Semaine du 23 au 30 septembre 2002 Délinquance en hausse sur le réseau ferré dîle de FranceMalgré des statistiques tronquées et une présence policière renforcée depuis an sur fond de " vigipirate " et de " vigipirate renforcé ", la délinquance dans les réseaux ferrés dIle-de-France a augmenté officiellement de 5,74% sur les huit premiers mois de lannée 2002 par rapport à la même période en 2001. La Préfecture de police sest tout de même félicitée de ce résultat puisque la délinquance sur les lignes avait augmenté de 19,35% en 2001 par rapport à 2000. Cet infléchissement de la délinquance est lié selon la préfecture à " la multiplication des patrouilles de policiers depuis le mois de mai dans les transports en communs ", mais " ces orientations favorables constatées depuis mai 2002 devront bien évidemment être confirmées dans les mois qui viennent " note la PP. Reste que par manque de volonté politique et par tabou idéologique ce gouvernement ne parviendra jamais à enrayer durablement la délinquance. Disparition de Démocratie Libérale Démocratie Libérale, tenait sa convention nationale au cours de laquelle sa disparition a sein de lUMP a également été votée à près de 85%. Son président Alain Madelin a laissé entendre à son tour que les ex- DL pourraient sorganiser en " courants ", avertissant ses rivaux du RPR quil ne faudrait pas que lUMP " soit le clone agrandi de telle ou telle formation ". Pour preuve supplémentaire du climat malsain qui entoure cette naissance officielle de lUMP, le nom dAlain Juppé a été abondamment sifflé par les membres de DL lorsque sa présence a été annoncée, même si lancien Premier ministre nest finalement pas venu, opportunément victime dun " problème bénin aux yeux " selon son entourage Les clandestins couverts par lassurance maladie ! Silence des pouvoirs publics autour de la circulaire en date du 4 juillet émanant de la Caisse primaire dassurance maladie du département de Seine Saint-Denis. Publiée dans le dernier numéro de Faits et Documents, cette circulaire explique que " désormais pour une durée dun an renouvelable ( ) une convention spéciale a été signée pour favoriser laccès aux étrangers en situation irrégulière à la prévention et aux soins, qui bénéficieront désormais dune procédure de dispense totale davance de frais et les tarifs opposables ". Emmanuel Ratier constate que " cette procédure sapplique à tous les clandestins, y compris ceux arrivés depuis moins de trois ans, et à tout les types de soins ". " Ce qui revient à dire " conclut-il " que pour se faire soigner des pires maux aux frais des contribuables français, comme par exemple le sida qui submerge actuellement plusieurs pays africains, il suffit désormais de se payer un simple billet davion ". Grandeur et servitude du "nouvel humanisme"... Une dépêche AFP du 20 septembre 2002 rapporte les propos du premier ministre Raffarin, tenus à Poitiers, concernant le bouclage du budget 2003 dont "la clef de tous les arbitrages a été l'emploi". Qu'on en juge : "Le gouvernement a fait le choix du soutien du pouvoir d'achat, de la consommation, avec près de 4 milliards d'euros qui vont être injectés dans les semaines à venir dans notre économie grâce à lallégement des impôts, à la prime pour l'emploi, tout en soutenant les entreprises". J'étais déjà sur le qui-vive mais je dois aujourd'hui me rendre à l'évidence : le "nouvel humanisme" n'apporte strictement rien de nouveau, et moins encore de rupture salvatrice, après la funeste législature de socialisme létal que nous venons de vivre. Toujours selon l'AFP, Monsieur Raffarin a aussi déclaré que "Quand le carburant ne vient pas de l'international, il faut le stimuler dans notre économie, soutenir la consommation"; à mon sens, tout cela signifie la mise en oeuvre pure et simple de l'increvable pensée keynésienne qui, dans notre pays, sert de cache sexe à l'ignorance économique et politique des princes qui nous gouvernent ! A la vitesse où le gouvernement réforme dans le vide, je crains fort que nous ne nous retrouvions bientôt dans la même situation que sous Jospin, qui manqua tous ses rendez-vous, en ne profitant pas de la conjoncture, fût-elle peu souriante, pour procéder aux réformes structurelles indispensables qui permettraient à la France accidentée de recouvrer une once de vitalité fracassée. Philippe ROBERT HLM Vers une réforme de la loi SRU ? La précédente majorité avait adopté la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain), qui impose aux communes un minimum de 20 % de logements sociaux. Lionel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes, demande une réforme de ce texte : " A lenvers, cette loi se prononce URS, ce qui est symbolique lorsque lon sait que Jean-Claude Gayssot était linitiateur de ce texte. " le parlementaire réclame également labandon de la taxation des logements vacants, un procédé quil juge dinspiration " typiquement socialo-communiste ". Maurice Papon. Maurice Papon, condamné le 2 avril 1998 à dix ans de prison pour complicité de crimes contre l'humanité, est libre; c'est la cour d'appel de Paris qui en a décidé ainsi et cette décision de justice, conforme à une loi de mars 2002, est motivée par l'état de santé de Mr Papon âgé aujourd'hui de quatre-vingt douze ans. Que cette mesure de clémence soit vivement contestée par les parties civiles peut parfaitement se concevoir en regard des faits qui sont reprochés à Papon; d'autre part, l'homme est arrogant et a toujours été persuadé de son innocence, fût-ce contre l'évidence. Je crois aussi me rappeler que lors du procès de Papon, qui s'est déroulé en 1998 à la cour d'assises de la Gironde, l'avocat Serge Klarsfeld en particulier avait, sauf erreur de ma part, suscité des manifestations devant le palais de justice de Bordeaux dans le but d'exercer des pressions pour que le verdict rendu contre Maurice Papon fût revêtu des habits de l'exemplarité. Je me souviens en avoir été choqué considérant, à bon droit selon moi, que cette affaire requérait plus que d'autres sans doute que la justice fût rendue sereinement. Aujourd'hui, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) considère de son devoir d'organiser un rassemblement devant le domicile de Maurice Papon, en Seine et Marne, "où une cinquantaine de militants liront solennellement le nom de tous les déportés de Gironde" (Associated Press du 18/09/02). Papon condamné est aujourd'hui devenu le dernier symbole vivant d'une époque tragique et certes à jamais ineffaçable; mais, là encore, de tels gestes me paraissent parfaitement déplacés alors que notre pays, la France, est placé sous l'état de droit. Philippe ROBERT Martine Aubry Martine Aubry a voulu laisser son nom à la postérité en imposant du haut de l'Etat une réforme dont la sottise, l'inutilité et la complexité ne cessent plus d'obscurcir la vie des Français au travail en même temps qu'elle les appauvrit; en effet, il ne se passe pas un jour sans que ces maudites lois Aubry ne se mettent en travers de notre économie et donc ne viennent à contrecarrer, avec une rare virulence, tous les efforts du monde du travail pour créer de la richesse et instaurer une prospérité durable dans notre pays. Ma diatribe est donc largement justifiée dans les faits et la dernière critique en date du projet Fillon par la CFDT vient encore renforcer, dans mon esprit indéfectiblement libéral, tout le mal que je peux penser de l'irresponsable concept socialiste du partage du travail. Car François Chérèque, nouveau secrétaire général de la CFDT succédant à la flamboyante Nicole Notat, n'hésite pas à affirmer aujourd'hui (Le Figaro économie du 17/09/02) que le projet du gouvernement sur les 35 heures va créer des "disparités" entre les salariés qui sont déjà aux 35 heures et ceux qui ne le sont pas encore (!). En revanche, et c'est de bonne guerre, le secrétaire général de la CFDT soutient l'unification des SMIC par le haut qui, quoi qu'on fasse, vont de toute façon enchérir le coût du travail de l'ordre de 11,4% en trois ans même si l'Etat, plus que jamais interventionniste, tente une fois de plus de pallier ce handicap par un préjudice encore plus grand ! La France contemporaine n'aura jamais autant régressé que sous la férule obscurantiste de Martine Aubry. Philippe ROBERT José Bové et la propriété privée José Bové, cette grande conscience universelle, comparaît aujourd'hui aux côtés de huit de ses coreligionnaires et complices devant le tribunal correctionnel de Foix pour s'être livré, le 13 avril 2000, au fauchage illégal d'un champ de colza transgénique dans l'Ariège; ce qui signifie purement et simplement que Monsieur Bové et ses petits camarades se sont livrés, dans la commune de Gaudiès, à une violation caractérisée de la propriété d'autrui : "Nous ne sommes pas là, Monsieur le président, pour nous servir de la justice comme tribune. Nous sommes là pour construire le droit (sic)"; "Nos actions d'arrachage sont la réponse légitime à une situation de non-droit dont les grandes firmes internationales de semenciers cherchent à profiter" s'est défendu (selon Reuters) José Bové qui semble décidément se soucier comme d'une guigne des ravages de l'horrible famine qui s'est abattue sur l'Afrique australe (Lesotho, Malawi, Mozambique, Swaziland, Zambie et Zimbabwe) et qui, aujourd'hui, touche 14,4 millions de personnes alors que celles-ci n'étaient (encore) "que" 12,8 millions il y a quatre mois !!... Philippe ROBERT " Le phénomène des bandes " Selon une étude du Conseil de la sécurité intérieure, publiée fin 2000, " la violence sexuelle contre les mineurs a progressé de 25,87% entre 1995 et 1999 -13 497 faits révélés en 99, dont 4468 viols. Les agressions et harcèlements sexuels ont augmenté de 45,70% alors que dans le même temps le taux délucidation des viols est tombé sous la barre des 90%, celui des harcèlements de 82%. Une augmentation due " au phénomène des bandes ", la diminution de 37,1% du nombre des personnes écrouées sexpliquant en grande partie " par le rajeunissement de ces auteurs qui fait hésiter les magistrats à ordonner leur placement en détention ". A propos de l " affaire " PAPON
Semaine du
17 au 23 septembre 2002 Selon l'ONU, 44 millions d'immigrés seront nécessaires d'ici 2050 à l'Europe pour maintenir son taux de croissance économique et démographique, et assurer les retraites. France: 3 300 000 immigrés en situation régulière, soit 5.7% de la population. 500 000 clandestins. Durant la campagne présidentielle, Jacques
Chirac a placé, avec la question des handicapés et la lutte contre le cancer,
l'insécurité routière parmi ses grandes priorités pour le quinquennat en cours; voici
donc le président de la République, fidèle à ses promesses, qui déjà appelle à une
"action de rupture" pour lutter efficacement contre un fléau qui produit en
France, bon an mal an, 8.000 morts et 26.000 blessés graves. Selon une dépêche AFP du
16/09/02, il va donc s'agir pour le gouvernement Raffarin placé sous la houlette du chef
de l'Etat de prendre toutes les mesures nécessaires, fussent-elles des plus rudes et sans
doute même fort restrictives, dont on espère ainsi qu'elles permettront d'adoucir,
hélas encore et toujours par force de loi, une situation qui place la France parmi les
cancres de l'Europe en matière d'insécurité routière. En effet et contre toute attente de la part d'un gouvernement de droite, François
Fillon ne conçoit rien d'autre, pour sauver notre économie mise à mal par une
idéologie destructrice, que la déprimante application d'un cautère sur une jambe de
bois; car le ministre n'affirme-t-il pas ((sans rire) que "pour compenser ce
gel", "nous augmentons les bas salaires" en harmonisant le SMIC par le haut
tout en assouplissant "les 35 heures par les heures supplémentaires (...) qui ne
peuvent pas être assimilées aux 39 heures" etc, etc... Est-il vraiment nécessaire,
dans une période qui, au contraire, requiert la mise en oeuvre immédiate d'une rupture
politique, de s'aplatir en ces termes devant les socialistes manipulateurs et archibattus
? Car un sondage CSA/La Tribune réalisé le 3 septembre dernier nous apprend qu'une confortable majorité de nos compatriotes, radicalement insensibles à leurs propres malheurs, considère sans hésitation que l'Etat, quoi qu'il arrive, doit demeurer l'heureux actionnaire de La Poste (69%), d'EDF (69%), de la SNCF (66%), de GDF (64%) de France Télécom (53%), d'Air France (52%) et de France Télévision (51%)... Pour un libéral sincère, une telle nouvelle est certes consternante mais demeure néanmoins parfaitement expliquable : c'est que les Français, furieusement décérébrés par cinquante ans de désinformations en tout genre, auraient pour de bon renoncé à la liberté. Philippe ROBERT La Chine joue avec la censure sur le Net Depuis vendredi, il est à nouveau possible de consulter le moteur de recherche Google depuis le territoire chinois. Le cache de Google, qui permet d'accéder directement à d'autres sites via l'adresse Google, reste toutefois toujours frappé dinterdiction. Les autorités chinoises avaient interdit la consultation de Google au début du mois sans fournir aucune explication officielle pour justifier cet acte. Le gouvernement chinois vient de levé son interdiction sans apporter plus dexplication sur cette nouvelle décision. Le ministère chinois des industries de linformation a simplement déclaré " pour certains sites Internet, il est normal que de temps en temps vous puisiez y accéder, et que de temps en temps cela ne soit pas possible " Au manque d'explication officielle s'ajoute les décisions apparamment contradictoires. Altavista, qui a été interdit huit jours après son concurrent reste dailleurs toujours en proie à ces dysfonctionnements Certains observateurs estiment que les blocages sont liés à un plus strict contrôle de linformation avant le seizième Congrès du parti communiste, qui doit souvrir le 8 novembre. UMP Le contre-exemple Daubresse Député UMP du Nord issu de lUDF, Marc-Philippe Daubresse vient dalerter François Fillon sur " le problème des réponses motivées aux offres demploi paraissant " car " les candidats répondant à ces offres nobtiennent que des refus sans argumentation claire et précise ". Dun élu de la majorité présidentielle, on attendrait plutôt quil sollicite le ministre des Affaires sociales et de lEmploi sur des sujets qui facilitent la vie des chefs dentreprise, comme lassouplissement de la loi de modernisation sociale, plutôt que sur ceux qui les compliquent. Génération Entreprise a du pain sur la planche Budget : pas de diminution du déficit en 2003 Dun an à lautre, le déficit budgétaire se creuse inexorablement : entre janvier et juillet 2002, il a ainsi atteint 37,15 milliards deuros, contre 28,06 milliards pour les sept premiers mois de lannée dernière. Ces chiffres, publiés lundi par le Ministère de lEconomie et des finances, traduisent une augmentation de près de 33%. Sur un an, les dépenses ont augmenté de 3,6% pour atteindre 161,7 milliards. Alors que, parallèlement, les recettes ont diminué de 1,6%, à 137,4 milliards, en raison notamment du repli des revenus provenant de la fiscalité. Au final, le déficit pour lensemble de lannée 2002 devrait donc être de 44,6 milliards, le chiffre le plus pessimiste qui était retenu dans les conclusions de laudit indépendant dévoilé fin juin. Et ce chiffre devrait être également valable pour 2003. Alors que Jean-Pierre Raffarin et Jacques Chirac ont finalisé ce week-end les arbitrages budgétaires, Le Figaro et les Echos indiquent lundi matin que le gouvernement aurait renoncé à réduire le déficit budgétaire en 2003. Fondé sur une hypothèse de croissance de 2,5%, et non plus de 3%, le projet prendra prioritairement en compte les promesses de Jacques Chirac. Sécurité, Défense et Justice seront toujours les enfants gâtées. Et la baisse de limpôt sur le revenu se poursuivra : après les 5% déjà acquis pour 2002, et évidemment reconduits lannée prochaine, une baisse supplémentaire comprise entre 1 et 2% sera annoncée. But avoué : ramener sous le seuil psychologique des 50% le taux dimposition le plus élevé. Dimanche, le Premier ministre a également annoncé une réforme de la prime pour lemploi. Cette "PPE", sorte dimpôt négatif versée depuis lannée dernière à 8,5 millions de foyers, sera étendue aux travailleurs à temps partiel. Stigmatisant les "ardoises" laissées par léquipe Jospin, Jean-Pierre Raffarin a apparemment eu du mal à répartir la pénurie. Et au bout du compte, ce sont les promesses européennes de la France qui risquent de ne pas être tenues. Car pour 2003, le déficit public, qui comprend, en plus de celui du budget, celui de la Sécurité sociale et des collectivités locales, sera de 2,6%. Le ramener aux alentours de léquilibre en 2004, comme les pays de la zone euro sy étaient engagés à Barcelone ce printemps, relève donc de lutopie. Ce qui nest peut-être pas si grave car, réunis de façon informelle ce week-end à Copenhague, les douze Ministres de lEconomie et des finances ont reconnu le caractère irréaliste de lobjectif pour au moins quatre Etats : outre la France, lItalie, lAllemagne et le Portugal. Et ouvert la porte à un "aménagement" du Pacte de stabilité, comme la déclaré Mario Monti, le commissaire européen à la concurrence. Reste à en définir les modalités : repousser le calendrier ou, carrément, remettre en cause la règle des 3% ? Près de six Français sur dix pessimistes Erreur! Signet non défini.Erreur! Signet non défini. Selon un sondage publié lundi par La Tribune et réalisé par CSA, 57% des Français exactement sont de cet avis pour lévolution de la conjoncture dans les six prochains mois. Et 70% dentre eux jugent que le climat social va se dégrader, tandis que 80% sattendent à un recul de leur pouvoir dachat. Interrogés sur les priorités qui devraient être celles du gouvernement, 53% citent la baisse des impôts indirects, comme la TVA. Seuls 22% souhaitent quil sattaque à lassainissement des finances publiques.
J'ai beaucoup aimé l'intelligent et limpide article de Chantal Delsol dans les pages "Débats et opinions" du Figaro du 4/08/02; car en faisant l'éloge du seul fédéralisme qui vaille pour l'Europe, fondé sur l'idée générale et démocratique des "Etats-Unis d'Europe" librement appliquée à l'union inédite de quinze puis sans doute vingt-cinq pays membres, Madame Delsol a su parfaitement marquer les dangers associés à une construction européenne qui serait calquée sur un modèle centralisé "à la française" et à laquelle, déjà, les Européens doivent hélas faire face dans leur vie quotidienne. Il s'agit donc bien, dans l'intérêt supérieur des peuples de l'Europe, de fonder et consolider une structure politique légère qui garantirait constitutionnellement le principe de subsidiarité et serait modestement mue par les seuls pouvoirs régaliens, préalablement acceptés par toutes les parties et surtout par les peuples eux-mêmes, consistant à assurer toutes les libertés dans l'espace ainsi défini d'une Union européenne définitivement réformée. Je préciserais mon propos en citant Chantal Delsol lorsqu'elle écrit qu'"Une fédération suppose la protection des diversités, qui répond au souci de sauvegarder les cultures propres. Chaque groupe au sein de l'ensemble - un canton ou un länder (sic) dans l'Etat, une nation dans l'Europe - possède des habitudes, des comportements, des hiérarchies de valeurs particulières, bref un art de vivre : une culture. La construction de l'ensemble ne doit pas lisser les différences : car mieux vaut toujours, pour reprendre les termes d'Aristote à propos de la société, une harmonie qu'un unisson". Alors n'écoutons surtout pas ces élites politiques, pétries de faux humanisme, qui veulent à toute force nous convaincre de participer au mariage de la carpe et du lapin en affirmant, hors de toute vérité, qu'il est possible et même tout à fait enviable de concilier "l'autonomie des Etats et l'égalité (NDLR : l'égalité forcée) entre eux, laissant croire qu'ils ont découvert la synthèse qui permettrait aux électeurs de d'obtenir grâce à eux, comme on dit, le beurre et l'argent du beurre"... Il ne s'agit de rien d'autre que d'un mensonge éhonté ! L'identité de vues entre ma propre pensée libérale et européenne et les idées exposées par Chantal Delsol me fait le plus grand plaisir; car au moment même où Valéry Giscard d'Estaing préside la Convention sur l'avenir de l'Europe, cette heureuse profession de foi, formulée avec coeur et talent, présente l'évident avantage d'être facilement accessible aux esprits de bonne volonté. Car il ne fait aucun doute à mes yeux que la nouvelle grande Europe à vingt-cinq Etats membres ne pourra jamais concevoir un avenir à la hauteur de ses vraies potentialités si le libéralisme, sans conteste supérieur à tous les autres systèmes, ne sonne pas désormais comme une victoire vitale aux oreilles de tous les Européens. Il faut donc à tout prix éviter de tomber dans le piège d'une Union européenne pyramidale et totalement inaccessible : "A cet égard, les instances européennes agissent à l'égal du despote éclairé, connaissant le bien de ses sujets mieux qu'eux-mêmes , et les forçant à être heureux à sa manière". Le nouveau siècle doit donc être l'occasion unique de bannir le hideux péché d'orgueil qui entraîne invariablement ceux qui s'y adonnent à systématiquement mépriser tout ce qui, de près ou de loin, ressemble à la Liberté. Philippe ROBERT Depuis le départ de la Gauche, les manifestations dimmigrés sans papiers se multiplient. Cela pourrait paraître curieux que de telles manifestations poussent aussi bien que les champignons, mais il nen est rien. Quand la gauche perd le pouvoir, elle tente de le regagner par la rue à grands renforts médiatiques. Le combat des sans papiers est bien connu. De pauvres immigrés, manipulés, par des associations dextrême gauche sont poussés à manifester leur situation. Ainsi une délégation dartistes et décrivains qui ont signé une pétition en faveur des sans-papiers initiée par la LDH et le MRAP, a été reçue jeudi matin par Nicolas Sarkozy. Les pétitionnaires réclament notamment la mise en place " dune commission nationale qui sera chargée sous lautorité du ministre de lIntérieur de mettre un terme à ce que nous ressentons comme indigne pour notre pays ". Quelle hypocrisie de la part de la Gauche Caviar qui profite des subventions et des salons de lEtat. Terreur anti-blanche au Zimbabwe Au retour du très vain sommet de la terre à Johannesburg, le président zimbabwéen Robert Mugabe a réitéré ses menaces contre les 50 000 fermiers qui vivent dans son pays, les accusant davoir été en Grande-Bretagne pour demander des sanctions et une intervention militaire contre le Zimbabwe. " Ils ne méritent pas dêtre au Zimbabwe et nous prendrons les mesures pour nous assurer quils ne soient pas autorisés à avoir des terres au Zimbabwe " a-t-il déclaré. Mugabe poursuit sa politique dexpropriations et de terreur à lencontre de la minorité blanche, agissements qui menacent de famine ce pays fertile selon James Morris, directeur du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Le mois dernier, 277 fermiers dorigine britannique qui avaient refusé de répondre à lultimatum du gouvernement exigeant de 2900 propriétaires fonciers quils quittent leurs terres le 8 août ont été arrêtés. Devant la folle politique du gouvernement zimbabwéen au pouvoir, 125 fermiers blancs ont déjà pris les devants et sont actuellement en voyage détude à Zambie, où les autorités locales aimeraient bien les voir sinstaller. Le vice-président zambien, Enoch kavindele a estimé que larrivée de ces agriculteurs " peut ajouter de la valeur au développement de la terre ". Un sommet " des progressistes " à Paris Les relations entre les socialistes français et les travaillistes britanniques se normalisent, alors que Lionel JOSPIN masquait à peine l'antipathie que lui inspirait Tony BLAIR... François HOLLANDE devrait ainsi participer à la réunion des leaders de la gauche européenne, qui se tiendra le 9 octobre prochain à Londres, et renvoyer l'invitation à l'occasion du sommet des progressistes européens qu'il compte organiser un peu plus tard à Paris. On peut se demander comment les socialistes français peuvent-ils encore avoir la prétention de se dénommer " progressistes " ? Lhistoire semble avoir plutôt choisi le Socialisme comme courant attardé. Juppé sur les rails Lancien premier ministre, dauphin de Chirac, peut se frotter les mains : après la réunion de la commission exécutive de l'UMP, le 3 septembre, le calendrier de la nouvelle formation se précise : 21 septembre, le RPR se dissout; 6 octobre, une partie de l'UDF bascule, lors d'une journée de réflexion organisée à la Villette ; 17 novembre : congrès fondateur. Alain Juppé a bien manuvré, il sera bientôt à la tête dun immense parti. Mais quelle sera sa légitimité ? Son passage à la tête du gouvernement fut un échec et son élection se fera au sein dun cercle restreint composés de " copains ", il sest dailleurs autodésigné comme étant le président provisoire et compte bien être le définitif. Mais aurait-il été élu si tous les militants UMP participaient au suffrage ? Rien nest moins sûr. Et il le sait bien, sans " les copains " le résultat est bien incertain. LUMP est à limage de notre démocratie : la souveraineté populaire a été confisqué par quelques uns, toujours les mêmes, qui tournent au pouvoir. Mais les nouveaux statuts ne règlent pas les conditions d'une candidature UMP à l'élection présidentielle. Le principe de primaires, que certains voulaient voir inscrit noir sur blanc, est actuellement trop controversé pour être accepté par tous ! On se chamaille déjà pour le gâteau. Courage américain. Face à des forces haineuses et viscéralement antiaméricaines, j'ai eu le privilège de voir et d'entendre l'Américain Colin Powell, représentant le président Bush au Sommet de la Terre à Johannesburg, avoir seul le courage de stigmatiser les actes criminels de Robert Mugabe, président du Zimbabwe, qui foule aux pieds les droits de l'homme et précipite son pays dans une terrible famine annoncée; bien entendu, nous allons devoir payer rubis sur l'ongle les folies meutrières de ce dictateur africain sans foi ni loi que les vociférations antiaméricaines de Johannesburg semblent opportunément oublier, c'est-à-dire relaxer par avance de la catastrophe humaine qu'il aura volontairement provoquée ! Tout cela est proprement écoeurant et la responsabilité des justiciers écologistes, illimitée. Philippe ROBERT Semaine du 02 au 09 septembre 2002 Palmarès de la corruption : la France
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