcheté mécure, me rend malade. Jaurais voulu vous voir au 20H,
prenant la parole pour dénoncer ce qui ne peut être qualifié, insultant les
profanateurs et les condamnant publiquement. Mais rien, vous navez rien fait
publiquement, vous montrez un bien piètre exemple à votre peuple, vous le montrez depuis
longtemps déjà. Alors moi je lécris, je le crie, HAUT ET FORT, vous qui salissez
la mémoire de ceux qui ont sauvé mes grands-parents, vous qui détruisez ce qui reste
damitié entre deux peuples, vous qui ne respectez rien, pourquoi devrais-je vous
accepter en mon pays ? Mon cur est plein de haine à votre égard, vous ne méritez
pas même un regard. Comment ma France peut laisser faire ? sans mot dire ? sans maudire ?
Sophie V.
Une conférence de presse, qui s'est
tenue vendredi 4 avril 2003 à Paris, a réuni les protagonistes les plus déterminés du
front du refus de la guerre en Irak, c'est-à-dire la
France, l'Allemagne et la Russie, qui ont réclamé la cessation immédiate des
hostilités et pris date, auprès de l'Amérique, pour l'après-guerre sous l'égide de
l'ONU. Chacun y est allé de son couplet : Igor Ivanov, ministre des Affaires étrangères
de la Fédération de Russie, après avoir déclaré qu'"il faut aujourd'hui insister
sur l'arrêt le plus rapide des hostilités", a poursuivi sans ciller : "Nous
adressons ces paroles à nos partenaires (anglo-américains) avec qui nous maintenons le
dialogue car la fin de la guerre ne peut que profiter à tout le monde"; Dominique de
Villepin, au nom de la France des droits de l'homme, a particulièrement insisté sur
l'obligation de confier un "rôle central" à l'ONU "notamment sur le plan
humanitaire"; pour sa part Joshka Fischer, ministre des Affaires étrangères
d'Allemagne, a sobrement tenu à souligner "une très grande convergence de vue sur
le rôle central de l'ONU".
En ce qui me concerne, je dois à la vérité de dire que ces offres répétées de bons
offices - dans lesquelles je crois même discerner comme une sorte de regret tardif - ont
fait naître en moi un profond malaise. Car à observer tout le mal que ces nations, hier
violemment réfractaires au règlement par la force de la question irakienne en dehors de
l'ONU, se donnent aujourd'hui pour réintégrer le peloton de tête de l'après-guerre,
j'ai tout à fait l'impression d'assister à un théâtre d'ombres destiné à faire
valoir, maintenant que le plus dur est fait, les mêmes titres que ceux qui auront forcé
à leurs risques et périls la dictature de Saddam Hussein. Je ne suis pas sûr que les
anglo-américains, et surtout les Américains tout court, apprécieront cette posture qui
les inciterait plutôt à nous faire poliment mais clairement savoir ce qu'une telle
attitude a posteriori peut receler d'abracadabrantesque outrecuidance. Si ma façon de
voir peut en choquer plus d'un, il n'en demeure pas moins qu'à mes yeux la plupart des
élites qui nous gouvernent sont d'une grande médiocrité et, par conséquent, totalement
incapables de concevoir un monde en perpétuelle transformation.
Philippe ROBERT
Si Jean-Pierre Raffarin, à l'émission
spéciale France-Europe-Express de Christine Ockrent, a
paru rempli de bonne volonté et, même, s'est montré quelque peu fébrile dans son
désir de convaincre les Français de sa totale loyauté pour réformer le pays, je me
garderais bien de manquer à mon devoir de rapporter - et de commenter - les critiques
grossières auxquelles Dominique Strauss-Kahn et François Hollande se sont livrés à la
suite de la prestation télévisée du premier ministre. Comme depuis le 21 avril 2002
l'opposition est réduite à l'état d'ectoplasme et que, par conséquent, elle est bien
incapable de la moindre pensée cohérente, il s'agit purement et simplement, pour
démontrer l'inefficacité des efforts de Mr Raffarin, de se livrer bien plus à des
attaques ad hominen qu'à une vraie critique structurée de son action politique.
J'ouvrirais donc le feu avec l'ancien ministre Strauss-Kahn qui déclare tout de go, à
propos du premier ministre (de la France), qu'il ne serait rien d'autre qu'un Robin des
bois des riches : "On sert les plus riches et on prend l'argent chez les plus pauvres
(...) M. Raffarin, c'est le Robin des bois des riches. Il prend dans la poche des pauvres
pour donner aux riches" (AFP). Lorsque l'on se souvient que Strauss-Kahn a été, au
temps de sa splendeur, ministre de l'Economie et des Finances de Lionel Jospin, on est
alors légitimement fondé à se réjouir que ce champion proclamé d'un prétendu
social-libéralisme ait rejoint le néant dans lequel se complait désormais une gauche
qui a durablement perdu ses esprits. Pis encore, la pauvreté des arguments du flamboyant
Strauss-Kahn pour réduire le malheureux Raffarin en cendres ne font certes pas honneur à
leur auteur !
Quant au premier secrétaire encore en exercice du PS, le petit François Hollande en
personne, il s'est bien entendu précipité au secours des quelque 5,2 millions de
fonctionnaires qui sont une mine d'or pour des syndicats par ailleurs fort dépourvus en
affirmant : "le Premier ministre a pris le risque d'ouvrir un conflit majeur avec les
fonctionnaires, ils sont la cible de sa politique"."Ce n'est pas en choisissant
des boucs émissaires qu'on peut attendre une politique de solidarité" (Associated
Press). Mr Hollande, qui parle si facilement de solidarité, ne se demande surtout pas si
l'inflation de fonctionnaires dont souffre la France, un record d'ailleurs quasi mondial,
ne pèse pas inutilement sur les épaules des Français qui seraient sans doute bien plus
heureux, plutôt que de végéter dans le sous-développement moral qui ruine notre pays,
de trouver pour demain de bien meilleures raisons que le socialisme de vivre la tête
haute.
Philippe ROBERT
Semaine du 31 mars au 7 avril
La violence des jeunes et le cerveau reptilien
par Minh Dung Nghiem
Cardiologue et pédiatre, le docteur Nghiem explique les problèmes liés à la violence
des jeunes en se fondant sur les neurosciences et le fonctionnement du cerveau. Il tente
ici dy apporter des solutions.
Chap 1 Histoire de la violence en France depuis une génération
Chap 2 Eléments de neuroscience expliquant la violence
Chap 3 La révolution culturelle permanente
Chap 4 Que faire pour réduire la violence chez les jeunes ?
Editeur Consep, 2002 BP 30107, 75327 Pari cedex 07
126 pages
Pour le commander : écrire à Consep, 22.14 port compris
Où disponible à la librairie " Duquesne diffusion ", 27 av Duquesne,
7500 Paris (20 )
Jean-Pierre Raffarin est doté d'une imagination si
féconde qu'il parvient, par l'exceptionnelle originalité de son invention
intellectuelle, à franchir sans coup férir les frontières qui, finalement, limitent
notre faible entendement d'humains ordinaires; il y a en effet, me semble-t-il, de quoi
rester béat d'admiration devant la hauteur d'esprit de notre valeureux premier ministre
lorsqu'il déclare, à la 16ème session nationale du Parlement européen des jeunes, au
Puy-en-Velay, et en vue d'une prochaine visite chez le numéro un mondial du pneumatique :
"Je veux étudier chez Michelin, une entreprise industrielle française
importante, la place de l'innovation, la place de la recherche, la place de tout ce qui
fait la valeur ajoutée, l'humain ajouté". Tout cela est certes fort utile et
même tout à fait nécessaire pour l'intelligence économique du gouvernement... Mais
"l'humain ajouté" ! Qui, hormis Mr Raffarin, eût été capable d'une telle
trouvaille qui, reconnaissons-le, sonne à la merveille dans la bouche de notre premier
ministre piqué de nouvel humanisme ! Oui, mais après ?
Car ce nouvel humanisme qui anime la politique Jean-Pierre Raffarin suffira-t-il à lui
seul à susciter l'indispensable croissance nationale sans laquelle, dans notre monde
globalisé, l'économie française fait figure de Gulliver garrotté et la nation France
de puissance mondiale à la remorque ? En prévision de sa visite au centre d'essai
Michelin de Ladoux, à Cébazat (Puy-de-Dôme), Mr Raffarin a donc éprouvé le besoin
d'expliciter sa pensée en ces termes : Je vais travailler sur les questions de
recherche, sur des questions techniques. Je crois qu'il est très important que les
industriels, que les PME françaises fassent le choix de l'innovation, le choix de la
recherche". Que le gouvernement veuille ainsi s'informer de la façon dont
fonctionnent nos PME-PMI, on applaudit; mais en retour il faut impérativement qu'il rende
à César ce qui appartient à César en offrant aux entreprises, qui par ailleurs savent
parfaitement comment s'y prendre pour satisfaire leurs clients, les vrais moyens de
croître et prospérer qu'elles sont en droit d'attendre de la part d'un Etat moderne
épris de liberté. Car il vient toujours un moment où les belles formules,
vinssent-elles tout droit du coeur, ne suffisent plus.
Philippe ROBERT
La Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS)
Comme avec la Contribution sociale généralisée, qui devait être temporaire, le
gouvernement s'apprête à perdurer une autre mesure qui aurait dû être limitée dans le
temps, la CRDS dont la durée de vie devait s'interrompre le 31janvier 2014. Ce
prélèvement de 0,5%, qui touche l'intégralité des revenus (et pas seulement les
salaires), sert à rembourser les 52,7 milliards d'euros de dettes de la Sécurité
sociale auprès de l'Acoss et de l'Etat entre 1991 et 1998. Elle a rapporté, en moyenne,
4,6 milliards d'euros à la Caisse d'amortissement de la dette sociale et, les rentrées
ayant été supérieures aux prévisions, il ne reste plus aujourd'hui qu'à rembourser 38
milliards, ce qui devrait entraîne l'extinction de la dette en 2008. Mais la CRDS a été
déjà prolongée une fois par le gouvernement Juppé puisqu'elle devait initialement
s'interrompre au début de 2010. D'ores et déjà, les technocrates de Bercy s'apprêtent
à utiliser les fonds réunis entre 2009 et 2014 pour alimenter le fonds de réserve des
retraites, plutôt que d'augmenter le montant de la Contribution sociale généralisée
(CSG) comme il a été initialement envisagé. Instituer un prélèvement temporaire en
prélèvement permanent apparaît en effet comme plus " indolore " aux yeux de
l'opinion et plus facile pour faire " passer la pilule " plutôt qu'augmenter
les cotisations retraite, d'autant que retraités et fonctionnaire seront également mis
à contribution.
La sécurité des biens et des personnes s'améliore-t-elle? On peut en douter à la
lecture de cette circulaire interne envoyée par la société Fichet aux principaux
serruriers et installateurs de système de protection français.
La toute dernière étude du Ministère de l'intérieur "Crimes et délits
constatés en France par les services de police et de gendarmerie" fait
apparaître pour l'année 2002, par rapport à 2001 ;
une hausse globale * 1.28% de l'ensemble des crimes et délite
certes une baisse globale de - 0.61 % des vols (à main
armée, violents, liés à l'automobile et deux deux-roues, etc.),,
mais une HAUSSE IMPORTANTE DES CAMBRIOLAGES : * 3,1 % ( +16.296 faits)
Durant l'année 2002, il y a eu 432.593 cambriolages !
C'est LE PLUS HAUT CHIFFRE jamais enregistré en France par les services de police et de
gendarmerie.
Les cambriolages de résidences principales progressent de +5,72 % (+10.561 cambriolages),
ceux des résidences secondaires de +3,68%.
87% des Français contre la guerre
Une très forte majorité de Français désapprouvent l'intervention militaire
américaine, selon un sondage Ifop publié vendredi.
De la fumée est visible dans le ciel de Bagdad jeudi soir
Une très forte majorité de Français (87%) désapprouvent l'intervention militaire
américaine en Irak, contre 12% qui l'approuvent, selon un sondage de l'Ifop que publie ce
vendredi Le Figaro.
Le Sénat ampute le plan Bush de baisses d'impôt
Il sagit dun important revers pour George W. Bush. Son plan de relance
économique a été sérieusement amendé mercredi soir par un Sénat pourtant à
majorité républicaine. Alors quil prévoyait 726 milliards de dollars de baisses
dimpôt sur dix ans dans sa version initiale, le programme ne portera finalement que
sur 350 milliards. Les fonds économisés seront alloués à la caisse générale des
retraites à hauteur de 276 milliards. Et 100 milliards sont destinés à financer la
guerre en Irak.
RPR, noyau dur de l'UMP
Six mois après le congrès fondateur de l'UMP, des élections internes doivent désigner
d'ici début avril les chefs de file UMP dans les 577 circonscriptions. Pour l'instant,
selon une note interne confidentielle, 80% des postes sont attribués à des ex-RPR. Une
tendance difficile à digérer pour l'Union de la Majorité Présidentielle qui veut se
démarquer de l'ancien parti gaulliste. Analyse d'un élu du parti : "Juppé paie son
manque de visibilité politique... C'est dommage, car lui a totalement délaissé la
vieille culture RPR".
Juppé ''ancienne version'' en colère
"Si ça avait été moi version ancienne, jaurais viré tout le monde en
Eure-et-Loir !" : c'est la réaction pour le moins explosive du Président de l'UMP
après la défaite de l'un de ses candidats, Claude Térouinard, aux législatives
partielles d'Eure-et-Loir. La raison de son courroux ? Le député UMP Patrick Hoguet,
dont l'élection avait été invalidée par le Conseil Constitutionnel, n'a pas appelé à
voter pour son confrère au 2e tour. Le candidat PS François Huwart a profité de ces
mésententes internes pour être élu. Encore un raté pour l'UMP.
Le député UMP a enflammé la gauche parisienne lundi par ses propos retranscrits dans le
journal "La Croix" : il y évoque un "antisémitisme venu de l'extrême
gauche et des Verts qui a progressivement contaminé la gauche modérée, y compris le
Parti socialiste".
France : Explosion des faillites
Défaillances dentreprises (cumul sur douze mois glissants, en milliers). Source :
Euler - Sfac
Début dannée catastrophique pour les dépôts de bilans en France. 30 grosses
faillites (celles dont le chiffre daffaires de lentreprise est supérieur à
15 millions deuros) ont eu lieu sur les deux premiers mois de lannée,
daprès Euler Sfac. Sur un an, les faillites dentreprises ont bondi de 25%. Il
faut revenir en 1993 pour retrouver une remontée aussi forte. Tous les secteurs
dactivité sont frappés, mais plus particulièrement lindustrie avec
léquipement automobile et lélectronique.
A titre personnel, je considère que le temps est largement venu pour la France de se
réveiller et d'avoir le courage de se regarder droit dans les yeux; je crains alors
qu'elle n'y voie rien d'autre qu'une sorte d'Etat-nation, pour parler d'un âge d'or à
jamais révolu, finalement privé de la moindre volonté morale et politique d'exister
dignement parmi les nations. C'est pourquoi je voudrais vivement attirer l'attention de
mes contemporains sur l'interview (propos recueillis par Elisabeth Lévy) accordée par
Maurice G. Dantec, romancier, essayiste et pamphlétaire, à l'hebdomadaire Le Point (No
1593 du 28 mars 2003).
J'ai lu non seulement avec le plus grand intérêt mais aussi avec beaucoup émotion ce
qui m'a paru être le cri de désespoir d'un enfant de France, exilé à Montréal, qui ne
parvient même plus à reconnaître son pays natal dans l'image que la France donne
d'elle-même au monde et en particulier dans sa gestion de la crise irakienne !
D'ailleurs, l'interview n'est-elle pas intitulée "la France que j'aime est
morte" ? Je dirais même qu'elle est plus que morte, si cela était possible,
dès lors que nos princes osent ainsi offrir et pérenniser le triste et scandaleux
spectacle d'une grande nation à terre...
Philippe ROBERT
Depuis ce matin, les télévisions martèlent sans reprendre leur souffle ce qu'il est
désormais convenu de considérer comme le plus grand scoop de la guerre en Irak : Bagdad
est imprenable !! Aussi, tout ce qui compte de présentateurs télé d'avance
secrètement ravis à l'idée que les Américains vont se faire tailler en pièces, de
politologues souvent inspirés par une haine tenace de l'hyperpuissance américaine et
d'experts civils et militaires la plupart du temps en retard d'une guerre de mouvement,
vont plus que jamais coloniser les plateaux de télévision pour démontrer à qui mieux
mieux que l'Amérique de George W. Bush se gourre au point de risquer l'opprobre d'une
défaite en rase campagne !
Peut-être trouvera-t-on que j'y vais un peu fort mais ma colère ne connaît, à ce
sujet, plus de bornes; car la France s'étant, à mes yeux, complètement déconsidérée
par une posture totalement irrationnelle - si ce n'est inspirée par la plus grande
sottise - dont les murs du Conseil de sécurité de l'ONU vont certainement longtemps
résonner, Ô doux poète Villepin, je ne peux m'empêcher d'y voir l'annonce
prémonitoire d'un refus définitif de mon malheureux pays, qui aborde le XXIème siècle
à reculons, de recouvrer la place éminente qui devrait pourtant être aujourd'hui la
sienne dans le nouveau concert des nations d'après 11 septembre 2001.
Philippe ROBERT
Si quelqu'un, en France, avait encore l'illusion que la liberté régnait dans notre pays,
il n'aurait désormais aucun mal à être convaincu du contraire; car la manipulation
intellectuelle à laquelle se livrent des médias, en particulier audiovisuels, qui
consiste à saluer systématiquement la survenance, en Irak, du moindre obstacle
susceptible de ralentir la progression de l'armée américaine représente, à mes yeux,
une profonde atteinte au libre arbitre de chacun d'entre nous. Aussi, nul ne doit jamais
perdre de vue combien nos médias sont encore placés sous l'influence corruptrice d'une
minorité issue de la pseudo révolution libertaire de Mai 68.
En effet, tout est bon pour démontrer finalement que le pacifisme généralisé qui
déferle sur le monde est un modèle pour la France et même que notre pays en est
l'artisan majeur; aussi l'anti-américanisme fleurit-il au rythme effréné des sondages
d'opinion qui tendent à prouver que notre président, ainsi que tous ceux qui le suivent,
ont forcément raison puisque le nombre leur rend justice ! Pour ma part, je formulerais
les plus grandes réserves sur une posture politique qui va rapidement démontrer ses
limites et placer la France dans une situation dont, hélas, nous n'imaginons même pas
l'étendue des conséquences...
Philippe ROBERT
Après avoir attentivement écouté Francis Mer, invité du dernier Grand Jury RTL-Le
Monde-LCI, je suis bien obligé de constater que ce gouvernement, placé sous l'influence
directe d'un président progressiste, n'a définitivement rien de libéral; c'est la
raison pour laquelle il ne me paraît absolument pas possible de lui faire confiance, à
celui-ci comme d'ailleurs à tous ceux qui l'ont précédé, pour rendre le moindre début
de commencement de prestige à la France rétrogradée parmi les grandes nations. Je
justifierais donc mon propos en m'appuyant sur deux questions emblématiques qui me
paraissent tout à fait symptomatiques du refus quasi caractériel de franchir l'obstacle
qui règne dans l'esprit claquemuré de nos ministres, fussent-ils par ailleurs
considérés comme des plus honorables. Le résultat final d'une telle indigence de
caractère réside en particulier dans le boulet que représente le retard économique et
social dont notre pays, pratiquement seul parmi toutes les nations développées, est
tristement affublé; un état de fait qui ne manque alors pas de peser tragiquement sur
l'aura internationale de la France.
Tout d'abord l'ISF. Le ministre de l'Economie et des Finances annonce de nouvelles
modifications dans l'allègement de cet impôt inique pour "changer tout ce qui
est contraire à l'entreprise". Le vrai courage politique eût à mes yeux
plutôt consisté, en rétablissant la primauté de la liberté individuelle sur la
violence d'Etat, à supprimer purement et simplement cet impôt scandaleux, dit de
solidarité (sic) sur la fortune; mais il semblerait bien, selon l'idée pétrie
d'égalitarisme que nos princes semblent réellement s'en faire, que les Français ne
soient pas suffisamment adultes pour comprendre sans mal que les riches ont toute leur
utilité, en particulier pour créer des emplois viables et durables ! Cette équipe
gouvernementale, dont le premier ministre est issu de ma propre famille libérale, ayant
d'avance récusé toute rupture explicite avec les impostures nées du socialisme, le
porte-parole du PS, Marisol Touraine, a alors beau jeu de déclarer (Le Figaro économie
du 25/3/03) que "le gouvernement s'apprête à faire payer tous les Français
pour l'avantage d'une infime minorité". Si, au moins, nous lui donnions de
bonnes raisons de se plaindre d'une vraie droite libérale !!
Le second sujet dont je voudrais traiter est relatif aux retraites; si nous sommes
parvenus à l'extrême limite de la disette intellectuelle en refusant, pendant des
décennies, de prendre une décision vitale afin d'éviter aux Français de ne plus
pouvoir recevoir une retraite décente dans peu d'années, il est alors fort à craindre
que le dogme immuable de la répartition, réitéré avec force par Jacques Chirac et par
Jean-Pierre Raffarin dans son sillage, ne contribue à fausser encore plus que de raison
le regard que nos compatriotes portent sur les réalités de l'heure; dans la même
optique de fuite en avant, il est dommageable que Francis Mer ait cru nécessaire de
récuser la dénomination de "fonds de pension" - horresco referens - que
lui soumettait un journaliste, au Grand Jury, pour lui préférer la terminologie moins
guerrière d'épargne-retraite, et encore à la marge... Aussi mes convictions libérales
me portent-elles plutôt à faire confiance à Alain Madelin lorsqu'il soutient, dans le
journal Les Echos, que "Les réformes floues sont mal comprises. Les choix ne
doivent pas être ambigus. A l'évidence, nous avons besoin de fonds de pension. La baisse
de la Bourse ne doit pas effrayer le gouvernement. Au contraire, elle est une
opportunité. Tous les pays modernes se sont dotés de fonds de pension". Sauf
la France.
Philippe ROBERT
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