Semaine du  27 janvier au 04 février

Du berger à la bergère
Sans doute que le faucon Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense des Etats-Unis, n'a pas fait dans la dentelle en ne prenant aucune précaution oratoire pour stigmatiser - et sur quel ton condescendant - cette "vieille Europe" qui serait aujourd'hui personnifiée par le couple franco-allemand; bien sûr, nul ne peut ignorer que les USA sont à cran en ce qui concerne le terrorisme international (l'Amérique est à jamais inconsolable du monstrueux symbole représenté par l'agonie des Twin Towers) et aujourd'hui même la lancinante question irakienne qui ne trouve décidément pas d'issue selon leur propre vision du monde. Et comme la France et l'Allemagne se sont très vite affirmées les plus farouches opposants aux velléités américaines d'attaque préventive de l'Irak, ceci expliquant cela, personne ne devrait donc s'étonner de l'accès soudain de colère froide qui s'est emparé de Monsieur Rumsfeld.
Car nous ne saurions pas oublier que sept pays européens, et surtout la France, se sont purement et simplement abstenus lors du vote pour la présidence de la Commission des droits de l'homme de l'ONU qui est finalement revenue à Madame Najat Al-Haijjaji, ambassadeur de Libye auprès des Nations Unies. Dans ces conditions, comment ne pas comprendre la juste colère de Françoise Rudetski, présidente de SOS-Attentats, qui a déclaré (Le Point) avec un courage dont nos princes européens sont manifestement incapables : "Quelle légitimité peut avoir cette commission si elle est présidée par un Etat terroriste ?"; si les Etats-Unis donnent apparemment toutes les raisons aux Européens de cultiver un anti-américanisme aveugle, la pusillanime Europe, de son côté, ne rate pas une occasion d'offrir des verges pour se faire battre à l'hyperpuissance américaine, qui, elle, a voté sans aucun état d'âme contre la candidature de la Libye !
Philippe ROBERT


Au bout de la logique du système de répartition
On nous dit que les syndicats seraient prêts à négocier sur la réforme inévitable des retraites. Chacun est libre d’y croire ! Le seul point de désaccord pourrait être l’exigence faite par les syndicats d’un départ en retraite avant 60 ans pour ceux qui ont déjà cotisé 160 trimestres. Difficile de s’opposer à cette généreuse idée. Elle pourrait même rassembler les libéraux et les syndicats !
Pour un libéral, cette exception à l’âge du départ en retraite est fondée sur le principe de l’équité. La personne qui a commencé à travailler très jeune a probablement exercé un métier pénible et il est normal que cette pénibilité et ses conséquences sur son espérance de vie soient prises en compte. Encore faut-il que l’idée de pénibilité soit un critère qui traverse l’ensemble des régimes (spéciaux, salariés et fonctionnaires).
Mais voilà, les syndicats, eux, ne s’appuient pas sur l’idée d’équité et de pénibilité du travail. D’abord parce que la notion d’équité leur est totalement étrangère ; il lui préfère l’idée de l’égalité : simpliste et uniformatrice (et fondamentalement inéquitable). Et ensuite parce que l’idée de lier la pénibilité du travail à l’âge du départ en retraite est dangereuse pour leur fonds de commerce : la plupart des fonctionnaires !
Les soi-disants défenseurs auto-proclamés des travailleurs s’appuient sur la réflexions suivante : " Ils ont suffisamment cotisé pour pouvoir prétendre à une retraite avant l’âge légal ". Logique ! Oui mais seulement dans un système de capitalisation. En effet, dans un système de pure capitalisation, un individu s’arrête de travailler lorsqu’il estime que le capital qu’il a accumulé lui permettra de vivre au cours des années que son espérance de vie lui laisse entrevoir.
Mais transposer ce principe d’accumulation propre à la capitalisation dans un régime de répartition est une erreur grossière. La réflexion est fausse. Rappelons que la logique du système de la répartition est la suivante : les cotisations des actifs au cours d’une année N doivent permettre de payer les pensions des inactifs au cours de cette même année N. Pour que le système soit équilibré, un individu ne peut partir à la retraite que lorsque l’évolution du stock d’inactifs est parallèle à l’évolution du stock d’actifs.
Les syndicats et même le gouvernement ne veulent pas casser le monopole du système de répartition sur le moyen de financer nos retraites. Et bien qu’ils aillent au bout de leur logique ! Qu’ils répondent à ce salarié de moins de 60 ans qui a déjà cotisé de nombreuses années, que dans un système de répartition pure, il doit prendre son ticket pour avoir le droit de monter sur la quai pour attendre le train de la retraite. Parions qu’il attendra longtemps tout en voyant passer les rames TGV 1ère classe où seront installées confortablement les régimes spéciaux. Espérons aussi pour lui que ce ne sera pas un jour de grève SNCF.
Nathalie Malfranco


Metaleurop
Du temps du bon premier ministre (archéotrotskiste) Lionel Jospin, on avait invariablement pu voir l'Etat socialiste, dont nul n'ignore que l'humanisme liberticide ne connaît pas de bornes, intervenir sans vergogne dans l'économie du pays sous prétexte de rétablir la justice sociale (sic) cyniquement mise à mal par des patrons systématiquement sans foi ni loi; c'est une façon, hautement irresponsable, de jeter le doute dans l'esprit des Français et même de cautionner sottement Germinal en 2003 alors que nos sociétés avancées, guidées par l'état de droit, ont désormais accompli un bond phénoménal vers l'équité. C'est pourquoi je suis quelque peu démonté de constater, une fois de plus, que le nouveau gouvernement Raffarin que l'on dit de droite - et qui est placé, ne l'oublions jamais, sous l'influence directe du président de la République - reprend sans barguigner à son compte et à l'identique les tares qui furent l'apanage des socialistes que les Français, en proie au plus vif désenchantement, ont sans coup férir renvoyés à leurs chères et fumeuses études.
La situation des 830 salariés de Metaleurop n'est certes pas enviable si ce n'est même, à s'en remettre aux premières indications juridiques, économiques et sociales connues, carrément honteuse; mais en quoi l'Etat est-il légitimé à intervenir dans des affaires qui, de toute évidence, relèvent du droit commun auquel sont naturellement soumis les citoyens, les entreprises et l'Etat lui-même ? Que l'Etat exprime sa compassion pour les victimes, qu'il fasse connaître sa réprobation dans les termes les plus vifs et, même, qu'il apporte une aide financière ponctuelle pour parer à l'urgence de la situation, soit; mais susciter l'espoir que l'Etat (providence !) va pourvoir en tout au malheur des salariés est, à sa façon, aussi "inacceptable" que "scandaleux" (Francis Mer) au vu des conséquences prévisibles. Je n'ai certainement pas le coeur sec, mais je considère néanmoins que les voies de recours étant multiples, la bonne volonté des élus locaux décisive et la solidarité des Français entre eux sans égale, l'intervention moyenâgeuse de l'Etat ne peut que créer dissonnance, imbroglio et même, finalement, donner lieu au désordre civil. Philippe ROBERT

Toulouse : pressions contre les journalistes
Le dossier publié par le magazine L’Express et la pleine page du Figaro consacrés aux curieuses zones d’ombre de l’enquête sur la catastrophe d’AZF ont déclenché un vif débat. Au cours d’une conférence de presse tenue lundi à Toulouse, le procureur de la République, Michel Bréard, a affirmé que les informations révélées par ces journaux étaient des " contre-vérités " et " n’apportaient pas d’éléments nouveaux ". Le même jour, Anne-Marie Casteret et Marc Menessier, respectivement journalistes à l’Express et au Figaro, et auteurs des écrits incriminés, étaient convoqués à Toulouse par le juge d’instruction Thierry Perriquet, en charge du dossier AZF. A l’issue de cette convocation, Mme Casteret a expliqué que ce juge lui avait dit " que tout est déjà dans le dossier ". " Je sais que ce n’est pas vrai " a-t-elle affirmé, rappelant de nouveau que " des enquêtes sur la thèse de l’attentat n’ont pas été faites (…) plus on attendra et plus les indices vont disparaître " a-t-elle ajouté. Elle a également estimé que les propos du procureur Bréard " étaient gravement diffamatoires " à son encontre. Nous soulignerons pour notre part que si la rapidité avec laquelle M. Bréard avait écarté la thèse de l’attentat, dès le lendemain de l’explosion d’AZF, avait immédiatement suscité des interrogations, l’empressement avec lequel ce dernier a tenu solennellement à réfuter les arguments de ces journalistes est tout aussi suspect.

Réforme des retraites : un référendum ?
Il y a, actuellement, celles qui sont entièrement financées par la répartition des cotisations des actifs et celles complétées par les contribuables via le budget qui comble les déficits éventuels des caisses de retraites des entreprises publiques. Il y a, par ailleurs celles des fonctionnaires, payées aussi en partie par le budget qui encaissant leurs cotisations n'en couvrant pas le montant global, assure la différence. Le système actuel est contractuel et ne peut donc être modifié sans l'assentiment des bénéficiaires . Pour le changer il est donc tout à fait légitime que le gouvernement dialogue avec les actifs et les syndicats qui les représentent. Mais il ne serait pas moins légitime d'obtenir l'assentiment de ceux qui paient aussi : les contribuables-électeurs. . . On ne peut se contenter en la matière d'un sondage. Seul le référendum permettrait de donner une légitimité à leur aval. Pour éviter les surenchères propres à ce type de consultation, il serait sage qu'après avoir été obtenue par un compromis contractuel avec au moins un syndicat la formule retenue soit soumise dans la foulée au verdict des urnes et immédiatement appliquée.
René Crignola

Le groupe Pharmacia va fournir un médicament anti-sida aux pays pauvres
Le laboratoire américain Pharmacia, qui s’apprête à fusionner avec son compatriote Pfizer, a décidé d’accorder gratuitement à une organisation caritative néerlandaise la licence d’exploitation d’un de ses médicaments anti-sida. L’idée étant ensuite que cette organisation fournisse le " Delavirdine " à quelque 80 pays pauvres. Sur le fond, le sujet est épineux : l’OMC cherchant conjointement à favoriser la diffusion des médicaments génériques et donc à enrayer les grandes épidémies tout en préservant les intérêts des grands groupes pharmaceutiques. A titre indicatif, une cure de " Delavirdine " coûte environ 300 dollars par mois aux Etats-Unis, selon les calculs du Wall Street Journal.

La High Tech contre Hollywood
Hollywood a réussi à faire l’unanimité contre lui. Sa conception de la lutte contre le piratage a suscité la création d’un lobby hostile et très diversifié. Dotée d'un budget d'un million de dollars pour six mois, l’Alliance pour le progrès numérique (ADP) regroupe en effet des grands noms de la high tech comme Apple, Dell, IBM, HP et Microsoft, mais aussi des associations de consommateurs et des think tanks. Objectif? Faire pression sur le Congrès américain afin qu’il ne vote pas la proposition de loi du sénateur Hollings, poussé par Hollywood. Cette dernière obligerait en effet les fabricants électroniques et les éditeurs informatiques à intégrer des mécanismes anti-copie dans tous les produits " numériques " vendus aux Etats-Unis. Des dispositifs qui seraient définis par la Commission fédérale des communications, la FCC, autrement dit, le gouvernement. La proposition de loi précise par ailleurs que ces appareils peuvent être " n’importe quel matériel ou logiciel qui reproduisent, affichent ou accèdent à des œuvres protégées ".
Cette nouvelle alliance intervient une semaine seulement après l’accord conclu entre la RIAA et l’association des éditeurs de logiciels (BSA, Business Software Alliance) de travailler en commun à élaborer les technologies anti-piratage qui pourraient être implémentées dans les appareils numériques. Les termes de l’accord précisent que les membres de la BSA s’opposeront aux efforts du Congrès d’étendre les droits des consommateurs vis-à-vis des œuvres protégées, leur interdisant notamment de faire des copies de sauvegarde. En contrepartie, la RIAA ne demandera pas au gouvernement d’imposer de systèmes anti-copie dans les appareils numériques. Solution qui est considérée par les groupes high tech comme la plus mauvaise de toutes car elle aboutirait à imposer une solution unique pour tous les types de matériels (PC, graveurs, CD, DVD etc.) sans s’être au préalable assuré qu’elle ne déclenchait pas l’hostilité des consommateurs. Pour sa part, la MPAA qui représente les studios de Hollywood, veut des assurances que des systèmes de protection seront mis et, négociations ou pas avec la High tech, préfère se garder la possibilité de pousser le projet de loi Hollings. " Les consommateurs seront les premiers bénéficiaires d’un monde numérique honnête ", affirme Jack Valenti, le président de la MPAA.

Le gouvernement nuance sa position sur l'ISF
Alors qu’en décembre il se disait hostile à toute réforme immédiate de l’impôt sur la fortune, Jean-Pierre Raffarin a apparemment changé d’avis. Selon Les Echos, le Premier ministre aurait décidé d’"assumer des changements ciblés, au nom de l’investissement et de l’emploi". Et ce par le biais de la loi Dutreil sur l’initiative économique, qui doit être examinée la semaine prochaine à l’Assemblée nationale. Des amendements seront déposés par des députés de la majorité et soutenus par le gouvernement. L’un d’entre eux devrait autoriser la déduction partielle des investissements effectués dans la création et le développement des entreprises. Un autre devrait étendre l’exonération au titre de l’outil de travail, qui pourrait profiter sous certaines conditions aux actionnaires minoritaires ou aux non dirigeants.
Jean-Pierre Raffarin a donc fini par céder aux sirènes qui, de plus en plus nombreuses, plaidaient pour une reforme urgente de l’ISF, dans les milieux patronaux mais aussi au sein de son propre camp politique. Des personnalités comme Gilles Carrez ou Philippe Marini, rapporteurs généraux du budget respectivement à l’Assemblée et au Sénat, s’étaient ainsi publiquement prononcés pour changer les règles de l’ISF, payé aujourd’hui par environ 200.000 contribuables. Jean-Pierre Raffarin, pourtant, a choisi le passage en douceur et a exclu toute velléité d’allègement de l’impôt sur le patrimoine personnel des personnes physiques, comme les biens immobiliers. C’est le sujet le plus symbolique, donc le plus sensible dans l’opinion. Mais sa suppression n’est pas encore à l’ordre du jour…

Gbagbo or not Gbagbo ?
Mon petit doigt me dit avec insistance que rien n'est réglé en Côte d'Ivoire malgré la bonne fin apparente des accords obtenus à Linas-Marcoussis : "Je ne suis pas sûr que la France connaisse encore bien ses classiques en Afrique et quelle ait enfin compris, mondialisation galopante oblige, que la Françafrique (NDLR : et non la Francité, dont acte) n'a définitivement plus cours", écrivais-je le 16 janvier dernier ("Une nouvelle arrogance française"); car sur ce continent qui ne parvient toujours pas à trouver son équilibre en dépit d'aides internationales aussi vaines que catastrophiques, les luttes de pouvoir sont si féroces qu'elles ne connaissent le plus souvent une trêve toujours provisoire que dans le calme trompeur d'une sourde paix armée bientôt suivie, à la moindre étincelle ethnique, du violent déclenchement de guerres fratricides dont l'Afrique a le secret. Alors, que vaut réellement aujourd'hui la parole de la France ?
Je ne cacherai pas non plus la mauvaise impression que me laissent les négociations de Linas-Marcoussis qui me paraissent furieusement relever, sur le fond comme sur la forme, de l'époque définitivement révolue où la France tutélaire et paternelle jouait encore sur ce continent un rôle historique sans égal. Mais nous pouvons le constater en permanence, tout cela est bien terminé et il serait même plus que temps que la France et la Côte d'Ivoire acceptent désormais de se comporter l'une envers l'autre en adulte; je sais aussi parfaitement que cette exigence vitale, qui n'est certes pas exempte des plus graves conséquences, ne pourra pas avoir lieu sans que les Ivoiriens eux-mêmes ne soient conduits, d'une façon ou d'une autre, à payer au prix fort une émancipation qui engage l'avenir non seulement de la Côte d'Ivoire mais à l'évidence de la plus grande partie de la région.
Ce grand pays francophone, en plus de ses contradictions internes, est entouré de voisins qui ne lui veulent pas forcément que du bien pour toutes sortes de raisons dont la justification, en dehors d'une économie productive mais fragile, n'est vraiment intelligible dans ses racines profondes qu'aux esprits africains eux-mêmes. A mon sens, la France a pris dans cette affaire une responsabilité dont je crains fort qu'elle ne soit pas à la hauteur des enjeux décisifs auxquels sont aujourd'hui confrontées la Côte d'Ivoire en particulier et l'Afrique contemporaine en général; sans compter que la situation faite à Laurent Gbagbo, déchu de son autorité politique, lui ôte réellement toute chance de se maintenir durablement au sommet de l'Etat. Toutefois, je concède volontiers que l'imbroglio ivoirien, tel qu'il a été créé de longue date, est certainement des plus épineux à trancher; mais le dénouement intervenu à Paris est carrément surréaliste qui risque de favoriser une destabilisation de tout l'Ouest africain et rend, par surcroît, la position du président Gbagbo physiquement périlleuse.
Philippe ROBERT

Semaine du  20 au 27 janvier

"Bien entendu, c'est off" : Ce que les journalistes politiques ne vous racontent jamais de Daniel Carton
Albin Michel

Pendant plus de quinze ans, Daniel Carton était là où on ne l’attendait pas. A table avec un proche collaborateur de Rocard qui lui racontait comment celui-ci avait négocié directement avec Chirac une place de ministre des Affaires étrangères. En vain : Jospin avait peu apprécié. Dans les congrès du RPR ou de l’UDF où il apprenait comment Léotard se préparait à torpiller la candidature présidentielle de Barre qu’il soutenait pourtant en public. A bord de l’avion de Claude Allègre, alors ministre de l’Education, qui lui expliquait pourquoi Jack Lang ne pourrait jamais être nommé ministre. Dans le bureau d’un conseiller de Michel Noir qui lui dévoilait le système de corruption mis en place par l’ancien maire de Lyon.
A chaque fois le journaliste essayait de faire son métier. Il écrivait un article. A partir de cet instant, un déluge de conseils provenant d’amis, de confrères ou de chefs s’abattait sur lui. " Ça ne se dit pas ". " Tu es vraiment sûr ? ". " C’était pas " off " votre conversation ? ". Car tout est là : tout - ou presque - ce qui mériterait d’être dévoilé aux lecteurs est " off the record ", expression américaine désignant à l’origine des confidences qui n’étaient pas destinées à être publiées, du moins pas tout de suite. Mais en France les médias ont fini par faire du " off " un usage de plus en plus large jusqu’à en pervertir l’idée même.
C’est tout cela que nous raconte l’auteur, cette cohabitation quotidienne amicale, quasi-incestueuse, qui a peu à peu transformé beaucoup de journalistes en relais complaisants, voire serviles du pouvoir.


Retraites : Au pays des privilèges, les parlementaires sont rois
Voter soi-même les crédits nécessaires pour financer leurs propres régimes de retraite, c’est l’astuce utilisée par les parlementaires ; crédits pris dans la poche des contribuables. On n’est jamais mieux servi que par soi-même.
La caisse de retraite des députés en 2001 :
Cotisation des élus 6,7 M euros
Contribution et subvention de l’Assemblée nationale 47,7
Prestations 54,4
Résultat 0,0
Le régime est automatiquement équilibré par la subvention.
Comment sensibiliser les parlementaires à la nécessaire réforme de l’ensemble de notre système de retraite ? Les principes annoncés par François Fillon, " sécurité, liberté, équité ", ont-ils un sens pour ces privilégiés qui peuvent toucher leur pension (cumulable) à 55 ans, après 15 ans d’activité ? Leur compétence et leur dévouement ne sont pas contestés. Ceci justifie-t-il cela ?
Chez les sénateurs, le principe est le même, mais les comptes de la caisse de retraite, gérée en capitalisation, sont top secrets.

La réforme des retraites en Europe
Confrontés au vieillissement de leurs populations, nos voisins ont dû réformer leurs systèmes. En termes de méthode, trois leçons seraient à retenir selon François Chérèque: "Le courage des réformes engagées, le dialogue et la sensibilisation du grand public, et le consensus politique manifesté par les différents partis." En dépit d'un système à l'origine très avantageux, l'Italie est parvenue à instaurer un départ à la carte entre 57 et 65 ans, la barre de 62 ans permettant de conserver une pension équivalente à l'ancien système. En Suède, la réforme a conduit à combiner un système de répartition avec une petite dose de capitalisation, et l'âge de départ se situe entre 61 et 67 ans. En Allemagne, il faut 45 ans de cotisation pour profiter d'une pension à taux plein, qui peut être complétée par une épargne individuelle facultative, assortie d'incitations fiscales. En Espagne, qui a encore une situation démographique favorable, 35 ans de cotisation suffisent pour avoir une pension à taux plein. Mais si le système reste en l'état, le poids des pensions passera de l'équivalent de 10% du PIB actuellement à 17% en 2040. La révision du pacte de Tolède (1995) est à l'ordre du jour.

Les contribuables vont payer le futur sommet des anti-mondialiste en France !
Le gouvernement est "naturellement" prêt à "soutenir" l'organisation du prochain rendez-vous européen des antimondialistes. C'est le message délivré, mardi par Matignon, à une délégation d'Attac venue réclamer une aide financière pour le Forum social européen (FSE) qui se tiendra en novembre prochain à Paris et Saint-Denis.
A la tête de la délégation, le directeur général du Monde diplomatique et ex-président d'Attac, Bernard Cassen. Sa mission : boucler le budget du FSE, estimé à 4,5 millions d'euros. Depuis des mois, Cassen frappe à la porte des collectivités territoriales. Il a obtenu 1,5 million d'euros de la ville de Saint-Denis et du département de Seine-Saint-Denis ; la Ville de Paris s'est engagée à hauteur de 1,25 million d'euros et le département du Val-de-Marne a promis 250 000 euros. Manque encore 1 million. Pour le trouver, les organisateurs comptent sur la région Ile-de-France, l'Europe et... le gouvernement français.

Notre premier ministre a prôné, dès son arrivée, un nouvel humanisme pour la France; je ne suis pas contre à la condition expresse que les élans du coeur, aussi nobles soient-ils, ne viennent pas se substituer à la raison. Je ne comprends donc absolument pas, en tant que citoyen responsable et contribuable perpétuel, pourquoi Jean-Pierre Raffarin veut à toute force contribuer (financièrement) à l'organisation des manifestations prévues par le mouvement antimondialisation, c'est-à-dire les ennemis patentés de la liberté, à l'occasion du prochain sommet du G8 à Evian (AP). Idem pour financer le Forum social européen (FSE) pérvu pour novembre prochain à Paris. "Nous ne voulons pas que les choses se passent comme elles se sont passées à Gênes, donner le sentiment qu'une partie du monde discute entre eux des difficultés qui sont les leurs, et qu'une autre partie du monde, les ONG avec l'ensemble des peuples, soient mises de côté". Faut-il donc rappeler au premier ministre que les chefs d'Etat et de gouvernement qui constituent le G8, au contraire des ONG idéologues, sont démocratiquement élus par les peuples alors que la grande majorité des ONG antimondialistes ne représentent qu'elles-mêmes, c'est-à-dire l'éternelle idéologie collectiviste gravée dans le marbre par le marxisme-léninisme ?
En ce qui me concerne, j'appartiens au peuple français et je n'ai d'ordre à recevoir que de ma propre conscience. Si je veux adhérer aux thèses d'ATTAC, je me crois suffisamment responsable, à titre individuel, pour en accepter ou rejeter les termes; en revanche, je n'admet pas que l'Etat, se prévalant du fait du prince, s'empare de la sorte de ma contribution fiscale à sa survie pour financer des gens qui ne pensent qu'à créer, à l'échelle de la planète, un monde soi-disant parfait qui ne pourra jamais s'épanouir, l'Histoire sans cesse le prouve, que dans les affres d'une servitude mondiale ! Aussi est-il de mon devoir de dénoncer ce qui me paraît être un accès de faiblesse politique consistant à estimer qu'il faut éviter de balayer d'un revers de main les ONG avec l'ensemble des peuples ! Je suis le peuple autant que mes compatriotes peuvent l'être eux-mêmes et nous n'avons pas obligatoirement voté, car notre esprit est libre, pour des idées qui de toute évidence ne reconnaissent pas la liberté, moins encore la responsabilité et surtout pas - quelle horreur capitaliste ! - la propriété. De grâce, Monsieur Raffarin, reconsidérez votre posture car c'est une grande erreur que d'affirmer que "Quand on porte le message de l'humanisation de la mondialisation, il faut aussi porter le message de la démocratie sur ce sujet". L'angélisme ne vaut pas raison.
Philippe ROBERT

Je ne suis pas sûr que la France connaisse encore bien ses classiques en Afrique et qu'elle ait enfin compris, mondialisation galopante oblige, que la Françité n'a définitivement plus cours; car des informations concordantes font désormais état de tout l'intérêt commercial, d'ailleurs immédiatement suivi d'exécution, que portent les USA aux pays africains exportateurs en leur facilitant l'accès aux territoires de l'Amérique du Nord. Cette libéralisation du commerce international entre l'Afrique et les Etats-Unis trouve d'ailleurs une nouvelle justification dans un projet d'accord de libre-déchange avec le Maroc dont la France, par le truchement du ministre délégué au Commerce extérieur, François Loos, avertit d'avance Rabat qu'il serait "incompatible" avec l'approfondissement des relations économiques entre le Royaume et l'Union européenne !
A l'heure de la globalisation des échanges, il faut vraiment avoir l'esprit court pour se permettre de regarder ainsi le monde par le petit bout de la lorgnette, à l'instar de nos princes européens qui ne trouvent pas le courage politique de donner des limites territoriales précises à l'Europe, plus particulièrement à l'est où il me paraîtrait naturel que l'Union soit finalement délimitée, avec l'entrée programmée de la Bulgarie et de la Roumanie, par la Belarus et l'Ukraine. Revenant à la France, la question se pose donc avec une acuité particulière de savoir si son statut de puissance moyenne, considérée comme le leader de la faible Europe avec l'Allemagne, l'autorise à enjoindre, en engageant toute l'Union européenne, un pays souverain comme le Maroc de bien choisir ses amis; car je veux croire que depuis le 20 mars 1956, date à laquelle prit fin le Protectorat, le Maroc ne saurait plus être la chasse gardée de personne.
Philippe ROBERT

La France épinglée
Les priorités assignées à la France restent pratiquement inchangées d'une année à l'autre. Dans son rapport d'hier, la Commission les martèle une fois de plus. Il lui faut réduire "le taux élevé de chômage structurel", mettre en oeuvre la réforme des retraites, mieux contrôler ses finances publiques et accélérer la libéralisation des industries de réseaux comme l'électricité et le gaz. Pour ce qui est, de manière générale, de la transposition de la législation sur le marché intérieur, la France reste le cancre parmi les Quinze, avec un taux de 96,2% contre la moyenne de 97,9% et le but affiché de 98,5%. Elle continue à faire l'objet du plus grand nombre de procédures d'infraction intentées à ce propos devant la Cour de justice. Sans surprise, la Commission épingle le déficit budgétaire, qui vaut déjà à Paris une "alerte précoce", et regrette l'absence de volonté de parvenir à une "situation équilibrée" avant 2006 ou 2007. Côté social, le problème le plus crucial demeure l'emploi des travailleurs entre 55 et 64 ans : le taux en France est de 31% seulement, contre une moyenne de 38,6% dans l'Union, voire de 58,4% aux États-Unis. Paris est enfin invité à mettre en oeuvre une réforme du système des retraites "dont la viabilité financière n'est pas assurée dans les conditions présentes".

La France somme le Maroc de renoncer à tout projet de libre échange avec les Etats-Unis
Entre l’Europe et les Etats-Unis, il faut choisir. C’est en substance le message qu’a adressé François Loos au Maroc, lors de sa visite mercredi à Rabat. Le ministre délégué au commerce extérieur a déclaré qu’un accord de libre échange entre le Maroc et les Etats-Unis ne serait pas "compatible" avec l’approfondissement des relations commerciales entre le royaume et l’Union européenne. Des négociations doivent se dérouler fin janvier entre Washington et Rabat en vue de parvenir à un accord de libre échange. Un tel objectif est également inscrit, à l’horizon 2010, dans l’accord d’association qui lie le Maroc à l’UE depuis mars 2000.

L'Italie reine du travail au noir
Plus d’une entreprise italienne sur deux emploie des salariés non déclarés, selon un rapport officiel remis mercredi au ministre du travail du gouvernement Berlusconi. Il se base sur des inspections qui ont concerné plus de 21.000 entreprises et souligne que le travail au noir, "spécialement dans les petites et moyennes entreprises, est répandu, enraciné dans tout le pays" et n’hésite pas à le qualifier de "caractéristique fondamentale de l’économie italienne".

Pour le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, "Il n'est pas question pour l'Etat de soutenir une entreprise dont on voit bien à tous égards qu'elle ne serait pas durablement pérenne, c'est ça notre objectif". Le drame, dans cette affaire, c'est l'implication du précédent gouvernement socialiste aggravé communiste qui a ainsi laissé croire à beaucoup de gens de bonne foi que les lois économiques étaient faites pour se plier à la puissance de l'Etat; funeste et scandaleuse mauvaise action que le gouvernement Raffarin paie aujourd'hui au prix fort puisqu'il ne parvient pas à y mettre un terme ! Sans doute que l'éventualité de procéder à 3.200 licenciements, sans cesse différés, n'incite pas l'Etat à trancher dans le vif; néanmoins, nous regrettons vivement que la salutaire rupture politique que nous attendons impatiemment de la part de Mr Raffarin ne soit toujours pas clairement affichée... Mais comme trop souvent en France, il eût mieux valu s'abstenir dès le début de se lancer dans la plus basse démagogie dont les conséquences, mille fois prévisibles, ôtent aujourd'hui son crédit à l'Etat et n'empêchent nullement Air Lib de courir au désastre final.
Philippe ROBERT

Martine Aubry, que j'avais surnommée au temps de sa splendeur la start-up du gouvernement Jospin, refait surface pour sauver le PS de l'ennui; en effet, l'ancien ministre des 35 heures a présenté sa contribution au débat interne, dans la ligne du prochain Congrès du parti socialiste, intitulée "Construisons un autre monde". Dans l'esprit de Madame Aubry, "Il faut simplement retrouver les valeurs qui sont les nôtres : égalité, solidarité, démocratie, universalisme", bref de grands mots qui sonnent haut et fort pour masquer la tragique vacuité intellectuelle qui s'est emparée sans coup férir de la pensée française de gauche au soir du 21 avril 2002. Parlant de la division des socialistes en jeunes gauchos, faux libéraux et archéos, Jean-Pierre Raffarin a posé le doigt là où ça fait mal et même retourné le couteau dans la plaie avec une pointe de cruauté qu'on ne lui aurait pas soupçonnée : "Finalement, on les aime comme ils sont, on ne souhaite pas qu'ils changent".
Mais c'était sans compter avec Martine Aubry qui a manifestement décidé de prendre en main le destin du PS. Son audacieux programme me paraît, pour le peu que j'en sache déjà, plus relever d'un fatras de vieilleries façon dix-neuvième (siècle) que d'une vision moderne et progressiste (selon les critères de gauche) du monde auquel nous devons désormais nous adapter pour survivre. Cette contribution est donc déclinée en six chapitres dont le seul énoncé fera frémir le moindre esprit libéral tant l'audace des propositions de Martine Aubry laissent à penser que la face du monde en sera spontanément changée ! Mais l'antienne nouvelle proposée par la Dame des 35 heures porte plus que jamais la marque des cinq ans d'aventure jospinienne avortée dont nos compatriotes, mille fois plus innovants, ne veulent plus entendre parler avant longtemps si Jean-Pierre Raffarin, promptement, veut bien se donner les vrais moyens de rendre leur ancienne et incomparable excellence à un peuple aujourd'hui tragiquement désenchantés !
Philippe ROBERT

Si l'on est distrait, on peut toujours croire que le plan Bush de "relance" de l'économie américaine de 674 milliards de dollars sur 10 ans est du pur keynésianisme; pourtant, ce plan est majoritairement orienté vers une stimulation de l'offre plutôt que vers un encouragement keynésien de la demande à court terme (www.libres.org, sous le titre "Plan de relance aux Etats-Unis" dans la rubrique "Conjonture"). En revanche, lorsque Francis Mer déclare (AP) que "l'action gouvernementale a créé un cadre favorable à la croissance" grâce à la baisse d'impôt ponctuelle sur le revenu de 6% dans un premier temps (plutôt que de baisser et d'aménager les taux d'imposition), la prime pour l'emploi, la revalorisation moyenne du SMIC de 11,4% et les baisses de charges, alors là nous pouvons à bon droit parler de relance keynésienne. C'est bien en cela que l'Europe se démarque de l'Amérique et perpétue, sur un mode durable, son incapacité structurelle à rebondir. Dommage...
Philippe ROBERT

AFP : Buffalo grille au pays des soviets
De notre correspondant à Pyongyang, Jean-Pierre CHEVALLIER
Les dirigeants de la chaîne BUFFALO GRILL ont de gros ennuis dans ce qui est l'un des derniers pays staliniens de la planète.
Un "valeureux" militant communiste, ancien salarié licencié de la chaîne "capitaliste", prétend avoir découpé des étiquettes et détourné des bordereaux d'expédition de viande frauduleusement importée d'Angleterre quand sévissait l'épidémie de la vache folle.
D'autres militants communistes prétendent que leurs parents ont été contaminés en mangeant de cette viande dans cette chaîne de restaurants et qu'ils en sont morts.
Un "juge" militant communiste à la botte de ce régime stalinien et corrompu a pris au sérieux ces informations et a inculpé et fait incarcérer les dirigeants "capitalistes" de Buffalo Grill qu'il accuse d'être les auteurs de ces "crimes" ayant entraîné la mort des clients.
Ainsi fonctionne la "justice" dans ce pays qui est l'un des derniers pays des soviets, une "république démocratique populaire socialiste" en déliquescence.
Jean-Pierre CHEVALLIER

A.Juppé est égal à lui-même, avec son complexe de supériorité. Il parade et s'auto-proclame présidentiable. Il estime, grâce à sa seule intelligence, que seul l'accroissement du temps de cotisation sauvera les retraites, et sans aucun scrupule fait valoir ces droits à la retraite à 57 ans !!!

Que mes ami salariés du privé ou indépendant se rassurent, nous cotiseront pendant 40 ans, nous ne pourrons pas nous investir en politique, mais soyons rassuré, A.Juppé en retraite veillera sur nous à plein temps...
J'étais persuadé que la nuit du 4 août avait décrété l'abolition des privilèges, j'ai du me tromper; excusez-moi.
Henri-Georges VRILLAUD

Ultras
Bercy a peu apprécié que Renaud DUTREIL s’entoure de députés UMP ultra-libéraux lors de la présentation de ses mesures sur la simplification administrative. Ces propositions vont bien au-delà, puisque qu’elles portent sur le droit du travail, du commerce et la fiscalité. Autre motif d’agacement, Renaud DUTREIL est le seul secrétaire d’État sous tutelle de Bercy à organiser sa propre cérémonie de vœux à la presse.

Jean-Pierre Raffarin s'est littéralement "lâché" lors d'une séance de voeux, à l'hôtel de Matignon, réunissant ses ministres ainsi que les parlementaires de l'UMP et de l'UDF; je cite brièvement certains des propos les plus offensifs du premier ministre visant nommément l'opposition : "J'aime bien quand l'opposition est comme ça, divisée : les jeunes gauchos, les faux libéraux, les archéo..."; puis enfonçant sans pitié le clou jusqu'à la garde : "Plus ils resteront sans projet et sans chef, plus nous pourrons avancer avec détermination (...)". Il est bien vrai que la gauche en général nous offre le triste spectacle du canard sans tête qui continue, erratique, à courir en tous sens alors qu'il est mort depuis longtemps; une situation qui inciterait d'ailleurs Raff' à faire preuve de tolérance : "Finalement, on les aime bien comme ils sont, on ne souhaite pas qu'ils changent". Pour ma part et par pure charité, je me contenterai d'apporter ma modeste contribution à l'édifice en ajoutant que cette posture doit être bien mortifiante pour des gens qui ont su élever l'arrogance au rang d'un art...
Puisque nous en sommes à parler des faux libéraux qui, au parti socialiste, s'opiniâtrent jusqu'à l'absurde à plagier la liberté, je voudrais citer l'ex-ministre de l'Economie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn, qui a réussi à décrocher la timbale à l'émission "100 minutes pour convaincre" avec une nouvelle proposition destinée, une fois pour toutes, à en finir avec les affres lancinantes de l'aide au développement. Quitte à faire se retourner feu James Tobin dans sa tombe, DSK a donc proposé d'instaurer un impôt sur la mondialisation (ISM) afin, explique-t-il sans rire, que le produit de cette taxe planétaire prélevée sur ceux qui profitent des bienfaits de la mondialisation contribue à combattre les méfaits de ladite mondialisation : "Mettons en place un impôt sur la mondialisation, passons partout (dans les pays de l'OCDE) l'impôt sur les sociétés deux points plus haut qu'il ne l'est aujourd'hui et à ce moment-là, nous pourrons doubler l'aide au développement". Toujours la même rengaine rayée : pour enrichir les pauvres, appauvrissons les riches ! Définitivement génial, mon cher Watson !
Philippe ROBERT

M.Luc Ferry se propose d'organiser avec Soeur Emmanuelle une véritable croisade en faveur des déshérités en offrant à un plus grand nombre de jeunes de notre pays leur participation volontaire à des projets d'assistance au développement partout où ce sera possible dans le monde. Le système fonctionne déjà mais à un niveau encore très artisanal . Pourquoi ne pas aller beaucoup plus loin et rationaliser le projet en lui donnant un statut officiel. Formés en quelques semaines au sein d'un service ad-hoc, dans des groupes issus de tous les horizons sociaux , les jeunes de notre pays pourraient y réapprendre le "vivre ensemble" qui était jusqu'il y a peu l'une des fonctions civiques du service militaire que rien jusqu'ici n'a remplacé dans cette fonction de creuset de l'unité nationale. M. Kouchner suggère, lui, un service humanitaire qui aurait les mêmes fins. Madame Alliot-Marie avait aussi évoqué l'éventualité d'une telle création. Ne serait-il pas temps de passer des incantations aux actes en mettant sur pied ce projet consensuel qui permettrait de donner de nouveaux horizons à notre jeunesse qui pourrait, ce faisant, y utiliser quelques mois durant le trop plein d'énergie des plus ardents à des activités positives plutôt qu'au vandalisme ou à la violence qui est leur lot dans l'oisiveté.
René Crignola

 
Semaine du  6 au 13 janvier

"Les 35 heures polluent l'esprit des jeunes cadres"
Claude Bébéar, président du conseil de surveillance d'Axa
A l'occasion d'un colloque organisé par Ernst and Young sur l'attractivité économique de la France (lire notre article: La France devient moins attractive pour les entreprises étrangères), Claude Bébéar s'est livré lundi 24 juin à une charge remarquée contre la loi sur les 35 heures. Selon l'ancien patron emblématique d'Axa, cette loi risque de rendre les cadres "un peu paresseux", et plus particulièrement les jeunes arrivés au travail avec la loi Aubry. "Il faut intervenir avant que leur esprit ne soit trop pollués", a même exhorté Claude Bébéar. La solution qu'il suggère ? Que les entreprises rachètent à leurs salariés leurs semaines de vacances.

La France devient moins attractive pour les entreprises étrangères
(selon Ernst and Young)
Les investisseurs étrangers trouvent la France moins compétitive, en raison des lois sociales et des charges. C’est ce que révèle une étude du cabinet Ernst and Young sur l’opinion de 200 dirigeants d’entreprises françaises et internationales en 2001. Moins d’une entreprise sur deux envisagerait de développer de nouvelles activités en France. 43% des entreprises américaines seraient prêtes à délocaliser leurs activités françaises ailleurs en Europe. En cause, un environnement administratif et législatif assez flou, un climat social agité, le poids des charges fiscales et les coûts salariaux incitent les investisseurs à s’intéresser à d’autres localisations.


Excédent commercial record pour l'Allemagne en 2002
L’Allemagne a connu cette année son excédent commercial le plus élevé depuis 1945. Il a atteint 127 milliards d’euros, en hausse de 33% par rapport à 2001, selon une estimation publiée lundi par l’Office national des statistiques. Les exportations, en augmentation de 1%, ont atteint 647 milliards. Plus de la moitié, soit 353 milliards, étaient destinées aux pays de l’Union européenne. Quant aux importations, en diminution de 4%, elles se sont montées à 520 milliards – dont 286 milliards en provenance des Quinze.

Lula fustige le protectionnisme des pays riches
Lors de son discours d’investiture, le nouveau président du Brésil s’est engagé à combattre le protectionnisme, et à tenter "d’éliminer les scandaleuses subventions agricoles des pays développés, qui portent préjudice à nos producteurs". Lula a également indiqué qu’il s’efforcerait "avec la même vigueur de supprimer les obstacles injustifiables contre nos produits industriels".

Immigration Trop de mariages blancs Les maires sont de plus en plus nombreux à alerter les parlementaires sur les conditions dans lesquelles le ministère public ordonne la célébration d’unions soupçonnées d’être des mariages blancs. Georges Fenech, député UMP du Rhône, vient de demander à Dominique Perben de prendre des dispositions pour que le ministère de la Justice informe clairement les officiers d’état-civil des critères sur lesquels ils doivent se fonder.

Immigration (bis) La caution de Santini En raison des nombreux abus enregistrés dans les demandes de certificats d’hébergement, André Santini souhaite " la soumission de la délivrance de l’attestation à la remise d’une caution par l’hébergeant, caution qui lui sera rendue sur présentation d’un document attestant du retour des hébergés dans leur pays ".

En ce qui concerne le choix par la Pologne de quarante-huit F-16 américains pour remplacer ses Mig à bout de souffle, mon intention n'est pas ici de porter un jugement de valeur sur ce pays candidat à l'entrée immédiate (2004) dans l'Union européenne; en revanche, il me paraît absolument nécessaire de mettre au clair une poignée de bonnes raisons qui ont pu déterminer cette nation à effectuer un tel choix qui est à la source d'une grande incompréhension parmi les Quinze. Les Polonais ont voulu avoir le beurre et l'argent du beurre, disent les uns; quel bel exemple de solidarité européenne nous manifeste ainsi la Pologne alors que nous sommes priés de financer sur des années l'entrée des nouveaux candidats dans l'Europe, s'enragent les autres... Peut-être. Mais comme rien n'est jamais simple, regardons-y tout de même de plus près.
Car après cinquante ans de construction en zigzag, l'Union européenne ne représente toujours pas grand chose dans le concert mondial des nations; pis encore, la confiance intérieure et extérieure n'est toujours pas au rendez-vous. Dans le cas d'espèce et selon Serge Dassault ("Un projet pour la France" aux éditions du Layeur Valmonde), "si la préférence européenne n'est pas imposée pour tout achat de matériel de défense en Europe, jamais une industrie de défense européenne ne pourra être constituée. Comment, et surtout pourquoi, vouloir une industrie de défense européenne si la Grande-Bretagne préfère les hélicoptères américains, les Pays-Bas et le Danemark un futur avion de combat américain qui n'existe pas, la Norvège un avion de combat américain, la Pologne un avion de combat d'occasion américain, etc.?"... Où l'on voit que la liberté, une fois de plus, a manqué son envol !
Enfin, si j'entre dans la peau d'un pays qui a connu l'horreur de cinquante ans de joug communiste et pour lequel la liberté est devenue comme un sixième sens, la question s'est peut-être posée de savoir qui est le plus crédible, des Américains et des Britanniques qui organisèrent le pont aérien de Berlin (277.728 vols en 322 jours) lors du blocus de la ville instauré du 24 juin 1948 au 12 mai 1949 par les Soviétiques, ou bien de l'Europe de l'Ouest qui n'osa pas lever le petit doigt lors de l'insurrection à Berlin-Est en 1953, à Budapest en 1956 puis à Prague en 1968 ? Pour ma part, je peux donc tout à fait comprendre que la Pologne, après être entrée dans l'OTAN, regarde alors la puissante Amérique avec les yeux de Chimène tout en laissant, certes un peu cyniquement, à l'Europe politiquement chétive mais néanmoins riche le soin de pourvoir à l'élévation la plus rapide possible de son pouvoir d'achat !
Philippe ROBERT

Le rapport maudit sur le CNRS [La Recherche n°359, 12/2002, p. 113]
Nous publions sur notre site Web le fameux rapport sur le CNRS (http://www.larecherche.fr/special/comp/cnrsrapport.pdf) qui fut enterré sous Allègre, en février 1999. Rappelons les faits : Allègre (médaille d'or dudit CNRS) est ministre de l'Éducation nationale et de la Recherche. Il pense avec d'autres que cette institution est profondément sclérosée et contribue largement à la faible productivité du système français. À l'exemple de ce que font d'autres pays pour évaluer une institution de recherche, il décide de créer un Comité d'évaluation international et le charge de formuler des propositions. La présidence du Comité est confiée à Pierre Chambon, le biologiste français dont les articles sont les plus cités dans la littérature spécialisée internationale. Le Comité comprend douze personnes au total, dont quatre autres Français. Parmi eux, Jean-Marie Lehn, Nobel de chimie et... Francis Mer, alors PD-G d'Usinor. Majoritaires, les étrangers sont des pointures. Trois d'entre eux, dont deux Allemands, ont reçu le prix Nobel. Bien entendu, tous connaissent le CNRS depuis longtemps.
Le comité a auditionné les responsables de l'organisme les 18 et 19 décembre 1998, au siège de l'organisme. Pierre Chambon a rédigé une première version du rapport, qui a été soumise aux onze autres membres. Une seconde version, tenant compte des commentaires reçus, mais toujours considérée comme provisoire, a été transmise le 5 janvier à titre confidentiel à trois personnes : Claude Allègre, Catherine Bréchignac et Édouard Brézin, respectivement directrice générale et président du CNRS. C'est alors qu'une fuite se produit : sans que le texte même du rapport ait été fourni à la presse, celle-ci se voit nourrie de commentaires appuyés. Dans Le Monde du 27 janvier, le président du CNRS dit tout le mal qu'il pense de propositions, qui " procèdent d'une réflexion théorique intéressante mais sont irréalistes et inadaptées à la recherche française ".
En deux mots, il s'agissait de faire du CNRS une agence de moyens au service d'universitaires talentueux. Voici les principales propositions :
- le CNRS ne recrutera plus de fonctionnaires ni de chercheurs à vie ;
- les postes correspondant au premier grade de la carrière actuelle seront remplacés par des contrats temporaires proposés à des post-doctorants ;
- les postes des autres chercheurs deviendront des postes sur détachement de cinq ans, proposés principalement à des enseignants-chercheurs, fonctionnaires de l'université, qui deviendront du même coup des " chercheurs-enseignants ". Ces postes se répartiront en deux catégories : les juniors (non renouvelables) et les seniors, réservés aux universitaires devenus professeurs (renouvelables) ;
- les chercheurs juniors et seniors seront chacun responsables d'une équipe composée essentiellement de personnes recrutées sur contrats temporaires ;
- toutes les procédures d'évaluation seront confiées à des instances formées en majorité d'étrangers.
Le feu ayant été mis aux poudres avant la rédaction de la version définitive, et avant toute décision de la publier ou non, le processus a été stoppé net. Il n'a plus jamais été question de ce rapport maudit. Les forces conservatrices l'avaient emporté.
La seule tentative jamais esquissée de porter un regard extérieur sur le CNRS s'est donc soldée par la génération quasi spontanée d'un trou noir. Dans quelle pays vivons-nous ?
Olivier Postel-Vinay

La France loin du podium [La Recherche numéro 358, 11/2002, p. 113]
Deux nouvelles études sur l'impact des publications scientifiques attribuées à chaque pays placent la France l'une au onzième rang mondial, l'autre au treizième. Le premier résultat figure dans la livraison 2002 des Science and Engineering Indicators de la National Science Foundation américaine (NSF). Il porte sur l'année 1999 et témoigne d'une régression, la France occupant le neuvième rang en 1990. Elle a été dépassée par la Finlande et le Canada. La Suisse, en baisse, reste en tête, suivie par les Etats-Unis et les Pays-Bas. La France obtient la note de 0,93, signifiant que sa part dans la littérature citée est sensiblement inférieure à sa part dans le total de littérature publiée recensée par le Science citation index (SCI). Huit pays obtiennent une note supérieure à 1, dont l'Allemagne. Rappelons que la littérature citée désigne les références faites dans un article scientifique à des articles antérieurs.
La seconde étude sera publiée bientôt par des chercheurs hongrois [W. Glänzel et al, Scientometrics, vol 55., n° 3, décembre 2002.]. Elle porte non pas sur une année mais sur la période 1990-1998, et fournit des indications par champ disciplinaire [voir tableau]. Les pays sont classés selon un critère relativement sophistiqué : c'est le rapport entre le nombre de citations reçues par article pendant trois ans (l'année de sa publication et les deux années suivantes) et le nombre de citations que l'on serait en droit d'attendre de ces articles, compte tenu de l'impact du journal dans lequel chacun d'eux est publié (l'impact d'un journal est le nombre moyen de citations qu'il reçoit par article publié). Le résultat obtenu est appelé par les auteurs le taux relatif de citation.
Le plus intéressant dans les scores obtenus par la France est l'absence de contraste marqué d'un champ disciplinaire à l'autre. Nous nous sommes installés un peu partout dans une honnête médiocrité. Le meilleur résultat, une huitième place, revient au champ regroupant les géosciences et les sciences de l'espace, ce qui reflète sans doute, en partie, le poids relatif du Centre national d'études spatiales (CNES) dans notre système de recherche. Contrairement à l'opinion souvent défendue, notre position en mathématiques (une onzième place) est tout à fait moyenne. Et, par ailleurs, nous ne descendons pas en deçà de la quatorzième place : en biosciences (biologie moléculaire fondamentale) et dans un champ regroupant les neurosciences et les sciences du comportement.
Cette homogénéité est d'autant plus frappante que certains pays affichent une grande hétérogénéité de résultats. Le cas le plus spectaculaire est celui de la Finlande, qui arrive globalement au second rang derrière la Suisse, alors qu'elle n'occupe que la seizième place en géosciences et sciences de l'espace. A noter aussi le rang relativement modeste occupé par les Etats-Unis, devancés par l'Allemagne et le Royaume-Uni. Relevons enfin la très bonne performance de nos voisins belges, qui sont ici devant l'Allemagne. La Belgique fait mieux que la France dans toutes les études publiées.
Les responsables de la politique de recherche suisse sont aujourd'hui en ébullition, parce qu'ils constatent une baisse globale des performances de leur pays. On aimerait constater une semblable ébullition chez les responsables français, qui pratiquent surtout l'autosatisfecit et la langue de bois.
Olivier Postel-Vinay

L'investiture de Luiz Inacio "Lula" da Silva à la présidence du Brésil, le mercredi 1er janvier 2003, a donné lieu à une liesse extraordinaire à Brasilia; en effet, l'aspiration à une vie meilleure de plus de 50 millions de Brésiliens réduits à la misère repose désormais sur les épaules d'un seul homme, Lula. Mais pour ma part, je n'aurais garde d'oublier la présence de Fidel Castro et d'Hugo Chavez, dangereux rêveurs gauchistes et naufrageurs patentés de leurs propres peuples, aux côtés du tout nouveau président de gauche brésilien dont l'élection, fût-elle le fruit de décennies d'incompétence politique, me paraît néanmoins lourde de périls immédiats. Peut-être, après tout, est-il écrit que le Brésil, géant émergent, doive encore s'infliger les affres du mirage socialiste mille fois mis en oeuvre et mille fois avorté avant que d'entrer, en recouvrant la liberté, dans une ère durable de vraie prospérité.

Philippe ROBERT

L'Etat place SOS Racisme sous contrôle financier
Un arrêté en date du 17 décembre, qui place les activités de SOS Racisme sous la tutelle d'un contrôleur financier désigné par le ministre du Budget, a été publié le 1er janvier au Journal officiel.
"Le Fonds d'action sociale (FAS) a supprimé sans préavis la subvention de 200.000 euros euros, soit le sixième du budget de l'association, qu'il nous versait depuis une quinzaine d'années", a-t-il déclaré à l'AFP.
En mai 2000, SOS Racisme, déjà confronté à des difficultés de trésorerie, avait été placé en redressement judiciaire, une décision annulée en appel le mois suivant.
SOS Racisme, comme de nombreuses associations, dépend financièrement pour une large part des subventions versées par des organismes publics, et tout changement de cap de ces derniers les fragilise.

Candidature de Jacques Chirac en 2007: "on ne sait jamais" selon son épouse
Jacques Chirac sera-t-il à nouveau candidat à la présidence de la République en 2007? "On ne sait jamais", a répondu lundi son épouse Bernadette, en concédant toutefois "ne pas avoir réfléchi à la question".

La voiture du rabbin Farhi, agressé vendredi, a été partiellement incendiée
La voiture du rabbin Gabriel Farhi, qui avait été agressé vendredi à l'arme blanche, a été partiellement incendiée lundi après-midi dans le deuxième sous-sol du parking de son domicile du 16e arrondissement de Paris, a-t-on appris auprès de son Mouvement juif libéral de France (MJLF) et de sources policières.
Gabriel Farhi, 34 ans, a été légèrement blessé vendredi après-midi d'un coup de couteau à l'abdomen par un inconnu casqué qui a pris la fuite. Défenseur du dialogue inter-religieux, il a été attaqué dans sa synagogue du 11e arrondissement de Paris quelques heures après avoir reçu des menaces de mort.

Semaine du  30 décembre au 5 janvier

Retraites: "Il se peut qu'aucune barrière ne soit infranchissable"
Dixit le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin dans une interview publiée vendredi dans "La Montagne". Pour régler le problème des retraites, "Il y a trois paramètres décisifs sur ce dossier: la durée de cotisation, le niveau des cotisations et le niveau des retraites", explique-t-il. "Pour assurer à l'horizon 2030 l'avenir de notre système, il faudra discuter des évolutions de ces trois paramètres".
Autant il est nécessaire d’envisager un allongement des cotisations, autant rehausser le niveau des cotisations et diminuer les pensions n’est pas acceptable. Le système actuel comme nous l’avons souligné dans de nombreux articles est beaucoup trop coûteux. La gestion n’en est pas bonne et les pensions peu intéressantes par rapport à un système de capitalisation. Le premier Ministre feint d’évoquer les fonds de pension et les systèmes de capitalisation individuels. Il prend la voie la plus difficile, celle du mécontentement populaire. Si une hausse est envisagé se sont les classes moyennes qui subiront de plein fouet cette mesure ainsi que les hauts revenus qui seront incités à quitter la France. Et si Monsieur Rafarrin veut faire gagner son camp aux prochaines élections, il ne devrait pas songer à diminuer les pensions des quelques millions de retraités français, qui eux savent voter…

Gouverner c'est prévoir.
Il est démontré par les faits que M.  Strauss-Kahn et Mme Aubry qui en ont été les inventeurs, ainsi  que M. Jospin, qui  a voulu  couler les 35 heures dans le marbre de  la loi,  ne se sont jamais posé sérieusement la question de savoir si les imposer partout,  pour tous, et notamment dans les hôpitaux, serait du domaine du possible. Manifestement aussi, les fonctionnaires européens et les ministres qui ont entériné leurs propositions fixant un certain nombre de règles concernant le temps de travail des médecins ne se sont pas davantage souciés d'en évaluer les conséquences pourtant prévisibles sur le futur fonctionnement des services de santé. Pour notre pays, les deux se cumulent ! Dès lors, la sagesse, pour le gouvernement qui a la rude tâche de gérer  l'ingérable  ne serait-il pas , plutôt que de  mettre hôpitaux et cliniques dans des situations catastrophiques pour les patients,  de décréter un moratoire sur   l'application de ces textes en attendant que les personnels nécessaires à leur respect aient été formés et disponibles? Il lui faudrait certes, du courage. Mais à un gouvernement  irresponsable ne doit pas succéder un gouvernement pusillanime  : La France ne s'en relèverait pas avant longtemps! !
René Crignola

Le cadre tondu
Un cadre a un salaire de base de 70 000 euros .
Son entreprise veut l’augmenter de 1 000 euros, elle doit payer 400 Euros à l’Etat portant pour elle le coût de cette augmentation à 1 400 euros.
L’entreprise  lui retiendra  en taxes et charges :  208 euros d'où un salaire net de 792 Euros
Sur ce revenu supplémentaire imposable, le cadre va payer , 52.5 % d’impôt  sur le revenu soit 374 euros et la CSG à 7% soit 50 euros.
Sur les 1400 de coût pour l’entreprise, il restera au cadre 368 euros soit 26%
-S'il dépense ce montant, ses achats supporteront la TVA   , et il achètera pour une valeur hors taxe de 296 euros  . l'Etat aura empoché 1104 Euros  .
-S'il épargne les 368 euros il devra tous les ans payer l’ISF à 1 % par exemple .S'il reste au cadre  30 ans à vivre , ses héritiers recevront environ 260 euros qui devront supporter
 
des droits de succession soit , à 20%  par exemple , 50 euros . Il leur restera 210 euros et l'Etat aura empoché 1190 euros
Inutile d’être surpris que, 200 000  français aient émigré en Angleterre  pour ne citer que ce pays.
Yves Gautier

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