Semaine du  23 au 30 septembre 2002

Délinquance en hausse sur le réseau ferré d’île de France
Malgré des statistiques tronquées et une présence policière renforcée depuis an sur fond de " vigipirate " et de " vigipirate renforcé ", la délinquance dans les réseaux ferrés d’Ile-de-France a augmenté officiellement de 5,74% sur les huit premiers mois de l’année 2002 par rapport à la même période en 2001. La Préfecture de police s’est tout de même félicitée de ce résultat puisque la délinquance sur les lignes avait augmenté de 19,35% en 2001 par rapport à 2000. Cet infléchissement de la délinquance est lié selon la préfecture à " la multiplication des patrouilles de policiers depuis le mois de mai dans les transports en communs ", mais " ces orientations favorables constatées depuis mai 2002 devront bien évidemment être confirmées dans les mois qui viennent " note la PP. Reste que par manque de volonté politique et par tabou idéologique ce gouvernement ne parviendra jamais à enrayer durablement la délinquance.

Disparition de Démocratie Libérale
Démocratie Libérale, tenait sa convention nationale au cours de laquelle sa disparition a sein de l’UMP a également été votée à près de 85%. Son président Alain Madelin a laissé entendre à son tour que les ex- DL pourraient s’organiser en " courants ", avertissant ses rivaux du RPR qu’il ne faudrait pas que l’UMP " soit le clone agrandi de telle ou telle formation ". Pour preuve supplémentaire du climat malsain qui entoure cette naissance officielle de l’UMP, le nom d’Alain Juppé a été abondamment sifflé par les membres de DL lorsque sa présence a été annoncée, même si l’ancien Premier ministre n’est finalement pas venu, opportunément victime d’un " problème bénin aux yeux " selon son entourage…

Les clandestins couverts par l’assurance maladie !
Silence des pouvoirs publics autour de la circulaire en date du 4 juillet émanant de la Caisse primaire d’assurance maladie du département de Seine Saint-Denis. Publiée dans le dernier numéro de Faits et Documents, cette circulaire explique que " désormais pour une durée d’un an renouvelable (…) une convention spéciale a été signée pour favoriser l’accès aux étrangers en situation irrégulière à la prévention et aux soins, qui bénéficieront désormais d’une procédure de dispense totale d’avance de frais et les tarifs opposables ". Emmanuel Ratier constate que " cette procédure s’applique à tous les clandestins, y compris ceux arrivés depuis moins de trois ans, et à tout les types de soins ". " Ce qui revient à dire " conclut-il " que pour se faire soigner des pires maux aux frais des contribuables français, comme par exemple le sida qui submerge actuellement plusieurs pays africains, il suffit désormais de se payer un simple billet d’avion ".

Grandeur et servitude du "nouvel humanisme"...
Une dépêche AFP du 20 septembre 2002 rapporte les propos du premier ministre Raffarin, tenus à Poitiers, concernant le bouclage du budget 2003 dont "la clef de tous les arbitrages a été l'emploi". Qu'on en juge : "Le gouvernement a fait le choix du soutien du pouvoir d'achat, de la consommation, avec près de 4 milliards d'euros qui vont être injectés dans les semaines à venir dans notre économie grâce à l’allégement des impôts, à la prime pour l'emploi, tout en soutenant les entreprises". J'étais déjà sur le qui-vive mais je dois aujourd'hui me rendre à l'évidence : le "nouvel humanisme" n'apporte strictement rien de nouveau, et moins encore de rupture salvatrice, après la funeste législature de socialisme létal que nous venons de vivre.
Toujours selon l'AFP, Monsieur Raffarin a aussi déclaré que "Quand le carburant ne vient pas de l'international, il faut le stimuler dans notre économie, soutenir la consommation"; à mon sens, tout cela signifie la mise en oeuvre pure et simple de l'increvable pensée keynésienne qui, dans notre pays, sert de cache sexe à l'ignorance économique et politique des princes qui nous gouvernent ! A la vitesse où le gouvernement réforme dans le vide, je crains fort que nous ne nous retrouvions bientôt dans la même situation que sous Jospin, qui manqua tous ses rendez-vous, en ne profitant pas de la conjoncture, fût-elle peu souriante, pour procéder aux réformes structurelles indispensables qui permettraient à la France accidentée de recouvrer une once de vitalité fracassée.
Philippe ROBERT

HLM Vers une réforme de la loi SRU ?
La précédente majorité avait adopté la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain), qui impose aux communes un minimum de 20 % de logements sociaux. Lionel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes, demande une réforme de ce texte : " A l’envers, cette loi se prononce URS, ce qui est symbolique lorsque l’on sait que Jean-Claude Gayssot était l’initiateur de ce texte. " le parlementaire réclame également l’abandon de la taxation des logements vacants, un procédé qu’il juge d’inspiration " typiquement socialo-communiste ".

Maurice Papon.
Maurice Papon, condamné le 2 avril 1998 à dix ans de prison pour complicité de crimes contre l'humanité, est libre; c'est la cour d'appel de Paris qui en a décidé ainsi et cette décision de justice, conforme à une loi de mars 2002, est motivée par l'état de santé de Mr Papon âgé aujourd'hui de quatre-vingt douze ans. Que cette mesure de clémence soit vivement contestée par les parties civiles peut parfaitement se concevoir en regard des faits qui sont reprochés à Papon; d'autre part, l'homme est arrogant et a toujours été persuadé de son innocence, fût-ce contre l'évidence.
Je crois aussi me rappeler que lors du procès de Papon, qui s'est déroulé en 1998 à la cour d'assises de la Gironde, l'avocat Serge Klarsfeld en particulier avait, sauf erreur de ma part, suscité des manifestations devant le palais de justice de Bordeaux dans le but d'exercer des pressions pour que le verdict rendu contre Maurice Papon fût revêtu des habits de l'exemplarité. Je me souviens en avoir été choqué considérant, à bon droit selon moi, que cette affaire requérait plus que d'autres sans doute que la justice fût rendue sereinement.
Aujourd'hui, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) considère de son devoir d'organiser un rassemblement devant le domicile de Maurice Papon, en Seine et Marne, "où une cinquantaine de militants liront solennellement le nom de tous les déportés de Gironde" (Associated Press du 18/09/02). Papon condamné est aujourd'hui devenu le dernier symbole vivant d'une époque tragique et certes à jamais ineffaçable; mais, là encore, de tels gestes me paraissent parfaitement déplacés alors que notre pays, la France, est placé sous l'état de droit.
Philippe ROBERT

Martine Aubry
Martine Aubry a voulu laisser son nom à la postérité en imposant du haut de l'Etat une réforme dont la sottise, l'inutilité et la complexité ne cessent plus d'obscurcir la vie des Français au travail en même temps qu'elle les appauvrit; en effet, il ne se passe pas un jour sans que ces maudites lois Aubry ne se mettent en travers de notre économie et donc ne viennent à contrecarrer, avec une rare virulence, tous les efforts du monde du travail pour créer de la richesse et instaurer une prospérité durable dans notre pays. Ma diatribe est donc largement justifiée dans les faits et la dernière critique en date du projet Fillon par la CFDT vient encore renforcer, dans mon esprit indéfectiblement libéral, tout le mal que je peux penser de l'irresponsable concept socialiste du partage du travail.
Car François Chérèque, nouveau secrétaire général de la CFDT succédant à la flamboyante Nicole Notat, n'hésite pas à affirmer aujourd'hui (Le Figaro économie du 17/09/02) que le projet du gouvernement sur les 35 heures va créer des "disparités" entre les salariés qui sont déjà aux 35 heures et ceux qui ne le sont pas encore (!). En revanche, et c'est de bonne guerre, le secrétaire général de la CFDT soutient l'unification des SMIC par le haut qui, quoi qu'on fasse, vont de toute façon enchérir le coût du travail de l'ordre de 11,4% en trois ans même si l'Etat, plus que jamais interventionniste, tente une fois de plus de pallier ce handicap par un préjudice encore plus grand ! La France contemporaine n'aura jamais autant régressé que sous la férule obscurantiste de Martine Aubry.
Philippe ROBERT

José Bové et la propriété privée
José Bové, cette grande conscience universelle, comparaît aujourd'hui aux côtés de huit de ses coreligionnaires et complices devant le tribunal correctionnel de Foix pour s'être livré, le 13 avril 2000, au fauchage illégal d'un champ de colza transgénique dans l'Ariège; ce qui signifie purement et simplement que Monsieur Bové et ses petits camarades se sont livrés, dans la commune de Gaudiès, à une violation caractérisée de la propriété d'autrui : "Nous ne sommes pas là, Monsieur le président, pour nous servir de la justice comme tribune. Nous sommes là pour construire le droit (sic)"; "Nos actions d'arrachage sont la réponse légitime à une situation de non-droit dont les grandes firmes internationales de semenciers cherchent à profiter" s'est défendu (selon Reuters) José Bové qui semble décidément se soucier comme d'une guigne des ravages de l'horrible famine qui s'est abattue sur l'Afrique australe (Lesotho, Malawi, Mozambique, Swaziland, Zambie et Zimbabwe) et qui, aujourd'hui, touche 14,4 millions de personnes alors que celles-ci n'étaient (encore) "que" 12,8 millions il y a quatre mois !!...
Philippe ROBERT

" Le phénomène des bandes "

Selon une étude du Conseil de la sécurité intérieure, publiée fin 2000, " la violence sexuelle contre les mineurs a progressé de 25,87% entre 1995 et 1999 -13 497 faits révélés en 99, dont 4468 viols. Les agressions et harcèlements sexuels ont augmenté de 45,70% alors que dans le même temps le taux d’élucidation des viols est tombé sous la barre des 90%, celui des harcèlements de 82%. Une augmentation due " au phénomène des bandes ", la diminution de 37,1% du nombre des personnes écrouées s’expliquant en grande partie " par le rajeunissement de ces auteurs qui fait hésiter les magistrats à ordonner leur placement en détention ".

A propos de l’ " affaire " PAPON…
Je ne peux pas m’empêcher de penser que cette affaire est le symbole d’une justice qui marche sur la tête…
1- La loi dite " des crimes contre l’humanité " a été votée (j’avoue ne pas savoir par qui et dans quels pays au juste) parce qu’après la guerre, on a tellement traîné pour juger les criminels de guerre que le délai de prescription allait être atteint. On a donc monté cette loi qui est en contradiction flagrante avec la déclaration des droits de l’homme qui la qualifie textuellement de tyrannique dans son article 14, parce qu’elle a un effet rétroactif.
2- Mr Papon a été accusé après la guerre, de collusion avec les occupants, et blanchi de ces accusations. On peut presque se dire que l’on a attendu le décès de ses défenseurs, pour l’accuser, quand au prétexte de la " découverte " de documents archivés à la préfecture depuis 60 ans, ça laisse rêveur.
3- On l’a jugé assez convenable pour exercer des fonctions comme celles de préfet de police de Paris. Il a alors mené des actions utiles au pays, comme l’éradication des réseaux communistes dans les années 45/50. C’est une des choses pour laquelle la gauche lui en voulait tant. L’autre élément qu’on lui reprochait, était la répression d’une certaine manifestation du FLN ; mais autant qu’il m’en souvienne, et comme j’étais rappelé en Algérie, je m’en souviens bien, le FLN était l’ennemi contre lequel nous nous battions et le pays était en guerre, quoi qu’on en pense.
4- Quel est le préfet en place pendant la guerre qui n’a pas été contraint de signer tout ce qu’on lui présentait ? Papon n’a pas procédé aux arrestations des juifs, il a contresigné les documents relatifs à leur déportation, mais qu’il les ait signés ou non, rien n’aurait été changé à leur sort.
5- Les communistes qui sont les premiers à protester, oublient totalement qu’ils n’ont commencé à " résister " qu’après le début d’une certaine opération Barbarossa. Alors, si l’on veut faire marcher la loi, pourquoi ne pas accuser les communistes de plus de 80 ans de " crimes contre l’humanité " ? ….. Tu parles d’un scandale !!!
Yves-Paul CORFA

Semaine du  17  au 23 septembre 2002

Selon l'ONU, 44 millions d'immigrés seront nécessaires d'ici 2050 à l'Europe pour maintenir son taux de croissance économique et démographique, et assurer les retraites.
France: 3 300 000 immigrés en situation régulière, soit 5.7% de la population. 500 000 clandestins.

Durant la campagne présidentielle, Jacques Chirac a placé, avec la question des handicapés et la lutte contre le cancer, l'insécurité routière parmi ses grandes priorités pour le quinquennat en cours; voici donc le président de la République, fidèle à ses promesses, qui déjà appelle à une "action de rupture" pour lutter efficacement contre un fléau qui produit en France, bon an mal an, 8.000 morts et 26.000 blessés graves. Selon une dépêche AFP du 16/09/02, il va donc s'agir pour le gouvernement Raffarin placé sous la houlette du chef de l'Etat de prendre toutes les mesures nécessaires, fussent-elles des plus rudes et sans doute même fort restrictives, dont on espère ainsi qu'elles permettront d'adoucir, hélas encore et toujours par force de loi, une situation qui place la France parmi les cancres de l'Europe en matière d'insécurité routière.
Une telle nouvelle me conduit spontanément à établir un parallèle entre cette "action de rupture", d'une portée spécifique mais fondamentalement indissociable de l'ensemble de la nation française, avec la situation générale de notre pays qui sans aucun doute mériterait une "action de rupture" de grande envergure pour éviter la faillite morale et politique qui se profile à l'horizon. Car s'il me paraît décisif de poursuivre "l'objectif de rejoindre le plus rapidement possible la situation des voisins européens" grâce à des mesures courageuses que Jean-Pierre Raffarin qualifie lui-même de "dispositif global" comportant "des pistes économiques, sociales, policières, sur la justice" en "responsabilisant tous les acteurs", j'éprouve alors le plus grand mal à concevoir pourquoi la volonté de réformer la France fait à ce point défaut à l'intelligence politique de ceux que nous avons dernièrement élus.
Philippe ROBERT

Sur les économies possibles dans le budget " France "
Les estimations les plus sérieuses parlent de 500.000 fonctionnaires en surnombre. Je vous avoue que cela ne m’étonne pas, car, dans mon parcours professionnel, j’ai eu l’occasion de passer des semaines entières dans des administrations et j’ai vu ce qui s’y passait ( IFP, CEA, EDF, Arsenaux, cabinets ministériels etc..).
Si on estime à 4.000 €/mois le coût moyen d’un fonctionnaire, charges sociales et amortissement d’investissements inclus, ce qui est modeste, la dépense annuelle correspondante est de : 500.000*4.000*12= 24 milliards € par an.
Mais ceci est une estimation avec les lois actuelles, et on peut aussi (et surtout) obtenir un gain de rendement avec une simplification des lois, et là, les exemples abondent. Citons-en quelques-uns.
Les prestations familiales : pourquoi 35 ou 40 prestations différentes ? pourquoi pas un vrai salaire pour le parent qui reste chez lui pour élever les enfants et une allocation pour les enfants, avec deux précisions pour faire hurler le " chœur des vierges socialistes effarouchées ", réserver ces prestations aux nationaux, et supprimer le salaire du parent qui préfère aller travailler, l’allocation aux enfants demeurant. Coût de l’opération : néant, car cela réduirait sensiblement le chômage, et simplifierait la tâche des fonctionnaires (ou assimilés) qui gèrent ce système.
Les impôts : si on admet que l’impôt sur le revenu est normal, pourquoi alors ne pas l’utiliser intelligemment et s’en servir pour calculer et servir les prestations d’aides aux plus démunis ? Pourquoi tant d’impôts différents sur tant de choses ? Pourquoi, par exemple plusieurs taux d’imposition sur les cessions de biens immobiliers ? Qu’est-ce que ça peut bien faire à l’état que la cession soit une vente, un don ou un héritage ?
On peut continuer ainsi longtemps, combien de lois nouvelles chaque année ? Pourquoi ne pas chercher, au lieu de tenter de pallier les conséquences des problèmes, à s’attaquer aux causes de l’existence des problèmes ? Comment se fait-il que l’informatisation qui partout à réduit les postes administratifs, n’ai pas eut le même effet dans l’Administration ? Comment n’a-t-on pas encore admis que l’état est le pire gestionnaire qu’on ait jamais trouvé ?

Les 35 heures pourraient être assouplies dans la fonction publique
Dans un entretien publié lundi par Les Echos, Jean-Paul Delevoye s’est prononcé pour qu’un "assouplissement des 35 heures soit négocié là où cela s’avère indispensable". Le Ministre de la Fonction publique précise qu’il ne reverra pas pour autant le décret qui organise le temps de travail des fonctionnaires, mais que, "avec les syndicats, on peut imaginer un système de rachat des heures supplémentaires en fin d’année". Un mécanisme déjà prévu pour les policiers et les personnels hospitaliers.

Je suis toujours en admiration devant ces hommes politiques qui connaissent tout, ont réponse à tout et justifient ainsi leur position élevée par rapport au simple citoyen parfaitement incapable, par nature et par nécessité politique, de faire culminer sa propre pensée rampante à de telles hauteurs stratosphériques; cette constante observation des usages politiciens explique pourquoi Bernard Kouchner, invité du Grand Jury RTL-Le Monde-LCI, a réponse à tout là où, personnellement, j'y regarderais à deux fois et tournerais sept fois ma langue dans ma bouche avant de délivrer mon oracle concernant "Monsieur" Saddam Hussein.
Aussi ne saurais-je trop inciter mes contemporains, pour peu que les batteurs d'estrade professionnels finissent par leur sortir par les yeux, de quitter le bon docteur Kouchner pour un pur instant de grâce musicale que m'ont offert Hector Berlioz et John Eliot Gardiner, la France et l'Angleterre génialement réunies par une somptueuse Messe solennelle de notre grand musicien sur la télévision numérique par satellite (Mezzo); ainsi ai-je pu retrouver des forces nouvelles pour affronter le douloureux avenir scrupuleusement mis en scène par nos élites politiques et auquel, désormais, nous n'échapperons plus.
Philippe ROBERT

Le taux de TVA réglementaire est de 14% en Espagne; bizarrement, l'ensemble de la restauration espagnole bénéficie du taux de 7% sans que Bruxelles, nous apprend LCI, en ait apparemment éprouvé le moindre déplaisir. Aussi, plutôt que de déjeuner ou dîner en France, les Français prennent donc volontiers la route de l'Espagne pour profiter du libéralisme de l'intelligent Etat espagnol sous l'oeil dépité de leurs compatriotes toujours assujettis au taux de TVA déloyal de 19,6%.
La question que l'on est alors en droit de se poser chez nous est donc simple : qui, de l'Etat français ou de la Commission européenne, a le plus intérêt à ce que rien ne bouge en matière de concurrence fiscale ? La réponse, qui revêt un aspect vital pour l'avenir, appartient aussi et surtout, pour peu que le principe de subsidiarité prenne tout son sens en France et en Europe, au citoyen responsable lui-même source vive de toute vraie prospérité généralisée.
Philippe ROBERT

François Fillon est reçu aujourd'hui par Anita Hausser sur LCI; pour le ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité, il faut à tout prix "réparer les erreurs commises par nos prédécesseurs avec les 35 heures", cette loi scélérate qui, selon l'Associated Press rapportant les propos ministériels, "a gelé les salaires pendant trois ans (..), a pénalisé les entreprises françaises, notamment les PME", "perturbé au fond le climat social du pays car il n'y a pas eu de dialogue pour leur mise en place" etc... Ce juste constat, sévère et courageux, est hélas immédiatement tempéré, si ce n'est même infirmé, par les courtes intentions affichées par Mr Fillon pour sortir du piège mortel des 35 heures.

En effet et contre toute attente de la part d'un gouvernement de droite, François Fillon ne conçoit rien d'autre, pour sauver notre économie mise à mal par une idéologie destructrice, que la déprimante application d'un cautère sur une jambe de bois; car le ministre n'affirme-t-il pas ((sans rire) que "pour compenser ce gel", "nous augmentons les bas salaires" en harmonisant le SMIC par le haut tout en assouplissant "les 35 heures par les heures supplémentaires (...) qui ne peuvent pas être assimilées aux 39 heures" etc, etc... Est-il vraiment nécessaire, dans une période qui, au contraire, requiert la mise en oeuvre immédiate d'une rupture politique, de s'aplatir en ces termes devant les socialistes manipulateurs et archibattus ?
Et encore, en quoi les allègements de charges (de l'ordre de 25 milliards d'euros !) prévus pour compenser la hausse du SMIC vont-ils réellement bénéficier aux entreprises en admettant même, à en croire le ministre Fillon, qu'ils leur apportent "plus de souplesse" alors qu'il ne s'agit en fait que d'une opération en trompe l'oeil et à somme nulle ? Jusqu'à nouvel ordre, je ne vois dans ce gouvernement que deux ministres intrépides et à ce jour dignes de confiance : Nicolas Sarkozy à l'Intérieur et Dominique Perben à la Justice. D'un autre côté on nous promet, avec la nouvelle UMP (l'Union ?), un grand parti de droite capable de mener à bien la transformation de notre malheureux pays en une grande nation; mais j'ai beau me triturer l'esprit et sonder mon coeur, je ne parviens pas un seul instant à y croire...
Philippe ROBERT

Pour que les scandaleux pilotes grévistes d'Air France soient si sûrs d'eux-mêmes, pour que tous ceux qui prospèrent au sein des services publics "à la française" en passant systématiquement par pertes et profits le cochon de payant de contribuable qui les fait vivre, il doit bien exister une raison dont la puissance est telle qu'elle leur permet, sans le moindre risque, de se livrer au sale petit jeu franco-français du chantage syndical permanent. Mais je suis quasiment certain d'avoir découvert le secret, pourtant bien gardé, d'une attitude dégradante à laquelle a couramment recours une part non négligeable de Français protégés : le très honorable citoyen Français lui-même !
Car un sondage CSA/La Tribune réalisé le 3 septembre dernier nous apprend qu'une confortable majorité de nos compatriotes, radicalement insensibles à leurs propres malheurs, considère sans hésitation que l'Etat, quoi qu'il arrive, doit demeurer l'heureux actionnaire de La Poste (69%), d'EDF (69%), de la SNCF (66%), de GDF (64%) de France Télécom (53%), d'Air France (52%) et de France Télévision (51%)... Pour un libéral sincère, une telle nouvelle est certes consternante mais demeure néanmoins parfaitement expliquable : c'est que les Français, furieusement décérébrés par cinquante ans de désinformations en tout genre, auraient pour de bon renoncé à la liberté.
Philippe ROBERT

La Chine joue avec la censure sur le Net
Depuis vendredi, il est à nouveau possible de consulter le moteur de recherche Google depuis le territoire chinois. Le cache de Google, qui permet d'accéder directement à d'autres sites via l'adresse Google, reste toutefois toujours frappé d’interdiction. Les autorités chinoises avaient interdit la consultation de Google au début du mois sans fournir aucune explication officielle pour justifier cet acte. Le gouvernement chinois vient de levé son interdiction sans apporter plus d’explication sur cette nouvelle décision. Le ministère chinois des industries de l’information a simplement déclaré " pour certains sites Internet, il est normal que de temps en temps vous puisiez y accéder, et que de temps en temps cela ne soit pas possible "…
Au manque d'explication officielle s'ajoute les décisions apparamment contradictoires. Altavista, qui a été interdit huit jours après son concurrent reste d’ailleurs toujours en proie à ces dysfonctionnements Certains observateurs estiment que les blocages sont liés à un plus strict contrôle de l’information avant le seizième Congrès du parti communiste, qui doit s’ouvrir le 8 novembre.

UMP Le contre-exemple Daubresse Député UMP du Nord issu de l’UDF, Marc-Philippe Daubresse vient d’alerter François Fillon sur " le problème des réponses motivées aux offres d’emploi paraissant " car " les candidats répondant à ces offres n’obtiennent que des refus sans argumentation claire et précise ". D’un élu de la majorité présidentielle, on attendrait plutôt qu’il sollicite le ministre des Affaires sociales et de l’Emploi sur des sujets qui facilitent la vie des chefs d’entreprise, comme l’assouplissement de la loi de modernisation sociale, plutôt que sur ceux qui les compliquent. Génération Entreprise a du pain sur la planche…

Budget : pas de diminution du déficit en 2003
D’un an à l’autre, le déficit budgétaire se creuse inexorablement : entre janvier et juillet 2002, il a ainsi atteint 37,15 milliards d’euros, contre 28,06 milliards pour les sept premiers mois de l’année dernière. Ces chiffres, publiés lundi par le Ministère de l’Economie et des finances, traduisent une augmentation de près de 33%. Sur un an, les dépenses ont augmenté de 3,6% pour atteindre 161,7 milliards. Alors que, parallèlement, les recettes ont diminué de 1,6%, à 137,4 milliards, en raison notamment du repli des revenus provenant de la fiscalité. Au final, le déficit pour l’ensemble de l’année 2002 devrait donc être de 44,6 milliards, le chiffre le plus pessimiste qui était retenu dans les conclusions de l’audit indépendant dévoilé fin juin.
Et ce chiffre devrait être également valable pour 2003. Alors que Jean-Pierre Raffarin et Jacques Chirac ont finalisé ce week-end les arbitrages budgétaires, Le Figaro et les Echos indiquent lundi matin que le gouvernement aurait renoncé à réduire le déficit budgétaire en 2003. Fondé sur une hypothèse de croissance de 2,5%, et non plus de 3%, le projet prendra prioritairement en compte les promesses de Jacques Chirac. Sécurité, Défense et Justice seront toujours les enfants gâtées. Et la baisse de l’impôt sur le revenu se poursuivra : après les 5% déjà acquis pour 2002, et évidemment reconduits l’année prochaine, une baisse supplémentaire comprise entre 1 et 2% sera annoncée. But avoué : ramener sous le seuil psychologique des 50% le taux d’imposition le plus élevé. Dimanche, le Premier ministre a également annoncé une réforme de la prime pour l’emploi. Cette "PPE", sorte d’impôt négatif versée depuis l’année dernière à 8,5 millions de foyers, sera étendue aux travailleurs à temps partiel.

Stigmatisant les "ardoises" laissées par l’équipe Jospin, Jean-Pierre Raffarin a apparemment eu du mal à répartir la pénurie. Et au bout du compte, ce sont les promesses européennes de la France qui risquent de ne pas être tenues. Car pour 2003, le déficit public, qui comprend, en plus de celui du budget, celui de la Sécurité sociale et des collectivités locales, sera de 2,6%. Le ramener aux alentours de l’équilibre en 2004, comme les pays de la zone euro s’y étaient engagés à Barcelone ce printemps, relève donc de l’utopie. Ce qui n’est peut-être pas si grave car, réunis de façon informelle ce week-end à Copenhague, les douze Ministres de l’Economie et des finances ont reconnu le caractère irréaliste de l’objectif pour au moins quatre Etats : outre la France, l’Italie, l’Allemagne et le Portugal. Et ouvert la porte à un "aménagement" du Pacte de stabilité, comme l’a déclaré Mario Monti, le commissaire européen à la concurrence. Reste à en définir les modalités : repousser le calendrier ou, carrément, remettre en cause la règle des 3% ?

Près de six Français sur dix pessimistes Erreur! Signet non défini.Erreur! Signet non défini.
Selon un sondage publié lundi par La Tribune et réalisé par CSA, 57% des Français exactement sont de cet avis pour l’évolution de la conjoncture dans les six prochains mois. Et 70% d’entre eux jugent que le climat social va se dégrader, tandis que 80% s’attendent à un recul de leur pouvoir d’achat. Interrogés sur les priorités qui devraient être celles du gouvernement, 53% citent la baisse des impôts indirects, comme la TVA. Seuls 22% souhaitent qu’il s’attaque à l’assainissement des finances publiques.


Semaine du  09  au 16 septembre 2002

Union européenne : Union libre des peuples de l'Europe.
J'ai beaucoup aimé l'intelligent et limpide article de Chantal Delsol dans les pages "Débats et opinions" du Figaro du 4/08/02; car en faisant l'éloge du seul fédéralisme qui vaille pour l'Europe, fondé sur l'idée générale et démocratique des "Etats-Unis d'Europe" librement appliquée à l'union inédite de quinze puis sans doute vingt-cinq pays membres, Madame Delsol a su parfaitement marquer les dangers associés à une construction européenne qui serait calquée sur un modèle centralisé "à la française" et à laquelle, déjà, les Européens doivent hélas faire face dans leur vie quotidienne. Il s'agit donc bien, dans l'intérêt supérieur des peuples de l'Europe, de fonder et consolider une structure politique légère qui garantirait constitutionnellement le principe de subsidiarité et serait modestement mue par les seuls pouvoirs régaliens, préalablement acceptés par toutes les parties et surtout par les peuples eux-mêmes, consistant à assurer toutes les libertés dans l'espace ainsi défini d'une Union européenne définitivement réformée.
Je préciserais mon propos en citant Chantal Delsol lorsqu'elle écrit qu'"Une fédération suppose la protection des diversités, qui répond au souci de sauvegarder les cultures propres. Chaque groupe au sein de l'ensemble - un canton ou un länder (sic) dans l'Etat, une nation dans l'Europe - possède des habitudes, des comportements, des hiérarchies de valeurs particulières, bref un art de vivre : une culture. La construction de l'ensemble ne doit pas lisser les différences : car mieux vaut toujours, pour reprendre les termes d'Aristote à propos de la société, une harmonie qu'un unisson". Alors n'écoutons surtout pas ces élites politiques, pétries de faux humanisme, qui veulent à toute force nous convaincre de participer au mariage de la carpe et du lapin en affirmant, hors de toute vérité, qu'il est possible et même tout à fait enviable de concilier "l'autonomie des Etats et l'égalité (NDLR : l'égalité forcée) entre eux, laissant croire qu'ils ont découvert la synthèse qui permettrait aux électeurs de d'obtenir grâce à eux, comme on dit, le beurre et l'argent du beurre"... Il ne s'agit de rien d'autre que d'un mensonge éhonté !
L'identité de vues entre ma propre pensée libérale et européenne et les idées exposées par Chantal Delsol me fait le plus grand plaisir; car au moment même où Valéry Giscard d'Estaing préside la Convention sur l'avenir de l'Europe, cette heureuse profession de foi, formulée avec coeur et talent, présente l'évident avantage d'être facilement accessible aux esprits de bonne volonté. Car il ne fait aucun doute à mes yeux que la nouvelle grande Europe à vingt-cinq Etats membres ne pourra jamais concevoir un avenir à la hauteur de ses vraies potentialités si le libéralisme, sans conteste supérieur à tous les autres systèmes, ne sonne pas désormais comme une victoire vitale aux oreilles de tous les Européens. Il faut donc à tout prix éviter de tomber dans le piège d'une Union européenne pyramidale et totalement inaccessible : "A cet égard, les instances européennes agissent à l'égal du despote éclairé, connaissant le bien de ses sujets mieux qu'eux-mêmes , et les forçant à être heureux à sa manière". Le nouveau siècle doit donc être l'occasion unique de bannir le hideux péché d'orgueil qui entraîne invariablement ceux qui s'y adonnent à systématiquement mépriser tout ce qui, de près ou de loin, ressemble à la Liberté.
Philippe ROBERT


Depuis le départ de la Gauche, les manifestations d’immigrés sans papiers se multiplient.
Cela pourrait paraître curieux que de telles manifestations poussent aussi bien que les champignons, mais il n’en est rien. Quand la gauche perd le pouvoir, elle tente de le regagner par la rue à grands renforts médiatiques. Le combat des sans papiers est bien connu. De pauvres immigrés, manipulés, par des associations d’extrême gauche sont poussés à manifester leur situation. Ainsi une délégation d’artistes et d’écrivains qui ont signé une pétition en faveur des sans-papiers initiée par la LDH et le MRAP, a été reçue jeudi matin par Nicolas Sarkozy. Les pétitionnaires réclament notamment la mise en place " d’une commission nationale qui sera chargée sous l’autorité du ministre de l’Intérieur de mettre un terme à ce que nous ressentons comme indigne pour notre pays ". Quelle hypocrisie de la part de la Gauche Caviar qui profite des subventions et des salons de l’Etat.

Terreur anti-blanche au Zimbabwe
Au retour du très vain sommet de la terre à Johannesburg, le président zimbabwéen Robert Mugabe a réitéré ses menaces contre les 50 000 fermiers qui vivent dans son pays, les accusant d’avoir été en Grande-Bretagne pour demander des sanctions et une intervention militaire contre le Zimbabwe. " Ils ne méritent pas d’être au Zimbabwe et nous prendrons les mesures pour nous assurer qu’ils ne soient pas autorisés à avoir des terres au Zimbabwe " a-t-il déclaré. Mugabe poursuit sa politique d’expropriations et de terreur à l’encontre de la minorité blanche, agissements qui menacent de famine ce pays fertile selon James Morris, directeur du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Le mois dernier, 277 fermiers d’origine britannique qui avaient refusé de répondre à l’ultimatum du gouvernement exigeant de 2900 propriétaires fonciers qu’ils quittent leurs terres le 8 août ont été arrêtés. Devant la folle politique du gouvernement zimbabwéen au pouvoir, 125 fermiers blancs ont déjà pris les devants et sont actuellement en voyage d’étude à Zambie, où les autorités locales aimeraient bien les voir s’installer. Le vice-président zambien, Enoch kavindele a estimé que l’arrivée de ces agriculteurs " peut ajouter de la valeur au développement de la terre ".


Un sommet " des progressistes " à Paris
Les relations entre les socialistes français et les travaillistes britanniques se normalisent, alors que Lionel JOSPIN masquait à peine l'antipathie que lui inspirait Tony BLAIR... François HOLLANDE devrait ainsi participer à la réunion des leaders de la gauche européenne, qui se tiendra le 9 octobre prochain à Londres, et renvoyer l'invitation à l'occasion du sommet des progressistes européens qu'il compte organiser un peu plus tard à Paris. On peut se demander comment les socialistes français peuvent-ils encore avoir la prétention de se dénommer " progressistes " ? L’histoire semble avoir plutôt choisi le Socialisme comme courant attardé.

Juppé sur les rails
L’ancien premier ministre, dauphin de Chirac, peut se frotter les mains : après la réunion de la commission exécutive de l'UMP, le 3 septembre, le calendrier de la nouvelle formation se précise : 21 septembre, le RPR se dissout; 6 octobre, une partie de l'UDF bascule, lors d'une journée de réflexion organisée à la Villette ; 17 novembre : congrès fondateur. Alain Juppé a bien manœuvré, il sera bientôt à la tête d’un immense parti. Mais quelle sera sa légitimité ? Son passage à la tête du gouvernement fut un échec et son élection se fera au sein d’un cercle restreint composés de " copains ", il s’est d’ailleurs autodésigné comme étant le président provisoire et compte bien être le définitif. Mais aurait-il été élu si tous les militants UMP participaient au suffrage ? Rien n’est moins sûr. Et il le sait bien, sans " les copains " le résultat est bien incertain. L’UMP est à l’image de notre démocratie : la souveraineté populaire a été confisqué par quelques uns, toujours les mêmes, qui tournent au pouvoir. Mais les nouveaux statuts ne règlent pas les conditions d'une candidature UMP à l'élection présidentielle. Le principe de primaires, que certains voulaient voir inscrit noir sur blanc, est actuellement trop controversé pour être accepté par tous ! On se chamaille déjà pour le gâteau.

Courage américain.
Face à des forces haineuses et viscéralement antiaméricaines, j'ai eu le privilège de voir et d'entendre l'Américain Colin Powell, représentant le président Bush au Sommet de la Terre à Johannesburg, avoir seul le courage de stigmatiser les actes criminels de Robert Mugabe, président du Zimbabwe, qui foule aux pieds les droits de l'homme et précipite son pays dans une terrible famine annoncée; bien entendu, nous allons devoir payer rubis sur l'ongle les folies meutrières de ce dictateur africain sans foi ni loi que les vociférations antiaméricaines de Johannesburg semblent opportunément oublier, c'est-à-dire relaxer par avance de la catastrophe humaine qu'il aura volontairement provoquée ! Tout cela est proprement écoeurant et la responsabilité des justiciers écologistes, illimitée.
Philippe ROBERT

Semaine du  02  au 09 septembre 2002

Palmarès de la corruption : la France épinglée
" Elites politiques corrompues et investisseurs sans scrupule portent un coup mortel au développement durable " ! L’association Transparency International, qui a publié mercredi à Berlin son indice de perception de la corruption (cuvée 2002), entend bien surfer sur la vague médiatique déchaînée par le Sommet de Johannesburg. Le message est abrupt, sans complaisance : " Les élites politiques et leurs acolytes continuent de toucher des pots-de-vin chaque fois que l'occasion se présente ", a déclaré Peter Eigen, président de Transparency International, à l’occasion de la présentation de cet indice créé en 1995. "Dans les pays en développement, des élites politiques corrompues travaillent de concert avec des hommes et des femmes d'affaires avides de gain ainsi que des investisseurs sans scrupule", contribuant à enchaîner " des nations entières dans la pauvreté ", a-t-il ajouté. Et d’énoncer des résultats alarmants : 70% des 102 pays répertoriés obtiennent moins de 5 sur un score maximum de 10 dans l'Indice 2002, qui reflète le degré de corruption ressenti comme existant au sein des services publics et de la classe politique par les milieux d'affaires et les analystes du pays, résidents ou expatriés. L’année précédente, 40% des pays avaient obtenu la moyenne.
Le Bangladesh, le Nigeria, mais aussi le Paraguay, Madagascar, l’Indonésie ou le Kenya obtiennent les plus piètres scores, avec des notes inférieures à 2. A l’inverse, certains pays parmi les plus riches du monde comme la Finlande, le Danemark, la Nouvelle-Zélande, l’Islande ou Singapour obtiennent un score supérieur à 9, dénotant de très bas niveaux de corruption. Concernant les pays européens, le bilan est mitigé. Si les pays du Nord se distinguent par l’excellence de leurs notes, ceux du Sud arrivent loin derrière. La France, notamment, arrive 25ème avec une note de 6,3 (comme le Portugal), devant l’Italie (5,2) et surtout la Grèce (4,2).
L'IPC 2002 vient compléter un autre Indice de l’ONG publié en mai, classant les pays exportateurs en fonction de la propension de certaines de leurs sociétés à offrir des pots-de-vin dans les pays émergents. Nombre d'entreprises en Russie, en Chine, à Taiwan et en Corée du Sud, mais aussi en Italie, aux Etats-Unis et en France, n'hésitent pas effectuer leurs paiements avec des dessous de tables.
@Sur le web: Le classement de Transparency International

Dans son dernier bulletin, la Banque de France situe la croissance potentielle de notre économie entre 2,5% et 3% pour les années qui viennent
. Mais les experts de la Caisse des dépôts ne partagent pas cet optimisme. " Si la productivité continue à ne progresser que de 1% par an, la croissance potentielle ne serait que de 1,5% de 2000 à 2005 et de 0,8% de 2005 à 2010, contre 3,3% et 2,8% aux Etats-Unis ", affirme ainsi Patrick Artus, dans une étude récente. Chez J.P.Morgan, les conclusions sont tout aussi inquiétantes : sans un approfondissement des réformes, la croissance potentielle de la zone euro restera bloquée à 2% dans les années qui viennent. Impossible dans ces conditions d’espérer faire jeu égal avec les Etats-Unis !

Les avocats de Persichetti, terroriste complice dans l'assassinat d'un général en Italie, ont annoncé lundi qu'ils saisiront la Cour européenne des droits de l'Homme de son cas, cette extradition ayant disent-ils "surtout valeur "d'exemple" pour les autres ex-brigadistes réfugiés en France". Il sera intéressant de connaître la réponse donnée par cette haute juridiction à cette requête qui soulève deux questions de principe : Un pays, membre de la communauté européenne, peut-il laisser vivre librement et même employer dans une de ses administrations un auteur d'attentat terroriste commis dans un autre pays de cette même communauté? La doctrine "Mitterrand " à laquelle se réfèrent ceux qui protestent contre cette extradition (contre laquelle Mme Guigou avait fait le nécessaire pour qu'elle ne soit pas exécutée en son temps bien qu'elle ait été légalement autorisée ) est-elle un oukase coulé dans l'airain auquel devraient se plier ses successeurs ad vitam eternam? Au nom de ce principe M.Mitterand avait fait libérer les "membres d'action directe" qui avaient pu ainsi reprendre leurs criminelles activités! Etait-ce une si bonne initiative? Le monde d'après le 11 septembre 2001 n'est plus celui des années 1980 ! Le gouvernement a eu raison d'extrader Persichetti, et doit agir de même avec tous ceux qui recourent au terrorisme pour défendre leurs idées, quelles qu'elles soient. Tous les pays d'Europe ( y compris la grande Bretagne qui joue sur ce point un jeu curieux) doivent en faire autant. L'Europe est née du désir légitime de tous les pays qui la composent de vivre en paix. il n'est que temps qu'elle prenne conscience de la solidarité indispensable qu'elle implique face aux terrorismes, menace qui s'est substituée à celle qui s'est effondrée avec la chute du communisme moscoutaire qui était alors le ciment de leur vigilance!

Je suis de ceux qui pensent avec Kant que le concept de Dieu est indépendant de son existence. Mais si l'on admet son existence on se devrait d'admettre qu'il ne peut qu'être le même pour l'ensemble de l'humanité et partant il ne saurait y avoir plusieurs religions. Il n'est par ailleurs pas concevable que tous les hommes aient la foi. C'est pourquoi les peuples indo-européens ont depuis l'antiquité fait la distinction entre spirituel et temporel, souveraineté juridique et souveraineté religieuse. L'islam qui institue une théocratie laïque, sans clergé, égalitaire, tous les hommes étant sous la dépendance absolue de Dieu, ne distingue pas le spirituel et le temporel. La communauté musulmane a pour seul fondement légitime le Coran. Le musulman libre est partout chez lui en terre musulmane. Il en résulte une sorte de citoyenneté découlant du jus religionis et l'Umma la communauté des croyants, n'a pas de fondement territorial il y a le dâr al islam , la maison de Dieu et le reste du monde destiné à la conquête par les croyants. Les non-croyants ne sont que des sous-citoyens destinés à la dhimmitude en payant tribut.
Pour les croyants la sphère privée n'existe pas elle relève de l'ordre public régi par la charia. Enseigner l'Islam à l'école serait peut être la meilleure manière de démontrer que l'Islam est incompatible avec la démocratie. De faire prendre conscience de la menace permanente que fait peser le fondamentalisme musulman sur le monde occidental. De comprendre certains comportements de banlieue et ce qui motive Ben Laden.
M.C.

Jacques Chirac veut une "alliance mondiale" entre les riches et les pauvres
Arrivé dimanche soir à Johannesburg pour participer au Sommet de la Terre, Jacques Chirac s’est fait lyrique. Devant une centaine de chefs d’Etat venus des quatre coins de la planète, mais en l’absence remarquée du président américain George W. Bush, le Président de la République a déploré : "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs". Et, pour éteindre l’incendie, il a préconisé une "alliance mondiale pour le développement durable", formée par les pays riches et par les pays pauvres, tous deux fautifs dans les maux qui accablent le monde, selon Jacques Chirac qui a cité pêle-mêle les catastrophes naturelles, les crises financières, les conflits internes, le SIDA ou la famine.
Les riches, donc, devront "engager la révolution de leurs modes de production et de consommation" et consentir "un effort de solidarité" envers les nations les plus pauvres. Parmi les propositions formulées par le chef de l’Etat, une taxe mondiale pour financer le développement, "un prélèvement de solidarité sur les richesses engendrées par la mondialisation" – en somme, un ersatz de taxe Tobin aux contours vagues

A Cuincy, commune mitoyenne de la ville de Douai, le maire trouve intelligent d'élever une grille entre deux quartiers d'habitations dans l'intention de protéger, par une séparation tangible du plus beau vert, ses propres administrés de l'incivisme d'une jeunesse insoucieuse de la liberté d'autrui; l'idée de ce maire, sans doute dictée par un excellent sentiment mais qui ne laisse pas d'être saugrenue, ne manqua pas de rappeler immédiatement à beaucoup et surtout aux médias toujours prompts cette autre idée, Ô combien plus affreuse et criminelle, que fut la construction du "Mur de la honte" érigé à Berlin par le monde communiste, en 1961, et abattu par la Liberté en novembre 1989.
Finalement, la bévue du maire de Cuincy va prochainement trouver son épilogue dans le démontage de la grille litigieuse qui sera néanmoins remplacée, nous conte Le Figaro du 29 août 2002, par "des arcades de bois fleuries et un système de plots rétractables"; on ne nous dit rien du coût total de cette joyeuse mascarade mais, après tout, on peut tout à fait penser que cela ne regarde que les administrés concernés; en revanche, nous sommes informés par le menu de l'action décisive du ministre délégué à la Ville, Jean-Louis Borloo, sans qui ce Clochemerle n'aurait vraisemblablement jamais trouvé d'issue pacifique... A m'en tenir à cette historiette solidement ancrée dans notre tradition jacobine, je doute que l'on parvienne un jour, en France, à mettre fin à l'interventionnisme d'Etat !
Philippe ROBERT

Jean-François Revel, de l'Académie française, appartient à cette race en voie de disparition de personnalités courageuses et inspirées qui, en France, font le coup de feu pour défendre le libéralisme; c'est pourquoi je tiens à remercier l'hebdomadaire Le Point d'avoir permis à Mr Revel de tenir une chronique régulière destinée à remettre à l'endroit les idées renversées d'un grand nombre de Français. Je prends donc connaissance avec un bonheur non dissimulé de la réponse de Jean-François Revel à Jean Ziegler (Le Point No 1563 du 30/8/02), rapporteur spécial auprès des Nations Unies pour l'alimentation. Car Mr Ziegler, piqué au vif par le dernier livre de Revel, "L'obsession antiaméricaine" (Plon), a cru devoir en récuser les termes incontestables à l'aune de sa propre vision du monde, nettement progressiste, qu'il développe d'ailleurs dans un essai à paraître (début octobre 2002 chez Fayard) : "Les nouveaux maîtres du monde". S'il n'est bien entendu pas question de mettre en doute l'honnêteté des convictions de Mr Ziegler, qu'il me soit néanmoins permis de regretter l'angélisme destructeur professé par une telle personnalité occupant de si hautes fonctions internationales.
Car pour Jean Ziegler, Revel a tort de croire que le monde avance, lentement, certes, mais sûrement; postulat à ses yeux totalement iconoclaste et même scandaleux puisqu'il est lui-même en mesure d'apporter la preuve que le monde subit une régression sans égal que le "libre échange universel", exacerbé par une mondialisation galopante, contribue à aggraver sous la férule du G8 et plus particulièrement des Etats-Unis, du Canada, de l'Union européenne et du Japon lesquels, horresco referens, contrôlent purement et simplement 81% du commerce mondial ! Sur un plan personnel, Mr Ziegler se plaint que Jean-François Revel le prenne volontiers pour ce qu'il n'est pas, "un de ces "obsédés de l'antiaméricanisme" primaire (sic), de ces ennemis dogmatiques du libre échange et de ses "bienfaits"", alors qu'il se considère lui-même "Simplement un démocrate, un archaïque partisan d'un peu plus de justice sociale, de solidarité et de raison dans les rapports entre les peuples du Sud et du Nord". A tout ce fatras idéologique, les libéraux préfèrent avec humilité la démocratie salvatrice pour tous les peuples de la terre car ainsi que l'expérience historique le démontre avec une rare permanence, le socialisme, sous quelque forme que ce soit, n'a jamais été capable de régler aucune des grandes questions humaines, bien au contraire !
Philippe ROBERT

Entendu à la télévision à propos de la violence routière : "Une fois de plus l'alcool et la vitesse sont responsables etc...". Je viens d'effectuer deux voyages rapides par l'autoroute qui infirment ce genre de raccourci communément utilisé pour stigmatiser les comportements critiquables au volant; il me paraît au contraire fondamental de considérer que le seul vrai responsable de sa propre conduite ne peut être - et ne doit être - que l'individu lui-même qui est doué de libre arbitre : la question tourne donc autour de l'usage, bon ou mauvais, responsable ou irresponsable, que nous voulons faire de notre libre arbitre en roulant sans se soucier des autres, à une vitesse excessive ou sous l'emprise de l'alcool.
Les "grosses cylindrées" (sic) ne me sont pas étrangères mais, surtout, j'ai eu la chance d'apprendre à conduire et à me perfectionner selon les principes de conduite depuis toujours enseignés à l'école de Jean-Pierre Beltoise; la première qualité d'un bon conducteur, vitale dans l'art de piloter une automobile, consiste avant tout à apprendre à se maîtriser et donc à faire preuve de sang-froid, à ne pas céder non plus à des "pulsions de vengeance" lorsqu'un automobiliste imprudent ou, pis encore, volontairement agressif et insouciant du code de la route commet des actes irresponsables dont les conséquences peuvent être tragiques : dans la mesure du possible, il faut s'en écarter d'urgence !
Nous pouvons constater, à longueur d'autoroute, une palette de comportements préjudiciables qui, pour la plupart, relèvent purement et simplement de l'ignorance des lois de la bonne conduite, souvent aussi d'un égocentrisme confinant à l'indigence et parfois même, hélas, de l'imbécillité criminelle. Je suis convaincu que cette situation n'est pas une fatalité et qu'il est parfaitement possible, en y mettant les uns et les autres un peu de bonne volonté, de créer les conditions qui permettront à chacun de prendre sa part dans la restauration de la sécurité routière et des bonnes manières sur la route : l'Etat, en garantissant des infrastructures irréprochables, une réglementation intelligente et une police de la route efficiente; le citoyen, en acceptant librement de se comporter loyalement sur la route en toutes circonstances.
Philippe ROBERT