Semaine du  24 au 30 décembre

Renaud Dutreil lors d’un interview à propos de l’impôt sur la fortune :
" Face à un impôt, il faut savoir s’il est bon ou néfaste pour le pays. Or, pour échapper à la taxation patrimoniale du capital économique investi dans les entreprises, de nombreux détenteurs de capitaux vont placer leur argent dans les pays voisins de la France comme le Benelux, la Grande Bretagne, la Suisse ou l’Italie. Quel dommage que cet argent ne finance pas nos entreprises, pour investir et créer des emplois en France ! Veut-on que nos PME soient vendues à des sociétés étrangères, au risque de voir leurs emplois s’envoler ? Veut-on que ceux qui ont réussi en France soient priés de partir pour satisfaire une minorité d’idéologues ?"
Décembre 2002

Robert Hue (1996) : Nous nous situons complètement dans le prolongement de Marx.

Robert Hue (1997, à propos du livre noir) : Il est dérisoire et grotesque de réduire le bilan du communisme à cette comptabilité macabre.

Jeannette Thorez (Janvier 1997, Le Figaro) : 85 millions de morts à cause du communisme, c'est un terrible mensonge. J'ai toujours considéré que Staline était un grand homme, un véritable combattant, quelqu'un de raisonnable.

Lionel Jospin : Je compte aujourd'hui des communistes dans mon gouvernement, et j'en suis fier !

Conscience Politique: Conscience Politique
Voici le commentaire sur le site Conscience Politique de La Page Libérale (http://liberte.free.fr)
A la croisée de tous les sites libéraux français se trouve Conscience Politique, nourri d'articles originaux pour une part, et d'articles du Tocqueville Magazine, des 4 vérités, et d'ailleurs pour le reste.
Très bien fourni en articles, les sujets abordés sont bien organisés (politique, société, éco...), toujours sous un angle libéral.
Conscience Politique pourrait être le site de la droite française: un think tank ratissant large, mêlant politique et libéralisme, et donnant des solutions politiques "pragmatiques". A noter que la droite actuelle s'en prend plein la figure sur le site, tant mieux!

Renaud Dutreil lors d’un interview à propos de l’impôt sur la fortune :
" Face à un impôt, il faut savoir s’il est bon ou néfaste pour le pays. Or, pour échapper à la taxation patrimoniale du capital économique investi dans les entreprises, de nombreux détenteurs de capitaux vont placer leur argent dans les pays voisins de la France comme le Benelux, la Grande Bretagne, la Suisse ou l’Italie. Quel dommage que cet argent ne finance pas nos entreprises, pour investir et créer des emplois en France ! Veut-on que nos PME soient vendues à des sociétés étrangères, au risque de voir leurs emplois s’envoler ? Veut-on que ceux qui ont réussi en France soient priés de partir pour satisfaire une minorité d’idéologues ?

En attendant mieux, je me vois dans l'obligation de penser - et surtout de dire - que les atermoiements perpétuels de la France à propos de l'Irak (et d'ailleurs de bien d'autres sujets) n'émanent certainement pas d'une grande nation; en effet, que la prudence et donc le souci de protéger dans les meilleures conditions les citoyens habite l'esprit de nos princes, soit ! Mais il ne faudrait pas non plus que cela tourne, au grè de déclarations politiques qui relèvent plus de la défiance que de la confiance envers notre grand allié américain en première ligne, à l'_expression déguisée d'une sorte d'aversion irrationnelle pour des réalités désagréables conduisant alors notre pays, pas plus qu'un autre immunisé contre la menace terroriste, à vouloir minimiser la gravité du danger qui plane aujourd'hui sur nos têtes.
C'est pourquoi il me paraît tout à fait périlleux et même, si je me laisse aller au plus noir pessimisme, parfaitement exécrable de marquer ainsi en permanence aux Etats-Unis en particulier et au monde en général une discordance diplomatique susceptible d'entraîner, non seulement pour la France mais aussi pour l'Union européenne elle-même, un affaiblissement supplémentaire qui ne peut que nuire à un continent déjà pusillanime et désarmé dont l'avenir, toujours incertain, reste désespérément à construire. Sans compter qu'une telle attitude ne peut que contribuer à créer une faille aux conséquences incalculables dans le front commun antiterroriste dont l'Amérique, pour des raisons qui devraient pourtant sauter aux yeux de tout le monde, est plus que jamais le maître d'oeuvre. Pour être forte et crédible, la France doit catégoriquement choisir son camp.
Philippe ROBERT

UNEDIC : la solution de facilité a été adopté : l’augmentation des cotisations
Un accord a finalement été trouvé entre les partenaires sociaux pour redresser les comptes de l’assurance chômage. Et ce sans rétablir la dégressivité des allocations, ni baisser le montant de celles-ci.
Trois mesures phares ont été arrêtées. Tout d’abord, la hausse des cotisations, supportée à parts égales par les salariés et les employeurs : elles passeront le 1er janvier prochain de 5,8% à 6,4% du salaire, ce qui devrait rapporter environ 9 milliards d’euros d’ici 2005. Ensuite, la baisse de la durée d’indemnisation des chômeurs, via un durcissement des conditions d’entrée. Une réforme qui devrait quant à elle permettre à l’Unedic d’engranger 6 milliards. Enfin, il sera demandé à l’Etat de faire une croix sur sa créance de 1,2 milliard. De quoi faire revenir l’Unedic à l’équilibre en 2005.

La consommation française se met à flancher
Douche froide pour l’économie française. En novembre, la consommation de produits manufacturés a baissé de 1,7%, une chute qui laisse redouter un coup d’arrêt pour ce qui constitue le dernier moteur de la croissance française. Et qui a pris tous les économistes par surprise.

La croissance américaine confirmée à 4% pour le troisième trimestre
Après une hausse de 1,3% lors du deuxième trimestre, le PIB a augmenté de 4% en rythme annuel entre juillet et septembre, selon le Département du commerce qui a ainsi confirmé son estimation initiale.
Pourquoi parle t’on de crise aux Etats Unis alors que la croissance française sera limité à 1% en 2002…

67 milliards d'euros à trouver
Le coût total du régime spécial de retraites des industries électriques et gazières (IEG) donne la mesure du problème à résoudre. Selon les normes comptables en vigueur, les entreprises du secteur devraient provisionner la totalité des engagements présents et futurs, au titre de la "dette sociale" que représentent ces charges. Soit, en retenant un "taux d'actualisation" de 5 % l'an pour les sommes ainsi placées, un montant total de 67 milliards d'euros, pour couvrir les retraites d'ici à 2050. La répartition de ce montant colossal serait la suivante : 32 milliards d'euros représentent les "droits passés" pour les retraites "liquidées"; 22 milliards ressortissent aux droits passés des salariés actifs en 2001 (leurs droits déjà acquis par les cotisations déjà versées) et 10 milliards à leurs droits futurs (restant à cotiser) ; enfin, on évalue à près de 3 milliards d'euros le montant des droits futurs des nouveaux embauchés, qui viendront remplacer les générations actuelles. Jusqu'ici, le financement des retraites est intégralement assuré par les entreprises, à raison de 2,5 milliards d'euros par an.

Sécurité sociale
Plus de 4 milliards d'euros de déficit pour le régime général, le dérapage est spectaculaire : en septembre, la commission des comptes de la Sécurité sociale avait évalué le déficit à 3,3 milliards. Jean-François Mattei, le ministre de la Santé, estime que les dépenses de santé augmenteront inéluctablement. Il attribue la dégradation des comptes au ralentissement économique, qui ampute les recettes.
Le ministre promet néanmoins de réaliser à nouveau des économies grâce aux médicaments génériques... Une goutte d'eau face à l'ampleur du déficit.

Assurance chômage
C'était trop beau. Il devait prendre en charge et remettre les chômeurs au travail. Un an et demi plus tard, le Pare, le plan d'aide au retour à l'emploi, mis en place par le patronat et les syndicats, tourne au fiasco. Témoin : le gouffre de l'assurance chômage (3,7 milliards d'euros cette année et 5,1 milliards annoncés en 2003). Les partenaires sociaux ont élaboré un dispositif confus et coûteux (suppression de la dégressivité des allocations chômage, embauche de plus de 3 000 agents ANPE...). Maintenant, il faut payer ! Les entreprises et les salariés vont devoir mettre la main à la poche.

Apa
La mesure est généreuse, mais le gouvernement Jospin a oublié de la financer. Un an après son lancement, l'allocation personnalisée d'autonomie grève les caisses des collectivités locales. Les départements, contraints de faire face à un nombre croissant de prestataires (700 000 contre 500 000 attendus), réclament ainsi à l'Etat une rallonge de 1,2 milliard d'euros. Pour éviter " l'explosion du dispositif ", Matignon s'apprête à restreindre les critères d'attribution de l'allocation -

La démocratisation du haut débit passe par une baisse des prix
Le problème du développement du haut débit en France aurait donc pour source le prix trop élevé des abonnements, et non l’absence de contenus destinés au haut débit. Les FAI ont lancé depuis peu des offres haut débit à 128 kbits/seconde pour environ 30 euros par mois. "Mais il faut encore aller plus loin", prévient Henri de Maublanc qui préface l’ouvrage. "L’idée c’est de fournir un débit de 512 kbits/seconde pour 15 à 20 euros par mois". Free propose déjà un abonnement haut débit (512 kbits/seconde) pour 30 euros par mois.Les autres FAI savent ce qui leur restent à faire...

Hôpital : fin de la négociation sur l'assouplissement des 35 heures
Les discussions sur l’assouplissement de la RTT à l’hôpital se sont achevées dans la nuit de mercredi à jeudi. Parmi les mesures prises, on trouve le report de 10 jours RTT non pris cette année sur le premier trimestre de l’année prochaine, ainsi que le paiement en 2003 de 10 jours qui ne seront ni pris ni placés sur un compte épargne temps. Il est par ailleurs précisé que ce dernier devra être rendu "plus attractif". Concrètement, le projet vise à permettre aux employés de l’hôpital de reporter leurs jours de congés dus au titre de la RTT pendant quelques années, le temps que le nouveau personnel soignant soit formé.

L'Allemagne se laisse tenter par l'amnistie fiscale
Après l’Italie, l’Allemagne. Lundi matin, Gerhard Schröder a ouvert la porte d’une amnistie fiscale, en dévoilant les contours d’un projet de loi qui devrait être adopté fin janvier. Et ce à la faveur d’un changement de la façon de taxer les revenus de l’épargne. Ces derniers sont pour le moment imposés dans le cadre de l’impôt sur le revenu, à un taux variable allant de 20% à 48,5%. Ils seraient à partir de l’année prochaine taxés forfaitairement, à hauteur de 25%. Et concrètement, les fonds rapatriés en provenance des paradis fiscaux ne subiraient aucun préjudice supplémentaire et seraient imposés à 25% également. Du moins s’ils reviennent en Allemagne d’ici la fin 2003, le taux passant à 35% pour les capitaux rentrés au bercail entre janvier et juin 2004. Une manière de passer l’éponge qui pourrait rapporter à Berlin environ 100 milliards d’euros, selon une estimation du chancelier Gerhard Schröder.
Une somme, tout à fait réaliste, qui fera du bien à une Allemagne qui tente avec difficultés de renflouer ses caisses. Lorsque l’Italie avait procédé à cette sorte de "grand pardon" entre novembre 2001 et mai 2002, elle avait en effet empoché près de 60 milliards. D’autres capitales européennes envisageraient maintenant de suivre l’exemple, et notamment la France, elle aussi en délicatesse avec son budget.

0,6 % du PIB - Poids de l'aide publique à France Telecom en 2003
Comme l'a précisé lundi Alain Lambert, ministre délégué au Budget, l'aide de l'Etat à l'opérateur historique du téléphone en France se retrouvera dans le montant de la dette des administrations publiques. En revanche, a-t-il tenu à ajouter, cette garantie à hauteur de neuf milliards d'euros ne sera pas comptabilisé en déficits publics.

Ainsi que nous venons de le constater une fois de plus en Bretagne à l'occasion d'une rave-partie qui a réuni, les 7 et 8 décembre dernier, quelque 25.000 personnes sur des terres réquisitionnées par la préfecture du lieu, nous serions réellement ravis de ne plus voir l'Etat ériger l'arbitraire en système dans un pays démocratique en principe soumis à l'état de droit; en d'autres termes et pour préciser ma pensée libérale, l'Etat ne doit pas se croire autorisé à fouler aux pieds le Droit sous le fallacieux prétexte qu'il est l'Etat et que l'Etat est tout-puissant au point qu'il ne saurait lui-même se soumettre à la loi commune. Il y a décidément encore beaucoup de chemin à parcourir pour que le citoyen, rendu enfin libre et responsable, trouve alors tout naturel de respecter l'Etat si celui-ci se montre lui-même pleinement respectable. Aujourd'hui, il semble donc que ce ne soit pas encore le cas en France.

Nous avons beau savoir que l'Etat providence ne manque pas une occasion de s'immiscer dans nos vies jusqu'à bousculer notre intimité, j'avoue tout de même que les bras m'en sont tombés d'apprendre que Madame Bernadette Malgorn, préfet d'Ille-et-Vilaine, n'a pas hésité à réquisitionner sur la commune de Marcillé-Raoul une quinzaine d'hectares de bonnes terres agricoles à l'usage exclusif d'une rave-partie ! Ainsi que le rapporte crûment Le Figaro du 17/12/02, "l'Etat avait obligé le village à accueillir 25.000 jeunes pour une fête techno. 150 hectares de terrains avaient été souillés, 8 kilomètres de chemins détruits, 140 mètres cubes de déchets récoltés"... Le maire de l'endroit a même précisé que le nettoyage des immondices en tout genre laissées sur place par les joyeux "raveurs" avait coûté 20.000 euros, que la réfection des routes nécessitait 400.000 euros sans compter les trente dossiers de déclarations de dégâts ouverts à la suite de cette désappropriation abusive, fût-elle provisoire.
Une telle attitude n'est pas acceptable et je me permettrais de souligner qu'elle ne peut contribuer qu'à couper un peu plus la société civile d'un appareil d'Etat déjà largement discrédité; à l'Assemblée nationale, Nicolas Sarkozy a déclaré que "La préfète (sic) a été obligée (resic) de réquisitionner des terrains avec mon accord et j'assume pleinement cette responsabilité" ce qui implique que nous devrons régler la note même s'"Il n'y a aucune raison que ce soit le contribuable qui doive payer pour de gens qui ne tiennent aucun de leurs engagements". Précisément. Car en admettant même que le ministre de l'Intérieur veuille prendre toutes ses responsabilités en annonçant qu'il recevra au début du mois de janvier les organisations de rave-parties, il ne faut pas non plus que l'Etat, à aucun moment et en aucun lieu, se croie ainsi autorisé à s'exonérer de son devoir régalien de garantir au citoyen l'usage naturel de la liberté, de la propriété et de la responsabilité individuelle qui fondent notre démocratie.
Philippe ROBERT

Absentéisme parlementaire
Déjà 8 votes solennels depuis le début de la session parlementaire. Des votes ''sans clé'', qui requièrent la présence des députés à la tribune pour voter et permettent de mesurer l’absentéisme des députés. Résultat : 50% d’absentéisme pour les UMP Christian DECOCQ* (Nord), Alfred TRASSY-PAILLOGUES (Seine-Maritime) et Valérie PECRESSE (Yvelines) et l'UDF Gérard VIGNOBLE (Nord). 62,5% pour les PS, Sylvie ANDRIEUX-BACQUET (Bouches-du-Rhône), Daniel BOISSERIE (Haute-Vienne) et François DOSE (Meuse). La palme revient au nouveau député de la Guadeloupe, Eric JALTON, présent au seul premier scrutin du 3 juillet. Il est suivi de près par Patrick BALKANY, qui n'a pas pris part au six derniers votes, soit un taux d’absentéisme de 75% pour le député des Hauts-de-Seine. A l’inverse, ce sont les 22 parlementaires du groupe Communistes et Républicains qui réalisent le meilleur score de participation avec un taux moyen de participation de 97%.
*M.Decocq a précisé que son absence était due à des raisons médicales.


Semaine du  16 au 23 décembre

Le pessimisme de la BCE pour l’année 2003
La Banque centrale européenne a revu jeudi à la baisse ses prévisions de croissance dans la zone euro. Pour l’année 2002, l’institut monétaire table sur une hausse du PIB des onze pays concernés comprise entre 0,6% et 1%. En juin, la fourchette s’étalait encore de 0,9% à 1,5%. Et pour l’année 2003, la BCE espère un minimum de 2,1% et fixe le maximum à 3,1%. Un "tableau décevant" qui "reflète la persistance d’un degré élevé d’incertitude", comme l’écrit la BCE dans son rapport mensuel de décembre.

Sarkozy et " le droit du sang "
Certains grognards gaullistes de l’UMP rappellent que, contrairement à ce qu’il a dit lundi soir à Jean-Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy n’a pas toujours été un adepte fervent du droit du sol en matière de nationalité : en 1986, comme la plupart des députés RPR, il avait signé la proposition de loi déposée par Pierre Mazeaud, qui prônait un net retour de balancier en faveur du droit du sang. Un texte largement issu des travaux du Club 89, présidé à l’époque par un certain… Alain Juppé.

Une retraite à bon compte
Immobilisme - La réforme sur les retraites des gaziers et électriciens est pratiquement conclue. Le projet d'accord élaboré par les employeurs et les syndicats (CGT, CFDT, CFTC, CGC) des industries électriques et gazières n'inaugure en rien la grande réforme des retraites du secteur public. Les agents d'EDF-GDF conservent le principal acquis de leur régime : une pension égale à 75 % de leur dernier salaire (hors prime) calculé sur 13 mois, après 37,5 années de cotisation (contre 40 dans le privé). La négociation visait d'abord à toiletter les comptes d'EDF-GDF afin d'ouvrir rapidement le capital. Or la manoeuvre, téléguidée par le gouvernement, a parfaitement réussi. Les deux entreprises, appelées à entrer en Bourse, n'auront pas à inscrire à leur bilan la charge des retraites, évaluée à 70 milliards d'euros, qu'elles ont omis de provisionner au fil des ans (statut public aidant !). La somme se volatilise à l'issue d'un tour de passe-passe entre régimes. Ainsi 70 % de son montant sont-ils absorbés par le régime général des salariés (a priori sans conséquence pour ce dernier). Quant au solde, il devrait être financé par une nouvelle taxe sur le transport de l'électricité et une modeste provision d'EDF-GDF.

Souvenons-nous souvent...
" Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l'épargne. Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort. Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l'employeur. Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes. Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche. Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez. Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l'initiative et l'indépendance. Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux ce qu'ils pourraient et devraient faire eux-mêmes "
Abraham Lincoln

Il n'y aura pas de réforme de l'ISF à court terme
C’est ce qu’a annoncé mardi soir Jean-Pierre Raffarin, lors d’un dîner organisé par l’association d’entreprise Croissance Plus. Le Premier ministre a assuré que ce sujet "sensible" risquait de "bloquer" la société française. Le débat autour de l’impôt sur la fortune avait été initié à l’automne par des sénateurs et des députés de la majorité, parce qu’ils le jugent néfaste à l’attractivité économique de la France. Mais ils avaient dû faire marche arrière à la demande de Matignon. Quel courage !

" Elargissement " : la Turquie en embuscade
L’élargissement de l’Union européenne de 15 à 25 membres a été validé jeudi lors du sommet de Copenhague pour une facture globale de 40,422 milliards d’euros. Les 10 nouveaux entrants recevront 22,847 milliards d’euros entre 2004 et 2006, 9,769 milliards d’euros seront dépensés pour soutenir l’agriculture de ces dix pays.

Les Européens sont inquiets

Le dernier sondage Eurobaromètre publié dans Libération jeudi fait apparaître un nette augmentation des avis négatifs des Français face à l’élargissement de l’Union européenne (seulement 33% des personnes sondées y sont favorables, soit un recul de 7 points par rapport à l’enquête de septembre). Trois Européens sur quatre craignent que l’élargissement rende plus difficile le processus de décision, deux Européens sur trois redoutent " le coût élevé " de cet élargissement –les Français arrivant en tête des européens les plus inquiets.

Pressions américaines sur l’Europe

Les Etats-Unis n’ont pas ménagé leurs efforts ces derniers temps pour appuyer l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. A cet effet, George W. Bush a appelé lundi le Premier ministre finlandais Paavo Lipponen, mercredi le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen et Jacques Chirac. L’un des porte-parole de la maison Blanche, Sean Mc Cormack, a d’ailleurs affirmé que " le président Chirac (était) d’accord avec le président Bush sur l’importance de cette question ". Mardi, le président américain, qui recevait à Washington l’islamiste Recep Tayyip Erdogan, avait déclaré que le gouvernement américain se tenait aux " côtés " de la Turquie " dans (son) désir de rejoindre l’Union européenne ". Même si les dirigeants turcs ont exprimé leur fureur à l’annonce de cette décision, estimant que la décision de l’UE " est loin de saisir la volonté et la détermination de la Turquie d’adhérer ", un responsable proche de M. Erdogan a précisé qu’il s’agit " d’une décision intérimaire, flexible. Il pourra y avoir des changements dès demain "… On le sait, le soutien apporté par l’oncle Sam à leur allié asiatique de l’Otan ne date pas d’hier, et s’inscrit dans une stratégie plus générale visant à briser l’identité des peuples européens. Une volonté américaine que l’on a vue à l’œuvre ces dernières années dans les Balkans à travers le soutien apporté à la création d’une Bosnie musulmane, leur guerre d’agression contre la Serbie en faveur des rebelles Kosovars islamo-mafieux…Certains n’ont pas manqué de signaler non plus que les Etats-Unis ont un besoin impérieux de pouvoir utiliser les bases turques de l’Otan en cas d’agression contre l’Irak, ce qui expliquerait d’autant le forcing diplomatique de Washington…

Prud’homales : les résultats

Mercredi, l’abstention aux élections prud’homales a encore progressé par rapport à 1997 pour atteindre 67,3% -contre 65,6% en 1997, plus de 2 électeurs sur trois se sont donc abstenus. C’est dire si les grandes centrales syndicales, dont cette élection est la seule qui permet de mesurer leurs influences réelles, sont minoritaires dans le monde du travail. Ainsi la CGT a recueilli 32,1% (-0,9) des suffrages, la CFDT, 25,2% ; FO 18,3% (-2,25), la CFTC 9,7% (+2,2), la CFE-CGC 7%(+1,1%), l’UNSA 5% (+4,3), les divers autres syndicats regroupés sous l’appellation " G10 " 1,5% (+1,2)... Dès que les résultats ont été connus, le ministre des Affaires sociales, François Fillon, s’est empressé de voler au secours de ses petits camarades des syndicats, affirmant qu’il ne fallait pas " tirer trop d’importance du test de représentativité. C’est d’abord une élection prud’homale " a-t-il ajouté bêtement au cas où ce détail nous aurait échappé. Pour tenter de sauver la face, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibaut, a retrouvé la vieille langue de bois marxiste pour justifier le recul de son organisation et le désaveu des électeurs en évoquant les condition du scrutin paraît-il " indigne de nos traditions démocratiques " . Même son de cloche de Marc Blondel, le patron de Force Ouvrière qui a déploré " un nombre impressionnant d’irrégularités ". " Vu l’augmentation de l’abstention " a-t-il cependant concédé, " on peut s’interroger sur la crédibilité de ce scrutin ". Jean-Pierre Raffarin y a été aussi de sa tirade, estimant que " la démocratie politique a besoin d’une démocratie sociale vivante " dont les élections prud’homales sont une " forme d’expression ". Pas un n’ose admettre une vérité simple, à savoir que l’abstention reculera et la " démocratie sociale " s’épanouira, le jour où le pluralisme syndical sera respecté, ce qui n’est bien évidemment pas le cas.

Chez " les potes " pour créer l’internationale

250 convives se sont pressés mardi soir au dîner annuel de SOS racisme. Outre les habituelles vedettes du Paris médiatique, le président du PSG Laurent Perpère -dont la " politique anti-raciste " a été louée par Malek Boutih-, et le larmoyant Marek Halter, les socialistes étaient venus en force : Ségolène Royal, François Hollande, Danielle Mitterrand, Marie-Noëlle Liennemann, Laurent Fabius, Jean-Paul Huchon, Jean-Louis Bianco, Julien Dray, Jack Lang , Marylise Lebranchu ; le maire de Paris était représenté par son adjoint Vert Yves Contassot. Last but not least, le ministre délégué de la Ville, Jean-Louis Borloo représentait le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin et les députés UMP Yves Jégo et Pierre Lellouche ont tenu à être présents au nom du parti chiraquien. Le trilatéraliste Pierre Lellouche –qui était à la table de Laurent Fabius- a été salué comme il se doit par M. Boutih, le président de SOS le félicitant pour sa proposition de loi antiraciste. Après Jack Lang louant la semaine dernière l’action de Nicolas Sarkozy dans sa gestion poudre aux yeux du dossier des clandestins, Malek Boutih a lui aussi tressé des lauriers au gouvernement pour sa politique en matière d’immigration. Il a ainsi estimé que l’UMP Yves Jégo, partisan du droit de vote des immigrés, montrait " une nouvelle démarche dont la nouvelle majorité s’inspire " et a exhorté les chiraquiens à poursuivre la coûteuse et vaine politique de la ville initiée par les socialistes, en " augmentant les moyens dans le domaine de l’éducation, en multipliant les éducateurs, en encadrant la jeunesse ". Entonnant pour finir son credo habituel, il s’est plaint du fait que notre société soit " non multinationale mais multiraciste ". N’en déplaise à Malek Boutih, et à ses amis de l’UMP, les sociétés multiraciales sont le plus souvent des sociétés multiracistes
Il convient d’ajouter que la démarche de Malek Boutih consistant à exiger des élus de l’établissement qu’ils tapent plus franchement les Français au portefeuille pour aider ses " potes " ne manque pas de sel. SOS racisme tenait en effet sa sauterie annuelle dans le restaurant " George " au dernier étage du centre Beaubourg, une prestation qui avoisine tout de même les 400 000 francs

Fondamentalistes : la brèche est ouverte
Nicolas Sarkozy a annoncé lundi soir sur France 2 qu’un accord avait été trouvé dans le cadre de l’organisation de " l’islam à la française " entre trois organisations musulmanes concurrentes : la mosquée de Paris, la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF), l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). " Avant la fin de l’année " a déclaré le ministre de l’Intérieur, devrait émerger " les conditions du statut d’un organisme musulman ". Pour complaire à la mosquée de Paris proche d’Alger, tenter de contrôler et de masquer aux Français le poids réel des islamistes au sein de la communauté musulmane, Nicolas Sarkozy a affirmé que cette instance de l’islam " sera désignée en partie par l’élection (aux deux tiers), pour partie par cooptation " (le tiers restant ). Ce conseil d’administration du Conseil français du culte musulman (CFCM) -dont l’élection précédente avait été annulée faute de convenir à Alger ne correspondra aucunement à la réalité de l’islam dans notre pays et fait déjà grincer bien des dents. Les grands gagnants de cet accord à moyen terme sont indéniablement les fondamentalistes de l’UOIF, en pleine ascension dans les banlieues, lesquels, même s’ils souhaitaient une désignation du CFCM sur une base uniquement électorale, voient leur intégrisme officiellement reconnu par la République.

La crainte des Français

Nicolas Sarkozy a beau déclaré qu’il n’acceptera " aucune intervention étrangère " dans ce futur organisme, le propos prête à rire puisque toutes les organisations musulmanes sont toutes inféodées à des pays et/où à des mouvements étrangers. Les cinq grandes mosquées régionales qui participent à la consultation (Lyon, la mosquée " saoudienne " de Mantes-la-Jolie, Marseille, Evry et Saint-Denis de la Réunion) ont d’ores et déjà dénoncé l’accord conclu, le recteur de la mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, fustigeant lundi soir " un marché de dupes " au détriment des " grandes mosquées ". " Nous avons été sacrifiés pour permettre à M. Sarkozy d’aller vite " a-t-il déclaré, révélant que le ministre de l’Intérieur avait rencontré secrètement ces derniers jours, la FNMF, la mosquée de Paris et l’UOIF " pour conclure un marchandage des postes attribués à chacun dans le futur conseil ". Le mufti de Marseille, Soheib Ben Cheikh, s’est dit " sceptique " sur les négociations engagées, estimant qu’il était " encore trop tôt pour qu’émerge une instance qui ne réglera aucun problème ", " qui ne réglera rien sur le terrain… ". De plus le sondage publié dans Le Monde à l’occasion du passage de Nicolas Sarkozy sur France 2 lundi, révèle que " 60% des Français sont inquiets de la présence de l’Islam dans la société française ". Il y a donc une réelle crainte.

Voile islamique : des explications plus que douteuses
L’islamologue Malek Chebel explique que dans les banlieues immigrées, pour les jeunes, " une femme est réduite à son apparence : voilée et humble elle dit non ; autrement, elle dit oui ". Hélène Orain, sociologue proche de SOS Racisme constate quant à elle que " maintenant, beaucoup de filles sont voilées ainsi elles ne se font pas agresser. Avec le voile, on a une réputation de fille de bonne famille, on est une fille à marier (…) sans voile, on se fait obligatoirement accoster. C’est pourquoi elles se promènent souvent en bande. Si elles sont seules, elles contournent et font des trajets très compliqués pour éviter d’être en danger. Les filles qui portent le voile ne le sont pas ". Indéniablement, on bafoue les libertés sous couvert de justifications fallacieuses, dignes de la propagande de pays totalitaires.

Sarkozy : "100 minutes pour convaincre".

De l'excellente prestation télévisée de Nicolas Sarkozy à l'émission "100 minutes pour convaincre", sur France 2, je voudrais particulièrement retenir l'épisode Le Pen; en effet, nous avons pu constater sans le moindre déplaisir à quel point le président du Front national avait été destabilisé par l'invité d'Olivier Mazerolles, lui-même bien souvent obligé de jouer les utilités, dont l'intime conviction que son action politique de ministre de l'Intérieur est appropriée, équitable et juste l'a nettement emporté sur toute autre considération partisane.
De même, j'ai fort apprécié qu'à la question posée par Le Pen à Nicolas Sarkozy de savoir si ce dernier s'opposerait à une éventuelle élection de sa personne à la région Provence Alpes Côte d'Azur (PACA) et comment, le ministre de l'Intérieur n'a alors pas manqué de lui répondre intelligemment qu'il n'y manquerait certes pas mais, qu'en toute hypothèse, il utiliserait plus volontiers le débat d'idées, dont il considère qu'il est supérieur à toute autre forme de combat, que la censure qui n'a finalement d'autre effet que de s'abaisser soi-même.
Il est donc tout à fait utile de savoir où sont ses amis et, surtout, dans quelle mesure il est possible de leur accorder sa confiance; si Nicolas Sarkozy n'est pas un libéral pur sang, il se rapproche néanmoins de notre point de vue en ne jetant pas systématiquement l'anathème sur des gens qui ne pensent pas comme lui (comme nous); c'est pourquoi je considère que le débat avec l'extrême droite (combien de millions d'électeurs ?) est nécessaire et qu'il ne faut pas le refuser à ceux qui ont besoin de recevoir des leçons de démocratie, y compris et surtout la gauche française.
Philippe ROBERT 

 

Semaine du  10 au 16 décembre

Le financement des syndicats
L’Etat finance à hauteur de près de 500 millions d’euros chaque année les syndicats. Ces subventions sont allouées au titre de la formation (pour les militants et responsables, les salariés mandatés) ou de l’information économique et sociale… L’Etat octroie également aux syndicats des avantages fiscaux, notamment pour les taxes sur les salaires, ou pour la taxe professionnelle.


L'augmentation des naissances place les maternités au bord de la crise

Une forte reprise de la natalité, l'augmentation du nombre de prématurés et de grossesses multiples se conjuguent au manque de médecins, de sages-femmes et d'infirmières pour mettre en péril la qualité des soins dans de nombreux services de néonatologie.
"La prise en charge de la naissance est en situation de crise", affirme le professeur Bernard Blanc, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF).

Comment la France va remplacer les retraités du baby boom
Il faut d’ores et déjà anticiper les mutations du marché du travail qui vont naître dans les dix prochaines années. C’est en substance le message véhiculé par le rapport du commissariat général du plan, présenté jeudi, et qui dresse en détail les besoins de main d’œuvre pour la décennie qui vient. A la suite du départ à la retraite des générations du baby-boom, la croissance de la population active va s’essouffler, allant même jusqu’à devenir négative à partir de 2006. De quoi accroître la concurrence entre les entreprises pour attirer les salariés. De quoi aussi faire espérer une baisse du chômage ? Pas sûr, selon le Plan, qui réfute le lien de causalité entre démographie et emploi. Notant que "près de la moitié de la population en âge de travailler est hors emploi", il préconise plutôt de tout faire pour relever le taux d’emploi. Difficile chez les jeunes et les femmes, mais tout à fait possible en mobilisant les chômeurs, en revalorisant le travail des plus âgés et en relançant une "immigration d’actifs".

L'OCDE n'aime pas les retraites anticipées
L’Organisation de coopération et de développement économiques souhaite que les mesures d’incitation à la retraite anticipée soient supprimées dans les trente pays de la zone. Dans un rapport rendu public jeudi, elle estime que de tels dispositifs introduisent "des distorsions du choix entre travail et loisir qui sont préjudiciables car elles réduisent l’offre de travail, la production et le niveau de vie". Elle préconise donc le prolongement de l’activité des salariés les plus âgés, et en tire les conséquences. Pour favoriser l’employabilité des seniors, l’OCDE plaide ainsi pour un assouplissement des règles qui protègent leur emploi, un ajustement des salaires en fonction de leur productivité, et une amélioration de leur formation.

UMP La fondation de Juppé Alain Juppé cherche un président… pour la fondation qu’il veut créer auprès de l’UMP, et qui aura deux objectifs : être une source de financement supplémentaire pour le parti et surtout jouer le rôle actif de laboratoire d’idées. Un moment pressenti pour piloter ce club de grandes signatures et d’intellectuels, Alain Madelin n’a pas donné suite.

Les députés vont plus loin contre la "modernisation sociale"
Les députés UMP se sont faits plus royalistes que le roi. Vendredi, ils ont terminé l’examen du projet Fillon, qui vise à réformer la loi de modernisation sociale. Et l’ont sensiblement durci. Dans son acception initiale, il prévoyait seulement de suspendre pour dix-huit mois sept des articles de cette loi très controversée. Pensée par le gouvernment Jospin en 2001 à la suite des affaires Danone et Marks&Spencer, la "LMS" allongeait les délais nécessaires à la constitution d’un plan social et renforçait les droits des salariés concernés. La majorité UMP a fait mettre entre parenthèses deux autres articles de la "LMS". A savoir d’une part l’amendement Michelin, qui obligeait les entreprises à négocier les 35 heures avant de procéder à un plan social. Et d’autre part, le texte relatif au harcèlement moral dans l’entreprise. Sur ce point, la charge de la preuve a été renversée et il appartient désormais au salarié qui se dit victime d’"établir des faits".

A bas la redevance TV !!
M. Raffarin a finalement tranché : contrairement au souhait émis cet été par son Ministre de la Culture (lequel, apparemment soucieux de faire plaisir à ses amis journalistes, producteurs et intermittents du spectacle, avait réclamé une revalorisation de 3% de la dîme audiovisuelle), la redevance TV ne verra pas son montant augmenter cette année. Malheureusement, le Premier Ministre a paru plus soucieux de renvoyer le problème aux calendes grecques, plutôt que d'engager un réel débat sur la pertinence de cet impôt. Il importe donc de rappeler la dure réalité de ce qui n'est ni plus ni moins qu'un racket organisé au profit des professionnels de l'audiovisuel public.
Rappelons tout d'abord que la redevance télévision est réclamée tous les ans au citoyen pour chaque résidence dans laquelle il possède un poste de télévision, s'élève à 116,50 euros pour un poste couleur, et rapporte annuellement 2 milliards d'euros, qui alimentent les caisses de Radio France, de l'INA, du CSA, de France Télévisions et d'Arte. Sa collecte nécessite l'emploi de 1500 fonctionnaires, pour un coût annuel de 150 000 euros.
Laissons de côté le problème de l'organisation de la collecte, et concentrons-nous sur le principe de la redevance. On se doit de constater qu'aucune chaîne hertzienne privée ne réclame le moindre centime aux français pour la possession d'un téléviseur ou l'accès aux ondes. En effet, celles-ci envoient un téléspectateur des produits qu'il n'a pas réclamé, et elles ne sont donc aucunement en droit d'exiger qu'il leur paye quoi que ce soit. C'est la raison pour laquelle elles trouvent d'autres moyens de se financer, qu'il s'agisse de publicité ou de cryptage de leurs programmes et de vente de décodeurs. A l'inverse, les chaînes et radios de l'Etat récupèrent l'argent pris de force au citoyen qui possède un poste de télévision, même si celui-ci ne l'allume jamais, ou ne regarde jamais les chaînes d'Etat.
Cette entorse au principe consommateur/payeur est en elle-même parfaitement injustifiée. Mais allons plus loin et imaginons qu'aucun possesseur de télévision ne soit dans cette situation : la redevance est-elle alors plus légitime ? Nous avons de sérieuses raisons d'en douter. L'Etat ne se trouve-t-il pas en effet dans la position de ce musicien de rue qui, à l'issu de sa prestation, sortirait un revolver pour détrousser les passants ayant eu le malheur de l'écouter, ou encore de ce voisin qui exigerait de vous une compensation lorsque vous profitez de la musique qu'il diffuse dans son appartement ? Puisqu'il ne fait aucun doute pour personne que le comportement du musicien ou du voisin en question serait contraire aux principes de justices les plus élémentaires, il n'y a pas plus de raison légitime de faire payer quelqu'un sous prétexte qu'il profite chez lui des programmes diffusées par les chaînes publiques.
En conséquence, nous exigeons la suppression pure et simple de la redevance de l'audiovisuel, qui permet actuellement aux télévisions et radios d'Etat de prospérer sans avoir à se préoccuper de financer elles-mêmes leurs programmes (bien sûr, ces vils soucis ne doivent jamais concerner que les gueux du privé, si l'on en croit les membres de la noblesse d' Etat). A cela, nous ajoutons qu'aucune subvention publique ne saurait s'y substituer, puisqu'elle proviendrait encore de la poche du contribuable. Les radios et télévisions d'Etat doivent enfin être logées à la même enseigne que les autres, et trouver un mode de financement honnête !
Clément de Séguin-Pazzis, ADEL

Fausse Vérité. Quand Nicole FONTAINE déclare : "L'État s'endettera pour France Télécom, sans impact sur le déficit au sens du traité de Maastricht", il faut comprendre que c'est la Caisse des dépôts et consignation qui prêtera 9 des 15 milliards d'euros que France Télécom devra rembourser à ses créanciers en 2003.

Illisible. Il a été tiré 25.000 exemplaires du nouveau "petit livre rouge" du PCF, intitulé "Pour une démocratisation permanente de la République" : 54 pages d'éléments pour un projet communiste du XXIe siècle, élaborées par un comité d'intellectuels, en deux ans de travail. Commentaire sans appel d'un dirigeant refondateur : beaucoup trop long, beaucoup trop compliqué. En résumé : illisible.
Révolutionnaire ou républicain. Nicolas SARKOZY y tient : les primes au mérite seront l'une des priorités du budget du ministère de l'Intérieur pour 2004, jugeant normal de prévoir une récompense sonnante et trébuchante pour les services qui obtiennent les meilleurs résultats : "La méritocratie est une valeur profondément républicaine et il convient que les Républicains que nous sommes ne l'oublient pas."

Du gaz dans la transposition des directives
L'Assemblée nationale se prononcera, mercredi 11 décembre, sur un projet de loi déjà adopté par le Sénat, prévoyant la transposition en droit français d'une directive européenne ouvrant le marché du gaz à la concurrence, datant de 1998. Le gouvernement de Lionel JOSPIN avait à l'époque volontairement traîné des pieds - tant pour des raisons idéologiques que face à la grogne des syndicats - quant à la transposition de ce texte, qui à terme, impose l'ouverture du marché du gaz à la concurrence et met donc fin de facto au monopole de GDF. Le retard pris par la France dans cette procédure a entraîné sa condamnation par la Cour de justice de Luxembourg.
Chaque année, l'Union européenne adopte entre 40 et 60 directives (textes fixant un but obligatoire mais laissant les Etats-membres libres quant à la méthode à adopter) dont le délai moyen de transposition est de 18 mois. Depuis déjà plusieurs années, Paris fait figure de mauvais élève au sein des Quinze et détient le record de retard dans la transposition avec 211 directives en attente, dont quatre datant de 1991. Conséquence logique, la France détient également le record de procédures pendantes devant la Cour de justice pour ce motif avec 205 affaires en instance.

La Turquie dans l’Europe, c’est définitivement non ! Selon le sondage SOFRES publié jeudi par l’hebdomadaire Le Pèlerin Magazine, 58% des Français sont opposés à ce que la Turquie " devienne dans les années à venir membre à part entière de l’Union européenne " ( dont 71% des électeurs de droite). Seules 29% des personnes interrogées se sont déclarées " plutôt favorables " et 5% " très favorables " à l’entrée de 70 millions de turques dans l’Europe.

Droit au travail des immigrés..
En matière d'immigration, les Anglais viennent de nous démontrer une fois de plus leur pragmatisme . Dès leur installation sur leur territoire, les Kurdes évacués de Sangatte ont été dotés par eux d'une autorisation provisoire de séjour leur permettant de chercher immédiatement du travail. Voilà une piste que nous devrions nous aussi explorer pour les vrais demandeurs d' asile comme aussi, d'ailleurs, pour ceux qui ont été chassés de chez eux par la misère. Cela permettrait aux uns et aux autres d'attendre, en travaillant et donc en vivant dans dans bonnes conditions, d'obtenir satisfaction et à notre économie de trouver les bras qu'elle ne trouve pas dans les population installées. . .Pour éviter les fraudes, hélas , trop fréquentes, ces immigrés en séjour provisoire ne devraient pas être autorisés à se marier avec des Français. Les immigrés économiques qui n'auraient pu trouver un emploi dans les délais requis seraient renvoyés chez eux. Corollaire à cet assouplissement des textes : Tous ceux qui s'installeraient chez nous sans se présenter à la police ou aux mairies dans des délais fixés par des textes seraient, eux, immédiatement expulsés. Rigueur et humanité conjugués empêcheraient évidemment seuls cette application pragmatique des textes de créer un nouvel appel d'air chez les candidats à l'immigration ! René Crignola

199 dollars - C'est le prix du PC vendu par Wal-Mart pour les fêtes
Ce PC, dont le prix défie toute concurrence, tourne sans Windows ni microprocesseur Intel. La chaîne de grands magasins veut profiter de l’engouement de certains consommateurs pour le matériel informatique affranchi de toute référence aux leaders du marché : Microsoft (pour les logiciels) et Intel (pour les microprocesseurs). L’ordinateur en question est fabriqué par Microtel Computers Systems. Il utilise un microprocesseur VIA Technologies, et fonctionne avec un système d’exploitation développé à partir du logiciel libre Linux. Il est par contre vendu sans modem ni écran.

Le déficit budgétaire se creuse encore et toujours
Le déficit budgétaire de la France pour 2002 s’est établi fin octobre à 52,67 milliards d’euros. Soit une augmentation de 75% par rapport à la même période il y a un an, où le trou des finances de l’Etat se montait à 30,09 milliards. Sur un an, les dépenses ont augmenté de 5,1%, un rythme plus soutenu qu’en septembre. Dans le même temps, à fin octobre, les recettes de l’Etat ont diminué de 4,8%.



Semaine du  26 novembre au 2 décembre

Les gauchistes s’activent pour la Turquie
Obéissant à la voix de ses maîtres, tout ce que l’Europe compte de mondialistes patentés est montée au créneau ces derniers jours pour dire tout le bien qu’ils pensaient de l’adhésion de la Turquie à l’Europe. Après le ministre des Affaires étrangères espagnol Ana Palacio, son homologue allemand Joschka Fischer et Jacques Chirac, la ministre suédoise des affaires étrangères Anna Lindh a à son tour déclaré que son pays voulait " l’adhésion de la Turquie à l’UE ". " Nous devons être très clair " a-t-elle affirmé " l’UE est déjà cosmopolite, nous avons une grande minorité de musulmans dans la plupart des pays européens. L’intégration d’un pays avec une majorité de musulmans ne menace pas les valeurs fondamentales de l’UE ". " Valeurs fondamentales " qui permettent apparemment d’accueillir 60 millions de musulmans turcs sans bouleverser l’équilibre, la prospérité et l’identité de l’Europe… Mardi, dans un entretien accordé au quotidien économique français La Tribune, c’était au tour du mondialiste Chris Patten, Commissaire européen chargé des relations extérieures, d’affirmer à son tour que " l’Europe ne peut dire non à la Turquie ", une " Europe " bruxelloise qui n’entend pas bien sûr demander son avis aux peuples européens. " Nous n’avons jamais dit que l’Europe était un club chrétien, au contraire. " a-t-il encore poursuivi – ce " au contraire " est lourd de sens-, estimant que " nous ne pouvons pas dans le même temps appeler à la constitution d’Etats musulmans séculaires et dire non à la Turquie ". Une justification absolument sidérante de mauvaise foi au moment même ou la Turquie vient de porter au pouvoir le parti islamiste de M. Erdogan !

Des nouveaux Sangatte vont bientôt pousser
La commune de Dinan (Côtes d’Armor) vient d’apprendre que la préfecture a pour projet de réquisitionner deux casernement situés sur le territoire de cette commune afin d’y aménager un centre de rétention pour clandestins. Le maire UMP de cette ville, René Benoît, par ailleurs Conseiller régional, a immédiatement crié à la " provocation " refusant la présence d’un " Sangatte bis " et évoquant " l’inquiétude de la population ". Pas en reste, René Regnault, président socialiste de l’association départementale des maires de France, craint pour sa part " les réactions d’hostilité " face à l’arrivée de " 300 à 350 demandeurs d’asile en plein centre-ville dans une petite sous-préfecture de 12 000 habitants ". Des gémissements bien hypocrites de la part de politiciens, qui sont co-responsable de cette situation. Plus largement, ce projet illustre également l’esbroufe de la politique du gouvernement Raffarin, Nicolas Sarkozy annonçant à grand renfort de publicité la fermeture de Sangatte, pour mieux multiplier les centres annexes un peu partout en France…

Développement durable
Selon l'Associated Press, cette "nouvelle tarte à la crème dans le discours politique" qui a nom "développement durable", en anglais "sustainable development", serait tout droit sortie en 1987 de l'esprit fertile de Gro Harlem Brundtland, alors premier ministre de Norvège; ce dernier en aurait précisément défini le concept dans un rapport destiné à l'ONU visant à promouvoir un modèle différent de développement que celui en cours, depuis cinquante ans, dans les pays industrialisés. Le développement durable consiste donc à harmoniser, dans une action simultanée, la croissance économique, la protection de l'environnement et le progrès social... Il va sans dire qu'une aussi brillante idée a fait son chemin depuis lors pour prendre son véritable essor tout d'abord à la Conférence de Rio de Janeiro (Agenda 21), en 1992, puis tout récemment au Sommet de la Terre à Johannnesburg où notre président s'est distingué en prônant une taxe planétaire - dont James Tobin, prix Nobel 1981, a involontairement fourni la recette aux antimondialistes de tout poil - sur les mouvements de capitaux sans frontières dont la première vertu, complètement perdue de vue par nos utopistes pressés, consiste pourtant à irriguer la richesse du monde.
Il se trouve que Jacques Chirac a reçu à l'Elysée, le 28 novembre dernier, le nouveau directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Supachai Panitchpakdi, pour s'enquérir de l'état d'avancement du cycle de négociations commerciales lancées en novembre 2001 à Doha (Qatar); le chef de l'Etat a tenu à assurer son interlocuteur que la France ferait en sorte que tous ses engagements pris soient tenus afin que le cycle de négociations, dont l'issue est prévue pour janvier 2005, soit l'occasion d'une véritable avancée qui profite à toute la planète sans exception. C'est sans aucun doute ce que pense aussi très fort Monsieur Panitchpakdi lorsqu'il déclare que "Ce cycle sera un cycle équilibré, où plusieurs questions seront traitées en même temps", c'est-à-dire que "Non seulement les questions agricoles seront discutées, mais aussi l'industrie ou les services comme les communications". Sans omettre les problématiques vitales du "développement durable" et de la "diversité culturelle" si chers au coeur de Jacques Chirac.
S'agissant de ces dernières exigences humanistes du président, je dois confesser que je suis totalement hostile à cette vision qui fait plus appel au constructivisme qu'à la confiance dans l'homme réputé conscient de sa responsabilité personnelle; c'est pourquoi je suivrais volontiers Supachai Panitchpakdi lorsqu'il soutient, dans son rapport annuel publié le 15 novembre 2002, que "L'élimination des obstacles au commerce des marchandises (...) pourrait entraîner des gains de bien-être annuels allant de 250 à 620 milliards de dollars EU, dont un tiers à la moitié environ irait aux pays en développement. La suppression des soutiens agricoles accroîtrait la prospérité économique mondiale de 128 milliards de dollars EU supplémentaires par an (...). Une croissance plus rapide, associée à une réduction globable de la protection (NDLR : le protectionnisme), pourrait réduire de 13% d'ici 2015 le nombre de personnes vivant dans la pauvreté. La libéralisation du commerce et la réduction de la pauvreté vont de pair (souligné)". Le représentant américain au commerce, Robert Zoellick, vient d'annoncer que les Etats-Unis plaideraient désormais pour une abolition totale des tarifs douaniers à l'horizon 2015. Quid de l'Europe
Philippe ROBERT

Une patiente française s’assure en Angleterre et ne paye ni la CSG et ni la RDS !
[message d'un médecin reçu sur une liste de diffusion médicale]
"Je viens de voir une patiente cette semaine. Au moment du règlement, elle me signale qu'elle n'a pas la sécu en France mais une assurance privée souscrite en Angleterre : cela lui coûte moins cher et elle est mieux remboursée (en 15 jours)...
La suite est plus intéressante : Elle et son mari sont viticulteurs (indépendants). Elle refuse de cotiser à la Sécu depuis 12 ans et ne paye donc ni CSG ni RDS.
Elle était en procès avec l'état français depuis, et vient de gagner : le monopole de la Sécu n'a pas lieu d'être au vu de la loi européenne. Elle était, selon ses dires, à l'Elysée il y a 15 jours pour signer un protocole d'accord finalisant 12 ans de procédures juridiques (dont elle sort éprouvée quand même).
On lui a conseillé de ne pas ébruiter l'affaire...
Par ailleurs, il semblerait que la France doive rembourser avant le 31 décembre la CSG/RDS, perçu indûment toujours au vu de la loi européenne, de tous les travailleurs frontaliers travaillant en France."

Guillaume Sarkozy, vice-président du Medef
Voilà qui s'appelle mettre les pieds dans le plat. Regrettant l'absence de "vrai débat" sur "l'impact de la mondialisation sur nos sociétés", Guillaume Sarkozy est apparemment déterminé à le lancer. S'exprimant devant l'association des journalistes de la presse économique et financière, celui qui est aussi président de l'Union des industries textiles a déclaré : "Je suis fier d'être un patron industriel qui délocalise." Et d'ajouter : "Assez de faux semblant : la perte d'emploi, la déstabilisation industrielle, c'est normal, c'est l'évolution". Expliquant être "pour l'ouverture des marchés avec toutes ses conséquences", le vice président du Médef a précisé que cela devait passer par un accès égal aux marchés nationaux, et par la baisse des hautes barrières douanières érigées par certains pays. Quant aux conséquences sociales de cette ouverture des marchés, "c'est un problème qui doit être traité au niveau de l'Etat", a-t-il estimé. "Il faut une mission de l'Etat pour proposer des choses aux gens", par exemple dans la formation, pour s'"adapter à la situation" de concurrence économique internationale.

Les bons chiffres du chômage suscitent une polémique
La réalité de l’amélioration des statistiques du chômage est cependant contestée par diverses associations, notamment celles qui défendent les demandeurs d’emploi et les travailleurs précaires, et par les syndicats de l’ANPE. Ceux-ci mettent en avant l’explosion du nombre de radiations des fichiers de l’agence depuis plusieurs mois et, de fait, le ministère indique que ces radiations administratives ont bondi de près de 80% depuis le début de l’année. Et au-delà de la controverse sur les statistiques, la plupart des économistes sont d’accord pour affirmer que le chômage va de nouveau augmenter dans les mois qui viennent, ralentissement économique oblige. Un diagnostic partagé par Jean-Pierre Raffarin. Le Premier ministre, qui s’est interdit de tout "triomphalisme", a admis vendredi ses "inquiétudes" et a assuré qu’il fallait "sans cesse rester mobilisé et continuer les efforts, notamment pour les contrats jeunes sans charges et l’allègement des charges".

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