En janvier 1950 le Pasteur un transporteur de troupes en partance pour
lIndochine est immobilisé pendant plusieurs jours par une grève de marins CGT.
Lénervement gagne le bord : léquipage se livre à la contrebande
darmes et de médicaments pour le Viêt-minh et le quartier maître Henri Martin de
la Marine Nationale est condamné à cinq ans de réclusion pour avoir saboté les
commandes de direction du navire. Le PCF fera de lui un héros...
Dans les arsenaux le matériel militaire est aussi mis hors dusage, certains de ces
sabotages causeront la mort de plusieurs utilisateurs comme ladjudant Parsiani, du
bataillon de choc. A Grenoble une pièce dartillerie est jetée à bas du train.
Des communistes français enthousiasmés se rallient à Ho Chi Minh pour faire la
guerre... à leurs compatriotes du corps expéditionnaire français !

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Pendant ce temps à lAssemblée Nationale
les députés communistes exigent que " la collecte publique de
sang " ne soit jamais destinée aux blessés dIndochine " qui
peuvent crever ".A Noël un député suggère à lAssemblée Nationale
quun colis de Noël soit envoyé aux combattants dextrême orient. Une
député du PCF sexclame : "le seul cadeau quils méritent
cest douze balles dans la peau !
Dans larmée la propagande est intense certains cadres, anciens FTP, soutiennent
le Viêt-minh et reçoivent des instructions précises du PCF : rapports réguliers,
aide au Viêt-minh, organisation dévasion de prisonniers vietnamiens ou encore
désertion. Mais ils nont pas dinfluence sur les membres du corps
expéditionnaire.
Ci contre l'Indochine française |
Ceux ci englués dans le conflit apprennent
que des responsables du PCF circulent sans discrétion dans les zones occupés par le
Viêt-minh : la guerre prend un parfum amer, la prise de conscience est rapide et
brutale, désormais lennemi nest plus le Viêt-minh mais le communisme...
Cette menace permanente est entretenue par lactivisme de communistes civils
français locaux. Ainsi un de ces groupes provietnamien " le Groupe Culturel
marxiste " fonctionne depuis 1945 à Saigon au cur de la province
cochinchinoise, et cela jusquen 1950. Il entretient alors détroits rapports
avec le Viêt-minh : sur toute la surface du globe lennemi est toujours à
lintérieur...
Les rouges progressent soutenus par les communistes chinois. Rapidement les méthodes
Viêt-minh sont étendues aux camps de prisonniers qui deviennent de véritables camps de
la mort lente. Ainsi le sergent Sobanski prisonnier dans le sinistre camp 113 est soumis
aux tortures du " canbô " Boudarel, sinistre communiste français (chapitre 5). Dans le même temps, en France, les familles de ces
prisonniers sont soumises au chantage : " pour avoir des nouvelles de votre
fils, adhérez au parti et signez la pétition contre la sale guerre ! ".
Quant aux blessés rapatriés, souvent débarqués de nuit à Marseille ; ils sont
acheminés secrètement en région parisienne où ils arrivent au petit matin à la gare
de lEst. Mais cette discrétion ne les épargnent pas des manifestations hostiles
des cheminots CGT. Les blessés sont injuriés, secoués sur leurs brancards. Le transport
se fait péniblement en se frayant un chemin vers les ambulances aux milieux des
vociférations et des crachats des porteurs de drapeau rouge...
Létau " vietkong " se
resserre, le 7 mai 1954 Diên Biên Phu tombe, la guerre est perdue. Les accords de
Genève signés en 1954, marque la fin dune guerre pour la France mais une trêve
pour les vietnamiens, la guerre du Vietnam va bientôt commencer. La France voit alors le
retour des prisonniers de guerre survivants des camps de la mort (20000 sur 90000
prisonniers), êtres pour la plupart squelettiques, témoins silencieux de
lhorreur...
ci contre prisonnier français de retour de
camp viehtmin |
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Les français évacuent le Tonkin : les
combattants à leur retour, racontent avec déchirement la fin de cette horrible
guerre : liquidation des populations fidèles, exécution des partisans de la France
ou noyade de populations catholiques tentant de rejoindre le sud vietnam...Désespoirs peu
entendus par lopinion publique à cette époque.
Le 14 septembre 1956 les derniers éléments du corps expéditionnaire quittent Saigon
laissant la population vietnamienne à son triste sort. Un pauvre chef de village, au
visage triste et angoissé face à lavenir, confia à un officier français : " monsieur
lieutenant, les français ont des prisons, les viets nen ont pas... " en
passant le tranchant de sa main sur sa gorge.
Cette guerre pourrie de lintérieur par lactivisme et la traîtrise des
communistes français, a définitivement écarté larmée française de tout contact
avec les communistes. Elle a grâce au PCF, appris à haïr le communisme...
Ainsi ce termine cet épisode tragique et le plus marquant de ce redoutable
ennemi de lintérieur.
" Alexis de T. et Jean-Baptiste
S. "
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