Semaine du 11 au 24 mars

TIPP, les consommateurs doivent être remboursés... L'édition du Figaro économie de samedi 15/03/2003 signale que le gouvernement prenant acte de la décision du conseil d'Etat interdisant l'application de la TIPP flotante du 21/11 au 31/12/02 va rembourser 22 millions d'euros aux compagnies pétrolières. La solution est incomplète ou inexacte, en effet, seuls les consommateurs finaux règlent les taxes et non les compagnies pétrolières. Il convient donc de savoir selon quelles modalités les compagnies pétrolières rembourseront les usagers de carburants de cette période ? (Moyennant preuve par factures, débits de carte bancaires, extraits bancaires, cartes de fidélité aux réseaux...) A contrario il s'agirait-il d'un enrichissement sans cause ? On attend les messages commerciaux des acteurs pétroliers sur la question. Les taxes sur les produits pétroliers représentent déjà 80 % du prix de vente, ce n'est pas la peine d'en rajouter des illégales !

1,3% - Raffarin révise de moitié sa prévision de croissance
Après avoir pêché par optimisme sur la croissance de cette année, Jean-Pierre Raffarin se veut désormais "prudent", comme il l’a assuré lundi dans un entretien fleuve accordé aux Echos. Le gouvernement ne table donc plus sur une hausse du PIB de 2,5%, mais de 1,3%. Un niveau inférieur aux 1,5% qui étaient précédemment envisagés. Par ricochet, le déficit public sera supérieur à ce qui était prévu. Il ne devrait donc pas atteindre 2,6% du PIB, mais 3,4%, enfonçant ainsi le plafond autorisé par le pacte de stabilité. Ce qui a d’ores et déjà amené la Commission européenne à sermonner la France. Eurostat ayant confirmé lundi que la France avait dépassé la limite des 3% dès 2002, avec un trou de 3,1% du PIB dans ses finances publiques, Bruxelles a fait savoir qu’elle déclencherait automatiquement et formellement à l’encontre de Paris une procédure pour "déficit excessif". Mais aucune recommandation ne devrait être adressée à la France avant le mois de juin.

Gerhard Schröder appelle l'Allemagne à des "sacrifices"
C’est l’éternelle histoire d’une gauche forcée de faire une politique de droite. Confronté à une situation économique des plus moroses, avec une croissance stagnante et des déficits publics qui explosent, Gerhard Schröder a décidé d’utiliser la potion libérale pour soigner son pays. Dans un discours de politique générale axé sur "le courage du changement", le chancelier allemand a dévoilé un programme fondé sur la notion de "sacrifice". Restrictions sur l’assurance-maladie et l’assurance-chômage, assouplissement des lois sur les licenciements, mesures en faveur des PME : Gerhard Schröder entend "diminuer les dépenses de l’Etat, encourager les responsabilités individuelles et exiger une participation de chacun". Par ailleurs, il a également annoncé un important programme d’investissements de l’Etat, de 15 milliards d’euros, destiné pour moitié à un secteur du bâtiment moribond depuis de nombreuses années.
Médias Les drôles d’ondes de "Marianne" Marianne vient de publier un sondage CSA selon lequel le Monde reste le quotidien national auquel les Français font le plus confiance. Pour commenter cette enquête, l’hebdomadaire de Jean-François Kahn fait dans le suspense insoutenable : " Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc guettaient les résultats de ce sondage sur les médias avec impatience et, sans doute, quelque inquiétude. La crédibilité du Monde, sa notoriété auprès des Français (…) seraient-elles, d’un coup, défaites en raison des multiples ondes de choc provoquées par le livre de Pierre Péan et Philippe Cohen ? Il apparaît que non. " (sic !) On comprend pourquoi en scrutant la fiche technique du sondage : celui-ci a été réalisé les 26 et 27 février, soit les deux premiers jours de mise en vente de la Face cachée du Monde. Et donc avant toute lecture effective de cet ouvrage de 640 pages…

Le moral des Français chute de nouveau en février
Risques de guerre en Irak, chômage en hausse, soupçons de rigueur, craintes sur les retraites : nourris de mauvaises nouvelles, les Français ont le moral dans les chaussettes. D’après l’enquête mensuelle de l’Insee, l’indice qui résume l’opinion des ménages s’est de nouveau effondré en février. Après avoir déjà lâché cinq points en janvier, il en a abandonné quatre autres le mois dernier, pour s’établir à –26 points. Il s’agit de son plus bas niveau depuis mai 1997. Les ménages sont tout particulièrement inquiets à propos du niveau de vie général dans le pays dans les mois qui viennent. Surtout, ils estiment sue la situation actuelle est peu propice à la réalisation d’achats importants.

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre critique la BCE
Pour Eddie George, la Banque centrale européenne devrait prendre exemple sur son homologue britannique. Le gouverneur de la Bank of England lui conseille notamment de revoir son système de vote. S’exprimant devant la commission des finances de la Chambre des communes, il a indiqué que la prise de décision par consensus, telle qu’elle est pratiquée à Francfort, est moins efficace et moins "préventive" que celle en vigueur à la BoE. Au sein de cette dernière, les membres du comité de politique monétaire votent au contraire de façon totalement transparente. Les débats sont mêmes publiés dans leur intégralité.

France Télécom affiche des pertes record
Le groupe a enregistré une perte nette de 20,7 milliards d'euros en 2002, après avoir subi une perte de 8,3 milliards d'euros en 2001. Nous allons réduire de moitié l'endettement de France Télécom d'ici fin 2002 Michel Bon, janvier 2001

Dans une interview à l'hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche, en janvier 2001, le PDG de France Télécom se montrait résolument optimiste. L'introduction en bourse d'Orange était alors imminente.
Non seulement l'endettement de France Telecom, alors de 60 milliards d'euros, n'a pas été réduit, mais il a gonflé jusqu'à atteindre 70 milliards au moment du départ de Michel Bon en septembre 2002.

Serge Tchuruk, le PDG d’Alcatel, nommé Manager de l’année 2000
(Par Le Nouvel Economiste, décembre 2000)
"Parce qu’il a su transformer une vieille dame centenaire de l’industrie en un groupe emblématique de la Nouvelle économie", explique-t-on alors. L'action Alcatel valait en septembre 2000 93,75 euros (son plus haut historique). Elle s'échange aujourd'hui autour de 6 euros.
"Nous maintenons une totale confiance à Michel Bon, nous pensons qu’il a eu une excellente stratégie"
(Nicole Fontaine, Ministre de l’industrie, dans Management, sept. 2002)
Le 12 septembre, le "Bon", patron de France Telecom était acculé à la démission.

"Si la croissance est là, ce qui est probable, nous continuerons à ce rythme, et nous serons au plein-emploi avant 2010"
Dominique Strauss-Kahn, ministre de l'Economie et des Finances, dans une interview à La Croix, octobre 1999)

 

Semaine du  3 au 10 mars

Le Coche et la Mouche.
Je ne sais quelle mouche a piqué notre président, mais il est de fait qu'aujourd'hui il pète le feu ! Au point, d'ailleurs, que ses paroles enflammées ne cessent plus, et à un rythme d'enfer, de dépasser sa pensée; du moins est-ce ce que j'ose imaginer car si Jacques Chirac, par on ne sait quelle aberration, s'exprimait en toute connaissance de cause sur tous les sujets sans se référer aux pages les plus brûlantes de notre histoire contemporaine, je crains fort qu'il ne prenne alors tous les risques en oubliant au passage, comme souvent nos monarques républicains, d'en informer les Français et, par extension, l'Europe en laborieuse gestation. Etait-il vraiment nécessaire de tancer comme des gamins mal élevés les signataires de l'Appel de Vilnius qui, finalement, ne faisaient qu'exprimer une intime conviction longuement instruite à charge dans le sang et les larmes de cinquante ans de totale servitude marxiste ?
De même, s'agissant de l'affaire de Côte d'Ivoire, était-il de bonne diplomatie, au sommet France Afrique à Paris, de brûler si vite ce qu'on a adoré à Marcoussis en sachant parfaitement que tout est loin d'être réglé sur le terrain ? Dans cette optique fallait-il, comme la statue du Commandeur, menacer du Tribunal pénal international (TPI) les chefs d'Etat africains sans scrupules, suivez mon regard, qui violent allègrement les droits de l'homme à coups d'escadrons de la mort ? Bien sûr, nous ne saurions omettre que la diatribe s'adressait aussi à l'épouvantable dictateur anglophone Robert Mugabe, du Zimbabwe, pourtant reçu avec les honneurs à Paris et dont nous allons néanmoins devoir réparer l'horrible crime consistant, pour se maintenir coûte que coûte au pouvoir, à affamer tout un peuple en jetant dehors les fermiers blancs coupables de lui faire de l'ombre en portant à bout de bras l'autosuffisance du pays !
Faut-il encore et toujours mentionner, tant la posture élyséenne frôle l'hystérie verbale, la prise de position française systématiquement antiaméricaine à propos de l'Irak au point de brandir, comme un exorcisme, l'étendard du pacifisme qui a déferlé sur le monde par millions d'âmes atteintes de cécité ? Après avoir pleuré sur les décombres encore fumants du World Trade Center et de ses 3.000 martyrs, faut-il aujourd'hui récuser l'insoutenable abomination du 11 septembre 2001 au seul motif que l'Amérique, créée hyperpuissance mondiale par la brutale implosion de l'Union soviétique, prend décidément trop de place sur notre planète ? "Ainsi certaines gens, faisant les empressés,/ S'introduisent dans les affaires :/ Ils font partout les nécessaires,/ Et, partout importuns, devroient être chassés" dit le poète; en France certains qui se paient trop de mots devraient, pour recouvrer tout leur bon sens, se replonger dans les fables du cher La Fontaine.
Philippe ROBERT

La France s'expose à des sanctions de la Commission européenne
Tout est dans l’arrondi. Pour Francis Mer, qui a transmis lundi les chiffres officiels à Bruxelles, la France n’a pas violé le pacte de stabilité l’année dernière : une dette en dessous des 60% du PIB, à 59,1%, et un déficit à 3%, tout juste. C’est à dire la limite exacte autorisée par le pacte de stabilité, ce qui selon le ministre de l’économie "ne peut pas amener la Commission européenne à engager une procédure pour déficit excessif". Pas sûr pourtant que cette dernière l’entende de cette oreille. Car en réalité le déficit ressortirait à 3,03, voire 3,04%. Le temps qu’Eurostat examine les données fournies par Paris, et la Commission pourrait donc, le 17 mars prochain, sanctionner plus avant une France déjà sous le coup d’un "avertissement préventif", comme elle a déjà sanctionné le Portugal et l’Allemagne.

"Nous sommes en train de perdre la bataille contre la faim" James Morris, chef du programme alimentaire mondial de l'ONU
James Morris est alarmiste. Le chef du Programme alimentaire mondial de l’ONU a indiqué mercredi que, malgré les efforts fournis par les agences gouvernementales et les ONG, plus de 800 millions de personnes souffrent encore de la faim. Et 24.000 meurent chaque jour "de la famine ou de problèmes de santé liés à leur alimentation".

Le déficit public de la France pourrait atteindre 3,5% du PIB cette année
Le Monde parle de "scénario noir" pour évoquer la situation économique à laquelle risque d’être confronté cette année Jean-Pierre Raffarin. Les prévisions dont disposerait le gouvernement, publiées mercredi par le quotidien, font état d’une croissance de 1,5% cette année, au lieu des 2,5% prévus. Le déficit public se monterait à 3,5% du PIB, largement au-dessus donc du plafond autorisé par Bruxelles. Quant à la dette, elle dépasserait pour la première fois les 60% autorisés. Des chiffres qui tombent mal pour un Jean-Pierre Raffarin qui s’escrime à affirmer qu’il n’y aura pas de "plan de rigueur".

François Fillon lève le voile sur la réforme des retraites
On sait désormais quel levier le gouvernement entend privilégier pour réformer les retraites. Ce sera la durée des cotisations, plus que le montant des cotisations ou celui des pensions. Répondant aux lecteurs du Parisien, François Fillon a en effet indiqué mercredi que "l’une des priorités est d’harmoniser progressivement les conditions de retraite de l’ensemble des Français". Autrement dit, aligner le régime du public sur celui du privé, sans doute d’ici 2008. A cette date, les fonctionnaires devront donc cotiser 40 ans au lieu de 37,5 ans actuellement. Le ministre des affaires sociales a ajouté que "une fois qu’on aura les mêmes règles du jeu, le système évoluera pareillement pour tout le monde, il n’y aura plus de différences flagrantes entre les régimes". Un organisme indépendant pourrait être mis en place pour évaluer, tous les cinq ans, le besoin de financement du régime, et pourrait proposer si nécessaire de nouveaux allongements de durée de cotisations, jusqu’à 42 ou 43 ans selon le Parisien.

Dix mois de prison ferme pour José Bové
Le porte-parole de la Confédération paysanne n’a finalement bénéficié que d’un demi sursis. José Bové devra donc purger dix mois de prison ferme pour ses actions anti-OGM. La Cour d’appel de Montpellier, qui l’avait déjà condamné à six mois fermes en 2001 après le saccage de plants de riz transgénique, a en effet décidé mercredi de confirmer pour moitié la révocation du sursis de huit mois prononcé en 1998 par le tribunal correctionnel d’Agen pour des faits similaires. L’incarcération du leader syndical ne devrait toutefois pas intervenir avant que Jacques Chirac ne se soit prononcé sur la demande de grâce formulée par les partisans de José Bové qui, lui-même, a appelé mercredi le chef de l’Etat à "assumer ses responsabilités". Lui qui fustige la "criminalisation du mouvement syndical" a ajouté que cette décision serait "politique".

Sénatoriales Jospin tête de liste à Paris " Une anomalie démocratique " : on se souvient que c’est en ces termes choisis que Lionel Jospin premier ministre avait aimablement qualifié le Sénat. Il était donc logique (sic !) que sous l’amicale pression de Bertrand Delanoë et Daniel Vaillant, respectivement maires PS de Paris et du XVIIIe arrondissement, l’adhérent socialiste de base Jospin Lionel se laisse tenter par… la tête de liste PS aux sénatoriales de 2004 à Paris ! Sur les douze sénateurs de la capitale, huit représentent aujourd’hui l’UMP ou l’UDF et quatre la gauche. Les pronostics les plus optimistes, parité oblige, tablent sur une future répartition six-six, voire quatre-huit en défaveur de la majorité sénatoriale. Sacrée " anomalie "…

Coquille Les milliards de SOS-Racisme La lecture du dernier "jaune budgétaire", le très austère Bottin administratif des subventions accordées par l’Etat aux associations (années 1999-2000), a fait bondir Benoîte Taffin, la porte-parole de l’association Contribuables associés : en page 304 dudit rapport, les "potes" de SOS-Racisme sont crédités d’une subvention de Matignon (époque Jospin) de… 1,9 milliard d’euros, soit près de 12,5 milliards de francs ! Renseignements pris auprès du cabinet de Jean-Pierre Raffarin, il ne s’agit que d’une " regrettable coquille ". Ce montant extravagant a pourtant été intégré à l’ensemble des subventions par les "experts" de Bercy, si bien qu’à eux seuls les 1,9 milliard d’euros de SOS-Racisme expliquent quasiment l’envol passé inaperçu lui aussi… de 160 % du total des subventions distribuées en 1999 (17 milliards de francs).

Raffarin exclut tout plan de rigueur
Oui, le déficit public de la France a "probablement" dépassé les 3% du PIB en 2002. Mais non, le pays ne s’engagera pas dans une politique de rigueur, même s’il va réviser à la baisse ses prévisions de croissance. Tel est le message délivré mardi par Jean-Pierre Raffarin. Une telle attitude ressemble quelque peu à une fuite en avant. Car si le principal souci du gouvernement est bien de ne pas asphyxier le peu de croissance qui subsiste, ce volontarisme risque de ne pas plaire à Bruxelles. La Commission a d’ores et déjà fait savoir qu’une procédure pour déficit excessif serait lancée contre Paris le 1er mars si, à cette date où doivent être publiés les comptes de la nation, le déficit public dépasse le maximum de 3% du PIB autorisé par le traité de Maastricht. Une manière de faire comprendre à la France que, pas davantage que l’Allemagne, elle n’aura de dérogation. Le pacte de stabilité, violé par la France, après avoir été violé par l’Allemagne, risque alors de perdre de sa crédibilité, déjà fortement entamée. Ce qui pourrait amener, sous la pression des gouvernements des deux premières économies de la zone euro, à une révision de la sacro-sainte règle des 3%. Ce dont les "petits" pays ne veulent pas entendre parler. Pour le moment du moins.

Noël Mamère veut se constituer prisonnier
Le député Vert de Gironde s'insurge du sort réservé à José Bové. Indigné par la condamnation du porte-parole de la Confédération paysanne à 10 mois de prison ferme, il réclame son propre emprisonnement pour avoir, lui aussi, saccagé des cultures de colza transgénique. Estimant que son "geste de désobéissance civile" est "identique à celui de José Bové", il sollicite, en toute logique, la justice pour "qu'elle vienne (le) chercher".

165 000 exemplaires - Tirage de "La face cachée du Monde" cinq jours après sa sortie
Le déjà fameux ouvrage critique sur le Monde (édition Mille et une nuits) de Pierre Péan et Philippe Cohen aura été tiré à 165.000 exemplaires lundi 3 mars, soit à peine cinq jours après sa sortie ! Le premier jour, le livre s’est vendu à 60.000 exemplaires. Pour mémoire, rappelons que le dernier méga-succès en matière d’enquêtes-document, celui du juge Halphen (Sept ans de solitude, Denoël), s’était écoulé à 153.000 unités, dont 68.000 en trois jours.

Les funestes tentations du pouvoir.
Depuis quelque temps, les rendez-vous que Jacques Chirac a pris devant l'histoire se font de plus en plus pressants. Pour faire court, je n'en citerais que deux qui, à eux seuls et bien que leur importance puisse paraître sans commune mesure, sont néanmoins tout à fait capables de déclencher, urbi et orbi, des incendies terriblement dévastateurs. Le premier, bien entendu, concerne le droit de veto que la France est parfaitement en droit d'opposer, au Conseil de sécurité de l'ONU, à toute résolution qui n'irait pas dans le sens souhaité; à ce sujet, j'éprouve les craintes les plus vives que la France, incapable de se tirer de la position réellement aventureuse que lui vaut une posture plus téméraire que politiquement viable, ne trouve plus son salut que dans cette folle impasse. Il va de soi que la France, pour très longtemps, paierait alors son audace au prix fort.
Ma seconde grande inquiétude réside dans le fait que le casseur syndicaliste José Bové, tout juste condamné par la cour d'appel de Montpellier à effectuer une peine de 10 mois de prison ferme, ne trouve lui-même son salut dans une grâce présidentielle que rien, et moins encore cet élan habituel du coeur qui, trop souvent chez le président de la République, prend l'avantage sur la réflexion politique, ne viendrait alors à justifier. J'imagine combien il peut être malaisé, pour un homme de l'Etat doué, comme Jacques Chirac, d'un caractère fort singulier, de privilégier la saine et rude intelligence politique sur la tentation souvent irrépressible de donner la priorité à son premier mouvement; en l'occurrence, il me paraît tout à fait fondamental que José Bové, multirécidiviste patenté, cesse de se considérer au-dessus des lois.
Philippe ROBERT

Héritage. François HOLLANDE se réjouit des difficultés économiques du gouvernement. "Ils n'ont pas préparé les Français à la rigueur, ils clament que tout va bien depuis qu'ils sont arrivés, ils baissent les impôts, augmentent les dépenses et maintenant ils sont bien embêtés. La thématique de l'héritage ne marchera plus parce qu'il fallait l'utiliser tout de suite, en juillet dernier, maintenant c'est trop tard".

 

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