Semaine du  24 juin au 01 juillet 2002

SMIC. "Coup de pouce"...
Cette statement triviale, qui court les médias comme une traînée de poudre, recèle quelque chose de malsain qui évoque irrésistiblement la charité publique ! En effet, qui peut aujourd'hui sérieusement récuser que la France n'est pas devenue, en quelques décennies de régime social-démocrate communisant, ce dernier pays libre (sic) où l'on apprend dès le plus jeune âge aux citoyens à mendier toutes choses à l'Etat providence, planificateur et collectiviste ?
"Coup de pouce"... Argument massue des syndicats qui veulent à tout prix, en usant de procédés dilatoires aussi dérisoires que démagogiques, détourner les Français des vraies réalités qu'il faut absolument occulter puisqu'elles ne correspondent en rien à l'idéologie qu'ils rêvent d'instaurer; sans même se rendre compte que, déjà, le monde réel a rejeté une première fois avec effroi l'abominable attentat marxiste-léniniste auquel notre pays, par on ne sait quelle nostalgie fatale, semble toujours prêter une oreille attentive !
"Coup de pouce"... Si l'on s'en tient à la hausse légale du SMIC, celui-ci doit donc augmenter de 2,4% au premier juillet; mais la télévision veille qui prend bien soin de nous rappeler qu'en 1997 l'avènement de Lionel Jospin fut ponctué d'une hausse de 4% : tout cela, finalement, relève d'une médiocrité que ne mérite sûrement pas notre cher pays... Car, désormais, la vraie question n'est-elle pas de savoir clairement si les Français, dont je ne parviens pas à croire qu'ils aient abjuré toute fierté, n'auraient pas réussi l'impossible exploit d'occire purement et simplement la Liberté ? La réponse, qui ne souffre aucune attente ni dérobade, appartient désormais à Jean-Pierre Raffarin.
Philippe ROBERT


La délinquance reste la priorité
La lutte contre la délinquance arrive en tête des préoccupations citées, devant l’emploi (52%), et loin devant la baisse des impôts (22%), la baisse des charges des entreprises (19%), l’intégration des personnes issues de l’immigration (15%) ou la modernisation de l’Etat et des services publics (14%).

Abstention record
Le taux d’abstention a grimpé dimanche à un nouveau record historique pour des élections législatives, atteignant près de 40%, soit un à trois points de plus qu’au premier tour. Le taux d’abstention du second tour dépasse de 7 points environ celui qui avait été observé au second tour de 1993 (32,4%), qui constituait jusqu’à présent la référence la plus basse pour un second dimanche législatif.

Le super Etat en marche.
L'Europe des Quinze doit être réformée en profondeur pour accueillir dix pays de l'Europe centrale et orientale qui sont la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, les trois pays baltes, Lettonie, Lituanie et Estonie, la Slovaquie et la Slovénie, enfin Malte et Chypre. La Commission européenne elle-même n'échappe pas à cette nécessité réformatrice et doit donc elle aussi s'adapter à cette nouvelle conjoncture qui doit bientôt voir vingt-cinq Etats membres composer la nouvelle Europe élargie.
Dans cette optique, le président en exercice de la Commission européenne, Romano Prodi, vient de faire connaître son propre projet de remise à niveau de la Commission; à mon sens, Mr Prodi fait ici la preuve d'un manque tragique de hauteur de vue en privilégiant la routine intellectuelle à l'imagination créatrice. C'est pourquoi je voudrais pointer les aspects les plus discutables de la proposition Prodi dont je m'autorise à penser qu'ils présentent, avec en ligne de mire le super Etat, un danger majeur pour la grande Europe.
Tout d'abord, Romano Prodi considère que puisque dix nouveaux pays doivent rejoindre les Quinze pour former vingt-cinq Etats membres, la Commission doit elle-même s'élargir à vingt-cinq commissaires pour qu'aucun pays, du plus petit au plus grand, ne se sente lésé; mais comme cette inflation d'eurotechnocrates porte en elle-même le risque de bloquer toute la machine, Romano Prodi propose purement et simplement que l'on adoptât alors une nouvelle organisation d'inspiration pyramidale de la Commission.
Ainsi, cette nouvelle organisation verrait le président présider, lui-même secondé par plusieurs vice-présidents qui eux-mêmes superviseraient un "bloc de compétences" dans lequel seraient réunis plusieurs commissaires etc... etc... J'éprouve donc les plus grandes craintes, à m'en tenir à ces deux seuls aspects de l'usine à gaz Prodi, que cette mauvaise fièvre constructiviste qui saisit ceux qui ont l'urgente responsabilité de réformer en profondeur l'Union européenne ne finisse, à force de caricature, par anéantir l'Europe elle-même.
Philippe ROBERT


Les copains de Chirac à placer
Après l'élection de Jacques BARROT à la présidence du groupe UMP à l'Assemblée, il ne reste plus à Alain JUPPÉ qu'à faire élire... DEBRÉ à la présidence de l'Assemblée, pour réussir le grand chelem dont il rêvait depuis le début de la campagne : de Matignon à l'Assemblée nationale, ses équipes sont en place. Désigné par acclamation à la présidence de l'UMP, il lui restera à se faire élire en octobre prochain par des militants reconnaissants.

Strass et paillettes.
José Bové a enfin rallié la prison de Villeneuve-lès-Maguelone où il était impatiemment attendu dès huit heures trente ce matin. Car Bové, après être enfin arrivé à son heure et en tracteur au lieu de son incarcération, n'a pas pu résister à son goût inné de la mise en scène en jouant les Frégoli; en effet, il s'est constitué prisonnier en tenue de bagnard et portant des chaînes aux poignets... Bien entendu, le militant antimondialisation a appelé ses admirateurs présents à poursuivre la lutte en faisant valoir qu'il était lui-même victime "d'une justice politique".
Il n'empêche que la grande majorité des Français, qui eux-mêmes ne sont pas forcément adeptes de l'aventure bovérienne, ne comprendrait pas que José Bové soit amnistié comme certains, encouragés par l'affaire Gremetz, osent sans vergogne en formuler le voeu; tout le reste n'est que strass et paillettes uniquement destiné à diffamer notre justice considérée comme illégitime dès lors qu'elle s'applique, en toute équité, aux vertueux et intouchables défenseurs d'une nouvelle servitude planétaire comme ce José Bové.
Philippe ROBERT

Courrier des lecteurs
barensburg@gfi.fr
J'ai découvert votre site grâce au livre de Jean-Marc Chardon, "La tyrannie des bien-pensants". Votre site et votre journal sont une bouffée d'oxygène dans le brouillard étouffant qui règne dans les médias, perpétuellement champions de la soit-disante et galvaudée "transparence".
J'apprécie par dessus tout le fait que vous sachiez publier des articles très divers, de personnalités très diverses, qui ne pensent pas forcément de la même façon mais qui abordent des thèmes sur le fond desquels on peut être parfaitement d'accord tout en emettant des réserves sur la forme que revêt la contestation (je pense au livre d'Oriana Fallaci). Je suis d'une époque où l'enseignement visait avant tout à former l'esprit critique et la faculté d'analyse et de jugement. Même si tout n'était pas parfait (rien ne l'est), je constate aujourd'hui avec désespoir que l'enseignement semble avoir pris le contrepied de ce but et programme de bons adeptes de la "pensée unique", aidé en celà par tous les médias et particulièrement la télévision. Le déversement permanent d'informations et la possibilité de toucher à tout aboutit à une illusion de connaissance qui se résume souvent, hélas, à "presque rien sur presque tout". La désinformation ou l'information sélective, l'enseignement de l'histoire sans chronologie (quelle aberration !), l'éparpillement des élèves sur des sujets dits "d'actualité", certes interressants mais ne remplaçant en rien l'enseignement des classiques (or on ne peut pas tout faire, n'est-ce pas?) ont pour résultat de faire des générations de jeunes ignorants, disposés à tout "avaler" et persuadés qui plus est qu'ils sont la seule valeur aujourd'hui puisque leurs ainés, non contents de ne plus se faire respecter, le leur répètent à longueur de journée tout en s'évertuant à les imiter. Je conserve l'espoir, illusoire peut-être, que les choses vont changer. J'avoue être arrivée au seuil de saturation ou à "l'over-dose" du supportable, ces derniers temps, et je suis heureuse de constater que d'autres partagent mon sentiment. Je vous remercie donc de votre initiative et vous encourage à la poursuivre et à l'étendre vers d'autres domaines, si vous avez d'autres idées, car il est urgent que les divers courants d'opinion puissent s'exprimer dans ce pays et je suis très préoccupée par l'avenir des prochaines générations, sur tous les plans, matériel et spirituel, même si je me refuse à perdre espoir.
B.Arensburg


L'UMP, pourquoi faire ?

La gauche morale et plurielle, cruellement trahie par son arrogance sectaire, s'est fait lourdement étriller par les Français lucides; situation que le petit François Hollande, traduit comme suit : "Ce résultat, (...), pourra paraître injuste à la gauche qui, pendant cinq ans, avec Lionel Jospin, a cru de bonne foi faire avancer le pays dans la voie du redressement économique et du progrès social". Où l'on voit que la naïveté en politique conduit imparablement aux dernières désillusions... En revanche, une chance historique - pour ne pas dire une dernière chance - s'offre à la droite française de réformer notre pays en proie à une longue et douloureuse maladie; c'est la raison pour laquelle, comme tous les libéraux authentiques et sincères, j'examinerai à la loupe et sans aucune complaisance les orientations de l'UMP et les actes du gouvernement qui en est issu.
Pour préciser mon propos, je ferai à nouveau référence au premier secrétaire du PS lorsque celui-ci déclare que "La droite, qui voulait détenir tous les pouvoirs, a désormais toutes les responsabilités. Je souhaite qu'elle en fasse le meilleur usage pour la France et pour la construction de l'Europe, qu'elle résiste aux tentations de la régression sociale, de l'autoritarisme et de la partialité de l'Etat". On ne manquera pas d'observer que François Hollande décrit a posteriori tous les symptômes : régression sociale, autoritarisme et partialité de l'Etat qui ont précipité la chute aux enfers des socialistes. Il serait alors parfaitement stupide et même fatal de renouveler les mêmes erreurs quand l'humanisme libéral constitue, partout dans le monde, la voie royale la plus apte à offrir dignité et prospérité dans l'équité à l'humanité toute entière.
Philippe ROBERT


Aucune excuse pour le nouveau pouvoir.
C’est la troisième fois sous la Vème République qu’un parti obtient seul la majorité absolue au Palais-Bourbon, après les gaullistes de l’UDR en 1968 et le PS en 1981. Mais c’est la première fois qu’il détient tous les postes clés de l’Etat, y compris le Sénat.

Retraites : le scandale des élus
Retraite. Les privés versent chaque année 900 milliards pour leurs retraites et reçoivent 600 milliards. Les fonctionnaires et élus versent 100 milliards et reçoivent 400. Le calcul montre donc que 1 franc de versement rapporte six fois plus dans le public que dans le privé. Bien sûr, comme de juste, les élus sont les plus favorisés dans le public. La retraite des élus est l’un des grands scandales de cette époque qui en compte beaucoup.

José Bové ne s’est pas plu dans la capitale italienne
José Bové ne gardera pas un bon souvenir de son séjour romain, en marge du sommet de la FAO, le week-end dernier. Les antimondialistes n’ont réuni que 5 000 militants (50 000 attendus), et le leader de la Confédération s’est fait voler son portefeuille.

L’euro en difficulté
La Banque centrale européenne a reconnu qu’elle ne parviendrait pas en 2002 à atteindre son objectif d’inflation en zone euro pour la troisième année consécutive, un aveu d’échec qui annonce une hausse de ses taux d’intérêt à plus ou moins brève échéance.

Europe : le dossier agriculture bloqué
Les Quinze ne sont pas parvenus à se mettre d’accord à Luxembourg sur les aides aux agriculteurs des futurs pays membres de l’UE, en raison de l’opposition résolue des Pays-Bas et de l’Allemagne à ce projet, qui risque de bloquer les négociations agricoles pour l’élargissement de l’Union. Le dossier agricole constitue, avec les aides régionales et les contributions financières des Etats au budget communautaire, un dossier particulièrement difficile à régler pour terminer les négociations d’élargissement.

Un état palestinien temporaire
Le président américain George W. Bush est favorable à la création d’un "Etat temporaire" pour les Palestiniens, étape transitoire vers l’établissement de l’Etat de Palestine, a affirmé le secrétaire d’Etat américain Colin Powell dans une interview au quotidien arabe Al-Hayat.

Semaine du  18  au 25 juin 2002

La déroute à gauche, voici la liste des battus
Martine Aubry (PS), 48,91%, 5e circonscription du Nord.
Jean-Pierre Chevènement (Pôle républicain), 46,58%, 2e circonscription du Territoire de Belfort.
Dominique Voynet (Verts), 44,10%, 3e circonscription du Jura.
Raymond Forni (PS), 46,77%, 1ère circoncription du Territoire de Belfort.
Pierre Moscovici (PS), 49,78%, 4e circonscription du Doubs.
Vincent Peillon (PS), 47,54%, 3e circonscription de la Somme.
Florence Parly (PS), 42,82%, 1ère circonscription de l'Yonne.
Michel Vauzelle (PS), 49,02%, 16e circonscription des Bouches-du-Rhône.
Louis Mexandeau (PS), 48,93%, 2e circonscription du Calvados.
Robert Hue (PCF), 49,62%, 5e circonscription du Val d'Oise.
Catherine Tasca (PS), 48,34%, 11e circonscription des Yvelines.

Moins d'entreprises créées le mois dernier dans l'Hexagone
C’est ce que montrent vendredi les chiffres de l’Insee, avec des créations d'entreprises en baisse de 2,5% en mai par rapport à avril (21.915 contre 22.486 ). Et sur les mois de mars, avril et mai 2002, les créations sont en recul de 1,9% sur un an. Les secteurs de l'industrie (hors agroalimentaire), de la construction, des transports et des services aux entreprises ont été particulièrement affectés sur ces trois mois.
Du côté des dépenses : les rémunérations ont augmenté de 3,3% (après 3,6% en 2000), les charges d’intérêt se sont accrues de 2,2%, les dépenses d’investissement de 3,9% alors que la santé reste un centre de coûts important avec "la vive progression des dépenses d’assurance maladie". Coté recettes, les rentrées ont été pénalisées par le ralentissement de la croissance des prélèvements obligatoires suite aux mesures d’allégements fiscaux. La pression fiscale étant ramenée à 44,9% du PIB après 45,1% en 2000. En 2001, l’Etat a cependant récolté en impôts directs les fruits de la bonne année 2000.
Toujours selon l’Insee, la croissance de la dette publique a accéléré en 2001 (+3,3% après +2,6% en 2000) pour atteindre 839,3 milliards d’euros. En revanche sa part dans le PIB recule de 0,2% à 57,2%.

L'audit des finances publiques révélera une dégradation des comptes sociaux, selon "Les Echos"
L'audit des finances publiques engagé au ministère des Finances devrait révéler une dégradation des comptes de la Sécurité sociale, qui dégageraient "un déficit d'environ 0,1%", croit savoir le quotidien "Les Echos" vendredi.
Le ralentissement de la croissance et l'augmentation des dépenses de santé (compte non tenu du passage à 20 euros des consultations médicales) conduiraient à un déficit compris entre "1,5 et 2 milliards d'euros", au lieu des 600 millions d'euros de bénéfices prévus par le gouvernement précédent en janvier.
Au total, "le déficit global des administration publiques devrait dépasser, en tendance, 2% du PIB", selon le quotidien économique, au-delà des 1,8 à 1,9% prévus en février, et le déficit du budget de l'Etat "devrait être légèrement supérieur aux 2,7% annoncés".

Hémorragie continue d'emplois dans l'industrie depuis un an
Les suppressions d'emploi se poursuivent dans l'industrie, avec un recul de 0,8% de l'emploi au premier trimestre 2002 et de 1,3% sur un an, confirmant les difficultés d'un secteur en proie à une hémorragie continue de postes sur fond de plans sociaux.
Globalement, la création d'emploi, bien qu'à un rythme ralenti, s'est poursuivie au premier trimestre 2002 (+0,2% et +1,2% sur un an). L'industrie en revanche a continué sa plongée dans le rouge.
Au cours des trois premiers mois de l'année, 33.000 emplois industriels ont disparu, après les 10.000 perdus lors du précédent trimestre. Sur un an, 53.000 emplois ont été supprimés, selon les résultats définitifs du ministère des Affaires sociales, publiés jeudi.
Ces chiffres sont confirmés par ceux de l'Unedic qui a enregistré au 1er trimestre 2002 un recul de 1% (-37.600 postes), et de 1,9% sur un an (-73.200).
Selon l'Unedic, 14 des 17 secteurs industriels ont perdu des emplois au 1er trimestre, notamment la construction navale, l'aéronautique, le ferroviaire (-2,8%) et l'industrie textile (-2,6%). Secteurs les plus touchés sur l'année: l'habillement et le cuir (-7,7%) et l'industrie textile (-7,2%).
"Cette baisse vient confirmer, en l'amplifiant, la tendance à l’œuvre depuis trois trimestres", commente l'Unedic alors que le ministère note que "les pertes d'emploi enregistrées dans l'industrie depuis le deuxième trimestre 2001 s'accentuent".
Toujours selon le ministère, "pratiquement tous les secteurs" suppriment des emplois, les industries des biens intermédiaires et celles des biens d'équipement étant les plus touchées, avec respectivement -17.100 et -10.400 postes. Les sous-secteurs "chimie, caoutchouc, plastique" et "métallurgie et transformation de métaux" accusent un déficit de -7.700 et -6.700 postes.
De son côté, l'industrie automobile, dynamique depuis la mi-1999, a détruit 1.200 emplois ce trimestre.

En 2001, la route a tué 7.720 personnes; de janvier à mai 2002, l'on dénombre déjà 2.914 morts et 55.083 blessés. Devant cette hécatombe, le nouveau ministre de l'Equipement, des Transports, du Logement du Tourisme et de la Mer, Gilles de Robien, n'a pas voulu s'engager sur un seuil de baisse du nombre des morts, comme s'y était risqué l'ex-ministre des Transports communiste Jean-Claude Gayssot, car, prévient Mr de Robien, "le sujet est trop sensible et trop grave pour faire des promesses un petit peu en l'air". Noublions pas non plus que la France,au niveau européen, se classe en bas de tableau...
Toutefois, le nouveau ministre UDF a bien pris soin de préciser que le gouvernement allait faire, "avec beaucoup de ténacité, un travail interministériel pour à la fois sensibiliser et à la fois réprimer". Cette posture, qui n'est guère originale, est le fait d'une routine gouvernementale dont l'inefficacité est désormais pleinement avérée. Je n'ai certes pas la prétention de détenir la bonne réponse, mais je pense quand même qu'un vrai ministre libéral n'aurait pas hésité à rappeler que la responsabilité individuelle, avant toute chose, est le meilleur garant de sa propre sécurité comme de celle des autres.
Philippe ROBERT

Un taux d'abstention historique
Selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur, l'abstention au premier tour de ces élections législatives s'est établi au taux historiquement fort de 35,11% en France métropolitaine (35,58% pour la France entière). Le record d'abstention pour des élections législatives, atteint en 1988 avec 34,3%, a donc été battu. Le taux réalisé ce dimanche est supérieur de près de 7 points à celui du premier tour de l'élection présidentielle du 21 avril dernier (28,4%). La participation au premier tour n'a souffert ni des vacances scolaires ni des "ponts" du mois du mai. Les Français ont toutefois pu être détournés de leur devoir civique par l'engouement pour la Coupe du monde de football et la finale, ce dimanche, des internationaux de tennis de Roland-Garros.

Un premier argument consiste à dénoncer une " injustice " dans l'abaissement uniforme - 5 % - de l'impôt sur le revenu 2002 dont les contribuables, comme chaque année, auront à acquitter le solde en septembre. Pensez donc ! Une telle mesure va surtout profiter aux " plus favorisés " pour reprendre l'expression consacrée, laquelle imprime par avance à tout débat son indélébile coloration. Rien de plus exact si l'on veut dire par là que la diminution de 5 % se traduira par un dégrèvement beaucoup plus important pour le contribuable dont la tranche supérieure de revenu (à partir de 46.343 euros, soit 303.990 francs) est taxée au taux de 52,75 %, que pour le contribuable dont le revenu annuel ne dépasse pas, par exemple, 14.264 euros (93.565 francs). Pour ce dernier, le taux marginal d'imposition se limitera à 21 %. En d'autres termes, la prétendue injustice résulte... de la progressivité de l'IR, laquelle passe pour l'instrument par excellence de l'équité fiscale. Pour cette raison précisément, elle est particulièrement rapide et abrupte en France.
Or la mesure envisagée ne changera rien à l'écart relatif existant entre les taux. Tout se passera comme si tous avaient uniformément été abaissés de 5 % : le taux de 7,5 % étant ramené à 7,125 % ; le suivant, de 21 % l'étant à 19,95 % et ainsi de suite. Bien sûr, le plus élevé, celui de 52,75 % aura été lui aussi rogné de 5 %, passant à 50,11 %. Est-cela que l'on veut, sans le dire, à tout prix empêcher ? Le tabou du taux maximum (le taux dit marginal qui s'applique à la tranche de revenu la plus élevée) est une des manifestations les plus significatives du délire fiscal qui habite la France.

Ce n'est hélas que trop vrai.
Comment sortir du socialisme sans libérer le pouvoir politique de la toute puissance de l'administration (et de ses syndicats), sans libérer les entreprise d'un système lié au précèdent qui capte l'épargne pour prendre le contrôle des dites entreprise et éventuellement en délocaliser l'activité, et surtout, comment sortir du socialisme sans libérer le complexe culturel et médiatique de la double mainmise administrative et financière qui défend ainsi becs et ongles la pensée unique? Et comment mettre fin, un jour, au combat des chefs, au démon de français de la division qui réduit la droite dite "nationale" ou "de conviction" à l'impuissance? Sans doute ne suis-je pas le seul à piaffer ainsi de rage impuissante. Des actions comme la votre sont un début de remède. Bravo pour votre remarquable travail: votre site est une mine d'informations et de réflexion.
Pierre Huet

Quelle mondialisation ?
Pour Juan Somavia, directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT), le plus grand échec de la mondialisation serait de n'avoir pas su créer tous les emplois dont sont encore privés plus d'un milliard de femmes et d'hommes de par le monde !... Mais enfin ! La mondialisation en est à peine à ses premiers balbutiements et combien d'obstacles, dont le protectionnisme n'est pas le moindre, ne sont-ils pas sans cesse dressés comme à plaisir par les Etats qui ainsi calomnient la liberté, freinent les échanges et empêchent scandaleusement nos frères humains d'accéder à une vie décente dans la paix retrouvée des coeurs et des esprits ?
Lorsque François Fillon, nouveau ministre français des Affaires sociales, défend devant l'OIT à Genève une dimension sociale de la mondialisation mieux régulée (sic), ça commence mal ! "Le droit du travail n'est rien sans l'emploi" affirme sous la forme d'une lapalissade cet homme de l'Etat qui, de toute évidence, ne conçoit pas que la liberté soit supérieure à tous les constructivismes, fussent-ils imposés avec les meilleures intentions du monde ! Il suffit pourtant de relire l'oeuvre limpide de Frédéric Bastiat, notre grand économiste du XIXème siècle dont l'influence est intarissable, pour comprendre facilement combien le simple bon sens permet souvent de résoudre des problèmes humains qui, à première vue, semblent insolubles !
Puisque nous sommes aujourd'hui parvenus à un nouveau palier du développement de la planète, c'est-à-dire à un monde ouvert dans lequel tous les peuples de la terre sont appelés à briser leurs chaînes et à se rapprocher les uns des autres, je voudrais citer Bastiat visionnaire lorsque celui-ci écrit : "Toucher à la liberté de l'homme, ce n'est pas seulement lui nuire, l'amoindrir, c'est changer sa nature" (...) "Rappelez-vous tous les totalitarismes qui ont voulu faire l'homme nouveau." (...) "c'est le rendre, dans la mesure où l'oppression s'exerce, imperfectible. C'est le dépouiller de sa ressemblance avec le Créateur. C'est ternir sur sa noble figure le souffle de vie qui y resplendit depuis l'origine" ("Aimez-vous Bastiat", présenté par Jacques Garello, chez Romillat). Alors, d'où nous vient donc cette prétention obsessionnelle à vouloir perpétuellement garrotter la liberté ?
Philippe ROBERT

Chute de la maison bolchevique
Les communistes perdent du terrain partout, y compris dans les endroits où ils se jugeaient à l'abri. À Nanterre, le drame qui a endeuillé le conseil municipal n'a même pas provoqué dans les urnes de réflexe de solidarité en faveur de la député maire sortante communiste, Jacqueline FRAYSSE. Certes, elle améliore son score de 1997, passant de 25,90% à 26,23%, mais la progression est d'à peine 200 voix, face à un candidat UMP-RPR qui a gagné, lui, environ 1000 voix, passant de 28,94% à 30,75% en cinq ans.

L’avenir de " la dame des 35 heures ", Martine Aubry semble compromis
La situation de Martine AUBRY dans sa circonscription, la 5ème du Nord, est doublement inquiétante pour l'ex-ministre de l'Emploi : d'une part, suite à l'effondrement du PC, la réserve de voix qui lui permettrait d'être élue est extrêmement réduite. D'autre part, un échec le 16 juin la mettrait en position difficile au sein de la direction du PS, où elle perdrait d'un coup une grande partie de sa légitimité, et ne pourrait plus aspirer à une place centrale dans la recomposition de la gauche. Cette chute, ne pourra être qu’interprétée comme un soulagement pour la Droite. Car les mesures criminelles, prises par vanité en matière économique, pourraient cacher d’autres mesures pires encore si Martine Aubry revenait un jour au pouvoir…

Les mandarins toujours en quête de pouvoir.
Edouard BALLADUR, réélu dimanche soir, a immédiatement entamé sa campagne pour la présidence de l'Assemblée nationale. " Il aurait peut-être pu attendre que nous ayons gagné ces élections", remarque un élu RPR. "La plupart d'entre nous avons un second tour ! ".



Semaine du   11 au 19 juin 2002

La France éliminée de la Coupe du Monde de Football : malheureusement méritée.
Un démarrage laborieux sans la mascotte de l’équipe Zinédine Zidane. L’équipe de France se croyant invincible perd son premier match (0-1) contre une équipe sénégalaise qui s’est révélée de très haut niveau et qui n’a pas peur des ex –champions du monde !. La malchance continue de tourner avec l’exclusion de l’attaquant Thierry Henri contre l’Uruguay. La France termine essouflée à 10 contre 11, un lamentable match nul (0-0). Les portes semblaient se refermer sur la France quand on nous a annoncé le retour de Zidane, " le ballon d’or ". Mais cela n’a pas suffit, cette équipe à bout de souffle, a été battu par des équipes de niveau nettement supérieur. Il est temps de renouveler des joueurs qui nous ont coûtés bien chers à en lire " la presse people ".

Vague bleue
Le président de la République Jacques Chirac est en passe d’obtenir sa "vraie majorité" à l’Assemblée nationale, les Français ayant placé la droite largement en tête, dimanche 9-06, au premier tour des élections législatives, rejetant ainsi une nouvelle cohabitation. Le scrutin a également été marqué par une abstention record et un fort recul de l’extrême droite. La droite a recueilli quelque 44% des voix, en progression de huit points par rapport à 1997. Selon les instituts de sondage, elle pourrait avoir de 380 à 440 députés sur les 577 de l’Assemblée nationale, soit largement plus que la majorité absolue de 289.

Cure de minceur pour la Gauche
La gauche devrait perdre la moitié de ses députés, les instituts leur accordant entre 132 et 191 sièges. Ce serait la sixième fois consécutive qu’une majorité sortante est battue, depuis la première alternance de 1981.

Les Verts stagnent
Outre la confirmation du déclin du PCF, les Verts stagnent à leur niveau de 1997, avec seulement 4,5% des suffrages en métropole et sa chef de file, Dominique Voynet, est en difficulté à Dole (Jura).

Les nationaux-socialistes dans les choux
Quant au Pôle républicain, il dépasse à peine les 1%. Son fondateur Jean-Pierre Chevènement est en ballottage délicat à Belfort, son principal lieutenant Georges Sarre est éliminé à Paris, de même que l’ancien juge Eric Halphen dans l’Essonne.

L’assurance maladie en déficit
Le régime d’assurance chômage Unedic a enregistré une aggravation de son déficit net à 967,6 millions d’euros entre janvier et avril 2002, largement supérieur aux prévisions qui tablaient sur un déficit de 872,6 millions d’euros pour cette période, selon un document de l’Unedic.

L’Assurance Chômage aussi...
Le régime d’assurance chômage Unedic a enregistré une aggravation de son déficit net à 967,6 millions d’euros entre janvier et avril 2002, largement supérieur aux prévisions qui tablaient sur un déficit de 872,6 millions d’euros pour cette période, selon un document de l’Unedic.

La Gauche allemande tente aussi le coup de barre à gauche pour sauver sa peau
Le chancelier allemand Gerhard Schröder a opéré un virage à gauche lors du congrès des sociaux-démocrates (SPD), mobilisant ses troupes pour vaincre au nom de la justice sociale les conservateurs d’Edmund Stoiber aux législatives du 22 septembre. M. Schröder a présenté le SPD comme le défenseur de la démocratie et de la tolérance, face au "développement dangereux en Europe" des courants populistes et de la polémique sur l’antisémitisme qui a lieu actuellement en Allemagne.

La CIA sur les dents pour lutter contre le terrorisme
La CIA a créé une unité spéciale paramilitaire pour lutter contre le terrorisme à l’étranger. Les effectifs et le fonctionnement de la nouvelle unité demeurent secrets. On sait simplement qu’elle oeuvrera sous le commandement du centre de contre-terrorisme, une unité multidisciplinaire qui comprend des experts du renseignement, des militaires et des policiers.

Durcissement des contrôles aux frontières des Etats-Unis
Le ministère américain de la Justice a proposé de nouvelles règles d’obtention de visa, plus strictes après les attentats du 11 septembre. Ces nouvelles mesures prévoient que certains voyageurs soient photographiés à la frontière et que leurs empreintes digitales soient prises. Elles doivent concerner pour l’essentiel les personnes originaires de pays musulmans ou du Proche-Orient, selon des responsables.

Un super ministère de la sécurité intérieure aux USA
Le président américain George W. Bush a demandé au Congrès de donner son approbation à la création d’un super ministère de la Sécurité intérieure, pour mieux protéger les Etats-Unis du terrorisme et répondre aux lacunes constatées récemment dans le fonctionnement du FBI (police fédérale) et de la CIA (service de renseignement).

Le Parti communiste français à l’agonie.
Le PCF avec 4,91%, il a perdu la moitié de ses voix depuis 1997- qui succèdent au séisme du 21 avril, le score le plus faible de son histoire (3,37%).
L'absence d'un groupe politique à l'Assemblée nationale (20 membres au minimum) constituerait "une première" depuis la Libération où il comptait 182 députés. Elle marquerait une étape importante dans sa descente aux enfers qui s'est accélérée durant la dernière période. Les instituts de sondage situent le nombre de députés communistes dans une large fourchette entre 8 et 17 mais en tous cas sous la barre fatidique des 20. Sans groupe (35 sortants) son expression politique et son action législative seraient sérieusement diminués. Il subirait aussi des conséquences importantes sur le plan financier alors qu'il est déjà en difficulté pour le remboursement de sa campagne de la présidentielle (8 millions d'euros).
En effet, les députés communistes reversent une très grande partie de leur salaire de parlementaire à la caisse du parti, ce qui constitue une manne non négligeable pour les finances de la place du Colonel Fabien. Il reste la possibilité de descendre à 15 membres pour la constitution d'un groupe comme cela est le cas au Sénat. Déjà en 1993, les députés avaient accepté de passer de 30 à 20 membres pour former un groupe politique dans le but que le PCF puisse y avoir droit. Sinon, il restera aux députés communistes la solution de se rapprocher des Verts et du PRG pour mettre en place un groupe composite.

L’implosion du parti Communiste est pour bientôt !
Le sort de son leader Robert Hue -qui se trouve en ballottage difficile- dans la circonscription d'Argenteuil-Bezons (5ème, Val-d'Oise) est symboliquement important. Une défaite dimanche aurait une grande résonance, son nom étant étroitement associé au renouveau du PCF dont il a entrepris la mutation depuis quelques années. Elle risquerait d'ouvrir une crise interne qui pourrait éclater lors de la conférence nationale des 26 et 27 juin ou au cours d'un congrès extraordinaire. "Il n'est pas impossible que le parti implose", a confié un responsable. Des anciens de l'équipe Marchais, qui avaient accepté de plus ou moins bon gré le leadership de Robert Hue après la départ de leur patron, sont déjà montés au créneau et proposent que les communistes décident "les changements d'orientation et de direction" qu'ils jugent nécessaires.Autour de Nicolas Marchand (Val-de-Marne), très proche de Georges Marchais, on retrouve des anciens fidèles comme Henri Malberg, Marcel Zaidner, Antoine Casanova et Paul Boccara.
D'ailleurs, signe des temps, pour la première fois un socialiste arrive en tête dans l'ancienne circonscription de Georges Marchais du Val-de-Marne (11ème-Villejuif), devançant le candidat communiste Claude Billard, successeur de l'ancien secrétaire général.
L'ancienne ministre des Sports, secrétaire nationale, Marie-George Buffet, en ballottage favorable en Seine-Saint-Denis, pourrait sauver son poste de député et par là même conforter sa place à la tête de l'organisation. "Nous ne ferons pas l'économie d'un très vaste débat. Si les communistes souhaitent modifier leurs dirigeants, c'est leur libre choix", a-t-elle lancé lundi.

TGV en folie.
Une dépêche AFP nous apprend aujourd'hui que le TGV Méditerranée, lancé le 7 juin 2001, connaît un tel succès qu'il est nécessaire d'augmenter de façon substantielle le prix des billets, respectivement de 4,1% en seconde et 5,3% en première classe... Les "clients" (captifs) de la SNCF (selon la terminologie du secrétaire d'Etat libéral aux Transports, Dominique Bussereau) vont sûrement apprécier d'être ainsi surtaxés pour cause de succès commercial foudroyant !
Confrontée à une telle divine surprise, la monopolistique Société nationale des chemins de fer français doit en effet investir tous azimuts et de toute urgence pour faire face à ses obligations de sécurité et de ponctualité; par exemple, il s'avère immédiatement nécessaire de remplacer la caténaire de la ligne Paris-Lyon, vieille de 21 ans, qui a donc subi une usure accélérée à la suite du développement spectaculaire du trafic à grande vitesse vers la Méditerrannée. Les travaux (uniquement de nuit), qui doivent être entrepris dès septembre prochain, doivent durer deux ans pour un coût aujourd'hui évalué à 55 millions d'euros (361 millions de francs). Le TGV Méditerrannée est donc une excellente opération puisque la part de marché réalisée par rapport à l'avion atteint désormais 60% ! Mais l'usager, qui ne deviendra "client" que lorsque l'entreprise SNCF sera réellement confrontée à la concurrence, devra encore payer deux fois, par l'impôt et par l'achat de son billet discrétionnairement majoré, l'agrément de rallier Marseille en trois heures.
Philippe ROBERT

Panique à bord !
Les socialistes, voyant le pouvoir leur échapper, sont littéralement pris de panique; tous les moyens sont donc utilisés pour ruiner la légitimité du gouvernement Raffarin et plus généralement de la droite dans l'esprit des électeurs; le petit François Hollande, qui se rêvait sans doute déjà à Matignon, se rend soudain compte qu'il a désormais bien peu de chances de succéder à Lionel Jospin affreusement mortifié qui a choisi d'aller panser ses plaies loin de tout. Aussi ne cesse-t-on plus, à gauche, de porter un maximum de coups qui font mal, souvent d'ailleurs en dessous de la ceinture, dans l'espoir de ramener au bercail un peuple de gauche crucifié par son vote forcé en faveur de Chirac.
Une situation désespérée qui a sans doute incité le journal Le Monde, vitrine légale de la gauche morale, de voler au secours des socialistes en allant opportunément déterrer, à Alger même, des arguments dignes des porteurs de valises de la guerre d'Algérie et officiellement destinés à conjurer la menace tous azimuts en effet représentée par l'ascension du Front national ! Cette manoeuvre de plus destinée à cacher l'indigence de la pensée politique du PS n'aura certainement trompé personne et représente une faute majeure qui risque fort, à l'inverse du but recherché, d'apporter des voix supplémentaires à Jean-Marie Le Pen et de semer un peu plus la confusion dans un pays moralement et intellectuellement exsangue.
Je ne peux donc m'empêcher de penser que cette façon d'agir, qui ne saurait honorer ceux qui s'y adonnent avec tant de légèreté, est un mauvais coup supplémentaire porté à la nation française toute entière; car une fois de plus les socialistes n'hésitent pas, en lançant une campagne d'affolement et de dénigrement outrancière, à faire bon marché des deux millions d'appelés du contingent que l'Etat socialiste de l'époque, déjà, avait jeté dans les djebels; des 24.614 morts* pour la France et 64.985 blessés* dans leurs rangs dont beaucoup, atteints de névrose de guerre, ne trouveront jamais le repos de l'âme; et je n'aurais garde d'omettre l'horrible massacre d'un minimum de 65.000 harkis par le FLN*, à peine l'encre des Accords d'Evian séchée, qui ont ainsi payé au prix fort une indépendance arrachée à la France par le terrorisme le plus sanglant qu'ait connu cette terre que nous avions pourtant fécondée avec amour.
* Chiffres relevés dans le Quid 2000.
Philippe ROBERT

20 euros, suite...
Selon une dépêche de l'agence Reuters en date du 7 juin 2002, la Mutualité sociale agricole (MSA) s'opposerait avec force à toute nouvelle augmentation des cotisations sociales pour financer les 20 euros accordés aux médecins par la CNAM; de même, la vigilance est grande (et la confiance mesurée) chez les trois principaux syndicats de médecins, MG-France, la CSMF et le SML, ainsi qu'auprès des trois grandes caisses nationales qui ont annoncé mettre en place "un comité de suivi de l'accord chargé de <garantir> le respect des engagements pris par les professionnels de santé".
On peut tout à fait comprendre cette méfiance en un temps où les finances de l'Etat providence sont plus que jamais compromises; car selon les prévisions, le déficit de l'assurance sociale, pour ne parler que de celui-là, devrait atteindre quelque cinq milliards d'euros (soit plus de 32 milliards de francs) en 2002 ! La rumeur court donc que le gouvernement, couvert de dettes, puisse alors envisager d'allonger la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), instaurée en 1996 par Alain Juppé, initialement prévue pour courir jusqu'en 2009 puis prolongée par le gouvernement Jospin jusqu'en... 2018 !!
A force de remettre sans cesse à plus tard les réformes structurelles qui manquent désespérément à la France réduite à l'état de nation croupion, nous nous enfonçons inéluctablement dans les pires expédients; comment se fait-il alors que les Français puissent ainsi passivement accepter que leur propre pays soit en permanence sur le fil du rasoir parce qu'aucun homme d'Etat digne de ce nom, en admettant même que cette noble race existe encore en France, n'a eu le courage de leur dire la vérité, c'est-à-dire que seuls la liberté, l'effort, la responsabilité et le respect de la propriété d'autrui sont capables de susciter une grande nation !
Philippe ROBERT

Semaine du   04 au 11 juin 2002

Sang contaminé, Badinter sur la sellette
Valeurs Actuelles du 24 mai 2002 – extraits
[…..] Des décisions qui devaient provoquer la contamination et la disparition de milliers de malheureux : comme à son habitude, le juge Didier Gallot ne prend pas de gants. Il s'agit cette fois de pointer les responsabilités - il est vrai troublantes, voire accablantes - de l'administration pénitentiaire et du cabinet de Robert Badinter, garde des Sceaux, de 1982 à 1985, dans la tragédie du sang contaminé.
[…..] l'invraisemblable circulaire signée le 13 janvier 1984 par Myriam Ezratty, alors directrice de l'administration pénitentiaire, pour recommander d'intensifier les collectes de sang dans les prisons au profit du Centre national de transfusion sanguine, et ce au mépris des risques présentés par une population carcérale comportant une forte proportion de toxicomanes. Des risques qui, à la même époque, conduisaient tous nos principaux voisins à suspendre ces mêmes collectes.
Béatrice Maucourant qui accouche cette année-là de deux jumeaux dans des conditions dramatiques nécessitant une transfusion, en est une victime directe : elle apprendra six ans plus tard qu'en donnant la vie, elle a héritée à la fois de l'hépatite C et du virus HIV.
[…..] un Etat en faute, qui n'a de cesse de se disculper en jouant la montre, c'est-à-dire la mort du plaignant, […..] une administration judiciaire aux ordres où l'on cherche en vain ce qui est juste et, où les plus compromis sont, comme par hasard, ceux qui finissent par accomplir les plus belles carrières. Et tous les noms y sont...
Une femme empoisonnée, un scandale judiciaire dénoncé par un juge, par Béatrice Maucourant et Didier Gallot, éditions du Rocher
Fin de l’extrait.

Cet article nous renvoie en arrière, dans le temps.
C’est ce même Garde des sceaux qui plaida et gagna l’abolition de la peine de mort en France, ce qui en soi n’est pas critiquable. A ceci près, que le procès qui a servi en cet occasion, est un des crimes les plus odieux qui soit : un petit garçon enlevé à ses parents et tué. La police soupçonne un homme jeune, voisin de la famille, proche de cette famille, qui nit en être l’auteur, et qui face aux journalistes et aux téléspectateurs ose parader en prétendant que le coupable est un monstre et doit être puni sévèrement. Le drame dure plusieurs jours, quel martyre pour les parents. L’enfant est retrouvé sous le lit du prétendu meurtrier, le corps enveloppé d’une couverture. Robert Badinter était l’avocat du ’’monstre froid’’, il compatissait pour lui.
L’homme condamné, vient d’être libéré, et l’on peut aisément comprendre la nouvelle douleur infligée aux parents.
Cette histoire est contraire aux lois dignes de l’Humain, puisqu’elle fait grand cas d’un ignoble assassin et méprise la douleur des malheureuses victimes.

Si je ne manque pas d'être très critique à l'endroit de l'Union pour la majorité présidentielle (UMP) du superétatiste Alain Juppé, je dois aussi à l'honnêteté de dire que Jean-Pierre Raffarin le libéral fait preuve d'un joli courage lorsqu'il déclare, en visite à Issy-les-Moulineaux : "Il ne saurait être question d'évoquer <un coup de pouce> (du Smic, NDLR) sans en mesurer les conséquences sur la situation économique et surtout sur l'emploi, notre priorité, la mise en place des 35 heures avec une multiplicité contradictoire de Smic". Je forme donc le voeu intrépide que le premier ministre ne sera d'aucune façon démenti par ses pairs ni combattu par tous ceux qui, dans notre pays, se posent faussement en farouches défenseurs de la liberté.
Philippe ROBERT

Après huit mois d'augmentation quasi ininterrompue, les statistiques du chômage en avril font apparaître le chiffre global de 2 221 700 personnes à la recherche soit 9,1 % de la population active.
Sur un an, le chômage de catégorie 1 qui concerne les demandeurs d'emploi immédiatement disponibles à la recherche d'un poste à durée indéterminée et à temps plein a crû de 7,7 %. Or c'est cette catégorie qui sert de baromètre officiel. Ceux qui sont sortis de l'ANPE n'ont pas forcément obtenu un emploi stable, puisque les reprises d'emploi ont fléchi (– 2,1 %), tandis que les entrées en stage ont progressé de 1,3 %. Le précédent gouvernement avait poussé les services de l'emploi à offrir stages et contrats aidés aux chômeurs, et surtout aux jeunes. Au printemps, l'administration avait aussi été priée de combler les postes d'emplois jeunes restés vacants. Quitte à faire un peu de " forcing " auprès des employeurs potentiels.

BRUXELLES ET LA DIRECTIVE NON APPLIQUEE DEPUIS 1994
Après avoir jugé anticoncurrentiels les systèmes français d’assurances automobiles, Bruxelles, une fois de plus, se fâche contre l’Etat français. La Commission s’apprête en effet à saisir le Cour de justice européenne pour contraindre l’Etat français à effectuer la transposition des directives sur les " assurances ", devant être finalisée depuis 1994, aux mutuelles françaises.

C’EST NOUVEAU : L’UNEDIC EN DEFICIT DE PLUS DE 2,4 MILLIARDS
Le déficit de l’Unedic prévu en mars par le dernier conseil d’administration s’élevait à 2,4 milliards d’euros, le plus fort depuis dix ans. Il représente 10 % des dépenses. Mais il pourrait dépasser ce niveau et le régime devrait connaître des difficultés de trésorerie d’ici à la fin de l’année.
L’expansion des dépenses est due à la hausse du chômage, à la suppression de la dégressivité des allocations et au coût du PARE. Les recettes progressent peu en raison de faibles rentrées de cotisations consécutives aux créations d’emplois nettement insuffisantes.

Le Danemark montre l'exemple :
Les députés danois ont approuvé vendredi un nouveau texte durcissant la législation en matière d'immigration et de droit d'asile.
La nouvelle loi, qui entrera en vigueur au 1er juillet, au moment où le Danemark prendra pour six mois la présidence tournante de l'Union européenne, a été approuvée par 59 voix pour et 48 contre, en l'absence de 72 députés. Le soutien du Parti populaire danois, populiste et anti-islam, garantissait son passage.
Le nouveau texte avait été présenté après l'entrée en fonctions en novembre du nouveau gouvernement libéral-conservateur, minoritaire. Le Danemark a été l'un des premiers pays européens touchés par la vague populiste et de résistance à l'islamisation du continent européen qui a frappé l'Italie, les Pays-Bas ou la France, sur fonds de rejet de l'immigration musulmane.
Le gouvernement s'était à l'époque engagé à protéger la prospère nation nordique contre l'exploitation de sa protection sociale par les musulmans.
Désormais, restreignant sa conception du demandeur d'asile, le Danemark n'acceptera plus que les réfugiés au regard des Conventions de Genève, c'est-à-dire persécutés ou menacés de l'être pour des raisons de race, de religion ou de convictions politiques. La carte de séjour permanente ne leur sera accordée qu'après sept ans de présence, au lieu des trois actuels, et ce n'est qu'à ce moment-là que les étrangers pourront bénéficier du système de protection sociale.
Ils seront renvoyés dans leur pays si la situation s'y améliore, et leur cas sera réexaminé s'ils retournent au pays en vacances.
Pour ce qui est du regroupement familial, l'âge minimum pour qu'un conjoint puisse rejoindre sa moitié au Danemark passe de 18 à 24 ans. Sont exclus de ces mesures les ressortissants de l'UE et des pays nordiques.
Quelque 7% des 5,3 millions de Danois sont d'origine étrangère, très largement des musulmans.

UDF Les ravages de la parité… C’est un exemple typique des effets pervers de la chasse aux candidates imposée par la parité : ancienne secrétaire du groupe centriste à l’Assemblée sous Pierre Méhaignerie, Ariane Fournier, cinquante-cinq ans, avait décidé de se lancer en politique aux municipales de l’an dernier, en se parachutant à Eaubonne (Val-d’Oise) pour former un ticket avec le maire UDF sortant, réélu sans discontinuer depuis 1965 et qui se représentait à quatre-vingts ans passés (au nom de ce que François Bayrou appelle le " besoin de renouvellement ", à n’en pas douter…). En refusant le résultat de la primaire à droite, Mme Fournier offrait à la gauche socialo-communiste une municipalité de plus de vingt mille habitants qui vote à droite à 60 %. Elle est aujourd’hui investie par l’UMP-UDF dans la 5e circonscription du Gard (sic !)… dans l’attente d’un troisième parachutage en jupons ?

Peu d’informations sur la campagne législative dans les médias
Etant donné que la Droite est donnée gagnante dans tous les sondages, nos médias dont les journalistes sont à 85 % de Gauche n’ont pas tenu à parler de cet événement comme on devrait l’attendre. Après les présidentielles, la tyrannie médiatique continue de sévir.

55% des Français souhaiteraient la victoire de la droite aux élections législatives, 28/05/02 - IFOP/L'Express

Nicolas SARKOZY se montrera "déchaîné de manière obstinée et durable" contre Alain JUPPÉ, à qui il impute sa non-nomination à Matignon, assure un élu proche du ministre de l'Intérieur. L'élu des Hauts-de-Seine serait même, à son tour, entré discrètement en campagne pour faire élire Édouard Balladur à l'Hôtel de Lassay.

Les Verts et le RPF exclus de la campagne radiotélévisée officielle
Le Conseil d'Etat a annoncé mardi 28 mai que les recours déposés par les Verts et le RPF de Charles Pasqua pour participer à la campagne officielle radiotélévisée pour les législatives avaient été rejetés. Un autre recours déposé par Génération Ecologie (Brice Lalonde) a été déclaré irrecevable. Ces partis non représentés au parlement et qui présentent au moins 75 candidats peuvent disposer de sept minutes d'émission avant le premier tour le 9 juin et cinq minutes avant le second, le 16 juin. Mais ils devaient en faire la demande avant le lundi 20 mai à minuit. Ce qui n'a pas été leur cas. Les Verts et le RPF ont mis en avant notamment le fait que le 20 mai était férié (lundi de Pentecôte) et que le délai aurait dû être repoussé de 24 heures. Le Conseil d'Etat a rejeté cet argument, estimant qu'aucune disposition ne prévoit un tel report et que "la condition de délai est donc impérative". Concernant le recours de Génération écologie, il a été rejeté car il n'était assorti d'aucun argument.

Un député de gauche du sud de la France, évoquant le racisme ordinaire dans sa circonscription, ne cache pas son inquiétude : "Avec la droitisation de la droite dans la région et la forte montée du FN, c'est sans doute la dernière fois que nous pouvons prétendre avoir des élus ici. Notre seule chance, dans tout le grand Sud-Est, c'est de rétablir un scrutin à la proportionnelle, quitte à le mâtiner d'une prime pour que la liste arrivée en tête ait une majorité. Mais si on reste au scrutin uninominal actuel, dans cinq ans, ici, la gauche est finie".

LE CONTRESENS de la SEMAINE :
- -Un jour les élus nous disent : Pas de cohabitation !
Un mois plus tard les mêmes nous disent : Il faut une nouvelle Cohabitation !
La PAILLE ET LA POUTRE :
Un jour les élus nous disent : votez Chirac, c'est notre forteresse contre la Dictature.
La semaine suivante les mêmes élus nous disent : Chirac est un menteur, un tricheur, ne votez pas pour son programme ! Nous on vous dit la vérité, nous on est crédibles !

SUGGESTION.
A propos des recherches médicales faites par des laboratoires privés qui ensuite brevettent leurs inventions pour se rembourser de leurs recherches et même gagner de l'argent, une suggestion.
Que les autres chercheurs trouvent avant eux et à leurs frais, puis publient leurs découvertes et les odieux laboratoires seront doublés. Mais qu'ils fassent vite, car chaque jour, des hommes meurent.
Autre solution, que les généreux pays socialistes fassent enfin des recherches et des découvertes médicales, autres que celles des ancêtres et les offrent a la communauté mondiale. Cela s'est déjà fait chez nous, mais pour eux ce serait une grande première mondiale.

François Hollande se dit disponible pour devenir le Premier Ministre de Jacques Chirac

Le Pen attaque Mélenchon et demande la dissolution du PS
Jean-Marie Le Pen a demandé mardi la dissolution du Parti socialiste et fustigé l'ancien ministre délégué à l'enseignement professionnel Jean-Luc Mélenchon (PS) qui a préconisé mardi l'interdiction du Front National dans une tribune publiée dans "Le Monde".
"Mais est-ce que M. Mélenchon est un homme politique bien sérieux? Est-ce que ce social-bolchévique peut être pris en considération?", a demandé Jean-Marie Le Pen, affirmant que Jean-Luc Mélenchon était "en marge du Parti socialiste, peut-être même en sous-marin du trotskisme".
"Il se fait remarquer en particulier sur les écrans de télévision par l'excès de ses attitudes à la fois physiques et politiques", a-t-il poursuivi. Et de lancer: "J'ai demandé en réponse que l'on dissolve le Parti socialiste, auquel il appartient, par retour de courrier en quelque sorte."
Egalement interrogé sur France-2, le leader du Front national a qualifié de "divagations" les propos de l'ancien ministre socialiste. "Je crois qu'il est un petit peu excité. Je ne sais pas pourquoi; peut-être a-t-il une crise d'hémorroïdes à la suite des élections présidentielles", a conclu Jean-Marie Le Pen.