Semaine du 11 au
24 mars TIPP, les consommateurs doivent être remboursés...
L'édition du Figaro économie de samedi 15/03/2003 signale que le gouvernement prenant
acte de la décision du conseil d'Etat interdisant l'application de la TIPP flotante du
21/11 au 31/12/02 va rembourser 22 millions d'euros aux compagnies pétrolières. La
solution est incomplète ou inexacte, en effet, seuls les consommateurs finaux règlent
les taxes et non les compagnies pétrolières. Il convient donc de savoir selon quelles
modalités les compagnies pétrolières rembourseront les usagers de carburants de cette
période ? (Moyennant preuve par factures, débits de carte bancaires, extraits bancaires,
cartes de fidélité aux réseaux...) A contrario il s'agirait-il d'un enrichissement sans
cause ? On attend les messages commerciaux des acteurs pétroliers sur la question. Les
taxes sur les produits pétroliers représentent déjà 80 % du prix de vente, ce n'est
pas la peine d'en rajouter des illégales !
Semaine du 3
au 10 mars Le Coche et la Mouche. De même, s'agissant de l'affaire de Côte d'Ivoire, était-il de bonne diplomatie, au sommet France Afrique à Paris, de brûler si vite ce qu'on a adoré à Marcoussis en sachant parfaitement que tout est loin d'être réglé sur le terrain ? Dans cette optique fallait-il, comme la statue du Commandeur, menacer du Tribunal pénal international (TPI) les chefs d'Etat africains sans scrupules, suivez mon regard, qui violent allègrement les droits de l'homme à coups d'escadrons de la mort ? Bien sûr, nous ne saurions omettre que la diatribe s'adressait aussi à l'épouvantable dictateur anglophone Robert Mugabe, du Zimbabwe, pourtant reçu avec les honneurs à Paris et dont nous allons néanmoins devoir réparer l'horrible crime consistant, pour se maintenir coûte que coûte au pouvoir, à affamer tout un peuple en jetant dehors les fermiers blancs coupables de lui faire de l'ombre en portant à bout de bras l'autosuffisance du pays ! Faut-il encore et toujours mentionner, tant la posture élyséenne frôle l'hystérie verbale, la prise de position française systématiquement antiaméricaine à propos de l'Irak au point de brandir, comme un exorcisme, l'étendard du pacifisme qui a déferlé sur le monde par millions d'âmes atteintes de cécité ? Après avoir pleuré sur les décombres encore fumants du World Trade Center et de ses 3.000 martyrs, faut-il aujourd'hui récuser l'insoutenable abomination du 11 septembre 2001 au seul motif que l'Amérique, créée hyperpuissance mondiale par la brutale implosion de l'Union soviétique, prend décidément trop de place sur notre planète ? "Ainsi certaines gens, faisant les empressés,/ S'introduisent dans les affaires :/ Ils font partout les nécessaires,/ Et, partout importuns, devroient être chassés" dit le poète; en France certains qui se paient trop de mots devraient, pour recouvrer tout leur bon sens, se replonger dans les fables du cher La Fontaine. Philippe ROBERT La France s'expose à des sanctions de la Commission européenne "Nous sommes en train de perdre la bataille contre la faim" James Morris, chef du programme alimentaire mondial de l'ONU James Morris est alarmiste. Le chef du Programme alimentaire mondial de lONU a indiqué mercredi que, malgré les efforts fournis par les agences gouvernementales et les ONG, plus de 800 millions de personnes souffrent encore de la faim. Et 24.000 meurent chaque jour "de la famine ou de problèmes de santé liés à leur alimentation". Le déficit public de la France pourrait atteindre 3,5% du PIB cette année Le Monde parle de "scénario noir" pour évoquer la situation économique à laquelle risque dêtre confronté cette année Jean-Pierre Raffarin. Les prévisions dont disposerait le gouvernement, publiées mercredi par le quotidien, font état dune croissance de 1,5% cette année, au lieu des 2,5% prévus. Le déficit public se monterait à 3,5% du PIB, largement au-dessus donc du plafond autorisé par Bruxelles. Quant à la dette, elle dépasserait pour la première fois les 60% autorisés. Des chiffres qui tombent mal pour un Jean-Pierre Raffarin qui sescrime à affirmer quil ny aura pas de "plan de rigueur". François Fillon lève le voile sur la réforme des retraites On sait désormais quel levier le gouvernement entend privilégier pour réformer les retraites. Ce sera la durée des cotisations, plus que le montant des cotisations ou celui des pensions. Répondant aux lecteurs du Parisien, François Fillon a en effet indiqué mercredi que "lune des priorités est dharmoniser progressivement les conditions de retraite de lensemble des Français". Autrement dit, aligner le régime du public sur celui du privé, sans doute dici 2008. A cette date, les fonctionnaires devront donc cotiser 40 ans au lieu de 37,5 ans actuellement. Le ministre des affaires sociales a ajouté que "une fois quon aura les mêmes règles du jeu, le système évoluera pareillement pour tout le monde, il ny aura plus de différences flagrantes entre les régimes". Un organisme indépendant pourrait être mis en place pour évaluer, tous les cinq ans, le besoin de financement du régime, et pourrait proposer si nécessaire de nouveaux allongements de durée de cotisations, jusquà 42 ou 43 ans selon le Parisien. Dix mois de prison ferme pour José Bové Le porte-parole de la Confédération paysanne na finalement bénéficié que dun demi sursis. José Bové devra donc purger dix mois de prison ferme pour ses actions anti-OGM. La Cour dappel de Montpellier, qui lavait déjà condamné à six mois fermes en 2001 après le saccage de plants de riz transgénique, a en effet décidé mercredi de confirmer pour moitié la révocation du sursis de huit mois prononcé en 1998 par le tribunal correctionnel dAgen pour des faits similaires. Lincarcération du leader syndical ne devrait toutefois pas intervenir avant que Jacques Chirac ne se soit prononcé sur la demande de grâce formulée par les partisans de José Bové qui, lui-même, a appelé mercredi le chef de lEtat à "assumer ses responsabilités". Lui qui fustige la "criminalisation du mouvement syndical" a ajouté que cette décision serait "politique". Sénatoriales Jospin tête de liste à Paris " Une anomalie démocratique " : on se souvient que cest en ces termes choisis que Lionel Jospin premier ministre avait aimablement qualifié le Sénat. Il était donc logique (sic !) que sous lamicale pression de Bertrand Delanoë et Daniel Vaillant, respectivement maires PS de Paris et du XVIIIe arrondissement, ladhérent socialiste de base Jospin Lionel se laisse tenter par la tête de liste PS aux sénatoriales de 2004 à Paris ! Sur les douze sénateurs de la capitale, huit représentent aujourdhui lUMP ou lUDF et quatre la gauche. Les pronostics les plus optimistes, parité oblige, tablent sur une future répartition six-six, voire quatre-huit en défaveur de la majorité sénatoriale. Sacrée " anomalie " Coquille Les milliards de SOS-Racisme La lecture du dernier "jaune budgétaire", le très austère Bottin administratif des subventions accordées par lEtat aux associations (années 1999-2000), a fait bondir Benoîte Taffin, la porte-parole de lassociation Contribuables associés : en page 304 dudit rapport, les "potes" de SOS-Racisme sont crédités dune subvention de Matignon (époque Jospin) de 1,9 milliard deuros, soit près de 12,5 milliards de francs ! Renseignements pris auprès du cabinet de Jean-Pierre Raffarin, il ne sagit que dune " regrettable coquille ". Ce montant extravagant a pourtant été intégré à lensemble des subventions par les "experts" de Bercy, si bien quà eux seuls les 1,9 milliard deuros de SOS-Racisme expliquent quasiment lenvol passé inaperçu lui aussi de 160 % du total des subventions distribuées en 1999 (17 milliards de francs). Raffarin exclut tout plan de rigueur Oui, le déficit public de la France a "probablement" dépassé les 3% du PIB en 2002. Mais non, le pays ne sengagera pas dans une politique de rigueur, même sil va réviser à la baisse ses prévisions de croissance. Tel est le message délivré mardi par Jean-Pierre Raffarin. Une telle attitude ressemble quelque peu à une fuite en avant. Car si le principal souci du gouvernement est bien de ne pas asphyxier le peu de croissance qui subsiste, ce volontarisme risque de ne pas plaire à Bruxelles. La Commission a dores et déjà fait savoir quune procédure pour déficit excessif serait lancée contre Paris le 1er mars si, à cette date où doivent être publiés les comptes de la nation, le déficit public dépasse le maximum de 3% du PIB autorisé par le traité de Maastricht. Une manière de faire comprendre à la France que, pas davantage que lAllemagne, elle naura de dérogation. Le pacte de stabilité, violé par la France, après avoir été violé par lAllemagne, risque alors de perdre de sa crédibilité, déjà fortement entamée. Ce qui pourrait amener, sous la pression des gouvernements des deux premières économies de la zone euro, à une révision de la sacro-sainte règle des 3%. Ce dont les "petits" pays ne veulent pas entendre parler. Pour le moment du moins. Noël Mamère veut se constituer prisonnier Le député Vert de Gironde s'insurge du sort réservé à José Bové. Indigné par la condamnation du porte-parole de la Confédération paysanne à 10 mois de prison ferme, il réclame son propre emprisonnement pour avoir, lui aussi, saccagé des cultures de colza transgénique. Estimant que son "geste de désobéissance civile" est "identique à celui de José Bové", il sollicite, en toute logique, la justice pour "qu'elle vienne (le) chercher". 165 000 exemplaires - Tirage de "La face cachée du Monde" cinq jours après sa sortie Le déjà fameux ouvrage critique sur le Monde (édition Mille et une nuits) de Pierre Péan et Philippe Cohen aura été tiré à 165.000 exemplaires lundi 3 mars, soit à peine cinq jours après sa sortie ! Le premier jour, le livre sest vendu à 60.000 exemplaires. Pour mémoire, rappelons que le dernier méga-succès en matière denquêtes-document, celui du juge Halphen (Sept ans de solitude, Denoël), sétait écoulé à 153.000 unités, dont 68.000 en trois jours. Les funestes tentations du pouvoir. Depuis quelque temps, les rendez-vous que Jacques Chirac a pris devant l'histoire se font de plus en plus pressants. Pour faire court, je n'en citerais que deux qui, à eux seuls et bien que leur importance puisse paraître sans commune mesure, sont néanmoins tout à fait capables de déclencher, urbi et orbi, des incendies terriblement dévastateurs. Le premier, bien entendu, concerne le droit de veto que la France est parfaitement en droit d'opposer, au Conseil de sécurité de l'ONU, à toute résolution qui n'irait pas dans le sens souhaité; à ce sujet, j'éprouve les craintes les plus vives que la France, incapable de se tirer de la position réellement aventureuse que lui vaut une posture plus téméraire que politiquement viable, ne trouve plus son salut que dans cette folle impasse. Il va de soi que la France, pour très longtemps, paierait alors son audace au prix fort. Ma seconde grande inquiétude réside dans le fait que le casseur syndicaliste José Bové, tout juste condamné par la cour d'appel de Montpellier à effectuer une peine de 10 mois de prison ferme, ne trouve lui-même son salut dans une grâce présidentielle que rien, et moins encore cet élan habituel du coeur qui, trop souvent chez le président de la République, prend l'avantage sur la réflexion politique, ne viendrait alors à justifier. J'imagine combien il peut être malaisé, pour un homme de l'Etat doué, comme Jacques Chirac, d'un caractère fort singulier, de privilégier la saine et rude intelligence politique sur la tentation souvent irrépressible de donner la priorité à son premier mouvement; en l'occurrence, il me paraît tout à fait fondamental que José Bové, multirécidiviste patenté, cesse de se considérer au-dessus des lois. Philippe ROBERT Héritage. François HOLLANDE se réjouit des difficultés économiques du gouvernement. "Ils n'ont pas préparé les Français à la rigueur, ils clament que tout va bien depuis qu'ils sont arrivés, ils baissent les impôts, augmentent les dépenses et maintenant ils sont bien embêtés. La thématique de l'héritage ne marchera plus parce qu'il fallait l'utiliser tout de suite, en juillet dernier, maintenant c'est trop tard".
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