Semaine du  26 novembre au 2 décembre

Tous les pays européens réduisent le nombre de fonctionnaires, et nous?
Depuis 15 ans, l'Allemagne a réduit son nombre de fonctionnaires de 20%
La Suède de 42%
La Finlande de plus de 50%

Mon attention a été attirée, en parcourant le TV magazine du Figaro (24/11 au 1er/12/2002), par une lettre adressée à la rubrique "Forum" par H.D., de Rennes; la réaction de ce téléspectateur est tout à fait intéressante en ce sens qu'elle démontre clairement que tous les Français, dont on essaie à bon compte de tournebouler l'esprit, ne sont heureusement pas toujours dupes des manipulations auxquelles se livrent trop souvent et trop volontiers certains journalistes zélés qui sévissent sur le service public. A la suite de la prestation de Jean-Pierre Raffarin, qui fut le premier à servir de tête de Turc à Olivier Mazerolles, j'avais fait connaître mon indignation sur la façon orientée, bien entendu à gauche, dont celle-ci avait été conduite, parfois à la limite de l'insolence. Pour que tout le monde puisse profiter des interrogations que peut se poser un téléspectateur de bonne foi et de bon sens, voici les principaux extraits du courrier de H.D. qui, à mon sens, fait allusion au passage du ministre Jean-François Mattei.
"Quelle curieuse émission que 100 minutes pour convaincre animée par Olivier Mazerolles ! Alors que de tous côtés, on nous rappelle les vertus du dialogue partagé, du respect des règles du jeu qui permet le respect de l'autre. Qu'en est-il ? Cette émission invite un homme politique appartenant au Gouvernement actuel. Celui-ci doit répondre à de nombreuses interrogations (...) dont les questions sont bien souvent longues, embrouillées et difficiles à suivre. Lorsqu'il répond, l'invité est interrompu souvent sans ménagement avant même qu'il ait eu le temps d'avancer le moindre argument. Et il y a un invité surprise qui, lui, a beaucoup de droits : dont celui de disserter le plus longuement possible sur son action passée et intervenir de nouveau quand il le veut sans être interrompu. En faisant de telles émissions, les journalistes croient-ils qu'ils vont faire respecter la politique et les politiciens ?" Excellente question qui m'amène aussi à me demander si les journalistes qui se conduisent de la sorte, c'est-à dire sans aucun respect pour les téléspectateurs, sont eux-mêmes respectables dans l'exercice biaisé de leur métier ?
Philippe ROBERT

Les émissions de divertissement dans lesquelles on mélange show-bizz et questions de société/politiques sont écoutées par des millions de personnes et ont - j'en ai bien peur ­ une influence profonde sur les mentalités. Elles sont évidemment toutes fortement orientées à gauche avec quelques grandes idées qui dominent et reviennent constamment : "à bas l'extrême-droite" (qui est très présente dans les grands médias comme chacun sait...), "à bas le libéralisme" (qui est la "pensée unique" comme chacun sait...), "tolérons la droite au pouvoir mais au moindre écart, c.à.d. le moindre vrai tournant à droite, nous hurlerons en ch¦ur" (Sarkozy n'est pas loin d'en faire les frais...) et accessoirement "à bas TF1 et/ou M6" parce ce sont les méchantes chaînes privées qui font pas des gentils programmes culturels comme le "service public"...
Je pense en particulier à trois émissions qui ont chacune leurs qualités sur le plan strict du divertissement car, hélas, leurs bougres d'animateurs ont un certain talent (et d'ailleurs ils se connaissent tous très bien) : - Laurent Ruquier sur Europe 1 tous les jours de la semaine de 16h à 18h, émission dans laquelle interviennent notamment Stevee (ex-Loft Story, génie national...), Gérard Miller et Stéphane Pocrain des Verts (qui rappelle à chaque émission qu'il est noir et qu'il a été victime du racisme etc.). On y entend des trucs à s'arracher les cheveux, sachant que les plus "à droite" sont Claude Sarraute (la femme de J.-F. Revel), Pierre Bénichou (ex-député P.S.), Christine Ockrent et Laurent Ruquier lui-même membre éminent de la gauche-caviar à la Jack Lang...
- Marc-Olivier Fogiel sur France 3 le vendredi soir avec "On Ne Peut Pas Plaire A Tout Le Monde". Il a le mérite par rapport à Ardisson d'être en direct ce qui n'empêche nullement (au contraire) qu'on y entende des énormités : il y a deux semaines c'était un dialogue proprement surréaliste de bêtise entre l'animateur et Christine Boutin, surréaliste tant la démagogie était monumentale des deux côtés : du côté du premier une agressivité impudente au nom de la "tolérance", du côté de la seconde un discours misérabiliste-égalitariste à la Vivianne Forrester/abbé Pierre tout ça pour se faire pardonner ses positions "réacs" (comme ils disent) en matière d'homosexualité et d'avortement... Après il y avait Jean-Marc Varaut qui remontait le niveau mais il était immédiatement suivi de Leslie, pitoyable créature échappée de Loft Story à qui on ne souhaite aucun mal mais dont la vulgarité exarcerbée et la médiocrité intellectuelle font peur et rendent inquiet sur notre société (par ailleurs que penser de l'animateur qui l'invite pour la ridiculiser ?).
- Enfin le "maître" de tous, j'ai nommé évidemment Thierry Ardisson, "Tout Le Monde En Parle" le samedi soir sur France 2, émission initialement sympathique et amusante (je me souviens notamment d'un grand numéro de Fabrice Lucchini il y a quelques années) mais qui est devenue depuis deux-trois ans la tribune de toute la gauche et de l'extrême-gauche (ou de temps en temps de la droite anti-libérale/anti-américaine genre Marc-Edouard Nabe) avec la complicité de tous ces abrutis incultes du show-business. J'ai aussi l'impression plus diffuse, qu'elle est devenue au fil du temps de plus en plus racoleuse et moralement "violente" : l'animateur y est en effet méprisant avec les "faibles" qu'il écrase de ses sarcasmes et au contraire fait chaleureusement applaudir par un public aux ordres les "forts" (remarquez c'est peut-être ça le "service public audiovisuel", non ?). Parmi les invités réguliers Noël Mamère, Dieudonné, José Bové, Besançenot et évidemment la "gentille" Arlette Laguiller qui était là la semaine dernière. En la regardant déblatérer ses saloperies sous l'¦il goguenard de l'animateur et attendri (oui, oui) des comiques, acteurs et chanteurs présents sur le plateau, je me demandais comment qualifier le maître de séance : ordure/pourriture ? Inconscient ? Ou bien "simplement" opportuniste sans foi ni loi et pseudo-royaliste qui a bien vu qu'une ligne gauchiste était bien plus confortable dans la France actuelle ?
Un peu plus tard débarquait Nicolas Dupont-Aignan, le candidat "gaulliste-souverainiste-républicain" à la présidence de l'UMP, énarque dans toute sa splendeur qui parlait de son rejet ferme d'une ligne "ultra-libérale" (celle de Raffarin, de Juppé !?!) et se défendait vigoureusement contre les accusations d'Arlette Laguiller d'être favorable à la privatisation des (de toutes les) entreprises publiques, en fait il déclarait même qu'il était résolument contre la privatisation d'EDF : un excellent politicien français comme nous les aimons...
Alors que faire ? Je n'en sais trop rien mais quand on voit Arlette Laguiller & co. sur ces plateaux de télé et qu'on pense à Ardisson et ses potes du show-bizz on se dit par exemple que quelques jours/mois/années dans un camp de travail communiste ­ comme il en a existé et en existent encore de par le monde ­ ne leur feraient pas de mal... (ça serait un camp de "rééducation", au sens propre !)
E.B.

Je relève, dans la dernière livraison du Nouvel Observateur (21-27/11/02), l'information suivante relative à l'impôt sur la fortune (ISF); d'après Le Nouvel Obs, le secrétaire d'Etat aux PME, Renaud Dutreil, qui aurait surnommé avec bon sens et humour l'ISF l'"impôt pour sortir de la France", est désormais convaincu que Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin commenceraient (rapporte Le Nouvel Observateur) "à être sensibles à ses propres arguments en faveur d'un abaissement des taux de l'impôt sur la fortune". C'est un début, mais il ne fait néanmoins aucun doute qu'il ne faut pas espérer que la France sorte durablement du socialisme tant que l'ISF, impôt punitif et confiscatoire par excellence, n'aura pas été courageusement et définitivement extirpé d'une mentalité française volontairement tenue dans l'ignorance des vraies réalités politiques, économiques et sociales.
Philippe ROBERT

Noël Mamère [pour nos amis étrangers, n° 1 des Verts français, tendance socialiste-étatiste-"libertaire", il est à la fois malin et hargneux...], aujourd'hui mercredi sur France Inter, émission "Res Publica" (19h20-20h), à propos de son ami José Bové et de la recherche scientifique sur les OGM etc. [je cite de mémoire] :
" on parle de chercheurs "libres", mais qu'est ce que c'est cette liberté !? Ces chercheurs sont des mercenaires à la botte de grands groupes privés multinationaux qui mène une guerre économique pour dominer le monde, ces chercheurs n'ont rien de libres ! Les vrais chercheurs libres sont ceux qui travaillent avec de l'argent public, nous nous sommes favorables à la recherche mais la recherche d'Etat. " Et il a dit beaucoup d'autres choses du même acabit... Comme on sait, plus c'est gros mieux ça passe ! Mais comme jamais personne ne lui répond (dans les grands médias) pourquoi se gênerait-il ?
E.B.

Je suis abonné à "Profession Politique" (www.professionpolitique.info) dont le reçois (tous les mercredis) l'excellente Newsletter; ainsi, je suis extrêmement heureux d'apprendre que tout ne serait finalement pas perdu si le gouvernement Raffarin, à la condition expresse d'écouter attentivement la majorité de droite nouvellement installée au Palais-Bourbon, mettait un terme au scandaleux désordre syndicale qui aujourd'hui et plus que jamais déshonore la France. Cette bonne nouvelle porte plus particulièrement sur la question lancinante et toujours remise à plus tard des retraites dont nul ne peut plus ignorer, à moins de le faire exprès, qu'elles risquent purement et simplement de se tarir à très court terme, c'est-à-dire dès 2005; car le système par répartition, bien que d'aucuns en nient l'évidence, se trouve désormais gravement compromis après un demi-siècle d'usage intensif pour une raison lumineuse : la démographie de notre pays est en chute constante et cette situation remet tout en question en franchissant sans espoir de retour les limites du possible.
J'ai donc eu la divine surprise de découvrir dans "Profession Politique" que plusieurs députés, dont le libéral François Goulard, vice-président de la Commission des finances, seraient tout à fait favorables à l'idée que le gouvernement passât en force, au début de 2003, pour offrir aux Français une vraie chance de pouvoir quand même se constituer durablement une retraite décente. Car François Goulard pense avec raison qu'il est "impossible de négocier réellement avec les syndicats", tout particulièrement en matière de retraites, puisque ceux-ci récusent par avance tout aggiornamento. En effet, il n'échappera à personne que les syndicats français sont arc-boutés sur des schémas réputés obsolètes qui les empêchent de concevoir l'intérêt et la nécessité de créer, dans l'intérêt bien compris de leurs compatriotes, ce qu'il est convenu d'appeler des fonds de pension "à la française". De plus, il tombe sous le sens que les syndicats ne doivent sûrement pas être associés à la gestion de ces fonds de pension,s'ils viennent jamais à exister, afin d'éviter une mainmise qui, alors, rendrait totalement inutile le courageux sursaut d'un gouvernement et de son premier ministre actuellement au zénith.
Philippe ROBERT

Peu mobilisateur. A l'applaudimètre, c'est Jean-Pierre RAFAFRIN qui aurait été élu président de la nouvelle UMP, tant le discours de clôture d'Alain JUPPÉ a été fastidieux et peu mobilisateur pour les militants, alors que Jean-Pierre RAFFARIN a été acclamé à plusieurs reprises pendant son intervention.

La publication ce jour des conclusions officielles des travaux du Commissariat général du Plan relatifs aux problèmes d¹immigration fait l¹effet d¹une bombe au sein de la caste politico-médiatique. Loin de l¹angélisme militant ou de la lâche résignation face à l¹immigration de peuplement subie par notre pays, François Héran et son équipe tordent définitivement le cou à certains préjugés politiquement corrects. C¹est ainsi qu¹ils affirment : " Aucune raison d¹ordre démographique ne justifie que l¹on encourage le développement massif de l¹immigration dans les années à venir " et : " L¹immigration ne résoudra ni le problème du vieillissement, ni le déficit prévisible de nos caisses de retraites ". En un mot, l¹immigration ne constitue qu¹un fardeau pour la France et les Français !

Halloween
Les Américains récupèrent notre kolklore et nous le renvoie.. commercialisé. Par exemple, le Père Noël, qui est une ordure, a complètement occulté la vraie fête de Noël qui est la commémoration de la naissance du Christ.. Un vieillard.. américain à la place d'un bébé, c'est d'un goût ! Dans le Nord de la France et aussi dans l'Est et certains pays Européens, nous fêtions la Saint-Nicolas..le 6 décembre. Personnellement, je fête toujours Saint-Nicolas avec mes petits-enfants. La veille de la Toussaint, quand j'étais une enfant, mes frères, copains, copines et moi-même, nous "fêtions" les "sorcières" du village,souvent des femmes acariâtres, grenouilles de bénitier,célibataires n'aimant pas les enfants, en mettant devant leur porte des citrouilles ou betteraves fourragères, creusées en forme de tête de mort, dans lesquelles nous mettions une bougie allumée ! Nous êtions des garnements, mais ça nous faisait rire de voir ces mauvaises dames apeurées. On se vengeait ! Je sais que c'est une vieille coutume celte, mais, ne sommes-nous pas des gaulois ou gauloises ? D'ailleurs, l'Eglise s'est souvent emparée des fêtes anciennes, dites païennes, pour les remplacer par des fêtes chrétiennes. Noël : solstice d'Hiver. Saint-Jean : solstice d'été.. etc.. Nos sources qui étaient vénérées par les gaulois....... sont devenues, avec l'Eglise, miraculeuses. Marie a remplacé les fées et lutins. Vous avez raison de critiquer l'Halloween américain. Revenons à nos fêtes à nous, païennes peut-être, mais bien de chez nous !. Amicalement, Maria

Monsieur le Président de l'UMP
Lettre ouverte 55 rue La Boëtie 75008 PARIS Monsieur le Président, Charles Millon étant l'homme politique le plus proche de mes convictions, j' ai adhéré à son mouvement " La Droite ", puis à DLC. Celle-ci ayant rejoint l'UMP je deviens membre de ce parti dont j'apprécie les efforts pour rassembler les divers courants de droite. J'apprends que Charles Million en aurait été exclus au motif, qu'en son temps, il n'aurait pas récusé les voix du FN. Si cette information se révélait exacte je démissionnerais immédiatement de l'UMP. Fédéraliste européen je n'approuve pas le nationalisme, à mon avis dépassé bien que respectable, du FN, du MNR et autres souverainistes. Mais je suis de ceux qui, par stratégie électorale, ont voté Le Pen pour chasser du pouvoir les socialo-communistes. C'est grâce à de semblables voix que M. Jospin a été battu par M. Chirac. Si ce dernier ne les a pas récusées, en toute justice, il devrait être, lui aussi, exclu de l'UMP. Au 2ème tour, il aurait pu aussi récuser les voix communistes et d' extrême-gauche. Sans danger pour lui, ce geste lui aurait acquis la sympathie des véritables démocrates. Mais je regrette que le mot " démocratie " soit de plus en plus compris dans son acception soviétique de." démocratie populaire ". J'ai toutefois été sensible au fait que M. Millon n'ait pas été exclu de la salle du congrès fondateur de l'UMP comme l'avait été M. Golnish de celle du congrès de La Droite. Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma haute considération. J.B

La croissance freine fortement en France
Coup d’arrêt pour la croissance. D’après l’Insee, la hausse du PIB a fortement ralenti au troisième trimestre, pour s’établir à +0,2% seulement. Et ce alors qu’elle était de +0,6% entre janvier et mars, et de +0,4% entre avril et juin. Encore faut-il rendre grâce aux ménages, qui ont continué à consommer : leurs achats ont augmenté de 0,7% entre juillet et septembre, un rythme plus soutenu que ceux enregistrés lors des deux trimestres précédents : +0,4% lors du deuxième et +0,3% lors du troisième. Les entreprises, en revanche, plombent la reprise, en continuant à réduire leurs investissements. Leurs dépenses en ce domaine ont diminué de 0,8%.
Les chiffres du troisième trimestre sont inférieurs de 0,1 point aux attentes. Et ils sont moins bons que les pourtant piètres 0,3% enregistrés sur la même période par nos voisins italiens et allemand. Nombre d’économistes pensent que le pire n’est pas encore passé. L’année pourrait donc se terminer sur un rythme de croissance proche de zéro s’il venait l’idée aux consommateurs de freiner leurs achats.

L’OCDE ne croit pas dans les hypothèses de croissance du gouvernement en 2003
Au total, l’OCDE estime, tout comme le gouvernement Raffarin et la commission européenne, que la croissance s’établira à 1% en 2002. Mais pronostique une année 2003 difficile, au terme de laquelle la hausse du PIB se fixerait à 1,9%. Le ministre des finances Francis Mer table toujours officiellement sur 2,5%. Cette hypothèse est en effet nécessaire pour que Matignon puisse tenir un budget 2003 qui, selon l’OCDE "ne comporte pas de mesures bien définies visant à corriger les dérapages" du budget 2002. Le risque ? que la situation des finances de l’Etat se dégrade "encore davantage si la faiblesse conjoncturelle persiste". Autrement dit, que la France, comme son voisin allemand l’a déjà fait, crève le plafond de 3% de déficit public autorisé par le pacte de stabilité.

La situation budgétaire de la France dérape
"Le gouvernement a décidé d’assumer une détérioration du déficit de l’Etat". Selon le Figaro, le trou dans le budget de l’Etat ne sera finalement pas de 44,6 milliards d’euros, mais de 46, voire 47 milliards. Ce "supplément" devrait être entériné par la loi de finances rectificative qui sera présentée mercredi en conseil des ministres. Il devrait amener le déficit budgétaire de la France à un niveau proche des 3% du PIB, limite maximale autorisée par le pacte de stabilité, quand il était jusqu’ici évalué à 2,6%. C nouveau dérapage ne devrait pas contribuer à rassurer les partenaires de la France sur sa volonté d’assainir sa situation. D'ailleurs, Bruxelles a annoncé mardi l'ouverture d'une procédure d’alerte précoce pour rappeler le pays à l’ordre sur ses finances publiques.

Oui la principe de subsidiarité doit, en effet, être celui que nous défendons.
Rien ne doit être fait par l'échelon supérieur qui puisse être réalisé à l'échelon inférieur.
L'individu est à même de prendre ses responsabilités et ne doit pas les abandonner à un deus ex machina. La liberté ne va pas sans la responsabilité faute de quoi la société devient sauvage. Malheureusement les hommes de l'Etat ont failli dans leur fonctions régaliennes, nous les croyions seuls capable de protéger nos droits et de faire régner la justice et voila que l'Etat providence a déresponsabilisé des pans entiers de la population.
Ce refus de certains d'assumer leurs responsabilités a été encouragé par nos institutions et nos media, il fournit le prétexte d'une prise en charge de nos fonctions fondamentales par l'Etat, nous ne sommes plus libres car certains ne se veulent pas responsables sans avoir à en payer le prix.
La société est donc devenue sauvage, livrée aux appétits des plus forts et on dira que c'est la faute du libéralisme.
Heureusement, amis, vous êtes là et ensemble nous pourrons réveiller le peuple
Prégentil


Semaine du  
1
8 au 25 novembre

France et compétitivité : dans les profondeurs du classement !
Notre pays est moins attractif que la Slovénie ou la Hongrie !
Compétitivité : la France vient de perdre dix places dans le classement mondial de la compétitivité. Ce classement établi par le World Economic Forum, l'Hexagone est moins attractif que la Slovénie ou la Hongrie pour les investisseurs. C'est la conclusion que l'on peut tirer du dernier rapport sur la compétitivité mondiale publié aujourd'hui à Genève par le World Economic Forum, l'organisateur de la réunion annuelle de Davos.
La France a glissé en un an du 20e au 30e rang du premier des deux classements établis chaque année par le Forum, celui mesurant le potentiel de croissance économique à moyen terme. L'hexagone a été doublé par des pays émergents tels que la Malaisie (qui arrive 27e), ou encore des pays candidats à l'entrée dans l'Union européenne comme l'Estonie (26e), la Slovénie (28e) ou la Hongrie (29e). Dans le second classement, qui mesure les facteurs contribuant à la productivité présente, le recul est moins prononcé : la France y passe du 13e au 15e rang, juste derrière l'Australie (14e), la Belgique (13e) et l'Autriche (12e).
Les Etats-Unis par contre, ont recouvré leur suprématie dans les deux classements, un an après s'être fait détrôner par la Finlande.
Quant au Japon, malgré la stagnation économique qu'il subit depuis plusieurs années, est spectaculairement remonté de la 21e à la 13e place en termes de perspectives de croissance. Pour les principaux voisins européens de la France, ils conservent voire améliorent légèrement leur position pour trois d'entre eux : le Royaume-Uni gagne une place à la 11e, l'Allemagne en gagne trois à la 14e et l'Espagne reste stable à la 22e place. Seule l'Italie fait pire que la France : elle chute de treize rangs dans le classement sur les perspectives de croissance, à la 39e place.
Voilà une douche froide pour le Gouvernement qui ne tient pas à se lancer dans des réformes dangereuses. Il lui faudra pourtant déployer de grands efforts pour attirer les investisseurs comme la diminution des charges fiscales et sociales, la simplification juridique et administrative et la déréglementation du marché du travail. Mais c'est beaucoup demander.

LE CAPITALISME, UN IDEAL HAÏSSABLE ?
Premier décembre 2002, le jour des amoureux de la liberté
Partout dans le monde, le premier dimanche de décembre est le jour des amoureux de la liberté. Cette année, dans au moins 77 villes, se tiendra la marche pour le capitalisme (walk for capitalism). Bruxelles fait partie de ces dernières.
Ici ni critique, ni protestation, ni dénonciation, ni revendication. Simplement un cri d'amour, une célébration, un besoin d'affirmer publiquement la joie et la fierté de vivre dans une société (quoique très imparfaitement) capitaliste.
A première vue, cet évènement présente un caractère incongru. En effet, dans la quasi totalité des cas, les manifestations sont le lieu d'_expression d'un catalogue de protestations diverses dont le commun dénominateur consiste en une dénonciation du capitalisme. Chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde, ce terme est vilipendé. Bouc émissaire invoqué de manière incantatoire, le capitalisme est immolé à un rythme à faire pâlir de jalousie un sacrificateur aztèque.
Tout à la fois cause de la misère du plus grand nombre, des dictatures du tiers-monde, des guerres et conflits de tout ordre, du réchauffement de la planète, de la délinquance, de l'acculturation, de la disparition des espèces, de la mauvaise qualité de la nourriture, du déclin des valeurs familiales et des navets cinématographiques, rarement concept fut aussi honni dans l'histoire.

Une haine qui ne date pas d'hier

Depuis le début XIX°siècle, époque de sa naissance, le capitalisme s'est vu attribuer la paternité de l'ensemble des maux frappant l'humanité. Premier d'une lignée d'intellectuels aussi vaine qu'inépuisable, Karl Marx a consacré sa vie à attacher au terme capitalisme la connotation d'infamie qui ne l'a plus quitté depuis. Ce penseur y voyait la source de la constitution du prolétariat. En quoi il ne se trompait pas. Mais pas au sens qu'il croyait. Le capitalisme a effectivement " créé " le prolétariat, au sens fort du terme, biologiquement. Les indications statistiques de l'époque dégagées par des spécialistes éminents tels qu'Alfred Sauvy démontrent à suffisance le boom démographique inouï qui a résulté de la mise en pratique des préceptes capitalistes. Mutation démographique mais aussi amélioration incomparable du niveau de vie : la révolution industrielle, unanimement fustigée, a arraché des masses ! humaines des conditions misérables de la vie rurale et a accru de manière constante jusqu'à aujourd'hui la qualité de vie des populations du monde entier : là encore, les chiffres, les faits, l'histoire le démontrent de façon incontestable.

La Belgique, terre des libéraux honteux

Pourquoi en Europe et plus précisément en Belgique, les libéraux se sentent-ils toujours tenus de justifier leurs convictions ? Pourquoi n'osent-ils se déclarer tels que devant des intimes et avec force circonlocutions et nuances ? Il y a là quelque chose d'assez absurde. On adresse au capitalisme une série de reproches totalement infondés alors que les sympathisants de mouvements de gauche n'éprouvent jamais le moindre remords à se revendiquer d'idées et de valeurs qui ont contribué activement à la ruine et à la désolation de larges parties du monde au cours du dernier siècle.

Plusieurs mouvements anti-mondialistes ou alter-mondialistes font à peine mystère des motivations misonéistes, anti-humanistes voire anti-démocratiques qui les animent. Pourquoi jouissent-ils d'un tel capital de sympathie ?

Contrairement à ces doctrines, le libéralisme ne promet pas la rédemption de l'humanité et la félicité absolue. Ce n'est pas une utopie exaltante qui prend l'homme par la main pour le conduire à la terre promise. Non, le libéralisme est une théorie responsabilisante basée sur une idée simple : la confiance en l'homme. Elle respecte trop ce dernier que pour lui indiquer des buts à suivre. Elle préfère mettre ce dernier face à lui-même plutôt que de lui désigner des coupables à ses infortunes. Du coup, elle n'est pas très attrayante.

En outre, le libéralisme en Europe n'est pas très militant. Résultat ? L'espace des revendications et l'avant-scène des débats intellectuels sont toujours confisqués par des personnalités hostiles au capitalisme.

Une doctrine méconnue

L'une des causes les plus importantes des faux procès intentés au libéralisme tient au fait que cette doctrine est, tout aussi surprenant que cela puisse paraître, extrêmement méconnue, à commencer par les libéraux eux-mêmes. Beaucoup n'appréhendent le contenu des valeurs libérales qu'au travers des représentations désobligeantes de la rhétorique anticapitaliste. Notons que cette dernière est d'une efficacité redoutable. On peut juger de son succès lorsqu'on réalise que, pour la grande majorité des belges, le libéralisme se réduit à ce qu'en énonce la vulgate (la main invisible, la loi du plus fort, la performance à tout prix, etc.).

Le libéralisme chimiquement pur est toujours présenté comme une sorte d'extrémisme, une position intransigeante voire inhumaine. Les libéraux honteux, dans leur volonté de paraître mesurés, nuancés, modérés, intelligents, se sentent toujours tenus de préciser qu'ils sont libéraux en matière économique mais " sociaux " ou progressistes dans les autres domaines. Selon eux, il s'agit de tempérer le " capitalisme sauvage " par des mesures protectrices. Preuve qu'ils ignorent tout de cette doctrine qu'ils réduisent à un pur économisme.

En réalité, la notion de capitalisme sauvage est une contradiction dans les termes. Le capitalisme ne peut exister sans des règles qui l'encadrent et lui permettent de se développer. La " main invisible ", le célèbre concept d'Adam Smith, tant gaussé par une multitude d'intellectuels qui n'ont jamais lu une ligne de cet auteur, présuppose toute une armature normative et institutionnelle pour exercer son action bénéfique. Fort d'une longue tradition de penseurs de premier ordre, le libéralisme est une théorie tant morale, juridique, politique qu'économique.
Pourquoi donc une marche en l'honneur d'une doctrine aussi haïssable ?

D'abord, il s'agit de défendre la dignité du capitalisme, de montrer qu'il s'agit d'une doctrine respectable et non pas cet épouvantail dont nous parlent les anticapitalistes. Le capitalisme est un entreprise dont on peut être légitimement fier. Il importe de restaurer la richesse conceptuelle de la pensée libérale, de persuader de sa capacité à rendre compte et à solutionner les problèmes de notre temps.

Ensuite, il nous faut défendre le capitalisme face à ses ennemis car nous n'avons pas le choix. C'est une nécessité dans le monde qui est le nôtre. Seule les sciences et techniques générées par le capitalisme permettront de relever les innombrables défis du siècle qui s'annonce.

" Il nous faut défendre le capitalisme non parce que nous l'aimons mais parce que l'avenir du monde en dépend ". (Friedrich von Hayek)

de Salle Corentin

Martine Aubry peine à retrouver sa place parmi les caciques du PS
Martine AUBRY a choisi Le Creusot pour son premier discours de rentrée, au lieu de privilégier la ville dont elle est maire. Puis tendant ostensiblement la main à Arnaud MONTEBOURG, présent au Creusot ce soir-là, et qui d'ailleurs s'en est mieux sorti à l'applaudimètre que l'ex-ministre de l'Emploi, elle n'ébauche pas la moindre auto-critique sur les 35 heures, dont c'est peu dire qu'elles sont aujourd'hui remises en cause au sein même du PS.

L'arggiornamento pour la France ?
Notre malheureux pays, tous freins serrés sur les rails de l'émancipation libérale, fait spécialement peine à voir; en effet, comment penser que la France puisse continuer à mener, sous la férule d'élites durablement irresponsables, une telle vie de bâton de chaise ? Les mauvaises nouvelles, qui d'ailleurs tirent leur origine d'une action politique le plus souvent inféodée à l'idéologie, s'abattent alors de toutes parts et à grand fracas sur notre nation bientôt réduite à la portion congrue; le Conseil économique et social (CES) lui-même, où siègent syndicats, patronat, entreprises publiques, agriculteurs, associations et tiers secteur, avait déjà vainement tenté, à la fin du mois d'octobre 2002, de se mettre d'accord sur les termes d'un rapport commandé par le gouvernement Raffarin concernant "L'attractivité de la France" et portant plus spécialement sur la pression fiscale dont se meurt notre pays.
De plus la France, littéralement estourbie par une scandaleuse législature socialiste présidée par un premier ministre austère mais (néanmoins) qui se marre, a reçu le coup de grâce porté par l'octroi démagogique au peuple de fallacieux avantages sociaux qui n'ont d'ailleurs sûrement pas encore produit tous leurs dangereux effets; car me faut-il rappeler que la France, dont le Word Economic Forum (qui organise les réunions annuelles de Davos) vient de mesurer le potentiel de croissance économique à moyen terme, est passée, en un an seulement, du 20ème au 30ème rang mondial en laissant la place à des pays émergents tels la Malaisie (27ème) ou bien encore, la honte soit sur nous, à l'Estonie (26ème), à la Slovénie (28ème) ou à la Hongrie (29ème) tous pays candidats à l'entrée dans l'Union européenne ? Une telle performance, bien entendu, requiert toute mon admiration...
Et comme si cela ne suffisait pas à notre malheur de seconde locomotive de l'Europe après l'Allemagne, nous trouvons encore le moyen de passer du 13ème au 15ème rang en matière de facteurs contribuant à la productivité immédiate juste derrière l'Australie (14ème), la Belgique (13ème) et l'Autriche (12ème) !... Dans les deux classements, les Etats-Unis reprennent la première place un temps ravie par la Finlande qui occupe désormais une très enviable seconde place mondiale; il faut aussi noter que le Japon, qui pourtant éprouve les plus grandes difficultés à se réformer, remonte néanmoins de la 21ème à la 13ème place en terme de perspective de croissance. Ma question est donc la suivante qui exige tout de suite une réponse claire, nette et précise : le gouvernement Raffarin se donne-t-il réellement les moyens de briser la malédiction qui s'acharne sur la France ?...
Philippe ROBERT

Les jours de la Nation sont-ils comptés ?
La situation politique, économique et sociale aux Antilles françaises relève à l'évidence de l'incompatibilité d'humeur; la convergence têtue d'un certain nombre de facteurs simples mais néanmoins décisifs a fini par créer, en favorisant la plus grande confusion, un puissant blocage dont le retrait programmé d'Accor et les interrogations du Club Med sont la partie émergée d'un mortel iceberg. En ce qui concerne la Métropole (ou l'Hexagone en l'occurrence), je dois avouer que je suis depuis longtemps admiratif de l'extraordinaire courage affiché par les entreprises françaises et plus spécialement les PME/PMI qui subissent, sous les fallacieux prétextes d'égalité et de progrès social, la double loi d'airain de l'Etat providence et des syndicats furieusement politisés permettant alors, par spoliation des richesses produites, de s'arroger un pouvoir sans partage. En d'autres termes, ni plus ni moins que le nerf de la guerre pour entretenir la guerre...
Dans ces conditions, nous n'avons aucun droit à fustiger nos entreprises qui, placées en état de légitime défense, délocalisent hors du territoire national; encore moins à flétrir nos entrepreneurs qui n'admettent plus d'être fiscalement pressurés au point que le fruit de leur travail leur est purement et simplement confisqué. La folle exception française n'en finit pas de briser la nation France : les signes intérieurs et extérieurs d'une chute accélérée ne permettent plus d'en douter. Certes, on peut toujours rêver que la France, une fois de plus, va s'en sortir passivement d'un coup de baguette magique; si, en revanche, on accepte l'idée d'un sursaut vital, il faut aussi que celui-ci soit collectif, c'est-à-dire qu'il procède autant de la société civile que de l'Etat, faisant alors que toutes les composantes nationales entrent spontanément en symbiose; mais à moins d'un nouveau séisme, l'idée d'une telle espérance, pour ne pas parler crûment d'une vraie dernière chance, hélas me paraît hautement improbable.
Philippe ROBERT

Comité LEPANTE : Non à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne.
" Chers amis,
Un comité est créé, il doit être composés de toutes les personnalités qui s'opposent à l'acte inqualifiable qui se prépare. Tous les intellectuels qui voient clairs et parlent hauts, tous les hommes politiques conscients qu'il en va de la vie de notre civilisation et de nos enfants, doivent unir leurs forces.
Quelques soient les décisions prises à Copenhague, il faut les déclarer d'avance, nulles et non avenues :
Les nations et les peuples d'Europe n'accepteront pas :
La libre circulation des Turcs dans l'espace européen.
L'islamisation à marche forcée de l'Europe
La perte des repères historique, civilisationnel et culturel de l'Europe des nations, mère de la modernité et des arts.
Exigeons un référendum dans tous les Etats de l'Union européenne sur ce sujet.
Exigeons que son résultat soit acquis à la majorité des Etats et à la majorité qualifiée des électeurs : 3/5 des Etats et 2/3 des voix.
Il faut préparer la résistance à ce qui n'est qu'une formule pour :
1. Mondialiser sans le dire : après la Turquie, le Maroc, puis l'Algérie et ainsi de suite.
2. Nous mettre dans une situation de dépendance par rapport à la mouvance musulmane, en pleine guerre contre le terrorisme islamique.
3. Nous détacher de tout repère civilisationnel permettant à l'homme de connaître son appartenance.
4. D'arriver, de cette manière, à un " nirvana " socialisant que nous refusons.
Répondez et faites taire les vieilles rancœurs ! Que sera un " républicain " dans un tel monde ? Qui le comprendrait ? Que sera un " royaliste " dans ce monde là ? Un sujet du Sultan ?
Avant de décider d'un régime ou d'une société pour la France, et pour chacune des nations européennes, encore faut-il que survivent ceux qui en sont le sel. "
Georges Clément - Michel de Poncins - Bruno José Lebeau

L'UMP : du neuf avec du vieux
C'est sans surprise, (malgré sa mise en examen dans le dossier du financement occulte du RPR), que l'ancien Premier Ministre, Alain Juppé a été élu avec près de 80% des suffrages dimanche au Bourget président de l'UMP, " l'Union pour un mouvement populaire ". Les listes concurrentes, notamment celle censée représenter les " gaullistes républicains ", emmenée par Nicolas Dupont-Aignan, ou encore celle de Rachid Kaci, offraient surtout l'utilité pour M. Juppé d'entretenir le mythe du pluralisme. Cependant moins d'un militant sur trois a participé à ce scrutin (29% environ ; qui traduit un manque d'enthousiasme certain de la base pour ne pas dire un dégoût ou une indifférence pour beaucoup. Ce qui contraste avec l'enthousiasme artificiel affiché par les dirigeants de l'UMP. Car les manœuvres de succession pour l'après Chirac ont déjà commencé, comme en témoigne l'arrivée du principal rival d'Alain Juppé dans la prochaine course présidentielle, Nicolas Sarkozy. Son " entrée de star " au Bourget a particulièrement irrité le maire de Bordeaux, d'autant que le ministre de l'Intérieur, accompagné de son épouse, a dédaigneusement écarté la place au second rang que le protocole avait réservé aux autres ministres pour venir parader au premier rang… Pour le reste l'objectif premier de l'UMP a été rappelé par Jacques Chirac lui-même qui a envoyé un message à ses amis, bien superficiel et démagogique comme la Gauche l'aime: il s'agit de " combattre les forces d'intolérance, les forces de rejet, parce que la politique est d'abord une éthique ". Il est vrai que dans le domaine de " l'intolérance " et de " l'éthique ", Jacques Chirac en connaît l'expérience.

La production industrielle en recul ... et les projets d'investissement aussi
En septembre, la production industrielle a baissé de 0,3% par rapport au mois d'août, selon l'Insee. Sur un an, le recul s'établit à 1,7%. Quant à la production manufacturière, qui ne prend en compte ni l'énergie ni l'agroalimentaire, elle a baissé de 0,2% en septembre, et de 2% par rapport à la même période il y a un an. Parmi les secteurs qui voient leur production diminuer, on trouve notamment l'habillement et le cuir (-2,8%) et l'industrie automobile (-1,1%), ainsi que les biens d'équipement (-0,6%). En revanche, les biens de consommations marquent une hausse de 1,1%, grâce aux produits pharmaceutiques, de parfumerie et d'entretien. L'Insee a par ailleurs interrogé les chefs d'entreprise sur les perspectives d'investissement, particulièrement moroses. Ils prévoient une baisse de 7% cette année dans l'ensemble de l'industrie, et de 9% dans le secteur manufacturier.

Guadeloupe: le climat social pourrait faire fuir Texaco
"Une période de réflexion sur notre retrait" de la Guadeloupe est ouverte. C'est ce qu'a annoncé lundi Garry Desamours, principal dirigeant local de la compagnie pétrolière Texaco. Il a ajouté que l'entreprise avait décidé "de ne pas reprendre, même sous escorte policière, la livraison de carburants vers nos stations services", à cause des incidents survenus jeudi dans l'enceinte de l'unique dépôt pétrolier de l'île, qui avaient fait cinq blessés. La centrale syndicale UGTG "exige" que Texaco attribue à trois de ses adhérents la location gérance d'une de ses 14 stations services, et a bloqué son parc de camions citernes, dont un seul peut opérer, grâce à la protection des policiers, depuis trois semaines. Ce qui entraîne de fortes tensions dans la distribution de carburants en Guadeloupe.

L'Allemagne et la France épinglés par la Commission européenne
Après le Portugal l'été dernier, l'Allemagne et la France se sont vus sévèrement rappeler à l'ordre par la Commission européenne, qui a publié mercredi ses prévisions concernant l'état des finances publiques des membres de la zone euro. Sans surprise, l'Allemagne enfonce la barre des 3% puisque son déficit devrait atteindre cette année 3,8% du PIB, et 3,1% l'année prochaine. Ce qui vaut au gouvernement Schröder le lancement d'une procédure dite "en déficit excessif", comme l'a annoncé mercredi Pedro Solbes, le commissaire aux affaires économiques. Qui a également déclenché une procédure "d'avertissement", un peu moins grave, à l'encontre de la France, jugée trop dilettante en matière de finances publiques. Son déficit s'afficherait à 2,7% du PIB en 2002 et à 2,9% en 2003. Ces deux mesures seront formellement adoptées le 19 novembre et soumises à l'approbation des ministres le 3 décembre ou le 21 janvier "au plus tard".

La droite révise la "mixité sociale"
Adoptée en décembre 2000, la loi dite "SRU" - pour "Solidarité renouvellement urbain" - est en passe d'être modifiée par la majorité. Dans la nuit de mardi à mercredi en effet, le Sénat a modifié l'un de ses dispositifs majeurs, à savoir l'obligation faite aux communes d'avoir 20% de HLM sur leur territoire, à charge pour celles qui connaissent un retard de le combler d'ici vingt ans. Adoptant la proposition de Dominique Braye, rapporteur UMP de la commission des affaires économiques du Sénat, la Chambre haute a opté pour une autre méthode, basée sur "le contrat". Concrètement, les communes devront s'engager sur des "programmes triennaux de construction de logements sociaux", pour un volume au moins égal "au tiers du nombre de logements réalisés sur le territoire de la commune au cours des trois années précédentes".
La révision reste limitée à cette disposition. Car comme dans la version initiale de la loi, des sanctions seront prises à l'encontre des communes qui ne respecteraient pas ces nouvelles dispositions. De même, la différence entre l'Ile de France et les autres régions a été maintenue : le seuil qui oblige les communes à appliquer la loi reste fixé à 1500 habitants pour la région parisienne, contre 3500 pour la province. Et le taux de 15% de logements locatifs sociaux a été conservé comme seuil d'exonération du prélèvement pour les communes qui perçoivent la dotation de solidarité urbaine, dite "DSU". Malgré tout, la gauche s'est emportée contre la révision de la loi SRU, accusant la droite d'avoir "peur" de la "mixité sociale" et de "vider de son contenu le volet logement" de la loi. Pour être définitivement adoptée, le texte doit encore être soumis aux députés, et voté dans des termes identiques.

Les meilleures raisons de douter.
Je n'ai jamais fait mystère de mes craintes que la réélection de Jacques Chirac et la confirmation de Jean-Pierre Raffarin au poste de premier ministre ne conduisent le pays, d'évidence profondément choqué, à l'avènement d'une fausse alternance; j'éprouve même les plus grandes alarmes à constater que le libéralisme, pour peu que les bienfaits de cette doctrine de la liberté aient seulement effleuré l'esprit de nos princes, a aujourd'hui totalement déserté l'action de ce gouvernement sans grande personnalité politique en dehors d'un puissante action de retour à la sûreté. Mais comme il me faut solidement étayer ma critique si je veux être un tant soit peu pris au sérieux, je voudrais attirer l'attention sur les trois points suivants qui me paraissent illustrer et justifier pleinement mon propos.
Madame Brigitte Girardin, ministre de l'Outre-mer, annonce ce jour sur LCI que l'Etat doit apporter toute sa sollicitude à la Guadeloupe pour l'aider à sortir de la crise de confiance qui mine ce département des Antilles françaises; mais pourquoi le ministre se sent-il alors obligé de préciser, en un automatisme que l'on eût souhaité définitivement révolu, que cette aide (en particulier le volet financier) ne doit en aucun cas être considérée comme un cadeau octroyé aux entreprises ?! La funeste pensée de gauche, qui s'est introduite par effraction jusque dans nos âmes au point de corrompre les meilleurs esprits, ne cessera-t-elle donc jamais d'exercer ses ravages sur une droite qui ne parvient toujours pas, quoi qu'elle fasse pour exorciser la malédiction qui la ronge, à assumer sans honte les hautes valeurs qui la caractérisent ?
Sur un autre registre, Air Lib et l'industrie du jeu vidéo traversent l'un et l'autre une passe difficile pour ne pas dire désespérée dans le cas d'Air Lib. Le gouvernement Jospin, à qui l'on ne peut pas reprocher d'avoir été cohérent avec ses propres principes, s'était alors démagogiquement empressé de soutenir Air Lib d'évidence promise à la faillite; aujourd'hui, le gouvernement Raffarin se croit obligé de boire le calice jusqu'à la lie !... Enfin, le premier ministre en personne promet le soutien (sonnant et trébuchant) de l'Etat à l'industrie du jeu vidéo français en perte de vitesse depuis l'éclatement de la bulle Internet. Je sais combien vouloir faire plaisir à tout le monde peut être gratifiant mais aussi totalement fallacieux; mais songer à y parvenir par l'interventionnisme d'Etat, qui relève plus d'un humanisme fourvoyé que d'une vraie politique d'émancipation économique et sociale, est à mes yeux une faute impardonnable.
Philippe ROBERT

Semaine du  12 au 18 novembre

Monopole de l'assurance maladie
N’est il pas trop tôt pour se réjouir de la fin du coûteux monopole de la " SECU " sur l ‘assurance maladie ? Les obstacles pratiques à l’exercice de cette liberté sont considérables. Si un artisan ou une toute nouvelle entreprise employant des débutants peuvent adopter un autre assureur (s’il en existe), le changement de caisse présente pour un salarié, outre diverses difficultés pratiques, un obstacle difficilement surmontable. C’est le partage des cotisations entre salarié et entreprise : il protège le système car il nécessite l’implication de l’entreprise dans le changement. Il faudrait donc que celle-ci prenne le risque d’un affrontement avec ses syndicalistes sur un point périphérique par rapport à son activité. Le sujet est tellement explosif qu’il est plus facile de réduire ses coûts en délocalisant qu’en dégoupillant ce thème. Il est donc nécessaire que soit d’abord mis fin à la fiction des charges patronales, fiction car ce qui compte, c’est la différence entre ce que paye l’employeur et le net reçu par l’employé. Tout doit donc être versé au salarié, afin que chacun puisse ensuite maîtriser ses cotisations en fonction, non seulement de ses intérêts matériels mais aussi de ses convictions morales (question de l’avortement, par exemple). Est-ce pour demain ? Ce serait trop beau ! Pierre Huet

Retraite: l'âge de départ idéal est de 57 ans pour les Français!
71% des actifs souhaitent s'arrêter entre 55 et 60 ans. Pour leur cas personnel, 66% des sondés n'estimeraient pas acceptable de devoir travailler au delà de 60 ans ou de devoir cotiser plus longtemps pour pouvoir bénéficier de leur droits à la retraite.
Autant dire que les délisusions, dans les années qui viennent, seront très importantes!!!


Stop ENA
Les députés UMP Jean-Michel FOURGOUS et Hervé NOVELLI lançent "Stop ENA" et proposent aux Français de réagir sur stopena@club-internet.fr. Déjà fin octobre, le député UMP Louis GISCARD d'ESTAING avait fait adopter par la commission des Finances de l'Assemblée un amendement réduisant de 5 millions d'euros les crédits de l'ENA.

J'ai déjà dit combien il me paraissait hautement regrettable, de la part de Jean-Pierre Raffarin, de n'avoir pas mis immédiatement cartes sur table; c'est-à-dire que la tâche s'annonçant particulièrement rude et les changements de mentalité à opérer extrêmement périlleux en si peu de temps, je suis donc pour ma part intimement persuadé qu'il eût bien mieux valu prévenir d'entrée les Français qu'il n'était plus possible, sans courir le risque de graves conséquences, de différer de vraies réformes structurelles hors desquelles la France serait déclarée définitivement inapte à recouvrer honneur et liberté. Certes, ce qui est fait est fait mais je ne peux alors m'empêcher de concevoir les plus vives inquiétudes pour l'avenir immédiat qui, d'évidence, conditionne l'avenir - ou l'absence d'avenir - à moyen et à long terme de notre pays...
Ainsi devrions-nous porter la plus grande attention à la façon dont les syndicalistes, et plus spécialement sur France-Info le secrétaire général de Force ouvrière, Marc Blondel, ne manquent pas de s'approprier systématiquement la moindre déclaration gouvernementale pour la régurgiter, après un sévère passage à la moulinette dialectique marxiste, aux Français subjugués qui n'en peuvent mais; d'ailleurs, on peut d'autant mieux comprendre un tel tir de barrage que les élites syndicales françaises, surtout lorsque leurs privilèges exorbitants risquent sérieusement d'être remis en question, ressentent aujourd'hui fortement le vent du boulet d'une époque qui leur échappe et dont elles peuvent même attendre, si elles ne parviennent pas à s'adapter intellectuellement aux critères de la nouvelle norme mondiale, qu'elle finisse par avoir raison d'eux sans qu'ils eussent seulement le temps de dire ouf !
Lorsque François Fillon déclare que "les préretraites sont une catastrophe pour l'économie nationale et pour nos régimes de retraite, alors même que les salariés, à l'avenir, vont devoir cotiser plus longtemps", il reconnaît implicitement un état de fait que tous les précédents gouvernements, avec la bénédiction des syndicats, ont largement contribué à créer; quand Marc Blondel, dressé sur ses ergots, crie à la provocation "parce que l'essentiel des préretraités, ce sont des gens qui ont été licenciés avant 60 ans par les entreprises" et que, sur la question hypersensible de la durée des cotisations, "Jusqu'à preuve du contraire, on n'en a pas encore discuté", il stigmatise, dans un premier mouvement naturel, les entreprises honnies qui jettent leurs vieux travailleurs hors d'usage puis, froidement, il n'hésite pas à dénier toute autonomie politique au gouvernement... Plus que jamais, prévenir vaut mieux que guérir.
Philippe ROBERT

Jacques Barrot, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale et ancien ministre de la Santé, semble désormais se rendre compte avec l'acuité que confère l'expérience vécue que notre système de sécurité sociale, qui refuse par principe au citoyen la liberté de choix, est parvenu en fin de vie; car l'Etat aura beau croire qu'il innove en empilant les unes sur les autres les usines à gaz, la vraie solution lui échappera toujours qui se trouve ailleurs que dans un système constructiviste étatique aggravé par la mainmise des syndicats. Et cet ailleurs, même dans une France irrationnellement engluée dans les arcanes de la fausse philosophie marxiste, réside tout bonnement dans l'application, ici comme ailleurs, d'une intelligente et saine concurrence.
Si Jacques Barrot a raison de déclarer à l'Assemblée qu'il faut "revenir à la distinction originelle entre le petit risque et le risque lourd", il faut tout aussi bien considérer que celle-ci, dans une société réellement libre, relève purement et simplement de l'assurance, en particulier privée; car ce n'est pas à l'Etat d'en décider et moins encore aux syndicats qui n'ont pas manqué, CFDT, CFTC et FO en tête, de monter immédiatement au créneau "Devant la crainte d'une prise de partie en faveur d'un système privé <à l'américaine> et "pour dénoncer le danger d'une Sécurité sociale à deux vitesses" (Le Point No 1573 du 8 novembre 2002)... Mais quoi qu'on fasse, nous ne pourrons plus éviter une confrontation qui s'avère vitale pour la cohésion sociale de notre pays.
Malgré cela, nous nous opiniâtrons à vouloir freiner des dépenses qui ne cessent naturellement de s'amplifier au fil des années et que personne n'a encore trouvé le moyen, fût-il magique, d'endiguer durablement ! Cette folle situation démontre avec éclat qu'il est absolument nécessaire d'en venir, si l'on souhaite vraiment sortir du bourbier, à une vraie responsabilisation individuelle et collective du citoyen français. Pour en avoir le coeur net, j'ai demandé à mon médecin de famille comment il vivait sa nouvelle obligation de décider personnellement, pour le compte de la "sécu" souveraine, si un déplacement était ou non remboursable; eh bien, très mal merci, parce qu'il a le sentiment de plus en plus aigu d'être traité en supplétif stérile par l'Etat providence.
Philippe ROBERT

Le déficit budgétaire de la France augmente de 85%
A fin septembre, il s’établissait à 51,89 milliards d’euros, contre 27,93 milliards un an plus tôt, selon les données fournies vendredi par le ministère de l’économie et des finances. Cause de cet écart impressionnant, d’après Bercy : la dégradation de la situation budgétaire, constatée par le collectif d’été à la suite de l’audit réalisé fin juin sur les finances publiques. Et le décalage du calendrier de recouvrement de l’impôt sur le revenu. La date de perception avait en effet été repoussée d’un mois en raison d’aménagements nécessaires à la mise en œuvre de la baisse immédiate de 5% décidée par le gouvernement.

Le Portugal enjoint de réduire son déficit en 2003
Faisant fi des turbulences autour du Pacte de stabilité, les ministres des Finances de l'Union, qui se réunissaient le 5 novembre à Bruxelles, ont adopté à l'unanimité une Décision qui "constate" l'existence d'un "déficit excessif" des finances publiques du Portugal en 2001 ainsi qu'une Recommandation exigeant de Lisbonne que son déficit public soit ramené "nettement en deçà de 3% du PIB en 2003, au plus tard". C'est la première fois que les Quinze appliquent les dispositions du Traité de Maastricht relatives aux déficits excessifs. Le président en exercice du Conseil, le danois Thor Pederson, s'est félicité que les Quinze aient ainsi "respecté les dispositions du Traité et du Pacte de stabilité concernant les déficits excessifs", passant sous silence que les mêmes ministres avaient refusé d'adresser un avertissement au Portugal et à l'Allemagne en mars dernier.

Jean-Paul Delevoye veut "garder" l'ENA
Mais le ministre de la fonction publique, qui s’exprimait à l’Assemblée nationale, a exprimé son souhait de faire "évoluer le contenu de la formation initiale, brasser les publics, élargir les ouvertures vers l’extérieur, renforcer la connaissance de l’entreprise, des questions sociales, de la dimension européenne". Deux députés UMP, Jean-Michel Fourgous et Hervé Novelli, ont publié une tribune jeudi dans le Figaro pour prôner la "suppression" de l’Ecole nationale d’administration. D’autres ont déposé un amendement pour diminuer les crédits qui lui sont dévolus. Quant au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, il a estimé mercredi soir que supprimer cette école serait "une erreur".

Afin de conserver les privilèges des fonctionnaires, Bernard Thibault entend mobiliser début 2003 sur les retraites
Le leader de la CGT, qui s’exprimait mercredi soir sur France 2, a proposé aux autres syndicats de se réunir "pour envisager une mobilisation nationale dès le début de l’année, pour que les négociations sur l’avenir des retraites prennent bien en compte les attentes des salariés". Il a de nouveau exprimé son opposition à un allongement de la durée des cotisations.

Le déficit de l'Unedic confirmé à 3,7 milliards d'euros
Après un excédent de 250 millions d’euros l’année dernière, le régime d’assurance chômage devrait enregistrer un déficit de 3,7 milliards, selon une note publiée mercredi par l’Unedic, à l’issue d’un bureau où les comptes ont été présentés aux partenaires sociaux, qui le gèrent.

Les industriels de plus en plus pessimistes
Le moral des patrons s’est dégradé au troisième trimestre, selon l’enquête réalisée par l’Insee et publiée mercredi. Leurs commandes globales et étrangères en produits manufacturés ont décéléré. Et pour le dernier trimestre de l’année, les chefs d'entreprise s’attendent à une nouvelle aggravation de la situation. Les économistes soulignent qu’il ne faudra donc pas compter avec l’industrie, qui représente un cinquième du PIB français, pour faire repartir la croissance en 2003.

Semaine du  04 au 11 novembre

L’insécurité chez les médecins
Selon un sondage IPSOS paru le 23 octobre dans Le quotidien du médecin, " 51% des médecins interrogés ont le sentiment que les conditions générales d’exercice se sont dégradées depuis cinq ans " et " beaucoup (70%) anticipent très majoritairement une dégradation de ces mêmes conditions pour les cinq prochaines années ". Il ressort également de cette enquête que " 26% des médecins ont souvent ou parfois peur d’être agressés ", que " 87% ont déjà été victimes de violences verbales et de menaces ", " 43% ont subi une agression physique, 36% ont subi des vols ou des actes de vandalisme ".

Violences scolaires : un gouvernement mou
Le ministre de l’Education " nationale ", Xavier Darcos, a présenté mercredi sa politique de prévention de la violence scolaire, ensemble de mesurettes qui encore une fois ne résoudront rien sur le fond. Comme ses prédécesseurs, le ministre a fait part de son intention de développer l’enseignement de l’instruction civique, mais aussi de recenser plus systématiquement l’absentéisme, de doubler le nombre de " classes relais " pour les élèves " perturbateurs ", de renforcer les pouvoirs des chefs d’établissement. Alors qu’un récent rapport sénatorial fait état d’une progression de la " petite délinquance " des mineurs de 79% en 10 ans, les chiffres rendus publics sur la violence scolaire en 2001-2002 illustrent d’ailleurs assez bien le fait que les incidents ne touchent pas tous les établissements. 81 362 incidents graves ont été officiellement recensés l’an dernier –dont 57 570 dans les seuls collèges chiffres d’ailleurs en deça de la réalité puisque un établissement scolaire sur quatre n’a pas répondu à cette consultation. Arrivent en tête les violences physiques sans armes (27,28%), les vols ou tentatives de vols (11,7%), en queue de peloton (0,05% du total) sont recensés les ports d’armes à feu, mais il convient de noter que 70 cas ont été recensés pour la seule année 2002

Le "Nouveau Monde" d'Henri Emmanuelli.
Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas... Le refus opiniâtre d'intégrer ce concept simple, intelligent et, surtout, d'évident bon sens que nous devons à Frédéric Bastiat est pour beaucoup dans le malheur des citoyens de ce pays. Lorsque Henri Emmanuelli, invité du Grand Jury RTL-Le Monde-LCI le 27 octobre dernier, veut faire croire aux Français désinformés que la privatisation de France Télécom est une hérésie qui ne peut produire que de l'inégalité et de l'injustice sociale, peut-être espère-t-il parvenir à ses fins; car la violence systématique de son réquisitoire contre la concurrence, à ses yeux symbolisée par la rentabilité et donc la course effrénée au profit source de corruption et d'atteinte aux droits des plus modestes, ne devrait finalement pas manquer de séduire nombre de nos compatriotes qui n'ont encore jamais connu autre chose que la fausse liberté conférée, sous prétexte d'égalité républicaine, par le monopole d'Etat.
Je ne crois donc pas faire injure à Henri Emmanuelli, qui serait alors malvenu de renier sa propre idéologie, si je dis ici que je le soupçonne fortement de s'adonner à la pure démagogie lorsqu'il tente de s'emparer des esprits à l'aide de démonstrations volontairement lacunaires; car il est trop facile de ne montrer que l'aspect apparemment négatif d'un problème en affirmant, à l'exclusion de toute autre possibilité, que France Télécom privatisé sera ainsi empêché d'accomplir ses missions fondamentales consistant, en matière de développement du téléphone portable, à assurer une couverture à 100% du terrritoire national. Certes, la vérité oblige à dire que le problème existe bel et bien avec ce qu'il est convenu d'appeler les zones blanches; mais même si cette constatation est parfaitement légitime, il n'en demeure pas moins qu'elle n'est absolument pas suffisante pour justifier à elle seule la méchante charge de Mr Emmanuelli.
Si l'absence momentanée et ponctuelle de faisceaux pour téléphones cellulaires peut en effet être ressentie, dans nos sociétés développées où le progrès technique relève du familier, comme une frustration et parfois même comme une injustice intolérable, c'est-à-dire ce que l'on voit, Henri Emmanuelli se garde bien de marquer combien cette situation n'est pas une fatalité que la mise en concurrence de France Télécom, finalement, brisera net; en effet, qui dit portable dit aussi téléphonie fixe et Internet (en particulier le haut débit et l'UMTS), c'est-à-dire ce que l'on ne voit pas. Or les uns ne vont pas sans les autres et la liberté conférée au consommateur où qu'il se trouve de s'adresser à l'opérateur de son choix, faisant alors que tout le monde y trouve son meilleur compte, est un argument bien plus puissant que tous les monopoles d'Etat auxquels Henri Emmanuelli, dont le socialisme pompeusement rebaptisé "Nouveau Monde" n'a plus cours au XXIème siècle, souhaiterait réabonner la France.
Philippe ROBERT

Ecole nationale d'administration.
Au fil du temps, l'Ecole nationale d'administration (ENA), créée en 1945, a ajouté une corde supplémentaire à l'arc de ses diplômés qui consiste, en outrepassant leur vocation à servir loyalement les Français avec les moyens de l'Etat, à prendre purement et simplement les commandes politiques de l'Etat providence à la française. Mon but n'est pas de jeter systématiquement l'opprobre sur l'ensemble de cette catégorie de hauts personnels qui a le plus souvent su faire preuve, à tous les niveaux de l'Etat, de la plus grande irréprochabilité; mais il n'en reste pas moins que nombre d'entre eux, qui cumulent simultanément les privilèges immuables de la haute fonction publique avec un poste électif par nature précaire, ont alors constitué une noblesse d'Etat sur laquelle le simple citoyen n'a plus aucune prise.
Les raisons de la mutation intellectuelle qui, insidieusement, a pris possession de l'esprit de ces adeptes de l'action politique induite par la technocratie sont multiples. Mais on ne peut nier, en dehors du système qui a largement contribué à créer les conditions d'une telle situation, que la nature humaine tienne la première place dans l'accaparement actuel de l'Etat par une caste; en effet, il relèverait d'une inconcevable cécité de ne pas distinguer qu'une minorité agissante, qui d'ailleurs se perpétue le plus démocratiquement du monde par cooptation, prend bien soin de mettre un maximum d'obstacles à l'accession de la société civile aux responsabilités. Toutefois, cette posture n'est plus tenable dès lors que l'Etat centralisateur, pressé de toutes parts, se voit contraint de rendre les armes : rien, désormais, ne sera plus comme avant.
D'où la nécessité de considérer avec un regard neuf cette institution plus que cinquantenaire qui ne correspond plus aux exigences des temps nouveaux; c'est la démarche entreprise par Louis Giscard d'Estaing et d'une façon plus radicale, en proposant la suppression pure et simple de l'ENA, par Jean-Michel Fourgous et Hervé Novelli, proches d'Alain Madelin. Mais ces derniers vont plus loin et proposent de substituer à l'enseignement dispensé par la défunte Ecole nationale d'administration la création d'un master de gestion publique dans le cadre universitaire. L'un des principaux avantages liés à cette idée innovante réside dans la démocratisation de la procédure d'accès à la haute fonction publique; et si, dans sa sagesse, le Parlement votait une proposition aussi révolutionnaire, nous pourrions affirmer sans crainte d'être démenti que la République aurait alors accompli un bond considérable !
Philippe ROBERT

La Haute Cour de Justice
L'Assemblée nationale élit, ce mercredi 23 octobre, les 12 juges et les 6 suppléants, de la Haute Cour de Justice (HCJ) issus de ses rangs. Créée par l'ordonnance constitutionnelle du 2 janvier 1959, pour juger le président de la République pour les actes accomplis dans l'exercice de ses fonctions. Selon l'article 68 alinéa 2 de la Constitution, la responsabilité pénale du président de la République de ne peut être mise en cause que pour ''haute trahison'', notion définie ni par loi ni par la Constitution. La HCJ se compose 24 juges (12 députés et 12 sénateurs) titulaires et de 12 suppléants (6 députés et 6 sénateurs), élus par leurs assemblées respectives, à bulletin secret et à la majorité absolue, devant lesquelles ils prêtent serment lors de chaque renouvellement, total pour l'Assemblée nationale et par tiers pour le Sénat. Le ministère public près la Haute Cour est exercé par le procureur général près la Cour de cassation, assisté de trois avocats généraux devant cette même Cour. Le greffe de la HCJ est également emprunté à la Cour de cassation, alors que le reste des personnels nécessaires à son fonctionnement est mis à sa disposition par les bureaux des deux assemblées. La procédure devant la HCJ, qui n'a jamais été appliquée depuis sa création, est déclenchée par l'adoption d'une résolution de mise en accusation par les deux assemblées, en des termes identiques et à la majorité absolue de leurs membres. La résolution est alors transmise à la commission d'instruction, composée de cinq membres titulaires et de deux suppléants élus chaque année parmi les magistrats du siège de la Cour de cassation. Si la commission estime les charges suffisantes, elle revoie le président de la République de la HCJ. Il semble bien que la seule peine que la Haute Cour puisse prononcer soit la déchéance du président. En effet la Constitution ne prévoyant pas d'autre peine, toute autre condamnation de la part de la HCJ serait une violation du principe de la légalité des peines. Les arrêts de la Haute Cour de Justice ne sont successibles ni d'appel, ni pourvoi en cassation. Le Conseil constitutionnel, dans une décision du 22 janvier 1999, a donné une interprétation large de l'immunité dont jouit le président de la République dans l'exercice de son mandat, interdisant toute possibilité de poursuite de devant des juridictions de droit commun.

La Cour de justice de la République
En même temps que les membres de HCJ, l'Assemblée nationale désigne ce mercredi, les 6 juges et les 3 suppléants de la Cour de justice de la République (CJR) issus de ses rangs. Jusqu'en 1993, les membres du gouvernement, bien que responsables de tous les crimes et délits accomplis dans l'exercice de leurs fonctions en vertu de l'article 68 de la Constitution, ne pouvaient être mis en accusation que devant la HCJ, selon la même procédure que celle applicable au président de la République. Ce système ayant montré ses limites, en particulier lors de l'affaire dite du ''sang contaminé'', la Cour de justice de la République a été instituée par la loi organique du 23 novembre 1993, pour connaître des crimes et délits des ministres dans l'exercice de leurs fonctions.
La CJR est composée de 3 magistrats du siège de la Cour de cassation, dont l'un présidera la Cour, de 12 parlementaires (6 députés et 6 sénateurs) et de 12 suppléants, élus par leurs assemblées respectives, à bulletin secret et à la majorité absolue, devant lesquelles ils prêtent serment, lors de chaque renouvellement, total pour l'Assemblée nationale et par tiers pour le Sénat. Le ministère public près la CJR est exercé par le procureur général près la Cour de cassation, assisté de trois avocats généraux devant cette même Cour. Le greffe et l'ensemble des personnels nécessaire au fonctionnement de la CJR est mis à sa disposition par la Cour de cassation.
Toute personne privée ou morale, ainsi que le Procureur près la cour de Cassation, peuvent saisir la commission des requêtes, composées de 3 magistrats de la Cour de cassation, de 2 conseillers d'Etat et de 2 conseillers maîtres à la Cour de comptes, chargée d'étudier la recevabilité de la plainte. Si cette dernière n'est pas classée sans suite, elle est alors soumise à une commission d'instruction qui décide de la présenter ou non devant la CJR. Les arrêts rendus par la Cour de justice de la République sont successibles de pourvoi en cassation devant l'assemblée plénière de Cour de cassation.
La CJR a rendu son premier arrêt le 16 mars 1999, dans ''l'affaire du sans contaminé''. Laurent Fabius, Premier ministre à l'époque des faits et sa ministre des Affaires sociales, Georgina Dufoix, ont été relaxés, alors que Edmond Hervé, secrétaire d'Etat chargé de la Santé de ce même gouvernement, a été reconnu coupable mais dispensé de peine.

Sécurité sociale: Marc Blondel accuse le gouvernement de "trahir" la solidarité nationale
Au lendemain des déclarations de Jacques Barrot sur la sécurité sociale, le secrétaire général de FO Marc Blondel a accusé vendredi le gouvernement de "trahir" la solidarité nationale.
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale avait estimé jeudi sur France-Inter qu'il fallait permettre à chaque Français "d'avoir son assurance volontaire complémentaire". Sur la même antenne, le numéro un de Force ouvrière a souligné vendredi qu'il s'agissait plus que d'un "changement de cap. C'est une véritable révolution. C'est un changement de système de sécurité sociale". "En 1945, quand on a choisi le système de sécurité sociale, on l'a choisi en France égalitaire et solidaire", a rappelé Marc Blondel. "La solidarité, c'est ce qu'il faut maintenir. (...) C'est ça que le gouvernement est en train de trahir". Le ministre des Affaires sociales François Fillon a de son côté considéré qu'"il faudra forcément (...) augmenter la part des assurances complémentaires". "Nous sommes en train de regarder comment faire la part entre l'assurance obligatoire et l'assurance complémentaire", a-t-il expliqué vendredi sur LCI. "Il y a des choses qui doivent être prises en compte par la solidarité nationale, il y a des actes qui devraient relever de l'assurance complémentaire", a poursuivi François Fillon. Selon lui, "la difficulté, c'est de fixer de manière claire le partage entre ce qui relève de la solidarité nationale et ce qui relève de l'assurance complémentaire". Ces déclarations confirment le climat actuel de l’orientation vers la mise en concurrence de la Sécurité Sociale. Mais le Gouvernement Raffarin comme le Gouvernement socialiste continue d’occulter cette nouvelle.

Sarkozy n'aime pas les "droits-de-l'hommistes" et aux "tartuffes"
Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, s'en prend mercredi dans Le Monde aux "droits-de-l'hommistes" et aux "tartuffes" qui dénoncent le caractère "liberticide" du projet de loi sur la sécurité intérieure qu'il a présenté mercredi en Conseil des ministres. Dans un entretien publié par le quotidien, M. Sarkozy se défend également d'avoir dépassé ses attributions de ministre de l'Intérieur en rappelant que son prédécesseur socialiste Daniel Vaillant avait lui aussi introduit des "mesures de procédure" dans sa loi sur la sécurité quotidienne comme de nouvelles incriminations et l'extension des fichiers.Il juge "normal que le ministre de l'Intérieur, dans le cadre de la procédure judiciaire, s'occupe de la procédure pénale."Il met ses détracteurs "au défi de trouver dans (son) texte une seule mesure contraire à nos valeurs républicaines" et souligne que le Conseil d'Etat "n'a rien trouvé à redire sur le plan des libertés" en examinant le texte. Le ministre de l'Intérieur fustige "tous les droits-de-l'hommistes de la création (qui) passent devant la Porte de Saint-Ouen (où sont des prostituées des pays de l'est) en disant 'mon Dieu, les pauvres' puis s'en vont, pour aller dîner en ville.""Les droits de l'Homme, cela vaut aussi, et d'abord, pour les victimes", estime-t-il en s'interrogeant: "Pourquoi les tartuffes qui protestent aujourd'hui n'ont-ils rien fait hier ?" Le ministre de l'Intérieur défend son projet qui, selon lui, s'adresse d'abord à "la France des oubliés, la France des ouvriers, des plus modestes, la France des banlieues, la France laborieuse" qui s'est "détournée" du candidat socialiste (Lionel Jospin) et du PS à la dernière élection présidentielle."On peut se demander au nom de quel bilan la gauche se permet des leçons", déclare M. Sarkozy qui dénonce également "quelques intellectuels qui n'ont aucune idée des conditions de vie réelle dans les quartiers les plus exposés."

Les signes annonciateurs du congrès de l'UMP
"Cher ami, si nous nous adressons à vous, c'est pour vous inviter à participer à nos côtés à la création du grand mouvement d'union des formations du centre et de la droite républicaine, souhaité depuis longtemps par une large majorité d'entre nous". En l'occurrence, il s'agit de l'entrée en matière d'un appel à rejoindre l'UMP new-look - y compris la cotisation de 20 euros - qui sortira du Congrès fondateur prévu pour se tenir le dimanche 17 novembre 2002 en la bonne ville du Bourget. L'intégralité de ce texte, particulièrement bien tourné pour un noble usage, est cautionnée par les signatures de Renaud Donnedieu de Vabres, Philippe Douste-Blazy, Jacques Barrot, Pierre Méhaignerie, Hervé de Charette et Pierre-André Wiltzer, tous élus des plus honorables issus du peuple de droite.
Tout ceci serait donc du plus bel effet si je n'avais trouvé joint à cet appel "l'erratum" suivant, qu'on en juge : "Je tenais à vous informer (m'écrit personnellement Philippe Douste-Blazy) que l'adhésion que vous souscrivez (sic) aujourd'hui vous permettra de voter et de participer à toutes les élections locales et les constitutions de bureau futures de l'UMP". Mais tout aussitôt, patatras : "Néanmoins, pour des raisons techniques, il a fallu clore les listes électorales pour le Congrès fondateur du 17 novembre au Bourget. Votre adhésion ne vous permettra donc malheureusement pas de participer au vote du 17 novembre etc, etc...". Au-delà de ma (mauvaise) surprise, j'ai bien vite compris que l'on tentait une fois de plus, pas vu pas pris, de me voler la victoire annoncée de Juppé à la tête de l'UMP jusqu'en 2007 !
Philippe ROBERT

Non à la discrimination positive.
Un article de Delphine Moreau dans le Figaro de ce matin (30/10/2002) nous apprend que la discrimination positive, c'est à dire la préférence accordée dans certaines formations et embauches à des personnes étrangères ou issues de l'immigration, au détriment des autochtones, annoncée par le discours sur l'intégration de Chirac du 14 octobre, est maintenant préconisée officiellement par des dirigeants de grandes entreprises : Axa, Schneider, Suez, Mac Donald's, Pierre et Vacances, etc. Cette pratique existe, depuis longtemps, de fait. Elle est pourtant contraire à la justice et à la prudence. A la violence brutale des allogènes des banlieues envers les français pauvres s'ajoute donc la violence de l'Etat et des grandes entreprises, ainsi que la violence des médias et des responsables politiques et religieux qui méprisent les Français d'origine française. Pourquoi aucune voix parmi les parlementaires, les patrons, les évêques, les directeurs de grands journaux, les responsables d'associations, les professeurs d'université, ne s'élève t-elle pour dénoncer une pratique néfaste et dont les conséquences seront un accroissement des antagonismes et la mise à l'écart de la partie de la population la moins légitimement susceptible d'ostracisme ? La solidarité disparaît. Bien à l'abri dans leur conformisme et leur position sociale, les élites trahissent leur mission.
Michel BERNARD.

François FILLON : restons socialiste !
Non opposé à la possibilité de compléter les retraites avec un système de capitalisation sécurisée, il ne croit pas "que la capitalisation soit une réponse au problème de la retraite dans notre pays, c'est une réponse marginale par rapport à la question de la consolidation des régimes par répartition."…
Le problème, c’est que le système par répartition n’est plus viable. Monsieur Fillon a un train de retard.

Union Européenne : " les masques tombent "
Philippe de VILLIERS estime que la première esquisse de la future constitution européenne sur l'avenir de l'Europe dévoilée par Valéry GISCARD d'ESTAING constitue un abus de confiance : "Cette constitution est très exactement à l'opposé de l'Europe des souverainetés nationales, seule capable d'unir les peuples européens (…) Le mot fédéral est d'ailleurs prononcé dans le projet de M. GISCARD d'ESTAING et le mot souveraineté a complètement disparu (…) Les masques tombent".

Circulez monsieur le sénateur !
Le syndicat de police Alliance dénonce les conditions dans lesquelles, Claude ESTIER, sénateur PS arrêté le 19 octobre dernier "avec difficultés au terme d'une course entre le XVIIIème et le XIXème arrondissement" par les policiers pour un important excès de vitesse dans Paris, assorti d'un défaut de ceinture de sécurité, a bénéficié de "l'intervention" inopinée de Daniel VAILLANT qui, passant par là au moment du contrôle, a, par l'intermédiaire de son officier de sécurité, obtenu l'"indulgence" des policiers qui ont laissé repartir Claude ESTIER sans autre formalité.

Pour Jean-Marie LE PEN, Nicolas SARKOZY "parle comme LE PEN mais il agit comme CHIRAC, c'est ça qui est dramatique".

PROPOSITION DE LOI HUNAULT, sur la protection pénale de l'enfant à naître, viable.
Si un chauffard cause la mort d'un enfant à naître de huit mois dans le ventre de sa mère, il n'encourt aucune condamnation pénale, les juges considérant que l'homicide involontaire ne s'applique pas au cas du fœtus fut-il viable. La proposition de loi déposée par Michel Hunault vise à ce que cessent des jurisprudences si choquantes.
La France se proclame souvent la mère des droits de l'homme, n'hésitant pas à montrer du doigt tel ou tel dont le comportement ne satisferait pas à un certain standard en matière de protection des droits de la personne humaine.
C'est pourtant ce même pays, qui à deux reprises, par la plus haute de ses juridictions, a jugé qu'un fœtus, fut-il viable, n'était pas une personne, considérant qu'il était impossible que l'infraction d'homicide involontaire s'applique en cas de décès d'un fœtus viable. La Cour de cassation suscitait ainsi la réprobation d'une très large part des juristes.
Ces arrêts aboutissent paradoxalement à ne pouvoir condamner pénalement un médecin négligent qui causerait des traumatismes à un enfant lors d'un accouchement, que si cet enfant venait à naître et non pas s'il décédait quelques minutes plus tôt, encore in utero !
Aussi, la proposition de loi déposée la semaine dernière devant l'Assemblée nationale par Michel HUNAULT (député de Loire-Atlantique), vise-t-elle à créer une infraction spécifique d'homicide involontaire du fœtus in utero, viable, afin d'éviter que l'auteur d'un acte de négligence, d'imprudence, de maladresse ou d'inattention échappe à toute responsabilité lorsque sa faute a entraîné la mort d'un enfant à naître.
La solution proposée, déjà adoptée par certaines Cour d'appel, justifie cette création d'une infraction qui permette de protéger pénalement l'enfant à naître à partir du moment où celui-ci est viable (ce qui ne s'applique donc pas au cas de recours à l'IVG).
C'est par la manière dont une société traite les petits et les plus faibles de ses membres qu'elle témoigne de son degré de civilisation.
On ne peut donc qu'espérer que cette proposition aboutisse rapidement en un texte de loi afin que la mort d'un fœtus viable ne soit plus un "non-évènement".
Bertrand PAUVERT
Maître de Conférences en Droit à la Faculté de Droit de Mulhouse,
Membre du CFJD.

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