Conscience Politique   "le journal à contre pied de la pensée unique"   www.conscience-politique.org

BREVES 2004 JUIN

Le marché français de l'énergie ouvert à 70% à la concurrence le 1er juillet
L'ouverture à la concurrence européenne du marché français de l'énergie, le 1er juillet prochain, ne changera rien dans l'immédiat pour les particuliers, mais va permettre à toutes les entreprises quelle que soit leur taille, et aux collectivités locales, de choisir leur fournisseur d'électricité et de gaz.
Après une ouverture progressive du marché pour les très grosses entreprises depuis janvier 1999, 70% du marché français de l'énergie sera ouvert à la concurrence européenne le 1er juillet, permettant à 2,2 millions de clients répartis sur 3,7 millions de sites, de choisir leur fournisseur.
Toutes les entreprises, jusqu'au petit commerce de quartier, pourront choisir dès le 1er juillet de s'adresser à la soixantaine de concurrents présents en Europe, parmi lesquels outre EDF-GDF, des gros groupes comme Suez.
Les particuliers ne seront concernés qu'à partir du 1er juillet 2007, date prévue pour l'ouverture à la concurrence de 100% du marché français de l'énergie.

Gerhard Schröder: les réformes économiques se poursuivront malgré la défaite du SPD aux européennes
Le chancelier allemand Gerhard Schröder a déclaré lundi qu'il poursuivrait son programme de réformes économiques en dépit de la défaite de son Parti social-démocrate (SPD) aux élections européennes de dimanche.
Avec seulement 21,5% des voix, contre 30,7% lors du scrutin européen de 1999, le SPD a enregistré dimanche ses plus mauvais résultats au cours d'une consultation nationale depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Mécontents de la stagnation économique, du taux de chômage supérieur à 10% et des programmes de réduction des bénéfices sociaux, les électeurs avaient multiplié les avertissements au SPD, lui infligeant déjà une cruelle défaite en février dernier aux régionales du land de Hambourg.
Mais Gerhard Schröder a réaffirmé lundi qu'il maintiendrait le cap des réformes. "Nous devons poursuivre cette politique parce qu'elle est objectivement nécessaire, ce n'est pas un démenti de l'amertume de la défaite" a-t-il expliqué devant la presse avant une réunion des dirigeants du SPD.
"Je ne peux que continuer cette politique. Je ne veux que la poursuivre", a-t-il souligné.
Les agents EDF coupent le courant chez François Bayrou

Des salariés EDF de Béarn Bigorre ont coupé lundi en fin de journée l'électricité au domicile de François Bayrou à Bordères (Pyrénées-Atlantiques), a-t-on appris auprès de l'intersyndicale CGT-FO-CFDT.
"Nous lui avons envoyé plusieurs lettres, nous lui avons déjà coupé l'électricité à sa permanence, et nous nous avons eu aucune réaction, ni prise de position", a expliqué François Dousseau, porte-parole de l'intersyndicale, qui a mené cette nouvelle action symbolique dans le cadre de son opposition au changement de statut d'EDF.
Une centaine d'agents EDF devaient se réunir devant le domicile du président de l'UDF, après que certains aient sectionné le câble d'alimentation de l'électricité peu après 19h.
Déjà, d'autres salariés d'EDF et GDF avaient coupé l'électricité lundi matin au château de Courrensan, la résidence secondaire du ministre délégué à l'Industrie Patrick Devedjian dans le Gers.

EDF - Coupures sauvages d'électricité à Bordeaux
Cinq cents agents d'EDF ont procédé vendredi à Bordeaux à des coupures sauvages de courant dans des établissements publics, comme ils l'avaient fait la veille, pour protester contre le projet de réforme du statut de l'entreprise publique, a-t-on appris de source syndicale.
Dans l'après-midi, ils ont coupé l'électricité à la préfecture de la Gironde, la Direction départementale de l'action sanitaire et sociale (DDASS), au centre des impôts de Cenon-Rive droite, à la Trésorerie générale de Bordeaux, au tribunal de commerce et dans deux agences EDF à Gradignan et Cenon.

METRO : faites des " Economies " !
Le célèbre journal gratuit a accepté de publier l’annonce de la fin du monopole de la Sécurité Sociale dans son courrier des lecteurs. La campagne que nous avons lancée en direction des médias commence à faire ses effets. Pour METRO, quitter la Sécurité Sociale signifie avant tout faire des " Economies " ! Le lecteur déclare notamment : il est temps que les journalistes dignes de ce nom nous expliquent les nouvelles opportunités que nous offre l’Europe au lieu de continuer servilement à nous faire croire que le système français de sécurité sociale "obligatoire" est le meilleur du monde – ce que plus personne de sensé ne croit, en voyant son coût exorbitant. Vive l’Europe de la concurrence et bonnes économies à tous ". Qu’on se le dise !
A lire dans Metro Paris :
http://parex.metro.st/ftp/20040609_1000012.pdf

Le déconventionnement médical pourrait être le levier
L’arme qui terrorise le Gouvernement
Le quotidien du médecin du 08 juin 2004 fait état d’une entente locale entre médecins frondeurs et Caisses Primaires d’Assurance Maladie (CPAM).
Il faut rappeler que certaines spécialités comme la chirurgie, l’anesthésie ou la gynécologie-obstétrique commencent à se désertifier. Travail souvent difficile, et rémunérations de moins en moins attractives sont les raisons principales. De plus les spécialistes sont de moins en moins nombreux à avoir accès au fameux secteur II, qui leur ouvre la porte des honoraires libres, les critères de son obtention étant très restrictifs. Les conditions économiques se sont donc dégradées pour ces métiers.
D’une manière générale, la médecine a cessé d’être une profession attirante.
Aussi, beaucoup de ces spécialistes sont passés unilatéralement aux honoraires libres pour compenser le manque à gagner. Cela n’a pas été du goût des caisses d’assurance maladie qui doivent faire respecter les conditions d’honoraires définies dans les conventions médicales.
Pour briser la résistance, l’Assurance Maladie dispose d’une arme terrible : le déconventionnement.
La convention médicale défini, entre autre, les honoraires et les remboursements des actes et consultations médicales. Par conséquent, le déconventionnement revient à une rupture de contrat entre un médecin visé et les caisses d’Assurance Maladie. Les patients de ce médecins ne sont donc remboursés de leurs consultations ou de leurs soins que sur la base d’un euro ! (= RCM, Règlement conventionnel minimal). Pour le médecin " condamné ", cela revient en pratique à une interdiction pure et simple d’exercice.
Cependant, cette arme si redoutable, ne semble plus produire ses effets. Prenons l’exemple des gynécologues. Dans certains départements, ils sont peu nombreux, et tous en secteur I (honoraires imposés par la Sécurité Sociale). S’ils décident de tous passer en honoraires libres (secteur II), les Caisses d’Assurance maladies peuvent procéder à leur déconventionnement. Mais dans ce cas tout le département sera obligé, soit de payer de sa poche pour voir un gynécologue ou aller consulter dans un autre département. Quand il s’agit d’accouchements, il est clair que la population n’a pas le choix, elle doit payer. Certaines caisses ont donc préféré négocier des honoraires libres directement avec ces médecins pour éviter un coup de force qui pourrait donner envie à d’autres médecins de faire la même chose ailleurs…
Cela nous amène à penser que le déconventionnement n’est plus l’arme des caisses d’Assurance Maladie, mais est devenu maintenant l’arme des médecins contre les caisses.
En effet, nous avons observé ce fait en pratique. Dans la Loire, par exemple, le déconventionnement de 4 gynécologues a entraîné la menace d’un déconventionnement collectif de tous les gynécologues du département. La CPAM (caisse primaire d’assurance maladie) a été contrainte de négocier avec la bénédiction du Gouvernement.
Nous pourrions multiplier les exemples sur l’ensemble du territoire. : de plus en plus d’accords entre médecins et caisses sont conclus localement. Le Gouvernement craint un embrasement généralisé.
Il n’a pas tort, car la médecine générale vient d’être reconnue spécialité médicale. Les médecins généralistes pourraient donc être tentés de rejoindre le front.
Mais il est une terreur plus profonde : celle de provoquer par maladresse l’effondrement de la Sécurité Sociale.
Un déconventionnement massif serait un formidable catalyseur pour entraîner les français vers les assurances privés. Il mettrait brutalement fin à cet honteux monopole. Le Gouvernement le sait bien.
Ainsi, le déconventionnement peut être un levier efficace, pour peu que les médecins sachent s’en servir. Mais faut-il encore qu’ils soient unis et ne se jalousent pas entre spécialités et syndicats !
Sinon, il faudra attendre que la Sécurité Sociale implose d’elle même.
David Valancogne
dvalancogne@yahoo.fr

Les rouges osent dire la vérité !
N’ayant pas participé à un quelconque gouvernement (mis à part le PC) l’extrême gauche n’a donc pas signé les ordonnances mettant fin au monopole de la Sécurité Sociale. Elle ose dire dans un communiqué ce jour, ce que les partis au pouvoir continuent de dissimuler. Ainsi le leader du parti des travailleurs, Daniel Gluckstein, a souhaité que l'Europe soit une "union libre, fraternelle et égalitaire de tous les travailleurs et de tous les peuples d'Europe". "Pour y arriver, il faut se débarrasser (du traité) de Maastricht", a-t-il affirmé. Il a notamment estimé que l'organisation actuelle de l'Union européenne préparait la fin du "monopole" de la sécurité sociale au profit des assureurs privés. "
Même si nous ne sommes pas d’accord avec leurs idées, il faut reconnaître qu’ils ont tout compris : le monopole c’est fini, les assureurs débarquent. Donc si la France veut enrayer ce phénomène, il faut mettre Maastricht aux oubliettes. C’est à dire sortir de l’UE… Ben voyons !

La France qui tombe défile
Les syndicats au grand complet sont au rendez-vous de manifestations dans toute la France pour défendre la Sécurité sociale ou plus exactement un moribond et bientôt un cadavre. Après avoir profité du système pendant près de 60 ans, les syndicats gestionnaires de la Sécurité Sociale espèrent jusqu’au bout pouvoir sauver leurs privilèges. Le slogan " La sécu c’est vital "(sur fond de " carte vitale "), illustre effectivement que le maintien de la Sécurité Sociale est vital pour leur avenir mais n’est pas vital pour les français. Grâce aux directives européennes, nous n’avons plus besoin de la Sécurité Sociale, car nous pouvons désormais choisir l’assureur que nous voulons.

Sécu : des manifestations peu populaires
L’appel lancé par les organisations syndicales aura été peu suivi. Les français semblent plus préoccupés par leurs intérêts que par ceux des syndicats... Ils savent en tout cas parfaitement que le système actuel n’est pas viable. Aussi, la vrai question est plutôt de savoir si l’on veut conserver la Sécu ou une sécu ? Le silence des français (parce que l’on ne leur donne pas la parole) sur cette question fait pencher la balance vers cette deuxième solution et on peut le comprendre. Pourquoi payer cher un service condamné alors que l’on peut payer moins cher durablement à côté ?

Le vote en ligne en 2009 en France ?
Mercredi, lors d’un " chat " durant lequel il a répondu à plusieurs milliers d'internautes, Jean-Pierre Raffarin a proposé qu’"en 2009, on vote par Internet", c’est à dire pour les prochaines élections européennes. Selon le premier ministre, la " net démocratie " devrait être possible d’ici dix ans. Voilà qui devrait ravir le sénateur Robert Del Picchia. Le représentant des Français de l'étranger vient de déposer une proposition de loi visant à autoriser le vote électronique à distance pour les expatriés lors des élections présidentielles et des référendums. S’appuyant sur une expérience menée aux Etats-unis, il pense que"le vote en ligne permet de lutter contre l'abstention".

Notre Ami, l'Imam de Vénissieux !!!!
DE QUOI BIEN COMMENCER LA JOURNEE
Les bons comptes de l'Imam de Vénissieux
Des petits malins se sont amusés à calculer combien coûtait à la collectivité la famille de l'imam de Vénissieux, expulsé provisoirement par la France après avoir déclaré que l'on pouvait battre sa femme...
Pour la polygamie, Monsieur Bouziane déclare : " J'ai déclaré à la Préfecture mon statut. Elle a accepté que ma deuxième femme me rejoigne en France sans lui délivrer de carte de résidence. Mais comme nos enfants sont nés en France, ils sont Français. Du coup même si elle n'a pas de papiers elle ne peut pas être expulsée ". " Même si je critique l'Occident je demande toujours aux musulmans qui m'écoutent de respecter la loi du pays où il vivent ". " Je suis très heureux quand je vois des français se convertir à l'islam car je sais qu'ils sont sur le droit chemin"
1) La deuxième épouse n'en est pas une. Elle est considérée par la C.A.F. comme un "parent isolé". Elle touche donc l'API qui s'élève à 707,19 euros (4638,86 francs) pour un parent seul avec 1 enfant auquel on ajoute 176,80 euro (1159,73 francs) par enfant supplémentaire.
M. Bouziane a 16 enfants, 8 pour chaque femme. Mme Bouziane n° 2 touche donc tous les mois 1944,79 euros soit 12757 francs.
2) Toujours pour ses 8 enfants l'épouse n°2 touche chaque mois 978,08 euros d'allocations familiales.
3) Il est probable qu'elle ait 3 enfants de moins de trois ans elle a donc droit à l'A.P.J.E. 161,66 euros X 3 soit 484,98 euros
4) Comme "parent isolé", l'allocation logement, à la louche plus ou moins 300 euros
5) Avec 8 enfants elle n'a sans doute pas le temps de travailler, d'autant que son barbu de mari déclare que la femme musulmane "n'a pas le droit de travailler avec des hommes parce qu'elle pourrait être tentée par l'adultère"...
RMI pour une personne seule 417,88 euros + 167,15 euros par enfant soit au total 1755,08 euros soit 11512,55 francs
6) Elle a au moins 4 enfants en âge d'être scolarisés :
allocation de rentrée scolaire 257,61 euros X 4 =1030,44 euros
soit un total (en mensualisant la rentrée scolaire) de5548,80 euros par mois soit 36397,74 francs par mois.
7) Madame Bouziane n° 1 : avec ses 8 enfants 978,08 euros (6415,78 francs) d'allocations familiales tous les mois + 3 allocations pour jeune enfant 438,98 euros soit 3181 francs + allocation logement 300 euros à la louche + le RMI pour deux personnes 626,82 euros + 8 enfants 1964,02 euros (12883,13 francs) + allocation de rentrée scolaire pour 4 enfants1030,44 euros (6759,24 francs).
Au total, Mr et Mme Bouziane n°1 peuvent toucher 3812,95 euros / mois soit : 25 011,31 FF
+ Madame Bouziane n°2 peut toucher 5584,80 euros / mois soit 36 633,88 FF = ????
61 409,05 Francs mensuels...
MEDITEZ, PESTEZ, HURLEZ, ...
MAIS SURTOUT CONTINUEZ A BOSSER DUR, CAR IL FAUT PAYER !!!

Sarkozy ne craint pas une radicalisation dans le dossier EDF-GDF
Le ministre de l'Economie et des Finances, Nicolas Sarkozy, a assuré mardi qu'il ne redoutait pas une radicalisation des agents d'Electricité de France (EDF) après les coupures sauvages de courant qui ont affecté la veille plusieurs gares parisiennes.

Le peuple américain poursuit son hommage à Reagan avant les funérailles
Des milliers d'Américains ont défilé toute la nuit de lundi à mardi en Californie devant le cercueil de Ronald Reagan recouvert du drapeau américain, un hommage populaire avant des funérailles d'Etat vendredi à Washington en présence des grands de ce monde.
Personnes âgées ou familles avec enfants, près de 80.000 Américains devaient se recueillir devant la dépouille de l'ex-président jusqu'à mardi soir à la bibliothèque présidentielle de Simi Valley, à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Los Angeles.
La procession qui a débuté lundi après une cérémonie en présence de sa veuve Nancy Reagan et des trois enfants du président a été prolongée de quatre heures mardi afin de permettre à davantage de personnes d'y participer.
Dans une ambiance solennelle, la foule silencieuse défile autour du cercueil gardé par quatre militaires. Certains pleurent, beaucoup se signent, comme à l'église, ou fixent le cercueil en plaçant une main sur le coeur.

La Cour des Comptes critique la "grave détérioration" du budget en 2003
La Cour des Comptes a vivement critiqué la gestion budgétaire du gouvernement Raffarin en 2003, dans un rapport destiné aux parlementaires, en soulignant que "la situation financière de l'Etat s'est à nouveau gravement détériorée", comme elle l'avait déjà noté en 2002.
"En 2003, la situation financière de l'Etat s'est à nouveau gravement détériorée", avec un "résultat budgétaire" qui "se dégrade pour la troisième année consécutive", note la Cour des Comptes dans ce rapport qui critique notamment les baisses d'impôts et l'imprécision des prévisions du gouvernement.
Ce "rapport préliminaire", dont l'AFP s'est procuré une copie, a été adressé aux commissions des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat en prévision du débat d'orientation budgétaire qui aura lieu mi-juin.
"En 2003, le déficit d'exécution du budget de l'Etat, en atteignant 56,9 milliards d'euros, est à nouveau nettement supérieur aux objectifs affichés à l'occasion de la présentation du projet de loi de finances et du vote de la loi de finances initiale pour 2003. Il est également supérieur à celui de 2002, qui était déjà le plus fort enregistré depuis huit ans", souligne la Cour.

La "Reaganomics":
Adeptes et critiques de la "Reaganomics", qui prône une réduction du rôle de l'Etat et la primauté des lois du marché, s'accordent à reconnaître que la philosophie insufflée par l'ancien président républicain Ronald Reagan a durablement influencé l'économie américaine.
La droite conservatrice américaine, pour qui l'ex-président décédé samedi à 93 ans est le grand inspirateur, attribue à son approche économique, l'expansion américaine exceptionnelle des années 90.
George W. Bush, qui se qualifie de fils spirituel de Ronald Reagan, a embrassé dès le début de sa présidence une politique agressive de réduction des impôts et de déréglementation de l'économie suivant l'exemple de son héros, président de 1981 à 1989.
Pour la gauche américaine, Ronald Reagan est celui qui a attaqué l'Etat providence mis en place par le démocrate Franklin Roosevelt lors de la grande dépression dans les années 30"Les années Reagan ont été marquées par l'énorme décision économique de procéder à une très importante réduction des impôts qui a profondément changé la politique économique et le rôle de l'Etat", a commenté Richard Gephardt, un représentant démocrate du Missouri et ancien candidat à la Maison Blanche.
"Reagan a surtout initié un changement fondamental dans la manière dont la grande majorité de la classe politique à Washington aborde désormais les problèmes économiques", a estimé John Lonski, le principal économiste de Moody's, la firme de notation financière de Wall Street.
"Désormais on privilégie le marché pour corriger des déséquilibres économiques et non plus l'interventionnisme de l'Etat", a-t-il expliqué.
Le président démocrate Bill Clinton a prôné la libéralisation du marché durant sa présidence de 1992 à 2000 et s'était donné comme objectif de réduire les gaspillages de la fonction publique. Il a même entrepris une refonte du système d'assistance sociale dit "wellfare" afin de le réduire en forçant les bénéficiaires, surtout des minorités, à entrer sur le marché du travail.
"Aucun président démocrate avant Clinton n'aurait osé même le mentionner", selon l'économiste de Moody's.
Tout cela est l'héritage de Ronald Reagan qui, par son style et sa réthorique, a fait virer le pays à droite en matière économique et sociale, a souligné dans le Washington Post (NYSE: WPO - actualité) , Charles Schultze, qui fût le conseiller du président démocrate Jimmy Carter, battu lors de l'élection présidentielle fin 1980 par Ronald Reagan.
En licenciant les 5.000 aiguilleurs du ciel grévistes refusant de reprendre le travail, Ronald Reagan a changé pour toujours la dynamique des relations entre le patronat et les syndicats, a-t-il relevé.

UMP (BIS) La guerre des pétitions Distribuée à 500 000 exemplaires depuis deux mois, la pétition en faveur de la Constitution européenne lancée par l’UMP n’a pas, pour l’heure, recueilli un franc succès sur le terrain. De l’aveu même d’un haut responsable du parti chiraquien, moins de… 6 000 signatures ont été collectées à ce jour ! La plupart l’ayant été, de plus, non par retour de courrier, mais via Internet. Hostile à cette pétition – qu’il a refusé de faire distribuer dans sa circonscription –, Nicolas Dupont-Aignan, chef de file des souverainistes de l’UMP, vient d’en lancer une autre en faveur, cette fois, d’un "double référendum" contre l’entrée de la Turquie et la Constitution européenne



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