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Histoire |
Génocide arménien : la dérive
mémorielle par Constant Rémond
L'Assemblée nationale serait-elle devenue une chambre établissant
l'Histoire officielle ?
Le laogai est pire que le goulag, affirme un Chinois qui a survécu à
19 ans de détention
Entretien avec Harry Wu, directeur de la Laogai Research Foundation
En ce début du troisième millénaire il existe encore des camps de
concentration comme les goulags soviétiques ou les camps de concentration
nazis : ils se trouvent en Chine et sont appelés laogai.
Sacco et Vanzetti
étaient-ils vraiment innocents ? par Florin Aftalion
Le 23 août 1927, Sacco et Vanzetti sont morts sur la chaise
électrique. Les médias nous ont, une fois de plus, rappelé le 23
août dernier le destin tragique de ces deux victimes innocentes
immolées par une Amérique raciste et peu respectueuse des droits de
l’homme à l’issue d’un procès truqué.
Le " mythe
Allende ", un exemple de la manipulation de lhistoire par la gauche
par Laurent R.
Nous avons découvert récemment que le 11 septembre nest pas seulement le jour
anniversaire de lattentat du World Trade Center, mais aussi la commémoration par la
gauche du monde entier, du coup dEtat de 1973 au Chili, qui renversa le président
socialiste Salvador Allende.

Cycle lennemi de lintérieur
Pour vous, unique en France !Une
fresque haletante du parti politique français le plus dangereux de toute l'histoire.
Trahisons, espionnage, coups de force, terrorisme,assassinats, mensonges, toute
l'horreur d'un parti qui n'a jamais été jugé .Chapitre 3 :
Kravchenko :" jai choisi la liberté ":
Le procès et l'affaire
"du transfuge" Kravchenko.
Chapitre 2 : lécole des
assassins : la
formation de Pol Pot et dHo Chi Minh en France
Chapitre 1 : " la sale
guerre " : Le PCF dans la guerre dIndochine |
| Livres |
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Quand l'Etat se mêle de l'Histoire de René Rémond
Éditeur : Stock (19 avril 2006)
Entre toutes les nations occidentales, la
France se singularise par le nombre de ses lois " mémorielles ".
Depuis la loi Gayssot, votée en 1990 pour punir le négationnisme, le
Parlement a édicté tour à tour des lois relatives au génocide
arménien, aux traites négrières transatlantiques, puis à la
colonisation. Singulier dispositif législatif, sans précédent, qui
transforme des jugements historiographiques en
délits ! Dans un but certes louable, les parlementaires ont ouvert
ce qui se révèle être une terrible boîte de Pandore. Verra-t-on
bientôt les chercheurs choisir leur sujet en fonction de son
innocuité ? Comment en est-on venu là ? De quelles complexes
transformations de la mémoire nationale est-ce le résultat ? Les
démocraties compassionnelles que sont devenues nos sociétés
veulent-elles réellement un avenir où la vérité serait proférée par
l'Etat ? La communauté des historiens s'est légitimement émue de
cette situation. Aussi René
Rémond a-t-il pris la tête d'une association
réclamant l'abrogation de toutes les lois
mémorielles. Toutes ? Il s'en explique ici, en menant une réflexion
ouverte sur le métier d'historien, sur la politique identitaire à
l'œuvre dans notre pays, sur les rapports de la mémoire et de
l'histoire, sur la communauté nationale.
La
Ligue communiste révolutionnaire (1968-1981) : Instrument du Grand
Soir ou lieu d'apprentissage ? de Jean-Paul Salles
Éditeur : PU Rennes (1 juillet 2005)
La période qui suit mai 1968 a permis à un groupe de militants se
réclamant du trotskysme de sortir de la confidentialité. Sans
négliger les témoignages des militants, mais en s'appuyant sur les
publications et les textes internes de la LCR, sur les rapports des
officiers des renseignements généraux, ce livre étudie les efforts
de ce groupe pour s'implanter dans la société française. Ces
militants apparaissent tout d'abord plus guévaristes que
trotskystes. Mais la dissolution de la LC, le 21 juin 1973, semble
mettre un terme aux tentations militaristes. Les pratiques
politiques classiques l'emportent : participation aux élections,
intervention dans les syndicats ouvriers. Les nouveaux secteurs de
radicalisation ne sont pas oubliés : appelés du contingent,
homosexuels, femmes, etc., avec des conséquences en retour sur les
militants. Le petit parti se dote d'une infrastructure matérielle et
augmente le nombre de ses permanents. Il tente aussi d'organiser le
débat en son sein, par le biais des tendances. Dans quelle mesure
ces militants sont-ils restés fidèles au communisme originel dont
ils se réclamaient ? Finalement la tentative de créer une
organisation puissante sur des bases anciennes - le bolchevisme - a
échoué. Mais de nombreux jeunes ont participé à cette aventure, ta
Ligue aura été un lieu d'apprentissage, de socialisation pour cette
fraction de la génération de 1968.
Les
traites négrières : Essai d'histoire globale de Olivier
Pétré-Grenouilleau
Éditeur : Editions Gallimard (7 octobre 2004)
Format : Broché - 468 pages
Monstrueuse, la matière de ce livre l'est, pour deux raisons. Le
sujet, d'abord : le trafic d'hommes noirs, " infâme trafic " jusque
dans les justifications qu'on a voulu lui trouver, philosophiques,
religieuses, économiques, politiques. Monstrueuse aussi, son étendue
dans l'espace, de l'Afrique à la Méditerranée orientale puis de
l'Afrique aux Amériques, le fameux " commerce triangulaire " n'étant
que l'une de ses composantes ; et dans le temps, puisque cette
histoire est longue de près de quatorze siècles. Il fallait à
Olivier Pétré-Grenouilleau, pour maîtriser dans sa totalité l'étude
de ce trafic et l'ériger en objet historique, une approche globale,
qui mettrait en relation l'histoire de l'esclavage avec d'autres
domaines de la recherche historique - histoire des idées, des
comportements, de l'industrialisation... Cette méthode comparative,
alliée à une vision à la fois panoramique et plongeante, permettrait
de découvrir comment des logiques différentes, propres à l'Afrique
noire, au monde musulman et à l'Occident, ont pu se connecter pour
donner naissance aux traites négrières. Comment, une fois pris le
pli, enclenché l'engrenage négrier, les traites ont évolué jusqu'à
leur terme, résultat d'une dynamique abolitionniste, certes ambiguë,
mais radicale. De l'esclavage antique à la mise en place de nouveaux
systèmes d'exploitation de l'homme, ce livre restitue pour la
première fois dans son ensemble la complexité d'une histoire
débarrassée des clichés et des tabous, riche aussi de révoltes et de
combats. Un des phénomènes mondiaux à l'origine du monde moderne.
Génération Battisti : Ils ne voulaient pas savoir de Guillaume
Perrault, Gilles Martinet (Préface)
Éditeur : Plon (3 novembre 2005)
En 2004 l'affaire Battisti a suscité une intense polémique en France
et en Italie. Cet ancien terroriste d'extrême gauche, installé à
paris depuis 190 et devenu un auteur de polars reconnu, était
réclamé par la justice italienne qui l'avait condamné à la prison à
vie pour quatre assassinats commis pendant les " années de plomb ".
S'opposer à l'extradition de Battisti était respectable, mais la
mobilisation en sa faveur a choqué tous les Italiens. De nombreux
intellectuels et hommes politiques français le présentent comme un
héros et un combattant de la liberté. Certains éprouvent pour lui
une admiration, sincère. Battisti a bénéficié d'une solidarité de
classe d'âge qui prouve que la génération de Mai 1968 s'est sentie
mise en cause à travers lui. Un de ses proches a déclaré avec
franchise pour expliquer son soutien: " Nous aussi, on aurait pu
basculer. " Battisti est la mauvaise conscience de ses amis
parisiens, l'image de ce qu'ils auraient pu devenir, le miroir de
leur propre passé. La génération Battisti existe: ces anciens
contestataires qui ont " fait Mai 1968 ", se sont installés aux
commandes dans les milieux intellectuels, les médias, la politique.
Ils ne voulaient pas savoir. Cette affaire extravagante est un
voyage au cœur de l'exception française. Guillaume Perrault,
journaliste au Figaro, a suivi l'affaire Battisti tout au long de
l'année 2004, en France comme en Italie.
Le
socialisme et l'homme : Ecrits politiques de Ernesto Che
Guevara, Fidel Castro, Fanchita Gonzalez Battle (Traduction)
Éditeur : Aden (11 janvier 2006)
Face au marché qui a récupéré Che Guevara pour en faire une icône,
une coquille vide et inoffensive pour l'ordre établi, il est devenu
urgent de rééditer certains de ses textes politiques. LA publication
de ce recueil permettra de (re)découvrir de quel bois se chauffait
le célèbre révolutionnaire. Cette anthologie, constituée d'articles
éminemment politiques, donne une idée réelle de la conception du
monde du Che. Le livre s'ouvre sur le discours prononcé par Fidel
Castro à la Havane, le 18 octobre 1967, lors de la veillée
solennelle en hommage à la mémoire du révolutionnaire assassiné en
Bolivie. Outre le " Socialisme et l'homme ", ce volume contient,
entre autres, le " Discours d'Alger ", " Qu'est-ce q'un jeune
communiste ? ", " Créer deux, trois... de nombreux Vietnam, voilà le
mot d'ordre ". Ce livre est une réédition fidèle de l'ouvrage " Le
Socialisme et l'homme " publié en 1967 par les éditions Maspero.
Quand
les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia
Éditeur : Librairie Académique Perrin (24 février 2005)
Les catholiques hors la loi ? De 1901 à 1904, une série de mesures
d'exception restreint le droit des congrégations religieuses et
finit par leur retirer la liberté d'enseigner. Leurs communautés
dissoutes et leurs biens séquestrés, plus de 30000 moines ou sueurs
sont contraints à l'exil. Au cours de la même période, le
gouvernement ferme 14000 écoles catholiques, multiplie les
agressions à l'encontre du clergé, et prive d'avancement les
officiers qui vont à la messe. Pourquoi rappeler ces faits ? Cent
ans après la séparation de l'Eglise et de l'Etat, il se répète que
la laïcité garantit la neutralité publique en matière religieuse.
Cette vision est purement rétrospective : de 1879 à 1914,
l'anticléricalisme a servi de ciment politique aux partis exerçant
le pouvoir, et les catholiques ont été écartés des instances
dirigeantes du pays. En 1905, c'est dans un climat où beaucoup ne
cachaient pas leur volonté de déchristianiser la France que la loi
de Séparation a été imposée sans concertation avec l'Eglise.
Aujourd'hui, ce conflit appartient au passé. Mais alors que
l'irruption de l'islam a relancé le débat sur la laïcité, de
nouvelles questions se posent. Croit-on faciliter l'intégration des
musulmans en niant le fait religieux ? Pour assurer la cohésion de
notre société, ne vaudrait-il pas mieux nous interroger sur ce que
nous avons fait de nos valeurs chrétiennes ? |
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| Livres |
Tous les livres de
la médiathèque sur le thème histoire
Mao : L'histoire inconnue de Chang Jung, Jon Halliday, Béatrice
Vierne (Traduction), Georges Liébert (Traduction), Olivier Salvatori
(Traduction)
Editions Gallimard (8 juin 2006)
"
MaoTsé-toung, qui pendant vingt-sept ans détint un pouvoir absolu
sur un quart de la population du globe, fut responsable de la mort
d'au moins soixante-dix millions
de personnes en temps de paix, plus que tout
autre dirigeant au XXe siècle." Ces lignes, par lesquelles s'ouvre
le livre de Jung Chang et Jon Halliday, annoncent clairement leur
propos. On ne trouvera pas dans cette biographie un nouveau
portrait, plus ou moins hagiographique, du Grand Timonier, dont
l'apport théorique, résumé dans le Petit Livre rouge, et la praxis
révolutionnaire " au service des masses " ont naguère fait
tourner tant de têtes pensantes en Occident.
MaoTsé-toung n'était mû ni par l'idéalisme ni par l'idéologie. S'il
adhéra au marxisme-léninisme, c'est avant tout parce que cette
doctrine lui permettrait de s'emparer du redoutable instrument de
pouvoir qu'avait créé Lénine : le parti unique. Maître du Parti
communiste chinois à la fin des années 1930, puis, en 1949, de tous
les leviers de commande de son pays, après une guerre civile
meurtrière et avec le concours décisif de l'URSS,Mao devint alors,
comme l'a écrit Simon Leys, " le suprême despote totalitaire ".
Presque invisible, comme l'avaient été les empereurs, il imposa à
son peuple un état permanent de mobilisation quasi militaire et une
existence aride, périodiquement entrecoupée d'explosions de violence
et de " campagnes de terreur "dévastatrices. Mais cette terreur
était aussi pour lui un moyen d'accomplir le dessein, tenu secret,
qu'il nourrissait depuis son accession au pouvoir : faire de la
Chine une superpuissance militaire, et dominer le monde. La
poursuite de ce rêve entraîna la mort de trente-huit millions de ses
compatriotes, au cours de la plus grande famine de l'Histoire. La
mise en lumière de cet aspect essentiel, et méconnu, de son règne
est sans doute la principale
révélation
qu'apporte ce livre, qui en compte beaucoup d'autres: sur la
mythique Longue Marche, sur les liens étroits de Mao avec Staline,
sur son comportement désinvolte mais non moins despotique avec ses
épouses successives, ses enfants et ses maîtresses. Fruit de dix
années de recherches, en particulier dans des fonds d'archives
longtemps inaccessibles, nourri de nombreux témoignages inédits, cet
ouvrage se lit à la fois comme un récit d'horreur empoignant et
comme un précis de philosophie politique digne de Machiavel. Nulle
destinée ne saurait sans doute mieux que celle de Mao illustrer la
brutale maxime de Lin Biao, qui fut longtemps son complice avant
d'être sa victime: " Le pouvoir politique, c'est le pouvoir
d'opprimer les autres. "
Alerte
rouge sur l'Amérique : Retour sur le maccarthysme de Florin
Aftalion
Éditeur : Jean-Claude Lattès (1 mars 2006)
1950 : Joseph McCarthy accuse le
gouvernement et l'armée des États-Unis de mollesse anticommuniste.
Personnage antipathique et excessif, c'est un bouc émissaire idéal.
L'Amérique avait bien subi, depuis le début de la Seconde Guerre
mondiale, une infiltration d'agents soviétiques. Mais lorsque le
sulfureux sénateur entre en scène, les espions de Staline ont déjà
été éliminés. Sa campagne à contresens et à contretemps lui aliène
la gauche autant que le gouvernement. La réalité est, comme souvent,
plus complexe et plus intéressante que le mythe. Voici une enquête
au cœur du service de contre-espionnage américain et du milieu
insolite des agents secrets : traîtres et transfuges, tueurs du KGB,
politiciens à la recherche de célébrité. Car avant d'être
métamorphosés en martyrs ou en bourreaux, les Joe McCarthy, Alger
Hiss, Whittaker Chambers, Richard Nixon, Julius Rosenberg furent des
êtres de chair et de sang. Parfois romanesques, parfois haïssables,
ils ne peuvent laisser indifférent.
Le
jour se lève : L'héritage du totalitarisme en Europe, 1953-2005
de Stéphane Courtois, Collectif
Éditeur : Rocher (5 janvier 2006)
Attentat d'un jeune d'extrême droite contre le président de la
République française, croix gammées dans les cimetières juifs,
saluts fascistes dans les stades de football, la passion raciste et
ultra-nationaliste, la fascination pour la violence, réminiscences
des mouvements et régimes totalitaires d'extrême droite, semblent
s'être emparées d'une fraction de la jeunesse européenne. Tee-shirts
à l'effigie de Che Guevara, de Lénine et même du KGB, défilés russes
à la gloire de Staline, montée en puissance du vote trotskyste à
l'élection présidentielle française, mobilisation spectaculaire des
"nouvelles radicalités " contre le projet de Constitution européenne
: les idées qui ont fait la force du mouvement communiste tout au
long du XXe siècle semblent connaître une nouvelle jeunesse.
Soixante ans après la défaite du nazisme allemand et du fascisme
italien, un demi-siècle après la mort de Staline, la pensée
totalitaire et les pratiques qu'elle induit hantent-elles toujours
l'Europe? Pourquoi nos sociétés opposent-elles tant d'obstacles à un
travail d'histoire et de mémoire des totalitarismes européens?
Pourquoi la pensée totalitaire, fondée essentiellement sur
l'idéologie révolutionnaire et l'utopie, continue-t-elle de trouver
bon accueil dans nos sociétés démocratiques ? C'est à toutes ces
questions qu'une équipe de vingt-deux historiens, sociologues et
politologues venus de toute l'Europe consacre sa réflexion, dans cet
ouvrage qui poursuit une recherche déjà engagée dans Quand tombe la
nuit - Origines et émergence des régimes totalitaires en Europe,
1900-1934 (L'Age d'homme, 2002) et Une si longue nuit - L'apogée des
régimes totalitaires en Europe, 1935-1953 (Editions du Rocher,
2003). |
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