Semaine du 19 au 25 mai


Lettre à envoyer aux syndicats
Madame, Monsieur,
Alors que la réforme des retraites proposée par le gouvernement Raffarin propose des solutions raisonnables et incontournables, vous avez choisi l'épreuve de force.
Vous avez préféré jouer la politique du pire en bloquant, une fois de plus, le fonctionnement du pays en appelant à la grève dans les secteurs publics.
Vous préférez maintenir un système promis à la faillite et inéquitable.
Face à la faillite des régimes de retraites, et plus particulièrement ceux du secteur public, quelles solutions alternatives crédibles proposez vous ?
Vos positions sont démagogiques et corporatistes car elles ne visent qu'à conserver les avantages non financés de vos adhérents essentiellement issus du secteur public.
Avec ces grèves à répétition, vous faites payer une fois de plus les salariés du secteur privé. Car les salariés du privé paient déjà, avec leurs impôts, et depuis de nombreuses années, pour combler les déficits des régimes de retraites lourdement déficitaires du secteur public (SNCF, EDF...).
Votre attitude est irresponsable. Dans une démocratie, ce n'est pas la rue qui doit gouverner. Par un usage abusif du droit de grève, vous en pervertissez l'exercice. Vous compromettez la cohésion sociale en défendant le maintien d'une situation inéquitable qui a créé une véritable rupture de situation dans tous les domaines (temps de travail, protection, salaires, retraites...) entre le secteur public et le secteur privé.
C'est pourquoi j'ai décidé aujourd'hui de vous écrire pour vous faire part de mon soutien à la réforme proposée par le Gouvernement Raffarin et vous demander d'adopter une position plus responsable pour préparer l'avenir de notre pays et de nos enfants.
Bien cordialement,

LISTE DES DESTINATAIRES DE L'EMAIL A COLLER DANS LE CHAMP DESTINATAIRES :
secgene@snes.edu; sud.education@laposte.net; mblondel@force-ouvriere.fr; rhoup@force-ouvriere.fr; mbiaggi@force-ouvriere.fr; jmbilquez@force-ouvriere.fr; bdevy@force-ouvriere.fr; jjayer@force-ouvriere.fr; jcmailly@force-ouvriere.fr; jcmallet@force-ouvriere.fr; mmonrique@force-ouvriere.fr; mspungier@force-ouvriere.fr;rsantune@force-ouvriere.fr; rvalladon@force-ouvriere.fr; info@cgt.fr; cgt-com@cgt.fr; presse@cgt.fr; scbc@cgt.fr; synd-societe@cgt.fr; environnement@cgt.fr; territoires@cgt.fr; act-eco@cgt.fr; eco-sociale@cgt.fr; doc@cgt.fr; jeunes@cgt.fr; orga@cgt.fr; form-synd@cgt.fr; polfi@cgt.fr; revendicatif@cgt.fr; formation@cgt.fr; emploi-garanties-coll.@cgt.fr; culture@cgt.fr; travail-sante@cgt.fr; protection-sociale@cgt.fr; compta.conf@cgt.fr; ugict@cgt.fr; ucr@cgt.fr; ihs@cgt.fr; iseres@cgt.fr; indecosa@cgt.fr; lepeuple@cgt.fr; webmaster@fsu.fr; unsa@unsa.org; cnt@cnt-f.org; cazettes@cfecgc.fr; communication@cftc.fr; jvoisin@cftc.fr; confederation@cfdt.fr

Où va l’université de Perpignan ?
On savait tous les égarements possibles depuis que les français avaient perdu la boussole. On y est. Venant du monde dit de l’éducation, cela est assez symptomatique. Je viens de vivre une journée ubuesque et, en tant que membre du conseil d’administration, je suis scandalisé. Les médias se contentent de dire complaisamment que la grève est bien suivie. Mais 500 étudiants en folie bloquent 7000 autres plutôt inquiets, intimidés et désorientés. Tandis que les professeurs et chercheurs qui veulent aller travailler sont purement et simplement empêchés. Il suffit de fermer l’université sous prétexte de sécurité. Mais qui a créé une situation qui risque de devenir explosive à force d’être instrumentalisée ?
Vendredi dernier, les syndicats étudiants (l’UNEF la vertueuse) ont procédé à une AG en présence de l’équipe de direction de l’université et du président (ce qui revient à officialiser la chose) dans laquelle ils ont décidé à main levée de fermer l’université la semaine prochaine, c’est-à-dire la semaine des examens. Le président de l’université, qui ne cache pas ses sympathies syndicales, joue un jeu ambiguë à travers ses différentes interventions dans la presse. Les autorités universitaires locales considèrent que notre université devrait se faire du souci avec l’arrivée d’un gouvernement de droite. Evidemment, je ne partage pas cette analyse. La question n’est pas d’être de droite ou de gauche. Car si l’université de Perpignan doit se faire du souci, c’est parce qu’elle pratique, depuis quelques années, une politique de distribution de diplômes sans aucun souci de contrôle, de rigueur et de validation des connaissances sous le prétexte d’augmenter nos effectifs. Car les fameux effectifs conditionnent l’octroi des fonds publics.
Certes, il est dans la logique même de toute planification centralisatrice que de maquiller les faits – et c’est pourquoi il est urgent de décentraliser. En union soviétique, les unités de production locales gonflaient les chiffres pour faire plaisir à leur supérieur hiérarchique et obtenir les subsides d’Etat. Le problème est que l’université de Perpignan veut délivrer des diplômes d’Etat tout en refusant le contrôle du ministère ; l’université de Perpignan revendique l’autonomie tout en refusant la sanction du marché. Depuis une dizaine d’années, les régionalistes passent leur temps à réclamer l’autonomie ou la régionalisation, comme en Corse, en Bretagne ou en terres catalanes… et, maintenant, ils ont peur du désengagement de l’Etat central. Ce front du refus systématique et de l’immobilisme est le plus sûr moyen de condamner une université qui a par ailleurs un fort potentiel.
Pourtant, même Paris ne peut pas ignorer certaines pratiques grossières. On ne peut pas proposer autant de formations à Perpignan qu’à Montpellier ou Toulouse. Alors, on se fait peur avec la décentralisation imposée par Paris ! L’Etat peut encore cacher la faillite locale mais jusqu’à quand. Quand l’évaluateur épingle le tricheur, faut-il blâmer l’évaluateur (qui ne fait que son devoir) ou celui qui ne respecte pas les règles du jeu.
Jean-Louis Caccomo
Membre du CA de l’université de Perpignan
Responsable pédagogique de la licence de science économique
http://www.univ-perp.fr/depeco/home/caccomo.html

Durant ces vingt dernières années le budget de l’éducation nationale a augmenté dans une proportion pratiquement anti-proportionnelle à la diminution des effectifs. Les lycées et collèges ont tous été rénovés grâce à la décentralisation en les mettant à la charge des régions tandis que les communes n’ont cessé de recruter des personnels pour assister les professeurs des maternelles et du primaire. Or l’éducation nationale n’a jamais été aussi revendicative et agressive à l’égard des institutions. Pour pouvoir apprécier leur validité les contribuables que nous sommes aimeraient connaître le nombre exact de professeurs du primaire et celui des enfants qui s’y instruisent. Idem pour les collèges et universités. Il suffirait d’aligner quelques chiffres : Le nombre effectuant dans la hiérarchie administrative de l’E. N. de professeurs qui longuement formés pour enseigner pantouflent dans des tâches secrétariat administratif Le nombre de professeurs qui fuient aussi les élèves et étudiants mis à disposition d’administrations, de ministères, d’associations ou de syndicats. La publication de ces chiffres commentés solennellement par le ministre en personne nous permettrait de porter un jugement objectif en remettant les pendules à l’heure. Que le silence fasse sur des chiffres qui touchent sa clientèle électorale, soit, ce n’est pas civique mais humain de la part de la gauche. . Que la droite ne les assène pas régulièrement pour éclairer l’électorat est incompréhensible.. A moins que le mammouth ait rendu par prudence ces statistiques inaccessibles en ayant évité dans la liste informatisée des profs de créer une colonne spéciale pour préciser leur position du moment. Mais cette lacune serait-elle si difficile à corriger ? René Crignola

Madame Christine Clerc nous livre dans le Figaro les vraies raisons de la colère des professeurs. Ils vivent des situations effrayantes qu’ils minimisent ou taisent de crainte de se voir stigmatiser par leur hiérarchie. On peut en tirer un diagnostic précis que devrait méditer longuement le gouvernement : . Ce ne sont pas les moyens ou l’argent qui manquent. C’est le béton des tabous idéologiques qui est responsable de tout par ce qu’ils imposent le collège unique, refusent les classes de niveau, autorisent le passage d’une classe à la suivante sans examen de contrôle de connaissances et remise à niveau quand elle est possible. Face aux grands gaillards musclés incapable de suivre les cours qui défient quotidiennement les frêles jeunes professeurs débutants souvent féminins qu’on envoie au casse-pipe face à eux dans les banlieues il faudrait mettre des enseignants chevronnés faisant le poids même au sens physique du terme. . Mais nous savons tous que par la grâce d’accointances syndicales, la plupart d’entre eux sont ailleurs ; bien au calme, devant des auditoires plus réceptifs ou expliquant doctement aux autres comment on doit s’y prendre ! . René Crignola

A propos des grèves et des retraites…….Je vous avoue trouver les fonctionnaires un peu gonflés ! Pourquoi donc auraient-ils le droit de se trouver en retraite dans de meilleures conditions que les salariés du privé ?
Je suis moi-même en retraite, et, dans ma vie de travail, j’ai passé des semaines entières, en mission au CEA, à l’EDF, dans des arsenaux, à l’IFP etc… J’ai vu le rythme de travail d’une bonne partie des gens qui s’y trouvent. Disons, qu’un quart, en étant généreux, travaille comme dans le privé, que la moitié fait un léger mi-temps, et que le reste ne fait rien. Ce n’est pas une parole en l’air, mais le résumé de ce que j’ai vu. Si vous voulez des détails, j’ai assez d’épisodes gratinés à votre disposition, mais je ne veux pas trop alourdir ce courrier. On pourrait, sans que le rendement ne s’en ressente, licencier ce quart de l’effectif, et en simplifiant les procédures et les lois, rendre un bon autre quart, " libérable ". Seulement, voilà, au cours des années passées, avec 3 législatures socialistes en 20 ans, on s’est efforcer de grossir le nombre de fonctionnaires, ces gens étant censés représenter un électorat docile et reconnaissant.
Evidemment, on va m’opposer le cas de ceux qui travaillent au contact du public, là, ils sont en vue et se trouvent obligés de faire ce pourquoi on les paie, mais c’est simplement normal, mais même dans ce cas, les durées effectives de travail, sont plutôt légères.
Je me suis trouvé, surtout vers la fin de mon cursus laborieux, avec une clientèle administrative…Que de tracas pour se faire payer ! Certaines sont à 90 jours le 10, d’autres demandent des justificatifs affolants, si bien que la seule façon de se faire payer à temps, est souvent de passer par le restaurant du coin. J’avoues avoir profité de ma retraite à 60 ans, mais, je me suis trouvé à cet âge, avec 42 années de cotisations, donc….
Parlons un peu de l’éducation nationale : on n’a jamais consacré autant de temps et d’argent à ce ministère, avec aussi peu de résultats ; ce n’est pas le gouvernement qui le dirige, mais bien les syndicats. Et qui donc, au nom d’une idéologie stupide, s’est efforcé, année après année, de saper l’autorité des maîtres ? Je sais que ce n’est pas un travail facile, mais il y a beaucoup de manques de respect, qui ne justifient qu’une paire de gifles, et seulement le premier jour de classe de chaque année. Or, s’il se passe quelque chose de ce style, le pauvre instit qui s’est laissé aller se fait remonter les bretelles.
Pourquoi donc tant de gens raisonnent-ils, non pas en fonction des faits patents qu’ils peuvent voir, mais à partir de schémas de pensée, qui leur ont été implantés dans le crâne ???

Les grèves de la RATP étaient illégales. Les professeurs en piquets de grève ayant empêché des élèves d’entrer dans des salles d’examens se sont mis aussi dans l’illégalité. Nous attendons que tombent les sanctions exemplaires qu’implique le rappel à l’ordre des intéressés par le gouvernement. Faute de quoi la chienlit que les syndicats de gauche organisent déjà avec les partis de gauche pour essayer de regagner dans la rue les élections perdues par eux dans les urnes deviendrait contagieuses et mènerait au chaos. Sanctionner peut provoquer des troubles graves ? Il faut en accepter le risque quitte à en payer le prix. Car cela coûterait aujourd’hui moins cher que plus tard : En laissant une fois de trop se faire la démonstration que voter ne sert à rien, que les seules alternances possibles chez nous sont gauche-gauche on ferait de la France, à terme pas très éloigné, un Cuba européen où le verbe remplace l’action et où l’égalité se réalise par le nivellement par le bas. Dans une Europe de libre circulation des personnes et des biens cela accélèrerait encore plus la fuite des cerveaux et des entreprises vers des cieux plus cléments et entraînerait le pays dans la faillite. René Crignola

Comme en son temps Nicole Notat, je suis aujourd'hui convaincu que François Chérèque est un homme de coeur; je tiens donc à saluer son attitude mesurée et sa volonté, toujours réfléchie, de rechercher non pas le consensus à tout prix mais, au moins, de ne pas récuser a priori et inutilement les chances de parvenir à un accord. Dans l'affaire des retraites qui met aujourd'hui la France sens dessus dessous, je constate donc que pratiquement seul contre tous, et surtout confronté à une fronde interne provenant en particulier de la fédération CFDT des cheminots, Mr Chérèque fait front avec un courage qui me paraît faire totalement défaut à ceux qui, en revanche, se conduisent comme des prédateurs en s'attaquant purement et simplement à l'état (et non pas l'Etat) de droit.
Sachant que les organisations syndicales se placent volontiers à gauche - encore qu'elles doivent historiquement d'exister aux libéraux - je ne parviens néanmoins pas vraiment à intellectualiser les raisons, sauf à sacrifier aveuglément à l'idéologie et donc à l'irrationnalité, qui poussent aujourd'hui les élites syndicales à se cabrer à ce point à la seule idée de capitalisation. C'est pourquoi, et malgré toute la considération que je peux porter à François Chérèque, j'éprouve quelque difficulté à concevoir pourquoi ce dernier se croit obligé de déclarer (Reuters) : "Mais qui aurait pu imaginer il y a six mois qu'on serait parvenu à écarter les fonds de pension tout en améliorant substantiellement les conditions de retraite des salariés du privé ?". Dieu miséricordieux vous entende, Mr Chérèque.
Philippe ROBERT

Ces professeurs-voyous qui lancent à la tête de leur ministre le livre que celui-ci leur a envoyé pour leur permettre de comprendre ses projets , ces autres qui empêchent des élèves de B.T.S. d’entrer dans les salles d’examen, ces autres encore, tout aussi détestables qui un peu partout dans les manifestations se conduisent et s’expriment comme des gamins mal embouchés ne se rendent-ils pas compte qu’ils scient la branche du service public pour lequel ils réclament toujours plus de moyens ? Ont-ils oublié qu’ils sont eux-mêmes victimes dans leurs classes d’attitudes inacceptables de leurs élèves qui calquent leur comportement sur le leur hérité du " il est interdit d’interdire de l968 ? Ignorent-ils que c’est par l’exemple que se transmettent de génération en génération les règles du bien vivre ensemble qui seules leur permettraient d’enseigner en paix.? On ne respecte que ce qui est respectable. Qu’ils le deviennent et à leur image les élèves pourront profiter à plein de leur enseignement. Et comme ceux de leur collègues que l’on n’entends jamais et qui, majoritairement, se comportent ainsi, ils seront des professeurs heureux de faire le plus beau métier du monde. René Crignola
Les attentats d’hier en Arabie saoudite confirment la stratégie d’El-Qaeda dont l’objectif principal est non de porter le fer contre les pays chrétiens mais de faire tomber les princes et les potentats qui gouvernent les pays musulmans et qui ne maintiennent leur pouvoir que grâce à l’assistance technique et pour certains d’entre eux militaire des pays occidentaux. Ils prennent pour cibles par priorité les Américains par ce qu’ils sont les plus impliqués dans ce support. Ils ne sont pas les seuls. Tous les autres ont à craindre ce jeu de billard à trois bandes dont la logique est irréfutable. A cet égard l’effort entrepris par l’Amérique pour remodeler le Moyen-Orient a l’ambition, semble t’il, de changer cette donne. L’idée est que l’islam est dangereux non en soi mais par l’utilisation politique de ceux qui s’en servent pour cimenter les mécontentements populaires et susciter des vocations de combattants et de martyrs. Face à cette stratégie, le monde occidental devrait me semble t’il lutter sur deux fronts : Conditionner son assistance à ces pays au respect d’un minimum de règles permettant aux peuples de bénéficier de la part qui doit leur revenir dans l’exploitation des richesses du pays et montrer une solidarité sans faille avec ceux qui sont victimes d’agressions sans tenter de se mettre à l’abri par une complaisance même indirecte à l’égard de ceux qui en sont victimes. Agir ainsi peut permettre de gagner du temps mais ne change rien au problème à résoudre qui s’étalera dur des décennies et des décennies et atteindra un jour, au gré des opportunités du moment, quoi qu’il ait fait ou dut, l’un ou l’autre des pays occidentaux, nous compris ! René Crignola

De surcroît, lorsque le droit de grève fut reconnu aux travailleurs du secteur privé, le gouvernement a accordé aux travailleurs du secteur public la garantie de l'emploi en échange de la continuité du service public. Pour les fonctionnaires, et considérant que l'éducation, la justice, l'armée ou la police étaient des fonctions trop importantes pour être perturbées ou interrompues, la grève était interdite mais les fonctionnaires avait obtenu une contrepartie sérieuse : la garantie de l'emploi. Entrer dans la fonction publique, c'était accepter un tel contrat ; si on n'était pas d'accord, alors on ne passe pas de concours. Aujourd'hui, les fonctionnaires usent et abusent de la grève ; il faudrait donc retirer la contrepartie et remettre en cause un statut qui laisse croire que les prof sont propriétaires à vie de leur emploi...C'est finalement recréer un privilège en soi, comme sous l'ancien régime où les nobles étaient propriétaires à vie de leur statut, qui leur permettaient d'échapper à l'impôt et au travail...
JL Caccomo

La gauche et les syndicats ont une formule alternative à celle du gouvernement pour sauver le système de retraite. Sans surprise puisqu’elle consiste à augmenter encore CSG et les prélèvements de toutes sortes. Pourtant le niveau atteint en ces domaines est tel que les grandes fortunes s’expatrient, les entreprises se délocalisent, les entrepreneurs entreprenants préfèrent aller entreprendre dans les pays où ils sont moins matraqués par le fisc, bref continuer la formule qui perd, celle qui a relégué notre pays à la 9°place au lieu de la 4° en Europe, augmente le nombre de chômeurs diminuant d’autant les recettes prélevées sur leur travail et les augmentant des allocations. Toujours plus aussi pour les instituteurs et les professeurs alors qu’il y a de moins en moins d’élèves, et que l’échec scolaire persistant prouve que la machine ne manque pas de moyens mais d’efficacité.. Devant un tel aveuglement, discuter avec les syndicats c’est enfoncer tous les jours un peu plus notre pays dans la crise. Il faut crever l’abcès et imposer la réforme quelle que soit la riposte de la rue. Qui sera notre madame Thatcher ? René Crignola

Quelle honte ! Quelle déchéance ! Comment est-il Dieu possible que les Français, qui comptèrent parmi les plus fiers et les plus intelligents des peuples de la terre, se laissent ainsi aller à battre le pavé constitués en troupeaux débiles et beuglants ? Quelle tristesse de voir à quel point les médias sont systématiquement complices de la chienlit ambiante lorsque des présentateurs aux ordres, en particulier sur les chaînes d'information continue, s'échinent tout sourire à vous convaincre de l'éclatante filiation avec décembre 1995, jusque dans ses conséquences ultimes, des manifestations qui se sont déroulées hier dans quelque cent villes de France ! A les en croire, le grand soir serait enfin arrivé qui va emporter tous ceux qui osent s'attaquer, à l'instar de Jean-Pierre Raffarin et de son gouvernement, aux privilèges coulés dans le béton d'une camarilla qui n'a jamais défendu que ses propres intérêts à l'exclusion de toute autre considération sociale, prolétaires y compris.
Il va sans dire que le but ultime recherché par les opiniâtres tenants d'une posture aussi rétrograde que létale, qui d'ailleurs commence à indisposer un nombre croissant de nos concitoyens, consiste purement et simplement à fomenter un coup d'Etat permanent avant tout destiné à consolider l'emprise historique des syndicats d'obédience gauchiste sur le corps social français. Toutefois, à la lumière du choc idéologique qui s'est emparé notre pays c'est-à-dire, d'une part, la ferme volonté du gouvernement Raffarin de réformer structurellement une France tragiquement en panne et, d'autre part, la tentative bolchevique d'intimidation à laquelle se livrent, à de rares exceptions près, la plupart des organisations syndicales très certainement conscientes qu'une époque se termine, formons le voeu que Jean-Pierre Raffarin parvienne néanmoins à gagner ce difficile pari qui peut enfin changer, fût-ce imparfaitement encore, la face de la France.
Philippe ROBERT

Marc-Olivier Fogiel recevait hier à FR 3 madame Brigitte Bardot. Le réquisitoire mené contre son livre a été un concentré de tout ce qui est insupportable dans la France de ce début de troisième millénaire :Pèle mêle, la démagogie, le populisme, le politiquement correct et l’érection en vérités absolues de concepts que nul ne peut plus discuter sans se faire clouer au pilori médiatique ou menacer des foudres de la justice. Avec ce type de-journaliste qui s’érige en procureur-moraliste dont on aimerait bien connaître ce qu’ils font personnellement pour soutenir toutes ces causes dont ils se veulent les hérauts on atteint les limites extrêmes de ces dérives liberticides Ainsi monte de plus en plus dans le pays le pays le mépris voire la haine de ceux condamnés à taire leur vérité contre les institutions politiques qui s’avèrent incapables d’écouter ce qu’ils ont à dire. A trop vouloir verrouiller les opinions contraires à celles décrétées d’en haut on fait monter la pression dans la marmite nationale qui finira par exploser un jour. On n’a pas aimé le 21 avril 2002. Le prochain pourrait être plus détestable encore. René Crignola

Objet : Lettre à la RATP
Madame, Monsieur le Directeur des Relations Humaines Intra-RATP,
>Actuellement salarié dans le secteur privé, je vous soumets ma candidature
>pour un poste de cheminot à la RATP.
>
>La solidarité entre collègues de travail qui règne dans votre entreprise et
>le sens aigu de la qualité du service qu'on y développe motive cette
>candidature spontanée que je souhaite voir couronnée de succès.
>
>Mes prétentions salariales importent peu étant donné que nous rediscuterons
>chaque année avec vigueur des augmentations auxquelles vous saurez donner
>des réponses positives (situation qui m'est inconnue à ce jour).
>
>Désireux de m'associer à la cause, je saurai exploiter mon expérience de la
>marche à pieds, les jours de grève, pour défiler aux côtés de vos meilleurs
>employés. J'optimiserai ainsi cette journée chômée que vous ne manquerez pas
>de me payer. Cet avantage social fait partie des nombreuses motivations de
>ma candidature : dans le privé, quand je ne peux pas me rendre à mon travail
>pour cause de grève des transports, on me retire un jour de mes congés
>annuels !
>Cette pression patronale injuste ne tient aucun compte des efforts laborieux
>que je produis au service d'un capitalisme inhumain. J'aspire donc,
>dorénavant, à profiter au mieux de la souplesse des outils productifs de la
>RATP (incidents techniques, accidents voyageurs, suppression
>d'interconnexion...) pour freiner mes dangereuses surcapacités de travail.
>
>Je suis à votre disposition pour que nous nous entretenions plus avant de ma
>conception du service public et de mes incompétences à le développer pour
>m'intégrer au mieux à vos équipes.

Madame, Monsieur, Respecter l’autre, c’est s’interdire de l’utiliser comme un simple moyen d’obtenir ce que l’on veut. C’est le considérer comme un individu libre de ses actes et non comme un objet utilisable pour telle ou telle cause. Vous souhaitez que l’on respecte votre syndicat, ses actions et ses idées. Mais cela implique d’abord que vous respectiez les autres salariés de notre pays. Certes, rien ne vous interdit de descendre dans la rue et de manifester contre une réforme dont vous ne partagez pas le contenu. Certes, rien ne vous interdit d’exposer publiquement votre vif mécontentement. Certes, le droit de grève est prévu par le Code du travail. Mais la simple notion de " respect " devrait vous interdire de paralyser un pays et des salariés, de renforcer les difficultés économiques d’entreprises et de familles. Les plus pénalisés seront surtout ceux que vous prétendez défendre… La prise d’otage vous choque en d’autres lieux et circonstances, mais vous empêchez vous-même la libre circulation des personnes, vous obligez de fait un grand nombre de salariés à restez chez eux et à ne pas être payés (intérimaires par exemple), vous interrompez l’activité économique de notre pays sans vous soucier des conséquences sociales… N’est-ce pas là une prise d’otages d’envergure, qui tairait son nom, et dont la rançon serait le retrait d’une réforme ? Aussi votre attitude est-elle à la fois irrespectueuse et scandaleuse : - irrespectueuse car elle ne tient pas compte des millions de salariés qui ont besoin de travailler pour vivre, des millions d’entreprises (artisanat, PME, industries) déjà fragilisées par la conjoncture... - scandaleuse car vous n’avez pas conscience de votre mépris et car vous estimez qu’une négociation n’est valable qu’à partir du moment où vous avez imposé vos vues. Alors, de grâce, cessez d’être aussi hautain et agressif : n’oubliez pas que les syndiqués ne représentent que 8 % de salariés de notre pays, n’agissez plus pour le compte d’autrui, ayez toujours à l’esprit que la répartition des richesses est indissociable de la répartition des efforts... Relisez la définition du mot " respect " et la France ne s’en portera que mieux.



Semaine du 12 au 18 mai

MOTION EN REPONSE AUX SYNDICATS
Je suis toujours perplexe quand j’entends les syndicats donner des leçons de démocratie. Les syndicats critiquent le fond et la forme de l’action gouvernementale. Je ne discuterai pas du fond avec des gens qui, de toute façon, ont décidé de rejeter tout ce qui vient d’un gouvernement de droite. Je considère personnellement que les réformes sont bien minimes par rapport à l’ampleur des problèmes à traiter. Que ce soit pour la question des retraites où l'on persiste à vouloir sauver un système qui agonise et dont le principe même est pernicieux, et pour la question des universités. Mais je veux m’arrêter sur la forme.
Les syndicats trouvent les méthodes gouvernementales cavalières. Je voudrais simplement faire deux remarques :
- 1/ Que penser des méthodes syndicales elles-mêmes quand des collègues, qui ont décidé de maintenir leurs cours, se font insulter par des meneurs qui prennent les salles de cours d’assaut en cherchant à intimider nos étudiants ? Nous avons dû mal à rattraper des cours ou à simplement à remplir notre contrat pédagogique entre les jours fériés, les ponts du mois de mai, les jours de RTT ou encore les grèves " préventives ". Le droit de grève ne donne pas tous les droits… Certains ont décidé d'entrer à l'université pour considérer qu'ils étaient en vacances à partir du mois de mai jusqu'en octobre...
- 2/ L’université prend-elle en charge la reprographie des affiches et des tracts syndicaux alors que l’on nous demande par ailleurs d’utiliser le papier avec la plus grande rigueur ? Ce papier serait bien nécessaire à certain d’entre nous pour notre travail d’enseignant et de chercheur alors que les tracts et affiches fleurissent de toutes parts sans aucun respect pour les espaces publics.
- 3/ J’ai personnellement dû subir l’absence totale de courtoisie et de politesse de la part d’un membre du personnel technique dont je tairais le nom (au nom de la courtoisie qu'il me refuse). A force de jouer sur la fibre populiste en cherchant à flatter la " France d’en bas ", les chercheurs, professeurs et étudiants qui sont désireux de travailler devront se cacher ou se faire tout petit…pour ne pas géner tous ceux dont le rythme de travail ne doit pas être par trop brusqué. L'université est sous perfusion car il y a encore des étudiants, des professeurs et des chercheurs motivés et qui croient en leur travail et leur mission... Mais le découragement n'est pas loin.
Jean-Louis CACCOMO

Les experts se tâtent : le 13 mai , c'est la Sainte Feignasse ou la Sainte Glandouille ? En remontant dans l'histoire , on tombe sur une certaine Feignassa Fonctionnaria qui aurait vécu au temps de la décadence romaine , où les gros pleins de soupe se prélassaient , alternant banquets orgiaques et siestes crapuleuses , cédant à l'indolence de ceux qui ne défendent plus rien : elle est morte torturée par les sbires de l'empereur Raffarinus qui l'avait obligée à travailler deux ans et demi dans sa vie : la pauvrette ne résista pas à tel traitement. Plus récemment , la petite Glandula dite avec mépris Glandouille ( les gens sont méchants ) subit un sort tout aussi peu enviable : élevée dans une famille privilégiée où l'on s'était habitué aux avantages, passe-droits et autres faveurs des princes successifs , elle avait développé les postures d'enfant gâtée que les fortunes de la vie entraînent irrémédiablement : les contrariétés d'un prince moins obséquieux que les autres envers sa caste la tuèrent net . Depuis , tous les 13 mai , en souvenir de ces victimes de l'oppression démocratique et de la dictature de l'égalité des citoyens devant les devoirs , sont organisés de grands défilés pour maintenir les Saints Privilèges : que tous ceux qui souhaitent que perdurent ces inégalités se retrouvent dans la rue. Les adorateurs de Sainte Feignasse seront en tête du cortège , suivront les admirateurs de Sainte Glandouille : des halte-roupillons sont prévues tous les vingt mètres , cette sortie constituant pour beaucoup le seul exercice physique de l'année.

En faisant descendre dans la rue en même temps que les fonctionnaires les employés d’EDF, de la SNCF et de la RATP, les syndicats veulent rééditer 1995 car ils savent bien que si leurs raisons sont mauvaises le blocage de la vie économique qui en résulte est insupportable pour le pays. En utilisant ces moyens extrêmes, ils veulent forcer le gouvernement non à négocier mais à reculer.. Plus de retraités vivant plus longtemps, moins d’actifs, plus de fonctionnaires que chez nos voisins et concurrents, moins de productivité par ce qu’on travaille moins chez nous qu’ailleurs, plus d’impôts, et pour eux rien ne doit changer dans le système ! . Discuter et discuter encore avec eux, c’est perdre son temps et surtout laisser pourrir la situation car la gangrène gagne. Tous ces gens qui s’agitent ne représentent qu’une petite minorité du peuple français. C’est lui dans son ensemble qu’il faut consulter. Nous verrons bien si au pied du mur d’un référendum les Français les soutiennent autant qu’ils le disent, car les gens de bon sens ne manquent pas chez nous qui eux s’aviseront de ce que voudrait dire un vote négatif : Des cotisations de plus en plus élevées payées par de moins en moins d’actifs, donc la catastrophe économique à terme. René Crignola

La proposition d’un impatient Ancien ministre de l’Economie, Jean Arthuis n’hésite pas à rejoindre le clan des impatients de la majorité qui contestent le rythme trop lent des réformes. Le président de la commission des Finances du Sénat se prononce ainsi clairement pour que le remplacement des fonctionnaires qui partent à la retraite soit limité à une personne sur deux.

Oui, honte à ces Français qui, non content de battre le pavé pour imposer leur point de vue au mépris du jeu normal de la démocratie, profitent scandaleusement des circonstances pour voler l'argent de leurs compatriotes non enseignants; en effet, comment qualifier autrement le fait de procéder à des autodafés de "la lettre à tous ceux qui aiment l'école" de Luc Ferry, Xavier Darcos et Claudie Haigneré, ou bien encore de s'en servir pour dresser des barricades d'autant plus obscènes qu'y sont inscrits des slogans du genre : "Mai 68, mai 2003 : l'esprit de mai est revenu. Vous avez aimé le premier, vous adorerez le second". Un tel comportement de la part de ceux à qui nous confions l'avenir de nos enfants est parfaitement odieux.
Eh bien, non ! Nous aurions plutôt adoré que des générations de jeunes français, exposés depuis plus de trente ans aux idées gauchistes et bâtardes de mai 68, n'aient pas eu à payer au prix fort les folles et inutiles expérimentations d'une pensée par nature promise à la faillite ! Je suis moi-même fondamentalement écoeuré, comme sans doute nombre de mes concitoyens, de savoir que ce que j'ai moi-même payé dans le commerce 9 €, c'est-à-dire, pour fixer les idées, 54,04 de nos ex-francs, a été distribué gratuitement (800 000 exemplaires dit-on) à ceux-là mêmes qui, en usant de moyens qui ne sentent vraiment pas bon, tentent ainsi d'abolir une oeuvre de l'esprit dont l'énoncé a le tort de leur déplaire souverainement.
Philippe ROBERT

Le bruit a déjà couru que notre grand président Chirac pouvait parfaitement concourir pour le prochain prix Nobel de la paix; je dois avouer que si cette nouvelle m'avait plutôt diverti, je dois aujourd'hui confesser qu'après mûre réflexion ce qui pouvait passer, à l'époque, pour un mauvais canular peut finalement parfaitement se révéler l'expression de la pure vérité. Je m'explique. Sans revenir en détail sur les raisons, bonnes ou mauvaises, qui feraient que Jacques Chirac soit éligible au prix Nobel de la paix, je voudrais néanmoins faire remarquer à l'honorable assemblée que cette idée fait son chemin et trouve désormais plus d'un chaud partisan à l'instar de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense : "Je suis frappée par la dimension qu'il a prise. Le président a gagné en densité", affirmant même que "ce serait une juste reconnaissance" que Jacques Chirac fût honoré du Nobel de la paix. Hélas, trois fois hélas, errare humanum est, perseverare diabolicum...
Car nous serions bien fous de ne pas discerner à quel point les prises de position internationales de Jacques Chirac représentent, pour la nation certainement la plus noble et la plus ancienne d'Europe, un aspect extraordinairement dommageable en termes de valeur morale et de fiabilité politique que valent à la France contemporaine son allégeance à la nouvelle idéologie mondialiste par nature antilibérale. Souvenons-nous des sommets de Gênes et de Johannesbourg, entre autres tribunes, où le chef de l'Etat n'a eu de cesse de défendre la cause d'une régulation multilatérale des affaires du monde et du développement durable (www.libres.org); de plus, comment passer sous silence le sophisme intellectuel qui habite en permanence l'esprit de Jacques Chirac au sujet de l'instauration d'une pseudo taxe Tobin destinée, selon la vertueuse association ATTAC, à éradiquer la misère du monde en cherchant du même coup à tarir la source universelle de la création de richesses ?
S'agissant de la guerre en Irak, sommes-nous donc si sûrs que notre front du refus, au nom du Droit et donc de l'ONU, à la volonté exprimée par les Etats-Unis de libérer le peuple irakien (et toute la région) en chassant Saddam Hussein était aussi légitime que nous pouvons le penser ? Avant de juger l'Amérique, nous sommes-nous seulement souvenus des conditions dans lesquelles la guerre du Kosovo fut déclenchée et Belgrade bombardée, certes pour abattre l'affreux Milosevic, mais sans accorder le moindre regard au "machin" à New-York ? Et encore, en prévision du prochain G8 les 1er et 2 juin 2003 à Evian, quelle mouche pique donc Jacques Chirac d'épouser sans aucun état d'âme, à l'Elysée, la cause quelque peu biseautée des représentants du syndicalisme international ? Je ne crois absolument pas que se démarquer ainsi de la pensée libérale qui, certes, en fâche plus d'un, serve en quoi que ce soit les intérêts d'une France qui, manifestement, n'en peut mais...
Philippe ROBERT

La politique ne se fait pas à la corbeille ni dans la rue . Dans une démocratie c'est le rôle du parlement élu par le peuple souverain . Quand la rue qui ne représente qu'une toute petite minorité de ce peuple veut s'arroger le droit l'empêcher de voter des lois essentielles préparées par le gouvernement légitime du pays il faut en appeler au peuple pour trancher. Au point ou en est maintenant le projet de réforme des retraites, il n'y a plus à tergiverser. Un référendum doit être organisé dans les meilleurs délais car cheminots, professeurs, fonctionnaires et syndicalistes vont accentuer la pression pour tenter de vider le projet de son contenu. C'est inacceptable
René Crignola

Les professeurs à répétition dans la rue ce sont des cours non dispensés, des élèves ou des étudiants qui accumulent des lacunes dans la compréhension de matières qui leur sont enseignées multipliant d’autant les difficultés qu’ils auront à assimiler celles des années suivantes. Un élève qui décroche dans les disciplines essentielles est souvent condamné à changer de parcours. Le scandale est qu’il doive le faire non par incapacité personnelle mais par ce qu’il est victime du manque de conscience professionnelle d’enseignants qui ne voient même pas l’odieux de leur comportement irresponsable ! .Ce scandale doit cesser. Il doit être dénoncé comme il se doit, comme doit l’être celui des syndicats qui soutiennent ces dérives. ! En cette matière aussi le parler vrai doit s’imposer : Il y a d’excellents professeurs et d’autres qui de toute évidence se soucient comme d’une guigne du devenir de leurs élèves!
René Crignola

Les syndicats, qui ne sont représentés qu'à hauteur de 8% dans la globalité du monde du travail français, n'ont d'autre solution, pour survivre, que de verrouiller à mort la fonction publique faute de pouvoir s'imposer dans le secteur privé (seulement 4%); en fait, ils craignent comme la peste que le moindre aggiornamento apporté à leur scandaleuse rente de situation, d'ailleurs largement garantie par l'Etat-patron hypertrophié, ne finisse par leur échapper définitivement. C'est pourquoi ils ont décidé d'investir la rue, le 13 mai prochain, pour tenter d'intimider le gouvernement et même, si tout se passe selon leurs voeux, de lui interdire purement et simplement de mettre un terme aux exorbitants privilèges dont ils jouissent illégitimement. Je vais donc une fois encore devoir faire appel (brièvement) à l'Amérique de Reagan (horresco referens !!) pour essayer de montrer comment, avec de la volonté et du courage, on peut faire oeuvre de salubrité publique.
Car Ronald Reagan avait pour habitude d'écrire des chroniques régulières qui, ensuite, étaient radiodiffusées après enregistrement préalable par les stations de radio qui avaient accepté de s'en charger. C'est ainsi que ses auditeurs ont pu entendre, enregistrée en date du 25 mai 1977, une chronique traitant plus particulièrement du service public. En introduction, Reagan déclare : "Quand les agents du service public cessent-ils d'être au service du public ? Quand ils se mettent en grève. C'est un problème qui doit être résolu, et qui peut l'être, par l'action publique". Ce qui nous conduit directement à rappeler comment Ronald Reagan, élu président, résolut la grève des contrôleurs aériens déclenchée le 3 août 1981 en promettant qu'il ferait licencier tous ceux qui ne reprendraient pas le travail dans les quarante-huit heures...
Reagan pousuit : "Franklin Delano Roosevelt a déclaré : "Une grève des membres du service public ne révèle rien d'autre que leur intention de faire obstruction au fonctionnement du gouvernement, jusqu'à ce que leurs demandes soient satisfaites. Que ceux qui ont fait serment de servir le gouvernement créent sa paralysie est impensable et intolérable. (...) Au cours de l'année fiscale qui s'est achevée en octobre 1975, 316 000 employés du gouvernement (...) ont occasionné 490 arrêts de travail illégaux et sans préavis. Leurs suspensions d'activité ont représenté un total de 2 millions et demi de journées de travail perdues. Les grévistes les plus nombreux ont été, c'est triste de le dire, les enseignants et les éducateurs : ceux à qui nous confions la transmissions des règles de conduite et des idées de responsabilité aux citoyens de demain".
Toujours selon Reagan : "FDR (Roosevelt) a assez bien résumé les choses. Ses paroles veulent dire que ceux qui choisissent un emploi de service public deviennent une partie du gouvernement, et ont pour charge d'assurer le fonctionnement de celui-ci. Leurs employeurs ne sont pas leurs supérieurs immédiats ou même les représentants élus de la population. Leurs vrais employeurs sont les membres de la population" (souligné par moi, NDLR). Cette notion du service des autres, qui est le fondement même du service public, est systématiquement récusé par nos syndicats qui depuis longtemps n'ont plus qu'un seul objectif : se servir eux-mêmes. C'est pourquoi je suis toujours en admiration devant mes compatriotes martyrisés par de sombres bourreaux mais qui, la plupart du temps, apeurés, leur trouvent les meilleures excuses ! Oui, notre pauvre vieux pays est bien malade qui ne sait même plus faire la différence entre le jour et la nuit.
Philippe ROBERT

Bruxelles tance Paris pour son déficit public
La Commission Européenne hausse le ton envers Paris et le niveau de son déficit public. Celui-ci devrait en effet se monter à 3,6% en 2004. Or, Bruxelles exige en vertu du Pacte de stabilité un taux sous le seuil des 3%. Bref, Paris a jusqu’au 3 octobre pour prendre les mesures nécessaires. Cette recommandation sera du reste soumise à l’approbation des Quinze lors de la réunion Ecofin du 3 juin à Luxembourg. En théorie, la France pourrait écoper d’une amende comprise entre 0,2 et 0,5% de son PIB, soit entre 3 et 7,5 milliards d’euros.

Le Pen regrette de ne pas avoir affronté Jospin en mai 2002 PARIS
Un an jour pour jour après sa défaite au second tour de l'élection présidentielle contre Jacques Chirac, Jean-Marie Le Pen a regretté de ne pas avoir été opposé à Lionel Jospin et a dénoncé l'attitude "inexpliquée d'ostracisme" du chef de l'Etat vis-à-vis du Front national. "Je regrette beaucoup que, le 21 avril (NDLR: premier tour de la présidentielle) ait été faussé par la trahison de M. Mégret (NDLR: dissident du FN) car ce qui aurait dû se produire c'est que le candidat socialiste et moi-même arrivions en tête et que Jacques Chirac ait été éliminé. Au deuxième tour, nous aurions eu une véritable alternative politique entre la gauche marxiste et la droite nationale, populaire et sociale", a-t-il dit lundi soir sur France 2. Le dirigeant d'extrême droite a dit se perdre "en conjectures" sur l'attitude de Jacques Chirac, qui a rejeté toute alliance avec le FN. "Je me demande ce qui peut bien conduire un homme comme Jacques Chirac, si ce n'est la profonde affinité qu'il a toujours entretenue avec la gauche (...) En de nombreuses circonstances, Jacques Chirac a montré que, si son coeur penchait, il penchait plutôt à gauche, voire à l'extrême gauche", a affirmé Jean-Marie Le Pen.

Le déficit budgétaire s'est creusé début 2003
Le déficit budgétaire de la France s'est creusé au premier trimestre 2003, passant de 18,4 à 21,5 milliards d'euros en raison d'un repli des recettes, selon les données publiées mardi par le ministère des Finances. La détérioration est de 16,9% par rapport à la même période l'année dernière. La moitié de cette dégradation est imputable au passage à l'euro fiduciaire en janvier 2002, selon Bercy. Les recettes ont chuté de 4,2%, avec un déclin de 5,7% de l'impôt sur les sociétés. Le gouvernement prévoit un déficit de 3,4% du produit intérieur brut (PIB) pour 2003, contre 3,1% en 2002. Des analystes privés évoquent pour leur part 3,7%.

France : la conjoncture industrielle se dégrade
Le moral des industriels français s'est dégradé en avril 2003 par rapport à janvier, selon l'enquête trimestrielle de conjoncture industrielle de l'INSEE publiée mardi. L’institut observe "un fléchissement de la conjoncture industrielle(…) alors que la demande se dégrade dans l'ensemble des secteurs". Conséquence, les industriels se montrent un peu plus pessimistes sur l'évolution de l'emploi, à l'exception des chefs d'entreprises des secteurs des biens de consommation et de l'automobile.

Le ministre du Budget aborde la réduction des effectifs de Bercy
Le ministre du Budget Alain Lambert a souhaité dimanche que la moitié des employés du ministère de l'Economie partant en retraite ne soit pas remplacée dans les années à venir.
"Attendu la modernisation de nos tâches, il me semble que nous devrions pouvoir arriver à ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux", a-t-il dit sur France 3.
Cette mesure montrerait aux fonctionnaires "qu'ils sont parfaitement capables, comme tous les salariés, y compris du privé, de réaliser des gains de productivité, (...) le contraire de ce qu'on reproche à l'administration", a-t-il estimé.

Sondage: une majorité de Français soutiennent la mobilisation des fonctionnaires
Une majorité de Français (60%) estiment que les fonctionnaires ont raison de se mobiliser pour défendre l'actuel système de retraites mais ils sont 72% à considérer que cette grève n'entraînera qu'une faible remise en cause de la réforme, selon un sondage Louis-Harris/AOL publié lundi dans "Libération".
A la veille de la grande manifestation pour la défense des retraites, six Français sur dix approuvent la mobilisation des fonctionnaires notamment 55% dans le privé. Ils sont 38% à penser qu'ils ont tort et 2% ne se prononcent pas.
Globalement, les Français se prononcent contre plusieurs propositions du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, telles qu'une diminution du montant des retraites (78%) et faire cotiser les salariés du privé plus longtemps (72%).
Par contre, 78% des Français se déclarent plutôt favorables à ce que les fonctionnaires cotisent aussi longtemps que les salariés du privé et 71% pour la création de la retraite à la carte, permettant le départ anticipé et récompensant le départ différé. Plus six Français sur dix (62%) se montrent favorables à l'épargne personnelle pour leur propre retraite.


Semaine du 6 au 11 mai

La citation du jour
" J'encourage vivement le Premier ministre à décider d'un gel des dépenses "
Alain Lambert, ministre délégué au budget
Alors que Jean-Pierre Raffarin doit envoyer mardi ou mercredi les lettres de cadrage budgétaire pour l’année prochaine, son ministre délégué au budget l’a "vivement" encouragé à geler les dépenses de l’Etat en 2004. Alain Lambert, qui s’exprimait lundi sur Europe 1, a par ailleurs souhaité que la moitié des fonctionnaires partant à la retraite ne soient pas remplacés, du moins "là où c’est possible".
Selon le Figaro de lundi, le Premier ministre serait d’accord pour une croissance zéro de la dépense de l’Etat - hors inflation - mais resterait indécis sur la question des effectifs de la fonction publique. Entre les obligations vis à vis de Bruxelles, qui doit adopter mercredi des recommandations pour amener Paris à ramener son déficit sous les 3% du PIB en 2004, et la grogne des fonctionnaires, il est vrai que l’exercice est délicat.

Pfizer ferme son centre de recherches de Fresnes
Pour prix de sa fusion avec son compatriote Pharmacia, l’américain Pfizer se voit contraint de fermer son centre de recherches de Fresnes (Val-de-Marne) dédié aux allergies et aux maladies respiratoires, lequel compte 285 salariés, dont 130 chercheurs. Ces derniers se verront proposer une reconversion sur le site de… Sandwich en Grande-Bretagne. La fermeture effective est attendue d’ici la fin 2003. Le premier laboratoire au monde ne conservera donc en France que son site d’Amboise, consacré au célèbre Viagra.

La Vie De drôles de catholiques… Edité par le groupe PVC, désormais détenu à 30 % par le Monde, l’hebdomadaire la Vie catholique, qui revendique de porter " un regard chrétien sur l’actualité ", vient de recruter en tant que rédacteur en chef Gérard Desportes, coauteur de plusieurs ouvrages avec le journaliste du Monde Laurent Mauduit (l’Adieu au socialisme, la Gauche imaginaire et le Nouveau Capitalisme…). Le plus piquant est que cet ancien militant trotskiste, tendance "lambertiste", est aujourd’hui membre du Grand Orient de France, principale loge maçonnique française, pas vraiment connue pour " le regard chrétien " qu’elle porte sur l’actualité…

La délinquance des mineurs
Total des infractions commises par des mineurs
1992 : 98 864
2001 : 177017
(comprend : vols simples, destruction/dégradation de biens, coups et blessures, usage de stupéfiants, vols avec violence sans armes à feu, viols, homicides)

Le bruit court, à Lille, que Martine Aubry envisagerait d'abandonner la capitale nordique et de se présenter au Mans.
Interrogée à ce sujet, la "Dame des 35 heures" a expliqué : "Le Mans, comme vous savez, c'est la ville des 24 heures" !
Evidemment, il fallait y penser !

Déficits : Bruxelles accroît sa pression sur Paris
La Commission va adopter des recommandations
Lentement mais sûrement, la procédure pour déficits excessifs à l’égard de Paris suit son cours à Bruxelles. La Commission européenne va se pencher mercredi 7 mai sur une série de recommandations à adresser au gouvernement Français afin qu’il revienne rapidement sous la barre des 3% du PIB en matière de déficits publics.
La France doit "améliorer" en 2003 son déficit structurel (hors prise en compte de la conjoncture), "dans une mesure supérieure aux projets actuels", souligne la Commission européenne dans une version provisoire des recommandations révélée par Les Echos de vendredi. La France doit notamment exercer "un contrôle plus strict de la dépense publique" en 2003, et limiter l'accroissement de sa dette publique, qui menace elle aussi de franchir le plafond imposé par le pacte, affirme l'exécutif européen.
Enfin la France doit entreprendre de baisser au moins d'un demi-point du PIB son déficit structurel en 2004, pour parvenir à repasser cette année là au dessous de la barre des 3% de PIB. Les recommandations exactes à la France seront fixées par les ministres de l'Economie des Quinze le 3 juin à Luxembourg.

Je ne saurais trop conseiller la lecture d'un livre extraordinaire, "Ronald Reagan, écrits personnels" (aux éditions du Rocher, traduction de Guy Millière), dont le contenu illuminé par l'intelligence de Reagan, d'une grande curiosité intellectuelle victorieusement soumise à l'épreuve des faits, contient cette parcelle de génie politique qui, sous sa présidence, sauva l'Amérique de son temps et offrit aussi à celle-ci les moyens de son avenir. Pour ma part, je ne saurais trop dire si l'antiaméricanisme qui ronge notre pays en particulier et peu ou prou ce qu'il est désormais convenu de nommer "La vieille Europe", symbolisée par le couple franco-allemand et consorts, a réellement quelque chose à voir avec l'oeuvre régénératrice de Ronald Reagan; encore que le terme d'"hyperpuissance" dont Paris a affublé Washington mette crûment en lumière notre incapacité à concevoir sainement la réalité qui nous entoure... Mais ce qui est sûr, c'est que la France du camp de la paix (sic) n'a rien vu venir et encore moins compris la portée planétaire des nouveaux enjeux qui ont surgi, avec une extrême brutalité, lors du choc tragique intervenu le 11 septembre 2001.
Nous sommes parvenus, je crois, à une croisée des chemins vitale pour l'Europe; car, de toute évidence, ce qu'il est convenu d'appeler l'Union européenne n'est toujours pas prête à entendre le grand appel du large qui exige, et c'est bien le moins, que ses bâtisseurs de toujours fassent en sorte qu'elle existât enfin au monde. En fait, après plus de quarante ans d'une construction à l'aveugle, force est de constater qu'il manque encore à l'Europe le minimum vital qui lui permettrait réellement d'avoir droit de cité parmi ses pairs ce qui, pour Ronald Reagan, relève du pur bon sens : "La puissance, ce n'est pas seulement une force militaire suffisante, mais une économie performante, des sources d'énergie fiables et de la crédibilité - la certitude transmise à tout ennemi potentiel que vous ne choisirez pas de préserver la paix en capitulant" ("Ecrits personnels", avril 1975). Tout est dit en quelques mots limpides et compréhensibles par tout un chacun et nous ne sommes tout de même pas plus bêtes que nos chers cousins américains; aussi serait-il vraiment criminel de ne pas saisir la chance historique de nous élever, autrement qu'à coups de déclarations lénifiantes et sans lendemain, à la hauteur d'une telle Amérique.
Philippe ROBERT

Plus que jamais éperdue d'admiration à la seule évocation du 5 mai 2002, l'UMP au garde à vous se répand déjà en incantations, courbettes et prières pour assurer Jacques Chirac, au nom de tous les Français, de sa future réélection à la tête d'une France plus seule que jamais quelque part un prochain 5 mai 2007; car il est absolument vital de poursuivre sur la pente fatale qui fait la fortune de la nation depuis que nos élites politiques, syndicales et intellectuelles ont décidé à l'unisson d'en faire, au nom d'une folle imposture nommée exception culturelle française, le pays développé le moins avancé de la terre : sur ce sujet précis, je ne pense pas que nous pourrons jamais leur pardonner de nous avoir entraîné si bas dans la décadence morale.
Comme ma déontologie me fait obligation de toujours recouper mes sources, je m'empresse donc de citer en premier, à tout seigneur tout honneur, l'ineffable Alain Juppé considéré comme "le meilleur d'entre nous" et qui, à la question de savoir s'il juge "possible et souhaitable" une (cinquième) candidature de jacques Chirac en 2007 (Le Figaro du 5/05/03) répond, plus pince-sans-rire que jamais : "Bien sûr" point barre. Seconde source concordante en la personne de Jacques Barrot, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, qui s'épanche sur l'épaule de RTL : "Moi, je trouve qu'après un premier anniversaire, c'est assez sympathique d'imaginer cette perspective tout en sachant que nous n'en sommes pas là", ce qu'à Dieu ne plaise...
Enfin et pour compléter ce tableau presque idyllique je ne saurais omettre, venant de l'opposition, l'indignation du petit François Hollande pour qui une telle perspective n'est vraiment pas de saison : "Je trouve invraisemblable que le président de l'UMP commence déjà à annoncer la candidature de Jacques Chirac, comme si le statut de Jacques Chirac était d'être un candidat permanent" s'emporte-t-il en gardien autodésigné et irréprochable de la morale publique. Ayant ainsi rempli mon contrat avec la déontologie, j'en terminerai avec cette énaurme affaire d'Etat en citant Jean de La Fontaine, à mes yeux le plus avisé des Français : "Il m'a dit qu'il ne faut jamais vendre la peau de l'ours qu'on ne l'ait mis par terre".
Philippe ROBERT

Cher monsieur,
Serait-il possible d'imaginer une "JOURNEE FRANCE MORTE" en réponse à la grève prévue des fonctionnaires le 13 mai 2003 ?
Je m'explique le "privé" en réponse à la grève des fonctionnaires, refusant d'être pris en otage et réclamant au gouvernement "l'abolition des privilèges des fonctionnaire" déclare le 13 mai 2003 JOURNEE DE L'EGALITE. Pour ce faire, entreprises, libéraux, indépendants n'ouvriront pas
leur porte et tous leurs salariés pourront rester chez eux.
Que pensez-vous de cette proposition ?

Selon le quotidien Libération en date du 3 mai 2002, le gouvernement s'apprêterait à privatiser partiellement les sociétés publiques d'autoroutes suivantes : la Sanef, qui gère les autoroutes du nord et de l'est, et la SAPRR (Paris-Rhin-Rhône), en ouvrant le capital de ces deux sociétés jusqu'à 49%; cette opération rapporterait à l'Etat quelque 10 milliards d'euros qui tomberaient, toujours selon les informations publiées par Libération, à point nommé pour permettre au gouvernement, dont nul n'ignore les monstrueuses difficultés budgétaires, "de désendetter ou recapitaliser ses entreprises publiques malades (Réseau Ferré de France, Charbonnages de France, Giat...)". A ce sujet, je voudrais préciser que, pour sa part, Francis Mer est partisan d'une privatisation totale alors que Gilles de Robien, ministre des Transports, milite, lui, pour le statu quo. Une fois de plus, je déplore l'absence d'unanimité libérale qui, à la longue, finira bien par décréditer toute l'action politique du gouvernement Raffarin...
Je prends donc prétexte de cette information pour faire intervenir Milton Friedman dans le débat franco-français qui s'impose à nous aujourd'hui. Car dans un article intitulé "La "troisième voie" est sans issue", daté de 1999, le prix Nobel d'économie (1976) dénonce à juste titre la tyrannie de l'immobilisme qui conduit nos élites politiques, pour des raisons souvent inavouables, à continuer froidement à ne faire les choses qu'à moitié : "Rares sont les règles permettant de renverser cette tyrannie de l'immobilisme. Il en est une claire à tout le moins : s'il faut privatiser ou élaguer une activité publique, faites-le complètement. Ne recherchez pas un compromis grâce à une privatisation partielle ou à une réduction partielle du contrôle étatique. Semblable stratégie revient tout simplement à laisser dans la place un quarteron d'adversaires déterminés qui travailleront avec diligence (et souvent avec succès) à renverser la vapeur". Je crains fort qu'après François Fillon, une fois de plus nous n'entrions de plain pied dans cette fallacieuse troisième voie.
Philippe ROBERT

Irlande : 6,3% de croissance en 2002
Alors que dans bien des pays la croissance n’est pas au rendez vous, l’Irlande fait figure d’exception. Son produit intérieur brut a progressé de plus de 6% en 2002, selon l’Office central des statistiques (OCS). La croissance du produit intérieur brut irlandais avait déjà été de 5,7% en 2001. En revanche, le produit national brut, qui ne prend pas en compte les bénéfices réalisés par des entreprises étrangères, n’a progressé que de 0,6%. Le "Tigre Celtique" devrait connaître une croissance moins forte en 2003, aux alentours de 3,25%.

 Ernest-Antoine Seillière
"Le gouvernement entame le chemin de la réforme structurelle, c'est une grande nouvelle dans notre pays". Seul bémol émis par le président du Medef: "2008, c'est pour nous trop tard, il fallait commencer tout de suite".

G10
Le ministre des Affaires sociales a pris "100 minutes pour convaincre de faire grève" le 13 mai, a estimé vendredi l'Union syndicale G10 solidaires (autonomes dont SUD), ironisant sur le titre de l'émission dont il était l'invité.

Michel Rocard
L'ancien Premier ministre socialiste a jugé vendredi sur BFM que l'allongement de la durée des cotisations retraite était "relativement inévitable", reprochant néanmoins au gouvernement Raffarin un insuffisant travail "pédagogique".

François Bayrou
Le président de l'UDF, a estimé sur France Inter qu'avec son projet sur les retraites, "le gouvernement a choisi de parer au plus pressé", ajoutant qu' "on aurait pu aller encore plus loin vers une vraie réforme" du système.

François Hollande
Le premier secrétaire du PS a estimé que le projet du gouvernement "sonne le glas du principe même de la retraite à 60 anse" et marque "la soumission du gouvernement aux recommandations du Medef".

Marie-George Buffet
Pour la secrétaire nationale du Parti communiste, il s’agit d'"un terrible recul de civilisation". "le gouvernement propose de travailler plus et de gagner moins. Avec cette politique seul le capital ramasse la mise".

Olivier Besancenot
Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a reproché au ministre des Affaires sociales d'avoir présenté "un programme de social killer" sur les retraites.

L'âge légal du départ à la retraite en Europe
Allemagne:
hommes 65 ans femmes 60
Belgique
hommes 65 ans femmes 60
Espagne
hommes 65 ans femmes 65
France
hommes 60 ans femmes 60
Italie
hommes 65 ans femmes 60
Royaume Uni
hommes 65 ans femmes 60

Le secret de la droit par Claude Reichman Editeur: François-Xavier de Guibert
livrecr.jpg (13666 octets)
A chaque alternance politique, l’électorat de droite espère. A chaque fois, il est déçu, et le plus souvent écœuré et indigné de l’attitude de ses élus qui, non contents de ne faire reculer en rien le socialisme, le confortent en en maintenant les principales dispositions, voire en les aggravant.
Diverses raisons sont invoquées pour expliquer ce comportement des politiciens de droite. On avance leur crainte des réactions syndicales et de la presse de gauche, leur manque de convictions et de courage, leur pusillanimité etc.
Or aucune de ces raisons n’est vraiment déterminante. Convaincu qu’il doit y avoir de fort puissants motifs à ce que les électeurs de droite ressentent comme une trahison permanente de leurs aspirations et de leurs idées, Claude Reichman a entrepris une enquête et une réflexion qui l’ont conduit à une découverte bouleversante, au sens le plus précis du terme. Non, affirme-t-il, les politiciens de droite ne trahissent pas leur camp par faiblesse ou par maladresse, mais de propos délibéré. C’est " le secret de la droite ", qu’il a percé à jour et dont il expose tous les tenants et aboutissants dans un ouvrage qui porte ce titre et qui sera en librairie le 10 avril prochain.
Bien des certitudes et des situations acquises vont être bousculées par ce livre, énorme pavé dans la mare qui va éclabousser la quasi-totalité des hommes et des femmes politiques de droite. On peut affirmer sans la moindre exagération qu’après la révélation du " secret de la droite ", plus rien ne sera comme avant.
Après " La face cachée du Monde ", qui fait vaciller la gauche sur son fondement, " Le secret de la droite ", en ruinant la crédibilité de la " fausse droite ", va précipiter la recomposition du paysage politique français, qui est indispensable pour rendre aux citoyens le pouvoir qui leur a été confisqué.


 

Fermer la fenêtre