Semaine du 26 novembre au 2 décembre
Tous les pays européens
réduisent le nombre de fonctionnaires, et nous?
Depuis 15 ans, l'Allemagne a réduit son nombre de fonctionnaires de 20%
La Suède de 42%
La Finlande de plus de 50%
Mon attention a été attirée, en
parcourant le TV magazine du Figaro (24/11 au
1er/12/2002), par une lettre adressée à la rubrique "Forum" par H.D., de
Rennes; la réaction de ce téléspectateur est tout à fait intéressante en ce sens
qu'elle démontre clairement que tous les Français, dont on essaie à bon compte de
tournebouler l'esprit, ne sont heureusement pas toujours dupes des manipulations
auxquelles se livrent trop souvent et trop volontiers certains journalistes zélés qui
sévissent sur le service public. A la suite de la prestation de Jean-Pierre Raffarin, qui
fut le premier à servir de tête de Turc à Olivier Mazerolles, j'avais fait connaître
mon indignation sur la façon orientée, bien entendu à gauche, dont celle-ci avait été
conduite, parfois à la limite de l'insolence. Pour que tout le monde puisse profiter des
interrogations que peut se poser un téléspectateur de bonne foi et de bon sens, voici
les principaux extraits du courrier de H.D. qui, à mon sens, fait allusion au passage du
ministre Jean-François Mattei.
"Quelle curieuse émission que 100 minutes pour convaincre animée par Olivier
Mazerolles ! Alors que de tous côtés, on nous rappelle les vertus du dialogue partagé,
du respect des règles du jeu qui permet le respect de l'autre. Qu'en est-il ? Cette
émission invite un homme politique appartenant au Gouvernement actuel. Celui-ci doit
répondre à de nombreuses interrogations (...) dont les questions sont bien souvent
longues, embrouillées et difficiles à suivre. Lorsqu'il répond, l'invité est
interrompu souvent sans ménagement avant même qu'il ait eu le temps d'avancer le moindre
argument. Et il y a un invité surprise qui, lui, a beaucoup de droits : dont celui de
disserter le plus longuement possible sur son action passée et intervenir de nouveau
quand il le veut sans être interrompu. En faisant de telles émissions, les journalistes
croient-ils qu'ils vont faire respecter la politique et les politiciens ?" Excellente
question qui m'amène aussi à me demander si les journalistes qui se conduisent de la
sorte, c'est-à dire sans aucun respect pour les téléspectateurs, sont eux-mêmes
respectables dans l'exercice biaisé de leur métier ?
Philippe ROBERT
Les émissions de divertissement dans
lesquelles on mélange show-bizz et questions de société/politiques sont écoutées par des millions de personnes et ont - j'en ai bien
peur une influence profonde sur les mentalités. Elles sont évidemment toutes
fortement orientées à gauche avec quelques grandes idées qui dominent et reviennent
constamment : "à bas l'extrême-droite" (qui est très présente dans les
grands médias comme chacun sait...), "à bas le libéralisme" (qui est la
"pensée unique" comme chacun sait...), "tolérons la droite au pouvoir
mais au moindre écart, c.à.d. le moindre vrai tournant à droite, nous hurlerons en
ch¦ur" (Sarkozy n'est pas loin d'en faire les frais...) et accessoirement "à
bas TF1 et/ou M6" parce ce sont les méchantes chaînes privées qui font pas des
gentils programmes culturels comme le "service public"...
Je pense en particulier à trois émissions qui ont chacune leurs qualités sur le plan
strict du divertissement car, hélas, leurs bougres d'animateurs ont un certain talent (et
d'ailleurs ils se connaissent tous très bien) : - Laurent Ruquier sur Europe 1 tous les
jours de la semaine de 16h à 18h, émission dans laquelle interviennent notamment Stevee
(ex-Loft Story, génie national...), Gérard Miller et Stéphane Pocrain des Verts (qui
rappelle à chaque émission qu'il est noir et qu'il a été victime du racisme etc.). On
y entend des trucs à s'arracher les cheveux, sachant que les plus "à droite"
sont Claude Sarraute (la femme de J.-F. Revel), Pierre Bénichou (ex-député P.S.),
Christine Ockrent et Laurent Ruquier lui-même membre éminent de la gauche-caviar à la
Jack Lang...
- Marc-Olivier Fogiel sur France 3 le vendredi soir avec "On Ne Peut Pas Plaire A
Tout Le Monde". Il a le mérite par rapport à Ardisson d'être en direct ce qui
n'empêche nullement (au contraire) qu'on y entende des énormités : il y a deux semaines
c'était un dialogue proprement surréaliste de bêtise entre l'animateur et Christine
Boutin, surréaliste tant la démagogie était monumentale des deux côtés : du côté du
premier une agressivité impudente au nom de la "tolérance", du côté de la
seconde un discours misérabiliste-égalitariste à la Vivianne Forrester/abbé Pierre
tout ça pour se faire pardonner ses positions "réacs" (comme ils disent) en
matière d'homosexualité et d'avortement... Après il y avait Jean-Marc Varaut qui
remontait le niveau mais il était immédiatement suivi de Leslie, pitoyable créature
échappée de Loft Story à qui on ne souhaite aucun mal mais dont la vulgarité
exarcerbée et la médiocrité intellectuelle font peur et rendent inquiet sur notre
société (par ailleurs que penser de l'animateur qui l'invite pour la ridiculiser ?).
- Enfin le "maître" de tous, j'ai nommé évidemment Thierry Ardisson,
"Tout Le Monde En Parle" le samedi soir sur France 2, émission initialement
sympathique et amusante (je me souviens notamment d'un grand numéro de Fabrice Lucchini
il y a quelques années) mais qui est devenue depuis deux-trois ans la tribune de toute la
gauche et de l'extrême-gauche (ou de temps en temps de la droite
anti-libérale/anti-américaine genre Marc-Edouard Nabe) avec la complicité de tous ces
abrutis incultes du show-business. J'ai aussi l'impression plus diffuse, qu'elle est
devenue au fil du temps de plus en plus racoleuse et moralement "violente" :
l'animateur y est en effet méprisant avec les "faibles" qu'il écrase de ses
sarcasmes et au contraire fait chaleureusement applaudir par un public aux ordres les
"forts" (remarquez c'est peut-être ça le "service public
audiovisuel", non ?). Parmi les invités réguliers Noël Mamère, Dieudonné, José
Bové, Besançenot et évidemment la "gentille" Arlette Laguiller qui était là
la semaine dernière. En la regardant déblatérer ses saloperies sous l'¦il goguenard de
l'animateur et attendri (oui, oui) des comiques, acteurs et chanteurs présents sur le
plateau, je me demandais comment qualifier le maître de séance : ordure/pourriture ?
Inconscient ? Ou bien "simplement" opportuniste sans foi ni loi et
pseudo-royaliste qui a bien vu qu'une ligne gauchiste était bien plus confortable dans la
France actuelle ?
Un peu plus tard débarquait Nicolas Dupont-Aignan, le candidat
"gaulliste-souverainiste-républicain" à la présidence de l'UMP, énarque dans
toute sa splendeur qui parlait de son rejet ferme d'une ligne "ultra-libérale"
(celle de Raffarin, de Juppé !?!) et se défendait vigoureusement contre les accusations
d'Arlette Laguiller d'être favorable à la privatisation des (de toutes les) entreprises
publiques, en fait il déclarait même qu'il était résolument contre la privatisation
d'EDF : un excellent politicien français comme nous les aimons...
Alors que faire ? Je n'en sais trop rien mais quand on voit Arlette Laguiller & co.
sur ces plateaux de télé et qu'on pense à Ardisson et ses potes du show-bizz on se dit
par exemple que quelques jours/mois/années dans un camp de travail communiste comme il
en a existé et en existent encore de par le monde ne leur feraient pas de mal... (ça
serait un camp de "rééducation", au sens propre !)
E.B.
Je relève, dans la dernière livraison
du Nouvel Observateur (21-27/11/02), l'information
suivante relative à l'impôt sur la fortune (ISF); d'après Le Nouvel Obs, le secrétaire
d'Etat aux PME, Renaud Dutreil, qui aurait surnommé avec bon sens et humour l'ISF
l'"impôt pour sortir de la France", est désormais convaincu que Jacques Chirac
et Jean-Pierre Raffarin commenceraient (rapporte Le Nouvel Observateur) "à être
sensibles à ses propres arguments en faveur d'un abaissement des taux de l'impôt sur la
fortune". C'est un début, mais il ne fait néanmoins aucun doute qu'il ne faut pas
espérer que la France sorte durablement du socialisme tant que l'ISF, impôt punitif et
confiscatoire par excellence, n'aura pas été courageusement et définitivement extirpé
d'une mentalité française volontairement tenue dans l'ignorance des vraies réalités
politiques, économiques et sociales.
Philippe ROBERT
Noël Mamère [pour nos amis
étrangers, n° 1 des Verts français, tendance
socialiste-étatiste-"libertaire", il est à
la fois malin et hargneux...], aujourd'hui mercredi sur France Inter, émission "Res
Publica" (19h20-20h), à propos de son ami José Bové et de la recherche
scientifique sur les OGM etc. [je cite de mémoire] :
" on parle de chercheurs "libres", mais qu'est ce que c'est cette liberté
!? Ces chercheurs sont des mercenaires à la botte de grands groupes privés
multinationaux qui mène une guerre économique pour dominer le monde, ces chercheurs
n'ont rien de libres ! Les vrais chercheurs libres sont ceux qui travaillent avec de
l'argent public, nous nous sommes favorables à la recherche mais la recherche d'Etat.
" Et il a dit beaucoup d'autres choses du même acabit... Comme on sait, plus c'est
gros mieux ça passe ! Mais comme jamais personne ne lui répond (dans les grands médias)
pourquoi se gênerait-il ?
E.B.
Je suis abonné à "Profession
Politique" (www.professionpolitique.info) dont le
reçois (tous les mercredis) l'excellente Newsletter; ainsi, je suis extrêmement heureux
d'apprendre que tout ne serait finalement pas perdu si le gouvernement Raffarin, à la
condition expresse d'écouter attentivement la majorité de droite nouvellement installée
au Palais-Bourbon, mettait un terme au scandaleux désordre syndicale qui aujourd'hui et
plus que jamais déshonore la France. Cette bonne nouvelle porte plus particulièrement
sur la question lancinante et toujours remise à plus tard des retraites dont nul ne peut
plus ignorer, à moins de le faire exprès, qu'elles risquent purement et simplement de se
tarir à très court terme, c'est-à-dire dès 2005; car le système par répartition,
bien que d'aucuns en nient l'évidence, se trouve désormais gravement compromis après un
demi-siècle d'usage intensif pour une raison lumineuse : la démographie de notre pays
est en chute constante et cette situation remet tout en question en franchissant sans
espoir de retour les limites du possible.
J'ai donc eu la divine surprise de découvrir dans "Profession Politique" que
plusieurs députés, dont le libéral François Goulard, vice-président de la Commission
des finances, seraient tout à fait favorables à l'idée que le gouvernement passât en
force, au début de 2003, pour offrir aux Français une vraie chance de pouvoir quand
même se constituer durablement une retraite décente. Car François Goulard pense avec
raison qu'il est "impossible de négocier réellement avec les syndicats", tout
particulièrement en matière de retraites, puisque ceux-ci récusent par avance tout
aggiornamento. En effet, il n'échappera à personne que les syndicats français sont
arc-boutés sur des schémas réputés obsolètes qui les empêchent de concevoir
l'intérêt et la nécessité de créer, dans l'intérêt bien compris de leurs
compatriotes, ce qu'il est convenu d'appeler des fonds de pension "à la
française". De plus, il tombe sous le sens que les syndicats ne doivent sûrement
pas être associés à la gestion de ces fonds de pension,s'ils viennent jamais à
exister, afin d'éviter une mainmise qui, alors, rendrait totalement inutile le courageux
sursaut d'un gouvernement et de son premier ministre actuellement au zénith.
Philippe ROBERT
Peu mobilisateur. A l'applaudimètre, c'est Jean-Pierre RAFAFRIN qui aurait été
élu président de la nouvelle UMP, tant le discours de clôture d'Alain JUPPÉ a été
fastidieux et peu mobilisateur pour les militants, alors que Jean-Pierre RAFFARIN a été
acclamé à plusieurs reprises pendant son intervention.
La publication ce jour des conclusions
officielles des travaux du Commissariat général du Plan relatifs aux problèmes
d¹immigration fait l¹effet d¹une bombe au sein de la
caste politico-médiatique. Loin de l¹angélisme militant ou de la lâche résignation
face à l¹immigration de peuplement subie par notre pays, François Héran et son équipe
tordent définitivement le cou à certains préjugés politiquement corrects. C¹est ainsi
qu¹ils affirment : " Aucune raison d¹ordre démographique ne justifie que l¹on
encourage le développement massif de l¹immigration dans les années à venir " et :
" L¹immigration ne résoudra ni le problème du vieillissement, ni le déficit
prévisible de nos caisses de retraites ". En un mot, l¹immigration ne constitue
qu¹un fardeau pour la France et les Français !
Halloween
Les Américains récupèrent notre kolklore et nous le
renvoie.. commercialisé. Par exemple, le Père Noël, qui est une ordure, a complètement
occulté la vraie fête de Noël qui est la commémoration de la naissance du Christ.. Un
vieillard.. américain à la place d'un bébé, c'est d'un goût ! Dans le Nord de la
France et aussi dans l'Est et certains pays Européens, nous fêtions la Saint-Nicolas..le
6 décembre. Personnellement, je fête toujours Saint-Nicolas avec mes petits-enfants. La
veille de la Toussaint, quand j'étais une enfant, mes frères, copains, copines et
moi-même, nous "fêtions" les "sorcières" du village,souvent des
femmes acariâtres, grenouilles de bénitier,célibataires n'aimant pas les enfants, en
mettant devant leur porte des citrouilles ou betteraves fourragères, creusées en forme
de tête de mort, dans lesquelles nous mettions une bougie allumée ! Nous êtions des
garnements, mais ça nous faisait rire de voir ces mauvaises dames apeurées. On se
vengeait ! Je sais que c'est une vieille coutume celte, mais, ne sommes-nous pas des
gaulois ou gauloises ? D'ailleurs, l'Eglise s'est souvent emparée des fêtes anciennes,
dites païennes, pour les remplacer par des fêtes chrétiennes. Noël : solstice d'Hiver.
Saint-Jean : solstice d'été.. etc.. Nos sources qui étaient vénérées par les
gaulois....... sont devenues, avec l'Eglise, miraculeuses. Marie a remplacé les fées et
lutins. Vous avez raison de critiquer l'Halloween américain. Revenons à nos fêtes à
nous, païennes peut-être, mais bien de chez nous !. Amicalement, Maria
Monsieur le Président de l'UMP
Lettre ouverte 55 rue La Boëtie 75008 PARIS Monsieur le Président, Charles Millon étant
l'homme politique le plus proche de mes convictions, j' ai adhéré à son mouvement
" La Droite ", puis à DLC. Celle-ci ayant rejoint l'UMP je deviens membre de ce
parti dont j'apprécie les efforts pour rassembler les divers courants de droite.
J'apprends que Charles Million en aurait été exclus au motif, qu'en son temps, il
n'aurait pas récusé les voix du FN. Si cette information se révélait exacte je
démissionnerais immédiatement de l'UMP. Fédéraliste européen je n'approuve pas le
nationalisme, à mon avis dépassé bien que respectable, du FN, du MNR et autres
souverainistes. Mais je suis de ceux qui, par stratégie électorale, ont voté Le Pen
pour chasser du pouvoir les socialo-communistes. C'est grâce à de semblables voix que M.
Jospin a été battu par M. Chirac. Si ce dernier ne les a pas récusées, en toute
justice, il devrait être, lui aussi, exclu de l'UMP. Au 2ème tour, il aurait pu aussi
récuser les voix communistes et d' extrême-gauche. Sans danger pour lui, ce geste lui
aurait acquis la sympathie des véritables démocrates. Mais je regrette que le mot "
démocratie " soit de plus en plus compris dans son acception soviétique de."
démocratie populaire ". J'ai toutefois été sensible au fait que M. Millon n'ait
pas été exclu de la salle du congrès fondateur de l'UMP comme l'avait été M. Golnish
de celle du congrès de La Droite. Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président,
l'expression de ma haute considération. J.B
La croissance freine fortement en
France
Coup darrêt pour la croissance. Daprès
lInsee, la hausse du PIB a fortement ralenti au troisième trimestre, pour
sétablir à +0,2% seulement. Et ce alors quelle était de +0,6% entre janvier
et mars, et de +0,4% entre avril et juin. Encore faut-il rendre grâce aux ménages, qui
ont continué à consommer : leurs achats ont augmenté de 0,7% entre juillet et
septembre, un rythme plus soutenu que ceux enregistrés lors des deux trimestres
précédents : +0,4% lors du deuxième et +0,3% lors du troisième. Les entreprises, en
revanche, plombent la reprise, en continuant à réduire leurs investissements. Leurs
dépenses en ce domaine ont diminué de 0,8%.
Les chiffres du troisième trimestre sont inférieurs de 0,1 point aux attentes. Et ils
sont moins bons que les pourtant piètres 0,3% enregistrés sur la même période par nos
voisins italiens et allemand. Nombre déconomistes pensent que le pire nest
pas encore passé. Lannée pourrait donc se terminer sur un rythme de croissance
proche de zéro sil venait lidée aux consommateurs de freiner leurs achats.
LOCDE ne croit pas dans les
hypothèses de croissance du gouvernement en 2003
Au total, lOCDE estime, tout comme le
gouvernement Raffarin et la commission européenne, que la croissance sétablira à
1% en 2002. Mais pronostique une année 2003 difficile, au terme de laquelle la hausse du
PIB se fixerait à 1,9%. Le ministre des finances Francis Mer table toujours
officiellement sur 2,5%. Cette hypothèse est en effet nécessaire pour que Matignon
puisse tenir un budget 2003 qui, selon lOCDE "ne comporte pas de mesures bien
définies visant à corriger les dérapages" du budget 2002. Le risque ? que la
situation des finances de lEtat se dégrade "encore davantage si la faiblesse
conjoncturelle persiste". Autrement dit, que la France, comme son voisin allemand
la déjà fait, crève le plafond de 3% de déficit public autorisé par le pacte de
stabilité.
La situation budgétaire de la France
dérape
"Le gouvernement a décidé dassumer une
détérioration du déficit de lEtat". Selon le Figaro, le trou dans le budget
de lEtat ne sera finalement pas de 44,6 milliards deuros, mais de 46, voire 47
milliards. Ce "supplément" devrait être entériné par la loi de finances
rectificative qui sera présentée mercredi en conseil des ministres. Il devrait amener le
déficit budgétaire de la France à un niveau proche des 3% du PIB, limite maximale
autorisée par le pacte de stabilité, quand il était jusquici évalué à 2,6%. C
nouveau dérapage ne devrait pas contribuer à rassurer les partenaires de la France sur
sa volonté dassainir sa situation. D'ailleurs, Bruxelles a annoncé mardi
l'ouverture d'une procédure dalerte précoce pour rappeler le pays à lordre
sur ses finances publiques.
Oui la principe de subsidiarité doit,
en effet, être celui que nous défendons.
Rien ne doit être fait par l'échelon supérieur qui
puisse être réalisé à l'échelon inférieur.
L'individu est à même de prendre ses responsabilités et ne doit pas les abandonner à
un deus ex machina. La liberté ne va pas sans la responsabilité faute de quoi la
société devient sauvage. Malheureusement les hommes de l'Etat ont failli dans leur
fonctions régaliennes, nous les croyions seuls capable de protéger nos droits et de
faire régner la justice et voila que l'Etat providence a déresponsabilisé des pans
entiers de la population.
Ce refus de certains d'assumer leurs responsabilités a été encouragé par nos
institutions et nos media, il fournit le prétexte d'une prise en charge de nos fonctions
fondamentales par l'Etat, nous ne sommes plus libres car certains ne se veulent pas
responsables sans avoir à en payer le prix.
La société est donc devenue sauvage, livrée aux appétits des plus forts et on dira que
c'est la faute du libéralisme.
Heureusement, amis, vous êtes là et ensemble nous pourrons réveiller le peuple
Prégentil
Semaine du 18 au 25
novembre
France et compétitivité : dans
les profondeurs du classement !
Notre pays est moins attractif que la Slovénie ou la Hongrie !
Compétitivité : la France vient de perdre dix places dans le classement mondial de la
compétitivité. Ce classement établi par le World Economic Forum, l'Hexagone est moins
attractif que la Slovénie ou la Hongrie pour les investisseurs. C'est la conclusion que
l'on peut tirer du dernier rapport sur la compétitivité mondiale publié aujourd'hui à
Genève par le World Economic Forum, l'organisateur de la réunion annuelle de Davos.
La France a glissé en un an du 20e au 30e rang du premier des deux classements établis
chaque année par le Forum, celui mesurant le potentiel de croissance économique à moyen
terme. L'hexagone a été doublé par des pays émergents tels que la Malaisie (qui arrive
27e), ou encore des pays candidats à l'entrée dans l'Union européenne comme l'Estonie
(26e), la Slovénie (28e) ou la Hongrie (29e). Dans le second classement, qui mesure les
facteurs contribuant à la productivité présente, le recul est moins prononcé : la
France y passe du 13e au 15e rang, juste derrière l'Australie (14e), la Belgique (13e) et
l'Autriche (12e).
Les Etats-Unis par contre, ont recouvré leur suprématie dans les deux classements, un an
après s'être fait détrôner par la Finlande.
Quant au Japon, malgré la stagnation économique qu'il subit depuis plusieurs années,
est spectaculairement remonté de la 21e à la 13e place en termes de perspectives de
croissance. Pour les principaux voisins européens de la France, ils conservent voire
améliorent légèrement leur position pour trois d'entre eux : le Royaume-Uni gagne une
place à la 11e, l'Allemagne en gagne trois à la 14e et l'Espagne reste stable à la 22e
place. Seule l'Italie fait pire que la France : elle chute de treize rangs dans le
classement sur les perspectives de croissance, à la 39e place.
Voilà une douche froide pour le Gouvernement qui ne tient pas à se lancer dans des
réformes dangereuses. Il lui faudra pourtant déployer de grands efforts pour attirer les
investisseurs comme la diminution des charges fiscales et sociales, la simplification
juridique et administrative et la déréglementation du marché du travail. Mais c'est
beaucoup demander.
LE CAPITALISME, UN IDEAL
HAÏSSABLE ?
Premier décembre 2002, le jour des amoureux de la liberté
Partout dans le monde, le premier dimanche de décembre est le jour des amoureux de la
liberté. Cette année, dans au moins 77 villes, se tiendra la marche pour le capitalisme
(walk for capitalism). Bruxelles fait partie de ces dernières.
Ici ni critique, ni protestation, ni dénonciation, ni revendication. Simplement un cri
d'amour, une célébration, un besoin d'affirmer publiquement la joie et la fierté de
vivre dans une société (quoique très imparfaitement) capitaliste.
A première vue, cet évènement présente un caractère incongru. En effet, dans la quasi
totalité des cas, les manifestations sont le lieu d'_expression d'un catalogue de
protestations diverses dont le commun dénominateur consiste en une dénonciation du
capitalisme. Chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde, ce terme est
vilipendé. Bouc émissaire invoqué de manière incantatoire, le capitalisme est immolé
à un rythme à faire pâlir de jalousie un sacrificateur aztèque.
Tout à la fois cause de la misère du plus grand nombre, des dictatures du tiers-monde,
des guerres et conflits de tout ordre, du réchauffement de la planète, de la
délinquance, de l'acculturation, de la disparition des espèces, de la mauvaise qualité
de la nourriture, du déclin des valeurs familiales et des navets cinématographiques,
rarement concept fut aussi honni dans l'histoire.
Une haine qui ne date pas d'hier
Depuis le début XIX°siècle, époque de sa naissance, le
capitalisme s'est vu attribuer la paternité de l'ensemble des maux frappant l'humanité.
Premier d'une lignée d'intellectuels aussi vaine qu'inépuisable, Karl Marx a consacré
sa vie à attacher au terme capitalisme la connotation d'infamie qui ne l'a plus quitté
depuis. Ce penseur y voyait la source de la constitution du prolétariat. En quoi il ne se
trompait pas. Mais pas au sens qu'il croyait. Le capitalisme a effectivement " créé
" le prolétariat, au sens fort du terme, biologiquement. Les indications
statistiques de l'époque dégagées par des spécialistes éminents tels qu'Alfred Sauvy
démontrent à suffisance le boom démographique inouï qui a résulté de la mise en
pratique des préceptes capitalistes. Mutation démographique mais aussi amélioration
incomparable du niveau de vie : la révolution industrielle, unanimement fustigée, a
arraché des masses ! humaines des conditions misérables de la vie rurale et a accru de
manière constante jusqu'à aujourd'hui la qualité de vie des populations du monde entier
: là encore, les chiffres, les faits, l'histoire le démontrent de façon incontestable.
La Belgique, terre des libéraux honteux
Pourquoi en Europe et plus précisément en Belgique, les
libéraux se sentent-ils toujours tenus de justifier leurs convictions ? Pourquoi
n'osent-ils se déclarer tels que devant des intimes et avec force circonlocutions et
nuances ? Il y a là quelque chose d'assez absurde. On adresse au capitalisme une série
de reproches totalement infondés alors que les sympathisants de mouvements de gauche
n'éprouvent jamais le moindre remords à se revendiquer d'idées et de valeurs qui ont
contribué activement à la ruine et à la désolation de larges parties du monde au cours
du dernier siècle.
Plusieurs mouvements anti-mondialistes ou
alter-mondialistes font à peine mystère des motivations misonéistes, anti-humanistes
voire anti-démocratiques qui les animent. Pourquoi jouissent-ils d'un tel capital de
sympathie ?
Contrairement à ces doctrines, le libéralisme ne promet
pas la rédemption de l'humanité et la félicité absolue. Ce n'est pas une utopie
exaltante qui prend l'homme par la main pour le conduire à la terre promise. Non, le
libéralisme est une théorie responsabilisante basée sur une idée simple : la confiance
en l'homme. Elle respecte trop ce dernier que pour lui indiquer des buts à suivre. Elle
préfère mettre ce dernier face à lui-même plutôt que de lui désigner des coupables
à ses infortunes. Du coup, elle n'est pas très attrayante.
En outre, le libéralisme en Europe n'est pas très
militant. Résultat ? L'espace des revendications et l'avant-scène des débats
intellectuels sont toujours confisqués par des personnalités hostiles au capitalisme.
Une doctrine méconnue
L'une des causes les plus importantes des faux procès
intentés au libéralisme tient au fait que cette doctrine est, tout aussi surprenant que
cela puisse paraître, extrêmement méconnue, à commencer par les libéraux eux-mêmes.
Beaucoup n'appréhendent le contenu des valeurs libérales qu'au travers des
représentations désobligeantes de la rhétorique anticapitaliste. Notons que cette
dernière est d'une efficacité redoutable. On peut juger de son succès lorsqu'on
réalise que, pour la grande majorité des belges, le libéralisme se réduit à ce qu'en
énonce la vulgate (la main invisible, la loi du plus fort, la performance à tout prix,
etc.).
Le libéralisme chimiquement pur est toujours présenté
comme une sorte d'extrémisme, une position intransigeante voire inhumaine. Les libéraux
honteux, dans leur volonté de paraître mesurés, nuancés, modérés, intelligents, se
sentent toujours tenus de préciser qu'ils sont libéraux en matière économique mais
" sociaux " ou progressistes dans les autres domaines. Selon eux, il s'agit de
tempérer le " capitalisme sauvage " par des mesures protectrices. Preuve qu'ils
ignorent tout de cette doctrine qu'ils réduisent à un pur économisme.
En réalité, la notion de capitalisme sauvage est une
contradiction dans les termes. Le capitalisme ne peut exister sans des règles qui
l'encadrent et lui permettent de se développer. La " main invisible ", le
célèbre concept d'Adam Smith, tant gaussé par une multitude d'intellectuels qui n'ont
jamais lu une ligne de cet auteur, présuppose toute une armature normative et
institutionnelle pour exercer son action bénéfique. Fort d'une longue tradition de
penseurs de premier ordre, le libéralisme est une théorie tant morale, juridique,
politique qu'économique.
Pourquoi donc une marche en l'honneur d'une doctrine aussi haïssable ?
D'abord, il s'agit de défendre la dignité du capitalisme,
de montrer qu'il s'agit d'une doctrine respectable et non pas cet épouvantail dont nous
parlent les anticapitalistes. Le capitalisme est un entreprise dont on peut être
légitimement fier. Il importe de restaurer la richesse conceptuelle de la pensée
libérale, de persuader de sa capacité à rendre compte et à solutionner les problèmes
de notre temps.
Ensuite, il nous faut défendre le capitalisme face à ses
ennemis car nous n'avons pas le choix. C'est une nécessité dans le monde qui est le
nôtre. Seule les sciences et techniques générées par le capitalisme permettront de
relever les innombrables défis du siècle qui s'annonce.
" Il nous faut défendre le capitalisme non parce que
nous l'aimons mais parce que l'avenir du monde en dépend ". (Friedrich von Hayek)
de Salle Corentin
Martine Aubry peine à retrouver
sa place parmi les caciques du PS
Martine AUBRY a choisi Le Creusot pour son premier discours de rentrée, au lieu de
privilégier la ville dont elle est maire. Puis tendant ostensiblement la main à Arnaud
MONTEBOURG, présent au Creusot ce soir-là, et qui d'ailleurs s'en est mieux sorti à
l'applaudimètre que l'ex-ministre de l'Emploi, elle n'ébauche pas la moindre
auto-critique sur les 35 heures, dont c'est peu dire qu'elles sont aujourd'hui remises en
cause au sein même du PS.
L'arggiornamento pour la France ?
Notre malheureux pays, tous freins serrés sur les rails de l'émancipation libérale,
fait spécialement peine à voir; en effet, comment penser que la France puisse continuer
à mener, sous la férule d'élites durablement irresponsables, une telle vie de bâton de
chaise ? Les mauvaises nouvelles, qui d'ailleurs tirent leur origine d'une action
politique le plus souvent inféodée à l'idéologie, s'abattent alors de toutes parts et
à grand fracas sur notre nation bientôt réduite à la portion congrue; le Conseil
économique et social (CES) lui-même, où siègent syndicats, patronat, entreprises
publiques, agriculteurs, associations et tiers secteur, avait déjà vainement tenté, à
la fin du mois d'octobre 2002, de se mettre d'accord sur les termes d'un rapport commandé
par le gouvernement Raffarin concernant "L'attractivité de la France" et
portant plus spécialement sur la pression fiscale dont se meurt notre pays.
De plus la France, littéralement estourbie par une scandaleuse législature socialiste
présidée par un premier ministre austère mais (néanmoins) qui se marre, a reçu le
coup de grâce porté par l'octroi démagogique au peuple de fallacieux avantages sociaux
qui n'ont d'ailleurs sûrement pas encore produit tous leurs dangereux effets; car me
faut-il rappeler que la France, dont le Word Economic Forum (qui organise les réunions
annuelles de Davos) vient de mesurer le potentiel de croissance économique à moyen
terme, est passée, en un an seulement, du 20ème au 30ème rang mondial en laissant la
place à des pays émergents tels la Malaisie (27ème) ou bien encore, la honte soit sur
nous, à l'Estonie (26ème), à la Slovénie (28ème) ou à la Hongrie (29ème) tous pays
candidats à l'entrée dans l'Union européenne ? Une telle performance, bien entendu,
requiert toute mon admiration...
Et comme si cela ne suffisait pas à notre malheur de seconde locomotive de l'Europe
après l'Allemagne, nous trouvons encore le moyen de passer du 13ème au 15ème rang en
matière de facteurs contribuant à la productivité immédiate juste derrière
l'Australie (14ème), la Belgique (13ème) et l'Autriche (12ème) !... Dans les deux
classements, les Etats-Unis reprennent la première place un temps ravie par la Finlande
qui occupe désormais une très enviable seconde place mondiale; il faut aussi noter que
le Japon, qui pourtant éprouve les plus grandes difficultés à se réformer, remonte
néanmoins de la 21ème à la 13ème place en terme de perspective de croissance. Ma
question est donc la suivante qui exige tout de suite une réponse claire, nette et
précise : le gouvernement Raffarin se donne-t-il réellement les moyens de briser la
malédiction qui s'acharne sur la France ?...
Philippe ROBERT
Les jours de la Nation sont-ils
comptés ?
La situation politique, économique et sociale aux Antilles françaises relève à
l'évidence de l'incompatibilité d'humeur; la convergence têtue d'un certain nombre de
facteurs simples mais néanmoins décisifs a fini par créer, en favorisant la plus grande
confusion, un puissant blocage dont le retrait programmé d'Accor et les interrogations du
Club Med sont la partie émergée d'un mortel iceberg. En ce qui concerne la Métropole
(ou l'Hexagone en l'occurrence), je dois avouer que je suis depuis longtemps admiratif de
l'extraordinaire courage affiché par les entreprises françaises et plus spécialement
les PME/PMI qui subissent, sous les fallacieux prétextes d'égalité et de progrès
social, la double loi d'airain de l'Etat providence et des syndicats furieusement
politisés permettant alors, par spoliation des richesses produites, de s'arroger un
pouvoir sans partage. En d'autres termes, ni plus ni moins que le nerf de la guerre pour
entretenir la guerre...
Dans ces conditions, nous n'avons aucun droit à fustiger nos entreprises qui, placées en
état de légitime défense, délocalisent hors du territoire national; encore moins à
flétrir nos entrepreneurs qui n'admettent plus d'être fiscalement pressurés au point
que le fruit de leur travail leur est purement et simplement confisqué. La folle
exception française n'en finit pas de briser la nation France : les signes intérieurs et
extérieurs d'une chute accélérée ne permettent plus d'en douter. Certes, on peut
toujours rêver que la France, une fois de plus, va s'en sortir passivement d'un coup de
baguette magique; si, en revanche, on accepte l'idée d'un sursaut vital, il faut aussi
que celui-ci soit collectif, c'est-à-dire qu'il procède autant de la société civile
que de l'Etat, faisant alors que toutes les composantes nationales entrent spontanément
en symbiose; mais à moins d'un nouveau séisme, l'idée d'une telle espérance, pour ne
pas parler crûment d'une vraie dernière chance, hélas me paraît hautement improbable.
Philippe ROBERT
Comité LEPANTE : Non à l'entrée
de la Turquie dans l'Union Européenne.
" Chers amis,
Un comité est créé, il doit être composés de toutes les personnalités qui s'opposent
à l'acte inqualifiable qui se prépare. Tous les intellectuels qui voient clairs et
parlent hauts, tous les hommes politiques conscients qu'il en va de la vie de notre
civilisation et de nos enfants, doivent unir leurs forces.
Quelques soient les décisions prises à Copenhague, il faut les déclarer d'avance,
nulles et non avenues :
Les nations et les peuples d'Europe n'accepteront pas :
La libre circulation des Turcs dans l'espace européen.
L'islamisation à marche forcée de l'Europe
La perte des repères historique, civilisationnel et culturel de l'Europe des nations,
mère de la modernité et des arts.
Exigeons un référendum dans tous les Etats de l'Union européenne sur ce sujet.
Exigeons que son résultat soit acquis à la majorité des Etats et à la majorité
qualifiée des électeurs : 3/5 des Etats et 2/3 des voix.
Il faut préparer la résistance à ce qui n'est qu'une formule pour :
1. Mondialiser sans le dire : après la Turquie, le Maroc, puis l'Algérie et ainsi de
suite.
2. Nous mettre dans une situation de dépendance par rapport à la mouvance musulmane, en
pleine guerre contre le terrorisme islamique.
3. Nous détacher de tout repère civilisationnel permettant à l'homme de connaître son
appartenance.
4. D'arriver, de cette manière, à un " nirvana " socialisant que nous
refusons.
Répondez et faites taire les vieilles rancurs ! Que sera un " républicain
" dans un tel monde ? Qui le comprendrait ? Que sera un " royaliste " dans
ce monde là ? Un sujet du Sultan ?
Avant de décider d'un régime ou d'une société pour la France, et pour chacune des
nations européennes, encore faut-il que survivent ceux qui en sont le sel. "
Georges Clément - Michel de Poncins - Bruno José Lebeau
L'UMP : du neuf avec du vieux
C'est sans surprise, (malgré sa mise en examen dans le dossier du financement occulte du
RPR), que l'ancien Premier Ministre, Alain Juppé a été élu avec près de 80% des
suffrages dimanche au Bourget président de l'UMP, " l'Union pour un mouvement
populaire ". Les listes concurrentes, notamment celle censée représenter les "
gaullistes républicains ", emmenée par Nicolas Dupont-Aignan, ou encore celle de
Rachid Kaci, offraient surtout l'utilité pour M. Juppé d'entretenir le mythe du
pluralisme. Cependant moins d'un militant sur trois a participé à ce scrutin (29%
environ ; qui traduit un manque d'enthousiasme certain de la base pour ne pas dire un
dégoût ou une indifférence pour beaucoup. Ce qui contraste avec l'enthousiasme
artificiel affiché par les dirigeants de l'UMP. Car les manuvres de succession pour
l'après Chirac ont déjà commencé, comme en témoigne l'arrivée du principal rival
d'Alain Juppé dans la prochaine course présidentielle, Nicolas Sarkozy. Son "
entrée de star " au Bourget a particulièrement irrité le maire de Bordeaux,
d'autant que le ministre de l'Intérieur, accompagné de son épouse, a dédaigneusement
écarté la place au second rang que le protocole avait réservé aux autres ministres
pour venir parader au premier rang
Pour le reste l'objectif premier de l'UMP a été
rappelé par Jacques Chirac lui-même qui a envoyé un message à ses amis, bien
superficiel et démagogique comme la Gauche l'aime: il s'agit de " combattre les
forces d'intolérance, les forces de rejet, parce que la politique est d'abord une
éthique ". Il est vrai que dans le domaine de " l'intolérance " et de
" l'éthique ", Jacques Chirac en connaît l'expérience.
La production industrielle en
recul ... et les projets d'investissement aussi
En septembre, la production industrielle a baissé de 0,3% par rapport au mois d'août,
selon l'Insee. Sur un an, le recul s'établit à 1,7%. Quant à la production
manufacturière, qui ne prend en compte ni l'énergie ni l'agroalimentaire, elle a baissé
de 0,2% en septembre, et de 2% par rapport à la même période il y a un an. Parmi les
secteurs qui voient leur production diminuer, on trouve notamment l'habillement et le cuir
(-2,8%) et l'industrie automobile (-1,1%), ainsi que les biens d'équipement (-0,6%). En
revanche, les biens de consommations marquent une hausse de 1,1%, grâce aux produits
pharmaceutiques, de parfumerie et d'entretien. L'Insee a par ailleurs interrogé les chefs
d'entreprise sur les perspectives d'investissement, particulièrement moroses. Ils
prévoient une baisse de 7% cette année dans l'ensemble de l'industrie, et de 9% dans le
secteur manufacturier.
Guadeloupe: le climat social
pourrait faire fuir Texaco
"Une période de réflexion sur notre retrait" de la Guadeloupe est ouverte.
C'est ce qu'a annoncé lundi Garry Desamours, principal dirigeant local de la compagnie
pétrolière Texaco. Il a ajouté que l'entreprise avait décidé "de ne pas
reprendre, même sous escorte policière, la livraison de carburants vers nos stations
services", à cause des incidents survenus jeudi dans l'enceinte de l'unique dépôt
pétrolier de l'île, qui avaient fait cinq blessés. La centrale syndicale UGTG
"exige" que Texaco attribue à trois de ses adhérents la location gérance
d'une de ses 14 stations services, et a bloqué son parc de camions citernes, dont un seul
peut opérer, grâce à la protection des policiers, depuis trois semaines. Ce qui
entraîne de fortes tensions dans la distribution de carburants en Guadeloupe.
L'Allemagne et la France
épinglés par la Commission européenne
Après le Portugal l'été dernier, l'Allemagne et la France se sont vus sévèrement
rappeler à l'ordre par la Commission européenne, qui a publié mercredi ses prévisions
concernant l'état des finances publiques des membres de la zone euro. Sans surprise,
l'Allemagne enfonce la barre des 3% puisque son déficit devrait atteindre cette année
3,8% du PIB, et 3,1% l'année prochaine. Ce qui vaut au gouvernement Schröder le
lancement d'une procédure dite "en déficit excessif", comme l'a annoncé
mercredi Pedro Solbes, le commissaire aux affaires économiques. Qui a également
déclenché une procédure "d'avertissement", un peu moins grave, à l'encontre
de la France, jugée trop dilettante en matière de finances publiques. Son déficit
s'afficherait à 2,7% du PIB en 2002 et à 2,9% en 2003. Ces deux mesures seront
formellement adoptées le 19 novembre et soumises à l'approbation des ministres le 3
décembre ou le 21 janvier "au plus tard".
La droite révise la "mixité
sociale"
Adoptée en décembre 2000, la loi dite "SRU" - pour "Solidarité
renouvellement urbain" - est en passe d'être modifiée par la majorité. Dans la
nuit de mardi à mercredi en effet, le Sénat a modifié l'un de ses dispositifs majeurs,
à savoir l'obligation faite aux communes d'avoir 20% de HLM sur leur territoire, à
charge pour celles qui connaissent un retard de le combler d'ici vingt ans. Adoptant la
proposition de Dominique Braye, rapporteur UMP de la commission des affaires économiques
du Sénat, la Chambre haute a opté pour une autre méthode, basée sur "le
contrat". Concrètement, les communes devront s'engager sur des "programmes
triennaux de construction de logements sociaux", pour un volume au moins égal
"au tiers du nombre de logements réalisés sur le territoire de la commune au cours
des trois années précédentes".
La révision reste limitée à cette disposition. Car comme dans la version initiale de la
loi, des sanctions seront prises à l'encontre des communes qui ne respecteraient pas ces
nouvelles dispositions. De même, la différence entre l'Ile de France et les autres
régions a été maintenue : le seuil qui oblige les communes à appliquer la loi reste
fixé à 1500 habitants pour la région parisienne, contre 3500 pour la province. Et le
taux de 15% de logements locatifs sociaux a été conservé comme seuil d'exonération du
prélèvement pour les communes qui perçoivent la dotation de solidarité urbaine, dite
"DSU". Malgré tout, la gauche s'est emportée contre la révision de la loi
SRU, accusant la droite d'avoir "peur" de la "mixité sociale" et de
"vider de son contenu le volet logement" de la loi. Pour être définitivement
adoptée, le texte doit encore être soumis aux députés, et voté dans des termes
identiques.
Les meilleures raisons de douter.
Je n'ai jamais fait mystère de mes craintes que la réélection de Jacques Chirac et la
confirmation de Jean-Pierre Raffarin au poste de premier ministre ne conduisent le pays,
d'évidence profondément choqué, à l'avènement d'une fausse alternance; j'éprouve
même les plus grandes alarmes à constater que le libéralisme, pour peu que les
bienfaits de cette doctrine de la liberté aient seulement effleuré l'esprit de nos
princes, a aujourd'hui totalement déserté l'action de ce gouvernement sans grande
personnalité politique en dehors d'un puissante action de retour à la sûreté. Mais
comme il me faut solidement étayer ma critique si je veux être un tant soit peu pris au
sérieux, je voudrais attirer l'attention sur les trois points suivants qui me paraissent
illustrer et justifier pleinement mon propos.
Madame Brigitte Girardin, ministre de l'Outre-mer, annonce ce jour sur LCI que l'Etat doit
apporter toute sa sollicitude à la Guadeloupe pour l'aider à sortir de la crise de
confiance qui mine ce département des Antilles françaises; mais pourquoi le ministre se
sent-il alors obligé de préciser, en un automatisme que l'on eût souhaité
définitivement révolu, que cette aide (en particulier le volet financier) ne doit en
aucun cas être considérée comme un cadeau octroyé aux entreprises ?! La funeste
pensée de gauche, qui s'est introduite par effraction jusque dans nos âmes au point de
corrompre les meilleurs esprits, ne cessera-t-elle donc jamais d'exercer ses ravages sur
une droite qui ne parvient toujours pas, quoi qu'elle fasse pour exorciser la malédiction
qui la ronge, à assumer sans honte les hautes valeurs qui la caractérisent ?
Sur un autre registre, Air Lib et l'industrie du jeu vidéo traversent l'un et l'autre une
passe difficile pour ne pas dire désespérée dans le cas d'Air Lib. Le gouvernement
Jospin, à qui l'on ne peut pas reprocher d'avoir été cohérent avec ses propres
principes, s'était alors démagogiquement empressé de soutenir Air Lib d'évidence
promise à la faillite; aujourd'hui, le gouvernement Raffarin se croit obligé de boire le
calice jusqu'à la lie !... Enfin, le premier ministre en personne promet le soutien
(sonnant et trébuchant) de l'Etat à l'industrie du jeu vidéo français en perte de
vitesse depuis l'éclatement de la bulle Internet. Je sais combien vouloir faire plaisir
à tout le monde peut être gratifiant mais aussi totalement fallacieux; mais songer à y
parvenir par l'interventionnisme d'Etat, qui relève plus d'un humanisme fourvoyé que
d'une vraie politique d'émancipation économique et sociale, est à mes yeux une faute
impardonnable.
Philippe ROBERT
Semaine du 12
au 18 novembre
Monopole de l'assurance maladie
Nest il pas trop tôt pour se réjouir de la fin
du coûteux monopole de la " SECU " sur l assurance maladie ? Les
obstacles pratiques à lexercice de cette liberté sont considérables. Si un
artisan ou une toute nouvelle entreprise employant des débutants peuvent adopter un autre
assureur (sil en existe), le changement de caisse présente pour un salarié, outre
diverses difficultés pratiques, un obstacle difficilement surmontable. Cest le
partage des cotisations entre salarié et entreprise : il protège le système car il
nécessite limplication de lentreprise dans le changement. Il faudrait donc
que celle-ci prenne le risque dun affrontement avec ses syndicalistes sur un point
périphérique par rapport à son activité. Le sujet est tellement explosif quil
est plus facile de réduire ses coûts en délocalisant quen dégoupillant ce
thème. Il est donc nécessaire que soit dabord mis fin à la fiction des charges
patronales, fiction car ce qui compte, cest la différence entre ce que paye
lemployeur et le net reçu par lemployé. Tout doit donc être versé au
salarié, afin que chacun puisse ensuite maîtriser ses cotisations en fonction, non
seulement de ses intérêts matériels mais aussi de ses convictions morales (question de
lavortement, par exemple). Est-ce pour demain ? Ce serait trop beau ! Pierre Huet
Retraite: l'âge de départ idéal
est de 57 ans pour les Français!
71% des actifs souhaitent s'arrêter entre 55 et 60 ans. Pour leur cas personnel,
66% des sondés n'estimeraient pas acceptable de devoir travailler au delà de 60 ans ou
de devoir cotiser plus longtemps pour pouvoir bénéficier de leur droits à la retraite.
Autant dire que les délisusions, dans les années qui viennent, seront très
importantes!!!
Stop ENA
Les députés UMP Jean-Michel FOURGOUS et Hervé NOVELLI lançent "Stop ENA" et
proposent aux Français de réagir sur stopena@club-internet.fr. Déjà fin
octobre, le député UMP Louis GISCARD d'ESTAING avait fait adopter par la commission des
Finances de l'Assemblée un amendement réduisant de 5 millions d'euros les crédits de
l'ENA.
J'ai déjà dit combien il me
paraissait hautement regrettable, de la part de Jean-Pierre Raffarin, de n'avoir pas mis immédiatement cartes sur table; c'est-à-dire
que la tâche s'annonçant particulièrement rude et les changements de mentalité à
opérer extrêmement périlleux en si peu de temps, je suis donc pour ma part intimement
persuadé qu'il eût bien mieux valu prévenir d'entrée les Français qu'il n'était plus
possible, sans courir le risque de graves conséquences, de différer de vraies réformes
structurelles hors desquelles la France serait déclarée définitivement inapte à
recouvrer honneur et liberté. Certes, ce qui est fait est fait mais je ne peux alors
m'empêcher de concevoir les plus vives inquiétudes pour l'avenir immédiat qui,
d'évidence, conditionne l'avenir - ou l'absence d'avenir - à moyen et à long terme de
notre pays...
Ainsi devrions-nous porter la plus grande attention à la façon dont les syndicalistes,
et plus spécialement sur France-Info le secrétaire général de Force ouvrière, Marc
Blondel, ne manquent pas de s'approprier systématiquement la moindre déclaration
gouvernementale pour la régurgiter, après un sévère passage à la moulinette
dialectique marxiste, aux Français subjugués qui n'en peuvent mais; d'ailleurs, on peut
d'autant mieux comprendre un tel tir de barrage que les élites syndicales françaises,
surtout lorsque leurs privilèges exorbitants risquent sérieusement d'être remis en
question, ressentent aujourd'hui fortement le vent du boulet d'une époque qui leur
échappe et dont elles peuvent même attendre, si elles ne parviennent pas à s'adapter
intellectuellement aux critères de la nouvelle norme mondiale, qu'elle finisse par avoir
raison d'eux sans qu'ils eussent seulement le temps de dire ouf !
Lorsque François Fillon déclare que "les préretraites sont une catastrophe pour
l'économie nationale et pour nos régimes de retraite, alors même que les salariés, à
l'avenir, vont devoir cotiser plus longtemps", il reconnaît implicitement un état
de fait que tous les précédents gouvernements, avec la bénédiction des syndicats, ont
largement contribué à créer; quand Marc Blondel, dressé sur ses ergots, crie à la
provocation "parce que l'essentiel des préretraités, ce sont des gens qui ont été
licenciés avant 60 ans par les entreprises" et que, sur la question hypersensible de
la durée des cotisations, "Jusqu'à preuve du contraire, on n'en a pas encore
discuté", il stigmatise, dans un premier mouvement naturel, les entreprises honnies
qui jettent leurs vieux travailleurs hors d'usage puis, froidement, il n'hésite pas à
dénier toute autonomie politique au gouvernement... Plus que jamais, prévenir vaut mieux
que guérir.
Philippe ROBERT
Jacques Barrot, président du groupe
UMP à l'Assemblée nationale et ancien ministre de la
Santé, semble désormais se rendre compte avec l'acuité que confère l'expérience
vécue que notre système de sécurité sociale, qui refuse par principe au citoyen la
liberté de choix, est parvenu en fin de vie; car l'Etat aura beau croire qu'il innove en
empilant les unes sur les autres les usines à gaz, la vraie solution lui échappera
toujours qui se trouve ailleurs que dans un système constructiviste étatique aggravé
par la mainmise des syndicats. Et cet ailleurs, même dans une France irrationnellement
engluée dans les arcanes de la fausse philosophie marxiste, réside tout bonnement dans
l'application, ici comme ailleurs, d'une intelligente et saine concurrence.
Si Jacques Barrot a raison de déclarer à l'Assemblée qu'il faut "revenir à la
distinction originelle entre le petit risque et le risque lourd", il faut tout aussi
bien considérer que celle-ci, dans une société réellement libre, relève purement et
simplement de l'assurance, en particulier privée; car ce n'est pas à l'Etat d'en
décider et moins encore aux syndicats qui n'ont pas manqué, CFDT, CFTC et FO en tête,
de monter immédiatement au créneau "Devant la crainte d'une prise de partie en
faveur d'un système privé <à l'américaine> et "pour dénoncer le danger
d'une Sécurité sociale à deux vitesses" (Le Point No 1573 du 8 novembre 2002)...
Mais quoi qu'on fasse, nous ne pourrons plus éviter une confrontation qui s'avère vitale
pour la cohésion sociale de notre pays.
Malgré cela, nous nous opiniâtrons à vouloir freiner des dépenses qui ne cessent
naturellement de s'amplifier au fil des années et que personne n'a encore trouvé le
moyen, fût-il magique, d'endiguer durablement ! Cette folle situation démontre avec
éclat qu'il est absolument nécessaire d'en venir, si l'on souhaite vraiment sortir du
bourbier, à une vraie responsabilisation individuelle et collective du citoyen français.
Pour en avoir le coeur net, j'ai demandé à mon médecin de famille comment il vivait sa
nouvelle obligation de décider personnellement, pour le compte de la "sécu"
souveraine, si un déplacement était ou non remboursable; eh bien, très mal merci, parce
qu'il a le sentiment de plus en plus aigu d'être traité en supplétif stérile par
l'Etat providence.
Philippe ROBERT
Le déficit budgétaire de la France
augmente de 85%
A fin septembre, il sétablissait à 51,89
milliards deuros, contre 27,93 milliards un an plus tôt, selon les données
fournies vendredi par le ministère de léconomie et des finances. Cause de cet
écart impressionnant, daprès Bercy : la dégradation de la situation budgétaire,
constatée par le collectif dété à la suite de laudit réalisé fin juin
sur les finances publiques. Et le décalage du calendrier de recouvrement de limpôt
sur le revenu. La date de perception avait en effet été repoussée dun mois en
raison daménagements nécessaires à la mise en uvre de la baisse immédiate
de 5% décidée par le gouvernement.
Le Portugal enjoint de réduire son
déficit en 2003
Faisant fi des turbulences autour du Pacte de
stabilité, les ministres des Finances de l'Union, qui se réunissaient le 5 novembre à
Bruxelles, ont adopté à l'unanimité une Décision qui "constate" l'existence
d'un "déficit excessif" des finances publiques du Portugal en 2001 ainsi qu'une
Recommandation exigeant de Lisbonne que son déficit public soit ramené "nettement
en deçà de 3% du PIB en 2003, au plus tard". C'est la première fois que les Quinze
appliquent les dispositions du Traité de Maastricht relatives aux déficits excessifs. Le
président en exercice du Conseil, le danois Thor Pederson, s'est félicité que les
Quinze aient ainsi "respecté les dispositions du Traité et du Pacte de stabilité
concernant les déficits excessifs", passant sous silence que les mêmes ministres
avaient refusé d'adresser un avertissement au Portugal et à l'Allemagne en mars dernier.
Jean-Paul Delevoye veut
"garder" l'ENA
Mais le ministre de la fonction publique, qui
sexprimait à lAssemblée nationale, a exprimé son souhait de faire
"évoluer le contenu de la formation initiale, brasser les publics, élargir les
ouvertures vers lextérieur, renforcer la connaissance de lentreprise, des
questions sociales, de la dimension européenne". Deux députés UMP, Jean-Michel
Fourgous et Hervé Novelli, ont publié une tribune jeudi dans le Figaro pour prôner la
"suppression" de lEcole nationale dadministration. Dautres ont
déposé un amendement pour diminuer les crédits qui lui sont dévolus. Quant au
Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, il a estimé mercredi soir que supprimer cette
école serait "une erreur".
Afin de conserver les privilèges
des fonctionnaires, Bernard Thibault entend mobiliser début 2003 sur les retraites
Le leader de la CGT, qui sexprimait mercredi soir
sur France 2, a proposé aux autres syndicats de se réunir "pour envisager une
mobilisation nationale dès le début de lannée, pour que les négociations sur
lavenir des retraites prennent bien en compte les attentes des salariés". Il a
de nouveau exprimé son opposition à un allongement de la durée des cotisations.
Le déficit de l'Unedic confirmé à
3,7 milliards d'euros
Après un excédent de 250 millions deuros
lannée dernière, le régime dassurance chômage devrait enregistrer un
déficit de 3,7 milliards, selon une note publiée mercredi par lUnedic, à
lissue dun bureau où les comptes ont été présentés aux partenaires
sociaux, qui le gèrent.
Les industriels de plus en plus
pessimistes
Le moral des patrons sest dégradé au troisième
trimestre, selon lenquête réalisée par lInsee et publiée mercredi. Leurs
commandes globales et étrangères en produits manufacturés ont décéléré. Et pour le
dernier trimestre de lannée, les chefs d'entreprise sattendent à une
nouvelle aggravation de la situation. Les économistes soulignent quil ne faudra
donc pas compter avec lindustrie, qui représente un cinquième du PIB français,
pour faire repartir la croissance en 2003.
Semaine du 04 au 11 novembre
Linsécurité chez les médecins
Selon un sondage IPSOS paru le 23 octobre dans Le quotidien du médecin, " 51% des
médecins interrogés ont le sentiment que les conditions générales dexercice se
sont dégradées depuis cinq ans " et " beaucoup (70%) anticipent très
majoritairement une dégradation de ces mêmes conditions pour les cinq prochaines années
". Il ressort également de cette enquête que " 26% des médecins ont souvent
ou parfois peur dêtre agressés ", que " 87% ont déjà été victimes de
violences verbales et de menaces ", " 43% ont subi une agression physique, 36%
ont subi des vols ou des actes de vandalisme ".
Violences scolaires : un
gouvernement mou
Le ministre de lEducation " nationale ", Xavier Darcos, a présenté
mercredi sa politique de prévention de la violence scolaire, ensemble de mesurettes qui
encore une fois ne résoudront rien sur le fond. Comme ses prédécesseurs, le ministre a
fait part de son intention de développer lenseignement de linstruction
civique, mais aussi de recenser plus systématiquement labsentéisme, de doubler le
nombre de " classes relais " pour les élèves " perturbateurs ", de
renforcer les pouvoirs des chefs détablissement. Alors quun récent rapport
sénatorial fait état dune progression de la " petite délinquance " des
mineurs de 79% en 10 ans, les chiffres rendus publics sur la violence scolaire en
2001-2002 illustrent dailleurs assez bien le fait que les incidents ne touchent pas
tous les établissements. 81 362 incidents graves ont été officiellement recensés
lan dernier dont 57 570 dans les seuls collèges chiffres dailleurs en
deça de la réalité puisque un établissement scolaire sur quatre na pas répondu
à cette consultation. Arrivent en tête les violences physiques sans armes (27,28%), les
vols ou tentatives de vols (11,7%), en queue de peloton (0,05% du total) sont recensés
les ports darmes à feu, mais il convient de noter que 70 cas ont été recensés
pour la seule année 2002
Le "Nouveau Monde" d'Henri Emmanuelli.
Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas... Le refus opiniâtre d'intégrer ce concept
simple, intelligent et, surtout, d'évident bon sens que nous devons à Frédéric Bastiat
est pour beaucoup dans le malheur des citoyens de ce pays. Lorsque Henri Emmanuelli,
invité du Grand Jury RTL-Le Monde-LCI le 27 octobre dernier, veut faire croire aux
Français désinformés que la privatisation de France Télécom est une hérésie qui ne
peut produire que de l'inégalité et de l'injustice sociale, peut-être espère-t-il
parvenir à ses fins; car la violence systématique de son réquisitoire contre la
concurrence, à ses yeux symbolisée par la rentabilité et donc la course effrénée au
profit source de corruption et d'atteinte aux droits des plus modestes, ne devrait
finalement pas manquer de séduire nombre de nos compatriotes qui n'ont encore jamais
connu autre chose que la fausse liberté conférée, sous prétexte d'égalité
républicaine, par le monopole d'Etat.
Je ne crois donc pas faire injure à Henri Emmanuelli, qui serait alors malvenu de renier
sa propre idéologie, si je dis ici que je le soupçonne fortement de s'adonner à la pure
démagogie lorsqu'il tente de s'emparer des esprits à l'aide de démonstrations
volontairement lacunaires; car il est trop facile de ne montrer que l'aspect apparemment
négatif d'un problème en affirmant, à l'exclusion de toute autre possibilité, que
France Télécom privatisé sera ainsi empêché d'accomplir ses missions fondamentales
consistant, en matière de développement du téléphone portable, à assurer une
couverture à 100% du terrritoire national. Certes, la vérité oblige à dire que le
problème existe bel et bien avec ce qu'il est convenu d'appeler les zones blanches; mais
même si cette constatation est parfaitement légitime, il n'en demeure pas moins qu'elle
n'est absolument pas suffisante pour justifier à elle seule la méchante charge de Mr
Emmanuelli.
Si l'absence momentanée et ponctuelle de faisceaux pour téléphones cellulaires peut en
effet être ressentie, dans nos sociétés développées où le progrès technique relève
du familier, comme une frustration et parfois même comme une injustice intolérable,
c'est-à-dire ce que l'on voit, Henri Emmanuelli se garde bien de marquer combien cette
situation n'est pas une fatalité que la mise en concurrence de France Télécom,
finalement, brisera net; en effet, qui dit portable dit aussi téléphonie fixe et
Internet (en particulier le haut débit et l'UMTS), c'est-à-dire ce que l'on ne voit pas.
Or les uns ne vont pas sans les autres et la liberté conférée au consommateur où qu'il
se trouve de s'adresser à l'opérateur de son choix, faisant alors que tout le monde y
trouve son meilleur compte, est un argument bien plus puissant que tous les monopoles
d'Etat auxquels Henri Emmanuelli, dont le socialisme pompeusement rebaptisé "Nouveau
Monde" n'a plus cours au XXIème siècle, souhaiterait réabonner la France.
Philippe ROBERT
Ecole nationale d'administration.
Au fil du temps, l'Ecole nationale d'administration (ENA), créée en 1945, a ajouté une
corde supplémentaire à l'arc de ses diplômés qui consiste, en outrepassant leur
vocation à servir loyalement les Français avec les moyens de l'Etat, à prendre purement
et simplement les commandes politiques de l'Etat providence à la française. Mon but
n'est pas de jeter systématiquement l'opprobre sur l'ensemble de cette catégorie de
hauts personnels qui a le plus souvent su faire preuve, à tous les niveaux de l'Etat, de
la plus grande irréprochabilité; mais il n'en reste pas moins que nombre d'entre eux,
qui cumulent simultanément les privilèges immuables de la haute fonction publique avec
un poste électif par nature précaire, ont alors constitué une noblesse d'Etat sur
laquelle le simple citoyen n'a plus aucune prise.
Les raisons de la mutation intellectuelle qui, insidieusement, a pris possession de
l'esprit de ces adeptes de l'action politique induite par la technocratie sont multiples.
Mais on ne peut nier, en dehors du système qui a largement contribué à créer les
conditions d'une telle situation, que la nature humaine tienne la première place dans
l'accaparement actuel de l'Etat par une caste; en effet, il relèverait d'une inconcevable
cécité de ne pas distinguer qu'une minorité agissante, qui d'ailleurs se perpétue le
plus démocratiquement du monde par cooptation, prend bien soin de mettre un maximum
d'obstacles à l'accession de la société civile aux responsabilités. Toutefois, cette
posture n'est plus tenable dès lors que l'Etat centralisateur, pressé de toutes parts,
se voit contraint de rendre les armes : rien, désormais, ne sera plus comme avant.
D'où la nécessité de considérer avec un regard neuf cette institution plus que
cinquantenaire qui ne correspond plus aux exigences des temps nouveaux; c'est la démarche
entreprise par Louis Giscard d'Estaing et d'une façon plus radicale, en proposant la
suppression pure et simple de l'ENA, par Jean-Michel Fourgous et Hervé Novelli, proches
d'Alain Madelin. Mais ces derniers vont plus loin et proposent de substituer à
l'enseignement dispensé par la défunte Ecole nationale d'administration la création
d'un master de gestion publique dans le cadre universitaire. L'un des principaux avantages
liés à cette idée innovante réside dans la démocratisation de la procédure d'accès
à la haute fonction publique; et si, dans sa sagesse, le Parlement votait une proposition
aussi révolutionnaire, nous pourrions affirmer sans crainte d'être démenti que la
République aurait alors accompli un bond considérable !
Philippe ROBERT
La Haute Cour de Justice
L'Assemblée nationale élit, ce mercredi 23 octobre, les 12 juges et les 6 suppléants,
de la Haute Cour de Justice (HCJ) issus de ses rangs. Créée par l'ordonnance
constitutionnelle du 2 janvier 1959, pour juger le président de la République pour les
actes accomplis dans l'exercice de ses fonctions. Selon l'article 68 alinéa 2 de la
Constitution, la responsabilité pénale du président de la République de ne peut être
mise en cause que pour ''haute trahison'', notion définie ni par loi ni par la
Constitution. La HCJ se compose 24 juges (12 députés et 12 sénateurs) titulaires et de
12 suppléants (6 députés et 6 sénateurs), élus par leurs assemblées respectives, à
bulletin secret et à la majorité absolue, devant lesquelles ils prêtent serment lors de
chaque renouvellement, total pour l'Assemblée nationale et par tiers pour le Sénat. Le
ministère public près la Haute Cour est exercé par le procureur général près la Cour
de cassation, assisté de trois avocats généraux devant cette même Cour. Le greffe de
la HCJ est également emprunté à la Cour de cassation, alors que le reste des personnels
nécessaires à son fonctionnement est mis à sa disposition par les bureaux des deux
assemblées. La procédure devant la HCJ, qui n'a jamais été appliquée depuis sa
création, est déclenchée par l'adoption d'une résolution de mise en accusation par les
deux assemblées, en des termes identiques et à la majorité absolue de leurs membres. La
résolution est alors transmise à la commission d'instruction, composée de cinq membres
titulaires et de deux suppléants élus chaque année parmi les magistrats du siège de la
Cour de cassation. Si la commission estime les charges suffisantes, elle revoie le
président de la République de la HCJ. Il semble bien que la seule peine que la Haute
Cour puisse prononcer soit la déchéance du président. En effet la Constitution ne
prévoyant pas d'autre peine, toute autre condamnation de la part de la HCJ serait une
violation du principe de la légalité des peines. Les arrêts de la Haute Cour de Justice
ne sont successibles ni d'appel, ni pourvoi en cassation. Le Conseil constitutionnel, dans
une décision du 22 janvier 1999, a donné une interprétation large de l'immunité dont
jouit le président de la République dans l'exercice de son mandat, interdisant toute
possibilité de poursuite de devant des juridictions de droit commun.
La Cour de justice de la République
En même temps que les membres de HCJ, l'Assemblée nationale désigne ce mercredi, les 6
juges et les 3 suppléants de la Cour de justice de la République (CJR) issus de ses
rangs. Jusqu'en 1993, les membres du gouvernement, bien que responsables de tous les
crimes et délits accomplis dans l'exercice de leurs fonctions en vertu de l'article 68 de
la Constitution, ne pouvaient être mis en accusation que devant la HCJ, selon la même
procédure que celle applicable au président de la République. Ce système ayant montré
ses limites, en particulier lors de l'affaire dite du ''sang contaminé'', la Cour de
justice de la République a été instituée par la loi organique du 23 novembre 1993,
pour connaître des crimes et délits des ministres dans l'exercice de leurs fonctions.
La CJR est composée de 3 magistrats du siège de la Cour de cassation, dont l'un
présidera la Cour, de 12 parlementaires (6 députés et 6 sénateurs) et de 12
suppléants, élus par leurs assemblées respectives, à bulletin secret et à la
majorité absolue, devant lesquelles ils prêtent serment, lors de chaque renouvellement,
total pour l'Assemblée nationale et par tiers pour le Sénat. Le ministère public près
la CJR est exercé par le procureur général près la Cour de cassation, assisté de
trois avocats généraux devant cette même Cour. Le greffe et l'ensemble des personnels
nécessaire au fonctionnement de la CJR est mis à sa disposition par la Cour de
cassation.
Toute personne privée ou morale, ainsi que le Procureur près la cour de Cassation,
peuvent saisir la commission des requêtes, composées de 3 magistrats de la Cour de
cassation, de 2 conseillers d'Etat et de 2 conseillers maîtres à la Cour de comptes,
chargée d'étudier la recevabilité de la plainte. Si cette dernière n'est pas classée
sans suite, elle est alors soumise à une commission d'instruction qui décide de la
présenter ou non devant la CJR. Les arrêts rendus par la Cour de justice de la
République sont successibles de pourvoi en cassation devant l'assemblée plénière de
Cour de cassation.
La CJR a rendu son premier arrêt le 16 mars 1999, dans ''l'affaire du sans contaminé''.
Laurent Fabius, Premier ministre à l'époque des faits et sa ministre des Affaires
sociales, Georgina Dufoix, ont été relaxés, alors que Edmond Hervé, secrétaire d'Etat
chargé de la Santé de ce même gouvernement, a été reconnu coupable mais dispensé de
peine.
Sécurité sociale: Marc Blondel accuse le gouvernement de
"trahir" la solidarité nationale
Au lendemain des déclarations de Jacques Barrot sur la sécurité sociale, le secrétaire
général de FO Marc Blondel a accusé vendredi le gouvernement de "trahir" la
solidarité nationale.
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale avait estimé jeudi sur France-Inter
qu'il fallait permettre à chaque Français "d'avoir son assurance volontaire
complémentaire". Sur la même antenne, le numéro un de Force ouvrière a souligné
vendredi qu'il s'agissait plus que d'un "changement de cap. C'est une véritable
révolution. C'est un changement de système de sécurité sociale". "En 1945,
quand on a choisi le système de sécurité sociale, on l'a choisi en France égalitaire
et solidaire", a rappelé Marc Blondel. "La solidarité, c'est ce qu'il faut
maintenir. (...) C'est ça que le gouvernement est en train de trahir". Le ministre
des Affaires sociales François Fillon a de son côté considéré qu'"il faudra
forcément (...) augmenter la part des assurances complémentaires". "Nous
sommes en train de regarder comment faire la part entre l'assurance obligatoire et
l'assurance complémentaire", a-t-il expliqué vendredi sur LCI. "Il y a des
choses qui doivent être prises en compte par la solidarité nationale, il y a des actes
qui devraient relever de l'assurance complémentaire", a poursuivi François Fillon.
Selon lui, "la difficulté, c'est de fixer de manière claire le partage entre ce qui
relève de la solidarité nationale et ce qui relève de l'assurance
complémentaire". Ces déclarations confirment le climat actuel de lorientation
vers la mise en concurrence de la Sécurité Sociale. Mais le Gouvernement Raffarin comme
le Gouvernement socialiste continue docculter cette nouvelle.
Sarkozy n'aime
pas les "droits-de-l'hommistes" et aux "tartuffes"
Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, s'en prend mercredi dans Le Monde aux
"droits-de-l'hommistes" et aux "tartuffes" qui dénoncent le
caractère "liberticide" du projet de loi sur la sécurité intérieure qu'il a
présenté mercredi en Conseil des ministres. Dans un entretien publié par le quotidien,
M. Sarkozy se défend également d'avoir dépassé ses attributions de ministre de
l'Intérieur en rappelant que son prédécesseur socialiste Daniel Vaillant avait lui
aussi introduit des "mesures de procédure" dans sa loi sur la sécurité
quotidienne comme de nouvelles incriminations et l'extension des fichiers.Il juge
"normal que le ministre de l'Intérieur, dans le cadre de la procédure judiciaire,
s'occupe de la procédure pénale."Il met ses détracteurs "au défi de trouver
dans (son) texte une seule mesure contraire à nos valeurs républicaines" et
souligne que le Conseil d'Etat "n'a rien trouvé à redire sur le plan des
libertés" en examinant le texte. Le ministre de l'Intérieur fustige "tous les
droits-de-l'hommistes de la création (qui) passent devant la Porte de Saint-Ouen (où
sont des prostituées des pays de l'est) en disant 'mon Dieu, les pauvres' puis s'en vont,
pour aller dîner en ville.""Les droits de l'Homme, cela vaut aussi, et d'abord,
pour les victimes", estime-t-il en s'interrogeant: "Pourquoi les tartuffes qui
protestent aujourd'hui n'ont-ils rien fait hier ?" Le ministre de l'Intérieur
défend son projet qui, selon lui, s'adresse d'abord à "la France des oubliés, la
France des ouvriers, des plus modestes, la France des banlieues, la France
laborieuse" qui s'est "détournée" du candidat socialiste (Lionel Jospin)
et du PS à la dernière élection présidentielle."On peut se demander au nom de
quel bilan la gauche se permet des leçons", déclare M. Sarkozy qui dénonce
également "quelques intellectuels qui n'ont aucune idée des conditions de vie
réelle dans les quartiers les plus exposés."
Les signes annonciateurs du congrès de
l'UMP
"Cher ami, si nous nous adressons à vous, c'est pour vous inviter à participer à
nos côtés à la création du grand mouvement d'union des formations du centre et de la
droite républicaine, souhaité depuis longtemps par une large majorité d'entre
nous". En l'occurrence, il s'agit de l'entrée en matière d'un appel à rejoindre
l'UMP new-look - y compris la cotisation de 20 euros - qui sortira du Congrès fondateur
prévu pour se tenir le dimanche 17 novembre 2002 en la bonne ville du Bourget.
L'intégralité de ce texte, particulièrement bien tourné pour un noble usage, est
cautionnée par les signatures de Renaud Donnedieu de Vabres, Philippe Douste-Blazy,
Jacques Barrot, Pierre Méhaignerie, Hervé de Charette et Pierre-André Wiltzer, tous
élus des plus honorables issus du peuple de droite.
Tout ceci serait donc du plus bel effet si je n'avais trouvé joint à cet appel
"l'erratum" suivant, qu'on en juge : "Je tenais à vous informer (m'écrit
personnellement Philippe Douste-Blazy) que l'adhésion que vous souscrivez (sic)
aujourd'hui vous permettra de voter et de participer à toutes les élections locales et
les constitutions de bureau futures de l'UMP". Mais tout aussitôt, patatras :
"Néanmoins, pour des raisons techniques, il a fallu clore les listes électorales
pour le Congrès fondateur du 17 novembre au Bourget. Votre adhésion ne vous permettra
donc malheureusement pas de participer au vote du 17 novembre etc, etc...". Au-delà
de ma (mauvaise) surprise, j'ai bien vite compris que l'on tentait une fois de plus, pas
vu pas pris, de me voler la victoire annoncée de Juppé à la tête de l'UMP jusqu'en
2007 !
Philippe ROBERT
Non à la discrimination positive.
Un article de Delphine Moreau dans le Figaro de ce matin (30/10/2002) nous apprend que la
discrimination positive, c'est à dire la préférence accordée dans certaines formations
et embauches à des personnes étrangères ou issues de l'immigration, au détriment des
autochtones, annoncée par le discours sur l'intégration de Chirac du 14 octobre, est
maintenant préconisée officiellement par des dirigeants de grandes entreprises : Axa,
Schneider, Suez, Mac Donald's, Pierre et Vacances, etc. Cette pratique existe, depuis
longtemps, de fait. Elle est pourtant contraire à la justice et à la prudence. A la
violence brutale des allogènes des banlieues envers les français pauvres s'ajoute donc
la violence de l'Etat et des grandes entreprises, ainsi que la violence des médias et des
responsables politiques et religieux qui méprisent les Français d'origine française.
Pourquoi aucune voix parmi les parlementaires, les patrons, les évêques, les directeurs
de grands journaux, les responsables d'associations, les professeurs d'université, ne
s'élève t-elle pour dénoncer une pratique néfaste et dont les conséquences seront un
accroissement des antagonismes et la mise à l'écart de la partie de la population la
moins légitimement susceptible d'ostracisme ? La solidarité disparaît. Bien à l'abri
dans leur conformisme et leur position sociale, les élites trahissent leur mission.
Michel BERNARD.
François FILLON : restons
socialiste !
Non opposé à la possibilité de compléter les retraites avec un système de
capitalisation sécurisée, il ne croit pas "que la capitalisation soit une réponse
au problème de la retraite dans notre pays, c'est une réponse marginale par rapport à
la question de la consolidation des régimes par répartition."
Le problème, cest que le système par répartition nest plus viable. Monsieur
Fillon a un train de retard.
Union Européenne : " les masques
tombent "
Philippe de VILLIERS estime que la première esquisse de la future constitution
européenne sur l'avenir de l'Europe dévoilée par Valéry GISCARD d'ESTAING constitue un
abus de confiance : "Cette constitution est très exactement à l'opposé de l'Europe
des souverainetés nationales, seule capable d'unir les peuples européens (
) Le mot
fédéral est d'ailleurs prononcé dans le projet de M. GISCARD d'ESTAING et le mot
souveraineté a complètement disparu (
) Les masques tombent".
Circulez monsieur le sénateur !
Le syndicat de police Alliance dénonce les conditions dans lesquelles, Claude ESTIER,
sénateur PS arrêté le 19 octobre dernier "avec difficultés au terme d'une course
entre le XVIIIème et le XIXème arrondissement" par les policiers pour un important
excès de vitesse dans Paris, assorti d'un défaut de ceinture de sécurité, a
bénéficié de "l'intervention" inopinée de Daniel VAILLANT qui, passant par
là au moment du contrôle, a, par l'intermédiaire de son officier de sécurité, obtenu
l'"indulgence" des policiers qui ont laissé repartir Claude ESTIER sans autre
formalité.
Pour Jean-Marie LE PEN, Nicolas SARKOZY "parle comme LE PEN mais il
agit comme CHIRAC, c'est ça qui est dramatique".
PROPOSITION DE LOI HUNAULT, sur la
protection pénale de l'enfant à naître, viable.
Si un chauffard cause la mort d'un enfant à naître de huit mois dans le ventre de sa
mère, il n'encourt aucune condamnation pénale, les juges considérant que l'homicide
involontaire ne s'applique pas au cas du ftus fut-il viable. La proposition de loi
déposée par Michel Hunault vise à ce que cessent des jurisprudences si choquantes.
La France se proclame souvent la mère des droits de l'homme, n'hésitant pas à montrer
du doigt tel ou tel dont le comportement ne satisferait pas à un certain standard en
matière de protection des droits de la personne humaine.
C'est pourtant ce même pays, qui à deux reprises, par la plus haute de ses juridictions,
a jugé qu'un ftus, fut-il viable, n'était pas une personne, considérant qu'il
était impossible que l'infraction d'homicide involontaire s'applique en cas de décès
d'un ftus viable. La Cour de cassation suscitait ainsi la réprobation d'une très
large part des juristes.
Ces arrêts aboutissent paradoxalement à ne pouvoir condamner pénalement un médecin
négligent qui causerait des traumatismes à un enfant lors d'un accouchement, que si cet
enfant venait à naître et non pas s'il décédait quelques minutes plus tôt, encore in
utero !
Aussi, la proposition de loi déposée la semaine dernière devant l'Assemblée nationale
par Michel HUNAULT (député de Loire-Atlantique), vise-t-elle à créer une infraction
spécifique d'homicide involontaire du ftus in utero, viable, afin d'éviter que
l'auteur d'un acte de négligence, d'imprudence, de maladresse ou d'inattention échappe
à toute responsabilité lorsque sa faute a entraîné la mort d'un enfant à naître.
La solution proposée, déjà adoptée par certaines Cour d'appel, justifie cette
création d'une infraction qui permette de protéger pénalement l'enfant à naître à
partir du moment où celui-ci est viable (ce qui ne s'applique donc pas au cas de recours
à l'IVG).
C'est par la manière dont une société traite les petits et les plus faibles de ses
membres qu'elle témoigne de son degré de civilisation.
On ne peut donc qu'espérer que cette proposition aboutisse rapidement en un texte de loi
afin que la mort d'un ftus viable ne soit plus un "non-évènement".
Bertrand PAUVERT
Maître de Conférences en Droit à la Faculté de Droit de Mulhouse,
Membre du CFJD.
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