- La Gauche a perdu par les urnes mais a remporté une
grande victoire morale.
Au soir du deuxième tour la Gauche ne pouvait que se réjouir : elle a réussi à
voler la victoire à la Droite.
Après une intense campagne de " fascisation " de la Droite Nationale,
elle a réussi à remobiliser ses troupes traumatisée par lexclusion de ses leaders
au 1er tour. Lextrême gauche avec le feu vert du PS, a lancé ses gardes
rouges. Les activistes de la LCR, du PT, LO ont mobilisé les lycéens et étudiants dans
des manifestations continues pendant les deux semaines séparant les deux tours.
Ils ont été rejoints par des professeurs de lycée et de facultés. Bref, par tout ce
que compte la Gauche comme militants. Ils ont pu recruter de nombreux militants en vue
daffronter les législatives.
Belle opération publicitaire que la mobilisation contre le fascisme ! Une aubaine
pour le PS et ses partenaires.
Lappui médiatique a été crucial. Une intense campagne permanente dans les
journaux, médias audiovisuels ont permis dépauler la Gauche. On mettait en avant
le danger de la Droite Nationale tout en écorchant au passage Chirac et ses partisans.
Nous avons eu une nouvelle fois, la preuve éclatante de lexistence de la pensée
unique.
La duplicité de la Gauche et son intelligence pour gérer la situation de crise est sans
commune mesure. La Droite sest retrouvée instrumentalisée, ligotée par la Gauche,
Chirac le premier. La Droite parlementaire alors quelle était de tout façon
victorieuse, a été contrainte de mener " un front républicain "
avec ses ennemis dhier. La Gauche exclue navait pourtant pas la légitimité
dintervenir dans le deuxième tour comme elle la fait. Car nous aurions du
assister à un duel entre deux composantes de Droite, programmes contre programmes en
toute sérénité. Nous avons en fait assisté à un référendum pour ou contre Le Pen.
La Droite, par lintense campagne menée dans la rue et dans les salles de
rédaction, avait perdu la maîtrise des événements. La Gauche a poussé le bouchon
même beaucoup plus loin : le candidat Chirac na pas été élu comme candidat
de la Droite mais comme le candidat " garant des institutions " !
Il était pourtant le candidat officiel du RPR !
La porte est donc grande ouverte à une nouvelle cohabitation que la Gauche souhaite plus
que jamais. Chirac nest plus que le pantin de la Gauche.
Mais le plus grave est que la Gauche a méprisé, contesté ouvertement la démocratie de
notre pays. Elle a refusé le scrutin du premier tour, et tenté de le rejouer dans la
rue. Voilà une attitude anti-républicaine : le peuple souverain avait signifié par
les urnes le congé de la Gauche pour les 5 prochaines années. Mais elle en a eu cure,
car la révolution se joue dans la rue, pas dans un bureau de vote ! La gauche est
républicaine par circonstance et non par conviction, son histoire le démontre.
Elle a su habilement camoufler ce constat par sa victoire morale sur " le
fascisme ". Elle jouit maintenant dun prestige inégalé. Elle sest
invitée dans les débats télévisés du deuxième tour où lon aurait du voir que
des partisans de Chirac et de Le Pen pour lanalyse du deuxième tour. La Droite
quant à elle, passe pour salie par " des éléments
antidémocratiques "
Cette situation est très inquiétante pour lavenir. La Gauche en méprisant la
démocratie, pourra de nouveau utiliser le pouvoir de la rue et les médias pour régner.
La dictature populaire et des médias est en train de sinstaller. Si le prochain
gouvernement est de Droite, il ne pourra saventurer dans des réformes sérieuses
sans voir la Gauche descendre immédiatement dans la rue.
Malheureuse République que la France ! Tenue par les syndicats et les groupes de
pression, elle nest plus quun jouet aux mains de la Gauche omniprésente.
Jean Baptiste
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