Semaine du 27 mars au 2 avril 2001

Une alliance UDF-PS ?

La stratégie Bayrou commence sérieusement à se dévoiler après la perte de Lyon. Des bruits courent sur une alliance éventuelle entre le PRG, le PS et l’UDF. On a pu voir récemment sur le forum du site du PS un débat s’ébaucher autour de la question de cette alliance, histoire de tester les militants. Bayrou a fait un rêve, celui d’être à la tête d’un grand parti du centre rassemblant à Gauche comme à droite. Il pourrait ainsi faire alliance avec les uns et les autres selon la configuration politique et ainsi rester toujours au pouvoir, comme à l’image du FDP allemand. La France n’est pas l’Allemagne. Et le FDP s’est décridibilisé en acceptant les compromissions : Il ne constitue plus qu’une force d’appoint, esclave des grandes formations de droite et de gauche qui voudront bien de lui. C’est ce que Mr Bayrou propose : une UDF inféodé au parti socialiste et qui aura renié toutes ses convictions et ses valeurs pour ses seules ambitions. Il est encore temps d’arrêter cette machine opportuniste.

Lyon: Gérard Collomb ouvre la porte à une collaboration avec Raymond Barre et Michel Mercier

Le futur maire de Lyon tend la main à ses anciens adversaires. Gérard Collomb (PS) a souhaité mardi pouvoir travailler avec son rival malheureux Michel Mercier, par ailleurs président (UDF) du Conseil général du Rhône, ajoutant que ''si Raymond Barre le souhaite, il pourra continuer à rendre service à Lyon''.

Dans une interview accordée au ''Progrès de Lyon'', M. Collomb déclare également souhaiter travailler avec Anne Marie Comparini (UDF), présidente de la Région Rhône Alpes.

''Le Conseil général travaille avec tous les maires de toutes les 293 communes du département, quelle que soit leur couleur politique'', a répondu mardi Michel Mercier sur RTL. ''On continuera à jouer ce rôle'', a-t-il affirmé, qualifiant l'élection de Gérard Collomb à la mairie de Lyon de ''parfaitement légale, légitime''.

Gérard Collomb affirme par ailleurs dans le ''Progrès de Lyon'' ne pas être favorable à un audit concernant le gestion de la précédente majorité. ''Je fais confiance à la gestion de nos prédécesseurs'', explique-t-il. ''J'entends apporter aux orientations de la ville une inflexion importante, mais il ne s'agira pas d'une rupture''.

Il affirme en outre s'être entretenu dès lundi des affaires de la ville avec le maire sortant Raymond Barre. Et d'assurer qu'il adoptera l'attitude de son prédécesseur vis-à-vis des maires d'arrondissement d'opposition, ''sous réserve qu'ils soient dans la même disposition d'esprit que nous mêmes l'avons été vis-à-vis de Raymond Barre''.

Concernant la communauté urbaine, le futur maire constate qu'il ''doit manquer à la gauche six sièges'' pour atteindre la majorité absolue et affirme vouloir trouver un accord le plus large possible, dans l'intérêt général. Comme l'avait fait Raymond Barre, il souhaite ouvrir l'exécutif à l'opposition.

''Nous sommes dans dans le cadre de structures intercommunales'', souligne-t-il. ''Si nous voulons que cela fonctionnne, il faut que chaque commune s'y sente bien représentée. Si nous voulons jouer un rôle international, nous ne pouvons nous contenter d'une ville centre de 440.000 habitants''.

Alain Madelin: Philippe Séguin ''risque de compter ses amis au sein du RPR''

Le président de Démocratie Libérale, Alain Madelin, a estimé mercredi que Philippe Séguin ''risque de compter ses amis au sein du RPR'' en se portant candidat à la présidence du Conseil de Paris.

''Je ne comprends pas: Séguin nous avait assuré que s'il n'était pas maire, il ne serait pas conseiller de Paris et il semble vouloir rester'' a remarqué M. Madelin sur RTL. Le président de DL a prévenu l'ancien ministre qu'''il va prendre le risque de compter ses amis au sein du RPR''.

Par contre, pour les élections legislatives, le président de Démocratie Libérale a souhaité ''un sigle, des candidats et un projet communs''.

 

Robert Hue sourd aux appels à abandonner la tête du PCF

Robert Hue n'a pas l'intention de céder à ceux qui demandent son départ après la déroute communiste aux élections municipales. Le secrétaire national du Parti communiste explique dans ''L'Humanité'' de vendredi qu'il est ''bien décidé à aller de l'avant''.

M. Hue affirme également que le PCF se trouve ''dans la majorité, au gouvernement'' et qu'il ''n'envisage pas d'en sortir'', opposant une fin de non-recevoir à ceux de ses amis qui l'exhortent à prendre une telle décision.

''Sans les communistes, il n'y a pas de majorité de gauche'', analyse le numéro un du PCF. A ses yeux, un départ des quatre ministres et secrétaires d'Etat communistes aboutirait à une ''remise en selle de la droite'' qui ne favoriserait pas ''les réponses positives aux attentes populaires''.

Pour Robert Hue, les communistes sont les seuls à même de contrebalancer le PS, alors que les Verts ''dépendent directement du Parti socialiste, notamment en ce qui concerne leurs sièges à l'Assemblée nationale''.

Quant à la faillite du ''communisme municipal'', concrétisée par la perte de 12 villes de plus de 30.000 habitants, dont des bastions historiques comme Argenteuil ou Drancy, M. Hue l'attribue à ''une difficulté d'écoute du réel''. Et de proposer aux communistes de ''retourner sur le terrain'' par une ''série de rencontres dans les quartiers, les entreprises''.

 

Truqués! Tel furent les sondages dont les médiats nous ont abreuvé avant le premier tour des élections municipales. C'est à croire que Matignon s'était "pacsé" avec Mme Sofrès et M.Ifop! Il était bon de faire croire aux français qu'une vague rose allait deferler sur la France: on remotivait ainsi les troupes de la Gauche Plurielle et on faisait désesperer ceux de la Droite. Eh bien pour une fois le stratège Jospin s'est trompé. Pourvu que ça dure!

 

*En vertu d'une logique socialiste, plus une de leur personnalité se trouve malmenée, plus ils nous l'impose tout azimut (médias et commentaires bien veillant de ses collègues). Ainsi les Gayssot, Voynet, Guigou,Moscovici, Lang et tous les autres battus , désavoués par le suffrage universel ne quitteront pas le gouvernement, mais un battage médiatique va être orchestré pour que nous les voyons et les entendions des milliers de fois par jour et à la moindre occasion, une façon de nous faire un bras d'honneur en représailles à leur défaite. Naturellement,, si la même chose se produisait à droite, toujours dans cette même logique, la démission ne pourrait être que la sanction suprême des "affreux jojos"...

 

Lors des forums sur internet qui suivirent l'élection de George BUSH junior et des cafouiallages sur les comptages des voix, la pluspart des intervenants de sensibilité de gauche hurlaient contre cette anomalie qui faisait que le gagnant majoritaire en sièges était minoritaire en voix. Comme par hasard, je n'ai entendu aucun socialiste s'élever contre se fait tant décrié pour Bush et admis pour Delanoë. Ce qui est plus grave encore, à mon humble avis,c'est qu'aucun débatteur de la droite lors de la soirée électorale médiatique, n'a soulevé le problème. A l'inverse, que n'aurions nous pas entendu de cette gauche arrogante et méprisante ?

 

Propagande " anti-raciste " :

Encore et encore…

Gâchant l’arrivée du printemps, mais épargnant miraculeusement les maternelles, enfants et adolescents de notre pays se voient infliger du 19 au 23 mars " la semaine nationale de l’éducation contre le racisme dans les écoles, collèges et lycées ", cinq jours de propagande pseudo antiraciste Comme si cela ne suffisait pas, un " festival étudiant contre le racisme en Ile-de-France " s’est ouvert mardi à Villetaneuse, " fac du brassage et du métissage ". Fondé par le bien portant Fodé Sylla, ce raout gauchiste organisé par le président de sos racisme, Malek Boutih, et l’Unef socialo-trotskiste est un prétexte pour relayer les habituels mots d’ordre gauchistes : régularisation des clandestins, augmentation des titres de séjour, procès de la responsabilité de la France dans la torture en Algérie etc….Bien sûr cette entreprise d’auto-promotion n’attire que quelques militants crasseux et les étudiants étrangers politisés, mais elle est financée grâce à nos impôts, par le biais des généreuses subventions accordées à ces officines.

 

Les résultats des élections du 18 mars ont confirmé l’écroulement du parti communiste, révélé la montée en puissance des Verts et des extrémistes trotskistes.. Une nouvelle configuration qui ne fait pas vraiment les affaires du parti socialiste et du présidentiable Jospin, qui voit son allié communiste ébranlé, Robert Hue déstabilisé au sein de son propre parti et les appétits de l’extrême gauche anti-gouvernementale ou écologiste sérieusement décuplés. Pour une fois lucide, Alain Krivine déclarait lundi que le pc vivait une véritable " Bérézina ", qu’il "atteignait le fond et ne pourrait pas s’en remettre ". Les analystes politiques ont quant à eux judicieusement noté que l’émergence d’un vote protestataire d’ultra-gauche s’exprimant en dehors du cadre du Parti communiste, a coûté à la coalition PS-PC de nombreuses municipalités ; le report des voix trotskistes sur les candidats socialistes a été en effet désastreux. Ce fut le cas à Toulouse où malgré la fusion au second tour, les électeurs de la liste " Motivé-e-s " -12,38% au premier tour- ne se sont pas bousculés pour apporter leurs voix au socialiste François Simon. Pareillement à Blois ou les suffrages en faveur de la LCR de Krivine (8,13%), ne se sont pas reportés sur Jack Lang le 18 mars. De la même façon, le PC a perdu Argenteuil du fait du mauvais report des voix de la liste d’extrême-gauche (9,22%) ; le PS s’est aussi incliné à Saint-Brieuc avec deux listes trotskistes totalisant près de 10% des voix ; idem à Orléans où la coalition peu " orthodoxe " du Pc et de la Lcr a recueilli 13,46% des voix et fait chuter le candidat de Jospin… La LCR compte désormais plus de trente élus municipaux contre 11 en 1995, LO en totalise 33 contre 7 il y a six ans. Alain Krivine notait lundi que là où les listes trotskistes " se sont maintenus au deuxième tour, nous n’avons presque pas perdu de voix (…)quelles que soient les consignes de vote, les voix d’extrême gauche ne se reportent majoritairement pas sur la gauche, elles vont à l’abstention ". Lui même soupçonné d’être un ancien militant trotskiste du PCI, Lionel Jospin, qui se rêve désormais en Tony Blair français, a payé dimanche le recentrage de la politique économique de la majorité au pouvoir, symbolisé par la présence coup sur coup de deux " libéraux-socialistes " au poste de ministre des Finances, Dominique Strauss-Khan et Laurent Fabius, deux bêtes noires de l’ultra-gauche.

 

C’est un sondage au sujet convenu mais néanmoins intéressant dans ses résultats qui a été publié mardi dans le journal Le Parisien : " Les jeunes jugent le racisme ". Selon celui-ci, 87% des 15-24 ans estiment que le racisme est répandu dans notre pays, 52% jugent qu’il l’est aussi dans leur classe d’âge ; un échec de plus du ministère de l’Education qui multiplie pourtant depuis des années dans les établissements scolaires les manuels, les cours, les conférences et autres " initiatives pédagogiques " pour prévenir l’apparition de ce fléau chez nos chères têtes blondes… Si une majorité des jeunes sondés affirment que le " racisme et la discrimination " sont de sérieux obstacles pour les jeunes immigrés à la recherche d’un emploi (82%), ou encore d’un logement (53%), leur jugement sur les conséquences d’une immigration massive en France n’est pas non plus idyllique. Ils sont certes très nombreux à répondre à la question ambiguë et orientée selon laquelle " l’immigration est un enrichissement " (75%), mais 19% estiment qu’elle est " plutôt un risque ", et 54% pensent que " les comportements de certains peuvent parfois justifier qu’on ait à leur égard des réactions racistes ". L’exaltation constante, répétée et quasi totalitaire du melting pot entraîne 84% des garçons et 73% des filles à répondre qu’ils seraient prêts à vivre avec un(e) nord-africain(e), seuls 21% y sont opposés. Pour autant leur croyance en une " société pluri-culturelle harmonieuse et pacifiée est très minoritaire. Pour preuve, si 72% des sondés pensent que dans le futur, Français de souche et immigrés vivront ensemble en France -27% estiment que le communautarisme l’emportera- ils sont cependant 64% à penser qu’il y aura des tensions, 35% seulement estimant que cela " se passera dans la bonne entente ".

 

Les camps de concentration existaient avant la guerre, tout au moins certains. Ils étaient destinés aux opposants allemands. Rien de commun avec les camps de prisonniers. Le socialisme extrême, bolchevique ou national-socialiste (frères ennemis), repose sur la soumission de l'homme à une doctrine totalitaire. Encore une fois, nos "socialistes" sont devenus aujourd'hui des sociaux-démocrates. Même s'ils rêvent toujours de changer l'homme, ils ont abandonné une certaine contrainte, mais pas l'endoctrinement. Le collectivisme se limite à des recrutements de fonctionnaires et à l'élaboration de réglementations. La dictature a changé de nature, elle est devenue essentiellement fiscale. La droite n'arrive malheureusement pas à rompre avec le "socialisme" quand elle arrive au pouvoir, parce que les Français sont devenus "socialistes" ( entendez sociaux-démocrates) comme l'écrivait l'un d'entre nous.

 

Par la voix de Mr Paillé, l’UDF avoue avoir torpillé Millon au deuxième tour.

Le délégué général de l'UDF Dominique Paillé affirme que pour Lgyon sur laquelle l'UDF avait du tirer un trait dès le premier tour après le retrait de son candidat Michel Mercier, une "alliance contre-nature" sur "demande de Jacques Chirac lui-même" entre le RPR Jean-Michel Dubernard et Charles Millon, exclu de l'UDF en 1998 après sa réélection à la tête de Rhône-Alpes grâce au FN a eu lieu.

 

Le président de la Droite Libérale Chrétienne (DLC), Charles Millon, a réitéré lundi ses attaques contre les ''états-majors'', notamment contre l'UDF, qu'il a accusé d'avoir ''fait perdre la droite'' à Lyon.

''Si le peuple de Lyon souhaitait que Lyon soit gérée par la droite, les état-majors, en particulier l'UDF, et en particulier François Bayrou, Michel Mercier et Raymond Barre, en ont décidé autrement'', a-t-il déploré sur LCI. ''Dans les bureaux de vote où l'UDF avait à prendre position claire, il y eu des dizaines, des centaines de bulletins nuls, de votes blancs qui démontraient qu'ils préféraient installer Gérard Collomb plutôt que de voir la ville gérée par une droite unie''.

''Là où les état-majors sont en retrait, on gagne. Là où ils s'impliquent on perd'', a regretté M. Millon. ''Au premier tour, la droite a gagné à cause de moi'', mais ''au second tour, on va chercher un coupable'', a-t-il prédit, se disant ''prêt à assumer n'importe quelle responsabilité mais pas la responsabilité de ceux qui se cachent pour pouvoir faire perdre les autres''.

L'ancien ministre a de nouveau dénoncé l'UDF qui ''a fait battre la droite'', ajoutant que le président du mouvement ''François Bayrou a fait une erreur fondamentale et à Lyon, il a perdu les élections présidentielles''.

 

Millon, vaincu à Lyon, tire à boulets rouges sur l'UDF

Charles Millon a sèchement accusé l'UDF, et en particulier son président, François Bayrou, d'avoir permis la victoire de la gauche à Lyon et de s'être "trompé de combat" au second tour des élections municipales.

"L'UDF a fait perdre la droite", a déclaré l'ancien ministre de la Défense, visiblement abattu, sur LCI.

Rappelant que la droite, toutes listes confondues, était majoritaire au premier tour, Charles Millon a estimé que "les états-majors et en particulier l'UDF, et en particulier François Bayrou, Michel Mercier et Raymond Barre, en ont décidé autrement".

"Ils ont préféré installer (le candidat socialiste) Gérard Collomb que voir en réalité la ville gérée par une droite unie qui était menée par (le RPR) Jean-Michel Dubernard", a affirmé Charles Millon.

Le fondateur de la Droite libérale chrétienne, mis au ban de la classe politique en 1998 pour avoir tenté de gérer la région avec le Front national, a affirmé que l'échec de la droite dans la capitale des Gaules n'était pas lié à son retour sur le devant de la scène.

"Le leader qui avait été choisi par la droite au terme du premier tour s'appelait Jean-Michel Dubernard. C'est lui qui, hier soir, a étré battu par l'UDF d'une manière froide et volontaire", a-t-il dit.

Il a au contraire soutenu que la droite avait perdu car "on s'est trompé d'échéance". "On a cru que les présidentielles avaient commencé. On s'est trompé de bataille".

"François Bayrou a fait une erreur fondamentale. M. François Bayrou aujourd'hui, à Lyon, a perdu les élections présidentielle", a-t-il lancé.

Plus globalement, il a fustigé le rôle des états-majors politiques.

"Si plein de villes moyennes sont tombées à droite, c'est parce qu'il y a eu des femmes et des hommes qui ont dit 'merde' aux partis et qui ont dit oui au peuple", a-t-il dit.

Tout en se défendant d'avoir été le candidat de Jacques Chirac, Charles Millon a lancé une mise en garde au chef de l'Etat dans la perspective de l'élection présidentielle de 2002.

"Je dis très sincèrement à Jacques Chirac, au président de la République: qu'il prenne bien garde à la droite. Il ne gagnera pas les élections en passant de gauche à droite, du centre au milieu. Il faut maintenant un positionnement clair en politique".

 

L'élection d'un socialiste à la mairie de PARIS a été l'occasion, une fois de plus, de me prouver 3 choses:

1) Le sectarisme socialiste est une réalité, vraie . Il supporte très mal la contradiction .

2) Les GAYS sont rentrés à la mairie de notre capitale et vont la gérer pendant 6 ans, tout en étant minoritaire en voix. Merci à CHIRAC, TIBERI et SEGUIN.

3) Les Parisiens de Droite qui ont fait renter, volontairement, le loup dans la bergerie en sanctionnant les chamailleries ont comis une grave erreur dont ils se repentiront très vite, mais trop tard.

Quant à la perte de la Mairie de LYON, c'est un acte d'une imbécilité inqualifiable...!!!!! Jusqu'où ira cette bétise qui consiste à passer outre les désires des majorités, pour suivre, comme les moutons de panurge, une consigne lancée contre Millon par un Bayrou qui porte un costume trop grand pour lui. Il se veut au centre, le nombril ,soit ... Mais sait-il ce qu'il y a derrière le nombril ...?

Face à toutes ces C......j'ai du mal à contenir ma colère. Je me demande si toutes ces "personnalités" savent que depuis trop longtemps, déjà, elles font de la politique en regardant par le petit bout de la lorgnette ?

Un sombre dimanche pour les Parisiens et les Lyonnais, heureusement il y a le reste de la France et la belle vague bleue...pourvu que cela durrrrre...!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

GDG

 

Se souvient-on que, il y a deux ou trois ans, un petit écho du Figaro-Magazine faisait écho à un propos de Raymond Barre disant qu'il ne trouverait pas du tout anormal qu'après lui le maire de Lyon fût de gauche, parce qu'il fallait une alternance ?

 

Les socialistes nous répètent depuis des années que leur principal ennemi est l'extrème droite, ce en quoi je les félicite. Cependant les dirigeants du parti socialiste n'ont cessent de répéter que la droite remporte de nombreuses villes grâce au report des voix du FN et du MNR: Au lieu de féliciter l'opposition d'avoir su remettre sur le droit chemin ces électeurs, ils minorent son succès et l'accusent de s'allier avec l'extrème droite pour remporter les élections.Une fois de plus la gauche nous donne la preuve de sa mauvaise foi et de son fair play inégalable.

Timothée

 

Voici un commentaire sur l'actualité qui retiendra je l'espère votre attention

Le communisme qui périclite semble-t-il auprès des électeurs demeure pour autant, ne l'oublions pas, remarquablement implanté dans le coeur de l'Etat. On ne répétera jamais assez à quel point des syndicats tels que la CGT partout et un certain nombre d'autres syndicats chez les enseignants, personnels hospitaliers, magistrats et autres fonctionnaires des finances et des transports lui sont complètement inféodés. J'ignore si, comme on nous le dit parfois, le nombre de postes conditionne les promotions latérales et sur quel mode cela se pratique. Mais une chose est sûre, rien ne se fait au coeur de l'état qui travaille hors de la volonté ou l'assentiment de ces syndicats : affectations, promotions, mutations, et même sanctions sont du ressort quasi exclusif de commissions syndicales. La devise des fonctionnaire pourrait donc être, "Selon que vous serez syndiqués ou misérables...."pour emprunter à La Fontaine. C'est donc à le libérer d'un totalitarisme dont les fonctionnaires sont les premières victimes qu'il faut oeuvrer. Claude Allègre s'y est d'ailleurs cassé les dents. Je crois pour ma part, comme beaucoup de libéraux, que notre Etat nous est indispensable. Mais qu'il faut impérativement le dégager de cette emprise. Il faut qu'enfin on puisse le gérer, c'est-à-dire trouver une réglementation qui permette de "gérer ses ressources humaines" ou encore "sa qualité", comme cela se pratique dans le privé, en tenant compte des besoins, des compétences et des résultats. Cela devrait pouvoir se faire, sans pour autant tomber dans un thatchérisme catastrophiste inimaginable d'ailleurs chez nous. Bien à vous AA courrier électronique

Milices albanaises : La mise en garde du patriarche Pavle

L’embrasement de la Macédoine, victime des milices musulmanes albanaises de l’UCK, légitime à posteriori le combat mené par les Serbes au Kosovo pour éradiquer un danger qui menace désormais de déstabiliser tous les Balkans. Le patriarche orthodoxe serbe Pavle a appelé mercredi la communauté internationale à stopper " le mal du terrorisme albanais ". Il a évoqué les 250 000 Serbes et non albanophones expulsés depuis 1999 de la province du Kosovo sous la pression des milices terroristes, les 1000 Serbes qui y ont été tués, mais aussi les exactions de ces extrémistes dans le sud de la Serbie et en Macédoine. Dans cette lettre adressée au Secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, aux présidents des Etats-Unis, de la France, de Russie et d’autres pays occidentaux, le patriarche Pavle a en outre estimé que la mission de l’Onu au Kosovo (MINUK) " n’avait pas fait son devoir " et que cette province, berceau de la foi orthodoxe serbe, était devenue " sous la protection de l’Onu, un centre d’exportation du terrorisme ".

 

Madame Aubry à LILLE est médiocrement élue à la tête de cette mairie grâce à la triangulaire imposée par l'extrème droite, aucune vierge aucun puceau de gauche s'en est offusqué...Ca c'est, normal ,c'est à gauche...

Jackkkkk Lang est battu à Blois c'est à cause des voix de l'extrème droite recyclées par le candidat vainqueur. Même sornette à Strasbourg et partout où les électeurs les ont dégagés en touche. C'est un peu fort de bouchon...

qu'ils ont la défaite amère...! Eux aussi comme BAYROU ils se prennent pour le nombril du monde et doivent être convaincus qu'ils sont les maîtres inamovibles de la France, que sans eux la terre s'arrêtera de tourner...

les pauvres .......!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

C'est mon coup de gueule ,ça déffoule....

GDG

 

La France, soutenue par l'Allemagne, refuse que l'UE accélère leur libéralisation.

La France refusera de soutenir, dans sa forme actuelle, le nouveau projet de directive européenne visant à accélérer l'ouverture des marchés du gaz et de l'électricité, tel que la Commission de Bruxelles le présentera aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne au sommet de Stockholm qui débute aujourd'hui. Paris privilégie une " libéralisation maîtrisée ".

 

La petite-fille de Mitterrand bientôt entendue

Une bergerie au coeur des Landes gardée en permanence par un peloton de 25 gendarmes mobiles... La planque idéale. Christophe da Silva, 21 ans, avait caché là, dans l'enceinte même de Latche, la propriété de l'ancien chef de l'Etat François Mitterrand, 1 kilo de résine de cannabis et une somme d'argent assez importante. Le jeune homme, mécanicien, résidait dans une habitation distincte de celle de l'ancien président avec Justine, 20 ans, fille cadette de Gilbert Mitterrand, député-maire socialiste de Libourne (Gironde). Le courrier de Christophe da Silva était adressé à Latche, " chez Mme Mitterrand ".

Le jeune homme figurait ainsi sur la liste très fermée des intimes de la famille qui entrent et sortent de la propriété en toute liberté, toujours salué avec grand respect par les forces de l'ordre. Christophe da Silva et Justine Mitterrand, lycéenne à Orthez la semaine, se voyaient le week-end.

L'idylle s'est terminée le 13 mars, lorsque le juge d'instruction de Dax, Alain Gaudino, décrit par son entourage comme un magistrat très indépendant, souvent en butte avec le parquet, a perquisitionné dans l'enceinte de Latche et découvert ce que l'on sait. Christophe da Silva a été mis en examen et écroué avec cinq autres personnes. Justine Mitterrand doit être entendue dans les jours prochains par les enquêteurs

 

La Grande-Bretagne a moins d'un million de chômeurs

Pour la première fois depuis 1975, le nombre de demandeurs d'emploi s'établit à 996 200. Soit une baisse de 10 600 chômeurs en février . L'indicateur ressort comme en janvier à 3,4%. Par ailleurs, le salaire moyen a progressé de 4,4% en glissement annuel.

Avons nous été informé de la réforme de l'impôt sur le revenu opérée par Wladimir Poutine ?

Je ne le pense pas; aussi je vous livre l'info, à nous tous qui subissons un impôt sur le revenu redistributif, selon la logique socialiste à la française :

"La réforme fiscale russe est un chef-d'oeuvre : en fixant à 13 % un taux d'imposition égal pour tous sur les revenus, elle allège les impôts des plus fortunés, ôte à l'évasion fiscale sa raison d'être, incite au rapatriement des capitaux exportés illégalement dans les années Eltsine, et favorise les rentrées fiscales."

(Source : CRC, 10260 St Parres-lès-Vaudes, bulletin mars 2001)

Les Russes devraient ainsi figurer parmi les contribuables les moins taxés de la planète.

 

Le totalitarisme de gauche

S'il est un "drame" qu'il nous faut résoudre, celui de la "droite nationale" : une grande partie de l'opinion est encore complètement inféodée aux idées de gauche, celles, intolérantes et sectaires, qui mettent dans le même sac une petite poignée d'extrêmistes vindicatifs et une majorité de citoyens excédés par une déroute sociétale dont ils sont d'abord les victimes. Victimes simplement excédées par le désordre qui règne dans leurs rues et dans leurs immeubles, l'incurie des autorités face à des situations de non-droit, la violence permanente dont elles font l'objet, ainsi que leurs enfants, forcés qu'elles sont de cotoyer sans cesse un nombre croissant d'étrangers qui ne connaissent le plus souvent rien de leur langue, de leurs coutumes, qui bénéficient souvent d'avantages auxquels ils ne peuvent eux-même prétendre et au milieu desquels, en nombre décroissant, ils se sentent isolés et perdus. Ces gens-là se reconnaissent dans une droite nationale que l'on s'accorde, à gauche comme à droite à traiter d'extrémiste parce qu'elle revendique le plus souvent pour les ressortissants français une priorité aux valeurs qui sont celles des français. Des valeurs de droit, de justice, d'égalité et de sécurité. La "gauche socialiste" elle-même prétend-t-elle traiter d'autres thèmes ?

Pour autant il n'est pas acceptable que l'on qualifie de fascisme, et de façon quasi systématique, tout ce qui ne ressortit pas de l"angélisme" ambiant. Est volontiers traité de "fasciste" dans ce pays tout ce qui n'est pas à gauche (ou au centre droit). C'est tout de même intolérable ! La réaction quasi viscérale d'un lecteur du Monde vis-à-vis du Figaro est de ce point de vue consternante. J'avoue faire partie de ces anciens fidèles qui, un jour effarés par l'attitude devenue partisane et discriminatoire de ce qui fut longtemps considéré dans les facultés comme "Le journal de référence", lâchèrent Le Monde pour le Figaro, que je découvris un journal objectif et honnête et apprécie comme tel.

Les "gens de gauche" ont cette admirable aptitude à condamner sans appel tout ce qui ne pense pas comme eux. Atteints à cet égard d'un véritable psittacisme, ils ne voient dans l'opposition de droite (à l'exclusion du centre mou) que les foudres d'un enfer fasciste et, en matière d'élections, l'origine de tous leurs malheurs. Il n'est que de voir l'attitude de Mme Guigou défaite en Avignon : elle aurait perdu à cause de l'extrême droite ? Fi donc, elle n'a perdu qu'à cause d'elle-même !

Quant à la cabale qui a défait M. Millon, il faut espérer que c'est à la Droite qu'elle fera d'abord honte. Ce n'est pas en lâchant les plus fidèles des siens qu'elle obtiendra victoire. Mais le malheur de la droite est qu'elle ne peut durablement s'unir. Il y a chez elle autant d'intolérance qu'en face. On l'a vu à Paris et à Lyon, qu'elle a perdus.

La route sera longue, pour changer de cap, et de projets....

A.A.

Semaine du 19 mars au 26 mars 2001

Municipales: Raymond Forni dénonce les ''procédures honteuses'' et les ''alliances contre-nature'' à droite
Le président de l'Assemblée nationale Raymond Forni a dénoncé jeudi les ''procédures honteuses'' et les ''alliances contre-nature'' conclues à droite en vue du second tour des élections municipales, notamment à Lyon et à Paris.
''La droite présente un visage assez pitoyable depuis lundi matin'', a-t-il estimé sur LCI.
Selon lui, ''ça donne une image pitoyable de la politique à droite, alors que du côté de la gauche tout ça se passe dans une grande clarté''.
Raymond Forni, avec de tel propos abjects et intolérants, n’est décidément pas digne d’être président de l’Assemblée Nationale.

A. Madelin : que M. Védrine condamne les violations des droits de l'homme en Afghatnistan
28 février 2001

Alain Madelin a souhaité que le ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine "condamne" le régime afghan "pour les violations constantes des droits les plus élémentaires de l'homme et non pour cause de destruction de patrimoine".
"Au nom de la morale et afin que la France puisse continuer à être le pays des Droits de l'Homme, nous attendons de vous que vous montriez autant de vigueur à dénoncer le sort des femmes afghanes que pour protester contre celui des statues de Bamyan", dit M. Madelin dans une lettre à M. Védrine.
La France a appelé mardi les responsables taliban du pouvoir à Kaboul à ne pas détruire les statues anciennes en Afghanistan. Le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères a déclaré que "l'annonce par le chef des talibans, le mollah Omar, d'une destruction de toutes les statues de pré-islamiques d'Afghanistan est consternante".

Nouvelle économie : l'Europe en retard selon l'UNICE
Avant le sommet de Stockholm, l'UNICE, dans un rapport sur "la nouvelle économie", stigmatise le retard pris par l'Union européenne par rapport aux Etats-Unis et au Japon.
En présentant, un rapport sur "la nouvelle économie", l'UNICE, groupement des confédérations nationales d'employeurs, s'emploie chiffres à l'appui, à démontrer le retard qu'accuse l'Union européene face à ses deux grands rivaux que sont les Etats-Unis et le Japon.
Ainsi, les USA consacrent 8,6% de leur PIB aux technologies de l'information et de la consultation contre 6,1% en Europe, avec cependant quelques disparités : les pays du nord étant très en avance alors que ceux du sud accusent un retard important. L'environnement de l'UE, estime le rapport, est moins propice au développement des nouvelles entreprises notamment au niveau du capital-risque pour lequel les sommes investies ne représentent que 15% des sommes engagées outre-atlantique. Enfin si on dénombre aux USA 52 ordinateurs pour 100 habitants l'Europe n'en compte que 25 !

La Banque centrale européenne (BCE) a émis le voeu d'être partie prenante, avec le Parlement européen, dans un futur dispositif de surveillance des marchés financiers; l'harmonisation (c'est-à-dire l'uniformisation) de l'espace européen est donc plus que jamais à l'ordre du jour. A tant faire, l'Europe risque de ne jamais se remettre de la folle dépense d'énergie centralisatrice à laquelle se livrent nos élites européennes; car ces dernières, par exemple, refusent contre toute raison de concevoir que les excès engendrés par la PAC, qui se traduisent aujourd'hui par un délire d'ESB et de fièvre aphteuse, relèvent directement de la volonté des sociaux-démocrates de faire de l'Europe un super Etat qui, par nature, n'aura de cesse de se placer lui-même au-dessus des lois.
P. ROBERT

Eloge de l’inceste !

La relecture du Grand Bazar (1975) de Cohn-Bendit inspire une indignation légitime. Mais que penser d’Une érotique puérile, un libre publié en 1978 aux éditions Galilée par le professeur Schérer :
" L’inceste n’est pas dangereux pour une société dont les assises ne sont plus les formes de parentés (...). Il pourrait même y avoir une politique de l’inceste obligatoire, qui fixerait l’enfant dans ses débordements e ses tentatives d’évasion au sein du cadre familial servant essentiellement de transmission aux stéréotypes sociaux : habituer l’enfant dès sa naissance à la norme sexuelle par le moyen d’un inceste clarifié et rationalisé, en fixation hétérosexuelle sur l’un des membres du couple modèle, mère ou père. Ce serait dans la ligne d’une éducation sexuelle conséquente. "
C’est une constante, chez les héritiers de 68, de dissimuler sous la libération sexuelle leur haine viscérale de la famille, toujours présentée comme vichyssoise et ringarde.

A propos des élections municipales

Avec la défaite de M. Lang, c'est la "génération Mitterrand" qui subit un revers, a déclaré M. d'Aubert. Mais "la soi-disant nouvelle génération n'a pas fait mieux", a-t-il ajouté, en évoquant les défaites de Mmes Voynet et Guigou, ou de M. Gayssot.

Robert Hue, secrétaire national du PCF, a déclaré qu'"il ne faut pas tourner autour du pot: c'est une mauvaise soirée pour la gauche dont le recul est incontestable".

La ministre de l'Emploi et de la Solidarité Elisabeth Guigou, très affectée par sa défaite à Avignon, et le ministre de l'Education nationale Jack Lang, battu à Blois, ont fait des diagnostics voisins.
Les électeurs privilégient "la proximité et la dispobilité constante de leur maire", a expliqué Mme Guigou; "on ne peut être au four et au moulin", a déclaré M. Lang, "cela donne pleinement raison au Premier ministre, qui s'est opposé au cumul des mandats".
Alors pourquoi se sont ils présentés aux élections municipales ?
Les deux ministres ont également évoqué le poids du vote d'extrême droite dans le scrutin, Mme Guigou reprochant au RPR et au RPF d’avoir organisé, en connivence avec le Front national, le recyclage électoral de l'extrême-droite".
Paroles révélatrices de socialistes qui se disent démocrates...

LILLE Martine Aubry élue grâce au Front National !
L'ex-ministre Martine Aubry est élue maire de Lille avec 49,5% des voix, devant le candidat RPR-UDF Christian Decocq (37,5%) et le candidat du Front national, Philippe Bernard (12,8%), dont le maintien au second tour des municipales avait provoqué une triangulaire.
En totalisant les scores de la droite, Martine Aubry n’obtient même pas la majorité absolue et a été élue grâce au maintien du Front National. Quelle honte pour l’ex ministre star du gouvernement. Autant dire que sans la fusion avec Lomme, Martine Aubry perdait.

Martine Aubry: les résultats ne ''sont pas à la hauteur de ce qu'on pouvait attendre''
Martine Aubry, élue dimanche soir à Lille, a reconnu que les résultats de la gauche au second tour des municipales n'étaient ''à la hauteur de ce que l'on pouvait attendre''.
''Sans doute que les Français souhaitent que nous reprenions un débat avec eux''.
C’est le moins que l’on puisse dire...

LYON

Les listes de Charles Millon ont obtenu 21 sièges de conseillers contre 10 à celles de la droite parlementaire UDF/RPR/DL/RPF menées par Jean-Michel Dubernard.

Déclaration de Gérard Collomb, le nouveau maire de Lyon
"Nous étions (...) devant un choix de société et Lyon n'a pas voulu de la droite extrême. Nous avons au cours de cette semaine rencontré de très nombreux soutiens, et cette victoire, c'est certes la victoire de la gauche plurielle, mais c'est plus largement la victoire de l'ensemble des démocrates de la ville de Lyon", a estimé M. Collomb.
Il est proprement scandaleux d’assimiler la liste, le programme et les électeurs qui ont voté pour Charles Millon à la droite extrême

Il n’y a d’ailleurs rien d’étonnant à ce qu’il dédie sa victoire à l’ensemble des soi disant démocrates à Lyon, après la trahison de l’UDF...

Lyon, l’UDF a trahi

Alors que M. Dubernard affichait une grande tristesse, M. Millon a dénoncé dimanche "les ambiguïtés de Raymond Barre et le refus de la fusion des listes" à droite, qui, selon lui, ont conduit à la victoire de la gauche à Lyon.
En effet, Charles Millon, vainqueur incontesté du 1er et 2nd tour, a du faire face à l’ingérence des chefs de parti qui ont essayé d’organiser le 3ième tour avant même que la victoire ne soit acquise. Les état-majors parisiens, après avoir empêché la fusion des listes, qui seules pouvait permettre la victoire, ont en fait organisé la défaite.
Charles Millon n’a d’ailleurs pas hésité à mettre nommément en cause François Bayrou, Michel Mercier et Anne-Marie Comparini, qui ont tout fait pour faire perdre la droite.

La preuve de la trahison par les faits :

D’après les estimations du Figaro, une important fraction (de l’ordre de 15%) des électeurs de l’UDF et du RPR, se sont abstenu ou ont voté blanc ou nul plutôt que de choisir Dubernard. Ce fut encore pire dans l’autre sens puisque ce sont alors environ 30% des électeurs du RPR et de l’UDF qui ont fait défaut à Charles Million.
Voici l’explication toute simple de la victoire de la gauche à Lyon

A Lyon comme à Paris, la gauche reste minoritaire en voix
Le candidat RPR Jean-Michel Dubernard, battu dimanche soir au second tour des municipales à Lyon par le socialiste Gérard Collomb, a souligné que ''dimanche prochain, la gauche va entrer à l'hôtel de ville alors qu'elle reste minoritaire en voix sur l'ensemble de la ville''.

La gauche a évité la correction de très peu, dimanche dernier
Le parti communiste s’est complètement effondré en France. Les communistes ont perdu les dernières grandes villes en France. Avec la perte de Nîme, Tarbes, Evreux, La Seyne, Sète, Dieppe, La Ciotat, Lanester, Saint-Claude sans parler d’Argenteuil.
Le début de la fin du communisme a enfin commencé en France, il était temps !

D’illustre ministre de Jospin se sont pris des claques aux municipales, à quand leurs démissions ?
Mmes Voynet, Guigou, MM. Gayssot, Lang, Moscovici ont tous perdu...

La droite remporte de peu le grand chelem

Malgré Paris et Lyon, la droite a remporté plus d’une 40ène de villes majeurs en France contre 9 villes pour la gauche.
Lionel Jospin va pouvoir méditer longtemps ces résultats pour le moins désastreux. Surtout que Paris et Lyon ont été gagné par défaut par la gauche, grâce à la bêtise et à l’irresponsabilité des dirigeants de droite.


A contrario, le FN et le MNR conservent leurs bastions avec Marignane et Vitrolles pour le MNR et Orange, conservé dès le 1er tour pour le FN.

Alors que la vague bleue (longtemps cachée par les sondages) déferle
sur les régions, Paris et Lyon basculent à gauche.
Quatre remarques:
*Là où les candidats sont locaux choisis par les instances locales, là où les états-majors parisiens ont été absents, la droite conserve et gagne des villes.
*En revanche à Lyon et Paris où les enjeux étaient nationaux et les états-majors très impliqués, on reste confondu par les résultats. Et si ces candidats correspondaient vraiment aux souhaits de leurs
électeurs?
*L'union est un élément important de victoire au second tour mais ne peut tout résoudre (cf Lyon)
*Une seule bonne nouvelle, le déclin inéluctable et qui s'accélère du PC.Le cadavre bouge de moins en moins et c'est une grande satisfaction.
ASC

Au lendemain des élections municipales, deux observations reviennent systématiquement dans les commentaires des "experts" et autres politologues officiels :
1/ Lorsque la droite perd des élections, c'est parce que les français ne veulent pas d'une politique de droite ; lorsque la gauche perd des élections, c'est parce que le gouvernement n'a pas gouverné suffisamment à gauche. ( En conclusion - d'après les journalistes politiques qui ne sont que de simples observateurs "neutres" ! - dans tous les cas, les français ne veulent pas de la droite).
2/ Lorsque le FN est fort, la droite est soupçonnée de tracter avec l'extrême-droite et d'entonner ses thèmes favoris ; lorsque le FN est au plus bas, la droite est souçonnée de récupérer ses électeurs. (En conclusion, la droite est toujours soupçonnée donc illégitime aux yeux de ceux qui commentent l'actualité ! Mais quand les communistes perdent leurs bastions traditionnels, la droite a bien récupéré des voix d'électeurs qui votaient par le passé pour des communistes, notamment dans les quartiers populaires. Ce ne sont pas les partis qui votent, ni les sondages, mais bien les électeurs).
JL Caccomo

Paris et Lyon perdues, des dizaines de villes de province gagnées par des équipes locales, qui ont plus ou moins refusé l'aide des pseudo ténors de la droite.
Incontestablement, les électeurs et électrices de droite donnent une nouvelle leçon aux hiérarques des partis de l'opposition.
Quand vont-ils comprendre que copier une gauche dogmatique et renier leurs propres idéaux vont les laisser de plus en plus seul.

S'ils pouvaient écouter ce message d'espoir, le peuple de droite pense mieux qu'eux, le libéralisme et la solidarité ne leur font pas peur et ils savent pratiquer les 2, dans leurs actes quotidiens.
L'Humanisme Libéral est une valeur sure et un idéal sain, alors Mesdames, Messieurs Les Dirigeants un peu de courage!

HG VRILLAUD

Selon J.Lang ( France Inter de 13H, Le 19 mars 01 ) il a perdu à cause de la collusion entre la Droite Républicaine et l'extrême droite, cela lui donne bonne conscience.
Et l'intelligence des habitants de Blois qui n'ont pas apprécié ses atermoiements et sa pseudo candidature sur Paris acheté par un portefeuille ministériel et son retour à Blois... Faute de grive on se contente de merle.
Blois a compris et a naturellement sanctionné le plus politicien des hommes politique du PS.
Mais cette analyse ne doit pas être politiquement correct.
HG VRILLAUD


Finalement, qu'importe la perte de Paris et de Lyon, derniers avatars de la droite la plus bête du monde ! Car ce qu'il faut voir avant tout, c'est le réveil spectaculaire d'une France de droite qui exige de ceux qu'elle a aujourd'hui élus qu'ils brisent avec une époque définitivement révolue; c'est aussi la formidable demande d'une nouvelle façon de faire de la politique dont le souci premier sera d'instaurer la démocratie de confiance : confiance du citoyen dans un Etat refondé et, en retour, confiance de l'Etat dans le citoyen et dans sa capacité à faire preuve d'innovation et de responsabilité; il s'agit donc bien d'installer enfin le principe de subsidiarité dans un pays qui n'a jamais rien connu d'autre que la loi sans partage de l'Etat absolu.
P Robert


Semaine du 12 mars au 18 mars 2001

La perfidie de Gérard Collomb
Revenu de sa déception, le candidat de la gauche plurielle n’a pu que constater que la division de la droite ne l’a pas servi. L’autoroute qui s’ouvrait à lui vient de se refermer brutalement. Après avoir reconnu la valeur et les qualités combatives de Charles Millon avant le premier tour, voilà qu’il retourne sa veste. Avec une perfidie sans égale, il ressort l’affaire des régionales de 1998 qu’il pense utiliser à son profit.
Dans un premier temps il lance l’idée d’un front républicain contre Millon rapidement mis en échec par l’alliance UDF-RPR-DL et DVD. Il se raccroche alors à un discours mitterandien : "  il l'a dit lui-même [parlant de Millon] n'a jamais changé d'idées politiques: il est sur une politique de la droite de la droite''. S’il ''devait être à Lyon dans une position majoritaire, cette ville dériverait très très loin à droite''. ''Ce n'est pas ce que veulent les Lyonnais, (qui) rêvent plutôt de Barcelone que de Vitrolles'' selon lui. Il tente ainsi de faire de la morale aux lyonnais en leur rappelant leur attachement au centre droit. Par de telles déclarations Mr Collomb a pris le risque d’agacer l’électorat lyonnais et fait semblant d’oublier que Mr Millon a fait une grande partie de sa carrière politique à l’UDF...
Il poursuit son discours en essayant de ratisser vers les mécontents de l’UDF qui seraient déçu de la tournure de l’alliance à droite.
Pauvre Mr Collomb, cela fait la quatrième fois qu’il se présente aux élections municipales de Lyon sans avoir décroché le fauteuil de maire. Le voilà une nouvelle fois en train de tenter de brouiller les cartes lamentablement pour gagner quelques voix.


Martine Aubry ravale sa rage.

Persuadée de remporter les élections dès le premier tour avec une confortable avance avec la fusion de la ville de Lomme, elle cache mal son dépit. Elle ne fait que 34.18 % pour son premier tour, la contraignant à négocier avec les Verts qui ont fait un bon score avec 15 % des votants.
Elle justifie son échec " par un excès de confiance des électeurs ". " Culottée la mère Aubry " !


Le parachutage ministériel capote :

Défaite humiliante pour les collaborateurs du Premier Ministre.
Le cumul des mandats maire/ministre en fonction semble très mal perçu dans l’ensemble par les électeurs avec notamment l’échec de Jean-Claude Gayssot à Bèziers, Elisabeth Guigou à Avignon, Pierre Moscovici à Montbéliard et Dominique Voynet à Dôle.

XVIIIeme : Seguin n’a pas convaincu
le candidat RPR-UDF-DL à la mairie de Paris Philippe Séguin: ne fait qu’un malheureux 19.18 % face au maire sortant et ministre Daniel Vaillant à plus de 36%.

Veme : Tiberi crée la surprise.
Jean Tiberi à la dent dure, il est largement en tête dans son fief avec 40.07% des voix distançant tous ses rivaux, socialistes (27.08 %) et accordant une défaite humiliante à la liste séguiniste qui ne pourra se maintenir au second tour.

Tiberi lance un ultimatum à Seguin en faveur de l’union :
''Je demande qu'avant 17h ce soir cette proposition soit examinée et qu'on ait une réponse qui, j'espère, sera positive'', Un appel lancé directement ''à tous les candidats, aux têtes de liste de chaque arrondissement de Paris''.


Audit de la SNCF:

des dysfonctionnements majeurs

Publiés dans la vie du rail du 24 février, des extraits des conclusions de l'expert nommé par Louis Gallois le PDG de la SNCF:
"(...) Le nombre de trains supprimés depuis le début de l'année pour défaut d'agents s'élève à 312 fin novembre, en progression de 117 % par rapport à 1999 (...). Un important renouvellement de personnels, tant dans les postes de dirigeants que dans des postes de maîtrise  et d'encadrement, sous l'effet conjugué de l'application des 35 heures et des départs en retraite des tranches d'âge des années de baby-boom, fait qu'il n'est plus rare aujourd'hui de voir constituées des équipes opérationnelles dont l'ancienneté moyenne dans le poste est inférieure à un an. " "(...) Le matériel moteur utilisé pour la remorque des trains transiliens n'a aucunement été conçu pour réaliser le service qui lui est demandé. Sa technologie de commande n'est pas du tout adaptée aux séquences répétées d'accélération et de freinage imposées par les multiples arrêts rapprochés d'un réseau périurbain.

L'Inde sur la voie de la libéralisation économique.
Le Ministre des finances indien, Mr Sinha, a annoncé une réduction du déficit   budgétaire et une croissance de 6.5 % ainsi qu'une accélération des réformes et des privatisations.
On devrait demander à l'Inde d'échanger Mr Fabius contre Mr Sinha...

Cumul des mandats : un gouvernement qui ne tient pas ses promesses
29 des 34 membres du gouvernement sont  candidats aux scrutins des municipales et / ou cantonales.
Ce tableau est symptomatique du "je m'en foutisme" des hommes politiques pour l'intérêt général qui s'intéressent d'abord à leur carrière personnelle. On imagine bien que pour combler l'absentéïsme de nos chers ministres se sont les secrétaires d'Etat qui occupent le sièges du ministre et en leur nom.


Jean Tiberi dit non au "suicide" de la droite
Pour lui il ne faut pas être "plus bête que la gauche". Il faut  accepter l'union pour le second tour des municipales, sinon c'est un "suicide collectif".    Il ajoute que seule l'union peut éviter que Paris bascule à gauche. Le retrait ou le désistement, est sans issue pour la droite. "Si les électeurs qui ont voté pour l'une ou l'autre des listes de droite au premier tour ne se retrouvent pas au second, ils ne voteront pas", (Reuters)
"Retrait ou désistement, le combat est perdu d'avance, c'est mathématiquement établi".
Espérons que ces paroles seront bien entendues par l'ensemble des candidats de droite sur l'ensemble du territoire.

Mais où est donc passé la vague rose ?
Annoncée en fanfare par l’AFP qui se réjouissait d’une triple victoire Paris-Lyon-Toulouse. Elle n’a pas eu lieu. Il a fallu donc changer les titres par un malheureux " Pas de ''vague rose'' aux municipales "avec comme commentaire " La gauche est bien partie pour l'emporter à Paris mais ne devrait pas enregistrer ''une vague rose'' au niveau national. Tel est le principal enseignement du premier tour des élections municipales de dimanche, selon les premières estimations. "(AP). Effectivement, les estimations du ministère de l’intérieur confirme une avance de la droite sur l’ensemble du territoire avec 47 % contre 45 % pour la gauche.

Le Front Républicain, la dernière chance de Collomb
Comme par hasard, Gérard Collomb, depuis que Charles Millon, contrairement a ses attentes, représente un danger pour lui, sort de son chapeau l'épisode des régionales de 1998. Il assimile Charles Millon et ses collistiers à des fascistes qu'ils faudraient éliminer par tous les moyens.

Patrick Devedjian mouche la gauche à propos de l’affaire Millon sur France Info
A propos de l’alliance entre Millon et le FN, le porte parole du RPR souligne sur France Info : "'On en parle plus, mais c'est beaucoup moins grave que d'avoir soutenu Staline ou Brejnev ou d'avoir considéré que le bilan de l'URSS était globalement positif, comme Robert Hue ". Il ajoute que Charles Millon ''n'a justifié la mort de personne, lui; il n'a pas défendu les Khmers rouges, lui; il ne défend pas Castro, lui'', alors que ''la gauche est alliée avec des gens qui font ça''. On ne peut que souhaiter que d’autres personnalités de droite fassent ce type de remarque plus souvent.


''Je serai le prochain maire de Lyon " Charles Millon sur Europe 1

"Je serai le prochain maire de Lyon parce que j'ai engagé une dynamique il y a un an avec les Lyonnais, pour les Lyonnais".
''Je n'ai personnellement pas demandé à Michel Mercier (tête de liste RPR-UDF-DL) de se retirer. Je lui demande de rester car, dans un match, on ne part pas à la mi-temps'', a ajouté le candidat de la Droite libérale chrétienne. ''le retrait, c'est la chronique d'une défaite annoncée''. ''La droite peut gagner Lyon'', a-t-il estimé. ''Il n'y a qu'une seule solution pour que la droite puisse gagner Lyon, c'est la fusion des listes''.
Il ne se retirera pas car il estime qu’il est du " devoir d'écouter les Lyonnais qui à 80% veulent la fusion". "L'espoir a changé de camp. La droite et le centre peuvent encore diriger Lyon".

Madelin et Giscard d'Estaing pour la fusion à Lyon

L’ancien président de la République appelle les deux principales têtes Mercier et Millon à fusionner leur liste dans un communiqué du 12 mars. La fusion des listes doit se faire "selon la règle de la simple alternance", de manière à éviter "querelles et privilèges". "Quant à l'élection du futur maire, il paraît sage, pour éviter les manoeuvres des adversaires, de décider que le choix du candidat à la mairie sera effectué, à bulletins secrets, par tous les conseillers élus sur les listes fusionnées", écrit-il.

Alain Madelin de passage à Lyon peu avant le premier tour, mercredi a rencontré successivement Michel Mercier et Charles Million en appelant à une entente au second tour sans se prononcer sur les moyens
qui sont "l'affaire des Lyonnais".
"Je soutiens clairement mon ami Michel Mercier et je lui fait confiance pour trouver les voies de l'entente la plus large qui permette de retrouver tout le monde dans une ambition pour Lyon", a déclaré Alain Madelin.
"Après une compétition loyale au premier tour", entre "deux listes qui ont chacune leur légitimité", il "appartient à Michel Mercier et Charles Millon de se retrouver autour d'une même ambition pour Lyon au second tour", a-t-il
rappelé, soulignant que M. Millon était un "vieil ami".
D’autres part il déclare que la situation lyonnaise est "totalement différente" de celle de Paris. "Ici, il y a une droite qui veut gagner", a-t-il dit, alors qu'à Paris, il y a "envie de changement, de tourner une page d'un système".

Considérant que le gouvernement les traite par-dessus la jambe, les fonctionnaires ont décidé de faire grève le 22 mars prochain.
Or depuis 1997, les dépenses de la Fonction publique ont augmenté de 11,50% et repésentent désormais 70% de la hausse des dépenses publiques ! Sous les socialistes, ce sont 680 milliards de francs, soit 42,5% du budget de la France, qui sont prélevés sur la richesse nationale pour assurer le train de vie de l'Etat. En revanche, une telle inflation n'est suivie d'aucun investissement réel et moins encore de réformes; car le gouvernement Jospin ne s'apprête-t-il pas à créer 11.000 nouveaux emplois et à remplacer, poste par poste, les 60.000 fonctionnaires partant à la retraite ? Nous ne parviendrons jamais à fonder une authentique ambition pour la France si nous ne cessons pas, une fois pour toutes, de nous adonner au culte de la régression.
Ph. Robert


Semaine du 05 mars au 11 mars 2001                                                                             
Municipales de Paris : l’AFP en rajoute quelques couches
L’AFP dont l’orientation politique est bien connue a déclaré dans une dépêche du 28 février à propos du face à face Delanoë - Seguin sur Canal + :
" Elle doit permettre aux deux candidats d'exposer leurs idées déjà largement connues [! ? !] sur des thèmes comme la sécurité, principale préoccupation des Parisiens, l'environnement ou le budget de la capitale ".
Les médias n’ont jamais laissé les candidats s’exprimer sur leur programme électoral et n’ont parlé que des divisions de la droite ou ramené le débat à l’homosexualité.  Il ne le fallait à aucun prix.
L’AFP poursuit : " Mais, sauf lourde bévue médiatique de M. Delanoë, elle ne devrait pas permettre de retourner une situation que les derniers sondages donnent en défaveur de M. Séguin ". Depuis quand les sondages dictent les votes des électeurs ? D’autant plus que 43% des électeurs parisiens n’ont pas encore choisi pour qui voter.
"Dans les démocraties avancées, les débats ne changent pas le vote des gens, ce qui est assez sain, puisque cela montre que les citoyens ont leur opinion", commentait mercredi le publicitaire Jacques Seguela dans un journal parisien. Mr Seguela essaye de se rassurer et rassurer son camp, en pensant que tous les citoyens ont une opinion précise de ce qu’ils vont voter. Peut être pense-t-il avoir fait du bon travail de matraquage , pour inciter tous les parisiens à voter selon les vues imposées par les médias : c’est à dire A GAUCHE !
Pourtant l’institut de sondage IPSOS déclare "Les sondeurs hésitent à risquer un pronostic pour la gauche à Paris".
Avec l’AFP pas la peine de se déplacer pour voter, la Gauche a déjà gagné !

Lionel Jospin, poursuivi par la vache folle, est déclaré persona non grata en divers points du territoire français par des éleveurs exaspérés; sous de mauvais prétextes, le premier ministre a donc ainsi évité d'aller soutenir Dominique Voynet, à Dôle, et Gérard Lindeperg, à St Etienne, où il risquait de recevoir un accueil plus que mouvementé... Il est de notoriété publique que Jospin a décidé de briguer la présidence de la République en 2002; en principe, cette charge suprême exige de celui qui y accède qu'il manifestât des qualités d'homme d'Etat. Toute la question est donc de savoir si le premier ministre, en refusant ainsi d'assumer ses responsabilités publiques, mérite en toute certitude d'être distingué du titre aussi rare que prestigieux d'homme d'Etat.
Ph ROBERT

La croissance des années 1999 et 2000 a été officiellement arrêtée par l'INSEE à 3,2%; tout porte donc à penser que la France est engagée dans un cercle vertueux dont Laurent Fabius, ministre de l'Economie et des Finances, promet déjà qu'il sera durable. Mais un tel optimisme doit être tempéré dès lors que l'Etat socialiste, bénéficiant pourtant d'une conjoncture exceptionnelle, récuse systématiquement les réformes structurelles qui moderniseraient enfin notre pays; car la France est désormais bien seule, parmi les nations développées, à mettre en oeuvre une politique dictée par une idéologie marxisante en totale rupture avec les principes libéraux auxquels, nolens, volens, elle devra se rallier ne serait-ce que pour organiser sa propre survie.
Ph Robert

Le XXème siècle fut le lieu des pires déviations liées à la nature humaine; les totalitarismes les plus fous ont pris, avec rage, possession de la planète pour la réduire en esclavage. A l'aube du XXIème siècle, Nous avions formé le voeu un peu enfantin : "Plus jamais ça !". Mais non. car les Taliban tuent, violent, torturent et obligent les femmes afghanes à vivre dans les ténèbres; eux-mêmes tirent les moyens de leur politique obscurantiste du terrorisme et du trafic de stupéfiants. Et voici que ces grands illuminés veulent aujourd'hui effacer le passé d'un pays, l'Afghanistan, qu'ils jugent dangereux car contraire à leur loi ! Je voudrais ici rappeler qu'une plainte pour crimes contre l'humanité a déjà été déposée contre les Taliban le 10 février 2000 au Tribunal de Grande Instance de Paris; en admettant que ce nouvel accès de paranoïa incite enfin la Communauté internationale à agir, nous serions peut-être en droit d'espérer que le nouveau siècle soit enfin dédié à la consolidation du Droit.
Ph ROBERT

Cuba : Mail touristique sous haute surveillance
Un membre de l'équipe s'en revient de Cuba. Ce fou a tenté d'envoyer un e-mail, histoire de tester les nouvelles technologies castristes. Vu qu'on compte un peu moins d'un téléphone pour 25 habitants, le Web est bien sûr un privilège de touriste ou de dirigeant. La solution est donc de passer par les services d'un "grand hôtel". Et comme tout étranger est une menace potentielle pour le régime, il est hors de question de vous laisser surfer vous-même. Un cerbère prendra donc note de votre message, et disparaîtra derrière une porte pour l'envoyer. Il reviendra quelques minutes plus tard avec un accusé de réception en vous réclamant... 1 dollar ! On attend toujours le mail...


Le nouveau parti de droite
Les militants de droite ne sont pas les seuls à penser que le RPR, DL et l’UDF ne sont plus vraiment des partis de droite... Robert Hue vient de donner pour consigne à ses troupes de s’attaquer en permanence au MEDEF qui est, selon lui, le seul parti de droite... A l’issue des élections municipales, les communistes publieront un important manifeste visant à contrecarrer le projet de " refondation sociale " du MEDEF. La dialectique communiste va jouer à plein contre Ernest-Antoine Seillière qui est accusé de " vouloir plier toute la société au dogme de la rentabilité financière ".

La fin du conditionnalat
La pratique est constante dans les armées : on offre à des officiers une promotion au grade supérieur, à la condition qu'ils s'engagent à démissionner pour prendre leur retraite quelques mois plus tard. Ce système, connu sous le terme de " conditionnalat ", a vécu, depuis que le Conseil d'Etat, dans un arrêt du 8 novembre 2000, a annulé le tableau d'avancement des capitaines de l'armée de terre. La procédure d'un capitaine acharné, Michel Bavoil (Le Point du 14 janvier 2000), aura mis fin à une pratique contestable. Pendant ce temps, Michel Bavoil vient de déposer une plainte contre X auprès du procureur de la République de Paris pour " corruption passive de fonctionnaire ", " extorsion de signature " et " discrimination ". De quoi provoquer une nouvelle pagaille !

Arrivée de la discrimination positive à Science-Po
Des sociologues ont découvert que Sciences-Po comptait 81,5% d'élèves issus de parents enseignants ou de cadres supérieurs; cette situation étant jugée inégalitaire à l'excès, la direction de notre prestigieuse école a cru devoir signer des conventions avec sept lycées de la banlieue parisienne et de la région de Nancy, tous situés en zone d'éducation prioritaire (ZEP). A ce jour, deux catégories d'étudiants sont admises à intégrer Sciences-Po sans concours d'entrée : les bacheliers ayant obtenu la mention "très bien" au baccalauréat et les étudiants étrangers; aussi les meilleurs éléments détectés parmi les bacheliers exclusivement issus de ces lycées situés en ZEP n'auront-ils à se soumettre qu'à "un entretien de motivation et de ritualisation" (sic). Comme toujours avec les socialistes, l'angélisme l'emporte sur le réalisme et l'on peut facilement parier que le remède s'avérera rapidement pire que le mal...

Elections présidentielles
Si le premier tour avait lieu ce dimanche, Lionel Jospin recueillerait 28% des voix contre 26% pour Jacques Chirac.
Robert Hue, Alain Madelin et Jean-Marie Le Pen obtiendraient 8% des suffrages, devant Arlette Laguilllier, à 7,5%, Noël Mamère et François Bayrou à 5%, Charles Pasqua à 4,5% et Jean-Pierre Chevènement 4%.
Environ 19% des personnes interrogées n'ont pas exprimé leur intention de vote.
Ce sondage (BVA) a été réalisé entre le 22 et 24 février 2001 auprès d'un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

Le Comité Jeanne d’Arc attaque Chevènement
Me Jacques Trémolet de Villers, avocat du Comité Jeanne d’Arc, association créée il y a cinquante ans pour promouvoir le souvenir de l’héroïne nationale, a réclamé mercredi devant le tribunal de grande instance de Paris 1 million de francs à l’ex ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement. Il reproche à ce dernier d’avoir créé un préjudice en représentant Jeanne d’Arc sur sa carte de vœux de l’année 2000 dans une posture pour le moins indécente, puisque sur celle-ci on aperçoit " Napoléon en train de sodomiser Jeanne d’Arc qui porte une armure " comme l’a relevé le président du tribunal. Selon Me Trémolet de Villers, cette carte de vœux est " une manifestation de mépris profond à l’égard de celle qui est célébrée par la loi de la République française ". Le Comité Jeanne d’Arc a donc demandé la réparation du dommage causé à des citoyens choqués. Le tribunal rendra son jugement le 4 avril.

La France vient de connaître, en janvier 2001, une nouvelle baisse du chômage de 2,1%; ce sont donc un million de chômeurs qui ont retrouvé du travail depuis juin 1997. Lionel Jospin attribue cette performance à la politique économique et sociale de son gouvernement qui a su mettre en oeuvre, en particulier avec les 35 heures et les emplois jeunes, une politique générale de croissance sans équivalent. Désormais le chômage s'inscrit donc, en France, à 9% de la population active; il conviendrait toutefois d'être prudent lorsqu'il apparaît de plus en plus certain que nous approchons du taux de chômage incompressible qui, chez nous, devrait aujourd'hui se situer autour de 8%. Le gouvernement aura-t-il alors le courage de procéder aux réformes structurelles qui permettraient d'abaisser celui-ci à un niveau tel que l'on puisse réellement parler de plein-emploi pour la France ?

Afghanistan :
Les islamistes s’attaquent au patrimoine mondial
Non content d’avoir plongé l’Afghanistan dans l’obscurantisme le plus atroce et la terreur, les talibans ont décidé de s’attaquer à l’inestimable patrimoine artistique pré-islamisque de leur pays. Le mollah Mohamed Omar, mahométan fanatique et chef de ces fous de Dieu, a décidé la destruction de toute la statuaire bouddhiste, jusque dans les musées, estimant que " garder ces statues serait contraire à l’Islam (…)alors que les détruire est un injonction de l’Islam ". " Certains croient à ces statues et leur offrent des prières ", or le régime islamiste " ne permet pas ces croyances : si les gens disent qu’il ne s’agit pas de croyance, alors nous ne faisons que casser des pierres " a t-il conclu. Les célèbres bouddhas géants sculptés dans les falaises à Bamiyan il y a plus de 2000 ans, les plus grands au monde, pourraient être eux aussi victimes de cette haine destructrice.

Semaine du 27 février au 05 mars 2001

Jacques Mistral
" Où en est exactement notre retard en matière de réforme de l'État providence ? Verra-t-on se renforcer l'intervention directe de l'État dans le social ? Ou bien le temps serait-il venu de faire confiance au marché pour lever les obstacles au changement social ? Ou bien encore - après l'Euro, avec le retour de la croissance - le nouveau contexte dans lequel nous entrons peut-il mettre à l'ordre du jour un nouveau compromis social ? "

Roger Fauroux
" Ce n'est pas le système scolaire qui est en crise mais l'écart qui se creuse entre une société diverse, mobile, rebelle aux normes et aux idéologies, et une institution scolaire forte d'une tradition et d'un système de valeurs qui tirent leur origine et leur fierté des commencements mêmes de la République. "

Denis Olivennes
" Parce qu'elle est, à certains égards, mal orientée, la politique économique et sociale, après avoir laissé monter le chômage trop haut au cours des vingt dernières années, pourrait bien l'empêcher de redescendre assez bas au cours des décennies prochaines. "

Nicole Notat
" La réforme réclame de la ténacité et de la méthode, parce qu'il n'y a pas d'autre voie praticable que celle de la démocratie participative, de la confrontation dans le dialogue organisé, de la recherche de conclusions partagées rendant possible ce qui est nécessaire. La réforme devient aussi impraticable à cause des représentations idéologiques, des fantômes de guerres de religion que l'on pouvait penser éteintes depuis longtemps. […] Va-t-on enfin oser rompre avec ce terrorisme intellectuel pour mener les débats et les confrontations indispensables et s'attaquer enfin aux questions qui minent notre société ? "


Le fait de dire que la France est la quatrième puissance est très insuffisant :
parce que le premier est loin devant
le deuxième et le troisième sont loin derrière le premier mais très loin devant nous.
En effet, le PNB des Etats-Unis était de 7690 milliards de dollars en 1997, celui du Japon de 4772 et l'Allemagne affiche 2319, soit 793 milliards de dollars de plus que la France. Avec un PNB de 1526 milliards de dollars, les Français sont certes au quatrième rang, mais avec derrière cinq ou six concurrents, dont le PNB et fort proche comme l'Italie.


E-tribulations d'un Chinois contestataire
Le gouvernement chinois fait le procès d'un webmestre dont le site comporterait des propos contestataires. Et on ne rigole pas avec ça là-bas.
Huang Qi, webmestre chinois de 36 ans, est accusé de vouloir renverser le gouvernement communiste de son pays. Rien que ça.
En effet, son site parle notamment des manifestations pro-démocratiques de la place Tiananmen, qui ont eu lieu en 1989, et des violentes répressions militaires qui s'ensuivirent.
Huang Qi a été arrêté le 3 juin 2000, un jour avant le 11e anniversaire des fameuses manifestations. Son procès, provisoirement suspendu en raison du mauvais état de santé de l'accusé, se tient en ce moment à huis-clos à Chengdu.
Pour sa défense, le webmestre plaide qu'il n'avait pas de contrôle sur les messages postés sur son forum, certains étant plus subversifs que ses propres textes. Il risque jusqu'à 10 ans de prison... dans des conditions peu enviables.
Les observateurs étrangers et les représentants d'une ligue des droits de l'Homme (Human Rights Watch) sont inquiets de ce huis-clos et du fait que la Chine tente, chaque jour davantage, de contrôler la libre communication via Internet. Une vingtaine d'autres personnes seraient actuellement détenues pour des actions ou des propos de nature similaire...

Enquête sur les banlieues
Pendant six mois, dans le cadre de leur séminaire de " questions sociales ", onze élèves de la promotion Averroès de l'Ena (1998-2000) ont enquêté en banlieue. Leur rapport, disponible sur l'Internet, met au jour le fonctionnement d'une économie souterraine dans les cités. Travail au noir, recel, trafic de cannabis servent à arrondir les fins de mois et jouent un rôle d'" amortisseur social " ou d'" économie de survie " dans des quartiers touchés par la crise. Plus inquiétant : un système de type mafieux se développe dans les cités. S'il reste sporadique, il est de mieux en mieux organisé et génère d'énormes profits. Le point de départ est souvent le trafic de drogue au niveau local, qui sert ensuite de support au développement d'autres " commerces " : trafic de faux papiers, prostitution... Les circuits parallèles absorbent ensuite toute nouvelle activité délictueuse, comme l'élevage de chiens d'attaque ou la location d'appartements squattés.

Paris : Toubon passe outre On n’en est toujours pas revenu chez Philippe Séguin : en marge du dernier Conseil de Paris, lundi 29 janvier, non seulement Jacques Toubon a appelé ses amis à " faire l’union avec les dissidents " ce que refuse toujours officiellement le député des Vosges, qui ne veut pas entendre parler de fusion des listes de droite, y compris entre les deux tours mais il a estimé que ce serait là " le seul événement majeur propre à relancer la campagne ". Traduction de certains séguinistes : " C’est un coup de l’Elysée pour faire fléchir Philippe "…

6,87 millions de français connectés à Internet fin 2000
NetValue a annoncé une augmentation de 65.5%, entre décembre 1999 et décembre 2000, des français connectés à Internet. C’est aujourd’hui 6,87 millions d’internautes qui composent la cyber-France, dont 19.6% de foyers. Cette progression reste cependant timorée par rapport aux autres pays européens.

L'Académie des sciences s’inquiète pour l’avenir de la recherche française
La recherche française est aujourd'hui menacée de marginalisation si un vigoureux coup d'accélérateur n'est pas donné par les pouvoirs publics, au moment où la science dans son ensemble souffre d'une grave crise d'image culturelle, souligne l'Académie des sciences. Dans une série de rapports remis mardi 24 octobre au ministre de la Recherche, Roger-Gérard Schwartzenberg, l'Académie des sciences tire la sonnette d'alarme sur les graves lacunes dont souffre ce secteur. "Les crédits consacrés à la science et à la technique ont atteint aujourd'hui un niveau dangereux pour maintenir la place de la France en Europe et dans les compétitions avec les Etats-Unis et le Japon", relève l'Académie.
Un autre point faible est la diminution constante du nombre d'étudiants dans les filières scientifiques, alors même que la moitié des enseignants et chercheurs partiront à la retraite d'ici dix ans. Outre l'attrait des étudiants pour des secteurs plus rémunérateurs, les académiciens voient dans ce phénomène une "perte d'image" de la science elle-même. L'Académie attire également l'attention sur la fuite des cerveaux, essentiellement vers les Etats-Unis.

MNEF : dur, dur pour Strauss-Kahn
L'ancien ministre socialiste de l'Economie Dominique Strauss-Kahn a été renvoyé en correctionnelle pour "faux et usage de faux" dans le dossier de la Mutuelle nationale des étudiants de France (Mnef). "DSK" se voit reprocher d'avoir fabriqué et produit des faux documents pour justifier la réalité d'un travaild'avocat-conseil pour la Mutuelle étudiante, rémunéré 603.000 francs en 1997.
Dominique Strauss-Kahn a reconnu qu'il s'agissait de faux documents mais ils ne visaient selon lui qu'à opérer une "régularisation administrative" et non à tromper les autorités de contrôle ou la justice. Sa tâche à la MNEF, dont l'authenticité a été reconnue par la justice, avait consisté à convaincre la Générale des eaux (aujourd'hui Vivendi) de renflouer financièrement une filiale de la mutuelle.
L'ancien patron du PS dans les Bouches-du-Rhône, François Bernardini, est également renvoyé en correctionnelle pour "recel de détournements de fonds publics", ainsi que les hommes d'affaires Alain Obadia et Wilson Bihi-Zenou. Tous trois sont soupçonnés d'avoir détourné l'argent de la mutuelle dans une opération immobilière douteuse en 1990 à Paris.
Depuis sa démission, "DSK" a aussi été mis en examen en janvier 2000 pour "complicité et recel d'abus de biens sociaux" dans le dossier Elf où il est soupçonné d'avoir fait salarier en 1993 sa secrétaire personnelle, Evelyne Duval, par une filiale de la société pétrolière. Le parquet a aussi engagé des poursuites contre lui le mois dernier pour "conservation de preuve" car il a reconnu avoir détenu en 1999 une copie de la "confession" posthume du financier occulte du RPR Jean-Claude Méry.


Jospin chahuté par les éleveurs
De mémoire de Premier ministre, on a connu accueil plus chaleureux. Peu après son arrivée au salon de l’agriculture, ce matin, Lionel Jospin a en effet été pris à partie par quelques dizaines d’éleveurs de Saône-et-Loire qui l'ont copieusement hué et lui ont jeté des oeufs, obligeant ses officiers de sécurité à le protéger avec une valise en kevlar. Le Premier ministre n'a pas été atteint par les projectiles.

La promotion sortante dénonce dans une pétition l'"esprit de caste" à l'ENA
"A quelques semaines de leur accession aux plus hautes fonctions de l'administration, 96 sur 103 élèves de la promotion Nelson Mandela (1999-2001) ont signé une pétition fustigeant la "médiocrité" de la scolarité à l'ENA, dont la finalité "est de sélectionner la vingtaine d'élèves qui intègrent chaque année les corps prestigieux" de l'Etat.

Les jeunes énarques critiquent leur formation
La Tribune, 18 janvier 2001, p. 8.
"La section syndicale CFDT de la promotion Nelson Mandela de l'Ecole nationale d'administration (ENA) a adressé mardi au ministre de la Fonction publique, Michel Sapin, un projet de "véritable réforme de l'Ecole nationale d'administration pour mettre fin au corporatisme et promouvoir la mobilité interministérielle"."

FRANCE
Les 35 heures risquent de coûter 30 milliards de francs de plus
Le financement des 35 heures devrait coûter à l’Etat entre "28 et 33 milliards de francs" de plus que prévu pour la période 2000-2001. C’est en tout cas ce qu’affirme jeudi le sénateur RPR Charles Descours qui remettra début avril un rapport sur sa mission de contrôle. Ses accusations sont lourdes puisque selon l’élu de l’Isère, le gouvernement a "sciemment sous-estimé" le montant des dépenses du FOREC, le fonds de financement de la réduction du temps de travail, dans le budget de la Sécu voté en décembre par les députés. Du côté gouvernemental, le dépassement avancé par le sénateur n’a pas été démenti. Dans une démarche très inhabituelle, M.Descours a décidé d’effectuer le 14 février une enquête "sur place et sur pièces" à la "banque de la Sécu", l’Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale), ainsi qu’à Bercy et au ministère de l’Emploi.
Ainsi, il manquerait 12 milliards de francs pour 2000. Une charge supplémentaire qui devrait d’ailleurs être infligée à la Sécu, selon le sénateur. Et pour 2001, le trou atteindrait entre 16,4 et 20,9 milliards de francs. Cette année en effet, ce sont 95,6 milliards de francs, voire plus de 100 milliards selon l’Acoss, qui seront nécessaires.



Un sondage donne Michel Mercier battu par la liste Millon dans le troisième arrondissement de Lyon
Un sondage publié mercredi par l'hebdomadaire ''Lyon Capitale'', donne Michel Mercier, le candidat officiel de la droite à la succession de Raymond Barre, battu dans le cinquième arrondissement de Lyon par la liste dissidente de la droite portant les couleurs de Charles Millon.
Selon les résultats de cette enquête d'opinion, réalisée du 9 au 15 février, par l'institut Fournier, avec le concours de Radio Scoop et de Télé Lyon Métropole auprès de 400 électeurs, la liste conduite par la député UDF milloniste Bernadette Isaac obtiendrait 26% des suffrages au premier tour contre 24% à Michel Mercier qui a choisi d'être tête de liste dans cet arrondissement.
Si les urnes confirment, il s'agira d'une donnée fondamentale dans la mesure où Michel Mercier avait jusque là refusé toute perspective de fusions entre les listes de droite avant le second tour. Il plaidait pour le retrait pur et simple des listes arrivées en seconde position de la droite dans chacun des neuf arrondissements. Si on en restait là, Michel Mercier devrait donc déclarer forfait pour le second tour !


MNEF : le ministère du travail d’Aubry dans le collimateur
La justice a saisi des documents montrant que ce ministère a accordé une subvention de 750.000 francs à la MIJ (Mutuelle inter-jeunes), pour une étude au contenu incertain, dont la réalisation a profité financièrement à des proches du PS et de l'association SOS-Racisme.
Martine Aubry, dans un communiqué, affirme qu'elle "n'est ni à l'origine de la commande, ni à celle de son paiement".
Le Point écrit dans son édition du vendredi 27 octobre que la subvention, sollicitée le 19 janvier 1993 par Olivier Spithakis, alors patron de la Mnef et de la MIJ, aurait été accordée les jours suivants par l'intermédiaire d'une fonctionnaire du ministère. Martine Aubry, à l'époque ministre du Travail, dément et affirme que la MIJ a en fait obtenu l'argent de la Commission des finances de l'Assemblée nationale qui l'a imputé sur les crédits de son ministère. Le rapport de la MIJ a été remis en décembre 1993, après la défaite de la gauche aux législatives et le départ de Martine Aubry du ministère. Cette dernière, dans son communiqué, explique donc qu'elle n'est "pas à même de porter une appréciation sur la matérialité des prestations fournies et la qualité du travail".
L'argent versé pour une étude sur les jeunes en Essonne aurait servi à payer plusieurs personnalités proches du PS dont Yann Galut, actuel député du Cher, et d'autres personnes de l'association SOS-Racisme, dont son président actuel, Malek Boutih, Lionel Maragno, ancien trésorier, François Delapierre, ancien secrétaire général de l'association. Aucune trace de leur travail censé éclairer la condition des jeunes en difficulté en Essonne n'a été retrouvé par la justice.

La CFDT change de logo... et de politique?
La CFDT a changé de logo pour la première fois depuis 1988, ainsi que de slogan, en abandonnant celui du "parti pris de la solidarité" pour "des choix, des actes", a-t-on appris vendredi 27 octobre.
Le nouveau slogan de la Confédération française démocratique du travail "renvoie plus à la pratique syndicale qu'aux valeurs", mais "la solidarité reste un axe de la CFDT", a expliqué Michel Caron, secrétaire national de la CFDT. Pour les "choix", "on prend parti, on ne reste pas simplement observateur" et pour les "actes", "on va jusqu'au bout de notre démarche, on accepte de conclure la négociation, la confrontation", a précisé M. Caron.
Il était temps que ce syndicat deviennent plus responsable...

Un million de personnes menacées de famine en Afghanistan
Un million d'Afghans, au moins, sont menacés de famine et nombre d'entre eux en meurent d'ores et déjà en raison des effets combinés de la guerre dans leur pays et de la sécheresse qui le frappe, ont annoncé les Nations unies.
Une "grande tragédie" se prépare, a affirmé Kenzo Oshima, sous-secrétaire général chargé des Affaires humanitaires auprès de Kofi Annan, lors d'une conférence de presse donnée à Genève deux heures à peine après son retour d'un voyage en Afghanistan et au Pakistan.
Ce dernier, qui s'est rendu aussi bien dans des camps sous le contrôle des talibans que dans ceux qui relèvent de leurs opposants de l'Alliance du Nord, estime que la moitié des personnes menacées sont dispersées, hors de portée des ONG.
"Il y a déjà eu beaucoup de morts", a-t-il rapporté en faisant état de nombreux enfants morts dans le camp de réfugiés surpeuplé de Herat.
A Jallouzai, au Pakistan, il rapporte avoir visité un site où se sont regroupés ces derniers mois 180.000 Afghans qui affluent au rythme de 700 par jour. "J'ai vu une marée humaine vivant dans une misère incroyable", a-t-il dit.

Vague de pacs blancs chez les profs
Caroline, 26 ans, vit maritalement. Elle envisage pourtant de se pacser avec un ami de son compagnon, enseignant en Haute-Garonne. Ménage à trois ? Pas du tout. Caroline est professeur en banlieue parisienne et cherche à accélérer sa mutation sur Toulouse. Au même titre que le mariage, le Pacs permet en effet à ses signataires de bénéficier du bonus de 90 points accordé par l'Education nationale pour faciliter le rapprochement des conjoints. Etre séparé accroît encore les chances d'obtenir l'académie visée : 25 points pour une année de séparation, 150 à partir de la quatrième année, 475 à partir de la cinquième. Et le tour est joué. Il ne reste plus ensuite qu'à rompre le Pacs, après obtention de la mutation souhaitée.
Depuis la promulgation de la loi, à la fin de 1999, 4 000 Pacs blancs (sur les 29 855 recensés) auraient ainsi été signés entre enseignants. Mais, en deux ans, ces pratiques ont littéralement fait exploser les barèmes de l'Education nationale : quand le Pacs permet d'obtenir d'un coup 90 points, il faut cinq ans en ZEP pour en obtenir 85. Un enseignant " honnête " qui gagne 10 points par année d'ancienneté fait figure de dindon de la farce. " Il me faudra huit ans d'enseignement dans mon établissement de Seine-Saint-Denis pour obtenir les 161 points actuellement nécessaires pour être muté sur Aix-en-Provence ", accuse ainsi un jeune professeur célibataire. " C'est un véritable cercle vicieux, renchérit Sébastien, 30 ans, professeur en ZEP. Ceux qui veulent redescendre dans le Sud n'ont aucune chance, sauf à user des mêmes stratagèmes. Alors ils se pacsent, et nous restons bloqués. "

Une rue de Paris otage des dealers
Les habitants de la rue Duris, à Ménilmontant, dans le 20e arrondissement, n'osent même plus promener leur chien. Une bande de dealers a réquisitionné le hall du 37. Depuis l'été, chaque jour, ils tiennent commerce, de midi à 3 heures du matin