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Société

La femme esclave

Jean Baptiste

Après 1968 les mouvements féministes ont imprimés un mouvement plus franc dans la libéralisation féminine en réclamant à juste titre, une plus grande égalité dans le travail entre les hommes et les femmes :
L’image de la femme au foyer s’occupant des tâches ménagères ne s’impose plus, et a été tourné en dérision.
La femme doit travailler, pour acquérir son autonomie complète au même titre que les hommes.
La société en mutation, la crise économique ont précipité les femmes au travail, de même que l’accès aux études supérieures.
De même que les modes de vie comme le concubinage ont contribué à façonner cette évolution.

Mais regardons aujourd’hui en l’an 2000 la situation des femmes après plus de trente ans de recul :
Un sondage " Elle "/IFOP effectué en 1999 a révélé que 67 % des femmes estimaient difficile de concilier vie professionnelle et vie familiale.
Sont mis en cause selon elles, les problèmes d’organisation liées à la garde de leurs enfants et le manque de compréhension des chefs d’entreprise à l’égard des employées qui ont des enfants.

Mais la situation ne semble pas s’arranger pour les femmes. Parallèlement avec l’augmentation du travail des femmes sur quinze ans, le travail domestique des hommes n’a que très faiblement augmenté, les femmes se chargent toujours de 80 % des tâches ménagères.
Ainsi en 1999 l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) s’inquiétait du fonctionnement de la société qui, selon elle, suffit à expliquer la dépression et l’anxiété qui imprègnent de plus en plus les mères.
En effet en plus du stress et la fatigue du travail, les femmes actives souffrent d’un sentiment de culpabilité. Elles se reprochent leur absence du domicile familial et leur manque de disponibilité.

suite de l'article

Le gouvernement avait promis l’année dernière de mettre en place une politique familiale plus adaptée à l’évolution de la société mais nous sommes encore très loin des modèles nordiques.

Il en ressort aujourd’hui que la femme libérée qui a des enfants s’est en fait réduit à l’esclavage en supportant à la fois les tâches ménagères, des activités professionnelles souvent à temps plein et l’éducation de leurs enfants.
La féminisation de l’emploi en France est un échec.
Les politiques et les mouvements féministes ont une lourde responsabilité dans cet échec.

Ils n’ont pas abordé les véritables problèmes, et se sont d’avantage focalisés sur l’avortement la contraception ou la parité qui ont une plus grande portée électorale.
Réformer la politique familiale et du travail dans sa globalité c’est autrement plus compliqué !


D’autres femmes pour réussir leur carrière n’ont pas d’enfants ou moins qu’elles ne le souhaiteraient, ce qu’elles regrettent.

La politique familiale actuelle n’encourage donc pas les femmes à avoir des enfants et celles qui en ont à sacrifier leur qualité de vie

Ainsi deux problèmes principaux se dégagent en France
D’une part une politique sociale inadaptée devant l’évolution socio-économique de notre pays.
Une véritable politique sociale pour les femmes devrait se mettre en place sans attendre, avec des dispositifs d’aide familiale plus musclés et mieux organisés, ainsi que des réformes du travail portant sur la réglementation et la facilitation du travail à temps partiel, le travail à domicile, le télétravail etc...

D’autres part l’état de conscience de la population peu compréhensive encore en France vis à vis des femmes notamment au travail :
le vieil adage "  à travail égal, salaire égal " est loin d’être acquis pour un certain nombre de femmes, de même qu’un certain nombre d’entreprises sont encore très défiantes vis à vis des femmes en âge d’enfanter. Le monde du travail devrait être plus adapté aux femmes pour leur permettre de concilier vie professionnelle épanouissante et vie de famille.


Les femmes qui restent à la maison pour l’éducation de leurs enfants est un travail non reconnu : pourtant nous savons combien ce travail est important car il rend service à la société :
Il est souvent un frein à la violence chez les jeunes, à la drogue, l’alcool, l’échec scolaire, la déresponsabilisation, les problèmes psychologiques et les déviances sexuelles.

Nous avons beaucoup de retard par rapports aux pays nordiques qui ont su très tôt répondre à ce problème par un dispositif social efficace ayant fait l’objet d’un large consensus entre l’Etat les femmes et les entreprises :
Cela a permis pour les femmes de concilier une vie professionnelle et familiale, sans se faire au détriment de leurs revenus financiers, de leurs désirs professionnels, de l’éducation de leurs enfants, et de leur qualité de vie personnelle.


Il est temps de libérer la femme en France dans le vrai sens du terme par des réformes !

Un article fera l’objet des réformes à entreprendre sur la politique familiale.

Jean-Baptiste

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