Semaine du 28 mai au 04 juin 2002

Sixième assemblée générale de la Coordination [médicale] Nationale à Lyon
Samedi 25 Mai, 21 Régions représentant 72 départements ont participé à cette sixième assemblée.
" La Coordination Nationale prend acte de la volonté d’ouverture manifestée ces derniers jours par le Ministère de la Santé et le président de la CNAM et réitère sa demande de participation aux négociations conventionnelles à venir.
Les conditions d'arrêt des diverses actions en cours demeurent :
1 - C à 20 Euro, disparition du V, coté en C+ID.
2 - Annulation de toutes les procédures de sanctions en cours et à venir.
3 - Indemnisation de la télétransmission non plafonnée : 0.50 Euro par FSE.
4 - Révision de l’article 77 du code de Déontologie, volontariat des gardes.
5 - Participation de la Coordination aux négociations conventionnelles à venir.
La Coordination rappelle que la plate-forme de refonte conventionnelle de la médecine générale élaborée à Cochin le 17 février dernier n'a pas été modifiée, le tarif de consultation a 20 Euro n'en étant qu'un élément et en aucun cas sa finalité.
Dans l'attente que les conditions de sortie de crise en 5 points développées plus haut soient réunies, 20 Assemblées Générales départementales sont programmées dans les 10 prochains jours afin de se prononcer sur le déconventionnement. "

La Coordination Nationale des médecins se félicite de la démission du président du Conseil National de l’Ordre des médecins ainsi que de son bureau.
M. Hoerni et les membres de son bureau, dont le secrétaire général Pierre Haehnel, et le secrétaire général adjoint, André Chassort, ont annoncé qu'ils "quittaient leurs fonctions du bureau et au conseil national de l'ordre" des médecins après la remise des conclusions d'un médiateur nommé en avril pour tenter de régler la crise interne qui secoue le CNOM depuis fin mars et qui "a conclu à la nécessité, pour le bureau, de démissionner". "La tentative de médiation n'a pas abouti", a-t-il expliqué. Le président Bernard Hoerni avait été contesté après avoir signé, le 1er mars avec l'Etat et l'assurance maladie, le protocole sur la permanence des soins, en plein conflit des médecins généralistes. Il avait fait l'objet d'un vote de défiance des deux tiers de ses conseillers nationaux qui lui reprochaient cette signature. La Coordination Nationale avait exigé cette démission.

Les médecins de quatre départements se sont maintenant déconventionnés
Après le 14, le 53, le 76, le 29 explose !!! Plus de 450 médecins généralistes sur les 790 du département, réunis hier soir à Chateaulin en Assemblée Générale ont voté à hauteur de 96 % un déconventionnement massif.
Le matin même où les représentants de la Coordination sont reçus au ministère, on peut se demander s'il va falloir attendre le déconventionnement de tout le territoire pour obtenir un début de réponse aux questions posées par les médecins généralistes depuis 6 mois.
Le Président de la CNAM, qui parle de "l'épée de bois brandie par les généralistes", démontre à nouveau son aveuglement devant le malaise sans précédent qui secoue la médecine générale ; Jean-Marie SPAETH portera personnellement devant les assurés sociaux la responsablité de l'explosion de la sécurité sociale française qu'il a lui même programmée. En Seine-Maritime, emmenés par Yves Elie, 30 médecins d'un bassin de 50 000 habitants ont posté leur lettre de déconventionnement ; des déconventionnements par secteurs vont se poursuivre les jours prochains, ainsi qu'une action médiatisée vendredi - à suivre ...

" Un vote utile " à gauche ?
Les experts électoraux du PS misent sur un phénomène très fort de "vote utile" aux législatives qui marginalisera les candidats de l’extrême gauche. Mais les députés sortants issus de la dissolution de 1997, mal établis ou dont l’image est très associée à l’échec du candidat Jospin, devraient particulièrement souffrir.

Le CPNT aussi dans la bataille

CPNT, le parti de l’ancien candidat à la présidentielle Jean Saint-Josse, présentera "entre 380 et 420 candidats" aux élections législatives de juin, a indiqué son conseiller politique Thierry Coste.

Législatives : trop de candidats

Près des deux tiers des Français (64%) souhaitent "un nombre limité de candidats, représentant les grandes familles politiques", contre 30% qui aimeraient "une dizaine de candidats, comme lors des précédentes élections législatives" (6% ne se prononcent pas), selon un sondage Louis Harris

Nouveau scandale pour Chirac
Le président de la République Jacques Chirac a accordé sa grâce au député PCF Maxime Gremetz qui devrait donc pouvoir se représenter aux législatives dans sa 1ère circonsciption de la Somme à Amiens. La violence de cet individu est notoire et conforme à ce que l’on pourrait attendre d’un militant révolutionnaire…

Boutin rejoint l’UMP
Christine Boutin, présidente-fondatrice du Forum des républicains sociaux, a indiqué que son mouvement rejoignait l’Union pour la majorité présidentielle (UMP), dont il sera "membre fondateur".

Durcissement des visas pour la France

Les ambassadeurs de France au Maghreb vont recevoir une circulaire leur enjoignant de durcir les conditions de délivrance des visas aux Algériens. L’an dernier, la Belgique a reçu plus de 2000 demandes d’asile émanant de Maghrébins détenteurs d’un visa délivré par… la France.

Le vieillissement de la population compromet " l’ordre mondial "

La stabilité mondiale risque d’être compromise si les gouvernements d’Europe et du Japon ne prennent pas des mesures urgentes pour faire face aux dépenses de santé et de retraite devant le vieillissement rapide de leurs populations, indique une étude du Center for Stategic and International Studies (CSIS). Mais l’impact du vieillissement global des populations ira bien au-delà des budgets publics. Le phénomène obligera à "restructurer l’économie, réorganiser les marchés financiers, revoir la taille des familles, redéfinir les politiques et même remodeler l’ordre mondial", affirme le CSIS.

Insécurité : Mise en place des GIR

Le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy a annoncé la proche activation de vingt-huit "groupes d’intervention régionaux" (GIR) comprenant policiers, gendarmes, douaniers et agents du fisc visant à mieux lutter contre les réseaux de délinquance.Il s’agit de la mise en œuvre d’une des mesures du programme présidentiel de Jacques Chirac pour "démanteler les réseaux qui mettent en coupe réglée des quartiers entiers".

L’homosexualité mal perçue par les allemands

61% des Allemands de 12 à 17 ans considèrent négativement l’homosexualité et le lesbianisme, selon un sondage commandé par Iconkids & Youth. En 1998, la même question n’avait remporté que 34% d’opinions négatives.

Metro le quotidien gratuit se porte bien

Le quotidien d’information gratuit Metro, édité par le groupe suédois Metro International, revendique 463.000 lecteurs à Paris et 200.000 à Marseille, dans un communiqué citant une étude d’audience et de satisfaction de la Sofres ne prenant pas en compte son édition lyonnaise.

Le Monde ennemi du grand capital va capitaliser…
Jean-Marie Colombani, président du directoire du groupe de presse Le Monde, espère lever "une centaine de millions d’euros" en introduisant en bourse "20 à 25% du capital du groupe". C’est ce qu’il a affirmé dans un entretien diffusé sur RTL. Il valorise donc le groupe entre 400 et 500 millions d’euros.

Menace d’une nouvelle attaque terroriste sur le sol américain

Les Etats-Unis sont en état d’alerte, à la suite d’informations de leurs services secrets faisant craindre, selon eux, un nouvel attentat majeur sur le sol américain. Ces révélations interviennent alors que George W. Bush se retrouve sur la défensive après une controverse sur les attaques du 11 septembre. En effet, avant le 11 septembre, entre la fin juin et le début août 2001, divers services fédéraux avaient lancé des avertissements contre l’éventualité d’attaques contre des intérêts américains à l’étranger et sur les risques de détournements d’avion. Selon le Washington Post samedi, Bush aurait notamment été averti de risques d’attaques sur le territoire américain. Le président américain se retrouve, pour la première fois depuis le 11 septembre vulnérable, secoué par une polémique mettant en cause sa réaction face au terrorisme et dans laquelle s’est engouffrée l’opposition démocrate.

Après le Portugal, les Pays-Bas virent à droite

Les électeurs néerlandais ont opéré mercredi 15-05 un spectaculaire virage à droite en faisant du parti de Pim Fortuyn, le leader populiste assassiné, le second parti des Pays-Bas.

Bayrou dans tous ses états
Désabusé. François BAYROU, qui a refusé d'intégrer l'UMP, le "grand rassemblement" des chiraquiens de tous bords, déclare désormais désabusé : "Le général de GAULLE, sans vexer personne, je peux dire que c'était quand même autre chose : il n'a jamais eu tous les pouvoirs entre ses mains. Il n'a jamais fait ça."

Dissidences et coup bas à Paris
À Paris, la députée sortante RPR, Nicole CATALA, a attendu quelques minutes avant minuit, dimanche 19 mai, pour s'inscrire en préfecture, se présentant ainsi en dissidente contre la secrétaire d'État à la Lutte contre la précarité, Dominique VERSINI.
Corinne LEPAGE a annoncé que Cap 21 ne sera pas présent dans la 17ème circonscription de Paris, choisissant de soutenir Françoise de PANAFIEU (RPR) face au candidat investi par l'UMP, Bernard PONS.


Une hausse de 32% du nombre de candidats à la députation par rapport à 1997…

Le nombre de postulants à l'Assemblée nationale bat un record et progresse de 32,4% en cinq ans, de 6.361 en 1997 à 8.424 cette année. Paris arrive en tête de la progression : département qui concentre le plus de candidats (464, contre 18 en Haute-Marne, le département métropolitain qui en compte le moins), la capitale englobe également la circonscription la plus disputée, à savoir 27 candidats dans la 1ère circonscription. Plusieurs autres circonscriptions de la capitale sont également bien loties: 26 candidats se présentent dans la 21ème, et 25 aspirants députés se présentent dans les 20ème et 8ème circonscriptions. La 5ème des Hauts-de-Seine, la 14ème des Bouches-du-Rhône et la 1ère du Gard affichent le même nombre de candidats. Les femmes représentent 38,5% de l'ensemble des candidatures, malgré l'entrée en vigueur de la loi sur la parité. Cette loi démontre une nouvelle fois sa stupidité.

POUR UNE REFORME ASSOCIATIVE GLOBALE

-La France associative "d’en Bas"-
-parle à la France associative "d’en Bas"-
-"Non aux emplois"bénévoles"payés 46.000 Fpar mois ! "
Vous êtes électeur, contribuable: quatorze candidats ( moyenne nationale) sollicitent votre suffrage
Vous êtes un vrai militant associatif, qui donnez votre argent et surtout votre temps .

Vous croyez fermement

Que le loi de 1901 est la plus politique des libertés privées
Que la vraie association ne peut se fonder que sur la liberté et la gratuité
Qu’elle doit rester l’apanage et l’outil de prédilection de la société civile

Que la loi de 1901 n’a pas été conçue:

Pour organiser des souplesse budgétaires et fiscales au profit de gros employeurs
Pour permettre aux "subventionnés" d’élire leurs "subventionneurs" qui se chargeront ensuite de les contrôler
Pour permettre à des amis politiques de vivre de subvention pour passer à la télévision et faire gagner les élections par des amis politiques
Pour servir de courroie de transmission à toutes sortes de pouvoirs, publics ou privés hors contrôles démocratiques dignes de ce nom

Vous souhaitez mettre hors la loi de 1901 ceux qui n’ont rien à y faire
parce qu’ils n’ont d’associatif que le statut et les privilèges

De même que nos ancêtres ont séparé l’Eglise de l’Etat vous souhaitez séparer l’association des URNES et du MARCHE
Vous jugez normal qu’au premier franc public soit produite une facture soumise à des contrôles démocratiques et non technocratiques, et ceci de la plus modeste commune jusqu’à l’Elysée.

Alors demandez à vos 14 candidats

-1 De supprimer la loi votée dans la nuit du 12 décembre 2001 autorisant les 25.000 plus gros organismes associatifs qui emploient 90 % des salariés et reçoivent 90 % des aides publiques de payer 46.000F (7076 euros) par mois trois de leurs dirigeants" bénévoles".
-2 De retirer les aides municipales, départementales et régionales à tout organisme associatif rémunérant ses bénévoles au taux de 7076 e;
-3 De retirer les aides municipales, départementales et régionales à tout organisme associatif qui participe aux compétitions électorales de toute nature
-4 De soutenir une démarche de transparence pour dresser le tableau honnête des réalités associatives locales
Vous éviterez l’aggravation des déficits publics pour au moins 50 milliards de francs de rémunérations associatives. Et si vous faites du contrôle de la dépense publique associative l’objectif privilégié de votre exigence <<citoyenne>> de gouvernance, de transparence et de probité, alors vous contribuerez localement, personnellement à sortir notre pays de "l’Horreur Politique" où l’a plongé la "Génération Morale".(1981-2001)

Personne ne combattra l’idéologie subventionnaire à votre place

Semaine du 21 au 28 mai 2002

Libéralisme Sécurité et Propriété
La plupart des Américains vivent dans des maisons individuelles dont ils sont propriétaires.
Pas de clôture, de grille, ni de murs : juste une petite pelouse sépare la maison de la rue.
Pas ou peu de vols ni d'agressions non plus, car un voleur qui est pris sur le fait est aussitôt arrêté par la police (les patrouilles sont nombreuses), et se retrouve en prison le soir même.
Jugé rapidement, il restera en prison plus ou moins longtemps en fonction de l'importance du délit qu'il aura commis et de son attitude.
S'il récidive une fois, il sera condamné à une peine de prison plus longue.
Enfin, si malgré ces deux premières condamnations, il récidive une seconde fois, il sera généralement condamné à une peine de vingt ans de prison au minimum qui est considérée comme normale par les Américains. En effet, tout le monde doit respecter des règles de vie commune pour vivre librement en paix.
Ceux qui ne les respectent pas (moins de 0,5 % de la population) doivent être écartés de cette communauté des gens honnêtes.
Donc, nul besoin de barrières physiques pour protéger les maisons : la seule protection efficace et déterminée de la propriété privée suffit.
Nul besoin d'un Etat policier : une police normale suffit. Le nombre de policiers pour 100 000 habitants est de 321 aux Etats-Unis alors qu'il est de 394 en France.
Il suffit que les policiers, consciencieux et bien payés ( 4 000 dollars par mois pour un policier débutant non qualifié à New York), fassent correctement leur travail… ainsi que les juges.
Il suffit ensuite de confier ces prisonniers (2 millions aux Etats-Unis) à des prisons privées correctement gérées pour assurer au moindre coût la paix et la sécurité dans une nation dans laquelle règne la liberté et le respect de la propriété privée.
Les données sur les effectifs de la police sont tirées de : The European journal of criminal policy and research 1999 cité par le journal Les Echos dans son supplément L'audit de la France 2002.
Jean-Pierre CHEVALLIER

Médecins : le déconventionnement a commencé ! Le Monopole de la Sécu va craquer face à la grogne des médecins.
Jeudi 16 mai, Calvados : la rupture !
Anticipant les délais impartis par la CPAM du Calvados, 420 médecins sur les 550 du département, dans le cadre de la journée "Santé morte" du 16 mai largement suivie, ont débordé les forces de l’ordre et investi les locaux de la caisse de Caen, après avoir construit un mur symbolique de la honte devant l'entrée.
Après un entretien houleux avec Mr MELZI, Directeur de la CPAM 14, la coordination a obtenu qu'il s'engage à faire lever les menaces de sanction envers 18 confrères pour pratique du C à 20 Euro. Dans la foulée, réunie en Assemblée Générale extraordinaire, la Coordination, faisant le constat de l'immobilisme des pouvoirs publics à l'égard des revendications de la plate forme de Cochin, a décidé d'un déconventionnement massif et Solidaire... Les lettres individuelles de déconventionnement seront transmises par huissier à la CPAM ; la CNAM, via les déclarations récentes de son Président JM SPAETH, portera devant les assurés sociaux l’écrasante responsabilité des événements de la journée, qui sont l’aboutissement d’un conflit entamé il y a 6 mois mais durant depuis des années. La coordination du Calvados appelle tous les départements ou tous les groupes locaux à entamer sans délai des procédures de déconventionnement, seule manière désormais d’imposer au gouvernement de ne plus se contenter de promesses mais de prendre ses responsabilités. Les médecins généralistes de la Mayenne sont en train de suivre le mouvement.

SOIR 3 – les actualités
Notre ancien et nouveau président, fidèle à lui-même a nommé ministre une femme d’origine maghrébine. En conséquence de quoi la présentatrice du soir-3 propose des quotas de beurs au gouvernement français. Nous y voilà ! Khomeiny lors de son séjour protégé en France disait déjà : " dans plusieurs décennies, la France sera islamique ". Aux présidentielles, Les Français n’ont pas voulu changer radicalement de gouvernement, en conséquence ils sont doublement au pied du mur. Mais seuls les gens qui ne se battent pas sont perdus. Il est temps de sauver les meubles en votant aux législatives, pour la droite, la vraie ou l’officielle. Il ne faut pas sous-estimer ses forces face à des adversaires qui n’ont qu’une ‘’trouille’’ et une seule : celle de perdre, plus exactement celle de ne pas dominer. Les Français sont chez eux, ils ont une longue histoire dont ils peuvent être fiers, ils ont été envahis par bien d’autres, ils s’en sont toujours sortis, ils doivent le savoir et le vivre clairement, sans hésitation, ni contrainte extérieure ni intérieure à eux-même, ni bien sûr, aucune culpabilité malsaine et complètement déplacée. La force et l’assurance s’épanouiront dans leur plénitude de manière très naturelle. Leur sauvegarde est là, et uniquement là.

La police de proximité - et pourquoi pas une armée de proximité?
L’idée de l ‘armée professionnelle est venue des Etats Unis. Mais on ne se rend pas suffisamment compte, que les Etats Unis ont aussi une armée intérieure, la "Garde nationale". Il serait naïf de penser que l’on puisse se passer de son équivalent en Europe. Matériellement l’armée professionnelle ne pourra pas être trop nombreuse et serait éventuellement souvent occupée à l’étranger. Psychologiquement elle pourrait fortement affaiblir le lien entre les citoyens et la défense de leur pays. "Ça ne nous regarde plus; enfin, on se paye une armée, n’est-ce pas."
Or, il faut combler cette lacune, le mieux par une nouvelle sorte de service militaire obligatoire - une courte instruction militaire (2-3 mois?) à l’utilisation d’armes légères d’infanterie (pistolets, fusils, mitraillettes, grenades à main, lance-mines, lance-roquettes portables etc.) et neutralisation des moyens chimiques et biologiques avec accent sur la discipline et expérience pratique mais aussi et surtout sur l’ambiance. Au point de vue tactique surtout combattre la guerilla urbaine.
Les unités, formées et instruites suivant les domiciles des "gardistes" (région, ville, agglomération, localité). Organiser les exercices de répétitions (périodes?) également suivant les domiciles (les participants peuvent dormir chez eux) par exemple 2-3 jours, un long week-end, tous les 2 ou 3 ans. En cas de nécessité les "gardistes" seraient engagés aux environs de leur domiciles, qu’ils connaissent bien. Ils seraient rapidement mobilisables, donc pas de problèmes de transport.
Après un certain temps ils se connaîtront bien, s’ils ne se connaissent pas dans la vie civile (infiltration difficile!) et vu leur liaison étroite avec la population locale on pourrait espérer qu’avec le temps ils vont se sentir solidairement responsables de la sécurité de leur endroit, de leur "coin". Par la couverture nationale on pourrait faire face à des situations, où il y a des problèmes simultanément à plusieurs endroits.
La réalisation éventuelle pourrait aussi fortement diminuer le sentiment d’impuissance et améliorer le moral et la confiance en sa propre force parmi la population, ce qui est la première condition pour créer et maintenir une défense nationale crédible.
Une discussion sur ce sujet très important non seulement pour la sécurité de la France mais aussi pour celle de l’Europe me paraît hautement souhaitable.
Jaroslav Teplý

La honte !!! : Union Européenne – Bruxelles
Lundi, l'Italie, l'Espagne, la Grèce, l'Irlande, le Portugal et la Belgique se sont donc portés volontaires pour accueillir les 13 terroristes bannis par l'Etat hébreu à la suite du siège de la basilique de la nativité à Bethléem.
On précisait de bonne source que la Belgique, l'Irlande et l'Italie accueilleront chacun un seul militant, Dublin étant également prêt à accueillir la famille de l'exilé. Les trois autres pays sont prêts à "accueillir plusieurs militants", ajoutait-on.
Quant à leur statut juridique, les Quinze ont finalement décider de leur accorder le statut de réfugiés et de les confier aux bons soins de la Croix-Rouge. "Ils ne seront ni arrêtés, ni détenus", a assuré le ministre espagnol des Affaires étrangères Josep Piqué, dont le pays exerce la présidence tournante de l'Union européenne. "Ces gens sont considérés comme des terroristes par Israël, mais il n'y aucune charge contre eux en Europe".

Lisant et appréciant grandement votre journal sur l'Internet, Je voudrais vous faire une suggestion. Vous incitez dans une rubrique particulière les internautes à faire du lobbying sur les hommes politiques en envoyant des courriels à ceux dont vous donnez l'adresse électronique. Cette initiative est vraiment excellente. Il faut continuer.
1. Mais il faut donner plus d'adresses électroniques pour toucher davantage d'hommes politiques.
2. Surtout, il ne faut pas se limiter aux hommes politiques. Vous devriez aussi donner les adresses électroniques de journaux ou forums d'opinion. Par exemple, il faut inciter les lecteurs de Conscience Politique à écrire au Figaro, non seulement à l'adresse du courrier (mclos@lefigaro.fr) mais aussi directement aux journalistes pour les interpeller sur les erreurs et bêtises qu'ils peuvent parfois écrire ou pour les inciter à aborder davantage ou différemment tel ou tel thème. Pour le Figaro, c'est facile, il suffit d'écrire la première lettre du prénom suivie du nom (en entier) puis @lefigaro.fr.
Le Figaro est abusivement classé à droite. Je crois d'ailleurs qu'il faut aussi écrire aux gens du Monde ou d'autres journaux de gauche assumée pour qu'ils rectifient des erreurs ou de mauvaises interprétations. Cela peut être très utile d’interpeller directement, certes courtoisement mais non moins fermement les hommes politiques et les journalistes. Il faut les inonder pour que se fasse entendre la voix du peuple. L'internet le permet, il faut saisir cette chance.
Avec tous mes encouragements,

Contribuables Associés" lance un appel pressant
Je viens de recevoir un appel pressant de la part de l'association "Contribuables associés", dont je suis membre actif, afin que nous exigions personnellement des candidats à la députation, de quelque bord qu'ils soient, qu'ils s'engagent dans leur profession de foi à soutenir en priorité les trois exigences suivantes :
1. Respecter les engagements de la France pour un équilibre budgétaire dès 2004 et la fin des déficits qui ne sont que des impôts supplémentaires à payer demain... Avec des intérêts de retard;
2. Geler l'augmentation des dépenses publiques qui plombent le pays;
3. Ramener immédiatement le taux des prélèvements obligatoires en France au niveau européen. Pour une vraie diminution des impôts, pas un faux-semblant.
Cette association, dont l'adresse est : 42, rue des Jeûneurs, 75077 Paris cedex 02, a engagé un combat sans merci pour la réduction des charges et impôts sous lesquels croulent les contribuables français. En effet, dans une démocratie moderne et libérale, la libre association doit assumer de multiples actions humanistes dont l'une d'entre elles, comme c'est le cas ici, consiste en l'occurrence à défendre le citoyen face à la violence d'Etat.
Philippe ROBERT

Maxime Gremetz (PCF), grâcié, devrait se présenter à Amiens
Le président de la République Jacques Chirac a accordé sa grâce au député PCF Maxime Gremetz qui devrait donc pouvoir se représenter aux législatives dans sa 1ère circonsciption de la Somme à Amiens.
La Cour de cassation avait confirmé ce mois-ci la radiation des listes électorales de M. Gremetz, condamné le 20 septembre 2000 à deux ans d'inéligibilité pour "actes de violences volontaires et outrages", en avril 1998 à Amiens. Il avait bousculé plusieurs personnes en pénétrant en voiture sous un chapiteau lors d'une cérémonie réunissant notamment le préfet de la Somme et le président de la région Picardie, Charles Baur, réélu un mois plus tôt grâce à des voix d'élus du FN. Il n'y avait eu aucun blessé.
M. Gremetz peut désormais être réinscrit sur les listes électorales via une procédure d'urgence devant le tribunal d'instance, et donc se représenter. Aux législatives de 1997, il avait été réélu au 2ème tour avec 60,65% des voix.
Le rejet de son pourvoi en cassation, en juin dernier, avait suscité un mouvement de sympathie parmi ses collègues députés de tous bords: L'ancien Premier ministre RPR Alain Juppé avait écrit à M. Gremetz pour lui faire part de son "étonnement" après sa condamnation qu'il avait qualifiée de "disproportionnée et injuste". Plusieurs députés socialistes avaient signé une pétition en sa faveur, estimant la décision de justice "inadmissible et honteuse".

Luc FERRY, a signalé, lors de son premier déplacement ministériel, son opposition à la discrimination positive qui aboutit à la remise en cause du principe républicain d'égalité des chances.

Pim Fortuyn
Les électeurs néerlandais ont opéré un spectaculaire virage à droite
Les électeurs néerlandais ont opéré mercredi un spectaculaire virage à droite en faisant du parti de Pim Fortuyn, le leader populiste assassiné, le second parti des Pays-Bas.
Selon des estimations de la télévision nationale diffusées à 19H45 GMT, la Liste Pim Fortuyn (LPF) obtient 26 sièges, passant devant le parti travailliste du Premier ministre sortant Wim Kok et devant le parti libéral. Ces deux partis étaient partenaires, aux côtés d'un petit parti réformiste, dans la coalition de centre-gauche qui gouvernait les Pays-Bas depuis 1994.
Le parti démocrate-chrétien (CDA), qui faisait depuis huit ans une cure d'opposition, devient la première formation politique du pays avec 40 sièges (contre 29 dans l'ancienne assemblée), selon ces estimations qui n'ont pas encore été confirmées officiellement.
Le vote des Néerlandais, intervenant après les élections en Italie, en France, au Portugal et au Danemark, confirme le virage à droite d'une partie importante de l'électorat européen.
La LPF, qui n'existait pas au début de l'année, qui avait été formée hâtivement il y a trois mois par un professeur de sociologie homosexuel, Pim Fortuyn, pour affronter les élections, fait une entrée en fanfare au parlement au détriment des partis "établis".
Beaucoup de Néerlandais savaient gré à Pim Fortuyn d'avoir placé les problèmes de l'immigration, jusque-là couverts sous le sceau du "politiquement correct", au coeur du débat électoral. Fortuyn prônait l'arrêt de l'immigration aux Pays-Bas, la fermeture des frontières.
Le numéro deux du parti de Pim Fortuyn, Joao Varela, un noir d'origine cap-verdienne, a laissé entendre qu'en cas de participation au gouvernement, son mouvement visait les ministères de la Santé, de l'Intégration et de l'Intérieur.
Le processus de formations d'une coalition peut prendre des semaines voire des mois aux Pays-Bas. Le nom du prochain Premier ministre ne sera connu qu'à l'issue de ces négociations.

Indépendance. Alors que l'UDF est prise d'assaut pas l'UMP, Philippe de VILLIERS préserve son indépendance et a réussi à "négocier" de travailler "en trait d'union avec l'UMP" pour les prochaines législatives. Sa singularité en matière de souverainisme, également chère aux électeurs du FN, lui vaut cet accord, de façon à ce que son parti, qui présentera 325 candidats, puisse couvrir cette partie du spectre électoral que l'UMP ne couvre pas. (titre proposé : L’UMP permet à De Villiers de présenter sa liste pour faire barrage à la Droite Nationale)

Réversions. Chaque voix recueillie aux législatives rapporte 1,60 euro à chaque parti politique capable de présenter au moins 50 candidats, on comprend ainsi que François BAYROU "résiste" et on imagine qu'Alain MADELIN a dû obtenir des assurances de "réversions".

Baisses d'impôt.
Comment faut-il expliquer à nos compatriotes que la baisse de l'impôt sur le revenu (IR) promise par Jacques Chirac, soit 30 milliards d'euros sur cinq ans dont 5% dès l'année 2002, n'est pas faite pour dresser les Français les uns contre les autres ? Car à en croire Laurent Fabius, hier, et ce soir même des auditeurs s'exprimant sur Europe1 (émission de Pierre Thivolet), ce serait une injustice intolérable que de permettre à ceux qui paient l'IR, et plus particulièrement ceux qui en paient beaucoup, de s'enrichir au point de pouvoir s'offrir gratuitement une BMW dernier modèle alors que ceux qui n'en paient pas, ou alors très peu, devraient se contenter de regarder passer les premiers en grand équipage ?
Si, bien entendu, je ne suis pas hostile aux baisses d'impôt, encore faut-il s'y prendre intelligemment; c'est-à-dire qu'il est de loin préférable de viser le long terme en jouant les taux à la baisse, ce qui en tout état de cause rapportera plus à l'Etat dans la durée, plutôt que de procéder à une diminution quantitative de l'impôt dont le premier effet sera, au contraire, d'assécher rapidement les revenus de l'Etat si aucune contrepartie n'est simultanément trouvée, comme par exemple une réduction drastique des dépenses publiques. Mais il est clair que la mentalité marxiste rampante qui, pour des raisons historiques, continue envers et contre tous de sévir dans notre pays empêche nombre de Français de s'apercevoir que la France du XXIème siècle, seule au monde ou presque, vit toujours dans la plus scandaleuse servitude idéologique !
Philippe ROBERT

L'Europe biseautée de Delors.
La baisse des impôts promise par Jacques Chirac, c'est-à-dire 30 milliards d'euros sur cinq ans dont 5% dès l'année 2002, inquiète déjà l'Europe des Quinze; car cette annonce électorale, qui a été faite sans connaissance vraie de la gestion du socialiste Jospin, présente le risque réel de créer toutes les conditions d'une grave impasse que nous devrons à l'ampleur considérable de nos déficits publics. Sans compter l'effet désastreux qu'un report unilatéral à 2007 du calendrier d'un retour à l'équilibre des finances publiques, initialement prévu pour 2004 et confirmé d'une seule voix par Jacques Chirac et Lionel Jospin à Barcelone, aura sur la crédibilité de la signature de la France.
Certes, je sais bien que notre pays en panne a besoin de retrouver son souffle en particulier dans le domaine fiscal où, au terme d'une étude publiée par la revue américaine Forbes Global, la France connaîtrait la plus forte "douleur fiscale" du monde, arrivant en tête de la trentaine de pays étudiés devant la Belgique, la Chine, la Suède et l'Italie; en ce qui les concernent, l'Allemagne se classe en 15ème position, les USA et le Royaume-Uni respectivement à la 16ème et à la 18ème place. Enfin, Hong-Kong prend la dernière place, bien entendu la plus convoitée du classement... Mais comment peut-on espérer concilier baisses d'impôt et déficits si l'on ne finance pas les uns avec une réduction des autres ?
Aussi l'intention de notre pays de se dispenser du Pacte de stabilité, fût-il pris au piège de sa propre imprudence, relève-t-elle du péché capital contre l'euro qu'approuve pourtant le socialiste chrétien Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne (1985-1995). En effet, dans Le Monde daté du 14 mai 2002, celui-ci n'hésite pas à affirmer qu'il ne partage pas "cette obsession de la rigidité budgétaire (...) selon laquelle il faudrait arriver d'ici 2004 à un déficit zéro quoi qu'il arrive. Comment fera-t-on si l'on n'a que 1,3% de croissance ?"; la réponse à cette question comme à toutes celles qui concernent l'avenir de l'Europe est pourtant limpide : tout en regrettant qu'elles ne l'aient pas été depuis longtemps, il faut lancer de toute urgence les réformes structurelles que nous ne cessons, pour complaire à l'idéologie, de remettre à plus tard !
Philippe ROBERT


Semaine du 13 au 20 mai 2002

Démocratie Libérale et le RPR signent leur arrêt de mort
l'UMP est en train de relever le défi: unifier l'opposition actuelle pour affronter en rangs serrés les prochaines échéances électorales. Un enjeu d'autant plus important qu'une défaite aux législatives enlèverait une grosse partie de sa légitimité à Jacques Chirac. l'UMP a publié sur l'internet (u-m-p.org) "une première série de 526 noms" auxquels "elle a proposé son investiture" pour les élections du 9 et 16 juin. La publication des 51 candidats manquants (il y a en tout 577 circonscriptions) se fera dans "les jours à venir", selon le site de l'UMP. Restent trois cas, ceux des DL Alain Madelin (Ille-et-Vilaine), Jean-Jacques Descamps et Hervé Novelli (Indre-et-Loire), qui ont décidé de se présenter sous leur étiquette d'origine, mais auxquels l'UMP apporte son "soutien" et ne leur opposera donc aucun candidat. Tous les autres députés sortants de DL ont rejoint l'UMP. DL n'a investi aucun nouveau postulant sous son label.
DL va donc disparaître en tant que parti, puisque la manne va se tarir automatiquement. La loi sur le financement des partis politique stipule en effet qu'un parti reçoit une aide publique uniquement s'il présente au moins cinquante candidats.
Même conséquence pour le RPR qui ne présente aucun candidat sous ce sigle.
"Le RPR et DL ont accepté de sacrifier leurs structures pour renaître sous forme de courants de pensée dans un grand parti de droite et du centre", fait-on valoir de source proche de l'UMP. "L'UMP ne sera pas un parti centralisé et unitaire. Il sera plus intelligent que le RPR", ajoute-t-on de même source.

Bayrou résiste au centre
Reste une exception de taille: l'UDF. Lâché par une quarantaine de ses députés, François Bayrou est entré en résistance. "Doit-on concentrer tous les pouvoirs dans les mains d'un seul parti?", s'est-il exclamé lundi en annonçant sa candidature, avant d'asséner: "Ce plan ne marchera pas".
Lundi, son entourage a laissé entendre qu'une centaine de primaires seraient organisées un peu partout en France.
Réaction de l'UMP: "Nous ne serons pas les agresseurs... Mais si nous sommes confrontés à des attitudes agressives..."

La France massacrée.

A la suite du très dérangeant match France-Algérie le 6 octobre dernier au Stade de France, notre hymne national a de nouveau été sifflé lors de la 84ème finale de la Coupe de France de football qui a vu le FC Lorient remporter la victoire face à Bastia. A la lumière de tels faits, je ne peux m'empêcher de penser que le sens de l'appartenance à la nation française tend de plus en plus à déserter les stades et, pis encore semble-t-il, l'esprit des Français eux-mêmes; et cela pourrait peut-être n'être rien si nous ne démontrions pas ainsi notre tendance, consciente ou pas, à récuser la notion vitale de ciment de la communauté de destin dont notre peuple est la preuve vivante depuis quelque quinze siècles.
Mais après en avoir fait le douloureux constat, il ne s'agit pas non plus d'en admettre la cruelle réalité sans réagir; car nous Français sommes tous responsables d'une telle situation qui peut tout simplement signifier la fin de la France. En effet, ce sont bien les Français eux-mêmes qui ont, d'une manière ou d'une autre et depuis des décennies, appelé à la rescousse l'Etat providence afin que celui-ci prenne en charge, à leur place, des gestes de la vie qui pourtant relèvent de la sphère privée et jusqu'à l'intimité des citoyens. Aussi ai-je bien peur que nous nous soyons finalement placés en état de faillite morale, politique et sociale dont nous aurons, en admettant même que nous retrouvions la volonté du sursaut, toutes les peines du monde à inverser le cours...
Encouragé par la passivité de ses propres sujets, l'Etat providence s'est alors cru autorisé à investir la nation toute entière comme la pieuvre prend possession de sa proie pour la dévorer à son aise. En France, cette griserie étatique a eu pour grave conséquence d'affaiblir au-delà de toute raison l'Etat régalien; de plus, une telle gestion tutélaire de la nation a conduit à l'instauration d'une forme d'Etat copain prêt à pourvoir à tout et à tous et même, suprême manquement, à ignorer lâchement ceux qui le narguent - et assurent infailliblement sa ruine définitive... José Bové est de ceux-là qui doit encore 40 jours de prison ferme mais que nul n'ose arrêter, de peur sans doute de le priver de sa liberté d'aller et venir dans le monde, afin qu'il purge sa peine jugée et infligée au nom du peuple français dont l'hymne national, justement, est La Marseillaise.
Philippe ROBERT

Le FN compte sur des accords locaux
Le Front national, après le score de son candidat Jean Marie Le Pen à l’élection présidentielle, table sur l'élan donné mais surtout sur des accords locaux avec la droite pour transformer l'essai et obtenir quelques députés en juin. Carl Lang assure compter sur "l'usure du pouvoir" et "le transfert des électorats" pour récupérer "beaucoup de déçus de l'état RPR". Le potentiel électoral du FN, au vu du score de M. Le Pen au premier tour, le FN devrait pouvoir se maintenir dans 40 % des circonscriptions, mais il n'y a que dans cinq d'entre elles qu'en cas de triangulaire, mathématiquement il aurait des chances de battre les deux autres candidats. Un chiffre qui pourrait passer pour M. Iorio à douze, compte tenu de situations locales et des résultats du second tour, et avec "un coup de pouce de l'actualité". Pour obtenir un groupe parlementaire (20 députés), "un groupe charnière qui contribuerait à remettre les choses à l'endroit" dit M. Le Pen, il faut essayer de gagner des duels de second tour, après retrait - réciproque - d'un candidat de droite. "Si la droite veut battre la gauche, elle doit négocier un accord de retrait ou de désistement avec le FN", assure-t-il. De fait, au vu des résultats de 1997, quand un candidat FN est opposé au second tour à un candidat de gauche, il progresse beaucoup plus nettement que lorsque le duel l'oppose à un candidat de droite. Mais comme aucun accord national n'est envisageable, le FN compte sur des accords individuels dans les circonscriptions les plus favorables au parti. "Pour le second tour nous ne fermons la porte à aucune possibilité, nous allons mettre en contradiction des candidats avec leur direction", dit Carl Lang.
Celui ci ajoute qu’il faudrait cependant qu'il y ait "clarification" le plus tôt possible pour éviter que les électeurs de droite ne soient "bernés". Et s'il n'y a pas de réciprocité? "On sera présents au second tour partout", dit M. Lang. "Parce qu'on ne peut pas faire autrement : nous sommes en concurrence pour l'électorat de droite", ajoute-t-il. Au FN, on ne croit pas beaucoup à la mise en place d'un "front républicain", même si la gauche pourrait s'attendre à un "retour d'ascenseur" après l'élection de M. Chirac. Une fois seulement, dit-on, dans la 7e de l'Hérault en 1997, un candidat de droite (UDF) s'est retiré au profit d'un candidat de gauche pour faire obstacle au FN. En lançant le mot d'ordre "d'ostracisme et d'exclusion" du FN, M. Chirac a été "exclusivement responsable" des triangulaires négatives pour la droite, dit M. Le Pen. De même, cette fois-ci, si la droite n'accepte pas de se désister au profit du FN, elle sera "exclusivement responsable" de la victoire de la gauche, ce qui ne "lui fait pas tant de peine".

Insécurité : l’exemple de Blair
La campagne présidentielle qui a lieu en France, focalisée sur le thème de l’insécurité, aurait-elle inspiré, outre-Manche, le gouvernement Blair ? Ce dernier propose ni plus ni moins que le retrait des allocations aux familles de jeunes délinquants.

Avec Delanoë, la Droite assure son avenir…
D’après plusieurs de ses proches, Bertrand Delanoë n’exclut pas de devenir chef de file de la gauche en cas de déroute du PS aux élections législatives, comme Jacques Chirac, avant 1986, avait profité de sa situation de maire de Paris et de patron du RPR pour prendre le leadership à droite.

L’UMP le nouveau parti unique
C’est au nom d’une nécessaire victoire que, dès le lendemain du premier tour, les chiraquiens ont sorti le rouleau compresseur en lançant l’UMP, l’Union pour la majorité présidentielle, censée remplacer le RPR, l’UDF et Démocratie libérale. La configuration inédite du 21 avril les a incités à accélérer le tempo. Alain Madelin, patron de DL, et François Bayrou, président de l’UDF, n’étant plus en état de négocier, les chiraquiens en ont profité pour faire le coup de force et proclamer la mort des vieilles structures.
En échange du label UMP, les candidats aux élections législatives devront répondre à plusieurs engagements : s’inscrire à la préfecture sous l’étiquette UMP, siéger dans un groupe commun à l’Assemblée nationale et adhérer au nouveau parti. Ceux qui refuseront l’investiture UMP auront des candidats contre eux.

Bayrou tente de négocier son indépendance
Alors que les débauchages continuent chez les centristes - Jean-Louis Borloo, Pierre Méhaignerie et Gérard Longuet s’apprêtent à rejoindre l’écurie chiraquienne -, Bayrou, fort de ses 6,5%, exige des gourmands de l’UMP de pouvoir conserver une vingtaine de députés, de manière à constituer un groupe parlementaire. En échange, il se dit prêt à voir ses élus siéger avec ceux de l’UMP dans un groupe commun.

La Droite Nationale veut négocier
Bruno GOLLNISCH, délégué général du FN, estime que, si la droite exclut tout accord avec les candidats de l'extrême droite pour les législatives, un risque de cohabitation se profile : "Si M. RAFFARIN tient à être le Premier ministre le plus court de la Vème république, se suicider politiquement au profit de la gauche, c'est son problème".

Courrier des lecteurs
J'ai découvert votre site par hasard en surfant sur un moteur de recherche, dans l'ensemble je suis d'accord à 95% avec vos idées et je trouve que vous êtes l'un des rares pôle de résistance à la Pensée Unique actuelle. J'ai lu les différents articles relatifs à l'élection présidentielle qui vient de se terminer, et je pense que la France va vers un véritable désastre: quel que soit la majorité qui sortira des urnes en Juin 2002, elle devra faire face à la récession économique partie des Etats Unis depuis 2001,si la droite venait à gagner les législatives, elle serait à la merci de manifestations de tout genres, identiques à celles qui ont eut lieu sous la cohabitation Balladur de 1993 à 1995; orchestré par la gauche. La droite ne pourrait pas prendre les mesures nécessaires pour soutenir l'économie, quant à la gauche, si elle était au pouvoir, elle serait à son tour dépassé par les événements et pourrait à coup sûr conduire la France vers le chaos et la banqueroute finale, comme en Argentine. Salutations Distinguées. PL.

Semaine du 06 au 13 mai 2002

Témoignage d’un lecteur
Depuis plusieurs semaines, je lis avec beaucoup d'intérêt et de bonheur intellectuel vos articles pertinents et percutants. Etant enseignant et baignant par-là même dans un milieu fortement marqué à gauche (je fus moi-même un gauchisant naïf !), je dénonce sans cesse le terrorisme intellectuel et les impostures idéologiques des bouffons du politiquement correct. Je me permets également de laisser traîner malicieusement vos articles en salle des profs.

Le fond et la forme.
Il est peut-être difficile pour un journaliste de la télévision de ne pas laisser transparaître ses convictions profondes lors d'entretiens avec des représentants politiques. En revanche, le manque de courtoisie et l'attitude agressive de certains de ceux-ci sur les chaînes publiques face aux représentants du Front National me semble inadmissible. .Bien que n'étant pas un électeur de Monsieur Le Pen, je considère qu'il doit être traité comme tout les autres candidats. Je ne saisis pas pourquoi ces prétendus journalistes, se montrent, respectueux et pleins d'attentions pour des responsables communistes, complices, du moins par la pensée, du parti des 100 millions de morts, si grossiers avec M. Goldnisch ou M. Le Pen qui ne défendent que des idées et aussi condescendants avec leurs amis politiques. Si l'agressivité, lors d'interview T.V. est un comportement habituel et courant aux Etats Unis, il s'applique à tous, alors personne ne s'en offusque.
D. Sanudo

La démocratie est donc en danger et l'on est descendu dans la rue pour le clamer. Très bien. Très bien. Très bien. A défaut d'être zélé, le peuple est donc vigilant et la menace qui s'avançait va retourner d'où elle venait: la pénombre. Néanmoins, hormis le fait qu'il s'avère anachronique de défendre la démocratie entre deux tours d'une élection démocratique, ces belles manifestations, sûrement bienveillantes, foulent des rues pas toutes pavées de bonnes intentions.
Ainsi, il s'en trouvait déjà, ce premier mai au soir, visiblement moins émus par les foules présentes que par l'absence de tel ou tel confrère de l'autre camp. Ceux là semblent décidément obnubilés par leurs combats fondamentaux, probables petites taquineries d'ENA suries par les années. On voulait bouter les fascistes hors de France, et voilà que les dénonciateurs sont déjà parmi nous !
Au gré des micros qui se tendent, le pire côtoie le meilleur. De nombreux slogans dénoncent la haine, certaines banderoles montrent un Le Pen au bout d'une pique. Pour sûr qu'elle existe la haine, et ce premier mai, bien loin de la combattre, l'aura malheureusement de part et d'autre attisée...
Et que dire de tous ceux-là, espèces menaçantes du télébiotope que l'on connaît habituellement plus à l'aise sur nos écrans ? Il y a deux semaines encore, beaucoup arboraient ostensiblement leur indifférence vis-à-vis de la chose politique puisque le dédain fait un peu la star. Aujourd'hui, elles sont toutes là, ou presque, soucieuses de rattraper à l'oral leur peu d'enthousiasme montré à l'écrit. Il y a dans leurs yeux comme une urgence à s'exprimer, et certains jouent là leur meilleur rôle, en Marianne des temps technos. On leur pardonnera très vite d'oser nous rappeler ainsi à la raison - que nous étions quelques uns, quand même, à n'avoir jamais quittée – puisqu'il y a péril en la demeure. Mais ont-elles toutes compris qu'il existait des gens, en France, dont l'exaspération ou la misère est telle qu'ils ne puissent regretter le régime actuel, que celui-ci soit République, Démocratie ou même Age d'Or ?
Emmanuel Catrysse.

Courrier des lecteurs
Objet: Extrême Gauche : attention, danger !
Commentaire: je viens de lire cet article, et j'en ai le souffle coupé. Je pensais être le seul a tenir de tels propos contre la propagande gauchisante qui étouffe toute forme d'esprit critique et détourne le débat politique des véritables enjeux depuis 20 ans. La gauche a réussi a associer le terme "de pensée unique" au libéralisme. C'est tout le contraire: la véritable pensée libérale, celle qui prône l'équité et non l'égalité, celle qui croît au mérite, au travail, en l'individu citoyen, est finalement le courant le moins représenté en FRANCE.
Cordialement, OLIVIER

Témoignage Je suis un élu et un électeur de la droite républicaine , adhérent au pact,(union de la droite sur la 5eme circonscription du 54)Je ne comprends pas comment l'UMP peut designer une candidate aux prochaines législatives contre l'avis de la majorité des élus de droite !!!Les principaux acteurs du département la donnant battue largement par la socialiste sortante!!! Je croix que les responsables nationaux n'ont rien retenu du 1er tour .L'union ne peut ce faire que sur des accords de terrain et non pas dans les sphères parisiennes....
Benoît CHRISTEN

Noël Mamère appelle à "descendre dans la rue" dimanche soir
Le député écologiste Noël Mamère a appelé samedi à "descendre dans la rue" dimanche soir, une fois connu le résultat du second tour de l'élection présidentielle.
"Si (Jean-Marie) Le Pen fait un score inquiétant, s'il n'est pas contenu, nous descendrons dans la rue afin de poursuivre la mobilisation" contre les idées du Front national, a-t-il déclaré à l'AFP. "S'il est contenu, nous descendrons dans la rue pour fêter cette victoire et dire qu'il faut la traduire politiquement" aux législatives de juin, a-t-il ajouté.
M. Mamère a estimé que la place de la Bastille à Paris, où la Ligue communiste révolutionnaire et le Parti communiste français ont de leur côté appelé à des rassemblements, était "un bon endroit" pour que la gauche se retrouve.
Il a également salué l'initiative de plusieurs associations et syndicats, parmi lesquels Attac, la Confédération paysanne, le MRAP et le Groupe des dix, qui ont appelé à organiser des "forums de rue", notamment à Paris. "C'est bon que tout le monde se retrouve", a-t-il déclaré.

DE L’EXCLUSION, DE LA HAINE
La rue s’est exprimée, comme le veut l’adage.
Une foule bigarrée de banderoles, d’opinions et de slogans dit non à Le Pen ou voter Chirac, contre le fascisme, l’exclusion et la haine.
Depuis le 21 Avril, la rue encombrée de lycéens et collégiens fustigent les adultes d’avoir voté l’abstention, ou les extrêmes. Le 1er Mai, jour déclaré fête du travail par René Belin secrétaire d’état au travail sous Pétain, couronne ces démonstrations juvéniles par un déferlement politico-syndical. Sommes-nous toujours en démocratie ?
Un Président qui refuse de débattre, un Gouvernement qui tolère l’insulte, une Presse conviviale pour qui l’investigation se résume à un micro trottoir ?
Un corps enseignant qui laisse complaisamment ses élèves préférer la rue à la classe, a choisi par perversité l’expression juvénile contaminer la famille et les échanges ?
Avons-nous le droit, dans la discrétion des urnes, d’exprimer un quelconque mécontentement puisque la rue dit non à Le Pen ? Avons-nous le droit d’analyser, de formuler notre sens critique face à une mainmise corrompue et pérennisée d’une caste politico-syndicale ? Avons-nous le droit d’être ?
NON a répondu la rue. Sinon, exclu par votre mécontentement, vous vous exclurez une seconde

fois en votant Le Pen.
Alors, pour la première fois je voterai Le Pen, moi le tolérant, l’accueillant. Celui qui innove, comme d’autres, pour aider autrui. Je continuerais d’aider tout en étant exclu et objet de haine, puisque j’aurai voté Le Pen.
R. Gaillard
Ingénierie de la Connaissance

A l’heure où le patron du Médef dénonce le programme économique de Jean-Marie Le Pen il n’est peut être pas inutile de rappeler ce que déclarait à ce sujet Jacques Marseille, professeur d ‘économie à l’université Paris I- Panthéon Sorbonne, économiste reconnu dont le témoignage est d’autant plus intéressant qu’il n’est pas un " compagnon de route " du FN. Dans Le Figaro du 26 avril dans un article intitulé " la faillite de l’Etat " il écrit ainsi, interrogé sur le programme économique de Jean-Marie Le Pen qu’il l’avait " lu " et " exprime des choix propres à séduire un certain nombre d’électeurs, surtout dans les milieux populaires et chez les petits patrons ". " Après tout, quand Jean-Marie Le Pen emprunte des idées à Jean-Claude Martinez sur la fiscalité ou à Maurice Allais, prix Nobel d’économie, il n’est pas à mauvaise école ".

La LCR abat son jeu de carte
La LCR appelle à manifester à la Bastille dimanche soir
La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) lance un appel à manifester dimanche soir à Paris, place de la Bastille, au soir du second tour de l'élection présidentielle, pour protester contre "la droite et le patronat".
Le parti trotskiste prévoit d'autres rassemblements similaires dans plusieurs capitales régionales.
"Cela sera le signal d'un 'tous ensemble" rassemblant un large mouvement anticapitaliste pour lutter contre le chômage, les inégalités et la précarité", déclare Olivier Besancenot, candidat de la LCR, qui a obtenu 4,25% au premier tour.
"Retrouvons-nous tous, une fois (Jacques) Chirac élu, pour marquer notre volonté de mobilisation contre la droite et le patronat, dès 21h00, place de la Bastille", précise-t-il dans un communiqué publié mardi.
La LCR, qui a appelé à "voter massivement contre (Jean-Marie) Le Pen", entend rappeler qu'elle n'a pas donné un "blanc seing aux forces de droite conduite par le président sortant".
Dans son communiqué, elle insiste sur son engagement pour une "gauche 100% à gauche, seule à même d'offrir une alternative démocratique et sociale susceptible de faire reculer l'extrême droite".

" La gauche a cette très mauvaise habitude de considérer qu’elle a un droit, en quelque sorte imprescriptible, à faire le troisième tour des élections dans la rue quand elle perd ". Jean Marie Le Pen

Les médias français ont été d’une discrétion " exemplaire " sur la Une du dernier numéro de Newsweek – dans son édition anglaise- consacrée à la corruption de la classe politique en Europe, la couverture de ce magazine étant illustrée par une photographie de...Jacques Chirac. Il y a en outre un vrai malaise à entendre super voleur débiter le robinet d’eau tiède de son vieux programme, distribuer ses leçons de morale républicaine, lui qui au cours de sa carrière a dit tout et le contraire de tout et a toujours systématiquement trahi ses électeurs. Mais ce sont ceux qui l’ont bien connu qui en parlent le mieux. Hector Rolland, député RPR expliquait déjà que Chirac est " instable et fébrile ", " inachevé ", ajoutant que " si l’on pouvait se nourrir avec les promesses de cet homme, il y aurait de quoi mettre un terme à la famine du tiers monde ". Jacques Chaban-Delmas définissait Chirac comme " un boy scout vicieux ", " un farceur qui a découvert le gaullisme en comptant les sièges à l’assemblée nationale ". Michel Noir, ancien ministre RPR, estimait quant à lui que super menteur sera " un homme d’Etat le jour où il saura s’arrêter quelques heures par jour pour réfléchir ". mais ce sont les femmes qui sont souvent les plus cruelles et Marie-France Garaud, son ancien bras droit, a eu ce jugement définitif sur le personnage : " je croyais que Chirac était du marbre dont on fait les statues. En réalité il est de la faïence dont on fait les bidets ". Qu’ajouter de plus ?

Jean-Marie Le Pen a accordé lundi un long entretien à France Soir. Evoquant le grand défilé du 1er mai en l’honneur des travailleurs français et de Jeanne d’Arc, le candidat des Français libres a noté les dangers qu’il courait puisque " dans les débats, maintenant, l’assassinat de Le Pen commence à être évoqué " mais qu’il faisait " confiance " à la police et qu’il pensait que le ministère de l’Intérieur " prendra les dispositions qui conviennent ". Il a rappelé que Jacques Chirac a été le meilleur promoteur du socialo-communisme et " l’affinité profonde de la gauche " pour l’actuel locataire de l’Elysée, et estimé que sa victoire était possible le 5 mai, " par le mouvement de transfert des abstentions ". " " D’après les sondages, avant les interprétations insultantes, 43%des électeurs de Le Pen n’avaient pas voté. Peut être d’ailleurs vont-ils voter, une partie d’entre eux, en tout cas. En revanche, beaucoup de gens de gauche ne voteront pas. La position de Jospin est très claire : votez blanc ou nul. Barrer la route à Le Pen, ça veut dire : ne votez pas pour lui, ça ne veut pas dire : votez pour Chirac. Sinon, il l’aurait dit mais il ne le fait pas. Cela lui est d’ailleurs cruellement reproché par ceux qui ont été incapables de le faire gagner et qui devraient bien se faire modestes ". En cas de victoire le 5 mai, il s’est dit persuadé que ce ne sont pas les gens qui manqueront pour épauler son action, d’autant " qu’il y a des gens, dans le personnel politique français, qui ne sont pas tous à jeter avec l’eau du bain ". Chirac pour sa part " n’a qu’un seul souci : ne pas aller en taule. Sa préoccupation principale, c’est de rester couvert par l’immunité présidentielle en attendant qu’on vote une bonne petite loi d’amnistie (...) ".

Bang !
Messieurs,
De Californie ou j'habite, j'ai ressenti la semaine dernière une onde de choc.
Echo assourdi d'un séisme politique en France ? Non pas, car ledit tremblement de terre n'est en réalité qu'un pet de lapin; il s'agissait en réalité du double bang qui a retenti lorsque le mur de la connerie a été franchi, pleins gaz, par la caste politico-médiatique de gauche et de fausse droite.
Plus unis que jamais pour s'accrocher aussi longtemps que possible au navire pourri, nos comiques troupiers de service n'ont pas hésité a nous repasser les plats de l'anti-fascisme. Le plus drôle, c'est qu'hormis des hordes a peine post-pubères, toutes humides des joies adolescentes du séchage de cours et de l'impression d'exister, dûment encadrées par leurs profs lobotomises par la lecture assidue (permise par les nombreuses heures de non-travail) de Libe et du Nouvel Obs, il n'y a, en réalité, pas grand-monde pour emboucher l'olifant.
C’était touchant aux larmes, que de voir le Résident de la République donnant sa bénédiction a son bon Premier Sinistre, avant que celui-ci ne se retire en son couvent, regrette unanimement par les Assistes et les Subventionnes vivant au beau pays de France. Pas une pleureuse ne manquait au cortège, c’était beau comme du Martine Aubry. Même l'excellent Jose Bove était là, afin d’être bien sur que le niveau ne risque pas de monter.
Et que dire de toutes ces bonnes âmes, comme le délicieux Mamère, tous ces amis du bon Castro, tous ces anciens soutiens des gentils Khmers Rouges et du tendre Oncle Ho, qui hurlent au péril totalitaire ? Que dire de la Ligue des Droits de l'Homme, celle-là même qui applaudit à l’époque au faux procès et à l’exécution de Slansky, qui voit poindre le spectre d'un régime dictatorial ?
En vérité, cette vomitive mauvaise foi est salutaire: elle rappelle a ceux qui l'avaient oublie que la gauche n’apprécie la démocratie qu'a condition que la seconde serve les intérêts exclusifs de la première.
Meilleures salutations,
Philippe Pebay

Un président élu avec un score de république africaine, pauvre france.
Jacques Chirac essayé d'avoir un discours gaulliste place de la république, il n'arrive même pas à l'orteil du Général.
Que voit-on ? des arabes, des drapeaux algériens et de la musique que je n'appelle pas Française... et il parait qu'ils affirment leur fierté d'être français ! TF1 confirme : il n'y a aucun groupe gaulliste, que des drapeaux maghrébin...
Qu'entend on ? "Il will survive" en boucle, comme si la France n'était une puissance forte uniquement en football. Elle l'est aussi dans d'autres sports, avec lesquels on ne bous casse pas les c...
Les pays du 1/3 monde existent sur la place internationale grace au sport. Le France existait grâce à sa diplomatie et son armée, aujourd'hui je crains.
Le sport utilisé comme promotion d'une nation, ce fut dans les pays soviétiques et dans l'Allemagne nazie... à réfléchir....
Noel Mamère appelle à une nouvelle constitution dans laquelle la cohabitation serait interdite et impossible, la démonstration constitutionnelle est un peu trop longue et trop complexe pour l'esprit nos hommes politiques mais cela équivaut à un régime de confusion des pouvoirs, en contradiction avec les idées de Montesquieu : en décodé mamère appelle à la dictature populaire, tout comme Besancennot. Car n'oublions pas que la LCR a vitrine sur rue et qu’en ce moment même elle va vers le quartier latin se souvenir de sa tentative de coup d'état en 1968.
Une dictature de droite sa se renverse facilement, à gauche c'est beaucoup plus compliqué...
Finalement heureusement que l'on nous a imposé le quinquennat, c'est toujours deux ans de gagnés.

Moderniser la France.
<< Pour Pierre-Patrick Kaltenbach, conseiller maître à la Cour des Comptes, ancien président du Fonds d'action sociale (FAS) et de l'INED, président des Associations familiales protestantes, il ne faut pas s'étonner que Lionel Jospin s'engage à contrecoeur dans la voie de la modernisation. A ses yeux, le premier ministre est aujourd'hui le porte-parole d'une génération qui s'est autoproclamée " génération morale " avant de se crisper en ordre moral " et qui n'a d'autre ambition que de préserver, avec la complicité active des médias, les privilèges d'une catégorie : " la fraction protégée des classes moyennes " et "sa représentation politico-administrative ".
En fait, cette génération se distribue entre la droite et la gauche. Si l'auteur s'en prend plus particulièrement aux socialistes, c’est parce qu’ils sont au pouvoir. Pour lui,une chose est sûre chose est sûre, Jospin, au même titre que Chevènement et Toubon, ses camarades de promotion entrés en 1965 à l'ENA, est le pur produit de la génération politique encore aux affaires pour quelques années ". Une génération " politico-médiatique " qui espère se survivre " en prolongeant sa comédie de l'affrontement " et qui s'est appropriée les institutions publiques de telle sorte que ses membres se distinguent du reste de la société moins par leurs opinions politiques que par leur proximité à la dépense publique, " qu'il s'agisse d'en décider, de la distribuer ou d'en profiter ".
Résultat : l'Etat-providence est en France " le plus obèse, le plus opaque et le plus sectaire de l'OCDE ". La corruption fleurit, de l'affaire du Crédit lyonnais à celle de la MNEF. Lorsque les pratiques commencent à contredire les discours, écrit l'auteur, naît un ordre moral, non pas, comme le croient certains sur les ruines de l’ Etat , mais dans les "bunkers de la classe publique ". " C'est au moment précis où le civisme s'affaisse, où la République mangue le plus de véritables citoyens et la société de bénévoles- souligne-t-il, que la génération responsable de cette horreur politique << n’a de cesse de brandir le plus moralisatrice des morales. "
Pierre-Patrick Kaltenbach s'adresse, pour finir, aux " abstentionnistes citoyens ", aux militants associatifs et familiaux ", aux " donateurs-bénévoles " et aux " internautes ", qu'il invite à restaurer la vertu républicaine délaissée par les professionnels de la politique, qu'ils soient de droite ou de gauche. C'est ce qu'il appelle " laïciser " la politique.

D'une certaine façon, je suis bien entendu heureux de la nomination de Jean-Pierre Raffarin au poste de premier ministre de la France; car Raffarin est un homme honnête, intègre et parfaitement au fait de la politique libérale dont notre pays a le plus urgent besoin. La seule (et intense) restriction que j'apporterais à cette nomination réside dans le fait que je ne voudrais pas qu'à l'issue des prochaines élections législatives, en admettant que la droite parvienne à les gagner, nous soyons obligés de la déplorer en nous écriant avec Géronte dans les Fourberies de Scapin (acte II, sc.VII) : "Que diable allait-il faire dans cette galère ?"...
Philippe ROBERT